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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 08:12

 

L'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant, semble-t-il, plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine.

 

Les affiches placardées sur la porte d'entrée de l'Alcazar, la plus grande bibliothèque publique de Marseille ont fait le tour du Vieux Port « Nous vous prions de rester tranquillement devant votre téléviseur », « Nous vous informons que les terrasses du Port sont ouvertes 7 jours sur 7 » ou encore « Nous vous remercions de ne pas trop profiter du service public marseillais », pouvait-on lire dès début août sur la porte de l'établissement. Mieux, « pour la presse, allez au PMU du coin » était-il conseillé aux marseillais en quête de lecture. Des messages ponctués d'un « Merci de votre compréhension » et (faussement) signés « La Municipalité ».

 

Une situation soulevée par le site Achilmag qui dévoile que cet été l'ancienne capitale européenne de la culture est obligée de fermer toutes ses bibliothèques le samedi. La deuxième ville de France n'ayant semble-t-il plus les moyens d’ouvrir plus de quatre jours par semaine. Un vrai pastis. Pourtant, la cité phocéenne ne compte qu'un faible réseau de 8 bibliothèques (contre 15 à Lyon, 14 à Montpellier, 10 à Bordeaux...et 60 à Paris !)

 

 

                  L'affiche posée sur la devanture de la bibliothèque de l'Alcazar

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

   Pour la presse, allez au PMU du coin. Merci de votre compréhension

 

 

La municipalité phocéenne tente de se défausser en affirmant au quotidien La Provence « qu' en cette période, on a beaucoup moins de monde; les gens sont plus attirés vers les plages [...] Dans les autres grandes villes, ça se passe exactement de la même manière ». Ce qui est faux, affirme le site Archimag « puisque à Lyon et Paris, les grands établissement restent ouverts 5 jours sur 7 ». Précisons toutefois à Archimag que pour la capitale, bien qu'elles soient ouvertes effectivement sur cinq jours, les bibliothèques parisiennes réduisent, elles aussi, drastiquement leurs horaires d'ouverture, faute de moyens. Certaines sont même fermées tout les matins, y compris le samedi. Pas très fluctuat.

 

En tout cas, pour les syndicats de la capitale des Bouche-du-Rhône, les arguments de la municipalité marseillaise ne valent pas une bouillabaisse et dans une déclaration également à La Provence, vont droit au but : « les usagers sont là, mais la vérité, c'est que la ville se refuse à prendre le nombre de vacataires ou de saisonniers suffisants pour faire tourner les services alors que, dans le même temps, on oblige les permanents à prendre leurs quatre semaines au cœur de l'été. Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux. Mais avec 50 départs à la retraite non remplacés, c'est impossible » affirme ainsi Raymond Romano pour le syndicat CGT.

 

Pendant ce temps là, Fleur Pellerin, la ministre de la culture a dans un éclair de démagogie missioné la sénatrice d'Ile et Vilaine, Sylvie Robert pour étudier.... les extensions d'horaires des bibliothèques ! Entendez par là surtout les ouvrir le dimanche et le soir. On ignore si elle aura inclus la situation de Marseille (mais aussi de Nantes, du Havre, de Brest, de Levallois ou de Paris, liste non exhaustive) dans le rapport sénatorial qu'elle doit remettre prochainement à la ministre..

 

En tout cas comme le dit si bien le bibliothécaire marseillais «  Avant de vouloir ouvrir plus, on demande déjà que l'on ouvre mieux ». Justement il existe une pétition et elle là. A signez massivement. Oh peuchère !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Avec le maire de Marseille les bibliothèques phocéenes sont en plein pastis

A Marseille, les bibliothèques sont en plein pastis

 - Alors collègues, je vois que vous avez lu les affiches posées sur la porte de l'Alcazar !

 

 

 

 

Lire aussi

Bibliothèques : Ouvrir plus ou ouvrir mieux ?

Et notre rubrique BM nec mergitur

 

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 14:57

 

Rue 89 : le 30 juin 2015

 

« Au doigt mouillé, je pense pourtant que le coût de fonctionnement de la bibliothèque est équivalent au salaire de Teddy Riner », s’indigne Arnaud de Courson, conseiller municipal d’opposition (DVD) et conseiller départemental.

 

Ce mardi 30 juin, à 19 heures, l’une des trois médiathèques de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), située 57 rue Gabriel-Péri, sera définitivement fermée. Raison invoquée par la municipalité, dans les colonnes du Parisien : le coût d’aménagement et de mise aux normes, trop élevé. L’heure est aux économies.

