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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:40

 

A noter que parmi les élus qui ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins... qu'Aurélie Filippetti. Celle qui veut ouvrir le dimanche

 

« Des choix budgétaires qui affaiblissent le service public de la culture  » : le titre du tract diffusé par la CGT de la mairie de Metz annonce la couleur selon le Républicain Lorrain. Le syndicat critique notamment la baisse de 300 000 € à 150 000 € du budget d’acquisition des Bibliothèques-médiathèques de l'agglomération, soit une baisse de moitié. Si la CGT reconnaît que la gratuité est à l’ordre du jour « il faut que celle-ci soit accompagnée d’une qualité d’acquisition digne du service public  », écrit le syndicat. Ce qui ne semble pas être le cas avec les sous-effectifs actuels qui entraînent une dégradation de la qualité du service rendu à l’usager.

 

« Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints, répond au Républicain Lorrain, Hacène Lekadir, l’adjoint à la culture. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale. La baisse du budget d'acquisition entre dans ce cadre, celui d’efforts demandés à tous les services ». Visiblement mal à l'aise dans ses rayonnages, l'élu de la majorité socialiste promet toutefois que le budget devrait revenir à un niveau plus élevé en 2016. Le problème est que en plus de cette année celui de l'année précédente avait déjà été réduit d'un tiers. Une promesse de gascon en lorraine ?

 

A noter que parmi les élus qui siègent au conseil municipal de la Ville et ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins qu'Aurélie Filippetti. La même qui vient en tant que députée de proposer un sous-amendements pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement. Bref, l'ancienne ministre de la culture veut étendre les horaires d'ouverture des établissements de lecture publique mais sans rien dedans. A Metz comme ailleurs, les élus deviennent schizophrènes sur la question des bibliothèques. Avant d'ouvrir plus ouvrons mieux comme le clament les professionnels et les usagers. Les seuls qui ont les pieds sur terre finalement (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

 

 

                                       Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

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             - Pleure pas Aurélie, ça arrive à tout le monde de dire des conneries sur les bibs

 

 

 

                     

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:37

 

Pour Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre à la retraite, on cause plus... on flingue !

 

C’est un conflit plutôt inhabituel dans ce genre de commune de petite taille où les rapports sont généralement plutôt apaisés. Oui mais voilà, à Saint Joachim commune de quatre mille habitants, située du côté de Guérande et rattaché à la communauté d’agglomération de Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique le dialogue social est en plein marais salant.

 

En effet les agents de la bibliothèque Louise Michel sont en grève depuis le 22 janvier, soit une bonne dizaine de jours maintenant. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents. « On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

Mais la maire socialiste de Saint Joachim n'avait apparamment pas vu venir le conflit. Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre désormais à la retraite, regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Plus grave, dans la presse locale, l'édile, accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent «  une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Ambiance..

 

 

 

                             Grève à la bibliothèque  : La maire de Saint Joachim en plein dialogue social

 

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                                             - Bande de lâches, s'en prendre à une vieille dame comme moi

 

 

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Les agents regrettent également « le fait que depuis la rentrée, aucune réunion sur le contenu entre les intervenants n'ait eu lieu ». Ils ajoutent : « Aujourd'hui, nous refusons cette situation et une gestion rigoureuse sans concertation. Nous souhaitons défendre un service de lecture publique de qualité, accessible facilement et soucieux de s'adresser au plus grand nombre ».

 

Visiblement les grévistes, malgré le soutien des usagers, ont reçu une fin de non-recevoir de la part de la maire socialiste !  En effet par un tract distribué dans les boîtes aux lettres de la commune, Marie-Anne Halgand et sa municipalité sortent la sulfateuse en renvoyant l'échec de la concertation sur les bibliothécaires : « Cinq réunions officielles ont eu lieu avant la rentrée scolaire, sans compter les multiples entretiens informels parfois agressifs entre la maire et les agents de la bibliothèque ». Visiblement la maire socialiste, et un peu sur les nerfs, n’a guère convaincu son personnel.

 

 

 

                                    A  Saint Joachim, la mairie a multiplié les réunions pour s'éviter un conflit      

 

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                              - Je sais pas pourquoi mais ils sont d'humeur agréssive aujourd'hui  ... 

