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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 14:22

 

Paris-Normandie : le 27 septembre 2011

Le personnel des bibliothèques sera en grève demain et samedi pour protester contre la baisse d'effectifs.

Avec l'ouverture de Simone-de-Beauvoir il y a presque un an, on pensait que le chapitre bibliothèque serait clos. Mais depuis, le mal-être du personnel du réseau R'n'Bi - environ 80 personnes - n'a fait qu'empirer. Au point que les syndicats Sud et CGT viennent de déposer un préavis de grève pour les journées de demain et samedi.

« Depuis l'arrêt du projet médiathèque, nous sommes sous le coup de décisions assez brutales qui fragilisent le personnel », affirme José Marin, délégué Sud Ville. La dernière en date : une coupe budgétaire, « certes commune à tous les services mais qui s'accumule à une maltraitance permanente ».

Les syndicats dénoncent surtout la baisse progressive d'effectifs. Fin d'un contrat en CDD après dix ans de services (!), départs non remplacés… « On vient d'apprendre qu'il n'y aura plus de responsable au Châtelet. La direction sera assurée par la bibliothèque de la Grand-Mare », poursuit José Marin.

Une nouvelle qui confirme la crainte des syndicats, un an plus tôt, au moment de l'inauguration de Grammont : « Simone-de-Beauvoir s'est monté avec les mêmes effectifs. On a dépouillé une structure pour habiller l'autre. » Toujours selon José Marin, les automates de prêt installés dans trois bibliothèques sur sept (Beauvoir, Parment, Saint-Sever), censés dégager du temps pour les agents, faciliteraient au contraire la compression de poste.

Pour le syndicaliste, ces décisions sont loin de la réputation moderne et dynamique que la Ville cherche à bâtir autour du réseau R'n'Bi. « Ils font une politique de vitrine, de communication, d'effets d'annonce… Mais derrière, les moyens diminuent ».

Le départ réclamé de l'ancienne directrice des bibliothèques, en avril dernier, n'a calmé les esprits qu'un temps. « La gestion autoritaire n'est plus. Mais la feuille de route reste la même. » Les syndicats demandent donc « la réhabilitation de tous les postes supprimés depuis deux ans et le gel des coupes budgétaires ». De son côté, la Ville refuse de commenter ce qu'elle appelle une « actualité syndicale ».

Lire l’article de « Paris-Normandie »

 

                                                              Valérie Fourneyron, maire de Rouen

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                                         - Alors valérie, comme ça on ne commente plus l'actualité ?                              

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:49

 

La Dépêche du Midi: 25 janvier 2011

Les syndicats et la mairie s’expliquent dans un débat en face à face

Le week-end dernier, la médiathèque José-Cabanis et les 21 bibliothèques de quartier, dont celle du Périgord, ont encore affiché portes closes. Cela fait maintenant huit mois que les agents du patrimoine du réseau des bibliothèques de Toulouse sont en grève. Avec des préavis déposés régulièrement sur les week-ends, se traduisant par ces fermetures à la clef, faute de personnel.

Ce mouvement discret, larvé depuis le mois de mai dernier, impacte pourtant directement le grand public. Et traduit une réelle tension entre le service culturel de la mairie de Toulouse et la section syndicale CGT portant sur la situation des agents contractuels, sur le manque d'effectifs et sur une compensation financière pour les dimanches travaillés.

Le syndicat Sud a lâché la CGT en novembre, après que la mairie a fait marche arrière, en offrant à nouveau le choix aux agents entre une compensation en temps ou une prime pour le travail le dimanche.

Pour mieux comprendre la situation notre journal a organisé un face-à-face entre Fabrice Rastoul, régisseur technique à la médiathèque, porte-parole de la section syndicale CGT des bibliothèques et Jean-Marc Barès, adjoint au maire chargé des bibliothèques, des archives municipales et de la documentation.

 

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1 - Quels sont les revendications et les points d'achoppement ?

