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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 19:09

 

Livres-Hebdo : le 24 mars 2017

 

A l’appel de leurs confrères de Grenoble, de nombreux bibliothécaires venus de plusieurs villes de France se sont retrouvés au salon de la Porte de Versailles pour exprimer leur inquiétude face à la dégradation de leurs conditions de travail

 

Près d’une centaine de professionnels de la lecture publique ont répondu à l’appel au rassemblement proposé vendredi 24 mars à Livre Paris par le collectif des bibliothécaires en lutte de Grenoble. « Le salon du livre est un moment propice pour donner écho aux problèmes que connaissent les bibliothèques partout en France et notamment au combat emblématique des bibliothécaires de Grenoble », a souligné un représentant national de la CGT en ouverture de la conférence de presse qui se tenait dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris.

 

Les délégués syndicaux de Grenoble, qui s’opposent depuis le mois de juin 2016 à la fermeture de trois bibliothèques de quartier programmée par la mairie dans le cadre de son plan d’économie, ont dénoncé une logique purement comptable. « Avant, chaque quartier de la ville possédait sa bibliothèque qui était un outil majeur de la lutte contre les inégalités sociales, a martelé une bibliothécaire à la tribune. L’absence de moyens attribués à la culture ne se fait sentir que des années plus tard. C'est cette invisibilité des effets à court terme qui fait que la culture est souvent la cible première des restrictions budgétaires. Au niveau local, nous resterons mobilisés jusqu’à la victoire ».

 

Des représentants des personnels ou des collectifs de soutien de la Bibliothèque nationale de France, de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, des bibliothèques de Plaine Commune, de Vitry-sur-Seine, de Nantes (qui, n’ayant pas pu faire le déplacement, avaient envoyé un message de soutien à leurs confrères), ont fait entendre successivement leurs voix. Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche. « Nous voulons lutter contre la vague libérale qui conduit à la disparition programmée de la culture de proximité », a alerté un agent de la Ville de Paris.

 

En parallèle de la conférence de presse, une délégation d’une vingtaine d’agents s’est rendue dans la matinée au ministère de la Fonction publique. Les bibliothécaires y ont rencontré la directrice de cabinet de la ministre, Annick Girardin, et ont pu évoquer les situations préoccupantes dans leurs collectivités territoriales respectives.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Une centaine de bibliothécaires manifestent à Livre Paris
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:13

 

Grenoble, Amiens, Clamart, Paris… ils se donnent rendez-vous le 24 mars à 10 heures à la Porte de Versailles

 

Ces initiateurs n’en espéraient pas tant. C’est que les bibliothécaires de Grenoble se battent depuis des mois contre les coupes sombres entraînant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre » sans avoir l’impression d’être entendus. Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle, a été élu sur une liste gauche alternative et un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

C’est alors que les bibliothécaires Isérois ont eu l’idée de profiter de la tenue du Salon du Livre à Paris pour lancer un appel à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook.

 

Un appel qui a, semble-t-il, été entendu par de nombreux acteurs de la lecture publique puisqu’ils devraient se déplacer en nombre pour manifester à la Porte de Versailles. En effet, outre ceux de Grenoble, des bibliothécaires de la Ville d’Amiens (Sommes) ont annoncé leur présence ainsi que d’autres en provenance de l’Île-de-France. Ils ne seront pas seuls puisque les agents de la « Petite bibliothèque ronde » de Clamart ont lancé eux aussi un appel de soutien (lire ici) ainsi que le syndicat CGT culture à l’adresse des personnels du réseau parisien (lire là) pour participer au rassemblement prévu vers 10 heures.