 

 

 

Et de brandir l’arme lourde : « face aux difficultés rencontrées, la mairie a saisi le Comité technique paritaire qui a validé les propositions des élus, tant pour les niveaux horaires que pour les séances hebdomadaires des activités périscolaires. » Fermez le ban ! Sauf que pour les personnes initiées à la chose un Comité Technique Paritaire « valide » toujours les propositions des élus même quand l’ensemble des représentants des personnels votent contre ! En effet la simple mise à l’ordre du jour et la tenue de la réunion suffit pour « que l’avis soit rendu ». Décidément on n’est pas très fair play du côté de la municipalité de Saint Joachim.

 

Mais le conflit semble parti pour durer tant l’équipe municipale a du mal à voir quelles sont les missions et les spécificités d’une bibliothèque et veut leur imposer coûte que coûte la prise en charge des activités périscolaire (TAP). « Lorsqu'ils sont affectés dans les bibliothèques, les agents sont particulièrement chargés de fonctions d'aide à l'animation, d'accueil du public et notamment des enfants, et de promotion de la lecture publique. Ils participent à la sauvegarde, à la mise en place et à la diffusion des documents. Ils assurent les travaux administratifs courants » affirme Mme Halgand. Et l'édile de conclure : « Donc, ces missions s'intègrent bien dans le cadre des TAP ». Rompez !

 

« Les bureaux du maire et du secrétaire général sont ouverts en permanence » promet toutefois notre vieille dame pas toujours très tranquille. Reste à savoir si les bibliothécaires devront se munir, ou pas, de gilet-pare balles tant l’ambiance semble tendue dans ce mouvement social hors norme. En tout cas, à ce jour, le conflit demeure.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                           Saint-Joachim : c'est tendu entre les grévistes et la maire de la commune

 

 

 

Lire aussi

Saint Joachim : Une grève qui dure à la bibliothèque Louise Michel

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:14

 

La commune a même été victime..... d'une cyber attaque !

 

Les trois agents de la bibliothèque Louise-Michel dans la commune de Saint Joachim, située entre Guérande et Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique, ont entamé depuis vendredi un mouvement de grève. Un conflit qui continue encore cinq jours après, puisque ce mercredi 28 janvier le personnel de la bibliothèque était présent devant l’établissement pour expliquer à la population les raisons de son mouvement. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents

 

« On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

De son côté, la maire socialiste de Saint Joachim, Marie-Anne Halgand regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Une déclaration on ne peut plus étonnante quand on sait qu'un préavis doit être déposé cinq jours avant mais que, de plus, la commune n'est peuplée que de...quatre mille habitants. A moins que le préavis ne soit jamais arrivé ?

 

 

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                                               Les bibliothécaires de Saint Joachim

 

 

Plus grave, dans la presse locale, l'édile accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent le « refus d'une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Visiblement le dialogue social est en plein marais salant.

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Reste à savoir si la maire va les entendre et tenter de mettre fin à ce conflit.

 

En tout cas, le mois de janvier va sûrement rester dans les mémoires de Saint-Joachim, une commune décidément pas si tranquille car elle a aussi été victime.... d'une cyber attaque ! Véridique. « Tous nos services informatiques ont été touchés », a déclaré la mairie à Presse-Océan, « un cadre blanc et noir est apparu et a dévoré les fichiers. Il a aussi provoqué une rupture de communication de la messagerie électronique ». Il a fallu l'intervention sans relâche pendant huit jours de quatre informaticiens d’une entreprise spécialisée pour rétablir les liaisons et remettre en route les services. On sait maintenant pourquoi le préavis n'est jamais arrivé. Kénavo !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                                      Anne-Marie Halgand, maire de Saint Joachim (à droite)

 

         maires briere

                              - Je rêve d'un monde sans grève.... et sans cyber attaque !

 

 

                      

 

 

Lire aussi

Les syndicats des bibliothèques de Marseille lancent une pétition via internet   

Marseille : les plages horaires des bibliothèques revues à la baisse             

Conflit sur le travail le dimanche dans la future médiathèque du Havre

 

 

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:25

 

Depuis plus de deux ans, les bibliothèques Marseillaises connaissent une dégradation sans précédent de leurs services et de leurs conditions d'accueil


Dans la cité phocéenne, pour avoir accès à la lecture publique c’est comme si la sardine avait bouché le Vieux-Port. En effet depuis deux ans, les bibliothèques marseillaises connaissent une dégradation sans précédent des services, des conditions d'accueil et de travail entrainant des réductions d'horaires d'ouverture voire même des jours entiers de fermeture. Pour les syndicats cette situation est la conséquence de quarante postes qui n’ont pas été remplacés.


Pour protester contre cette bouillabaisse culturelle, les syndicats CGT et FSU des bibliothèques municipales marseillaises a lancé une pétition sur le site change.org à l’attention du maire, Jean-Claude Gaudin, laquelle a déjà recueilli près d’un millier de signatures.


