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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:38

 

Les bibliothécaires brestois ont déposé un nouveau préavis de grève. Selon eux, les moyens alloués à la future médiathèque des Capucins sont insuffisants.

 

Les bibliothécaires de Brest étaient de nouveau en grève ce mercredi après-midi. La rencontre avec Marc Coatanéa, vice-président de la métropole en charge du personnel, ayant été jugée « sans résultats ».

 

Comme ils l’avaient déjà fait lors du précédent mouvement très suivi du 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois entendent dénoncer le manque de moyens accordés pour la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO au quotidien Ouest France.

 

Car à Brest comme ailleurs les finances sont à sec et l’ouverture de ce nouvel équipement se fera « à moyens constant » selon la Métropole. Conséquence immédiate : la fermeture de deux structures du centre-ville, la bibliothèque Neptune et la bibliothèque centrale dite d'études. Néanmoins même avec la fermeture de ces deux établissements, la nouvelle médiathèque des Capucins devra ponctionner dans les effectifs des autres bibliothèques de la capitale du Finistère pour fonctionner un tant soi peu. Tonnerre de Brest !

 

En effet, la ville de Brest prévoit seulement une équipe de 33 équivalents temps plein (ETP) pour faire tourner la nouvelle médiathèque et ses 6 500 m2 de surface utile alors que les syndicats et les agents estiment qu'il en faudrait beaucoup plus. « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », assure ainsi Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT au Télégramme de Brest.
 

Mais même avec cet effectif minimal il faudra redéployer. « Pour atteindre les 33 agents, chaque bibliothèque de quartier devra tout de même donner l’équivalent d’un agent à temps plein » affirment les grévistes.  « Un redéploiement inacceptable car il fragiliserait les autres équipements et mettrait en danger les actions menées depuis plusieurs années en direction de divers publics et cela pourrait remettre en cause tout le travail effectué par le réseau auprès des crèches, des associations... » a d’ailleurs prévenu Erwan Rivolan. Bref dans le domaine culturel et social, la rade risque de connaitre bientôt un avis de tempête. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                                  Plus de bibliothèques au centre ville, affaiblissement du réseau...

Mouvement de protestation dans les bibliothèques de Brest

 

 

Lire aussi la rubrique BM nec mergitur

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 11:58

 

Le Courrier des Yvelines : Le 16 mars 2015

 

Et à Poissy, l’expérience a même été abandonnée

 

Avant et pendant l’examen du projet de la loi Macron, il a beaucoup été question de l’ouverture des commerces le dimanche. Adopté par l’Assemblée nationale, le texte contient une disposition passée beaucoup plus inaperçue bien qu’elle touche, elle aussi, à l’ouverture dominicale : celle des bibliothèques. En effet, dans le cadre de la discussion relative au projet de loi « pour la croissance et l’activité », l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a obtenu que, lorsque les élus discuteront de l’ouverture des commerces le dimanche en conseil municipal, ils abordent aussi celle des bibliothèques. Rappelons que, dans les Yvelines, il n’existe aujourd’hui aucune commune proposant ce service.

 

 « Nous n’avons pas attendu la loi pour nous poser la question, indique Arnaud Péricard, maire-adjoint chargé de la culture à Saint-Germain-en-Laye. Cela fait longtemps que nous réfléchissons aux demandes qui remontent à ce sujet. Ainsi, la vraie demande porte plutôt sur le samedi et très peu sur le dimanche. Le samedi, nous enregistrons plus de mille passages, ce qui en fait le lieu public le plus fréquenté de la ville ».

 

L’élu ajoute que le dimanche, les Saint-Germanois seraient plus tournés vers le sport, la fréquentation du parc du château, de la forêt ou du marché… La seule attente enregistrée sur le dimanche concernerait l’ouverture d’un lieu permettant aux lycéens ou étudiants de travailler la préparation de leurs examens. « L’ouverture le samedi nous permet aussi de proposer dans nos sites des événements culturels qui seraient compliqués à mettre en place le dimanche ». Pourtant la porte n’est pas fermée. « Si une forte demande émanait, nous serions amenés à l’étudier ».

 

 

     Les usagers préfèrent fréquenter les bibliothèques le samedi

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.

