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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:26

 

Livres-Hebdo : le 17 juin 2014

 

Les bibliothécaires du réseau brestois, inquiets du manque de moyens prévus par la mairie pour le fonctionnement de la future grande médiathèque des Capucins, signent une lettre ouverte.

 

Alors que la gestion de la future médiathèque des Capucins, dont l'ouverture est prévue à Brest pour le mois de juin 2016, provoque de nombreuses réactions de la part des professionnels brestois, ces derniers signent une lettre ouverte, adressée aux élus.


Dans celle-ci, disponible en document lié à gauche de l'article, le personnel des bibliothèques brestoises exprime une nouvelle fois son inquiétude, et indique ne pas être entendu « depuis de trop nombreuses semaines ».  Par cette lettre, les bibliothécaires veulent éclaircir leurs dires et « rétablir quelques vérités sur les points de désaccord au sujet des Capucins et du réseau des bibliothèques ».

Sont ainsi abordés : le problème du manque de moyens humains et de créations de nouveaux postes pour le bon fonctionnement de la future médiathèque, l'amplitude des horaires d'ouvertures, le financement, ou encore les nouveaux équipements prévus aux Capucins.

Les agents des bibliothèques brestoises, réunis en intersyndicale, concluent : « nous demandons à la municipalité de nous donner les moyens nécessaires, avec des agents statutaires en nombre suffisant, pour ouvrir dans de bonnes conditions pour les personnels et les publics » (
lire ici).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo

 

 

 

Les bibliothécaires envoient une lettre ouverte au maire de Brest

Colère de Brest : La lettre ouverte des bibliothécaires aux élus

- Et en plus, c'est en recommandé !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:51

 

Archimag : le 15 juin 2015

 

Plus de 700 personnes ont participé au 61ème Congrès des Bibliothécaires de France organisé cette année à Strasbourg. Comment faire fonctionner des établissements avec un budget revu à la baisse ?

 

Bibliothèques incompréhensibles, tensions avec les usagers, restrictions budgétaires, souffrance au travail... Le 61ème congrès de l'Association des Bibliothèques de France (ABF) n'a pas hésité à mettre les pieds dans le plat et à pointer ce qui ne tourne pas rond dans les bibliothèques et les médiathèques. Plus de 700 personnes ont fait le déplacement à Strasbourg et livré des témoignages qu'il faut entendre. Une directrice de médiathèque du Val de Marne : « lorsque la nouvelle bibliothèque a ouvert ses portes, une partie de la population pensait qu'il s'agissait d'un centre commercial ! ». Une autre bibliothécaire (alsacienne) : « alors que depuis dix ans, notre attention s'est recentrée sur l'usager, la bibliothèque est devenue infréquentable pour nombre de citoyens qui ne comprennent pas les mots « cote », « OPAC » ou  « document »...

 

C'est peu dire que les bibliothèques sont en tension. « Les relations entre les bibliothécaires et les élus sont un sujet inépuisable de discussion et le ressenti de ces relations est majoritairement négatif du côté des bibliothécaires » rappelle Dominique Lahary, ancien vice-président de l'ABF. L'élu peut se prévaloir de la légitimité du suffrage universel et, à ce titre, il décide. « Or, les dernières élections municipales de 2014 ont vu arriver de nouveaux élus qui méconnaissent le monde des bibliothèques. Les bibliothécaires doivent alors mettre en avant leurs compétences professionnelles et apporter aux élus des éléments d'information utiles à la prise de décision. Ils doivent travailler en mode pro-actif » estime Carol Knoll, auteur de « Fonctionnaires, et alors ? » (Éditions Eyrolles). Mais dans la réalité, les choses ne sont pas aussi claires et les directeurs d'établissement doivent composer avec des élus intrusifs ou, ce qui n'est guère mieux, avec des élus adeptes du laisser-aller. 

