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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:51

 

Livres-Hebdo : le 6 décembre 2016

 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues », a déclaré dans un communiqué Eric Piolle, le maire de la ville

 

La ville de Grenoble ne fermera finalement pas la bibliothèque Alliance, visée par un plan d’économie de la mairie. Les protestations des usagers, des bibliothécaires et du collectif « Touchez pas à nos bibliothèques », qui avait lancé une pétition pour le maintien de trois bibliothèques grenobloises, multiplié les manifestations et les grèves en octobre 2016, ont porté leur fruit pour cette antenne de quartier qui devait fermer dans le courant de l'année 2017.
 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, a déclaré dans un communiqué daté du 2 décembre, Eric Piolle, maire de Grenoble. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons ».

 

Deux autres bibliothèques Hauquelin et Prémol sont concernées par le plan d’austérité et ont fermé leurs portes en septembre dernier.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

                   GrenobleEric Piolle, contraint de renoncer a fermer une bibliothèque

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:00

 

Place Gre’net : le 24 novembre 2016

 

Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » lance une pétition dans le cadre du dispositif mis en place par la Ville de Grenoble. Mais la validation de cette dernière se fait, curieusement, attendre… 

 

Dans le cadre de son plan d’économies, la Ville de Grenoble a décidé de sacrifier trois bibliothèques de quartier : Hauquelin (secteur 2) et Prémol (secteur 6) dès cet été, ainsi qu’Alliance (secteur 4) en 2017. Malgré les pétitions citoyennes, moult manifestions d’usagers, de syndicats et d’habitants destinées à perturber la tenue de conseils municipaux et à se faire entendre, l’exécutif reste droit dans ses bottes et ne transige pas. Mais, de leur côté, les citoyens n’ont pas l’intention d’abdiquer… D’où la décision de se saisir du dispositif d’interpellation et de votation de la Ville de Grenoble. Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » réunissant usagers, bibliothécaires et citoyens a donc déposé sa pétition auprès de la mairie, le 9 novembre dernier. Les services se donnent un mois pour valider le texte (disponible dans la rubrique commentaire).

 

Alors que celui-ci semble clair, sa validation ne paraît pas aller de soi… la mairie a notamment suggérée de scinder la pétition qui englobe les trois bibliothèques en trois pétitions distinctes. Ruse de la Ville ou sincère souci de clarté ? Dans tous les cas, « c’est hors de question ! », s’offusque le collectif. Et ce lundi, l’adjoint à la démocratie locale, Pascal Clouaire, a indiqué aux pétitionnaires que les élus de la majorité allaient également en discuter entre eux. C’est que le texte de la pétition ne semble pas convenir tout à fait… Les tergiversations des élus ont le don d’agacer le syndicat CGT de la Ville, qui dénonce cette ambiguïté dans un communiqué de presse : « la municipalité refuse la pétition du collectif d’habitants qui se bat pour le maintien du service de lecture publique de proximité, elle ne lui convient pas, et pour cause ! La municipalité veut bien de la démocratie participative, mais pour les choses sérieuses, comme les pigeonniers contraceptifs ».

 

Pour cette bibliothécaire, c’est évident : « Les élus jouent la montre ! Moins on a de temps pour nous mobiliser, plus ils vont pouvoir avancer sur les projets de réaffectation des locaux ». ll faut en effet rappeler que les bibliothèques Prémol et Hauquelin ont déjà fermé leurs portes. Ainsi, alors que la page semblait définitivement tournée pour la Ville, les citoyens sont bien déterminés à ne pas en rester là… « Récemment, les services de la Ville nous ont concertés pour la réutilisation des locaux de la bibliothèque Prémol. Mais nous, on ne veut pas avancer sur ce terrain ! Ni nous engager dans des solutions irréversibles, puisque nous voulons faire aboutir la pétition ! », indique Cécilio Sanchez, vice-président de l’Union de quartier Village-olympique Vigny-Musset.

 

Une pétition, encore une donc… « Il n’y a pas plusieurs solutions pour nous faire entendre », constate Julia, l’une des porte-paroles du collectif. « On va donc rentrer dans ce processus de pétition et de votation qui permettra d’ouvrir le débat en conseil municipal et de mobiliser les citoyens. L’objectif est d’abord de faire parler des bibliothèques. Car on voit déjà les impacts négatifs qu’engendre la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol ». Une bibliothécaire abonde dans le même sens et développe : « Nous constatons une surcharge de lecteurs dans les autres bibliothèques, et donc un mauvais accueil du public ».

