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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 12:18

 

L'adjoint en charge de l'urbanisme « a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on du côté de l'Hôtel de Ville

 

Allez hop, on liquide tout dans la capitale. Entre 500 et 800 millions d’euros, voire plus : c’est ce que pourrait rapporter à la Mairie de Paris la vente de 23 de ses sites, dont l’immeuble du boulevard Morland, l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois ou encore l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie. «.De quoi apporter un bol d’oxygène pour les finances tendues de la capitale, tout en redonnant un coup de jeune à l’aménagement parisien.» commente Les Échos.

 

Selon le quotidien économique, l’immeuble du boulevard Morland serait avec ses 40 000 mètres carrés de surface valorisée plus de 130 millions d’euros. Pour Les Échos, «.installé entre l’île Saint-Louis et le Marais, le site a une vocation hôtelière naturelle.». Un peu comme la Samaritaine quoi.

 

Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, semble en tout cas avoir bien rempli son rôle de promoteur immobilier. Ainsi, des acheteurs ont proposé entre 50 et 60 millions d’euros pour une parcelle de 2 200 mètres carrés située dans le quartier Clichy-Batignolles alors que la ZAC l’avait estimée seulement à 30 millions d’euros dans son bilan. Xavier Niel, fondateur de Free et principal actionnaire du journal Le Monde, proposerait quant à lui 12 millions d’euros pour une petite parcelle située aux alentours de la porte de Clichy : le double des propositions des autres acheteurs !

 

Parmi les autres sites historiques de la Mairie figurent l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois, un hôtel particulier avenue de Villiers, la gare Massena, des bains-douches dans le XVe arrondissement. S’y ajoutent un ancien conservatoire de l’Est parisien et une petite dent creuse en friche dans le XXe arrondissement. Sans oublier l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie (.hôtel Colbert.), monument classé construit au XVe siècle pour accueillir la faculté de médecine et situé à proximité de la cathédrale Notre-Dame

 

Deux sites poussent très loin l’opportunisme de la mairie. Près du Palais des Congrès, porte Maillot, l’hôtel de ville invite à construire deux immeubles-ponts enjambant le périphérique. « Un volume cessible au-dessus du périphérique », indique le règlement de l’appel à projets. « Missika a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on à la mairie.  (voir ici les 23 sites mis à le vente sur le site de la mairie... écrit en anglais)

 

Au niveau politique, le groupe Les Républicains souligne la contradiction de la Mairie qui a signé cet été une charte contre la spéculation immobilière et qui désormais spécule à tout va sur ses bijoux de famille (lire ici). Du côté de la gauche municipale, Danièle Simonnet (Front de gauche.) dénonce la privatisation de l’urbanisme parisien, alors que les communistes regrettent eux la place trop limitée des logements sociaux dans les différentes propositions.

 

Toutefois tout ces immeubles municipaux sont actuellement occupées par des agents de la Ville et ces derniers devront de toutes façons êtres relogés. Des déménagements toujours très coûteux pour les finances publiques. Pas sûr donc que la mairie fasse des économies. Mais peut être que le but de l'opération n'est autre que donner les plus beaux emplacements de la capitale aux milliardaires de tout poil.

 

 

 

 

    Paris :Jean-Louis Missika (à gauche) vend les bijoux de famille et cherche un point de chute

La mairie de Paris joue les spéculateurs immobiliers pour remplir ses caisses

                 - Personnels de la ville de Paris, bienvenue dans le neuf-trois

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 11:56

 

Une unanimité « historique » selon les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale

 

L’automne est décidément chaud sur le plan social à la mairie de Paris. Alors que la grève des éboueurs vient à peine de se terminer, tous les syndicats de la Ville, sans exeption, (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UNSA et UCP) appellent les 50 000 agents municipaux à la grève le 15 octobre prochain pour obtenir des revalorisations de salaire. Un rassemblement à l'Hôtel de Ville devrait être organisé dans la matinée.