 

Et lorsque la parole est aux élus, les bibliothécaires ne sourient plus. Pour Marie-Paule Lehmann, vice-présidente de territoire au Conseil départemental du Bas-Rhin, l'avenir n'est guère réjouissant : « les collectivités sont confrontées à crise très profonde de leurs finances et à une baisse des dotations de l'État. Elles doivent donc faire des choix douloureux et le secteur culturel va en faire les frais. Malheureusement, les bibliothèques risquent d'être les fusibles ». Ce sombre présage ne décourage cependant pas Anne-Marie Bock, directrice de la Bibliothèque départementale du bas-Rhin : « l'élu est souvent seul et notre travail consiste de plus en plus à lui apporter des conseils. Il faut toujours être dans la proposition et bien choisir le moment pour parler aux élus ».

 

Les tensions se manifestent également dans le travail quotidien des bibliothécaires lorsqu'ils doivent gérer des contentieux entre usagers. Certains établissements sont même confrontés à des situations inédites comme à Calais ou des dizaines de migrants ont investi la bibliothèque municipale pour utiliser les toilettes et recharger leurs téléphones. Résultat : des crispations avec les usagers traditionnels, des ordinateurs professionnels débranchés, des rixes entre migrants... et une fermeture de plusieurs jours.

 

Lire l’aricle de « Archimag »

 

 

Les bibliothèques seront-elles les « fusibles » de la crise économique ?
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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:18

 

Livres-Hebdo : Le 12 juin

 

La médiathèque levaloisienne Gabriel Péri, a annoncé sa fermeture pour le 30 juin prochain. Une fermeture précipitée car cette annonce se fait juste trois semaines avant de baisser le rideau.

 

L’annonce est aussi surprenante qu’inattendue. « La fermeture de la médiathèque Péri sera effective le 30 juin », écrivent sur Facebook les responsables de cette médiathèque, située rue Gabriel-Péri à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine.Une fermeture on ne peut plus précipitée semble-t-il car cette annonce se fait juste trois semaines avant de baisser le rideau.

 

La ville de Levallois-Perret, l'une des communes les plus riches mais aussi les plus endettées de France, ne comptera ainsi, avec la fermeture de la médiathèque Péri, plus que deux équipements de lecture publique. En l’espace de huit ans, c’est la troisième bibliothèque qui ferme à Levallois, contre une seule ouverture.
 
Si la mairie met en avant une bibliothèque « totalement obsolète » et une réhabilitation qui serait trop coûteuse, des voix, comme celle du
blog social et culturel de la ville de Paris, s’étonnent et indiquent que cette même bibliothèque de 800 m2 avait été entièrement rénovée en 1991. On évoque aussi les problèmes de budget de la mairie dirigée par Patrick Balkany, alors même que le mois dernier, la dette de la ville était évaluée à plus de 720 millions d’euros.
 
Une
pétition en ligne, adressée à Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, a déjà réuni, en deux jours, 700 signatures. Les usagers de la médiathèque Péri et les professionnels du livre et de la lecture se disent « profondément choqués et opposés à la fermeture de ce service de proximité » et parlent « d’une disparition des collections au profit du tout numérique » qui aurait pour effet de « détériorer le lien social ».

 

Lire l'article de « Livres-Hebdo »

 

 

                                                              A Levallois il ne va plus rester que deux bibliothèques

Levallois-Perret : la médiathèque Gabriel Péri ferme ses portes inopinément.

                                                                                                    - Une chacun !

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 11:06

 

Une affaire qui tombe bien mal pour la ministre Fleur Pellerin, la sénatrice Sylvie Robert et tous les thuriféraires du dimanche

 

C’est une annonce qui a pris les habitants de Levallois-Perret par surprise : « la fermeture de la médiathèque Gabriel Péri sera effective le 30 juin ». Pourtant, on ne peut pas dire qu’il y a trop de bibliothèques dans cette ville parmi les plus riches du monde, car elle n’abrite que trois équipements de lecture publique. En huit ans, deux avaient déjà été fermés, mais pour le couple Baljkani qui dirige la ville depuis trente ans, faut croire qu'il y en avait encore une de trop.