 

Une maman du quartier interroge : « Imagine-t-on réaliste, en terme de temps, de faire déplacer les écoles à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand’Place ? [où le fond jeunesse va-t-être constitué, ndlr]. C’est toute une expédition… Qui plus est avec les marches d’escaliers en prime qui ne sont pas pratiques pour les tout petits ». N’y a-t-il pas la solution du bibliobus qui peut venir devant les écoles, faute désormais de bibliothèque dans le quartier ? « Ça n’a strictement rien à voir ! Un bibliobus, c’est huit enfants à la fois qui peuvent monter dedans. Et puis c’est très compliqué à gérer pour les enseignants. Et ce n’est simplement pas envisageable à l’école Sidi Brahim », affirme Carole, qui semble bien informée. Bref, les plans B envisagés par la Ville sont loin de contenter les divers usagers des bibliothèques. « Je pense qu’Eric Piolle, de par son capital socio-culturel, n’appréhende pas ce qu’est la réalité des gens dans les quartiers et les difficultés qu’ont certains à se déplacer pour aller dans une bibliothèque, considère un bibliothécaire dans la trentaine. Ce réseau de proximité, ces services publics qu’on détricote, c’est pourtant ce qui fait société ! ».

  

 Lire l’article de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

Grenoble : Les usagers se saisissent du dispositif de votation citoyenne pour le maintien de trois bibliothèques
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:58

 

Livres-Hebdo : le 19 octobre 2016

 

Alors que la municipalité a fermé deux bibliothèques de quartier et prévoit d'en fermer une troisième, les employés du réseau grenoblois se mobilisent pour faire entendre leurs voix

 

Contre les fermetures de bibliothèques à Grenoble, les employés du réseau restent « mobilisés, révoltés et scandalisés ». Après avoir appris, en juin dernier, la fermeture quasi immédiate de deux bibliothèques de quartiers et la fermeture prochaine d'une troisième, ils multiplient les grèves et les actions de mobilisation. « Cette annonce a été un coup de massue », explique à Livres Hebdo Stéphanie Grandchamp, une employée du réseau des bibliothèques grenobloises. « Depuis, nous ne lâchons rien ». 

 

Sur « bibliothécaires de Grenoble en lutte », une page Facebook réunissant 700 personnes, les employés relaient ainsi leurs actions: votation symbolique, grèves, distribution de tracts, vente de tuiles décorées de slogans (un clin d'œil à un épisode historique de la Révolution française à Grenoble)... Une manifestation a ainsi eu lieu samedi 15 octobre et une autre est prévue dans la soirée du 19 octobre. Pour l'instant les bibliothécaires, accompagnés des riverains, n'ont « abouti à rien, pas même une possibilité de négociations », explique Stéphanie Grandchamp. Leur colère est d'autant plus grande qu'ils n'avaient à aucun moment été concertés lors de l'annonce des fermetures, qui provoquent la perte de 14 emplois (sur un total de 198 employés et de 14 bibliothèques).

 

La localisation et l'importance des deux établissements de quartiers concernés, Hauquelin et Prémol, situés dans des quartiers populaires de Grenoble, ajoutent au mécontentement général. « La fermeture des bibliothèques y laisse concrètement plus de place aux dealers », explique un employé. La Ville de Grenoble justifie de son côté les fermetures par une contrainte d'économie. Son « Plan de sauvegarde des services publics locaux » devrait lui permettre de réduire son budget de 14 millions d’euros.

 

Comme l’ensemble des villes de France, Grenoble doit faire face à une baisse des dotations de l’État qui s’élève pour elle à 17 millions d’euros pour la période 2013-2017. Le budget alloué aux trois bibliothèques sera récupéré par la mairie, mais le reste du budget du réseau de lecture publique (8,3 millions d’euros dont 7,4 consacrés à la masse salariale actuellement) sera maintenu, affirmait à Livres Hebdo Corinne Bernard, maire adjointe Cultures, qui met en avant les nombreux projets prévus par ailleurs pour les bibliothèques. « Nous sommes dans une démarche globale d’évolution du réseau, et pas seulement dans un contexte de fermeture ».