 

L’objectif affiché par les syndicats est d’obtenir de la municipalité dirigée par Anne Hidalgo l’augmentation des ratios de promotion, corps par corps, et ce dans chaque direction, pour la période 2016-2018. Les syndicats font ainsi valoir « que l’augmentation des ratios est le seul levier pour augmenter leur rémunération alors que la valeur du point d’indice des agents de la fonction publique est gelée depuis 2010 ». Il est vrai que la situation est particulièrement tendue car dans le même temps les hauts fonctionnaires prochent du pouvoir socialiste sont particulièrement choyés. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à railler ces faveurs en lançant pour mot d’ordre : « comme pour les énarque de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions » (lire ici).

 

En tout cas, pour les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale, le fait que tous les syndicats de la ville de Paris entament une action revendicative commune, eux qui sont habituellement très divisés, est tellement rare qu’il en est même qualifié « d’historique » (lire ici). Une performance des plus fluctuat qui ne pouvait être mise en œuvre qu’avec l’aide d’une ancienne inspectrice du travail. Il est vrai que cette dernière est désormais à la tête de la première (et de la plus riche) collectivité du pays. Du pur mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Paris : Anne hidalgo réussit à faire l'union syndicale

Tous les syndicats de la Ville de Paris lancent un appel général à la grève le 15 octobre

                                    - Bravo ma chère Anne, tu as même un ratio de 100%

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:22

 

Tellement rare que même le groupe Les Républicains au Conseil de Paris juge que cela « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier »

 

Les observateurs de l’actualité sociale parisienne n’en ont pas cru leurs yeux. Toutes les organisations syndicales sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, UNSA, UCP, UNSA, SUD - .ont signé un communiqué commun. Mieux, elles ont décidé de boycotter un comité technique central pourtant présidé par Anne Hidalgo en personne qui n’en est pas non plus revenue. Un événement rarissime tant les divisions syndicales sont nombreuses habituellement dans la capitale.

 

Il faut dire que les revendications ont pour une fois fait l’unanimité : un taux de promotion de 100% pour tous les corps des fonctionnaires territoriaux parisiens. Car contrairement à une idée répandue dans le grand public, les promotions dans la fonction publique ne sont pas automatiques. Et dans le cas précis, c’est la mairie de Paris qui décide un peu arbitrairement du nombre d’avancement. « Rappelons que la valeur du point d'indice de la Fonction Publique est bloquée depuis 2010, il s'agit du seul levier dont dispose notre employeur (la Ville de Paris) pour augmenter la rémunération de ses agents » on déclaré les syndicats dans un communiqué « Nous ne pouvons donc pas accepter les ratios promus/ promouvables, pour la période 2016/2018 que l'Administration veut nous imposer, sans réagir » a conclu, pas très fluctuat pour Anne Hidalgo et son équipe, l’intersyndicale parisienne.

 

Face à cette fronde inédite, la maire de Paris a pris sa plus belle plume pour envoyer un communiqué explicatif à l’ensemble des cinquante mille agents de la collectivité parisienne. Là aussi une première. mais c’est pour aussitôt rejeter toutes les fautes sur les syndicats : J’ai fait part de mon profond respect pour ce que représentent les organisations syndicales. Nos points de vue divergent, à ce stade, sur les discussions engagées concernant les taux de promotions pour les trois années à venir. La collectivité a fait une proposition positive avec une augmentation des promotions que les organisations syndicales refusent pour l’instant de discuter ». Les ingrats !

 

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                                 Pourtant mes propositions étaient épaisses comme ça

 

 

Ce fut ensuite au tour du Gouvernement d’en prendre pour son grade : « Dans un contexte national difficile, j’ai également rappelé que notre collectivité était l’une des seules à toujours créer de l’emploi public, malgré la diminution constante de la participation de l’État au budget de la Ville. En effet, entre 2008 et 2017, Paris aura perçu 800 millions d’euros en moins de dotations de l’État alors que, sur la même période, notre contribution au titre des péréquations aura augmenté d’environ 400 millions d’euros ». Quand Anne Hidalgo fronde contre François Hollande, ça donne une déclaration on ne peut plus mergitur.

 

De leur côté, les syndicats ont renvoyé la balle à la frondeuse « Nous rappelons fermement que c’est la Maire de Paris et elle seule, qui a la main sur les ratios de promotion. L’actuel gouvernement, quoique l’on en pense, n’a aucune compétence réglementaire sur ce sujet ! » Et toc pour l’ancienne inspectrice du travail.

