Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 10:04

 

Ouest France : Le 25 août 2012

 

Les syndicats CFDT et CGT dénoncent l'élargissement des horaires d’ouverture.

 

Les syndicats CFDT et CGT ont déposé un préavis de grève pour les agents des bibliothèques de Rennes le samedi 1er septembre 2012. Des débrayages sont à prévoir dans toutes les annexes de quartier. Un rassemblement sera organisé devant la bibliothèque du Triangle de 17 h à 18 h. Les agents feront signer une pétition. Ils exigent la réouverture de négociations avec l’administration et les élus.

 

Conflit depuis plusieurs mois. Depuis plusieurs mois, les syndicats CFDT et CGT dénoncent notamment la politique d’élargissement des horaires d’ouverture menée par la Ville de Rennes. Dès le 1er septembre, une bibliothèque devrait ouvrir le lundi et l’accès aux établissements pourrait se prolonger de 30 minutes à une heure le samedi après-midi.

 

« Les organisations syndicales et le personnel ne sont pas contre une évolution des horaires, ayant fait des propositions dans ce sens, assurent les syndicats dans un communiqué (lire ici). Mais le projet actuel fait peser de nouvelles contraintes importantes sur le personnel sans compensations et remet en question la qualité du service public sans résoudre le problème de la précarité. »

 

Alors que la Ville assure avoir consulté pendant plus de deux ans les bibliothécaires et les organisations syndicales, en étant particulièrement attentifs aux conditions de travail des agents, les syndicats assurent qu’ils se voient « refuser le principe élémentaire de la négociation avec leur employeur ».

 

Lire l’article de "Ouest France" 

 

Pour lire l'histoire des bibliothèques municipales de Rennes, cliquez là 

                                          

        bf671261ea

                                              Rennes: La bibliothèque Borderie  (depuis 1960)

 

 

 

Lire aussi

Livre Hebdo : Rennes, préavis de grève dans les bibliothèques    

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 15:14

 

Livre Hebdo : Le 27 Août 2012 

 

Les syndicats s’opposent au « passage en force » du Maire de Rennes sur les nouveaux horaires d’ouverture.

 

Les syndicats CFDT et CGT prévoient une journée d’action samedi 1er septembre, date de mise en place des nouveaux horaires décidés par la Ville.

 

Samedi 1er septembre, les agents des bibliothèques de Rennes sont appelés à faire grève «surtout entre 17h et 18h» indique le site de la CGT, qui a déposé un préavis.

Des débrayages sont à prévoir dans toutes les annexes de quartier et un rassemblement sera organisé devant la bibliothèque du Triangle dès 17h.

Les revendications sont les mêmes que lors des grèves des 27 et 30 juin: l’opposition au «passage en force» de la politique d’élargissement des horaires d’ouverture menée par la ville de Rennes: dès le 1er septembre, l’accès aux établissements le samedi pourrait se prolonger de 30 minutes à une heure l’après-midi, et une structure devrait ouvrir le lundi.

«Les usagers nous soutiennent très largement dans notre démarche pour garantir nos conditions de travail, lutter contre la précarité de plus de 20% des employés et maintenir la qualité du service public», précise la CGT qui prévoit de faire signer une pétition pour la réouverture de la négociation avec l’administration et les élus.

Après cette nouvelle journée de mobilisation, une assemblée générale intersyndicale est prévue le 6 septembre.

 

Lire l'article de "Livre Hebdo"

 

 

                                      rueducine_com-l-epreuve-de-force-1977.jpg

                                        Actuellement dans toutes les bonnes salles rennaises

 

 

 

 

Lire aussi

Rennes. Grève dans les bibliothèques, le 1er septembre !

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:50

 

Sud Ouest: le 24 janvier 2012

 

La bibliothèque de Périgueux en panne d'écrans (comme à Paris finalement) ! 

