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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:28

 

ActuaLitté : le 23 février

 

« La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres de France est le premier développement d’une crise générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires qui seront en grève le 1er mars

 

Les personnels des bibliothèques de Sevran (Seine-Saint-Denis) le constatent : depuis plusieurs mois, un sous-effectif structurel sévit. Non-remplacement de postes, baisse des dotations, les causes sont connues. Mais la publication d’un document, Sevran Terre d’Avenir, sème le doute quant à l’avenir des deux plus importantes structures. C’est un « schéma directeur », communiqué en septembre dernier, qui inquiète. Ce dernier « fixe la vision urbaine pour le territoire sevranais », dans un « travail partenarial avec la Ville et ses services ». Problème : nulle part dans cette synthèse, les établissements Albert Camus et Marguerite Yourcenar, les deux plus importantes bibliothèques, n’apparaissent.

 

Situées respectivement dans le Quartier de la gare et le Quartier Urban, les actuelles bibliothèques semblent tout simplement éclipsées. Dans le cas d’Albert Camus, on trouve le terme « Espace de proximité », pour Marguerite Yourcenar, on signale un « équipement ». Dans le redéploiement qu’entraîneraient les travaux liés au Grand Paris, on évoque la création de Fab Lab, ou encore des Idea Stores, un concept mêlant service de bibliothèque, d’étude et d’information. « Ce sont pourtant des problématiques qui touchent les personnels des bibliothèques : pourquoi ne pas nous tenir informés ? De cette manière, nous serions presque exclus des aménagements », explique-t-on.

 

Alors que les travaux doivent débuter à la rentrée 2017, les personnels ont multiplié les questions à l’attention de la mairie dirigée par Stéphane Gatignon, des élus, et des adjoints. Mais pour l’instant « c’est un mutisme complet : on nous répond que nous sommes paranoïaques ! » Et de poursuivre : « Ces deux structures sont implantées sur des zones qui seront totalement remodelées dans le cadre du Grand Paris Express. Les travaux démarrent dès septembre aux abords de la bibliothèque Albert Camus et nous déplorons qu’aucune disposition n’ait été prise à ce jour par nos tutelles pour assurer le bon fonctionnement du service durant cette période ».

 

Dans le même temps, on pointe « la vétusté de structures dont l’entretien n’est plus assuré depuis quelques années. Nous ne sommes donc plus en mesure de garantir la continuité d’un service public de qualité ». D’autant que les usagers commencent à se préoccuper eux-mêmes de savoir ce qu’il adviendra de ces lieux. « La ville a été abondamment qualifiée de “désert culturel” par la presse nationale lors de l’inauguration de la microfolie au sein du quartier des Beaudottes sans que cette description peu élogieuse ne provoque de droit de réponse de la part de la municipalité pour soutenir les services culturels (Conservatoire, Arts plastiques, festival des rêveurs éveillés, théâtre à domicile, bibliothèques). Si Sevran est vraiment un désert culturel qu’il importe de faire reverdir, ce n’est pas en fermant deux bibliothèques qu’on s’engage dans cette voie... ».

 

Une grève des personnels est d’ores et déjà prévue pour le 1er mars. « La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres du 93 (lui-même considéré comme le département le plus pauvre de France), après les fermetures d’équipement à Grenoble, est la traduction des premiers développements d’une crise plus générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires.

 

Lira l’article d’ActuaLitté

 

 

 

                            Photo de Stéphane Gatignon en illustration.... de son Blog !

Le Grand Paris entrainerait la fermeture de la moitié des bibliothèques à Sevran (93)..... avec la complicité du maire de la ville, Stéphane Gatignon !

- Heu, si j'accuse les gens de parano c'est que je suis moi même devenu Schizophrène

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:23

 

Livres-Hebdo : le 23 février 2017

 

L’ABF s’alarme tandis que les bibliothécaires municipaux seront en grève le 1er mars

 

La ville Sevran, en Seine-Saint-Denis, va-t-elle perdre deux de ses quatre bibliothèques ? C’est ce que craignent les agents du réseau municipal depuis qu’ils ont découvert le schéma directeur Sevran Terre d’avenir (voir ici). Dans ce document qui prévoit le réaménagement urbain de plusieurs quartiers à l’occasion des travaux de construction de deux gares du Grand Paris Express, la bibliothèque Albert-Camus, tête du réseau, disparaît au profit d’un îlot végétal, et la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, située en Zone d’éducation prioritaire, est remplacée par un Idea Store, un concept de bibliothèque né à Londres au début des années 2000. Or, les équipes affirment ne pas avoir été consultées sur ces perspectives, ni associées à la réflexion sur le devenir du réseau de lecture publique.