 

En plus de ce camouflet syndical, la municipalité parisienne n'a pu échappé à un mouvement social de grande ampleur car la CGT, faisant un peu cavalier seul, avait décidé de longue date, donc bien avant la constitution de cette intersyndicale miraculeuse, de déposer un préavis de grève pour dénoncer la politique de la mairie. Résultat, les grévistes ont réussi à bloquer, outre une mairie d'arrondissement, quatre centres de retraitement des déchets, empêchant ainsi les services de ramassage des ordures de vider leurs camions. D'ailleurs, les poubelles pleines sont restées sur les trottoirs dans la moitié des arrondissements parisiens.

 

A l’Hôtel de Ville, qui a compté jusqu'à 58 % de grévistes chez les éboueurs, on a vite mesuré l’ampleur du mouvement. « Les syndicats ont été reçus à la mi-journée par l’adjoint aux ressources humaines, le directeur de la propreté et celui des ressources humaines qui va de nouveau les rencontrer mercredi puis vendredi », a déclaré la mairie au journal Le Parisien.

 

Un malheur n'arrivant jamais seul et histoire de rajouter un peu de sel sur les plaies, l’opposition à Anne Hidalgo par la voix du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, a jugé dans un communiqué que cette grève « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier ». Comme dirait Lacan un vrai coup de pied de l'âne ! Quand aux syndicats, c'est plutôt de pied ferme qu'ils attendent les propositions municipales.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Social : Anne Hidalgo fait l'unamimité auprès de tous les syndicats

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                - Je ne comprends docteur, c'est un véritable coup de pied de l'âne

                                    - Mmmm.. du Lacan, je vois, ma chère Anne qu'on progresse

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:11

 

La différence est tellement scandaleuse que leur grève est même soutenue par leur directrice

 

Ça gronde du côté des agents du musée des Beaux Arts de Rennes qui dénoncent le montant de leur prime dominicale. Un montant tellement bas, quatre euros seulement par dimanche, qu’ils se sont mis en grève ces deux derniers week-ends obligeant l’établissement à fermer complètement. Une première historique si l’on en croit les observateurs. « La mobilisation est d’autant plus exceptionnelle que le personnel n'a pas la culture de la grève» a d’ailleurs confirmé Dan Jensen, le porte parole du syndicat Sud au journal Le Figaro.

 

Il faut dire qu’au-delà du montant ridiculement bas de leur prime, les personnels de ce musée géré par la municipalité d’Ille et Vilaine trouvent la situation d’autant plus injuste que d’autres agents territoriaux rennais, qui comme eux travaillent le dimanche, perçoivent de leur côté… une prime de 100 euros ! Une différence de un à vingt qui s’expliquerait par le fait que ces derniers ne seraient pas employés par la ville de Rennes mais par… la communauté d'agglomération Rennes Métropole ! Une subtilité administrative que même Franz Kafka n’aurait pas imaginé. Il est vrai qu’il n’était pas Breton.

 

Surtout que les deux entités administratives sont étroitement mêlés et que les différentes structures qui en dépendent sont situées parfois à un jet de gallette-saucisse. « Ce n'est pas normal que 500 mètres plus loin, aux Champs Libres, qui regroupent notamment la bibliothèque de Rennes Métropole et le musée de Bretagne, le personnel qui travaille dix dimanches par an bénéficie de cette prime et pas les autres » pointe amer Dan Jensen. D’autant que le travail du dimanche, devenu l’alpha et l’oméga du gouvernement Hollande depuis la promulgation express de la loi Macron se retrouve sous les feux de la rampe. « À l'heure où le travail du dimanche pour tous et de plus en plus d'actualité, et où l'on entend ici ou là que ce travail doit être justement rémunéré, nous aimerions que pour ce qui existe déjà et notamment dans le secteur public les intentions se traduisent par des actes ! » déclarent d'ailleurs les grévistes à France 3 Bretagne.