Il est vrai que la situation est on ne peut plus inquiétante. Si la bibliothèque de Bonneveine avec sept postes manquants va réduire ses heures d'ouverture de 34 à 28 heures celles du Panier, de Cinq-Avenues et de la Castellane réduisent elles aussi leurs horaires avec à la clef des jours entiers de fermeture (le samedi au Panier, le vendredi à Castellane et le jeudi aux Cinq-avenues).

 

 

                                Jean-Claude Gaudin veut emmener son ami visiter une bibliothèque

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                                                     - Peuchère, c'est déjà fermé !


Quand à la bibliothèque de la Grognarde, celle-ci a ouvert cet été sans agent titulaire avec uniquement des vacataires recrutés en catastrophe. Pire le service Lire Autrement de l'Alcazar (unique service documentaire municipal destiné aux personnes mal-voyantes et mal-entendantes) est resté fermé quatre mois en raison d'une organisation défaillante.


Selon Anne-Marie d'Estienne d'Orves, adjointe au maire de Marseille déléguée aux bibliothèques, une étude a été lancée par l'État sur le contrat de lecture dans les villes. « D'ici le début de l'année prochaine cet état des lieux servira de base de travail pour apporter les réponses aux problèmes énoncés par les syndicats » précise l’élue. Rappelons toutefois que la cité phocéenne ne compte que huit bibliothèques, ce qui est bien peu pour la deuxième ville de France.

En attendant l'adjointe réfute les chiffres avancés à propos des quarante postes vacants : « Le calcul est fait d'après des grilles qui datent de 2004, les choses ont évolué ». Concernant les horaires, l'élue rajoute que « la réduction des heures d'ouverture est un choix, compte tenu des maladies et des départs à la retraite ». Peut être que les marseillais arriveront à la faire changer d’avis. La pétition est ici.

 

Lire aussi: Ouvrons mieux les Bibliothèques 

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Les bibliothécaires marseillais rappelle le maire à ses promesses

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                                                                   - Peuchère, ils m'ont pris au mot

 


 

 

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Vagues de protestation dans les bibliothèques municipales

 

Lire aussi, l'article du Monde.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:21

 

 La Marseillaise : Le 12 novembre 2014


Les syndicats accusent le coup du manque de personnels dans la plupart des bibliothèques municipales de la ville de Marseille.


Elles sont actuellement quatre bibliothèques sur les huit que compte le réseau des bibliothèques municipales de Marseille à avoir revu leurs horaires d'ouverture à la baisse faute de personnels dont le manque à gagner est évalué à « une cinquantaine de postes sur les 300 dévolus au réseau des bibliothèques depuis l'ouverture de l'Alcazar en 2004 », selon l'intersyndicale (CGT et FSU) qui accuse le coup de la dégradation du service public et des conditions de travail des personnels municipaux.


Un constat plus qu'alarmant à Marseille où l'ensemble des services culturels de la Ville est touché et où le réseau des bibliothèques « est loin d'être à la hauteur si l'on compare le service à celui de Lyon ou Paris », estime Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Du côté de l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves qui préfère ne pas se prononcer sur le nombre des postes manquants, « il faudra attendre les résultats de l’enquête lancée auprès des services des bibliothèques en janvier prochain, les syndicats s’appuient sur une grille de lecture trop ancienne à savoir celle de 2004 qui date de l’ouverture de l’Alcazar ». Une base selon elle désuète qui ne permettrait pas d’affirmer le manque à gagner des 50 postes sur le réseau des bibliothèques à Marseille.


« En attendant, nous avons préféré baisser le volume horaires d’ouverture au public pour ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents », continue l’adjointe au maire qui précise également qu’une vague de recrutements internes a également été lancée. Mais « aucun recrutement externe », déplore-t-on encore du côté syndical qui accuse le coup de la mauvaise foi de la part de la direction des bibliothèques de Marseille.

 

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                                                          - Nous de mauvaise fois ? Oh, peuchère !

 


Depuis la Révision générale des moyens municipaux (en lien avec la réforme générale des politiques publiques de Sarkozy) et la contractualisation du réseau des Bibliothèques de Marseille à vocation régionale (BMVR) avec l'Office centrale des bibliothèques et les bibliothèques de l’Association culturelle d'espaces lecture et d' écriture en Méditerranée (Acelem), les syndicats tirent la sonnette d'alarme et ont même lancé une pétition qui a déjà recueilli plus d'un millier de signatures (bientôt en ligne) pour la pérennisation du service de lecture publique de proximité.