   

A la bibliothèque municipale de Périgueux, des écrans d'ordinateurs de la salle de lecture portent un petit écriteau « En panne » : les appareils réservés au public ne fonctionnent pas. Une réparation informatique est fortement attendue.  Les lecteurs que l'on croise se contentent de quelques remarques désabusées tandis que le personnel fait contre mauvaise fortune bon cœur. Quelques utilisateurs, souhaitant faire connaître leur déception, sont invités à écrire à la mairie.  

  

C'est en octobre que dans cette bibliothèque informatisée depuis 2004, on a enregistré les premiers dysfonctionnements.   On s'accorde à dire que c'est une usure naturelle des équipements de l'époque, qui a fait claquer le serveur, coupant la bibliothèque de l'extérieur. Les lecteurs en dehors de l'établissement lui-même sont désormais dans l'impossibilité d'accéder à ses services et notamment à son catalogue.

 

Résolution d'ici fin février ? Cette régression technique plutôt mal vécue serait en voie de résolution. Le responsable du service informatique de la mairie affirme (1) : « On devrait avoir tout réparé d'ici fin février. Les dix serveurs de la bibliothèque arrivés en bout de course ont été changés. On change aussi leur application web qui n'était plus adaptée, avec réinformatisation du système remis à jour. Le tout devrait répondre aux besoins des utilisateurs. »  

 

Des questions financières (pour quelques milliers d'euros) seraient peut-être à la base du retard mis à maîtriser la panne. De même, les équipements acquis il y a huit ans n'étaient-ils pas peut-être aussi performants que ceux que l'on trouve aujourd'hui sur le marché.

 

En tout cas, le service informatique municipal est formel : « On est bien en cours de résolution de ce bug. »

 

(1) Nous avons appelé hier, sans parvenir à le joindre, Arnaud Le Guay, adjoint à la culture à la mairie.

 

Lire l'article de " Sud Ouest "

 

 

                                                                        La bibliothèque de Périgueux

                                       perigueux

                                             " Vous voyez , nous aussi on sait faire aussi bien que les parisiens "

 

 

 

Sur le même sujet  

Le Parisien: Les bibliothèques de la Ville de Paris connaissent des bugs à répétition 

ActuaLitté : Pannes dans les bibliothèques de la Ville de Paris, la Direction des Services Informatiques nous explique tout                                                           

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 14:08

 

Paris-Normandie : le 1er octobre 2011

Ils sont venus exprimer, lors d'une suspension de séance, le malaise du personnel des bibliothèques rouennaises.

Sa voix n'a pas tremblé dans un exercice qui a de quoi impressionner. Assistante de conservation à Villon, sans responsabilité syndicale, Christel Valières est venu exprimer au conseil municipal de Rouen, lors d'une suspension de séance, le malaise du personnel des bibliothèques rouennaises. « Le personnel est en colère, en difficulté et en souffrance », a-t-elle lancé, en écho à la grève menée mercredi et poursuivie aujourd'hui (nos éditions de mercredi 28 et jeudi 29 septembre).

« Les coupes dans les budgets se succèdent, les effectifs diminuent et les efforts des agents des bibliothèques ne suffisent plus. Le réseau R'n'Bi, fait de bric et de broc, est plus axé sur la communication que sur l'efficacité », a jugé Christel Valières. Adjoint en charge du sujet, Guy Pessiot a répondu « que le problème vient des inquiétudes des agents face au plan lecture de la ville, aux changements et aux innovations menées à un rythme soutenu. »

Sans faire état de non-reconductions de CDD, il a assuré, repris ensuite par Valérie Fourneyron (PS), « qu'il n'y avait pas de suppression de poste ». Le maire est ensuite sorti de ses gonds après une remarque de Bruno Devaux sur les méthodes municipales en matière de management : « Oui c'est difficile, mais notamment à cause de la réduction des moyens liée à la politique nationale ».

Lire l’article de « Paris-Normandie »

 

                                          La maire de Rouen, Valérie Fourneyron, est sorti de ses gonds   

         e2729

                                                                                      - Grrr

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 14:32

 

Paris-Normandie : le 29 septembre 2011

Pour la première fois, les sept bibliothèques étaient fermées hier en raison d'une grève du personnel.