 

L’argumentaire est tellement imparable que les agents sont soutenus par la directrice du Musée des Beaux Arts elle-même. « Je ne suis pas pour la grève mais je pense que c'est légitime que les agents du musée des Beaux-arts obtiennent cette prime, alors que d'autres agents du même niveau engagés par Rennes Métropole en bénéficient. Il est normal qu'on valorise leur travail » a ainsi déclaré Anne Dary au Figaro.Un soutien inédit qui n'a fait que renforcer la légitimité de ce mouvement social très suivi.

 

De quoi forcer Nathalie Apérré, la maire (socialiste) de la ville de Rennes, à promettre une négociation début octobre pour sortir de ce conflit. On ignore quelles propositions seront mises sur la table par un exécutif dont le slogan de campagne était « Rennes créative et solidaire ». Selon Ouest France, les élus de la Capitale d’Ille et Vilaine, ont précisé qu’ils trancheraient sur le sort des compensations attribuées aux agents ayant des horaires atypiques lors d'un comité technique paritaire qui doit se tenir courant novembre. Le travail du dimanche s'invite donc là ou ne l'attendait pas et à Rennes les élus marchent désormais sur des Breizh....

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                          Prime dominicale : la maire de Rennes sera-t-elle enfin créative et solidaire ?

Les personnels du musée des beaux arts de la Ville de Rennes veulent la même prime dominicale que leurs collègues de Rennes Métropole

                                    -Ouch, le musée des beaux arts me fait marcher sur des Breizh !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:18

 

Après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont  finalement parvenus à un accord notamment sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Depuis le mardi 22 septembre, le Musée d’Orsay, à Paris, est fermé en raison d’une grève lancée par la CGT-Culture.. En cause, l’ouverture sept jours sur sept de l’établissement qui devait débuter le 2 novembre. Un projet du ministère de la Culture qui doit également concerner le musée du Louvre et le Château de Versailles et qui touchera sans doute à terme, une fois ces extentions entrées dans les moeurs, les musées gérés par la Ville de Paris comme le Petit Palais, Carnavalet ou encore le musée d'Art Moderne.

 

Les personnels du musée d’Orsay sont mobilisés « pour obtenir l’arrêt immédiat et l'annulation du projet imminent » d'ouverture du musée le lundi, actuellement jour de fermeture », indique la CGT-Culture dans un communiqué. Cette initiative d’ouvrir le lundi est bien sûr parée de bons sentiments par le Gouvernement puisqu’elle ne concernerait en principe que les scolaires. Un véritable cheval de Troie pour les syndicats qui craignent que cela soit ensuite généralisé à tous les publics.

 

De plus, pour la CGT-Culture, l’ouverture sept jours sur sept « suscitera chaque lundi des conflits aux entrées publiques, ouvertes pour certains visiteurs, fermées pour les autres » et va modifier « l’organisation du travail des services, ajouter de nombreuses contraintes pour des équipes déjà en sous-effectif chronique et dégrader fortement les conditions de travail des personnels déjà confrontés à une fréquentation saturée » précise le syndicat.

 

Autre conséquence de l’ouverture du lundi : la maintenance du musée et la conservation des œuvres. Cité par Libération, le délégué CGT-Culture Orsay-Orangerie Frédéric Sorbier affirme  ainsi que  « le lundi c’est une journée qui n’est pas de trop pour prendre soin de la collection d’œuvres d’art et du monument historique ».  Un argument qui semble avoir porté auprès du ministère de la Culture car après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord notamment sur la mise en œuvre retardée (cet hiver plutôt que l’automne), et sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                          Social : L'orage menace au musée d'Orsay

Au  musée d’Orsay, les personnels protestent contre une ouverture sept jours sur sept
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:12

 

Le Républicain Lorrain : le 9 septembre 2015

 

Les agents ont répondu non à 82% à l'occasion d'un référendum organisé sur l'ouverture du dimanche. « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT

 

Plus de 82 % des agents des Bibliothèques-médiathèques de Metz (91 sur 113), venus voter hier sur l’un des trois sites (Verlaine au Pontiffroy, Le Sablon et Jean-Macé à Borny), ont répondu non à l’ouverture dominicale de la médiathèque Verlaine à l'occasion d'un référendum organisé pour l'occasion (lire ici). Parmi eux, 65 % ont toutefois coché en deuxième choix l’option « ouverture sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les catégories C et B, récupération et prime pour la catégorie A ». « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT tout en faisant remarquer que « les agents font la démonstration qu’ils ont une démarche de service public ».