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

          Avec Eric Piolle, le maire de Grenoble, les bibliothèques sont étranglées

 A Grenoble, les bibliothécaires se mobilisent contre les fermetures
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:58

 

France 3 Alpes : le 15 octobre 2016

 

Deux bibliothèques ont récemment fermé à Grenoble et une troisième est en passe de l'être, l'Alliance. Objectif : faire des économies dans le cadre du vaste plan de sauvegarde de l'équipe municipale. Mais les personnels et les habitants des quartiers concernés s'y opposent

 

Au cœur du quartier populaire des Alpins, la bibliothèque Alliance pourrait fermer dès ce printemps, après la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol. Une nouvelle inconcevable pour les usagers croisés ce samedi matin. « C'est un lieu culturel qui va vraiment fortement nous manquer. C'est un lien social » explique Lucie Martineau, qui habite non loin.

 

« Il y avait vraiment un réseau de proximité sur le quartier, avec cette bibliothèque, extrêmement importante », regrette Julia Boulon, une autre riveraine, qui participe à une réunion d'une trentaine de personnes pour « sauver » la bibliothèque Alliance. Habitants et bibliothécaires sont solidaires face à la fermeture. L'annonce passe d'autant plus mal que le quartier est le deuxième plus peuplé de Grenoble. Plus de 30 000 habitants, sans compter ceux de la future ZAC Flaubert.

 

Réponse de la Ville : la bibliothèque Alliance sera reconvertie en « pôle de proximité et de culture » en lien avec les habitants justement. Lourdement endettée, la ville doit faire des économies tous azimuts pour éviter la mise sous tutelle préfectorale. « La solution est à aller chercher auprès de l’État », répond Denis Bagarry, du syndicat SUD. « Aujourd'hui, l’État se permet de donner 40 milliards aux entreprises dans son pacte de responsabilité, on ne peut pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai. Il faut que l’État paie ses créances. L’État doit de l'argent à la ville de Grenoble », affirme-t-il. 

 

Après la réunion matinale à la bibliothèque Alliance, une manifestation a rassemblé une cinquantaine de personnes ce samedi après-midi devant la bibliothèque principale. Prochaine échéance pour les manifestants : lors du conseil municipal du 7 novembre à l'Hôtel de Ville. 

 

Voir ici le reportage de France 3 Alpes-Grenoble

 

 

 À Grenoble, riverains et personnels s'opposent aux fermetures des bibliothèques
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:57

 

Place Gre’Net : le 11 octobre 2016

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques ne faiblit pas

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques de proximité dans le cadre du « plan de sauvegarde » adopté par la Ville de Grenoble ne faiblit pas. Après s’être manifestés durant l’inauguration du Mois de P’tits lecteurs, les syndicats appellent à deux nouvelles manifestations aux mois d’octobre et de novembre. 

 

« A l’occasion de cette neuvième édition du Mois des P’tits Lecteurs, la municipalité Piolle offre aux bébés grenoblois un livre mais aussi la fermeture de trois bibliothèques », écrit le syndicat Sud dans un communiqué, faisant référence au livre offert par la municipalité à tous les Grenoblois nés en 2016.

 

Jugeant que le « plan de sauvegarde » est « un plan de réduction du service public et des personnels », les bibliothécaires en lutte, soutenus par les syndicats CGT, FO et Sud, appellent à « rejoindre le 15 octobre à 10 h 00 les habitants du quartier Alliés-Alpins à la maison des initiatives », avenue Blum, ainsi qu’à manifester le 7 novembre à 17 h 30 devant l’Hôtel de Ville, à l’occasion du conseil municipal.

 

Annoncé en juin 2016, le plan d’austérité adopté par la Ville de Grenoble, qui comprend notamment la fermeture des bibliothèques Alliance, Hauquelin et Prémol, soulève de nombreuses indignations et a donné lieu à une coalition de Matthieu Chamussy, le président du groupe Les Républicains – UDI et Société civile, et de Jérôme Safar, le président du groupe Rassemblement de gauche et de progrès.