Les lecteurs des bibliothèques rouennaises ont trouvé hier portes closes. En raison du mouvement de grève du personnel, les sept établissements du réseau R'n'Bi étaient fermés toute la journée. Une première dans la saga bibliothèques. Même l'arrêt du projet médiathèque n'avait pas engendré de mouvement.

« Cela prouve bien le ras-le-bol des agents », souligne José Marin, délégué Sud Ville, une liasse de tracts à la main. Selon les syndicats - Sud et CGT - 80 % du personnel était hier en grève. De Saint-Sever au Châtelet, la même impression : la masse de travail grandit, les moyens diminuent. « Nous travaillons à flux tendu, remarquent Denis Adjal et Thomas Gibet, respectivement responsables des fonds BD et DVD à la bibliothèque Simone-de-Beauvoir. Nous avions deux CDD en janvier, ils ont été arrêtés en août et n'ont pas été remplacés depuis. Il y a de vrais problèmes d'effectifs. »

Au Châtelet, c'est le départ - et le non-remplacement - de la directrice qui inquiète. « On a déjà perdu un poste et demi, calcule Claude Pereira, discothécaire. Là, que ce soit pour les acquisitions, la gestion ou l'accueil du public, si la direction est assurée par la bibliothèque de la Grand-Mare, cela risque d'être difficile. »
 

Toutes ces craintes, le personnel gréviste a pu les exprimer lors d'une rencontre avec le directeur de cabinet du maire, hier. Pour la municipalité, il s'agit plus d'incompréhension que de problèmes mathématiques. « Les bibliothèques fonctionnent bien avec leurs effectifs au complet, soit 87 personnes, affirme Richard Turco, directeur général adjoint des services. A Beauvoir, les CDD ont été mis en place pour faire face à l'affluence du début. Maintenant, la bibliothèque a trouvé son rythme de croisière. »

Quant au Châtelet, « du fait de sa proximité avec la Grand-Mare, il nous semble pertinent de réfléchir à une direction commune. Mais le poste ne sera pas supprimé : il sera déployé ailleurs ». Ou comment réorganiser les services en tenant compte de contraintes budgétaires serrées…

Une délégation devrait de nouveau être reçue en mairie cette semaine. Les agents des bibliothèques n'abandonnent pas pour autant leur grève. Une autre journée d'action est prévue samedi.

De leur côté les élus communistes réagissent : « Alors que le développement de la lecture publique est une priorité sur notre ville, nous estimons que celui-ci ne peut pas se faire sans moyens adaptés et dans un climat social dégradé. » Le groupe demande une rencontre entre le maire et les représentants syndicaux.

Lire l’article de « Paris-Normandie »

 

                                                                   Valérie Fourneyron, maire de Rouen

     4398519 3 940a valerie-fourneyron-est-sortie-de-l-hopital 8

                                                                                        -   Je vais leur proposer ça !

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:22

 

Paris-Normandie : le 27 septembre 2011

Le personnel des bibliothèques sera en grève demain et samedi pour protester contre la baisse d'effectifs.

Avec l'ouverture de Simone-de-Beauvoir il y a presque un an, on pensait que le chapitre bibliothèque serait clos. Mais depuis, le mal-être du personnel du réseau R'n'Bi - environ 80 personnes - n'a fait qu'empirer. Au point que les syndicats Sud et CGT viennent de déposer un préavis de grève pour les journées de demain et samedi.

« Depuis l'arrêt du projet médiathèque, nous sommes sous le coup de décisions assez brutales qui fragilisent le personnel », affirme José Marin, délégué Sud Ville. La dernière en date : une coupe budgétaire, « certes commune à tous les services mais qui s'accumule à une maltraitance permanente ».