 

« Pour moi, ce vote n’est pas une surprise », poursuit son homologue de la CFDT, Bruno Meyer. « L’option choisie par les agents nous conforte puisque c’était notre choix. On voit bien qu’il ne faut pas banaliser le dimanche et, surtout, qu’il faut le sortir des 36 heures ». « Nous avons déjà des difficultés de plannings », rappelle Jocelyne Barthel de la FA-FPT, évoquant « dix-neuf agents non remplacés ». Sans grande surprise non plus, la question ajoutée en bas du bulletin de vote demandant aux agents s’ils sont « favorables à l’organisation d’animations le dimanche sans moyens supplémentaires », a, elle aussi, vu le non l’emporter très largement. « On envisage des animations avec zéro euro de budget, mais si on fait intervenir une personne extérieure, il faudra la payer plus que si elle travaillait un jour normal », estime Jocelyne Barthel.

 

Prenant acte de ce scrutin, Christophe Lafoux confiait, hier, « réserver ses commentaires pour la réunion du 15 septembre prévue avec les syndicats avant la tenue du scrutin ». Le directeur général des services de la Ville rappelait cependant l’existence d’une « décision de principe prise par le maire de Metz » et d’une « volonté de sa part de renforcer le service public. » « Il va falloir concilier tout cela, renforcer le service public, adapter les modes de fonctionnement et tenir compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Si l’option choisie par la majorité des agents entrait en vigueur – les autres propositions consistaient à choisir le volontariat sans recourir à des vacataires ou à intégrer le dimanche dans les 36 heures de travail hebdomadaire –, il faudrait douze personnes présentes le dimanche à la médiathèque Verlaine, dont six agents et six vacataires pour un coût d’environ 50 000 €. « Nous n’avons pas encore définitivement arrêté les modalités », prévient Christophe Lafoux qui envisage une ouverture « fin octobre-début novembre, une fois le comité technique passé et renforcer le service public en tenant compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Lire l'article du Républicain Lorrain

 

 

                                   Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Metz : Pour les bibliothécaires, le dimanche travaillé, c’est non

                         - 82% de non à ton sous amendement je reconnais que c'est rude !

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:27

 

Une fois le ministère vidé de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

C’est une information qui a mis le feu aux poudres autour de la rue de Valois et du quartier du Palais Royal. Les personnels du ministère de la culture, près de mille sept cent agents, vont-ils devoir quitter la capitale ?

 

L’information n’a, en tout cas, rien d’une rumeur puisque la source vient, rien moins, … que du site officiel du ministère des finances !  « L'État recherche une solution immobilière pour le relogement des services de l'administration centrale du Ministère de la culture » peut-on en effet lire sur le portail de Bercy. « La recherche porte sur une surface maximale de 27 000 m² à la location (avec option d’achat) dans un immeuble bien desservi par les transports en commun, situé à environ 30 minutes du site de la rue de Valois, Paris 1er » précisent même les services d’Emmanuel Macron (lire ici).

 

Ce déménagement ne concernerait toutefois pas tout le monde car la ministre, Fleur Pellerin et sa garde rapprochée resteraient sous les lambris dorés de la rue de Valois. Une situation qui ne manque pas d’étonner le syndicat CGT du ministère de la culture. « Les chefs, ceux qui sont si souvent en réunion au cabinet, seront payés pour faire du métro et du RER. À moins que les chefs passent leur temps en visioconférence (on est aussi le ministère de la communication !) … tandis que la ministre et son cabinet resteront dans leur tour d’ivoire rue de Valois » raille la CGT Culture sur son site.

 

 

Fleur Pellerin, Michel Sapin et Macron présentent le mandat de vente du ministère de la culture

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

    - Comme on est sympa, on a aussi pensé à mettre une clause pour le Pass Navigo !

 

 

A moins que les chefs en question, au lieu de prendre les transports en commun, utilisent plutôt les voitures avec chauffeurs qui seront mises à leur disposition pour venir s’engouffrer dans les embouteillages du quartier de l’Opéra et de la rue de Rivoli. Pas très écolo tout ça. A croire que Fleur Pellerin et Emmanuel Macron ont décidé de saboter la future conférence climat (COP21) présidée par François Hollande.