 

Hasard malheureux : l’annonce de la fermeture coïncide avec la publication mi-juin d’un rapport de la chambre régionale des comptes qui épingle la gestion du Levallois Sporting Club, un grand club omnisports essentiellement financé par la ville. Les magistrats s’interrogent notamment sur le très généreux salaire accordé au judoka Teddy Riner pour la promotion du club : en 2013, celui-ci a touché la bagatelle de 429 293 euros brut. « Au doigt mouillé, je pense que le coût de fonctionnement de la bibliothèque est équivalent au salaire de Teddy Riner », jauge Arnaud de Courson, conseiller municipal d’opposition (DVD) et conseiller départemental.

 

L’annonce de la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri s’est faite dans la plus extrême discrétion : cinq mots sur le papier glacé de la gazette municipale, Info Levallois, au milieu d’une double page consacrée aux dates de fermeture et aux horaires d’été de plusieurs services municipaux. Sous le nom et l’adresse de la médiathèque Gabriel-Péri, une ligne en gras : « Fermeture définitive le 30 juin ».

 

Une petite explication a bien été publiée le 10 juin sur la page Facebook des médiathèques de Levallois. Mais sur la façade vitrée du bâtiment, fermé le lundi, pas une pancarte ne donne l’information. Si bien que des usagers de passage font les yeux ronds quand on leur apprend la nouvelle. « Donc elle va fermer ? ». Alain, qui utilise régulièrement le point internet, pose une seconde fois la question. Danièle lui montre avec le pouce et l’index la place consacrée à l’annonce dans le bulletin municipal. Pour en connaître les raisons, la Levalloisienne est elle-même allée à la pêche aux infos, auprès des bibliothécaires : « [La municipalité] ne s’en vante pas. Mercredi matin, les gens vont à mon avis tomber des nues ».

 

 

                                                                Balkany ferme une bibliothèque pour manque d'argent

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                                                   -  Ben faut dire que j'ai des frais !

 

 

Alain, qui a toujours connu cette bibliothèque, la plus ancienne de Levallois, se désole de la disparition d’un point culturel au centre-ville. « A chaque fois que je viens, il y a toujours du monde ». Ce mardi, 1 930 internautes ont soutenu la pétition en ligne; 1 800 habitants ont signé celle en papier, qui a circulé dans les rues de Levallois. Après la fermeture, les titulaires qui y travaillaient seront transférés dans les deux autres établissements mais trois contractuels ne seront pas renouvelés.

 

Deux samedis de suite, le 20 et le 27 juin, des employés des médiathèques ont fait grève en signe de protestation contre la décision de fermeture. « Péri n’est pas périmé », pouvait-on lire sur la façade, d’après Le Parisien. Des habitants et quelques élus se sont joints aux grévistes. « Deux jours de grève à la bibliothèque, c’est inédit : jamais ce n’était arrivé à Levallois », souligne Frédéric Léger, un habitant à l’origine de la pétition, bibliothécaire de métier.  Sur deux étages, la médiathèque Gabriel-Péri, rénovée en 1991, propose un espace de lecture, de travail, une collection de CD, d’ouvrages audio ou encore des livres en gros caractères.

 

Combien aurait coûté la rénovation et remise aux normes de Gabriel-Péri ? Aucun chiffre n’a été communiqué aux élus de l’opposition interrogés par Rue89. A la fin du dernier conseil municipal (animé) de Levallois, lundi 22 juin, Arnaud de Courson a bien tenté d’en savoir plus en posant une question au maire. Une élue EELV a également soulevé le sujet. Alors que Patrick Balkany (Républicains) abordait la fermeture de la médiathèque, l’édile a fini par lever la séance et quitter théâtralement le conseil (la scène a été capturée par les caméras du « Petit journal » (à partir de 14’).

 

 

                                                                      Balkany quitte thétralement son conseil municipal

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                               - Heu, j'ai rendez vous chez mon ORL

 

Pour l’adjoint à la Culture Stéphane Decreps, les dommages liés aux dégâts des eaux et la construction d’un ascenseur pour la mise en conformité avec la loi handicap aurait coûté à la ville « 3 ou 4 millions d’euros » : « On aurait été obligés de tout casser ». Une simple estimation, en fait : les élus n’ont pas pris la peine de chiffrer précisément de montant. Ce qui fait penser à certains qu’il y a embrouille et que le projet n’a pas été véritablement considéré. Au téléphone, Stéphane Decreps explique que les collections de la médiathèque Gabriel-Péri seront réparties sur les deux autres établissements. Et que la mairie s’est engagée à étendre leurs heures d’ouvertures, une demande de la population :  « On s’oriente vers la journée continue et on souhaite expérimenter une nocturne. Si ça marche, on pérennisera ».