 

De l’autre côté de la forêt, à Poissy, on rappelle que l’expérience a déjà été tentée sur une courte période dans les années 90. « Cela n’a pas rencontré un fort engouement, lance Vincent Richard Bloch, maire adjoint à la culture. Dès les beaux jours, les gens préfèrent passer leur dimanche après-midi dehors. Je pense qu’il serait plus judicieux d’imaginer une ouverture plus importante en semaine avec des nocturnes, par exemple ».

 

Si les professionnels travaillant dans les bibliothèques louent l’idée de l’ouverture dominicale, tous ont bien conscience qu’un tel projet demanderait des moyens. « Cela serait un vrai  service en plus offert à la population sur son temps de loisir, mais cela bousculerait beaucoup de choses. Il y  aurait un impact financier, mais aussi un impact humain avec le chamboulement de l’organisation du travail du personnel, indique un directeur de bibliothèque qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne peut découler que d’une volonté politique de la mairie ». Pour Marc Fontana, directeur des médiathèques de  Saint-Germain, une telle mise en place ne peut s’exonérer d’une réflexion prenant en compte la réalité locale. « On ne peut pas faire n’importe quoi au niveau du service proposé et du personnel », indique-t-il.


Du côté des utilisateurs, l’idée d’une ouverture le dimanche semble assez séduisante. « Je travaille toute la semaine et je reviens trop tard le soir pour me rendre à la médiathèque de Poissy, indique Cécile. Le samedi, entre les courses pour la famille et tout le reste, ce n’est pas mieux. C’est vrai que le dimanche serait assez idéal pour moi ». Pascal, « amoureux des livres », comme il se définit, verrait lui aussi plutôt d’un bon œil un tel projet. « Je trouve que c’est un service indispensable  pour tous les citoyens. L’ouverture le dimanche, je dis oui tout de suite. Je suis même prêt à payer un peu plus cher pour cela ».

 

Alors que les villes ont de plus en plus de difficulté à boucler leur budget, il semble peu probable qu’elles soient, quant à elles, prêtes à assumer les dépenses supplémentaires inhérentes à l’ouverture des bibliothèques le dimanche. De toute façon, pour l’instant, rien n’est encore fait. Le texte du projet de loi sera bientôt entre les mains des sénateurs.

 

Lire l’article du « Courrier des Yvelines »

 

                                                                  L'ouverture du dimanche se heurte parfois aux réalités

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:43

 

ActuaLitté : Le 24 février 2015

 

L'année dernière des bibliothécaires et usagers dénonçaient déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti, sur la question des horaires d'ouverture

 

À l'Assemblée, le dimanche 15 février dernier, l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, désormais députée de Moselle et conseillère municipale de la ville de Metz, a vigoureusement défendu un sous-amendement de la loi Macron, depuis adoptée. Celui-ci introduit la discussion autour de l'ouverture des bibliothèques le dimanche, au sein des communes, dès lors que celle des magasins est évoquée. Mais les personnels des bibliothèques et médiathèques de Metz dénoncent une austérité déjà appliquée à leurs budgets, et contraire aux projets d'élargissement d'horaire.

 

Le syndicat CGT de la ville de Metz a diffusé un tract, quelques jours avant l'adoption du sous-amendement d'Aurélie Filippetti, dénonçant des « choix budgétaires [du conseil municipal] qui affaiblissent le service public de la culture ». Le budget primitif 2015, voté en conseil municipal le 18 décembre dernier, accorde 150.000 € pour les acquisitions des bibliothèques et médiathèques de la ville.

 

Par rapport à l'année précédente, la coupe dans le budget est nette : le budget 2014 accordait 300.000 € à la même ligne. « Suite à un changement informatique en 2014, des factures pour acquisition de l'année 2014 ont été réglées sur le budget 2015, et il ne reste en fait que 21.000 € dans le budget d'acquisition 2015 », précise le syndicat CGT.

 

Lors du vote du budget 2015, en décembre dernier, aucun élu n'a discuté le budget d'acquisition des bibliothèques et médiathèques, tandis que le maire de la ville annonçait des investissements pour armer la police municipale. « Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale », a expliqué Hacène Lekadir, adjoint à la culture du maire de Metz, au Républicain Lorrain.