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) a sollicité à deux reprises un entretien avec le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, mais sans succès jusqu’à présent. « Nous n’avons pas été consultés sur les projets en cours, déplore Rose-Lilla Ferrari, représentante de la CCT et agent des bibliothèques. Nous attendons de la mairie des engagements en faveur de la lecture publique et nous voulons les moyens de travailler dans des conditions correctes. Actuellement, les baisses d’effectifs nous obligent à réduire les horaires d’ouverture ou à fermer des bibliothèques à certaines périodes. C’est le service aux Sevranais qui est en jeu ». Un préavis de grève a été déposé pour le 1er mars.

L’Association des bibliothécaires de France (ABF), alertée par un collectif de professionnels de Sevran, a, quant à elle, exprimé son inquiétude dans un communiqué publié le 22 février. « Cette situation semble emblématique de ce qui se passe dans de nombreuses collectivités. De manière générale, l’ABF souligne la nécessaire concertation avec les professionnels des bibliothèques afin qu’ils puissent apporter leur expertise et devenir les acteurs des nouvelles orientations politiques, souligne le communiqué. A l'heure de la recomposition territoriale et de la réduction des moyens budgétaires, l’ABF appelle les élus et les pouvoirs publics à continuer à garantir l’égalité d’accès de tous les citoyens à la culture et à l’information dans tous les territoires ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

La moitié des bibliothèques de Sevran doivent disparaitre selon les projets de Stéphane Gatignon

- Oubliez cette banderole, ma politique sociale et culturelle est maintenant complètement à la rue

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:29

 

Ouest-France : le 13 janvier 2017

 

Pour ses agents, « la médiathèque des Capucins n’a pas les moyens en personnel correspondant à sa taille et à ses ambitions »

 

Elle devait faire la fierté de la Ville de Brest, dirigée par le socialiste, François Cuillandre. Mais depuis son inauguration, la nouvelle médiathèque des Capucins est en grève tous les dimanches à l'appel de l'intersyndicale CGT, UNSA, CFDT, FO. « Dès le début, nous nous sommes heurtés à la surdité et à l’aveuglement des élus, rappelle Erwan Rivoalan, porte-parole de l’intersyndicale des bibliothèques de Brest. On a dépouillé les bibliothèques de quartiers pour fournir en personnel la médiathèque des Capucins, qui n’a pas obtenu les moyens correspondant à sa taille et à ses ambitions. On déshabille l’un pour habiller l’autre. Voilà une très mauvaise gestion, en contradiction totale avec la belle image que veut renvoyer le nouvel équipement ».

 

Le 1er décembre dernier, en assemblée générale les agents des bibliothèques votaient donc, « à 100 % » une grève reconductible chaque dimanche « jusqu’à obtenir gain de cause ». Leurs revendications restent les mêmes : remédier au sous-effectif aux Capucins et sur le réseau des bibliothèques de quartier. « On nous a concédé deux postes à temps plein. Mais ce n’est pas suffisant du tout. Le personnel est épuisé ».

 

Surtout quand se rajoute le nombre de dimanches d’ouverture de la médiathèque des Capucins, trente-huit par an : « Il était convenu de tirer un bilan après avoir eu le temps d’étudier les habitudes des usagers, afin de nous adapter au mieux, rappelle Erwan Rivoalan. Mais là, dès l’ouverture, c’est dûment annoncé « ouvert le dimanche de septembre à juin ». Si on évite le pire, c’est grâce au mois de mai, avec ses ponts à répétition ».

 

Et la solution n’est pas de confier les clés de la médiathèque aux étudiants, qui ne sont pas des professionnels aguerris, face aux multiples propositions culturelles ou de loisirs : « On a vu comment, lors de l’inauguration, dimanche, la médiathèque a été prise d’assaut. On n’a pas assez anticipé cette appétence du public. Si ça continue ainsi, on va exploser en plein vol, et, forcément, l’accueil du public va s’en ressentir ».