 

De leur côté, les syndicats CGT, SUD et UNSA voient dans cette manœuvre une façon d’affaiblir un peu plus le secteur de la culture. « Quelle meilleure façon de fragiliser encore plus le ministère de la Culture que d’éloigner la Ministre de son administration et de détériorer encore plus les conditions de travail des personnels » demandent les syndicats qui ont décidé de mobiliser les personnels. Une première pétition papier a recueilli plus d'un millier de signatures (soit 60% des agents), un chiffre considérable compte tenu de la période estivale. Une pétition qui va être remise au Premier Ministre, Manuel Valls pour lui demander de stopper ce projet de déménagement. Pour ceux qui étaient encore en vacances l’intersyndicale l’a également mise en ligne (lire ici).

 

En réalité, les observateurs se demandent quel peut être l’intérêt de l’État à vouloir vider les locaux occupés par les personnels du ministère de la culture, actuellement détenus en pleine propriété, sachant que généralement celui-ci est un bien piètre vendeur. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas comme le rappelle L’express : « en 2003, l’État vend l'un de ses fleurons, l'Imprimerie nationale, au fonds américain Carlyle, pour 85 millions d'euros. Moins de quatre ans plus tard, le ministère des Affaires étrangères, à l'étroit dans ses locaux, recherche un lieu et décide de racheter la vénérable institution au même fonds, mais pas au même prix : le chèque s'élève, cette fois, à 376 millions d'euros. Soit, pour l'État, une perte sèche de 291 millions ! » conclu l’hebdomadaire. Une gestion en effet pas très fluctuat.

 

Le déménagement du ministère de la culture effectué à grand frais présente un risque similaire pour les finances publiques avec la mise à l’encan de ce foncier situé au cœur de Paris à proximité du Louvre et de la Comédie Française. Ce serait alors le jack pot garanti pour les éventuels acheteurs qui n’attendent qu’un geste de l’État pour s’emparer de ses bijoux de famille comme le rappelle mergitur une commission d’enquête du Sénat (lire ici). Et une fois les services du ministère de la culture vidés de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 Fleur Pellerin va-elle bientôt, elle aussi, être réléguée en grande banlieue ?

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

  - Je crois mon cher Manuel, qu'elle se doute encore de rien

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:47

 

Laurent Berger, le patron de la confédération, a assuré ce mardi sur France Inter que son syndicat ne fait pas partie du Clic-P, l’intersyndicale parisienne qui ferraille contre les ouvertures de magasins le dimanche et le soir.

 

Opposé à l'extension du travail de nuit et du dimanche, le Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris) a été créé début 2010 à l'initiative de plusieurs syndicats, dont la CGT, la CFDT, le Seci-Unsa et SUD. Il a mené une vingtaine de procès par an contre de nombreuses enseignes (Galeries Lafayette, Apple, Monoprix, Carrefour City et Sephora) et a souvent obtenu gain de cause. 

 

Cette stratégie de guérilla juridique n'est pas du goût de la CFDT. La « judiciarisation excessive » du Clic-P et son « fonctionnement autour de pénalités obtenues auprès de la justice nous posent question », a ainsi affirmé auprès de l'AFP Thierry Cadart, responsable de la politique organisationnelle à la confédération.  « La CFDT n'est pas dans le collectif en question, même s'il y a des personnes qui s'en réclament », a rajouté Laurent Berger sur France Inter.

 

« Faux ! », a immédiatement réagi Alexandre Torgomian, membre du Clic-P et ex-secrétaire général de la SCID, la section commerce Ile-de-France de la CFDT, au cœur d’un litige judiciaire avec la confédération. Dans un communiqué, le Clic-P a accusé Laurent Berger de « déni évident de démocratie » par « une tentative de déstabiliser le Clic-P en muselant un de ses membres, le SCID ». Un nouvelle pierre dans le jardin de la CFDT qui semble de plus en plus oublier les valeurs qui fondent le syndicalisme.