 

Une bibliothèque qui tomberait en ruine si l’on en croit les déclarations de la mairie sur sa page Facebook « La médiathèque Gabriel Péri souffre des maux inhérents à son âge. La structure du bâtiment qui l'abrite, comme son aménagement intérieur, sont désormais totalement obsolètes, tant en termes de respect des normes réglementaires qu'en ce qui concerne la qualité de l'accueil des lecteurs. Il s'agirait ici d'entreprendre une réhabilitation intégrale des lieux, plus proche de la reconstruction que d'un simple réaménagement ».

 

Étonnant, car cette même bibliothèque de 800 m2 a été entièrement rénovée en 1991 ! Certes, cela fait plus de vingt ans mais c’est un laps de temps considéré comme très récent dans le monde du bâtiment. Ou bien cet équipement municipal aurait-il été mal « rénové » ? On n’ose le croire tant la municipalité, spécialiste si l’en est, des programmes immobiliers, est passée maitre dans l’art de la construction.

 

 

Levallois : Balkany veut encore fermer une bibliothèque pour boucler son budget

   Bibliothèque mal rénovée: les Balkany se sont-il fait rouler dans la farine ?

 

 

En réalité, l’explication serait plus prosaïque. Malgré ou à cause des vacances municipales à Marrakech ou de la célèbre Villa Pamplemousse, à Levallois-Perret les caisses municipales sont vides. Cependant, les Balkany tiennent, urbi et orbi, à maintenir ouverte le dimanche la médiathèque Gustave Eiffel inaugurée il y a trois ans.

 

Mais ouvrir cet équipement semble coûter aussi cher qu’une villégiature aux Antilles, si l'on en croit les explications municipales. « La Ville a été à l'écoute des Levalloisiens en matière d’accès à la culture puisqu'un grand nombre d'entre eux ont fait part de leur souhait de voir les horaires d'ouverture des médiathèques élargis en incluant toujours le dimanche. Ces mesures nécessitent cependant des besoins non négligeables en personnel, ce qui représente un coût conséquent. » Voilà qui est clair. Et pour cela, il faut sacrifier la médiathèque Gabriel Péri.

 

Mais voilà, malgré les arguties de la municipalité, les Levalloisiens ne sont pas d’accord avec cette décision, d’autant qu’elle semble avoir été décidée dans le secret le plus total. C’est pourquoi les usagers de la médiathèque Gabriel Péri ou de nombreux professionnels du livre ont décidé de riposter en lançant une pétition citoyenne. « Nous sommes profondément choqués et opposés à la fermeture de ce service de proximité, situé en centre ville, qui accueille un large public, de la petite enfance aux séniors affirment ces citoyens pas encore balkanisés. « C'est la troisième bibliothèque fermée en huit ans pour une seule ouverture. Nous sommes inquiets de la dégradation du service public et de la place accordée à la culture dans notre ville. La disparition des collections au profit du tout numérique vers lequel vous tendez, ne peut que détériorer le lien social » concluent les signataires (la pétition est ici).

 

On le voit, ouvrir coûte que coûte le dimanche ne peut qu’amener à la disparition des bibliothèques. Reste à savoir si cela figurera dans le rapport que Fleur Pellerin, la ministre de la culture a commandé à la Sénatrice Sylvie Robert sur « l’adaptation des horaires d’ouverture des bibliothèques aux rythmes des usagers ». En tout cas l'affaire de Levalois tombe bien mal pour tous les thuriféraires du dimanche. 

 

 

Ouvertue du dimanche :  Les Balkany flinguent les projets de Fleur Pellerin

Levallois : Balkany veut encore fermer une bibliothèque pour boucler son budget

                          -  Et crois moi, c'est pas des tendres

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 13:21

 

Livres-Hebdo : le 11 juin 2014

 

Les professionnels s'inquiètent du manque de moyens prévus par la mairie pour le fonctionnement de la future médiathèque des Capucins

 

Débrayage, tracts, rencontres avec la population brestoise, pétition, ou encore page Facebook, les bibliothécaires brestois, soutenus par une intersyndicale regroupant la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa, multiplient les actions pour faire entendre leurs revendications à propos de la future médiathèque du quartier des Capucins.

