Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:55

 

De quoi au moins mettre un peu de gazoline dans leur chopper

 

L’initiative a été lancée il y a une dizaine de jours de jours déjà. Et elle est largement relayée sur les réseaux sociaux. Un appel des bibliothécaires de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique à venir se rassembler le 24 mars prochain (à 10 heures) au Salon du Livre, lequel se tient chaque année à la Porte de Versailles dans le XIVe arrondissement de Paris, pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

 

« Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lancent ainsi les bibliothécaires isérois à leurs collègues de France et de Navarre (lire ici). D'après nos informations des agents du réseaux parisiens ont déjà prévu de répondre présent après que l’appel a été relayé par la CGT Culture de la Ville de Paris.

 

Ceci dit les bibliothécaires grenoblois ne roulent pas sur l’or, d’autant moins qu’ils ont multiplié les jours de grève depuis plusieurs moi pour protester contre la politique du maire Gauche Alternative, Eric Piolle de fermer trois bibliothèques de la capitale du Dauphiné. C’est donc pour pouvoir affréter un bus et  financer leur expédition dans la capitale qu’un appel au don a été lancé sur le web via le site leetchi (lire ici).

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, c’est presque cinq cent euros qui ont déjà été collectés. De quoi mettre un peu de gazoline dans leur chopper voire du ketchup dans leur hamburger. Évidemment, les dons même les plus minimes sont les bienvenus. Pour ceux qui hésiteraient à donner leur numéro de carte bancaire sur Internet, leetchi tient à les rassurer : « la sécurité des paiements est assurée par le Crédit Mutuel Arkéa, en https via le système 3D-Secure » rappelle ainsi le site de cagnotte en ligne. En tout cas, notons que cette initiative devrait sans nul doute ravir tous les amoureux de William Sheller.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Grâce aux dons, les bibliothécaires grenoblois préparent leur virée à Paris le 24 mars

Les bibliothécaires de Grenoble mettent en place une cagnotte numérique pour financer leur virée au Salon du Livre à Paris
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:56

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée dans ses habitudes par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières à faire les frais des coupes budgétaires comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook. Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venue de tous les coins du territoire et qui se donne rendez-vous à 10 heures au Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les bibliothécaires seront au Salon du Livre le 24 mars pour dénoncer les attaques envers la lecture publique

Les bibliothécaires grenoblois donnent rendez-vous à leurs collègues de l’hexagone au Salon du Livre
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:18

 

ActuaLitté : le 28 février 2017

 

Les bibliothécaires de Grenoble ont lancé un appel au rassemblement de leur profession lors du Salon du Livre de Paris, le 24 mars prochain, pour protester contre l'austérité et les restrictions budgétaires qui ont un impact direct sur l'exercice de leur métier

 

L'appel est désormais lancé : les bibliothécaires de Grenoble, soutenus par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, ont donné rendez-vous à leurs collègues et à toutes les professions du livre le vendredi 24 mars prochain, le matin, au Salon du Livre de Paris. « Sur un plan symbolique, ce choix nous paraît adéquat, car il s'agit d'un des hauts lieux où se défendent le livre et la chaîne du livre, et les bibliothèques en constituent un maillon important », nous explique un des professionnels qui feront le déplacement dans la capitale. Évidemment, le Salon du Livre de Paris est aussi « un temps fort, qui permet d'attirer les médias plus facilement ». Dans cette perspective, les organisateurs du Salon vont être sollicités pour qu'une tribune soit accordée aux manifestants, afin d'alerter la presse et le grand public sur leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.

 

Les bibliothécaires de Grenoble espèrent qu'un maximum de collègues se joindra à eux : si un trajet en bus est prévu pour les personnels de la ville, ces derniers comptent surtout sur le soutien des bibliothécaires parisiens, mobilisés depuis plusieurs mois pour défendre des conditions de travail qu'ils jugent précaires. « Quelque chose va sûrement s'enclencher, et d'autres professionnels feront le déplacement jusqu'à Paris », promet un professionnel. « Nous espérons aussi le soutien de toute la chaîne du livre », souligne un autre. Selon les organisateurs de cette manifestation, depuis le lancement de l'appel, les auteurs se sont montrés particulièrement solidaires : « Nous avons reçu plusieurs messages de soutien, et des illustrateurs nous ont même proposé d'utiliser leurs travaux pour des messages de lutte ». L'après-midi, les bibliothécaires iront à la rencontre de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, pour exposer leurs préoccupations.