 

Toutefois, les « bibliothécaires en lutte » ne seront pas seulement cantonnés aux abords du Parc des Expositions car surprise… les organisateurs du Salon du Livre ont décidé de leur accorder une salle pour tenir une conférence de presse dans la foulée (lire ici). Une première dans ce haut lieu institutionnel qui évite soigneusement la question sociale et qui a de quoi rendre fiers les initiateurs de « l’appel de Grenoble ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                               Le 24 mars y aura du monde au Salon du Livre

Les organisateurs du Salon du Livre de Paris offrent une tribune aux « Bibliothécaires en Lutte »
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:07

 

Livres-Hebdo : le 16 mars 2017

 

Suscité par le projet, annoncé en juin 2016 par la municipalité, de fermer trois bibliothèques grenobloises, le mouvement de protestation compte désormais fédérer le mécontentement général de la profession, sur fond de contrainte budgétaire

 

Une trentaine de bibliothécaires de Grenoble se rendra à Livre Paris, porte de Versailles, le 24 mars, pour poursuivre le combat contre la fermeture de trois bibliothèques municipales, annoncée par la mairie en juin 2016 dans le cadre d'un plan d’austérité.

« Ces fermetures ont un impact significatif sur l’ensemble des bibliothèques du réseau entraînant une détérioration de nos conditions de travail ainsi qu’une dégradation du service rendu à la population », a alerté le collectif grenoblois lors de sa conférence de presse du 13 mars. Et d'ajouter : « Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques publiques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale ».

Les professionnels grenoblois, soutenus par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, demandent à leurs collègues de toute la France de les rejoindre lors de Livre Paris pour dénoncer plus globalement la dégradation de leurs conditions de travail et du service de lecture publique rendu aux usagers. Les salariés de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, en fort désaccord avec la mairie de Clamart sur les modalités du programme de rénovation et l'avenir de leur établissement, de même que les professionnels parisiens, ont déjà annoncé leur participation au rassemblement prévu le vendredi 24 mars à partir de 10 heures porte de Versailles (lire
ici et ).

La délégation de Grenoble a programmé une conférence de presse le même jour à 11 heures dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris. Des représentants des personnels se rendront ensuite au ministère de la Fonction publique. Un préavis de grève, touchant l’ensemble des agents municipaux, a également été déposé pour les 24 et 25 mars à Grenoble. Les protestataires demandent la réouverture des deux bibliothèques déjà fermées et le maintien en l’état du troisième établissement que la mairie prévoit de transformer en « troisième lieu ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au salon Livre Paris

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au Salon du Livre de Paris
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:03

 

Place Gre'net : le 14 mars 2017

 

Une délégation d’agents du réseau des bibliothèques de Grenoble se rendra au Salon du livre de Paris le 24 mars pour rencontrer des bibliothécaires en lutte dans d’autres collectivités ainsi qu’Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique

 

« Nous avons lancé une souscription sur Internet qui rencontre un énorme succès. Le départ sur Paris d’une délégation de plus de 30 agents aura bien lieu dans la nuit du 23 au 24 mars », déclare Philippe Candegabe, secrétaire général FO Ville de Grenoble. De fait, la souscription lancée a déjà permis de réunir près de 800 euros. Une somme qui se rapproche des 1 000 euros visés pour ce déplacement des bibliothécaires de Grenoble en lutte au Salon du livre de Paris. Leur objectif ? Faire entendre leurs voix dans des médias autres que locaux et ainsi donner à leur combat une dimension nationale.

 

Ce n’est d’ailleurs pas la seule annonce de l’intersyndicale CGT-FO-Sud et CNT des agents territoriaux de la Ville de Grenoble. Cette dernière confirme également qu’un préavis de grève concernant l’ensemble des agents municipaux pour ces prochains 24 et 25 mars a été déposé. En cause, l’interminable conflit qui oppose depuis neuf mois les syndicats territoriaux à la municipalité sur son plan de sauvegarde des services publics « Depuis neuf mois, nous menons la lutte par divers moyens. Grève, rassemblements, tractage, pétition, interpellation des élus […] Face à l’inflexibilité de notre employeur, nous décidons de porter au niveau national notre combat », déclare après avoir empoigné un porte-voix une des bibliothécaire présentes. Comment ? « En envoyant, sur un temps de grève le 24 mars, une délégation au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique », précise l’agent de la ville. De fait, selon cette dernière, il n’y a pas qu’à Grenoble « que les bibliothèques sont sacrifiées sur l’autel des logiques comptables et gestionnaires ».