Avec un volume horaire de 41 heures par semaine au lieu des 50 heures proposées par les syndicats et la baisse des effectifs (le non-remplacement des départs à la retraite), « la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers du volume horaire normal sans autre forme de procès », indique le responsable CGT. « Nous lançons pas mal de propositions depuis deux ans mais nous ne sommes jamais entendus », déclare Noëlle Colombié du côté de la FSU.


Conséquences sur le réseau marseillais, la bibliothèque du Panier est fermée trois jours sur sept, Bonneveine perd six heures d'ouverture par semaine et la plupart des bibliothèques restent fermées tous les matins. « L'accueil des collectivités et des scolaires s'effectuait essentiellement le matin, nous perdons le plus gros de notre activité et les publics n'ont accès à nos services que durant des horaires restreints », lance le responsable CGT.

 

 

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                                     - Alors les minots, vous avez encore loupé la bibliothèque ?

 


Même constat sur le site de Castellane qui subit également une forte dégradation des services avec la fermeture répétée de la boîte de retours, « l'une des plus importantes du réseau des bibliothèques » ou encore à la Grognarde où des vacataires ont dû remplacer les personnels en août dernier. à l'Alcazar, le service « Lire autrement » destiné aux déficients visuels est resté fermé durant trois mois.


Depuis sa réouverture à la fin du mois d'octobre, les syndicats déplorent « des conditions de travail déplorables à la fois pour les publics et le personnel ». Pourtant, la mise en service des automates devait permettre de compenser la baisse des effectifs mais pour l'intersyndicale toujours, « l'automatisation du prêt et du retour n'a rien changé, aucune réorganisation des services n'a été lancée ».


Pour les syndicats, « le réseau des bibliothèques de Marseille est déficient et il faut le développer et le pérenniser par le service public et l'emploi statutaire et pas uniquement en développant le partenariat associatif ou des recrutements internes ».


Lire l’article de « La Marseillaise »

 

 

                                                       Bibliothèques marseillaises: c'est le bazar

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                                               - Ben Jean-claude, je te dis pas merci pour ce moment 

 

 

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:15

 

Métro : Le 12 novembre 2014


Depuis la rentrée, la municipalité a réduit les horaires d’ouverture de plusieurs bibliothèques de Marseille. Certaines doivent fermer un jour entier par semaine. Une décision prise en raison du manque de personnel.


Un an après avoir été Capitale européenne de la culture, la mesure fait mal. Faute de moyens et de personnels, la municipalité de Marseille a réduit la voilure des heures d’ouvertures des 8 bibliothèques de la ville depuis la rentrée. Une mesure drastique qui affecte profondément les petites structures du réseau, à commencer par les établissements des 5 avenues, du Panier et de la Castellane où un jour de fermeture supplémentaire a été ajouté.


Si les problèmes de gestion dans ce service ne sont pas nouveaux, il pose surtout question si l’on compare avec les autres grandes villes. Selon les chiffres de l’Observatoire de la lecture du ministère de la Culture, le nombre de jours d’ouverture au public en 2010 a été  de 254 à Paris, 253 à Lyon et seulement 222 à Marseille. « Malgré nos propositions (…) la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers sans autre forme de procès », s’inquiète dans la Marseillaise Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Interrogée à ce sujet, l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves estime que la réduction des heures d’ouverture a été décidé afin « de ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents ». Pour la CGT, il manquerait cinquante postes pour retrouver une situation normale. Un chiffre à tempérer selon la municipalité qui a lancé une enquête interne avant d'entamer une campagne de recrutement.


Mais en attendant, ce sont les Marseillais qui pâtissent de ce manque d’accès à la culture. Qui plus est dans le IIIème arrondissement. Dans ce secteur du centre-ville où résident près de 45 000 personnes, soit une ville de la taille d’Orléans, aucune bibliothèque n’existe. Une pétition en ligne a été lancée il y an pour exiger la création d’une structure. Le collectif Brouettes et compagnie de la Belle de Mai a même fait installer des étagères de livres chez les commerçants pour faciliter la lecture dans ce quartier.


Lire l’article de « Métro »

 

 

                                                 Plus de lecture dans le centre ville de Marseille

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                                              - C'est que peuchère, j'ai perdu mes bibliothèques au casino

 

 

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:48

 

MarsActu : Le 9 octobre 2014

 

Discrètement, quatre des huit bibliothèques que compte le réseau marseillais ont réduit leurs horaires, faute de personnel pour accueillir le public. La Ville assure que c'est une situation provisoire. Or, celle-ci dure depuis des années.