 

Frédéric Léger soupçonne l’adjoint de vouloir dématérialiser, tendre vers le tout-numérique. Sur le site des médiathèques de la ville, il y a un service de vidéos à la demande, les abonnés peuvent aussi télécharger des romans : Levallois participe au programme national de PNB (prêt numérique en bibliothèque). « Absurde », répond Stéphane Decreps à la critique : « On développe l’offre sans pour autant sacrifier nos équipements culturels ».

 

La fermeture de Gabriel-Péri diminuera pourtant les espaces de lecture proposés aux habitants. La surface ne correspondra d’ailleurs pas aux recommandations du ministère de la Culture en la matière : une commune de 65 000 habitants devrait être dotée de 4 500 m2 de bibliothèques, contre 3 000 m2 au 1er juillet 2015 à Levallois.

 

 « On préfère ne pas garder un équipement utilisé par tous et verser un salaire à Teddy Riner, qui fait parfois de la pub pour Levallois », expose Frédéric Léger, dépité. « Nul n’est contre Teddy Riner, qui est un grand champion. Le problème, c’est qu’on nous dit en même temps qu’on n’a pas d’argent pour des choses essentielles. A mon sens, sauvegarder une bibliothèque est prioritaire ». Pour l’adjoint à la Culture, la polémique sur le salaire de Teddy Riner ou la fermeture de la médiathèque relève d’une seule et même chose : « Du Balkany-bashing ». Bon visiblement à Levallois, y en a qu'on pas peur du ridicule !

 

Lire l’article de Rue 89

 

 

 

                                                                                                Du Balkany Bashing à Levallois ?

A Levallois, Balkany ferme (en douce) une médiathèque pour pouvoir faire des économies

                                                                   -  Franchement,  là il pousse un peu le petit Stéphane

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:13

 

Les bibliothécaires pointent un « management délétère et toxique » au sein du réseau

 

Après Brest, Nantes, Rennes ou encore Saint Joachim près de Saint Nazaire, c’est au tour de Saint Herblin (Loire Atlantique) de connaitre, sur le front social, les turbulences qui frappent régulièrement le grand ouest. Cette fois ce sont les organisations CFDT et Sud qui dénoncent un mal-être des agents au sein de la médiathèque Hermeland. Un préavis de grève vient d'être déposé pour le 1er juillet.

 

L'intersyndicale pointe ainsi un « management délétère et toxique » au sein du réseau La Bibliothèque, qui comprend les médiathèques Hermeland, de Bellevue et de l'Angevinière, la bibliothèque du Bourg et trois ludothèques.

 

Sur la cinquantaine d'agents, six se trouvent être en arrêt maladie du fait de « difficultés liées à l'encadrement et les risques psychosociaux qui en découlent » affirment les syndicats au quotidien régional Ouest France. Pour Yoann Breheret (CFDT), les « injonctions contradictoires », « consignes pas claires », « remarques blessantes » et autre « manque de valorisation du travail » sont la cause de ces arrêt de travail. « Une vingtaine d'agents nous ont sollicités », affirme de sob côté David Jannin du syndicat Sud.

 

Les deux organisations reprochent surtout à leur employeur de ne pas prendre la mesure du malaise et  exigent de la municipalité herblinoise une « reconnaissance des risques psychosociaux » auxquels sont confrontés les agents, faute de quoi ils menacent d'arrêter le travail. Ils ont indiqué avoir déposé en mairie un préavis de grève pour le mercredi 1er juillet.« Nous ne prenons rien à la légère », affirme au contraire, toujours dans Ouest France, Jean-François Tallio, l'adoint au personnel. 

