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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:12

 

Paris-Normandie : le 15 février 2016

 

« Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’» déclarent les bibliothécaires

 

Le torchon brûle entre une partie du personnel des sept bibliothèques rouennaises qui comptent environ 90 agents et leur encadrement. Même si Christelle Di Pietro, la nouvelle directrice arrivée cet été, semble épargnée pour l’heure par les critiques. Un préavis de grève a été déposé pour le mercredi 24 février et un second appel à la mobilisation est déjà dans les tuyaux pour le mercredi 2 mars. « Une réunion est prévue avec le maire le 23 février, mais nous n’en espérons pas grand-chose », assure François Botté, secrétaire de la CGT, l’une des trois organisations syndicales, avec SUD et FO, qui soutient ce mouvement.

 

Réunis dernièrement en mairie, plusieurs agents municipaux et représentants syndicaux listaient leurs griefs qui, selon eux, ne datent pas d’hier. « Mais la goutte d’eau, c’est le non-renouvellement de la conservatrice d’État [en charge notamment de la gestion du Fonds patrimonial de la Ville, NDLR], reconnue pour ses qualités humaines et professionnelles, dont nous avons appris en janvier que le contrat ne serait pas reconduit », explique José Marin, le représentant de SUD.

 

Pour lui, cette décision n’est que l’illustration des tensions qui minent le service des bibliothèques depuis de longs mois, voire même des années puisqu’en 2011 un précédent mouvement, pour des motifs similaires, s’était déroulé. « Il y a un management qui génère de la souffrance au travail et qui n’accepte pas la discussion, ni la contradiction. Une réunion extraordinaire du CHSCT [comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, NDLR] le 15 novembre dernier, en présence de l’adjoint en charge du personnel, Olivier Mouret, et du DGS [directeur général des services, NDLR] l’avait même mis en lumière. Mais depuis rien n’a bougé », continue José Marin qui prend également l’exemple de la directrice de la bibliothèque Parment, en arrêt de travail depuis qu’elle a dû prendre en plus la gestion de celle des Capucins.

 

« Les compétences des bibliothécaires ne sont plus reconnues. Aujourd’hui, le mot d’ordre c’est l’événementiel, ce n'est plus la culture, ni la politique de lecture publique. Nous n’avons plus les moyens de remplir nos missions et dans le même temps on fait de l’esbroufe à grands coups de com’», s’agace l’une des membres du personnel des bibliothèques. L’être ou le paraître, telle est la question... à laquelle la Ville n’a pas souhaité répondre officiellement. Préférant sans doute réserver ses commentaires pour la prochaine réunion.

 

Lire l'article de Paris-Normandie

 

 

                            Yvon Robert le maire (PS) de Rouen à côté de Laurent Fabius

Grève dans les bibliothèques municipales de Rouen contre le bling-bling

                                                - Pour une fois le bling-bling c'est pas moi, c'est lui

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:13

 

Livres-Hebdo : le 22 octobre 2015

 

Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques. Visiblement en 2015 il l'a perdu !

 

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines dénoncent la paupérisation et la dégradation du service des huit médiathèques de l'agglomération, et appellent à la grève générale samedi 24 octobre, après une première très suivie le 17 octobre, à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, qui avait eu pour conséquence la fermeture de tous les établissements.
 

Les bibliothécaires réitèrent leurs revendications et demandent à Michel Laugier, président de la communauté d'agglomération, le recrutement de 14 professionnels sur les postes vacants et en remplacement des arrêts maladie longue durée, ainsi que la titularisation des 13 contractuels occupant des postes permanents. Un pétition est lancée sur le site change.org pour soutenir les exigences des bibliothécaires.


La baisse des effectifs de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a affecté le réseau des médiathèques, avec la fermeture de la Maison de la Poésie, de la Maison de l'Environnement et de la médiathèque Jean-Jaurès, rappelle l’intersyndicale CGT-CFDT sur la pétition mise en ligne.


Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le 4e Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques, qui distingue chaque année depuis 2010 les établissements proposant des services particulièrement novateurs et efficaces pour prendre en compte la diversité des publics desservis et développer la fréquentation des bibliothèques (visiblement en 2015, ce prix n'est plus d'actualité NdR).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

 

Michel Laugier (2ème à gauche), le président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines seront, de nouveau, en grève pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail

  - Je vous présente mon prix Livres-Hebdo 2015

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 14:15

 

Après une grève très suivie le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, les bibliothécaires remettent ça ce samedi

 

Les bibliothèques municipales vont mal. Très mal même malgré les annonces de François Hollande promettant un soutien financier aux bibliothèques... mais seulement pour celles qui décideront d'ouvrir le dimanche. Une annonce évidemment pleine de démagogie car pour le reste de la semaine...

 

Cette fois, c'est au tour des bibliothécaires de Saint-Quentin-en-Yvelines de dénoncer la paupérisation des huit médiathèques de l'agglomération (Elancourt, Trappes, Guyancourt, Montigny-le-Bretonneux...). Après une grève très suivie, à près de 95%, le 17 octobre à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT avec pour conséquence la fermeture de tous les établissements, les bibliothécaires remettent ça ce samedi 24 octobre.

 

« Nous protestons contre le non-remplacement de 14 agents qui sont partis en retraite ou étaient en fin de contrat, a déclaré au Parisien, Sandra Tahot, représentante de l’intersyndicale. Cela a augmenté la charge de travail et l’accueil du public ne se fait pas dans des conditions optimales. » Les syndicats réclament également la titularisation de 13 contractuels et l’abandon du projet de réduction du nombre de jours de congés. Le président de la communauté de communes, Michel Laugier (DVD) voulant en effet sucrer 13 jours aux agents dans le cadre de la nouvelle reconfiguration de l'agglomération, avec l'absortion de quatre nouvelles communes, qui doit être effective au 1er janvier 2016.

 

Lors du mouvement du samedi 17 octobre la saturation était palpable parmi les bibliothécaires. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail » ont déclaré des agents au Parisien. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition papier « contre la dégradation du service des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines » qui a circulé dès la fin de matinée lors du rassemblement de certains grévistes devant le centre commercial Sqy Ouest à Montigny-le-Bretonneux ou par ceux qui sont restés aux abords de leurs propres bibliothèques fermées ce jour là. Une action qui a fait mouche auprès des usagers puisque elle a atteint le résultat remarquable de 852 signatures en quelques heures.

 

Pour les défenseurs de la lecture publique qui n'étaient pas présents ce jour là, une version de cette pétition a également été mise en ligne. Pour la signer c'est ici. Nul doute que tous les élus de France et de Navarre qui sur tout les tons clament « adorer les bibliothèques » devraient apposer leur signature fissa.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

             Saint-Quentin-en-Yvelines : Pour les syndicats, le réseaux des médiathèques se fissure

Les médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines seront encore en grève le samedi 24 octobre

 

 

 

 

Lire aussi

Ouvrons mieux les bibliothèques

 

 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 13:21

 

TVFil78 : le 19 octobre 2015

 

Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats

 

Samedi, le personnel des huit médiathèques de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était en grève. Distribution de tracts, informations aux usagers… Près de 100% des agents ont manifesté ce week-end selon les syndicats.

 

Devant la médiathèque de Magny-les-Hameaux, ils étaient une trentaine à se mobiliser. En ligne de mire : les réductions d’effectif du réseau des médiathèques.  « On est moins pour les ouvertures, pour le service public, pour les médiations. C’est difficile de faire toujours autant d’animations, autant de services, avec beaucoup moins de personnel » affirme Denise Sejournet, agent CASY réseau des médiathèques.

 

Le personnel demande aussi le remplacement des 14 postes vacants, manquant aux agents du réseau. Pour continuer leur mobilisation, les agents ont mis en ligne une pétition. Elle a déjà recueilli une centaine de signatures depuis ce week-end.

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:53

 

Le Parisien Yvelines: le 18 octobre 2015

 

L'intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement des agents qui manquent toujours à l’effectif en charge du réseau de Saint-Quentin-en- Yvelines.