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

     Bibliothèque des Capucins : le maire de Brest, François Culliandre a du souci à se faire

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:12

 

L’inauguration de ce nouvel équipement culturel risque d’être compromis non seulement ce week-end mais aussi les suivants

 

Il y a comme un vent de tempête sur la rade de Brest (Finistère). En tout cas les bibliothécaires de la ville ne décolèrent pas et l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, UNSA) appelle à la grève ce dimanche 8 janvier lors de l'inauguration de la nouvelle médiathèque des Capucins. Un établissement qui de surcroît doit ouvrir trente huit dimanches par an.

 

Les bibliothécaires réclament la créations de huit postes, trois pour l'établissement des Capucins et cinq pour les bibliothèques du réseau brestois afin de compenser les postes transférés à la nouvelle médiathèque. « Mais nous n’avons rien vu venir », regrette Fabrice Bernard, secrétaire adjoint de Force Ouvrière au journal Ouest France. « On a dépouillé des bibliothèques pour fournir la médiathèque des Capucins en personnel. C’est de la mauvaise gestion et les personnels n’en peuvent plus », ajoutent les syndicats.

 

Dimanche, les huit bibliothécaires de service aux Capucins feront donc grève. « De nombreux agents du réseau seront à leurs côtés, devant la médiathèque, pour expliquer au public les raisons de ce mouvement », assure l'intersyndicale à l'autre quotidien de la région, Le Télégramme de Brest. La balle est donc dans le camp du maire socialiste, François Cuillandre. Et il devra la rendre assez vite s'il veut éviter un tonnerre social à Brest car évidemment ce mouvement est reconductible : « on fera grève chaque dimanche jusqu'à ce qu'on obtienne gain de cause », préviennent d'ailleurs les bibliothécaires bretons.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

             Bibliothèque : Avis de tempête sociale pour le maire de Brest, François Cuillandre

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:59

 

Les personnels ne pensaient pas vivre ça dans une municipalité tenue par la gauche alternative

 

C’est une fronde citoyenne qui dure depuis maintenant six mois. Depuis qu'Eric Piolle, le maire de Grenoble a décidé au mois de juin de fermer brutalement trois de ses treize bibliothèques municipales: la bibliothèque Hauquelin, avenue du Maréchal Randon, la bibliothèque Prémol dans le quartier du Village Olympique, spécialisées dans l’accueil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique selon les bibliothécaires et les usagers.

« Nous n'avions pas le choix », expliquait alors au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, lequel mettait en avant « qu'en raison de la baisse des dotations de l'État mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans » avant d’avouer qu'il s'agissait bien pour Grenoble d'une « politique d'austérité ».

Une nouvelle posture politique qui la foutait plutôt mal puisque la nouvelle majorité municipale de Grenoble est issue…. de toute la Gauche Alternative dans une liste comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs ou encore la Gauche anticapitaliste laquelle s’était présentée aux élections sur une ligne « anti-austérité ». Un programme qui leur revient comme un boomerang avec des mouvements de protestation continus de la part des habitants.

                                 Bibliothèques: Eric Piolle dévoile son programme    

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle

Puis, nouveau rebondissement. Alors qu’il était finalement arrivé à ses fins en fermant en septembre les deux bibliothèques Prémol et Hauquelin, Eric Piolle face à la mobilisation des grenoblois, annonce renoncer à fermer celle de l’Alliance. « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, mais aussi d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquentée par des personnes de tous âges et de tous horizons » déclarait un Eric Piolle qui retrouvait bien à propos le lyrisme de sa campagne électorale. Malheureusement, il semble que ce soit encore une promesse non tenue par le maire estampillé Gauche Alternative.

Car, en fait de maintien de la bibliothèque de l’Alliance, les personnels regroupé dans le collectif « bibliothécaires de Grenoble en lutte » découvrent que ce sera plutôt un vague « tiers-lieu » dont il faudra « redéfinir le périmètre ». Traduction : la mairie va transformer ce qui était une médiathèque avec des personnels formés en un simple point lecture avec une surface très réduite et plus grand monde pour l’animer. On ne peut que comprendre que la déclaration d’Eric Piolle soit ravalée au rang de mensonge par les bibliothécaires grenoblois qui ne pensaient pas vivre ça sous cette mandature.

En tout cas, ces derniers ne désarment pas. Le conflit entre les bibliothécaires et la mairie va même crescendo ces derniers temps avec des mouvements de grève très suivis les 7, 10 et 14 décembre. Tellement suivi que le taux de gréviste a atteint selon les jours jusqu’à….90%. Des personnels tellement en colère contre la politique de la mairie de Grenoble qu’ils seront de nouveau en grève ce samedi 17 décembre. Gageons qu’elle sera aussi suivie que les précédentes.