 

Voir aussi le reportage de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

 Grenoble : les bibliothécaires appellent à de nouvelles manifestations
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:34

 

Ouest-France : le 9 septembre 2016

 

Joël Bruneau, le maire de Caen, n'est pas très à l'aise pour commenter cette éviction

 

Avant même la pose de la première pierre, en juillet 2013, elle s'était impliquée dans le projet. La future Bibliothèque multimédia à vocation régionale ( BMVR), Noëlla du Plessis l'avait cousue au cœur comme une reliure de livre. Le personnel des bibliothèques, comme le secteur culturel, s'attendaient à voir cette conservatrice d'État participer à l'inauguration de la croix de verre.

 

Il n'en sera rien. La directrice de la bibliothèque est poussée vers la sortie. Et de manière peu élégante, à deux ans de la retraite. À la mi-septembre, elle devra quitter son bureau. Et retrouver un emploi, même si elle reste rémunérée par l'État, au titre de son statut.

 

Joël Bruneau, le maire de Caen (LR) n'était pas très à l'aise pour commenter cette éviction, hier lors du premier point presse organisé dans l'auditorium de la bibliothèque Alexis-de-Tocqueville. En public, il a simplement confié que le directeur adjoint Olivier Tacheau, nommé par son équipe en mars, allait effectivement diriger le temple du livre. « Il y avait un problème interne, entre personnes », a-t-il simplement lâché.

 

 

                                 Joël Brunueau, le maire de Caen n'est effectivement pas très à l'aise

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

 

Noëlla du Plessis était-elle « trop impliquée dans un projet marqué de la précédente mandature », comme le croit l'ancien maire socialiste de Caen, Philippe Duron ? C'est lui qui a lancé cette ambitieuse bibliothèque du futur. L'investissement de cette fonctionnaire est toutefois resté professionnel. Pas identifiée comme une femme de gauche, elle avait d'ailleurs pris ses fonctions sous un précédent maire de droite. Coûtait-elle trop cher ? Pas à la collectivité, en tout cas, puisqu'elle est rémunérée par l'État au titre des missions nationales remplies par la centrale de Caen.

 

Est-elle victime d'un conflit de générations ? Assurément. Si, dans son entourage, on décrit une fonctionnaire d'« une grand rigueur », on note aussi « sa vision classique » du livre. Bien que la directrice se soit beaucoup investie dans l'évolution des bibliothèques (numérisation d'ouvrages, bornes sans contact pour interagir avec les usagers...), l'équipe de Joël Bruneau a, dès le recrutement du directeur adjoint Olivier Tacheau, envisagé d'apporter du « sang neuf » à la tête de la BMVR.

 

Désigné pour devenir directeur de la grande bibliothèque, cet ancien directeur général des services de l'université d'Angers, 45 ans, devait cohabiter avec Noëlla du Plessis jusqu'à son départ à la retraite. Mais leurs relations se sont vite dégradées au point d'être exécrables : le « problème interne » auquel fait référence Joël Bruneau. Ni l'un ni l'autre n'ont souhaité s'exprimer sur ce sujet.

 

« Il y a les carrières de chacun et il y a à penser un établissement pour les décennies à venir », insiste Marc Pottier, adjoint à la culture de l’agglomération Caen-La-Mer. Reconnaissante envers Olivier Tacheau d'avoir mené une négociation compliquée avec le personnel sur l'ouverture dominicale de la BMVR, l'agglomération a tranché : le nouveau chapitre de la grande bibliothèque caennaise s'écrira sans son actuelle directrice.

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

           Le Maire de Caen et Marc Pottier, l'adjoint à la Culture de l'agglo, coupeurs de tête

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

                                                 - Je suis la première lame et lui c'est la seconde

                                                                   - Et vice et versa

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 15:06

 

Un conflit avec son adjoint fraichement nommé en serait la cause selon la presse régionale. Le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Très impliquée dans la conception de la future Bibliothèque multimédia à vocation régionale (BMVR) de Caen (Calvados), l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale, Noëlla Du Plessis ne participera donc pas à son inauguration car poussée vers la sortie par les élus de la communauté d’agglomération de Caen-la-Mer.

 

Une éviction qui courait depuis juin si l'on en croit Ouest-France. Mais la rumeur était alors démentie par l’administration caennaise « le poste de Mme du Plessis n'est en aucun cas menacé », assurait ainsi la main sur le coeur, Olivier Grégoire, le directeur général des services de la mairie au quotidien régional (lire ici). Cochon qui s'en dédit ?