 

Une quinzaine de bibliothécaires s'est rassemblée ce samedi toute la journée devant le centre commercial Sqy Ouest. Les grévistes portant des panneaux blancs et armés de papiers et de stylos ont fait signer une pétition afin d’obtenir le soutien du public.

 

L’accueil dans les huit médiathèques de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines était hier fortement perturbé. L’intersyndicale CGT-CFDT demande le remplacement de 14 personnes qui manquent toujours à l’effectif des 138 agents, en charge de ce réseau. « Nous avons rencontré notre direction vendredi, précise une syndicaliste. Ils nous ont écoutés mais certainement pas entendus ».

 

Dans les rangs des agents en grève, la saturation est palpable. « Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des animations pour les enfants, les personnes âgées. Mais aussi à gérer les réservations et les retours de prêts. Ce manque de personnel pèse sur notre charge de travail. Les grévistes demandent l’ouverture de nouvelles négociations avec la direction.

 

Lire l'article du Parisien-Yvelines

 

 

Montigny-Le-Bretonneux : les bibliothécaires au bord de la crise de nerfs
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 16:47

 

Pour les syndicats, le maire de Lyon, Gérard Collomb,  joue à guignol en matière de dialogue social

 

Le mouvement de grève avait été lancé à l'appel des syndicats Sud et CGT. Il a visiblement été très suivi puisque plusieurs bibliothèque municipales de la ville de Lyon ont été fermées au public le jeudi 1er octobre. Parmi les établissements touchés, citons, entre autres, les bibliothèques de la Part Dieu, du Point du Jour, de Saint-Jean Enfants ou encore de celle de Saint-Rambert;

 

En cause : l'annonce par la Ville de Lyon de plusieurs suppressions de postes, « sans aucune concertation ni négociation », regrette Thomas Renoud-Grappin, représentant syndical Sud. « Lors d'une réunion avec la Ville hier, poursuit-il, nous avons d'abord eu confirmation que, dans le cadre du plan d'économies municipal, les bibliothèques seraient mises à contribution à hauteur de 400 000 euros sur le mandat. Cela représente 10 postes » a déclaré le syndicaliste au site Lyon Capitale.

 

On connaît déjà les noms des premières bibliothèques qui seront directement touchées par ces baisses des effectifs : celles de la Croix-Rousse, Vaise et Bachut. « Les agents sont dépités et en colère, reprend Thomas Renoud-Grappin. On leur a vendu l'automatisation des prêts et retours comme une amélioration du service aux usagers, en leur donnant plus de temps pour l'accueil et les opérations de médiation. Ils y croyaient et la présentaient comme telle aux lecteurs ! En leur retirant ces postes maintenant, ils ne savent plus quoi penser ». Bref, en matière de dialogue social, le maire de Lyon, Gérard Collomb joue à guignol. Un hommage sans doute à cette figure de la capitale des Gaules.

 

De leur côté les syndicats ont annoncé de prochaines réunions avec les personnels pour décider de nouvelles actions. Le mois d'octobre risque d'être agité entre Rhône et Saône.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                   Social : Dans les bibliothèques lyonnaises Gérard Collomb joue à Guignol

Les bibliothèques de Lyon se sont fortement mobilisées contre les suppressions de poste
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:47

 

La municipalité lyonnaise avait pourtant tout fait pour rester discrète

 

Voilà une nouvelle qui tombe bien mal pour François Hollande lequel vient à peine d’annoncer la mise en place d'une aide de l’État pour toutes les communes qui accepteraient d'ouvrir leurs bibliothèques le dimanche. Mais seulement le dimanche, non mais ! Car visiblement les promesses du Gouvernement ne concerneraient pas les bibliothèques municipales qui ont déjà du mal à ouvrir normalement en semaine (pour en avoir la liste cliquez là).