 

« Partout en France, les collectivités cherchent à faire des économies sur la culture en fermant des établissements, en réduisant les budgets et en supprimant des postes », déplore la bibliothécaire en lutte. Raison pour laquelle cette dernière tient à affirmer l’entière solidarité des agents bibliothécaires de Grenoble avec leurs collègues d’autres villes, notamment ceux de Clamart, Aubagne, Chambéry, Saint-Étienne… « Un coup porté contre l’une d’entre elles est un coup porté contre tous », explique-t-elle encore. Ce sont bien là toutes les raisons constitutives de l’appel qu’avaient lancé ce 20 février les bibliothécaires en lutte de Grenoble à tous leurs collègues, ou autres professionnels de la lecture publique, aux prises avec des difficultés similaires. « Nous leur demandons de nous rejoindre le 24 mars au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique pour lutter, se battre et gagner », résume la bibliothécaire.

 

Lire l'article de Place Gre'net

 

 

Grenoble : les bibliothécaires en lutte portent leur combat au niveau national
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:55

 

De quoi au moins mettre un peu de gazoline dans leur chopper

 

L’initiative a été lancée il y a une dizaine de jours de jours déjà. Et elle est largement relayée sur les réseaux sociaux. Un appel des bibliothécaires de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique à venir se rassembler le 24 mars prochain (à 10 heures) au Salon du Livre, lequel se tient chaque année à la Porte de Versailles dans le XIVe arrondissement de Paris, pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

 

« Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lancent ainsi les bibliothécaires isérois à leurs collègues de France et de Navarre (lire ici). D'après nos informations des agents du réseaux parisiens ont déjà prévu de répondre présent après que l’appel a été relayé par la CGT Culture de la Ville de Paris.

 

Ceci dit les bibliothécaires grenoblois ne roulent pas sur l’or, d’autant moins qu’ils ont multiplié les jours de grève depuis plusieurs moi pour protester contre la politique du maire Gauche Alternative, Eric Piolle de fermer trois bibliothèques de la capitale du Dauphiné. C’est donc pour pouvoir affréter un bus et  financer leur expédition dans la capitale qu’un appel au don a été lancé sur le web via le site leetchi (lire ici).

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, c’est presque cinq cent euros qui ont déjà été collectés. De quoi mettre un peu de gazoline dans leur chopper voire du ketchup dans leur hamburger. Évidemment, les dons même les plus minimes sont les bienvenus. Pour ceux qui hésiteraient à donner leur numéro de carte bancaire sur Internet, leetchi tient à les rassurer : « la sécurité des paiements est assurée par le Crédit Mutuel Arkéa, en https via le système 3D-Secure » rappelle ainsi le site de cagnotte en ligne. En tout cas, notons que cette initiative devrait sans nul doute ravir tous les amoureux de William Sheller.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Grâce aux dons, les bibliothécaires grenoblois préparent leur virée à Paris le 24 mars

Les bibliothécaires de Grenoble mettent en place une cagnotte numérique pour financer leur virée au Salon du Livre à Paris
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:56

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée dans ses habitudes par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières à faire les frais des coupes budgétaires comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook. Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venue de tous les coins du territoire et qui se donne rendez-vous à 10 heures au Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les bibliothécaires seront au Salon du Livre le 24 mars pour dénoncer les attaques envers la lecture publique

Les bibliothécaires grenoblois donnent rendez-vous à leurs collègues de l’hexagone au Salon du Livre
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:18

 

ActuaLitté : le 28 février 2017

 

Les bibliothécaires de Grenoble ont lancé un appel au rassemblement de leur profession lors du Salon du Livre de Paris, le 24 mars prochain, pour protester contre l'austérité et les restrictions budgétaires qui ont un impact direct sur l'exercice de leur métier