Les syndicats dénoncent surtout la baisse progressive d'effectifs. Fin d'un contrat en CDD après dix ans de services (!), départs non remplacés… « On vient d'apprendre qu'il n'y aura plus de responsable au Châtelet. La direction sera assurée par la bibliothèque de la Grand-Mare », poursuit José Marin.

Une nouvelle qui confirme la crainte des syndicats, un an plus tôt, au moment de l'inauguration de Grammont : « Simone-de-Beauvoir s'est monté avec les mêmes effectifs. On a dépouillé une structure pour habiller l'autre. » Toujours selon José Marin, les automates de prêt installés dans trois bibliothèques sur sept (Beauvoir, Parment, Saint-Sever), censés dégager du temps pour les agents, faciliteraient au contraire la compression de poste.

Pour le syndicaliste, ces décisions sont loin de la réputation moderne et dynamique que la Ville cherche à bâtir autour du réseau R'n'Bi. « Ils font une politique de vitrine, de communication, d'effets d'annonce… Mais derrière, les moyens diminuent ».

Le départ réclamé de l'ancienne directrice des bibliothèques, en avril dernier, n'a calmé les esprits qu'un temps. « La gestion autoritaire n'est plus. Mais la feuille de route reste la même. » Les syndicats demandent donc « la réhabilitation de tous les postes supprimés depuis deux ans et le gel des coupes budgétaires ». De son côté, la Ville refuse de commenter ce qu'elle appelle une « actualité syndicale ».

Lire l’article de « Paris-Normandie »

 

                                                              Valérie Fourneyron, maire de Rouen

                323279_francois-hollande-et-valerie-fourneyron-le-11-mars-2.jpg

                                         - Alors valérie, comme ça on ne commente plus l'actualité ?                              

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:49

 

La Dépêche du Midi: 25 janvier 2011

Les syndicats et la mairie s’expliquent dans un débat en face à face

Le week-end dernier, la médiathèque José-Cabanis et les 21 bibliothèques de quartier, dont celle du Périgord, ont encore affiché portes closes. Cela fait maintenant huit mois que les agents du patrimoine du réseau des bibliothèques de Toulouse sont en grève. Avec des préavis déposés régulièrement sur les week-ends, se traduisant par ces fermetures à la clef, faute de personnel.

Ce mouvement discret, larvé depuis le mois de mai dernier, impacte pourtant directement le grand public. Et traduit une réelle tension entre le service culturel de la mairie de Toulouse et la section syndicale CGT portant sur la situation des agents contractuels, sur le manque d'effectifs et sur une compensation financière pour les dimanches travaillés.

Le syndicat Sud a lâché la CGT en novembre, après que la mairie a fait marche arrière, en offrant à nouveau le choix aux agents entre une compensation en temps ou une prime pour le travail le dimanche.

Pour mieux comprendre la situation notre journal a organisé un face-à-face entre Fabrice Rastoul, régisseur technique à la médiathèque, porte-parole de la section syndicale CGT des bibliothèques et Jean-Marc Barès, adjoint au maire chargé des bibliothèques, des archives municipales et de la documentation.

 

                             MOV cf9c3708 b

 

1 - Quels sont les revendications et les points d'achoppement ?

Fabrice Rastoul. On a trois revendications depuis les AG du mois de mai. La compensation financière pour le travail du dimanche. Ce n'est pas nouveau. C'est une revendication portée depuis l'ouverture de la médiathèque en 2004. La question du manque d'effectifs génère aussi et toujours bien des difficultés professionnelles. De nouveaux services, comme le portage de documents à domicile, ont été développés sans personnel supplémentaire. Il manque à ce jour 9 postes d'agents sur le réseau. S'ajoute désormais le non-renouvellement des agents non titulaires au bout d'un an.

Jean-Marc Barès. Ces revendications ont évolué avec le temps. Le conflit a débuté en mai, suite au Comité technique paritaire qui a supprimé les pointeuses, en donnant aux agents une prime de 70 euros brut mais sans possibilité de récupération. Se sont ensuite greffées les revendications d'effectifs…

2 - Pourquoi ce mouvement de grève perdure-t-il depuis plusieurs mois ?