Les professionnels s'inquiètent en effet du manque de moyens prévus par la mairie de Brest pour le fonctionnement du nouvel équipement, dont l'ouverture est prévue pour le mois de juin 2016. Alors que la municipalité prévoit une trentaine d'emplois à temps plein pour faire vivre la médiathèque, et dont  5 seraient un transfert des autres bibliothèques du réseau, les syndicats assurent qu'il en faudrait au minimum 44. Le manque de qualification du personnel pour utiliser les nouveaux équipements, notamment numériques, est également pointé du doigt.

« Quant au redéploiement d'agents, il est inacceptable, car il fragiliserait les autres équipements et mettrait en danger les actions menées depuis plusieurs années en direction de divers publics », indiquait, le 29 avril dernier dans les colonnes du 
Télégramme, Erwan Rivoalen, délégué CGT. 

 

Cette « médiathèque du XXIe siècle, équipement moderne, ambitieux et pluriel », comme la défend la municipalité, a en effet de quoi impressionner : 23,6 millions d'investissement, 6500m2 de surface utile, 12000 documents en accès libre, et environ 500000 visiteurs annuels attendus dès son ouverture, prévue pour dans un an. Deux bâtiments du réseau actuel seraient en outre fermés définitivement. 

 

« Les discussions avec les élus sont au point mort. Nos revendications ne sont simplement pas écoutées, mais l'ensemble du personnel reste plus que jamais mobilisé », explique à Livres Hebdo Gwenael Stang, assistant de conservation à l'actuelle bibliothèque Neptune, dont la fermeture est d'ores et déjà programmée au 4 juillet prochain.

La municipalité brestoise, évoquant un
« devoir de réserve », n'a quant à elle pas souhaité s'exprimer sur le sujet. 

 

Lire l’article de Livres- Hebdo

 

 

 

            Hôtel de Ville de Brest : La mairie brandit le droit de réserve

La colère gronde chez les bibliothécaires brestois

                 - C'est notre Grand Timonier qui nous a demandé de nous taire...

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 15:10

 

La Montagne : le 9 juin 2015

 

Les limites ont été atteintes pour les bibliothécaires de l’agglomération auvergnate

 

Un service public de qualité est une vertu « régalienne » qu'il incombe à chaque collectivité locale d'assurer au mieux des intérêts des citoyens. Elle a cependant ses limites, à commencer par celles acceptables par les personnels chargés de l'assurer. C'est manifestement parce que celles-ci ont été atteintes – au moins aux dires des syndicats CGT et FSU des agents du réseau de la lecture publique – qu'un préavis de grève de 24 heures reconductible a été déposé pour le vendredi 19 juin dans toutes les médiathèques de Clermont Communauté.

 

Au chapitre de l'achoppement, la volonté de la direction de Clermont Co d'harmoniser les horaires d'ouverture des bibliothèques de l'agglomération pour septembre. « Cet objectif de généralisation de l'ouverture de toutes les bibliothèques jusqu'à 19 heures et le samedi, toute la journée, se traduit concrètement par un élargissement considérable des horaires d'ouverture de toutes les bibliothèques… Mais à moyens humains constants ! », relèvent les syndicats qui estiment la situation inacceptable en l'état. « Dans un contexte déjà difficile de sous-effectif et de dégradation des conditions de travail pour les agents du réseau, il est inconcevable d'entreprendre cette réforme sans renforts d'effectifs. »

 

Pour autant, ils se déclarent favorables à un égal accès à la culture pour tous et l'ensemble des agents rejoint volontiers l'idée d'une augmentation des horaires d'ouverture des bibliothèques, « mais sous réserve que celle-ci se fasse avec des moyens humains suffisants pour préserver tant la qualité du service public que les conditions de travail des agents. » (lire ici).

 

L'intersyndicale CGT- FSU demande donc l'ouverture de réelles négociations relatives aux conditions de travail et, dans l'attente de celles-ci, appelle les agents à cesser le travail vendredi 19 juin, jour de réunion du Conseil communautaire. À moins qu'un accord ne soit trouvé lors de la réunion technique prévue le 10 juin.