 

L'appel est désormais lancé : les bibliothécaires de Grenoble, soutenus par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, ont donné rendez-vous à leurs collègues et à toutes les professions du livre le vendredi 24 mars prochain, le matin, au Salon du Livre de Paris. « Sur un plan symbolique, ce choix nous paraît adéquat, car il s'agit d'un des hauts lieux où se défendent le livre et la chaîne du livre, et les bibliothèques en constituent un maillon important », nous explique un des professionnels qui feront le déplacement dans la capitale. Évidemment, le Salon du Livre de Paris est aussi « un temps fort, qui permet d'attirer les médias plus facilement ». Dans cette perspective, les organisateurs du Salon vont être sollicités pour qu'une tribune soit accordée aux manifestants, afin d'alerter la presse et le grand public sur leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.

 

Les bibliothécaires de Grenoble espèrent qu'un maximum de collègues se joindra à eux : si un trajet en bus est prévu pour les personnels de la ville, ces derniers comptent surtout sur le soutien des bibliothécaires parisiens, mobilisés depuis plusieurs mois pour défendre des conditions de travail qu'ils jugent précaires. « Quelque chose va sûrement s'enclencher, et d'autres professionnels feront le déplacement jusqu'à Paris », promet un professionnel. « Nous espérons aussi le soutien de toute la chaîne du livre », souligne un autre. Selon les organisateurs de cette manifestation, depuis le lancement de l'appel, les auteurs se sont montrés particulièrement solidaires : « Nous avons reçu plusieurs messages de soutien, et des illustrateurs nous ont même proposé d'utiliser leurs travaux pour des messages de lutte ». L'après-midi, les bibliothécaires iront à la rencontre de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, pour exposer leurs préoccupations.

 

À Grenoble, la municipalité envisageait la fermeture de trois bibliothèques, pour cause de réduction des dotations de l'État et, in fine, pour réaliser des économies. Les établissements Prémol et Hauquelin sont aujourd'hui bel et bien fermés : « Samedi dernier, Prémol a été vidé de ses livres et de ses étagères. Pour l'instant, on ne sait pas ce qu'il adviendra des livres », nous précise-t-on. Pour l'établissement Alliance, la situation est un peu plus particulière : l'établissement a été réduit de moitié en termes de surface et de personnel, pour abriter un « tiers lieu ». Le dialogue social, à Grenoble, reste difficile : les professionnels ont fait une grève en juillet, 2 en octobre et 4 en décembre dernier : « Cela s'amplifie, c'est sûr », remarque l'un d'entre eux.

 

Les collègues parisiens auront sûrement à cœur de ne pas manquer le rendez-vous : depuis plusieurs semaines, ils sont engagés dans un mouvement de grève qui dénonce les conditions imposées par la Mairie de Paris pour l'ouverture dominicale des établissements.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

Comme avec Anne Hidalgo en 2011, y aura du beau monde au Salon du Livre le 24 mars

Les professionnels de la lecture publique demandent  le soutien des organisateurs du Salon du Livre

- Dans ce cas, je reviens dédicacer mon livre et pour l'occasion j'amènerais aussi Eric Piolle

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:28

 

ActuaLitté : le 23 février

 

« La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres de France est le premier développement d’une crise générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires qui seront en grève le 1er mars

 

Les personnels des bibliothèques de Sevran (Seine-Saint-Denis) le constatent : depuis plusieurs mois, un sous-effectif structurel sévit. Non-remplacement de postes, baisse des dotations, les causes sont connues. Mais la publication d’un document, Sevran Terre d’Avenir, sème le doute quant à l’avenir des deux plus importantes structures. C’est un « schéma directeur », communiqué en septembre dernier, qui inquiète. Ce dernier « fixe la vision urbaine pour le territoire sevranais », dans un « travail partenarial avec la Ville et ses services ». Problème : nulle part dans cette synthèse, les établissements Albert Camus et Marguerite Yourcenar, les deux plus importantes bibliothèques, n’apparaissent.