 

Pour l'élu herblinois, « la question n'est pas seulement celle des risques psychosociaux mais avant tout du processus organisationnel » qui pourrait en être la cause. « Nous avons engagé un travail minutieux à ce sujet », se justifie même Jean-François Tallio visiblement sans convaincre les partenaires sociaux. Les syndicats exigent en effet une « reconnaissance » des risques comme préalable à la levée du préavis. Les négociations s'annoncent donc aussi caniculaires que la météo.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

    Bertrand Affilé, maire (PS) de Saint Heblain se prend une grève avant les vacances

Bibliothèques de Saint-Herblain : Les syndicats ont déposé un préavis de grève avant les vacances

         - Grr; me voilà moi aussi coincé dans le grand ouest pour affronter une turbulence sociale !

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:40

 

Bah, juste une erreur de calcul de un à sept. Apparemment Franck Montaugé ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois

 

Depuis le 30 mai, le personnel de la bibliothèque du Grand Auch dans le département du Gers est en grève. Un mouvement qui est appelé à durer car un préavis court … jusqu'au à la fin de l'année ! En cause, la suppression de deux postes, dont un qui sera redéployé vers le service de communication. Un service qui, on le sait, est bien plus utile aux usagers qu'une bibliothèque.

 

A peine revenu d'un voyage d'étude en Chine, Franck Montaugé, le président (PS) de l'agglomération du grand Auch a rencontré les syndicalistes. « Le travail et la qualité du service du personnel de la bibliothèque ne sont pas en cause, assure l'élu au quotidien régional La Dépêche du Midi.Mais c'était la décision à prendre ».

 

Mettant en avant son « devoir de responsable d'adapter en permanence les services à la demande du public », le président du Grand Auch minimise les conséquences pour la bibliothèque. « Cela représente 1,6 % des effectifs de la bibliothèque qui compte 21 salariés et 18,5 équivalents temps plein. Problème Franck Montaugé semble confondre les chiffres ou bien ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois. Car deux postes en moins sur 18 temps plein, ça fait en réalité une baisse de 10% des effectifs et 1,6%. Bon après tout, c'est juste une erreur de calcul de un à sept.

 

« Avec un chiffre si faible, j'ai du mal à penser que cela aura un impact tel qu'il entraîne la fermeture de salles ou une baisse de la qualité» croyait savoir l'élu. Avec une saignée de 10% des effectifs, il va peut être devoir revoir ses prévisions. En tout cas le maire de Auch semble avoir attrapé les habitudes autoritaires en vigueur dans l'empire du milieu puisque la rencontre avec les syndicats n'avait d'ailleurs rien d'une négociation. « La décision est prise, bien avant que je me rende en Chine. Il n'y aura pas de négociations là-dessus ». Du pur Ma Auch Tsé Toung !

 

Et Franck Montaugé de trouver une parade pour échapper à la colère des bibliothécaires « Je souhaite à titre personnel qu'on se pose la question de l'accès à la lecture et à l'écriture des élèves, en premier lieu les écoliers, mais les plus grands aussi.Cela va entraîner des déplacements pour aller voir les expériences menées dans des villes comparables, pour établir des comparatifs…. » Hmm, ça sent encore le voyage en Chine tout ça.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                        Le président du Grand Auch retourne en Chine pour visiter des bibliothèques

Suppression de poste à la bibliothèque de Auch : Le maire (PS), Franck Montaugé ne sait visiblement pas compter !

                                                 - Je comprends pas camarades, on a pas les même chiffres

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 18:40

 

Le Chellois : le 24 juin 2015

 

Le personnel s'organise et la CGT a déposé un préavis de grève

 

« On veut lui couper la tête une seconde fois ». C’est le bon mot qui circule ces dernières heures dans les allées des bibliothèques de la communauté d’agglomération. Hier, la directrice des affaires culturelles de Marne et Chantereine, Laure Brière, a annoncé aux agents la fermeture prochaine de l’annexe Olympe de Gouges, sur décision des élus.

 

Un trait d’humour qui traduit cependant assez mal l’état d’esprit des bibliothécaires, qui ont très mal pris la nouvelle. « On ne comprend pas cette décision. Malgré l’ouverture de la médiathèque, il y a deux ans, notre annexe affiche de très bons chiffres de fréquentation », affirme une conservatrice. 200 à 300 prêts seraient ainsi réalisés quotidiennement au sein de la petite structure, qui jouerait un rôle de « lieu-relais » dans le quartier du Mont-Châlats, où elle est implantée, au cœur de l’école éponyme, depuis plus de trente ans.