Enfin last but not least une grande assemblée générale de l’ensemble des personnels municipaux aura lieu le lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville. Les agents iront ensuite manifester avec les usagers « leur mécontentement » lors de la tenue du Conseil municipal qui se tiendra au même endroit à 18 heures. Reste à savoir si comme lors des précédentes réunions la mairie gauche citoyenne, écologiste et alternative fera appel aux CRS pour faire évacuer la salle (voir ici).

Publié également sur Miroir Social

            Démocratie locale : La situation est en train d'échapper au maire de Grenoble

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:51

 

Livres-Hebdo : le 6 décembre 2016

 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues », a déclaré dans un communiqué Eric Piolle, le maire de la ville

 

La ville de Grenoble ne fermera finalement pas la bibliothèque Alliance, visée par un plan d’économie de la mairie. Les protestations des usagers, des bibliothécaires et du collectif « Touchez pas à nos bibliothèques », qui avait lancé une pétition pour le maintien de trois bibliothèques grenobloises, multiplié les manifestations et les grèves en octobre 2016, ont porté leur fruit pour cette antenne de quartier qui devait fermer dans le courant de l'année 2017.
 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, a déclaré dans un communiqué daté du 2 décembre, Eric Piolle, maire de Grenoble. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons ».

 

Deux autres bibliothèques Hauquelin et Prémol sont concernées par le plan d’austérité et ont fermé leurs portes en septembre dernier.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

                   GrenobleEric Piolle, contraint de renoncer a fermer une bibliothèque

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:00

 

Place Gre’net : le 24 novembre 2016

 

Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » lance une pétition dans le cadre du dispositif mis en place par la Ville de Grenoble. Mais la validation de cette dernière se fait, curieusement, attendre… 

 

Dans le cadre de son plan d’économies, la Ville de Grenoble a décidé de sacrifier trois bibliothèques de quartier : Hauquelin (secteur 2) et Prémol (secteur 6) dès cet été, ainsi qu’Alliance (secteur 4) en 2017. Malgré les pétitions citoyennes, moult manifestions d’usagers, de syndicats et d’habitants destinées à perturber la tenue de conseils municipaux et à se faire entendre, l’exécutif reste droit dans ses bottes et ne transige pas. Mais, de leur côté, les citoyens n’ont pas l’intention d’abdiquer… D’où la décision de se saisir du dispositif d’interpellation et de votation de la Ville de Grenoble. Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » réunissant usagers, bibliothécaires et citoyens a donc déposé sa pétition auprès de la mairie, le 9 novembre dernier. Les services se donnent un mois pour valider le texte (disponible dans la rubrique commentaire).

 

Alors que celui-ci semble clair, sa validation ne paraît pas aller de soi… la mairie a notamment suggérée de scinder la pétition qui englobe les trois bibliothèques en trois pétitions distinctes. Ruse de la Ville ou sincère souci de clarté ? Dans tous les cas, « c’est hors de question ! », s’offusque le collectif. Et ce lundi, l’adjoint à la démocratie locale, Pascal Clouaire, a indiqué aux pétitionnaires que les élus de la majorité allaient également en discuter entre eux. C’est que le texte de la pétition ne semble pas convenir tout à fait… Les tergiversations des élus ont le don d’agacer le syndicat CGT de la Ville, qui dénonce cette ambiguïté dans un communiqué de presse : « la municipalité refuse la pétition du collectif d’habitants qui se bat pour le maintien du service de lecture publique de proximité, elle ne lui convient pas, et pour cause ! La municipalité veut bien de la démocratie participative, mais pour les choses sérieuses, comme les pigeonniers contraceptifs ».

 

Pour cette bibliothécaire, c’est évident : « Les élus jouent la montre ! Moins on a de temps pour nous mobiliser, plus ils vont pouvoir avancer sur les projets de réaffectation des locaux ». ll faut en effet rappeler que les bibliothèques Prémol et Hauquelin ont déjà fermé leurs portes. Ainsi, alors que la page semblait définitivement tournée pour la Ville, les citoyens sont bien déterminés à ne pas en rester là… « Récemment, les services de la Ville nous ont concertés pour la réutilisation des locaux de la bibliothèque Prémol. Mais nous, on ne veut pas avancer sur ce terrain ! Ni nous engager dans des solutions irréversibles, puisque nous voulons faire aboutir la pétition ! », indique Cécilio Sanchez, vice-président de l’Union de quartier Village-olympique Vigny-Musset.