 

Une bibliothèque ouverte tous les jours même le dimanche ? A l'heure où le ministère de la culture souhaite aider les collectivités locales à étendre leurs horaires pour faciliter l'accès à la lecture, la Ville de Marseille fait l'inverse.

 

Depuis la rentrée, la municipalité réduit drastiquement les horaires de quatre des huit bibliothèques du réseau. En septembre, les « petites » bibliothèques du Panier, des Cinq-Avenues et de Castellane ont perdu un jour entier d'ouverture au public. Au Panier, le lieu est donc fermé trois jours sur sept. Celle de Bonneveine a également perdu six heures d'ouverture au public. Cette logique restrictive touche également l'Alcazar. Depuis trois mois, le service Lire autrement destiné aux déficients visuels est fermé faute de personnel pour le faire vivre.

 

Cette politique de peau de chagrin est symptomatique de l'extrême tension vécue dans ce service culturel depuis près de dix ans. Car cette brusque réduction de voilure a une cause unique : le déficit chronique de personnels. « Sans données précises, nous avons évalué ce manque à environ 40 personnes sur l'ensemble des sites, constate Raymond Romano, représentant CGT. La réponse de la direction est de réduire l'ouverture au public sur quatre des huit bibliothèques du réseau. Ce n'est pas une solution : la charge de travail reste la même et il y a une dégradation du service ».

 

Une pétition a déjà rassemblé 400 signatures au dire des syndicats et une demande de rendez-vous est partie en direction de la nouvelle élue à la culture, Anne-Marie d'Estienne d'Orves. Cette dernière y a répondu positivement ce mardi en recevant une délégation syndicale de représentants CGT et de la FSU. De son côté, le syndicat Force ouvrière (très proche de la direction lire ici) préfère limiter la communication sur ce sujet au comité technique paritaire qui siège ce jeudi. La perspective des élections professionnelles, en décembre, rend le syndicat majoritaire prudent ou stratégique selon les points de vue. Après la séance du comité technique paritaire, le syndicat a publié un tract faisant état d'une « cote d'alerte dépassée » dans les bibliothèques. Il fixe à 50 le nombre d'agents manquants et fait part de sa vigilance quant aux solutions « rapides » proposées par la Ville. 


 

                      Bibliothèques de Marseille: Même FO conteste la politique de Jean-Claude Gaudin

 

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                                                                   - Oh, peuchère !


 

Avant cela, en recevant les autres représentants syndicaux, ce mardi, l'élue était accompagnée du directeur des affaires culturelles, Sébastien Cavalier et d'un de ses adjoints. En revanche, le directeur actuel des bibliothèques, Christian Laget, était absent à cette réunion. Comme s'il incarnait déjà le fusible à faire sauter en cas de montée du courroux. En tout état de cause, c'est l'élue qui est montée en première ligne à sa place pour tenter de calmer les inquiétudes sans toujours y parvenir. « Pour la énième fois, une élue fraîchement arrivée nous a dit qu'elle avait besoin de faire de la prospective avant de prendre des décisions, regrette Catherine Roux une représentante du SDU-FSU. A chaque fois, on perd du temps et la situation se dégrade ».

 

De son côté, Raymond Romano regrette l'absence de réaction de la Ville face à une carence ancienne et connue : « Depuis quelques mois, la direction générale des ressources humaines permet enfin l'accès aux postes ouverts à mobilité dans l'ensemble des services. Depuis juillet, les listes de postes vacants ont été mises en ligne sur l'intranet de la ville en quatre vagues successives. Aucune ne concernait les affaires culturelles ».

 

« Cette situation est provisoire, assure Anne-Marie d'Estienne d'Orves, jointe par nos soins. Elle est effectivement due à un manque d'effectifs qui ne nous permet pas d'accueillir les publics dans les meilleures conditions. Mais nous allons ouvrir une nouvelle vague de promotion interne qui devrait nous permettre de recruter quinze personnes dans les prochaines semaines. Une autre vague de recrutement toujours en interne permettra de revenir à une situation normale au mois de janvier, voire même pour les vacances de Noël ». En revanche, l'élue à la culture qui revendique un parler clair ne s'étend pas sur les causes de ce manque chronique. « Vous savez c'est une question qui concerne tous les services de la ville », élude-t-elle.


 

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                                 - Peuchère, mon adjointe vient de me tailler un costard !