Fabrice Rastoul. On a trois revendications depuis les AG du mois de mai. La compensation financière pour le travail du dimanche. Ce n'est pas nouveau. C'est une revendication portée depuis l'ouverture de la médiathèque en 2004. La question du manque d'effectifs génère aussi et toujours bien des difficultés professionnelles. De nouveaux services, comme le portage de documents à domicile, ont été développés sans personnel supplémentaire. Il manque à ce jour 9 postes d'agents sur le réseau. S'ajoute désormais le non-renouvellement des agents non titulaires au bout d'un an.

Jean-Marc Barès. Ces revendications ont évolué avec le temps. Le conflit a débuté en mai, suite au Comité technique paritaire qui a supprimé les pointeuses, en donnant aux agents une prime de 70 euros brut mais sans possibilité de récupération. Se sont ensuite greffées les revendications d'effectifs…

2 - Pourquoi ce mouvement de grève perdure-t-il depuis plusieurs mois ?

Fabrice Rastoul. Dès que la nouvelle municipalité est arrivée on a posé le problème mais on n'a pas été entendu. Rapidement un audit a été mené qui a lui même chiffré que chaque jour dans ce service il manque en moyenne dix agents. C'est un chiffrage très objectif, qui n'est contesté par personne. En avril, on a décidé de radicaliser le mouvement avec des dimanches de fermetures depuis le mois de juin, grandes vacances exceptées. En 5 mois aucun élu n'a jamais reçu la délégation syndicale. Pierre Cohen avait pourtant fait de la culture l'un de ses objectifs de campagne.

Jean-Marc Barès. La situation a évolué. Le maire suit ce dossier et a remis la récupération du dimanche travaillé possible ou le choix de la prime. Ces derniers week-ends on a réussi à ouvrir même en mode dégradée, le taux de grévistes étant différents selon les équipes. Je pense que le mouvement va régresser.

 

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3 - Le mouvement ne risque-t-il pas de s'enliser comme en 2005 ?

Fabrice Rastoul. En 2006-2007, le conflit avait aussi été très long. Quand on a ouvert la médiathèque en 2004, c'était avec 40 % des effectifs non titulaires. On avait finalement gagné avec une vague de titularisation massive et la prime était dans le lot à l'époque. Mais le conflit avait pris d'autres formes. On va poursuivre le mouvement tant qu'il n'y aura pas de discussions sérieuses et de prise en compte de nos revendications.

Jean-Marc Barès. On a créé 2 postes pour résorber la précarité des contractuels qui ne sont pas renouvelés. On a aussi créé 9 postes pour la nouvelle bibliothèque du Mirail qui ouvre en janvier 2 012. Je reconnais qu'il y a une tension avec ce service mais les problèmes ont été pris en considération. A Toulouse il n'y a pas de manque criant d'effectif au service culturel, on est dans la moyenne haute nationale avec un ratio de 31, 37 euros par an et par habitant pour le personnel des bibliothèques.

4 - Est-il vrai que la mairie envisage de fermer des bibliothèques de proximité pour palier le manque de personnel ?

Fabrice Rastoul. La ville aurait un projet de service et pour résoudre les problèmes de personnel, elle s'apprête à fermer des bibliothèques de quartier. Cette collectivité, c'était la culture. Aujourd'hui on l'affaiblit et on va nous répondre que l'on va ouvrir d'autres bibliothèques comme celle du Mirail. Mais il n'y a rien dans les tuyaux. C'est du lien social que l'on supprime

Jean-Marc Barès. On a hérité d'un réseau important avec 22 bibliothèques contre 9 à Bordeaux et 15 à Lyon. Faut-il conserver autant de petites structures ? Ne faudrait-il pas mieux réfléchir à des bibliothèques interquartier et qui seraient sur des itinéraires bien desservis par les transports en commun, comme le métro et tram. Une nouvelle directrice est arrivée en septembre 2010 et planche sur un projet d'établissement pour les bibliothèques municipales. Dans le futur, peut être qu'on en fermera, mais on se donne le temps de voir.