 

Une pétition, encore une donc… « Il n’y a pas plusieurs solutions pour nous faire entendre », constate Julia, l’une des porte-paroles du collectif. « On va donc rentrer dans ce processus de pétition et de votation qui permettra d’ouvrir le débat en conseil municipal et de mobiliser les citoyens. L’objectif est d’abord de faire parler des bibliothèques. Car on voit déjà les impacts négatifs qu’engendre la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol ». Une bibliothécaire abonde dans le même sens et développe : « Nous constatons une surcharge de lecteurs dans les autres bibliothèques, et donc un mauvais accueil du public ».

 

Une maman du quartier interroge : « Imagine-t-on réaliste, en terme de temps, de faire déplacer les écoles à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand’Place ? [où le fond jeunesse va-t-être constitué, ndlr]. C’est toute une expédition… Qui plus est avec les marches d’escaliers en prime qui ne sont pas pratiques pour les tout petits ». N’y a-t-il pas la solution du bibliobus qui peut venir devant les écoles, faute désormais de bibliothèque dans le quartier ? « Ça n’a strictement rien à voir ! Un bibliobus, c’est huit enfants à la fois qui peuvent monter dedans. Et puis c’est très compliqué à gérer pour les enseignants. Et ce n’est simplement pas envisageable à l’école Sidi Brahim », affirme Carole, qui semble bien informée. Bref, les plans B envisagés par la Ville sont loin de contenter les divers usagers des bibliothèques. « Je pense qu’Eric Piolle, de par son capital socio-culturel, n’appréhende pas ce qu’est la réalité des gens dans les quartiers et les difficultés qu’ont certains à se déplacer pour aller dans une bibliothèque, considère un bibliothécaire dans la trentaine. Ce réseau de proximité, ces services publics qu’on détricote, c’est pourtant ce qui fait société ! ».

  

 Lire l’article de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

Grenoble : Les usagers se saisissent du dispositif de votation citoyenne pour le maintien de trois bibliothèques
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:58

 

Livres-Hebdo : le 19 octobre 2016

 

Alors que la municipalité a fermé deux bibliothèques de quartier et prévoit d'en fermer une troisième, les employés du réseau grenoblois se mobilisent pour faire entendre leurs voix

 

Contre les fermetures de bibliothèques à Grenoble, les employés du réseau restent « mobilisés, révoltés et scandalisés ». Après avoir appris, en juin dernier, la fermeture quasi immédiate de deux bibliothèques de quartiers et la fermeture prochaine d'une troisième, ils multiplient les grèves et les actions de mobilisation. « Cette annonce a été un coup de massue », explique à Livres Hebdo Stéphanie Grandchamp, une employée du réseau des bibliothèques grenobloises. « Depuis, nous ne lâchons rien ». 

 

Sur « bibliothécaires de Grenoble en lutte », une page Facebook réunissant 700 personnes, les employés relaient ainsi leurs actions: votation symbolique, grèves, distribution de tracts, vente de tuiles décorées de slogans (un clin d'œil à un épisode historique de la Révolution française à Grenoble)... Une manifestation a ainsi eu lieu samedi 15 octobre et une autre est prévue dans la soirée du 19 octobre. Pour l'instant les bibliothécaires, accompagnés des riverains, n'ont « abouti à rien, pas même une possibilité de négociations », explique Stéphanie Grandchamp. Leur colère est d'autant plus grande qu'ils n'avaient à aucun moment été concertés lors de l'annonce des fermetures, qui provoquent la perte de 14 emplois (sur un total de 198 employés et de 14 bibliothèques).

 

La localisation et l'importance des deux établissements de quartiers concernés, Hauquelin et Prémol, situés dans des quartiers populaires de Grenoble, ajoutent au mécontentement général. « La fermeture des bibliothèques y laisse concrètement plus de place aux dealers », explique un employé. La Ville de Grenoble justifie de son côté les fermetures par une contrainte d'économie. Son « Plan de sauvegarde des services publics locaux » devrait lui permettre de réduire son budget de 14 millions d’euros.

 

Comme l’ensemble des villes de France, Grenoble doit faire face à une baisse des dotations de l’État qui s’élève pour elle à 17 millions d’euros pour la période 2013-2017. Le budget alloué aux trois bibliothèques sera récupéré par la mairie, mais le reste du budget du réseau de lecture publique (8,3 millions d’euros dont 7,4 consacrés à la masse salariale actuellement) sera maintenu, affirmait à Livres Hebdo Corinne Bernard, maire adjointe Cultures, qui met en avant les nombreux projets prévus par ailleurs pour les bibliothèques. « Nous sommes dans une démarche globale d’évolution du réseau, et pas seulement dans un contexte de fermeture ».