 

Du côté syndical, on pointe pourtant les effets de la Réduction générale des moyens municipaux « qui consistait à ne pas remplacer les départs à la retraite comme dans la RGPP au plan national ». A cela s'ajoute un certain nombre de « mobilités externes », c'est-à-dire des cadres qui ont quitté Marseille, lassés par le manque de moyens et l'ambiance délétère. « Il manque de tout mais en particulier des catégories B et C », reprend le bibliothécaire qui organise une réunion d'information syndicale ce jeudi. Cette carence en personnels avait d'ailleurs été soulignée par la chambre régionale des comptes dans le rapport qu'elle avait réalisée sur la commune de Marseille. 

 

Les effectifs ont été réduits de 14% en équivalents temps plein (ETP) entre 2007 et 2012. Au 1er janvier 2012, le service des bibliothèques employait 287 agents représentant 275 ETP, ce qui représente une baisse notable des effectifs totaux (324 agents pour 318,1 ETP au 1er janvier 2007).

 

Dans sa réponse à la chambre, la Ville indique que « la mise en place de l'automatisation des fonctions de prêt et de retour va permettre de compenser la réduction d'effectifs ». Cette position officielle n'est pas le discours tenu par l'élue près d'un an après la mise en service des automates : « Cela a permis de pallier ce manque mais pas suffisamment », reconnaît-elle aujourd'hui. Or, la chambre notait que Marseille était à la traîne en termes de personnels comme en termes d'amplitude d'ouverture. 

 

 

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                                            - Peuchère, je suis encore à la traîne


 

Les chiffres de l’observatoire de la lecture du ministère de la culture, le nombre de jours d’ouverture au public a été de 254 à Paris, 253 à Lyon et 222 à Marseille pour l’année 2010, soit approximativement l’équivalent d’un mois complet de fermeture en plus.


Le lecteur marseillais pourra se satisfaire en voyant la Ville s'appuyer désormais sur le réseau de l'Office central des bibliothèques (OCB) pour tenter d'améliorer la couverture de la ville. En effet, un accord a été passé avec ce réseau d'officines nées dans le giron des paroisses marseillaises et gérées par des bénévoles. Les usagers des bibliothèques municipales pourront accéder aux OCB de la Belle-de-Mai, des Olives et de la Valentine qui elle-mêmes bénéficieront de prêts de livres de la Ville. Une manière de filer au secteur privé ce que ce le service public n'arrive pas à faire ?

 

« Il n'y a pas lieu de faire de polémique à ce sujet, pose Anne-Marie d'Estienne d'Orves. C'est pour nous une manière de couvrir l'ensemble de la ville et d'être présents dans des quartiers dont nous étions absents ». Notamment à la Valentine où l'ancienne usine Rivoire et Carret attend toujours d'accueillir des livres en plus des engins de nettoyage de la communauté urbaine. Une vieille revendication des habitants et une promesse politique jamais tenue. « Le projet n'est pas du tout abandonné, plaide l'élue, mais vous savez que c'est compliqué. En revanche, la bibliothèque de Saint-Antoine est sur la bonne voie. L'architecte a été choisi. Cela avance ». Dans le rapport de la chambre régionale des comptes, elle était annoncée pour 2014/2015.

 

Lire l'article de « MarsActu »

 

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 10:50

 

La Gazette des Communes : Le 12 novembre 2014


La ville du Havre et l’intersyndicale s’opposent quant à la mise en œuvre de l’ouverture le dimanche au sein de la future bibliothèque Niemeyer.


Au Havre, l’ouverture programmée, en septembre 2015, de la bibliothèque centrale Niemeyer suscite beaucoup de remous. Plusieurs mouvements de grève ont déjà eu lieu, le dernier s’étant déroulé le 5 novembre. Il concerne les personnels des bibliothèques municipales, environ une centaine d’agents. Organisations syndicales et direction générale sont en complet désaccord à propos de ce futur vaisseau amiral de la lecture publique au Havre. Et c’est la question des horaires de travail qui pose problème. La majorité municipale souhaite ouvrir ce lieu le dimanche.

 

« Les modes de vie ont changé, il faut s’adapter aux nouvelles pratiques », plaide Patrick Teisseire, adjoint au maire aux ressources humaines. Avec cette ouverture, l’élu espère aussi ramener de l’activité économique au cœur du centre-ville. L’ouverture dominicale n’est donc, selon lui, pas négociable. Dès lors, il a fallu trouver les moyens d’y parvenir. « Les premières discussions avec les organisations syndicales ont eu lieu au printemps 2014 », rappelle l’élu en charge du personnel.