 

C’est notamment le cas à Lyon et la situation risque de ne pas s’arranger puisque les bibliothécaires ont découvert que la municipalité avait l’intention de supprimer, de nouveaux, des postes budgétaires. En douce, bien sûr. Une information qui est malgré tout arrivée à l’oreille des syndicats Sud et CGT de la capitale des Gaules. « Nous avons appris par des bruits de couloir que des postes allaient être supprimés dans plusieurs bibliothèques, sans qu'il y ait eu d'information officielle ni de concertation », a ainsi déclaré Thomas Renoud-Grappin, agent des bibliothèques et représentant du syndicat Sud au site d’information locale, Lyon Capitale.

 

Bien sûr, les syndicats ne sont pas vraiment surpris par ce projet car entre Rhône et Soane, comme ailleurs, la baisse drastique des dotations de l’État n’a pas fini de faire des ravages dans le fonctionnement des services publics. « Nous savons que les bibliothèques doivent faire des économies, comme les autres services municipaux » affirme d’ailleurs pas dupe Thomas Renoud-Grappin. Oui, mais voilà que les suppressions de poste pourraient être bien plus importantes que celles annoncées par la mise en place des automates des prêts et retours à la bibliothèque de la Part-Dieu. « Actuellement, il semble que les suppressions pourraient concerner d'autres postes » craignent les bibliothécaires.

 

Une mesure qui aurait alors pour conséquence de diminuer les horaires d’ouvertures de la quinzaine d’autres bibliothèques lyonnaises.On serait alors bien loin des fanfaronnades du président. De quoi surtout apporter de l'eau au moulin aux signataires du texte d'ouvrons mieux les bibliothèques (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

                                 Gérard Collomb, le maire de Lyon et le Président

Lyon : les bibliothécaires craignent de nouvelles suppressions de poste

                     -   Putain Gerard, t'es en train de ruiner mes annonces de fanfarons

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:12

 

Le Républicain Lorrain : le 9 septembre 2015

 

Les agents ont répondu non à 82% à l'occasion d'un référendum organisé sur l'ouverture du dimanche. « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT

 

Plus de 82 % des agents des Bibliothèques-médiathèques de Metz (91 sur 113), venus voter hier sur l’un des trois sites (Verlaine au Pontiffroy, Le Sablon et Jean-Macé à Borny), ont répondu non à l’ouverture dominicale de la médiathèque Verlaine à l'occasion d'un référendum organisé pour l'occasion (lire ici). Parmi eux, 65 % ont toutefois coché en deuxième choix l’option « ouverture sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les catégories C et B, récupération et prime pour la catégorie A ». « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT tout en faisant remarquer que « les agents font la démonstration qu’ils ont une démarche de service public ».

 

« Pour moi, ce vote n’est pas une surprise », poursuit son homologue de la CFDT, Bruno Meyer. « L’option choisie par les agents nous conforte puisque c’était notre choix. On voit bien qu’il ne faut pas banaliser le dimanche et, surtout, qu’il faut le sortir des 36 heures ». « Nous avons déjà des difficultés de plannings », rappelle Jocelyne Barthel de la FA-FPT, évoquant « dix-neuf agents non remplacés ». Sans grande surprise non plus, la question ajoutée en bas du bulletin de vote demandant aux agents s’ils sont « favorables à l’organisation d’animations le dimanche sans moyens supplémentaires », a, elle aussi, vu le non l’emporter très largement. « On envisage des animations avec zéro euro de budget, mais si on fait intervenir une personne extérieure, il faudra la payer plus que si elle travaillait un jour normal », estime Jocelyne Barthel.

 

Prenant acte de ce scrutin, Christophe Lafoux confiait, hier, « réserver ses commentaires pour la réunion du 15 septembre prévue avec les syndicats avant la tenue du scrutin ». Le directeur général des services de la Ville rappelait cependant l’existence d’une « décision de principe prise par le maire de Metz » et d’une « volonté de sa part de renforcer le service public. » « Il va falloir concilier tout cela, renforcer le service public, adapter les modes de fonctionnement et tenir compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Si l’option choisie par la majorité des agents entrait en vigueur – les autres propositions consistaient à choisir le volontariat sans recourir à des vacataires ou à intégrer le dimanche dans les 36 heures de travail hebdomadaire –, il faudrait douze personnes présentes le dimanche à la médiathèque Verlaine, dont six agents et six vacataires pour un coût d’environ 50 000 €. « Nous n’avons pas encore définitivement arrêté les modalités », prévient Christophe Lafoux qui envisage une ouverture « fin octobre-début novembre, une fois le comité technique passé et renforcer le service public en tenant compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Lire l'article du Républicain Lorrain

 

 

                                   Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Metz : Pour les bibliothécaires, le dimanche travaillé, c’est non

                         - 82% de non à ton sous amendement je reconnais que c'est rude !