 

« L’annexe joue un rôle beaucoup plus social que la médiathèque centrale. On accueille les écoliers du quartier, mais aussi des Coudreaux et de la Madeleine. Les assistances maternelles viennent également emprunter des livres pour enfants », explique l’employée, qui ne tient cependant pas à en faire un combat personnel. « En cas de fermeture, nous serons simplement déplacés vers une autre bibliothèque du réseau. Nous nous mobilisons dans l’intérêt des usagers », clame-t-elle.

 

Depuis hier, le personnel s’organise. Un préavis de grève vient d’être déposé par la CGT Marne et Chantereine pour inviter les agents à cesser le travail la semaine prochaine. « Nous accueillerons tous les Chellois qui désirent nous rencontrer pour leur expliquer la situation », explique une représente syndicale. Une lettre ouverte s’apprête par ailleurs à être envoyée à Jean-Pierre Noyelles, président (LR) de la communauté d’agglomération. Pour justifier cette fermeture, ce dernier fait valoir une logique « budgétaire » et « d’équilibre des territoires ».

 

« L’ouverture dès septembre de la nouvelle médiathèque de Courtry, suivie, à terme, par la création d’une nouvelle médiathèque à Vaires-sur-Marne nous imposent de redéployer le personnel là où on en aura besoin », explique Jean-Pierre Noyelles, qui rappelle que Chelles possède déjà « une grande médiathèque, spacieuse et moderne ». Aucune date officielle de fermeture n’a pour le moment été communiquée. « Ce ne sera pas en septembre », rassure l’élu.

 

Lire l'article du Chellois

 

 

                           A Chelles, les élus veulent couper une seconde fois la tête à Olympe de Gouge

A Chelles, les élus veulent fermer la bibliothèque Olympe de Gouges
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 12:15

 

Le Parisien : le 27 juin 2015

 

Patrick Balkany a obstinément refusé d'aborder le sujet en conseil municipal, lundi dernier.

 

Après une première mobilisation samedi dernier devant la médiathèque Gabriel-Péri à Levallois, dont la fermeture est programmée pour le 30 juin, une seconde journée d’action est prévue ce samedi 27 juin. Un mouvement de grève à l’appel de la CFDT pour tenter de sauver l’établissement situé en plein centre-ville.

 

Pour le maire Patrick Balkany, la médiathèque nécessite des travaux d’aménagement pour les personnes à mobilité réduite notamment, dont le coût serait trop élevé. Pour compenser, la ville promet d’élargir les horaires des deux autres médiathèques. Pas de quoi rassurer les bibliothécaires, soutenus par les élus d’opposition, qui ont vainement tenté d’aborder le sujet en conseil municipal, lundi dernier.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                                          A Levallois, les bibliothèques n'ont pas leur place au conseil municipal

Levallois : Nouvelle grève contre la fermeture de la médiathèque Gabriel Péri

                                                                      - je pouvais pas rester, j'avais tennis

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:48

 

Bref, y a plus de bibliothécaires et ça fait un peu froid dans le dos si les élus de tous bords n’inversent pas la tendance.

 

Les bibliothécaires de la Ville de Brest et de sa communauté d’agglomération, Brest-Métropole sont en grève depuis bientôt trois mois. Ils protestent contre les conditions d’ouverture de la future grande médiathèque des Capucins « dont les moyens humains envisagés pour l’ouverture de la grande sont insuffisants » ont-ils affirmé dans une lettre ouverte au maire (PS) François Cuillandre et distribuée aux usagers.

« Le nombre de postes prévu est trop bas : l’espace public passe de 1.600 à 6.500 m² et les prévisions affichent 33 postes contre une estimation de 44 emplois permettant un fonctionnement normal ; en conséquence, les nouveaux services offerts par cette bibliothèque du XXIème siècle (jeux de plateau, jeux vidéo, accentuation de l’offre numérique, accompagnement des personnes en situation de recherche d’emploi…) et l’ouverture du dimanche ne pourraient être assurés de manière acceptable » continuent les bibliothécaires du Finistère

« Le redéploiement prévu des membres du personnel des bibliothèques de quartier vers la médiathèque des Capucins provoquerait un déséquilibre, une dégradation des services publics de proximité, une mise en danger de toutes les actions et animations menées à ce jour, notamment, celles dirigées vers les enfants, les adolescents, les personnes âgées, les publics en situation de handicap et une diminution des partenariats avec les écoles ou les crèche » concluent les bibliothécaires Brestois qui ont imaginé l’avenir des établissements de lecture publiques dans ce petit film. Un avenir qui fait froid dans dos si les élus de tous bords n’inversent pas la tendance.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:46

 

Le Parisien : le 22 juin 2015

 

Pour la ville, dirigée par Patrick Balkany (LR), la médiathèque n’est plus aux normes et les travaux coûtent trop cher. L’opposition suggère que le judoka Teddy Riner « prenne à sa charge les travaux nécessaires » et que la médiathèque soit ensuite « rebaptisée à son nom ».