 

Lire l’article de « La Montagne »

 

 

 

          A Clermont,  les bibliothècaires auvergnats sont sur un volcan

Clermont Communauté : Préavis de grève dans les médiathèques
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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 15:57

 

La Dépèche du Midi : le 5 juin 2015

 

Le personnel de la bibliothèque du Grand Auch poursuit le mouvement de grève entamé le 30 mai. En cause, des réductions d'effectifs qui passent mal.

 

Les portes de la bibliothèque de la place Saluste-du-Bartas à Auch dans le Gers devraient rester fermées ce samedi 6 juin. Le personnel, à l'appel de la CGT et de FO, a déclenché un mouvement de grève ponctuelle depuis samedi 30 mai. « Le préavis est posé jusqu'à la fin 2015, explique Philippe Cibin (CGT des employés communaux). Il n'y a aucune demande salariale, juste une demande de service public digne de ce nom. Nous nous mobilisons contre la suppression de deux postes à la bibliothèque ».

 

Le premier concerne un titulaire, un agent du patrimoine qui s'occupait de la communication à la bibliothèque, de l'affichage… « Cette personne est partie, poursuit le syndicaliste. On l'a remplacée par deux salariés à mi-temps ». L'un a été nommé dans le service de communication du Grand Auch, et l'autre, qui était en CDD, n'aura pas vu son contrat renouvelé au 1er juillet. Pour les employés de la bibliothèque cela signifie un poste en moins.

 

La deuxième suppression de poste touche un autre titulaire, qui s'est mis en disponibilité pour une période d'un an. Il ne sera pas remplacé non plus. Philippe Cibin dénonce un choix purement budgétaire. « On nous répète : « Il faut faire des économies. Il faut penser d'autres orientations pour la bibliothèque ». Une fois dit cela, pas de place pour autre chose ! Nous avons rencontré le sénateur Franck Montaugé en personne, avec le directeur général des services, M. Blanc ». La réponse n'a pas satisfait les salariés.

 

Lesquels mettent en regard le discours électoral du président de l'Agglo, « il faisait de la culture son cheval de bataille pour Auch », et la politique mise en œuvre. « On ne peut pas enlever du personnel au ramassage des ordures ménagères, alors on prend les postes à la bibliothèque, insiste Philippe Cible. Quitte à fermer des salles ! » Au Grand Auch, on se refuse à commenter cette situation tendue en l'absence du président, en voyage en Chine avec des représentants de la cave coopérative Plaimont. Il rencontrera les syndicats la semaine prochaine.

 

La perte de deux postes se fera « au détriment des usagers », prophétise Philippe Cibin. Ces absences, selon lui, vont entraîner des perturbations, dont la remise en cause des horaires, par manque de personnel. « Cela signifie aussi que certains secteurs seront privilégiés aux dépens d'autres. Le personnel n'est pas d'accord avec cette vision des choses : il y a une perte de service public, et une atteinte au métier. Tout le monde ne peut pas s'autoproclamer bibliothécaire ! » Dès juillet les problèmes vont « entraîner des fermetures de salle ».

 

Les grévistes de la bibliothèque ont également mis en ligne une pétition (voir ici). Ils appellent d'ailleurs les signataires à les rejoindre pour un rassemblement devant la bibliothèque, le samedi 13 juin 2015 à 11 heures !

 

Lire l'article de la Dépèche du Midi

 

 

                                               Pendant les grèves, le président de l'Agglo de Auch part en Chine

Bibliothèque du Grand Auch (Gers) : la grève se poursuit (au moins jusqu'au 13 juin)

                                     - Et en revenant plus besoin d'aller à la bibliothéque, j'aurais de quoi lire !

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:38

 

Les bibliothécaires brestois ont déposé un nouveau préavis de grève. Selon eux, les moyens alloués à la future médiathèque des Capucins sont insuffisants.

 

Les bibliothécaires de Brest étaient de nouveau en grève ce mercredi après-midi. La rencontre avec Marc Coatanéa, vice-président de la métropole en charge du personnel, ayant été jugée « sans résultats ».