 

À Grenoble, la municipalité envisageait la fermeture de trois bibliothèques, pour cause de réduction des dotations de l'État et, in fine, pour réaliser des économies. Les établissements Prémol et Hauquelin sont aujourd'hui bel et bien fermés : « Samedi dernier, Prémol a été vidé de ses livres et de ses étagères. Pour l'instant, on ne sait pas ce qu'il adviendra des livres », nous précise-t-on. Pour l'établissement Alliance, la situation est un peu plus particulière : l'établissement a été réduit de moitié en termes de surface et de personnel, pour abriter un « tiers lieu ». Le dialogue social, à Grenoble, reste difficile : les professionnels ont fait une grève en juillet, 2 en octobre et 4 en décembre dernier : « Cela s'amplifie, c'est sûr », remarque l'un d'entre eux.

 

Les collègues parisiens auront sûrement à cœur de ne pas manquer le rendez-vous : depuis plusieurs semaines, ils sont engagés dans un mouvement de grève qui dénonce les conditions imposées par la Mairie de Paris pour l'ouverture dominicale des établissements.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

Comme avec Anne Hidalgo en 2011, y aura du beau monde au Salon du Livre le 24 mars

Les professionnels de la lecture publique demandent  le soutien des organisateurs du Salon du Livre

- Dans ce cas, je reviens dédicacer mon livre et pour l'occasion j'amènerais aussi Eric Piolle

Repost 0
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:28

 

ActuaLitté : le 23 février

 

« La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres de France est le premier développement d’une crise générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires qui seront en grève le 1er mars

 

Les personnels des bibliothèques de Sevran (Seine-Saint-Denis) le constatent : depuis plusieurs mois, un sous-effectif structurel sévit. Non-remplacement de postes, baisse des dotations, les causes sont connues. Mais la publication d’un document, Sevran Terre d’Avenir, sème le doute quant à l’avenir des deux plus importantes structures. C’est un « schéma directeur », communiqué en septembre dernier, qui inquiète. Ce dernier « fixe la vision urbaine pour le territoire sevranais », dans un « travail partenarial avec la Ville et ses services ». Problème : nulle part dans cette synthèse, les établissements Albert Camus et Marguerite Yourcenar, les deux plus importantes bibliothèques, n’apparaissent.

 

Situées respectivement dans le Quartier de la gare et le Quartier Urban, les actuelles bibliothèques semblent tout simplement éclipsées. Dans le cas d’Albert Camus, on trouve le terme « Espace de proximité », pour Marguerite Yourcenar, on signale un « équipement ». Dans le redéploiement qu’entraîneraient les travaux liés au Grand Paris, on évoque la création de Fab Lab, ou encore des Idea Stores, un concept mêlant service de bibliothèque, d’étude et d’information. « Ce sont pourtant des problématiques qui touchent les personnels des bibliothèques : pourquoi ne pas nous tenir informés ? De cette manière, nous serions presque exclus des aménagements », explique-t-on.

 

Alors que les travaux doivent débuter à la rentrée 2017, les personnels ont multiplié les questions à l’attention de la mairie dirigée par Stéphane Gatignon, des élus, et des adjoints. Mais pour l’instant « c’est un mutisme complet : on nous répond que nous sommes paranoïaques ! » Et de poursuivre : « Ces deux structures sont implantées sur des zones qui seront totalement remodelées dans le cadre du Grand Paris Express. Les travaux démarrent dès septembre aux abords de la bibliothèque Albert Camus et nous déplorons qu’aucune disposition n’ait été prise à ce jour par nos tutelles pour assurer le bon fonctionnement du service durant cette période ».

 

Dans le même temps, on pointe « la vétusté de structures dont l’entretien n’est plus assuré depuis quelques années. Nous ne sommes donc plus en mesure de garantir la continuité d’un service public de qualité ». D’autant que les usagers commencent à se préoccuper eux-mêmes de savoir ce qu’il adviendra de ces lieux. « La ville a été abondamment qualifiée de “désert culturel” par la presse nationale lors de l’inauguration de la microfolie au sein du quartier des Beaudottes sans que cette description peu élogieuse ne provoque de droit de réponse de la part de la municipalité pour soutenir les services culturels (Conservatoire, Arts plastiques, festival des rêveurs éveillés, théâtre à domicile, bibliothèques). Si Sevran est vraiment un désert culturel qu’il importe de faire reverdir, ce n’est pas en fermant deux bibliothèques qu’on s’engage dans cette voie... ».