 

Situées respectivement dans le Quartier de la gare et le Quartier Urban, les actuelles bibliothèques semblent tout simplement éclipsées. Dans le cas d’Albert Camus, on trouve le terme « Espace de proximité », pour Marguerite Yourcenar, on signale un « équipement ». Dans le redéploiement qu’entraîneraient les travaux liés au Grand Paris, on évoque la création de Fab Lab, ou encore des Idea Stores, un concept mêlant service de bibliothèque, d’étude et d’information. « Ce sont pourtant des problématiques qui touchent les personnels des bibliothèques : pourquoi ne pas nous tenir informés ? De cette manière, nous serions presque exclus des aménagements », explique-t-on.

 

Alors que les travaux doivent débuter à la rentrée 2017, les personnels ont multiplié les questions à l’attention de la mairie dirigée par Stéphane Gatignon, des élus, et des adjoints. Mais pour l’instant « c’est un mutisme complet : on nous répond que nous sommes paranoïaques ! » Et de poursuivre : « Ces deux structures sont implantées sur des zones qui seront totalement remodelées dans le cadre du Grand Paris Express. Les travaux démarrent dès septembre aux abords de la bibliothèque Albert Camus et nous déplorons qu’aucune disposition n’ait été prise à ce jour par nos tutelles pour assurer le bon fonctionnement du service durant cette période ».

 

Dans le même temps, on pointe « la vétusté de structures dont l’entretien n’est plus assuré depuis quelques années. Nous ne sommes donc plus en mesure de garantir la continuité d’un service public de qualité ». D’autant que les usagers commencent à se préoccuper eux-mêmes de savoir ce qu’il adviendra de ces lieux. « La ville a été abondamment qualifiée de “désert culturel” par la presse nationale lors de l’inauguration de la microfolie au sein du quartier des Beaudottes sans que cette description peu élogieuse ne provoque de droit de réponse de la part de la municipalité pour soutenir les services culturels (Conservatoire, Arts plastiques, festival des rêveurs éveillés, théâtre à domicile, bibliothèques). Si Sevran est vraiment un désert culturel qu’il importe de faire reverdir, ce n’est pas en fermant deux bibliothèques qu’on s’engage dans cette voie... ».

 

Une grève des personnels est d’ores et déjà prévue pour le 1er mars. « La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres du 93 (lui-même considéré comme le département le plus pauvre de France), après les fermetures d’équipement à Grenoble, est la traduction des premiers développements d’une crise plus générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires.

 

Lira l’article d’ActuaLitté

 

 

 

                            Photo de Stéphane Gatignon en illustration.... de son Blog !

Le Grand Paris entrainerait la fermeture de la moitié des bibliothèques à Sevran (93)..... avec la complicité du maire de la ville, Stéphane Gatignon !

- Heu, si j'accuse les gens de parano c'est que je suis moi même devenu Schizophrène

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:23

 

Livres-Hebdo : le 23 février 2017

 

L’ABF s’alarme tandis que les bibliothécaires municipaux seront en grève le 1er mars

 

La ville Sevran, en Seine-Saint-Denis, va-t-elle perdre deux de ses quatre bibliothèques ? C’est ce que craignent les agents du réseau municipal depuis qu’ils ont découvert le schéma directeur Sevran Terre d’avenir (voir ici). Dans ce document qui prévoit le réaménagement urbain de plusieurs quartiers à l’occasion des travaux de construction de deux gares du Grand Paris Express, la bibliothèque Albert-Camus, tête du réseau, disparaît au profit d’un îlot végétal, et la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, située en Zone d’éducation prioritaire, est remplacée par un Idea Store, un concept de bibliothèque né à Londres au début des années 2000. Or, les équipes affirment ne pas avoir été consultées sur ces perspectives, ni associées à la réflexion sur le devenir du réseau de lecture publique.