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 08:12

 

L'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant, semble-t-il, plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine.

 

Les affiches placardées sur la porte d'entrée de l'Alcazar, la plus grande bibliothèque publique de Marseille ont fait le tour du Vieux Port « Nous vous prions de rester tranquillement devant votre téléviseur », « Nous vous informons que les terrasses du Port sont ouvertes 7 jours sur 7 » ou encore « Nous vous remercions de ne pas trop profiter du service public marseillais », pouvait-on lire dès début août sur la porte de l'établissement. Mieux, « pour la presse, allez au PMU du coin » était-il conseillé aux marseillais en quête de lecture. Des messages ponctués d'un « Merci de votre compréhension » et (faussement) signés « La Municipalité ».

 

Une situation soulevée par le site Achilmag qui dévoile que cet été l'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant semble-t-il plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine. Un vrai pastis. Pourtant, la cité phocéenne ne compte qu'un faible réseau de 8 bibliothèques (contre 15 à Lyon, 14 à Montpellier, 10 à Bordeaux...et 60 à Paris !)

 

 

                  L'affiche posée sur la devanture de la bibliothèque de l'Alcazar

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

   Pour la presse, allez au PMU du coin. Merci de votre compréhension

 

 

La municipalité phocéenne tente de se défausser en affirmant au quotidien La Provence « qu' en cette période, on a beaucoup moins de monde; les gens sont plus attirés vers les plages [...] Dans les autres grandes villes, ça se passe exactement de la même manière ». Ce qui est faux, affirme le site Archimag « puisque à Lyon et Paris, les grands établissement restent ouverts 5 jours sur 7 ». Précisons toutefois à Archimag que pour la capitale, bien qu'elles soient ouvertes effectivement sur cinq jours, les bibliothèques parisiennes réduisent, elles aussi, drastiquement leurs horaires d'ouverture, faute de moyens. Certaines sont même fermées tout les matins, y compris le samedi. Pas très fluctuat.

 

En tout cas, pour les syndicats de la capitale des Bouche-du-Rhône, les arguments de la municipalité marseillaise ne valent pas une bouillabaisse et dans une déclaration également à La Provence, vont droit au but : « les usagers sont là, mais la vérité, c'est que la ville se refuse à prendre le nombre de vacataires ou de saisonniers suffisants pour faire tourner les services alors que, dans le même temps, on oblige les permanents à prendre leurs quatre semaines au cœur de l'été. Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux. Mais avec 50 départs à la retraite non remplacés, c'est impossible » affirme ainsi Raymond Romano pour le syndicat CGT.

 

Pendant ce temps là, Fleur Pellerin, la ministre de la culture a dans un éclair de démagogie missioné la sénatrice d'Ile et Vilaine, Sylvie Robert pour étudier.... les extensions d'horaires des bibliothèques ! Entendez par là surtout les ouvrir le dimanche et le soir. On ignore si elle aura inclus la situation de Marseille (mais aussi de Nantes, du Havre, de Brest, de Levallois ou de Paris, liste non exhaustive) dans le rapport sénatorial qu'elle doit remettre prochainement à la ministre..

 

En tout cas comme le dit si bien le bibliothécaire marseillais «  Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux ». Justement il existe une pétition et elle là. A signez massivement. Oh peuchère !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Avec le maire de Marseille les bibliothèques phocéenes sont en plein pastis

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

 - Alors collègues, je vois que vous avez lu les affiches posées sur la porte de l'Alcazar !

 

 

 

 

Lire aussi

Bibliothèques : Ouvrir plus ou ouvrir mieux ?

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