 

Comme ils l’avaient déjà fait lors du précédent mouvement très suivi du 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois entendent dénoncer le manque de moyens accordés pour la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO au quotidien Ouest France.

 

Car à Brest comme ailleurs les finances sont à sec et l’ouverture de ce nouvel équipement se fera « à moyens constant » selon la Métropole. Conséquence immédiate : la fermeture de deux structures du centre-ville, la bibliothèque Neptune et la bibliothèque centrale dite d'études. Néanmoins même avec la fermeture de ces deux établissements, la nouvelle médiathèque des Capucins devra ponctionner dans les effectifs des autres bibliothèques de la capitale du Finistère pour fonctionner un tant soi peu. Tonnerre de Brest !

 

En effet, la ville de Brest prévoit seulement une équipe de 33 équivalents temps plein (ETP) pour faire tourner la nouvelle médiathèque et ses 6 500 m2 de surface utile alors que les syndicats et les agents estiment qu'il en faudrait beaucoup plus. « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », assure ainsi Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT au Télégramme de Brest.
 

Mais même avec cet effectif minimal il faudra redéployer. « Pour atteindre les 33 agents, chaque bibliothèque de quartier devra tout de même donner l’équivalent d’un agent à temps plein » affirment les grévistes.  « Un redéploiement inacceptable car il fragiliserait les autres équipements et mettrait en danger les actions menées depuis plusieurs années en direction de divers publics et cela pourrait remettre en cause tout le travail effectué par le réseau auprès des crèches, des associations... » a d’ailleurs prévenu Erwan Rivolan. Bref dans le domaine culturel et social, la rade risque de connaitre bientôt un avis de tempête. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                                  Plus de bibliothèques au centre ville, affaiblissement du réseau...

Mouvement de protestation dans les bibliothèques de Brest

 

 

Lire aussi la rubrique BM nec mergitur

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 11:58

 

Le Courrier des Yvelines : Le 16 mars 2015

 

Et à Poissy, l’expérience a même été abandonnée

 

Avant et pendant l’examen du projet de la loi Macron, il a beaucoup été question de l’ouverture des commerces le dimanche. Adopté par l’Assemblée nationale, le texte contient une disposition passée beaucoup plus inaperçue bien qu’elle touche, elle aussi, à l’ouverture dominicale : celle des bibliothèques. En effet, dans le cadre de la discussion relative au projet de loi « pour la croissance et l’activité », l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a obtenu que, lorsque les élus discuteront de l’ouverture des commerces le dimanche en conseil municipal, ils abordent aussi celle des bibliothèques. Rappelons que, dans les Yvelines, il n’existe aujourd’hui aucune commune proposant ce service.

 

 « Nous n’avons pas attendu la loi pour nous poser la question, indique Arnaud Péricard, maire-adjoint chargé de la culture à Saint-Germain-en-Laye. Cela fait longtemps que nous réfléchissons aux demandes qui remontent à ce sujet. Ainsi, la vraie demande porte plutôt sur le samedi et très peu sur le dimanche. Le samedi, nous enregistrons plus de mille passages, ce qui en fait le lieu public le plus fréquenté de la ville ».

 

L’élu ajoute que le dimanche, les Saint-Germanois seraient plus tournés vers le sport, la fréquentation du parc du château, de la forêt ou du marché… La seule attente enregistrée sur le dimanche concernerait l’ouverture d’un lieu permettant aux lycéens ou étudiants de travailler la préparation de leurs examens. « L’ouverture le samedi nous permet aussi de proposer dans nos sites des événements culturels qui seraient compliqués à mettre en place le dimanche ». Pourtant la porte n’est pas fermée. « Si une forte demande émanait, nous serions amenés à l’étudier ».

 

 

     Les usagers préfèrent fréquenter les bibliothèques le samedi

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.

 

De l’autre côté de la forêt, à Poissy, on rappelle que l’expérience a déjà été tentée sur une courte période dans les années 90. « Cela n’a pas rencontré un fort engouement, lance Vincent Richard Bloch, maire adjoint à la culture. Dès les beaux jours, les gens préfèrent passer leur dimanche après-midi dehors. Je pense qu’il serait plus judicieux d’imaginer une ouverture plus importante en semaine avec des nocturnes, par exemple ».