Lire l’article de « La Dépêche du Midi »

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:55

 

Livre Hebdo : Le 10 septembre 2010

Tour d’horizon dans les bibliothèques de France et de Navarre

Dans les trois bibliothèques de Paris qui ouvrent le dimanche, les personnels ont décidé de faire grève pour demander une meilleure rémunération. D'accord sur le principe, ils refusent la banalisation du septième jour. Comme l'ensemble de leurs collègues en France.

Dimanche 5 septembre: déception pour les fans de la toute nouvelle bibliothèque Marguerite Duras, dans le 20° arrondissement de Paris. Voilà que leur médiathèque préférée, où ils espéraient aller flâner ou emprunter disques et livres, affiche porte close et piquet de grève. Pour l'équipe, très soudée autour de sa directrice Christine Péclard, c'est aussi une déception, car cela fait deux ans qu'elle négocie avec la mairie pour trouver un compromis sur la rémunération du dimanche, sans succès.

Personnels et syndicats avaient demandé avant l'été à l'adjoint à la culture Christophe Girard que la prime de 75 euros pour un dimanche travaillé passe à 100 euros: « Nous sommes prêts, et même désireux de travailler le dimanche, car nous savons que c'est une manière de toucher un nouveau public qui ne peut pas venir en semaine, mais nous voulons être reconnus et rémunérés à la hauteur de nos efforts ». Les personnels des deux autres bibliothèques (Marguerite-Yourcenar, 15e, et François-Truffaut, 1er) s'étaient associés à cette revendication.

 

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Mais Christophe Girard, soucieux que ce type de revendication ne fasse pas tâche d'huile chez les autres catégories de personnels municipaux, n'a consenti qu'à passer de 75 euros brut à 75 euros net, « ce qui équivaut, écrit-il dans une lettre à l'intersyndicale datée du 24 août, à une progression d'environ 16 %, effort budgétaire très important dans le contexte que nous connaissons ». Du coup, personnel et syndicats ont décidé de  faire grève le dimanche à partir du 5 septembre. Et les dimanches suivants, si aucune réponse favorable n'est apportée par la municipalité.

L'ouverture le dimanche, qui concerne aujourd'hui une centaine de bibliothèques en France contre une trentaine il y a trois ans, semble pourtant inéluctable, en tout cas pour les établissements de grande taille ou implantés en centre-ville. Le débat idéologique recule devant l'évolution des usages et le succès de fréquentation ce jour-là, observable partout sans exception. Si de nombreuses villes ou communautés d'agglomération reculent, c'est le plus souvent parce qu'elles craignent la confrontation avec syndicats et personnels.

Cependant, plusieurs municipalités parviennent très bien à s'en sortir, chacune trouvant la formule la plus adaptée au contexte local. A Rennes, la directrice des Champs libres, Marine Bedel, explique: « Depuis l'ouverture en 2006, les dimanches sont travaillés en heures supplémentaires payées ou récupérées (1 h = 2 h 05). En outre, les agents perçoivent une prime annuelle pour contrainte horaire de 250 euros. 

Mais des négociations sont en cours pour une évolution de ce système au 1er janvier 2011, les élus ayant souhaité étendre l'ouverture dominicale aux dimanches de mai, juin et septembre [actuellement, l'ensemble de la bibliothèque est ouvert les dimanches d'octobre à avril, seul l'espace « Vie du citoyen » est ouvert tous les dimanches de l'année, NDLR) . Dans cette nouvelle organisation, les dimanches seraient intégrés au cycle de travail, mais avec une bonification (payée ou récupérée) de 40 minutes par heure travaillée et une prime annuelle passant à 600 euros. 

 

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A Montpellier aussi, après quelques mouvements de grève, un compromis semble avoir été trouvé depuis janvier 2009 « Tout le personnel du réseau peut venir travailler le dimanche à José-Cabanis et à Fellini, explique le directeur Gilles Gudin de Vallerin, ce qui fait que chaque agent ne fait pas plus de cinq dimanches par saison. Cela se fait sur la base du volontariat. Pour cette deuxième année, tout le monde est volontaire. Etant donné que le travail du dimanche n'est pas intégré au cycle de travail dans le régime de l'agglomération, les catégories B et C (la majorité du personnel) perçoivent des heures supplémentaires qui sont environ le double du traitement ordinaire et défîscalisées. Les catégories A ont une prime forfaitaire de 120 euros par dimanche travaillé ».