Fabrice Rastoul. Dès que la nouvelle municipalité est arrivée on a posé le problème mais on n'a pas été entendu. Rapidement un audit a été mené qui a lui même chiffré que chaque jour dans ce service il manque en moyenne dix agents. C'est un chiffrage très objectif, qui n'est contesté par personne. En avril, on a décidé de radicaliser le mouvement avec des dimanches de fermetures depuis le mois de juin, grandes vacances exceptées. En 5 mois aucun élu n'a jamais reçu la délégation syndicale. Pierre Cohen avait pourtant fait de la culture l'un de ses objectifs de campagne.

Jean-Marc Barès. La situation a évolué. Le maire suit ce dossier et a remis la récupération du dimanche travaillé possible ou le choix de la prime. Ces derniers week-ends on a réussi à ouvrir même en mode dégradée, le taux de grévistes étant différents selon les équipes. Je pense que le mouvement va régresser.

 

                   1353501045_front.jpg

 

3 - Le mouvement ne risque-t-il pas de s'enliser comme en 2005 ?

Fabrice Rastoul. En 2006-2007, le conflit avait aussi été très long. Quand on a ouvert la médiathèque en 2004, c'était avec 40 % des effectifs non titulaires. On avait finalement gagné avec une vague de titularisation massive et la prime était dans le lot à l'époque. Mais le conflit avait pris d'autres formes. On va poursuivre le mouvement tant qu'il n'y aura pas de discussions sérieuses et de prise en compte de nos revendications.

Jean-Marc Barès. On a créé 2 postes pour résorber la précarité des contractuels qui ne sont pas renouvelés. On a aussi créé 9 postes pour la nouvelle bibliothèque du Mirail qui ouvre en janvier 2 012. Je reconnais qu'il y a une tension avec ce service mais les problèmes ont été pris en considération. A Toulouse il n'y a pas de manque criant d'effectif au service culturel, on est dans la moyenne haute nationale avec un ratio de 31, 37 euros par an et par habitant pour le personnel des bibliothèques.

4 - Est-il vrai que la mairie envisage de fermer des bibliothèques de proximité pour palier le manque de personnel ?

Fabrice Rastoul. La ville aurait un projet de service et pour résoudre les problèmes de personnel, elle s'apprête à fermer des bibliothèques de quartier. Cette collectivité, c'était la culture. Aujourd'hui on l'affaiblit et on va nous répondre que l'on va ouvrir d'autres bibliothèques comme celle du Mirail. Mais il n'y a rien dans les tuyaux. C'est du lien social que l'on supprime

Jean-Marc Barès. On a hérité d'un réseau important avec 22 bibliothèques contre 9 à Bordeaux et 15 à Lyon. Faut-il conserver autant de petites structures ? Ne faudrait-il pas mieux réfléchir à des bibliothèques interquartier et qui seraient sur des itinéraires bien desservis par les transports en commun, comme le métro et tram. Une nouvelle directrice est arrivée en septembre 2010 et planche sur un projet d'établissement pour les bibliothèques municipales. Dans le futur, peut être qu'on en fermera, mais on se donne le temps de voir.

Lire l’article de « La Dépêche du Midi »

 

                 95646.jpg

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:55

 

Livre Hebdo : Le 10 septembre 2010

Tour d’horizon dans les bibliothèques de France et de Navarre

Dans les trois bibliothèques de Paris qui ouvrent le dimanche, les personnels ont décidé de faire grève pour demander une meilleure rémunération. D'accord sur le principe, ils refusent la banalisation du septième jour. Comme l'ensemble de leurs collègues en France.