 

Si les professionnels travaillant dans les bibliothèques louent l’idée de l’ouverture dominicale, tous ont bien conscience qu’un tel projet demanderait des moyens. « Cela serait un vrai  service en plus offert à la population sur son temps de loisir, mais cela bousculerait beaucoup de choses. Il y  aurait un impact financier, mais aussi un impact humain avec le chamboulement de l’organisation du travail du personnel, indique un directeur de bibliothèque qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne peut découler que d’une volonté politique de la mairie ». Pour Marc Fontana, directeur des médiathèques de  Saint-Germain, une telle mise en place ne peut s’exonérer d’une réflexion prenant en compte la réalité locale. « On ne peut pas faire n’importe quoi au niveau du service proposé et du personnel », indique-t-il.


Du côté des utilisateurs, l’idée d’une ouverture le dimanche semble assez séduisante. « Je travaille toute la semaine et je reviens trop tard le soir pour me rendre à la médiathèque de Poissy, indique Cécile. Le samedi, entre les courses pour la famille et tout le reste, ce n’est pas mieux. C’est vrai que le dimanche serait assez idéal pour moi ». Pascal, « amoureux des livres », comme il se définit, verrait lui aussi plutôt d’un bon œil un tel projet. « Je trouve que c’est un service indispensable  pour tous les citoyens. L’ouverture le dimanche, je dis oui tout de suite. Je suis même prêt à payer un peu plus cher pour cela ».

 

Alors que les villes ont de plus en plus de difficulté à boucler leur budget, il semble peu probable qu’elles soient, quant à elles, prêtes à assumer les dépenses supplémentaires inhérentes à l’ouverture des bibliothèques le dimanche. De toute façon, pour l’instant, rien n’est encore fait. Le texte du projet de loi sera bientôt entre les mains des sénateurs.

 

Lire l’article du « Courrier des Yvelines »

 

                                                                  L'ouverture du dimanche se heurte parfois aux réalités

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:43

 

ActuaLitté : Le 24 février 2015

 

L'année dernière des bibliothécaires et usagers dénonçaient déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti, sur la question des horaires d'ouverture

 

À l'Assemblée, le dimanche 15 février dernier, l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, désormais députée de Moselle et conseillère municipale de la ville de Metz, a vigoureusement défendu un sous-amendement de la loi Macron, depuis adoptée. Celui-ci introduit la discussion autour de l'ouverture des bibliothèques le dimanche, au sein des communes, dès lors que celle des magasins est évoquée. Mais les personnels des bibliothèques et médiathèques de Metz dénoncent une austérité déjà appliquée à leurs budgets, et contraire aux projets d'élargissement d'horaire.

 

Le syndicat CGT de la ville de Metz a diffusé un tract, quelques jours avant l'adoption du sous-amendement d'Aurélie Filippetti, dénonçant des « choix budgétaires [du conseil municipal] qui affaiblissent le service public de la culture ». Le budget primitif 2015, voté en conseil municipal le 18 décembre dernier, accorde 150.000 € pour les acquisitions des bibliothèques et médiathèques de la ville.

 

Par rapport à l'année précédente, la coupe dans le budget est nette : le budget 2014 accordait 300.000 € à la même ligne. « Suite à un changement informatique en 2014, des factures pour acquisition de l'année 2014 ont été réglées sur le budget 2015, et il ne reste en fait que 21.000 € dans le budget d'acquisition 2015 », précise le syndicat CGT.

 

Lors du vote du budget 2015, en décembre dernier, aucun élu n'a discuté le budget d'acquisition des bibliothèques et médiathèques, tandis que le maire de la ville annonçait des investissements pour armer la police municipale. « Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale », a expliqué Hacène Lekadir, adjoint à la culture du maire de Metz, au Républicain Lorrain.