Reims fait un peu figure d'exception: la bibliothèque est ouverte chaque premier dimanche du mois (en même temps que le jour de gratuité des musées). Les agents, tous volontaires, sont rémunérés avec une majoration de 70 %, ou récupèrent 7 heures pour 4 heures travaillées (14 h-18 h).

Si tous les cas de figure existent, la tendance est au doublement ou presque de l'heure travaillée, soit par heure supplémentaire si le dimanche n'est pas intégré dans le cycle du travail, soit par prime forfaitaire si ce n'est pas le cas. A la Bibliothèque nationale de France (BNF) et à la Bibliothèque publique d'information (BPI), les personnels se disent plutôt satisfaits de pouvait récupérer les heures du dimanche qui comptent double ou de se faire rémunérer en heures supplémentaires majorées.

 

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On est loin du compte dans les BM de Paris on l'est encore moins à Toulouse où la révolte gronde également. La bibliothèque José-Cabanis est restée fermée les dimanches de juin pour cause de grève du personnel protestant contre les nouvelles propositions de la ville. « Le personnel avait le choix jusque-là entre une prime liée à l'indice de l'agent (de 30 à 75 euros selon les catégories) et la récupération horaire des heures effectuées ce jour-là, explique un des membres de l'équipe. La mairie souhaite supprimer ce choix et imposer une rémunération forfaitaire unique de 70 euros brut, mais sur la base de 7 heures de travail. La médiathèque étant ouverte de 14 h à 18 h, cela représente environ 35 euros net et constitue à notre avis une totale banalisation du travail du dimanche. »

La grève est de nouveau envisagée pour le mois de septembre. Prudente, Lidwine Harivel, la nouvelle directrice de la lecture publique et des bibliothèques de Toulouse, précise que cette prime de 70 euros a été décidée pour « l'harmonisation des régimes du temps de travail à l'échelle de la communauté urbaine et de laville de Toulouse » et qu'il « s'agit de rechercher l'équité devant une sujétion qui est identique quelles que soient les fonctions exercées ». Dans tous les cas, des vacataires, le plus souvent des étudiants, sont recrutés pour aider les équipes pendant le week end.

L'autre sujet qui fâche, et qui n'est pas sans lien avec la rémunération, c'est la proportion de ces derniers par rapport aux titulaires. Si les étudiants sont trop nombreux et pas assez encadrés, estime-t-on, le risque est de donner une mauvaise image de l'institution et d'écorner la spécificité du métier. De plus, les bibliothécaires pensent que, contrairement aux bibliothèques universitaires qui peuvent se permettre d'ouvrir en service réduit le soir ou le dimanche, les BM doivent proposer tous leurs services, voire des animations culturelles en plus le dimanche.

 

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On le voit, les professionnels ne sont pas prêts à brader ni leur travail ni leur dimanche. « Je suis contre une banalisation du dimanche, déclare Gilles Gudin de Vallerin, c'est un jour différent, -je le sais moi-même pour venir comme mes collègues cinq dimanches par saison -et qui doit entraîner une compensation ». Jean-François Jacques, aujourd'hui bibliothécaire-consultant, hier responsable au bureau des bibliothèques parisien après avoir été directeur de la médiathèque d'Issy-les-moulineaux, constate: « Il y a de la part des politiques de tous bords une tentative de banalisation du dimanche sans réelle compensation financière. Tant que ces derniers ne prendront pas la décision de rémunérer le dimanche au double comme journée d'exception, en accord avec leurs intentions d'ouvrir les services culturels le dimanche au niveau national, on risque de ne pas en sortir ».

Ce qui exige la présence des forces vives. Dans les faits, il y a en général plus de titulaires que d'étudiants (60/40 à Montpellier ou à Toulouse par exemple), mais il semble que cette proportion est en train d'évoluer, comme aux Champs libres de Rennes (11 titulaires et 17 vacataires) ou encore à Duras, à Paris (10 titulaires et 12 vacataires).

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

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