 

Pour M. Torgomian, le frondeur, « Laurent Berger se trompe de combat, il devrait s'attaquer au patronat plutôt qu'à ses propres équipes, surtout avec ce qui se passe en ce moment », en allusion au projet de décret du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de créer de nombreuses Zones touristiques internationales (ZTI) susceptibles d'ouvrir le dimanche et le soir jusqu'à minuit. Effectivement les observateurs constatent que la CFDT reste on ne plus muette sur la question. Pour mieux rester fidèle à sa devise : « des choix, des actes » sans doute ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                       Laurent Berger et la CFDT toujours fidèle à leur devise

Ouverture le dimanche et le soir : Ça chauffe à la CFDT

                                                             - Pourquoi vous me regardez comme ça ?

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 11:25

 

Ils ne leur restent plus qu'à espérer pouvoir être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris

 

«Rien ». C'est ainsi que l'UCP, le syndicat des cadres parisiens, a résumé sa rencontre avec Anne Hidalgo, la maire de la capitale. Le terme est cinglant venant de la part d'une organisation généralement mesurée. Un vide dans le dialogue social qui semble partagé par tous les partenaires sociaux de la première collectivité du pays qui ont tour à tour rencontré l'ancienne inspectrice du travail, devenue leur première magistrate.

 

Pourtant, ces échanges auraient pu être l'occasion de s'expliquer dans un contexte social très très tendu, puisque après avoir connu le plus long conflit de son histoire, dans les équipements sportifs ( plus de 18 mois) entaché de multiples atteintes au droit de grève (lire ici), l'administration parisienne, dans la foulée, a essuyé un nombre considérable de boycotts des réunions statutaires (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique ou Commission Paritaire).par les partenaires sociaux de toutes tendances (lire ici).

 

Ces réunions bilatérales voulues par la maire ont vite tourné à vide car selon les observateurs présents, Anne Hidalgo s'est contentée de renvoyer les syndicats dans leurs cordes, essuyant d'un revers de main toute demande un peu revendicative « Seule la Ville de Paris a maintenu les services et les emplois qui vont avec » a-t-elle ainsi martelé dans un véritable auto satisfecit. Et pour bien marquer l'outrecuidance des demandes syndicales, elle n'a pas hésité à évoquer le « maintient du niveau de prime des agents ». Sous entendu un niveau élevé.

 

Anne Hidalgo ne reconnaît qu'une seule faiblesse à sa gestion mais précisant illico que c'est uniquement de la faute le Gouvernement, lequel en baissant ses dotations en faveur des collectivité locales a encore creusé un trou dans le prochain budget de la Ville. Ce fut sans doute le seul moment où la maire de Paris a retrouvé son esprit frondeur. Bref, en matière de dialogue social, les syndicats ont été priés d'aller faire un tour chez Audika.

 

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats

D'ailleurs, pour ne pas déprimer un peu plus les agents municipaux parisiens les syndicats ont préféré, pour la plupart, ne pas communiquer sur la mascarade qu'a été cette rencontre avec leur maire. Car hormis l'UCP, pour qui l'échange s'est, on le rappelle, résumé à un « rien », seul le Supap-FSU a fait un tract pour déclarer en substance que « cette réunion d’une heure a été négative ». On ne peut pas faire plus mergitur.

 

De son côté, la CGT a juste exprimé son désarrois à quelques adhérents en interne. Quand à FO et la CFDT, ils ont probablement estimé par leur silence que cette « entrevue » n'avait pas existé. Un résultat qui à posteriori a validé la stratégie de l'UNSA qui avait fluctuat décidé de boycotter purement et simplement ce rendez vous même pas au sommet (lire ici). Les autres auront au moins vu les lambris de l'Hôtel de Ville.

 

En fait, ces rencontres illustrent le peu de considération qu Anne Hidalgo a des corps intermédiaires souvent considérés comme des parasites de la communication municipale. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour preuve, la maire de Paris adore communiquer sur son succès sur les réseaux sociaux, même si ce succès est un peu bidonné (lire ici). Une communication virtuelle qui lui permet certes de n'avoir affaire qu'à des flagorneurs mais qui sont au moins de vrais amis (lire ici). Les syndicats savent donc ce qui leur reste à faire pour dialoguer avec Anne Hidalgo : demander à être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats
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