 

Même discours pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui déplore, elle aussi, la baisse des dotations de l'État aux collectivités : « La baisse du budget de la ville de Metz n'affecte pas seulement les bibliothèques, mais l'ensemble du budget de la ville. Elle est due à la baisse de la dotation aux collectivités locales décidée par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances, celle-là même que j'ai refusé de voter en novembre dernier », explique la conseillère municipale, contactée par ActuaLitté.

 

Aurélie Filippetti avait démontré son opposition au gouvernement avec un soutien affiché aux « frondeurs », et n'a pas dévié de sa ligne de conduite : « Ce n'est donc pas la Ville qui est responsable [de la baisse du budget], mais bien la politique d'austérité contre laquelle je me suis élevée en quittant le gouvernement et en ne votant pas le budget, ce qui est un geste très fort pour une élue de la majorité », rappelle-t-elle.

 

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Bibliothèques : à Metz on veut l'austérité et l'ouverture le dimanche

    - J'ai toujours eu des gestes forts ....

 

Consciente des niveaux critiques des budgets d'acquisition, la municipalité annonce « une somme de 50.000 € au budget supplémentaire pour les achats de livres ». « On se félicite de cette prise de conscience, mais ce n'est pas du tout satisfaisant », répond le syndicat CGT. « Le budget d'acquisition serait alors de 71.000 € pour une ville de 120.000 habitants. À titre de comparaison, Épinal, avec 50.000 habitants, dispose de 200.000 € de budget d'acquisition. Le ministère de la Culture lui-même recommande une moyenne de 2 € par habitant, pour évaluer le budget. » Autrement dit, le budget de Metz devrait dépasser les 400.000 €. [NdR : si l'on observe le budget d'Épinal. Et 240.000 € si l'on considère le taux recommandé par le ministère]

 

Aux prises avec les budgets d'acquisition, les personnels des bibliothèques et médiathèques considèrent avec méfiance la possibilité d'une ouverture le dimanche. Metz sera la première ville à aborder la question en conseil municipal, ce jeudi, pour la bibliothèque du Pontiffroy, nous précise Aurélie Filippetti. « Le maire est très volontaire sur cette question et même si le budget a été voté avant l'amendement bibliothèques, il a souhaité que nous mettions ce point à l'ordre du jour jeudi », ajoute-t-elle.

 

« On passe d'abord au vote, et l'on consulte ensuite les personnels, on marche à l'envers », déplore le syndicat CGT, pas au courant de cette inscription à l'ordre du jour du conseil municipal (apparemment les élus messins ne le sont pas non plus). « Nous avons déjà du mal à tenir les horaires actuels : il faut savoir ce qui existe en matière de personnels, de disponibilité, avant de vouloir ouvrir le dimanche. Aucun dialogue social n'a été mis en place au sein de la collectivité, et les directeurs de bibliothèques eux-mêmes déplorent de ne pas être consultés. » précisent les représentants des personnels.

 

Du côté du conseil municipal, on garantit que la proposition ira de pair avec une consultation générale : « Bien évidemment, il ne suffit pas d'en discuter une fois en conseil municipal pour régler le problème : la discussion avec les représentants du personnel en comité technique paritaire est essentielle. Et cela nécessitera des moyens humains et financiers supplémentaires qu'il faut évaluer et budgéter », explique Aurélie Filippetti.

 

Le syndicat s'inquiète de la qualité du service public proposé, et invite les élus à veiller aux qualifications du personnel, « formé ou en formation », en vue de ces ouvertures supplémentaires. Et prévient déjà les autres villes, qui vont elles aussi être concernées par l'ouverture le dimanche : « Il faut créer une unité nationale, pour rappeler que les personnels doivent être consultés avant que la mesure ne soit abordée en conseil municipal. ».

 

L'année dernière des bibliothécaires et des usagers avaient lancé l'appel « ouvrons mieux les bibliothèques ». Un texte qui dénonçait déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti alors ministre de la culture, sur la question des horaires d'ouverture des bibliothèques de France et de Navarre, alors ministre de la culture. L'appel est disponible est ici.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

Aurélie Fillipetti : une politique démagogique sur les bibliothèques

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- C'est même une véritable comédie vous voulez dire !

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