 

Une grève des personnels est d’ores et déjà prévue pour le 1er mars. « La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres du 93 (lui-même considéré comme le département le plus pauvre de France), après les fermetures d’équipement à Grenoble, est la traduction des premiers développements d’une crise plus générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires.

 

Lira l’article d’ActuaLitté

 

 

 

                            Photo de Stéphane Gatignon en illustration.... de son Blog !

Le Grand Paris entrainerait la fermeture de la moitié des bibliothèques à Sevran (93)..... avec la complicité du maire de la ville, Stéphane Gatignon !

- Heu, si j'accuse les gens de parano c'est que je suis moi même devenu Schizophrène

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Revue de presse
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:23

 

Livres-Hebdo : le 23 février 2017

 

L’ABF s’alarme tandis que les bibliothécaires municipaux seront en grève le 1er mars

 

La ville Sevran, en Seine-Saint-Denis, va-t-elle perdre deux de ses quatre bibliothèques ? C’est ce que craignent les agents du réseau municipal depuis qu’ils ont découvert le schéma directeur Sevran Terre d’avenir (voir ici). Dans ce document qui prévoit le réaménagement urbain de plusieurs quartiers à l’occasion des travaux de construction de deux gares du Grand Paris Express, la bibliothèque Albert-Camus, tête du réseau, disparaît au profit d’un îlot végétal, et la bibliothèque Marguerite-Yourcenar, située en Zone d’éducation prioritaire, est remplacée par un Idea Store, un concept de bibliothèque né à Londres au début des années 2000. Or, les équipes affirment ne pas avoir été consultées sur ces perspectives, ni associées à la réflexion sur le devenir du réseau de lecture publique.

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) a sollicité à deux reprises un entretien avec le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, mais sans succès jusqu’à présent. « Nous n’avons pas été consultés sur les projets en cours, déplore Rose-Lilla Ferrari, représentante de la CCT et agent des bibliothèques. Nous attendons de la mairie des engagements en faveur de la lecture publique et nous voulons les moyens de travailler dans des conditions correctes. Actuellement, les baisses d’effectifs nous obligent à réduire les horaires d’ouverture ou à fermer des bibliothèques à certaines périodes. C’est le service aux Sevranais qui est en jeu ». Un préavis de grève a été déposé pour le 1er mars.

L’Association des bibliothécaires de France (ABF), alertée par un collectif de professionnels de Sevran, a, quant à elle, exprimé son inquiétude dans un communiqué publié le 22 février. « Cette situation semble emblématique de ce qui se passe dans de nombreuses collectivités. De manière générale, l’ABF souligne la nécessaire concertation avec les professionnels des bibliothèques afin qu’ils puissent apporter leur expertise et devenir les acteurs des nouvelles orientations politiques, souligne le communiqué. A l'heure de la recomposition territoriale et de la réduction des moyens budgétaires, l’ABF appelle les élus et les pouvoirs publics à continuer à garantir l’égalité d’accès de tous les citoyens à la culture et à l’information dans tous les territoires ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

La moitié des bibliothèques de Sevran doivent disparaitre selon les projets de Stéphane Gatignon

- Oubliez cette banderole, ma politique sociale et culturelle est maintenant complètement à la rue

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Revue de presse
commenter cet article
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:29

 

Ouest-France : le 13 janvier 2017

 

Pour ses agents, « la médiathèque des Capucins n’a pas les moyens en personnel correspondant à sa taille et à ses ambitions »

 

Elle devait faire la fierté de la Ville de Brest, dirigée par le socialiste, François Cuillandre. Mais depuis son inauguration, la nouvelle médiathèque des Capucins est en grève tous les dimanches à l'appel de l'intersyndicale CGT, UNSA, CFDT, FO. « Dès le début, nous nous sommes heurtés à la surdité et à l’aveuglement des élus, rappelle Erwan Rivoalan, porte-parole de l’intersyndicale des bibliothèques de Brest. On a dépouillé les bibliothèques de quartiers pour fournir en personnel la médiathèque des Capucins, qui n’a pas obtenu les moyens correspondant à sa taille et à ses ambitions. On déshabille l’un pour habiller l’autre. Voilà une très mauvaise gestion, en contradiction totale avec la belle image que veut renvoyer le nouvel équipement ».