Dimanche 5 septembre: déception pour les fans de la toute nouvelle bibliothèque Marguerite Duras, dans le 20° arrondissement de Paris. Voilà que leur médiathèque préférée, où ils espéraient aller flâner ou emprunter disques et livres, affiche porte close et piquet de grève. Pour l'équipe, très soudée autour de sa directrice Christine Péclard, c'est aussi une déception, car cela fait deux ans qu'elle négocie avec la mairie pour trouver un compromis sur la rémunération du dimanche, sans succès.

Personnels et syndicats avaient demandé avant l'été à l'adjoint à la culture Christophe Girard que la prime de 75 euros pour un dimanche travaillé passe à 100 euros: « Nous sommes prêts, et même désireux de travailler le dimanche, car nous savons que c'est une manière de toucher un nouveau public qui ne peut pas venir en semaine, mais nous voulons être reconnus et rémunérés à la hauteur de nos efforts ». Les personnels des deux autres bibliothèques (Marguerite-Yourcenar, 15e, et François-Truffaut, 1er) s'étaient associés à cette revendication.

 

                                             62760

 

Mais Christophe Girard, soucieux que ce type de revendication ne fasse pas tâche d'huile chez les autres catégories de personnels municipaux, n'a consenti qu'à passer de 75 euros brut à 75 euros net, « ce qui équivaut, écrit-il dans une lettre à l'intersyndicale datée du 24 août, à une progression d'environ 16 %, effort budgétaire très important dans le contexte que nous connaissons ». Du coup, personnel et syndicats ont décidé de  faire grève le dimanche à partir du 5 septembre. Et les dimanches suivants, si aucune réponse favorable n'est apportée par la municipalité.

L'ouverture le dimanche, qui concerne aujourd'hui une centaine de bibliothèques en France contre une trentaine il y a trois ans, semble pourtant inéluctable, en tout cas pour les établissements de grande taille ou implantés en centre-ville. Le débat idéologique recule devant l'évolution des usages et le succès de fréquentation ce jour-là, observable partout sans exception. Si de nombreuses villes ou communautés d'agglomération reculent, c'est le plus souvent parce qu'elles craignent la confrontation avec syndicats et personnels.

Cependant, plusieurs municipalités parviennent très bien à s'en sortir, chacune trouvant la formule la plus adaptée au contexte local. A Rennes, la directrice des Champs libres, Marine Bedel, explique: « Depuis l'ouverture en 2006, les dimanches sont travaillés en heures supplémentaires payées ou récupérées (1 h = 2 h 05). En outre, les agents perçoivent une prime annuelle pour contrainte horaire de 250 euros. 

Mais des négociations sont en cours pour une évolution de ce système au 1er janvier 2011, les élus ayant souhaité étendre l'ouverture dominicale aux dimanches de mai, juin et septembre [actuellement, l'ensemble de la bibliothèque est ouvert les dimanches d'octobre à avril, seul l'espace « Vie du citoyen » est ouvert tous les dimanches de l'année, NDLR) . Dans cette nouvelle organisation, les dimanches seraient intégrés au cycle de travail, mais avec une bonification (payée ou récupérée) de 40 minutes par heure travaillée et une prime annuelle passant à 600 euros. 

 

                           daniel-boone-beautiful-sunday-truly-julie-1544230

 

A Montpellier aussi, après quelques mouvements de grève, un compromis semble avoir été trouvé depuis janvier 2009 « Tout le personnel du réseau peut venir travailler le dimanche à José-Cabanis et à Fellini, explique le directeur Gilles Gudin de Vallerin, ce qui fait que chaque agent ne fait pas plus de cinq dimanches par saison. Cela se fait sur la base du volontariat. Pour cette deuxième année, tout le monde est volontaire. Etant donné que le travail du dimanche n'est pas intégré au cycle de travail dans le régime de l'agglomération, les catégories B et C (la majorité du personnel) perçoivent des heures supplémentaires qui sont environ le double du traitement ordinaire et défîscalisées. Les catégories A ont une prime forfaitaire de 120 euros par dimanche travaillé ».