 

Ben visiblement oui, car le maire de Caen et président de l'agglomération, Joël Bruneau (LR), a confirmé il y a deux jours, toujours à Ouest-France, que l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale était finalement devenue persona non grata. Visiblement peu à l'aise pour expliquer publiquement cette décision, l'élu a avancé « un problème interne entre des personnes ».

 

Selon la presse normande, « la décision est étonnante envers une fonctionnaire qui a participé de près à l'élaboration de cet ambitieux projet, lancé sous la mandature du socialiste, Philippe Duron ». D'ailleurs selon les informations de Ouest-France « cette éviction peu élégante s'explique par un conflit personnel qui s'est envenimé entre Noëlla Du Plessis et son directeur adjoint, Olivier Tacheau, 45 ans, nommé par l'équipe de Joël Bruneau, en mars ». Le poste de direction de la nouvelle bibliothèque étant désormais à pourvoir, le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 

Le Maire de Caen propose une nouvelle évolution de carrière à l'ancienne directrice de la bibliothèque

Nouvelle bibliothèque de Caen : l'actuelle directrice virée comme une malpropre

                                                    - Heu, par là-bas c'est pas mal....

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:38

 

L'intersyndicale qui appelle à manifester samedi 30 juillet contre la fermeture de plusieurs bibliothèques à Grenoble édite un tract avec un célèbre poème de Jacques Prévert

 

En plein été, la mobilisation continue contre le plan de la Ville de Grenoble de fermer trois bibliothèques puisque les syndicats FO, CGT, et SUD ont décidé d'appeler à manifester avec une idée originale selon France 3 Rhône-Alpes : éditer un tract avec les vers du célèbre poète Jacques Prévert pour rallier les agents des bibliothèques à participer au mouvement à la grève ce 30 juillet.

 

Tu dis que que aimes les fleurs et tu leur coupes la queue
Tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage
Quand tu dis que tu m’aimes
J’ai peur

 

Il est vrai que les vers du poète résonnent particulièrement bien pour dénoncer la politique culturelle de la mairie dirigée par Eric Piolle dans une coalition qui regroupe.... toute la Gauche Alternative ! En effet, la liste dirigée par l'écologiste, Eric piolle comprenait outre Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste, ainsi que deux associations locales, l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen. Une liste qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

La manifestation est prévue devant un des établissements condamnés, la Bibliothèque Hauquelin, le samedi 30 juillet 2016, à partir de 11h30.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Quand les bibliothécaires (avec l'aide de Jacques Prévert) qualifient la politique culturelle de la Ville de Grenoble

Grenoble : les bibliothécaires en grève le 30 juillet avec le soutien de Jacques Prévert
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:22

 

Le Parisien : le 23 juillet 2016

 

Pour faire des économies, Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble (Isère) a annoncé la fermeture de trois bibliothèques, provoquant une levée de boucliers

 

Des manifestants qui frappent contre les vitres de la salle du conseil municipal pour clamer leur colère, un maire qui reporte les débats, des policiers mobilisés pour permettre la tenue du conseil... A Grenoble, Eric Piolle, premier maire écologiste d'une grande ville française, est confronté à l'épreuve du pouvoir.

 

L'annonce d'un « plan de sauvegarde des services publics » a mis le feu aux poudres. Ces mesures prévoient la fermeture de trois bibliothèques, dont deux dans des quartiers dits « sensibles », et la baisse des effectifs municipaux (une centaine sur 4 000). « On n'a pas voté pour ça ! », « Piolle, Valls, même combat ! » ont scandé les manifestants lors des deux derniers conseils municipaux. « La fermeture de la bibliothèque Prémol est inacceptable. Elle pénalise les enfants dans un quartier fragile. Cette décision est en contradiction avec les engagements de M. Piolle durant sa campagne », s'insurge Cécile Cenatiempo, présidente de l'union de quartier du Village olympique-Vigny-Musset.