 

Le 1er décembre dernier, en assemblée générale les agents des bibliothèques votaient donc, « à 100 % » une grève reconductible chaque dimanche « jusqu’à obtenir gain de cause ». Leurs revendications restent les mêmes : remédier au sous-effectif aux Capucins et sur le réseau des bibliothèques de quartier. « On nous a concédé deux postes à temps plein. Mais ce n’est pas suffisant du tout. Le personnel est épuisé ».

 

Surtout quand se rajoute le nombre de dimanches d’ouverture de la médiathèque des Capucins, trente-huit par an : « Il était convenu de tirer un bilan après avoir eu le temps d’étudier les habitudes des usagers, afin de nous adapter au mieux, rappelle Erwan Rivoalan. Mais là, dès l’ouverture, c’est dûment annoncé « ouvert le dimanche de septembre à juin ». Si on évite le pire, c’est grâce au mois de mai, avec ses ponts à répétition ».

 

Et la solution n’est pas de confier les clés de la médiathèque aux étudiants, qui ne sont pas des professionnels aguerris, face aux multiples propositions culturelles ou de loisirs : « On a vu comment, lors de l’inauguration, dimanche, la médiathèque a été prise d’assaut. On n’a pas assez anticipé cette appétence du public. Si ça continue ainsi, on va exploser en plein vol, et, forcément, l’accueil du public va s’en ressentir ».

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

     Bibliothèque des Capucins : le maire de Brest, François Culliandre a du souci à se faire

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

- Ah kaoc'h, avec les bibliothécaires des Capucins c'est Social Brest Mergitur

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:12

 

L’inauguration de ce nouvel équipement culturel risque d’être compromis non seulement ce week-end mais aussi les suivants

 

Il y a comme un vent de tempête sur la rade de Brest (Finistère). En tout cas les bibliothécaires de la ville ne décolèrent pas et l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, UNSA) appelle à la grève ce dimanche 8 janvier lors de l'inauguration de la nouvelle médiathèque des Capucins. Un établissement qui de surcroît doit ouvrir trente huit dimanches par an.

 

Les bibliothécaires réclament la créations de huit postes, trois pour l'établissement des Capucins et cinq pour les bibliothèques du réseau brestois afin de compenser les postes transférés à la nouvelle médiathèque. « Mais nous n’avons rien vu venir », regrette Fabrice Bernard, secrétaire adjoint de Force Ouvrière au journal Ouest France. « On a dépouillé des bibliothèques pour fournir la médiathèque des Capucins en personnel. C’est de la mauvaise gestion et les personnels n’en peuvent plus », ajoutent les syndicats.

 

Dimanche, les huit bibliothécaires de service aux Capucins feront donc grève. « De nombreux agents du réseau seront à leurs côtés, devant la médiathèque, pour expliquer au public les raisons de ce mouvement », assure l'intersyndicale à l'autre quotidien de la région, Le Télégramme de Brest. La balle est donc dans le camp du maire socialiste, François Cuillandre. Et il devra la rendre assez vite s'il veut éviter un tonnerre social à Brest car évidemment ce mouvement est reconductible : « on fera grève chaque dimanche jusqu'à ce qu'on obtienne gain de cause », préviennent d'ailleurs les bibliothécaires bretons.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

             Bibliothèque : Avis de tempête sociale pour le maire de Brest, François Cuillandre

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

Eh Olivier, t'aurais pu me prévenir que ça allait souffler autant !

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:59

 

Les personnels ne pensaient pas vivre ça dans une municipalité tenue par la gauche alternative

 

C’est une fronde citoyenne qui dure depuis maintenant six mois. Depuis qu'Eric Piolle, le maire de Grenoble a décidé au mois de juin de fermer brutalement trois de ses treize bibliothèques municipales: la bibliothèque Hauquelin, avenue du Maréchal Randon, la bibliothèque Prémol dans le quartier du Village Olympique, spécialisées dans l’accueil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique selon les bibliothécaires et les usagers.

« Nous n'avions pas le choix », expliquait alors au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, lequel mettait en avant « qu'en raison de la baisse des dotations de l'État mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans » avant d’avouer qu'il s'agissait bien pour Grenoble d'une « politique d'austérité ».