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) a sollicité à deux reprises un entretien avec le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, mais sans succès jusqu’à présent. « Nous n’avons pas été consultés sur les projets en cours, déplore Rose-Lilla Ferrari, représentante de la CCT et agent des bibliothèques. Nous attendons de la mairie des engagements en faveur de la lecture publique et nous voulons les moyens de travailler dans des conditions correctes. Actuellement, les baisses d’effectifs nous obligent à réduire les horaires d’ouverture ou à fermer des bibliothèques à certaines périodes. C’est le service aux Sevranais qui est en jeu ». Un préavis de grève a été déposé pour le 1er mars.

L’Association des bibliothécaires de France (ABF), alertée par un collectif de professionnels de Sevran, a, quant à elle, exprimé son inquiétude dans un communiqué publié le 22 février. « Cette situation semble emblématique de ce qui se passe dans de nombreuses collectivités. De manière générale, l’ABF souligne la nécessaire concertation avec les professionnels des bibliothèques afin qu’ils puissent apporter leur expertise et devenir les acteurs des nouvelles orientations politiques, souligne le communiqué. A l'heure de la recomposition territoriale et de la réduction des moyens budgétaires, l’ABF appelle les élus et les pouvoirs publics à continuer à garantir l’égalité d’accès de tous les citoyens à la culture et à l’information dans tous les territoires ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

La moitié des bibliothèques de Sevran doivent disparaitre selon les projets de Stéphane Gatignon

- Oubliez cette banderole, ma politique sociale et culturelle est maintenant complètement à la rue

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:29

 

Ouest-France : le 13 janvier 2017

 

Pour ses agents, « la médiathèque des Capucins n’a pas les moyens en personnel correspondant à sa taille et à ses ambitions »

 

Elle devait faire la fierté de la Ville de Brest, dirigée par le socialiste, François Cuillandre. Mais depuis son inauguration, la nouvelle médiathèque des Capucins est en grève tous les dimanches à l'appel de l'intersyndicale CGT, UNSA, CFDT, FO. « Dès le début, nous nous sommes heurtés à la surdité et à l’aveuglement des élus, rappelle Erwan Rivoalan, porte-parole de l’intersyndicale des bibliothèques de Brest. On a dépouillé les bibliothèques de quartiers pour fournir en personnel la médiathèque des Capucins, qui n’a pas obtenu les moyens correspondant à sa taille et à ses ambitions. On déshabille l’un pour habiller l’autre. Voilà une très mauvaise gestion, en contradiction totale avec la belle image que veut renvoyer le nouvel équipement ».

 

Le 1er décembre dernier, en assemblée générale les agents des bibliothèques votaient donc, « à 100 % » une grève reconductible chaque dimanche « jusqu’à obtenir gain de cause ». Leurs revendications restent les mêmes : remédier au sous-effectif aux Capucins et sur le réseau des bibliothèques de quartier. « On nous a concédé deux postes à temps plein. Mais ce n’est pas suffisant du tout. Le personnel est épuisé ».

 

Surtout quand se rajoute le nombre de dimanches d’ouverture de la médiathèque des Capucins, trente-huit par an : « Il était convenu de tirer un bilan après avoir eu le temps d’étudier les habitudes des usagers, afin de nous adapter au mieux, rappelle Erwan Rivoalan. Mais là, dès l’ouverture, c’est dûment annoncé « ouvert le dimanche de septembre à juin ». Si on évite le pire, c’est grâce au mois de mai, avec ses ponts à répétition ».

 

Et la solution n’est pas de confier les clés de la médiathèque aux étudiants, qui ne sont pas des professionnels aguerris, face aux multiples propositions culturelles ou de loisirs : « On a vu comment, lors de l’inauguration, dimanche, la médiathèque a été prise d’assaut. On n’a pas assez anticipé cette appétence du public. Si ça continue ainsi, on va exploser en plein vol, et, forcément, l’accueil du public va s’en ressentir ».

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

     Bibliothèque des Capucins : le maire de Brest, François Culliandre a du souci à se faire

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

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