La direction a posé deux scénarios sur la table : une extension du travail le dimanche sur la seule base du volontariat à condition de trouver quarante salariés intéressés ou l’annualisation du temps de travail appliquée à tous les agents. « Soit sept dimanche de travail dans l’année par fonctionnaire », détaille Patrick Teisseire. En retour, la ville propose une indemnité compensatoire de l’ordre de 30 à 60 euros brut par mois selon les catégories. Jusque-là, l’intersyndicale CGT, FO, CFDT ne s’est pas prononcée en faveur de l’une ou l’autre des options.

 

« C’est un jeu de dupes, il n’y aura jamais 40 volontaires », fait savoir Malik Ghersa, secrétaire général du syndicat CGT ICTAM (ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maitrise). Une consultation des agents pourrait être organisée d’ici à la fin de l’année pour trancher. En tout état de cause, on se dirige plutôt vers le deuxième scénario, le plus explosif. « Nous ne sommes pas opposés par principe au travail le dimanche. Simplement, nous refusons son application dans les conditions posées par la direction », résume Malik Ghersa qui rappelle que les salariés du service travaillent déjà « en flux tendu ».


Les syndicats demandent à ce que les heures travaillées le dimanche soient comptabilisées comme des heures supplémentaires et donnent droit à une compensation horaire de 1h40. Autre revendication, l’application du strict volontariat et la mise en place d’une indemnité de sujétion particulière (ISP) qui vienne contrebalancer chaque dimanche travaillé. Si la question des compensations financières ne semble pas insoluble, la problématique de l’annualisation du temps de travail, elle, apparaît comme le point dur de ce conflit. « Nous maintiendrons le cap quoiqu’il arrive », prévient déjà Patrick Teisseire, tandis que les organisations syndicales ne veulent pas battre en retraite.


Un nouveau préavis de grève reconductible a déjà été déposé. « Il y aura de nouveaux arrêts de travail », prévient Malik Ghersa. Les syndicats veulent désormais être reçus par Edouard Philippe, député maire UMP. « Il les rencontrera avant la fin de l’année », annonce Patrick Teisseire. En tout état de cause, les discussions s’annonce très serrées…


Lire l’article de la « Gazette des Communes »

 

 

 

                                                                La bibliothèque Niermeyer (Le Havre)

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                                                  Ouverture du dimanche: le maire du Havre sur un volcan

 

 

 

 

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:55

 

76 Actu : Le 7 novembre 2014

 

Les bibliothécaires du Havre, qui ont dénoncé, lors de deux mouvements de grève, début octobre, l'extension des horaires de travail au dimanche, annoncent une nouvelle action.

 

Samedi 11 et mercredi 15 octobre 2014, les agents des bibliothèques du Havre cessaient le travail, pendant deux heures, inquiets de l’extension des horaires d’ouverture de la future médiathèque sur le site du Volcan, au dimanche. Le mouvement avait pris fin pour permettre le temps des négociations avec la Ville. Au terme de 15 jours de discussions, un nouveau préavis de grève de l’intersyndicale CGT, FO et CFDT, a été déposé. Les agents  débrayaient mercredi 5 novembre 2014, à  partir de 14h.

 

Pourquoi ce conflit ? Le point avec Malik Ghersa, le secrétaire général du syndicat CGT ICTAM (Ingénieurs cadres techniciens agents de maîtrise). « Nous ne sommes pas contre le travail le dimanche », prévient d’emblée le représentant syndical, mais nous réclamons que cette journée de travail soit exceptionnelle et que ce soit uniquement basé sur le volontariat. Il doit donner lieu, de facto, à des compensations financières et des récupérations ».

 

Le syndicaliste de poursuivre : « Le Code du travail impose en cette journée du dimanche qu’une heure de travail soit payée 1h40. La Ville refuse de payer ces heures supplémentaires et propose au mieux une indemnité de compensation. Ce qui nous dérange aussi beaucoup est que la direction générale entend faire entrer cette journée du dimanche dans le cycle de travail normal. Nous nous y opposons fermement. Les agents travaillent déjà beaucoup trop à flux tendu », insiste Malik Ghersa.

 

L’extension du travail au dimanche fait débat, encore aujourd’hui, au plan national. Le gouvernement a en effet commandé un rapport sur le sujet, qui doit servir de base, à un futur texte de loi. Au Havre, les actions des bibliothécaires du Havre ont été diversement appréciées. « Nous avons eu beaucoup de retours négatifs de la part des Havrais, lors de nos deux précédents mouvements », reconnaît Malik Ghersa,« mais je tiens à signaler que les agents ne sont pas des fainéants. Nous aimerions d’ailleurs que la population s’associe à notre action car l’extension du travail au dimanche, comme une journée de travail ordinaire, est un danger pour tous », argumente encore le syndicaliste.