 

Élus, bibliothécaires et habitants de Levallois ont décidé de faire entendre leur mécontentement suite à l’annonce de la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri. Pour la ville, dirigée par Patrick Balkany (LR), la médiathèque n’est plus aux normes et les travaux coûtent trop cher.

 

« Quand on a de l’argent pour le superflus, on en a également pour l’essentiel », estime la conseillère municipale d’opposition Anne-Eugénie Faure (PS), faisant référence à la polémique levalloisienne de la semaine à savoir le salaire du champion de judo Teddy Riner, payé par le Levallois Sporting Club (LSC). « Une fois de plus il n’y a eu aucune concertation sur le sujet et nous sommes mis devant le fait accompli », ajoute le conseiller départemental Arnaud de Courson (DVD) qui suggère que le judoka « prenne à sa charge les travaux nécessaires » et que la médiathèque soit ensuite « rebaptisée à son nom ».

 

Au-delà de la mauvaise concordance des deux actualités, les bibliothécaires s’interrogent sur l’avenir des quelques 40 000 ouvrages de cette médiathèque située à deux pas de la mairie. « Il y a ici des livres destinés aux personnes souffrant de problèmes de vue, explique une salariée. Que vont-ils devenir sachant que les deux autres médiathèques sont déjà saturées ? Quant à l’espace musique, il n’y a de la place nulle part pour l’accueillir ». Coté personnel, huit titulaires seront transférés dans les deux autres médiathèques de la villes, deux départs en retraite sont prévus et les trois contractuels ne verront pas leur CDD renouvelés.

 

Sollicitée sur ce dossier, qui sera abordé lundi soir en conseil municipal avec un vœu du groupe PS-EELV, la municipalité répond en expliquant que la mise aux normes pour les personnes à mobilité réduite est « un gros problème compte tenu de la configuration du bâtiment ». Mais la ville se veut rassurante sur l’avenir des ouvrages qui seront répartis dans les autres médiathèques. Et justifie sa décision en mettant en avant les spécificités de Levallois. « La ville ne fait que 2 km2 et aujourd’hui le catalogue entier est disponible sur internet. On peut même se faire livrer ses bouquins chez soi », explique Isabelle Balkany, première adjointe au maire.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                                                      Fermeture de bibliothèqueLes Balkany ont l'art de l'esquive

Levallois : ils ont manifesté pour sauver la médiathèque Gabriel-Péri

                                                                        - Teddy Riner nous a tout appris

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 13:29

 

Archimag : le 19 juin 2015

 

Les bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest dénoncent la fermeture et le manque de moyens accordés aux médiathèques. 

 

Deux semaines après une grève qui avait mobilisé plus de 300 agents dans les bibliothèques parisiennes, c'est au tour des bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest de lancer un appel à la cessation du travail. A Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), la CFDT a déposé un préavis de grève pour les samedis 20 et 27 juin. Le syndicat dénonce la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri, l'un des trois établissements du réseau de lecture municipal : « il s'agit d'un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n'ont pas d'équivalent dans les deux autres bibliothèques » souligne la CFDT.

 

​ Pour la mairie, la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri est justifiée par le coût de la rénovation et de la mise aux normes du bâtiment de 800 m². La municipalité invoque également son projet d'extension des horaires d'ouverture des deux autres bibliothèques de la ville afin de répondre à une demande des usagers. Ces explications n'ont guère convaincu la CFDT qui déplore la méthode employée : « les élargissements d'horaires évoqués par la municipalité se font sans aucune concertation ».

 

A Brest, les bibliothécaires dénoncent le manque de moyens alloués à la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » explique l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO. En cause, les 33 équivalents temps plein jugés insuffisants pour animer un établissement de 6 500 m². « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », souligne Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT.

 

Depuis le 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois ont observé plusieurs jours de grève et déposé un nouveau préavis. A ce jour, les rencontres avec les responsables en charge du dossier ont été jugées « sans résultat » par l'intersyndicale.

 

Lire l’article de « Archimag »

 

 

Les grèves de bibliothèques se généralisent en France
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