Une nouvelle posture politique qui la foutait plutôt mal puisque la nouvelle majorité municipale de Grenoble est issue…. de toute la Gauche Alternative dans une liste comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs ou encore la Gauche anticapitaliste laquelle s’était présentée aux élections sur une ligne « anti-austérité ». Un programme qui leur revient comme un boomerang avec des mouvements de protestation continus de la part des habitants.

                                 Bibliothèques: Eric Piolle dévoile son programme    

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle

Puis, nouveau rebondissement. Alors qu’il était finalement arrivé à ses fins en fermant en septembre les deux bibliothèques Prémol et Hauquelin, Eric Piolle face à la mobilisation des grenoblois, annonce renoncer à fermer celle de l’Alliance. « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, mais aussi d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquentée par des personnes de tous âges et de tous horizons » déclarait un Eric Piolle qui retrouvait bien à propos le lyrisme de sa campagne électorale. Malheureusement, il semble que ce soit encore une promesse non tenue par le maire estampillé Gauche Alternative.

Car, en fait de maintien de la bibliothèque de l’Alliance, les personnels regroupé dans le collectif « bibliothécaires de Grenoble en lutte » découvrent que ce sera plutôt un vague « tiers-lieu » dont il faudra « redéfinir le périmètre ». Traduction : la mairie va transformer ce qui était une médiathèque avec des personnels formés en un simple point lecture avec une surface très réduite et plus grand monde pour l’animer. On ne peut que comprendre que la déclaration d’Eric Piolle soit ravalée au rang de mensonge par les bibliothécaires grenoblois qui ne pensaient pas vivre ça sous cette mandature.

En tout cas, ces derniers ne désarment pas. Le conflit entre les bibliothécaires et la mairie va même crescendo ces derniers temps avec des mouvements de grève très suivis les 7, 10 et 14 décembre. Tellement suivi que le taux de gréviste a atteint selon les jours jusqu’à….90%. Des personnels tellement en colère contre la politique de la mairie de Grenoble qu’ils seront de nouveau en grève ce samedi 17 décembre. Gageons qu’elle sera aussi suivie que les précédentes.

Enfin last but not least une grande assemblée générale de l’ensemble des personnels municipaux aura lieu le lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville. Les agents iront ensuite manifester avec les usagers « leur mécontentement » lors de la tenue du Conseil municipal qui se tiendra au même endroit à 18 heures. Reste à savoir si comme lors des précédentes réunions la mairie gauche citoyenne, écologiste et alternative fera appel aux CRS pour faire évacuer la salle (voir ici).

Publié également sur Miroir Social

            Démocratie locale : La situation est en train d'échapper au maire de Grenoble

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:51

 

Livres-Hebdo : le 6 décembre 2016

 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues », a déclaré dans un communiqué Eric Piolle, le maire de la ville

 

La ville de Grenoble ne fermera finalement pas la bibliothèque Alliance, visée par un plan d’économie de la mairie. Les protestations des usagers, des bibliothécaires et du collectif « Touchez pas à nos bibliothèques », qui avait lancé une pétition pour le maintien de trois bibliothèques grenobloises, multiplié les manifestations et les grèves en octobre 2016, ont porté leur fruit pour cette antenne de quartier qui devait fermer dans le courant de l'année 2017.
 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, a déclaré dans un communiqué daté du 2 décembre, Eric Piolle, maire de Grenoble. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons ».

 

Deux autres bibliothèques Hauquelin et Prémol sont concernées par le plan d’austérité et ont fermé leurs portes en septembre dernier.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

                   GrenobleEric Piolle, contraint de renoncer a fermer une bibliothèque

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Revue de presse
commenter cet article
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:00

 

Place Gre’net : le 24 novembre 2016

 

Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » lance une pétition dans le cadre du dispositif mis en place par la Ville de Grenoble. Mais la validation de cette dernière se fait, curieusement, attendre… 

 

Dans le cadre de son plan d’économies, la Ville de Grenoble a décidé de sacrifier trois bibliothèques de quartier : Hauquelin (secteur 2) et Prémol (secteur 6) dès cet été, ainsi qu’Alliance (secteur 4) en 2017. Malgré les pétitions citoyennes, moult manifestions d’usagers, de syndicats et d’habitants destinées à perturber la tenue de conseils municipaux et à se faire entendre, l’exécutif reste droit dans ses bottes et ne transige pas. Mais, de leur côté, les citoyens n’ont pas l’intention d’abdiquer… D’où la décision de se saisir du dispositif d’interpellation et de votation de la Ville de Grenoble. Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » réunissant usagers, bibliothécaires et citoyens a donc déposé sa pétition auprès de la mairie, le 9 novembre dernier. Les services se donnent un mois pour valider le texte (disponible dans la rubrique commentaire).