 

Mercredi 5 novembre 2014, à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT, CGT Ictam et CFDT, les agents des bibliothèques du Havre ont cessé le travail, à 14h, pour exprimer leurs inquiétudes. Les grévistes ont été rejoints par les agents des bibliothèques de quartier. Un préavis de grève de 24 heures, reconductible, a été déposé. Les agents menacent de réitérer le mouvement sans plus d’avancées de la part de la municipalité. « Il prendra fin lorsque nous obtiendrons un rendez-vous avec le maire », annoncent les agents en grève.

 

De son côté, la Ville du Havre regrette que les syndicats «n’aient pas respectés leurs engagements conditionnant la reprise de la concertation ». Elle réaffirme, cependant,  sa volonté de conduire le chantier de réorganisation du service public en concertation tant avec les agents concernés, qu’avec les représentants du personnel.

 

Lire l'article de « 76 Actu »


 

                                                                            Hôtel de Ville du Havre

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                                 Grève des bibliothècaires: le maire reste dans son bunker 

                                                 

 

 

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:20

 

Paris-Normandie : le 5 novembre 2014

 

Nouvelle grève alors que la Ville rappelle qu’elle maintient le dialogue.

 

« Au retour des vacances, on craignait d’être moins nombreux. » Avec 60 % de grévistes annoncés par l’intersyndicale (CGT, FO, CGT-ICTAM, CFDT), le mouvement des bibliothécaires était certes moins suivi que le 15 octobre, mais satisfaisant à leurs yeux. « On ne lâchera rien. Certainement pas tant que l’on n’aura pas obtenu un rendez-vous avec le maire. »

 

Hier à partir de 14 h, les agents territoriaux des médiathèques et points lecture étaient appelés à respecter un appel à débrayage d’une heure portant sur la mise en œuvre de l’ouverture de la médiathèque Niemeyer, en septembre 2015, en particulier le dimanche. Pour les agents en colère, le dimanche doit rester une journée de travail exceptionnelle, basée sur le volontariat et donnant lieu à des compensations.

 

« Nous avons pu échanger avec la direction générale afin de marquer notre opposition à l’annualisation du travail du dimanche. On nous propose une indemnité dérisoire de 30 € bruts mensuels. Loin de nos attentes portant sur une véritable prime et des récupérations horaires. On nous rétorque que cela relève d’un choix politique, alors laissons-nous parler avec l’homme politique », détaille Frédérique Helley, secrétaire de la section syndicale CFDT qui demande une rencontre avec Edouard Phillipe, le maire du Havre.

 

Les bibliothécaires réclament également de disposer de deux samedis libérés, de pouvoir terminer plus tôt (à 16 h) à deux reprises dans la semaine. « Ouvrir toute la semaine, c’est une belle ambition. Que la Ville s’en donne les moyens en créant autre chose que des postes de non-permanents. » De son côté, la Ville du Havre souligne sa volonté d’entretenir le dialogue avec les représentants syndicaux et dénonce « un mode de fonctionnement qui va à l’encontre des conditions essentielles d’une concertation ».

 

Dans un communiqué elle rappelle, en effet, qu’elle a lancé une concertation « dès le printemps 2014 », qu’une réunion le 25 septembre « a permis de présenter plusieurs scénarios d’organisation » incluant le dimanche, l’un reposant sur la base du volontariat, l’autre sur l’intégration du dimanche au temps de travail pour l’ensemble des agents de la tête de réseau. « Au mépris d’un engagement de donner une réponse au plus tard le 22 octobre sur la suite du mouvement, sans qu’aucun signe de dialogue n’ait été manifesté de sa part, l’intersyndicale a déposé un nouveau préavis de grève le 30 octobre. L’administration a proposé une nouvelle rencontre. Sans réponse. » a déclaré pas contente la mairie du Havre.

 

Les agents ont déposé un nouveau préavis de grève reconductible. Il pourrait, selon nos informations, se concrétiser par une action le jeudi 13 novembre en fin de journée. « Nous ménageons l’effet de surprise. »

 

Lire l'article de « Paris-Normandie »

 


                         Le maire du Havre ne propose que 30 euros pour bosser le dimanche

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                                           -  Dans la provocation, j'en fais des caisses

 

 

 

 

 

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