 

Le maire, à la tête d'une coalition regroupant EELV (Europe Ecologie-les Verts), le Parti de gauche et des collectifs citoyens, rétorque qu'il n'avait pas le choix. « La baisse des dotations de l'Etat nous prive de 17 M€ entre 2013 et 2017. La municipalité précédente ( NDLR : le socialiste Michel Destot a géré la ville de 1995 à 2014) a laissé filer la masse salariale alors que la ville a déjà des impôts élevés et une dette lourde (1 687 €/habitant), se défend Eric Piolle. Il faut agir ». La fermeture de trois bibliothèques ? « Il faut savoir que la densité des bibliothèques à Grenoble est supérieure à celle d'autres grandes villes. » n'hésite pas à clamer le maire.

 

Gauche et droite grenobloises dénoncent la politique du maire écologiste. « M. Piolle met en place un plan de destruction massif du service public », estime le chef de file socialiste Jérôme Safar. Paul Bron (mouvement de gauche Go Citoyenneté) dénonce « un plan d'austérité décidé sans concertation avec la population », tandis que pour Matthieu Chamussy (les Républicains), « Eric Piolle met en œuvre la décroissance ». Ce dernier met en avant la nécessité de faire preuve de « courage politique ». « Nous sommes là pour faire émerger quelque chose de nouveau, même si les périodes de transition sont toujours difficiles » ose tout de même affirmer le maire de Grenoble. Une saillie (« faire émerger quelque chose de nouveau ») qui consiste donc pour Eric Piolle à fermer des bibliothèques.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                 Eric Piolle : un maire qui ferme trois bibliothèques

A Grenoble, le maire estime qu'il y a « trop de bibliothèques » dans sa ville

              - Ben quoi, j'applique le slogan marqué sur la vitrine de mon local de campagne !

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 14:34

 

Un véritable séisme pour les observateurs car Grenoble était présenté depuis les élections comme un « laboratoire politique » avec sa majorité issue de toute la Gauche Alternative

 

Rien ne va plus dans la ville de Grenoble (Isère). La commune dirigée par le maire écologiste Eric Piolle, a ainsi présenté un plan de « refondation du service public » avec à la clef de nombreuses coupes budgétaires. Des coupes drastiques qui touchent notamment le secteur culturel, puisque outre la suppression de plusieurs subventions aux associations œuvrant dans le domaine (théâtre, musique..), la Ville a aussi décidé de fermer trois de ses treize bibliothèques ! Dans la ligne de mire municipale : la bibliothèque Hauquelin, avenue du Marechal Randon et la bibliothèque Prémol, dans le quartie du Village Olympique, spécialisées dans l'acceuil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique.

 

Et un véritable séisme pour les observateurs car Grenoble était présenté depuis les élections de 2012 comme un « laboratoire politique » avec sa majorité issue de toute la Gauche Alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste, ainsi que deux associations locales, l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen. Une liste qui se voulait pourtant « anti-austérité ».

 

« Nous n'avions pas le choix », explique au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, qui fini par avouer qu'il s'agit bien d'une « politique d'austérité ». Mais l'élu de rappeler « qu'en raison de la baisse des dotations de l'Etat mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans ». De son côté, le maire Eric Piolle s'embarasse de moins de subtilité. « Il faut changer cette logique de proximité du service public avec par exemple la création d'un bibliobus, d'une bibliothèque à vélo et des nouveaux points d'équipements de librairies, plutôt que ces 14 bibliothèques espacées par moins d'un quart d'heure à pieds » a-t-il asséné dans France 3 Rhône-Alpes. Le même discours que tenait Patrick Balkany à Levalois (Haut-de-Seine) lorsque lui aussi justifiait la fermerture d' une bibliothèque l'année dernière.

 

Ce discours que l'on attendait surtout pas d'une municipalité « Rouge-Verte » renverse ainsi toutes les positions politiques habituelles. Si bien que les Socialistes et Les Républicains grenoblois n'hésitent pas eux aussi à bouleverser tous les repères nationaux. « Au moins, c'est clair, Eric Piolle mène une politique de droite », ose d'ailleurs déclarer au Dauphiné Libéré, le socialiste Jérôme Safar devenu vert de rage. Quand à la droite, justement, elle n'est pas en reste puisque pour Matthieu Chamussy « jamais le service public n'a été attaqué ainsi à Grenoble ! ». Pas de doute, la Ville de Grenoble est bien devenue un laboratoire politique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Grenoble : Eric Piolle décide d'étrangler son réseau de bibliothèques

La Ville de Grenoble compte fermer plusieurs bibliothèques municipales
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