Reims fait un peu figure d'exception: la bibliothèque est ouverte chaque premier dimanche du mois (en même temps que le jour de gratuité des musées). Les agents, tous volontaires, sont rémunérés avec une majoration de 70 %, ou récupèrent 7 heures pour 4 heures travaillées (14 h-18 h).

Si tous les cas de figure existent, la tendance est au doublement ou presque de l'heure travaillée, soit par heure supplémentaire si le dimanche n'est pas intégré dans le cycle du travail, soit par prime forfaitaire si ce n'est pas le cas. A la Bibliothèque nationale de France (BNF) et à la Bibliothèque publique d'information (BPI), les personnels se disent plutôt satisfaits de pouvait récupérer les heures du dimanche qui comptent double ou de se faire rémunérer en heures supplémentaires majorées.

 

                         INS0000269 LRG

 

On est loin du compte dans les BM de Paris on l'est encore moins à Toulouse où la révolte gronde également. La bibliothèque José-Cabanis est restée fermée les dimanches de juin pour cause de grève du personnel protestant contre les nouvelles propositions de la ville. « Le personnel avait le choix jusque-là entre une prime liée à l'indice de l'agent (de 30 à 75 euros selon les catégories) et la récupération horaire des heures effectuées ce jour-là, explique un des membres de l'équipe. La mairie souhaite supprimer ce choix et imposer une rémunération forfaitaire unique de 70 euros brut, mais sur la base de 7 heures de travail. La médiathèque étant ouverte de 14 h à 18 h, cela représente environ 35 euros net et constitue à notre avis une totale banalisation du travail du dimanche. »

La grève est de nouveau envisagée pour le mois de septembre. Prudente, Lidwine Harivel, la nouvelle directrice de la lecture publique et des bibliothèques de Toulouse, précise que cette prime de 70 euros a été décidée pour « l'harmonisation des régimes du temps de travail à l'échelle de la communauté urbaine et de laville de Toulouse » et qu'il « s'agit de rechercher l'équité devant une sujétion qui est identique quelles que soient les fonctions exercées ». Dans tous les cas, des vacataires, le plus souvent des étudiants, sont recrutés pour aider les équipes pendant le week end.

L'autre sujet qui fâche, et qui n'est pas sans lien avec la rémunération, c'est la proportion de ces derniers par rapport aux titulaires. Si les étudiants sont trop nombreux et pas assez encadrés, estime-t-on, le risque est de donner une mauvaise image de l'institution et d'écorner la spécificité du métier. De plus, les bibliothécaires pensent que, contrairement aux bibliothèques universitaires qui peuvent se permettre d'ouvrir en service réduit le soir ou le dimanche, les BM doivent proposer tous leurs services, voire des animations culturelles en plus le dimanche.

 

                         bondimanche.gif

 

On le voit, les professionnels ne sont pas prêts à brader ni leur travail ni leur dimanche. « Je suis contre une banalisation du dimanche, déclare Gilles Gudin de Vallerin, c'est un jour différent, -je le sais moi-même pour venir comme mes collègues cinq dimanches par saison -et qui doit entraîner une compensation ». Jean-François Jacques, aujourd'hui bibliothécaire-consultant, hier responsable au bureau des bibliothèques parisien après avoir été directeur de la médiathèque d'Issy-les-moulineaux, constate: « Il y a de la part des politiques de tous bords une tentative de banalisation du dimanche sans réelle compensation financière. Tant que ces derniers ne prendront pas la décision de rémunérer le dimanche au double comme journée d'exception, en accord avec leurs intentions d'ouvrir les services culturels le dimanche au niveau national, on risque de ne pas en sortir ».

Ce qui exige la présence des forces vives. Dans les faits, il y a en général plus de titulaires que d'étudiants (60/40 à Montpellier ou à Toulouse par exemple), mais il semble que cette proportion est en train d'évoluer, comme aux Champs libres de Rennes (11 titulaires et 17 vacataires) ou encore à Duras, à Paris (10 titulaires et 12 vacataires).

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

                                          1388900731

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article

Pages