 

Alors que celui-ci semble clair, sa validation ne paraît pas aller de soi… la mairie a notamment suggérée de scinder la pétition qui englobe les trois bibliothèques en trois pétitions distinctes. Ruse de la Ville ou sincère souci de clarté ? Dans tous les cas, « c’est hors de question ! », s’offusque le collectif. Et ce lundi, l’adjoint à la démocratie locale, Pascal Clouaire, a indiqué aux pétitionnaires que les élus de la majorité allaient également en discuter entre eux. C’est que le texte de la pétition ne semble pas convenir tout à fait… Les tergiversations des élus ont le don d’agacer le syndicat CGT de la Ville, qui dénonce cette ambiguïté dans un communiqué de presse : « la municipalité refuse la pétition du collectif d’habitants qui se bat pour le maintien du service de lecture publique de proximité, elle ne lui convient pas, et pour cause ! La municipalité veut bien de la démocratie participative, mais pour les choses sérieuses, comme les pigeonniers contraceptifs ».

 

Pour cette bibliothécaire, c’est évident : « Les élus jouent la montre ! Moins on a de temps pour nous mobiliser, plus ils vont pouvoir avancer sur les projets de réaffectation des locaux ». ll faut en effet rappeler que les bibliothèques Prémol et Hauquelin ont déjà fermé leurs portes. Ainsi, alors que la page semblait définitivement tournée pour la Ville, les citoyens sont bien déterminés à ne pas en rester là… « Récemment, les services de la Ville nous ont concertés pour la réutilisation des locaux de la bibliothèque Prémol. Mais nous, on ne veut pas avancer sur ce terrain ! Ni nous engager dans des solutions irréversibles, puisque nous voulons faire aboutir la pétition ! », indique Cécilio Sanchez, vice-président de l’Union de quartier Village-olympique Vigny-Musset.

 

Une pétition, encore une donc… « Il n’y a pas plusieurs solutions pour nous faire entendre », constate Julia, l’une des porte-paroles du collectif. « On va donc rentrer dans ce processus de pétition et de votation qui permettra d’ouvrir le débat en conseil municipal et de mobiliser les citoyens. L’objectif est d’abord de faire parler des bibliothèques. Car on voit déjà les impacts négatifs qu’engendre la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol ». Une bibliothécaire abonde dans le même sens et développe : « Nous constatons une surcharge de lecteurs dans les autres bibliothèques, et donc un mauvais accueil du public ».

 

Une maman du quartier interroge : « Imagine-t-on réaliste, en terme de temps, de faire déplacer les écoles à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand’Place ? [où le fond jeunesse va-t-être constitué, ndlr]. C’est toute une expédition… Qui plus est avec les marches d’escaliers en prime qui ne sont pas pratiques pour les tout petits ». N’y a-t-il pas la solution du bibliobus qui peut venir devant les écoles, faute désormais de bibliothèque dans le quartier ? « Ça n’a strictement rien à voir ! Un bibliobus, c’est huit enfants à la fois qui peuvent monter dedans. Et puis c’est très compliqué à gérer pour les enseignants. Et ce n’est simplement pas envisageable à l’école Sidi Brahim », affirme Carole, qui semble bien informée. Bref, les plans B envisagés par la Ville sont loin de contenter les divers usagers des bibliothèques. « Je pense qu’Eric Piolle, de par son capital socio-culturel, n’appréhende pas ce qu’est la réalité des gens dans les quartiers et les difficultés qu’ont certains à se déplacer pour aller dans une bibliothèque, considère un bibliothécaire dans la trentaine. Ce réseau de proximité, ces services publics qu’on détricote, c’est pourtant ce qui fait société ! ».

  

 Lire l’article de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

Grenoble : Les usagers se saisissent du dispositif de votation citoyenne pour le maintien de trois bibliothèques
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article

Pages