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

          Avec Eric Piolle, le maire de Grenoble, les bibliothèques sont étranglées

 A Grenoble, les bibliothécaires se mobilisent contre les fermetures
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:58

 

France 3 Alpes : le 15 octobre 2016

 

Deux bibliothèques ont récemment fermé à Grenoble et une troisième est en passe de l'être, l'Alliance. Objectif : faire des économies dans le cadre du vaste plan de sauvegarde de l'équipe municipale. Mais les personnels et les habitants des quartiers concernés s'y opposent

 

Au cœur du quartier populaire des Alpins, la bibliothèque Alliance pourrait fermer dès ce printemps, après la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol. Une nouvelle inconcevable pour les usagers croisés ce samedi matin. « C'est un lieu culturel qui va vraiment fortement nous manquer. C'est un lien social » explique Lucie Martineau, qui habite non loin.

 

« Il y avait vraiment un réseau de proximité sur le quartier, avec cette bibliothèque, extrêmement importante », regrette Julia Boulon, une autre riveraine, qui participe à une réunion d'une trentaine de personnes pour « sauver » la bibliothèque Alliance. Habitants et bibliothécaires sont solidaires face à la fermeture. L'annonce passe d'autant plus mal que le quartier est le deuxième plus peuplé de Grenoble. Plus de 30 000 habitants, sans compter ceux de la future ZAC Flaubert.

 

Réponse de la Ville : la bibliothèque Alliance sera reconvertie en « pôle de proximité et de culture » en lien avec les habitants justement. Lourdement endettée, la ville doit faire des économies tous azimuts pour éviter la mise sous tutelle préfectorale. « La solution est à aller chercher auprès de l’État », répond Denis Bagarry, du syndicat SUD. « Aujourd'hui, l’État se permet de donner 40 milliards aux entreprises dans son pacte de responsabilité, on ne peut pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai. Il faut que l’État paie ses créances. L’État doit de l'argent à la ville de Grenoble », affirme-t-il. 

 

Après la réunion matinale à la bibliothèque Alliance, une manifestation a rassemblé une cinquantaine de personnes ce samedi après-midi devant la bibliothèque principale. Prochaine échéance pour les manifestants : lors du conseil municipal du 7 novembre à l'Hôtel de Ville. 

 

Voir ici le reportage de France 3 Alpes-Grenoble

 

 

 À Grenoble, riverains et personnels s'opposent aux fermetures des bibliothèques
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:57

 

Place Gre’Net : le 11 octobre 2016

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques ne faiblit pas

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques de proximité dans le cadre du « plan de sauvegarde » adopté par la Ville de Grenoble ne faiblit pas. Après s’être manifestés durant l’inauguration du Mois de P’tits lecteurs, les syndicats appellent à deux nouvelles manifestations aux mois d’octobre et de novembre. 

 

« A l’occasion de cette neuvième édition du Mois des P’tits Lecteurs, la municipalité Piolle offre aux bébés grenoblois un livre mais aussi la fermeture de trois bibliothèques », écrit le syndicat Sud dans un communiqué, faisant référence au livre offert par la municipalité à tous les Grenoblois nés en 2016.

 

Jugeant que le « plan de sauvegarde » est « un plan de réduction du service public et des personnels », les bibliothécaires en lutte, soutenus par les syndicats CGT, FO et Sud, appellent à « rejoindre le 15 octobre à 10 h 00 les habitants du quartier Alliés-Alpins à la maison des initiatives », avenue Blum, ainsi qu’à manifester le 7 novembre à 17 h 30 devant l’Hôtel de Ville, à l’occasion du conseil municipal.

 

Annoncé en juin 2016, le plan d’austérité adopté par la Ville de Grenoble, qui comprend notamment la fermeture des bibliothèques Alliance, Hauquelin et Prémol, soulève de nombreuses indignations et a donné lieu à une coalition de Matthieu Chamussy, le président du groupe Les Républicains – UDI et Société civile, et de Jérôme Safar, le président du groupe Rassemblement de gauche et de progrès.

 

Voir aussi le reportage de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

 Grenoble : les bibliothécaires appellent à de nouvelles manifestations
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