 

Même discours pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui déplore, elle aussi, la baisse des dotations de l'État aux collectivités : « La baisse du budget de la ville de Metz n'affecte pas seulement les bibliothèques, mais l'ensemble du budget de la ville. Elle est due à la baisse de la dotation aux collectivités locales décidée par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances, celle-là même que j'ai refusé de voter en novembre dernier », explique la conseillère municipale, contactée par ActuaLitté.

 

Aurélie Filippetti avait démontré son opposition au gouvernement avec un soutien affiché aux « frondeurs », et n'a pas dévié de sa ligne de conduite : « Ce n'est donc pas la Ville qui est responsable [de la baisse du budget], mais bien la politique d'austérité contre laquelle je me suis élevée en quittant le gouvernement et en ne votant pas le budget, ce qui est un geste très fort pour une élue de la majorité », rappelle-t-elle.

 

Baisse des budgets :Aurélie s'abrite derière le gouvernement

Bibliothèques : à Metz on veut l'austérité et l'ouverture le dimanche

    - J'ai toujours eu des gestes forts ....

 

Consciente des niveaux critiques des budgets d'acquisition, la municipalité annonce « une somme de 50.000 € au budget supplémentaire pour les achats de livres ». « On se félicite de cette prise de conscience, mais ce n'est pas du tout satisfaisant », répond le syndicat CGT. « Le budget d'acquisition serait alors de 71.000 € pour une ville de 120.000 habitants. À titre de comparaison, Épinal, avec 50.000 habitants, dispose de 200.000 € de budget d'acquisition. Le ministère de la Culture lui-même recommande une moyenne de 2 € par habitant, pour évaluer le budget. » Autrement dit, le budget de Metz devrait dépasser les 400.000 €. [NdR : si l'on observe le budget d'Épinal. Et 240.000 € si l'on considère le taux recommandé par le ministère]

 

Aux prises avec les budgets d'acquisition, les personnels des bibliothèques et médiathèques considèrent avec méfiance la possibilité d'une ouverture le dimanche. Metz sera la première ville à aborder la question en conseil municipal, ce jeudi, pour la bibliothèque du Pontiffroy, nous précise Aurélie Filippetti. « Le maire est très volontaire sur cette question et même si le budget a été voté avant l'amendement bibliothèques, il a souhaité que nous mettions ce point à l'ordre du jour jeudi », ajoute-t-elle.

 

« On passe d'abord au vote, et l'on consulte ensuite les personnels, on marche à l'envers », déplore le syndicat CGT, pas au courant de cette inscription à l'ordre du jour du conseil municipal (apparemment les élus messins ne le sont pas non plus). « Nous avons déjà du mal à tenir les horaires actuels : il faut savoir ce qui existe en matière de personnels, de disponibilité, avant de vouloir ouvrir le dimanche. Aucun dialogue social n'a été mis en place au sein de la collectivité, et les directeurs de bibliothèques eux-mêmes déplorent de ne pas être consultés. » précisent les représentants des personnels.

 

Du côté du conseil municipal, on garantit que la proposition ira de pair avec une consultation générale : « Bien évidemment, il ne suffit pas d'en discuter une fois en conseil municipal pour régler le problème : la discussion avec les représentants du personnel en comité technique paritaire est essentielle. Et cela nécessitera des moyens humains et financiers supplémentaires qu'il faut évaluer et budgéter », explique Aurélie Filippetti.

 

Le syndicat s'inquiète de la qualité du service public proposé, et invite les élus à veiller aux qualifications du personnel, « formé ou en formation », en vue de ces ouvertures supplémentaires. Et prévient déjà les autres villes, qui vont elles aussi être concernées par l'ouverture le dimanche : « Il faut créer une unité nationale, pour rappeler que les personnels doivent être consultés avant que la mesure ne soit abordée en conseil municipal. ».

 

L'année dernière des bibliothécaires et des usagers avaient lancé l'appel « ouvrons mieux les bibliothèques ». Un texte qui dénonçait déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti alors ministre de la culture, sur la question des horaires d'ouverture des bibliothèques de France et de Navarre, alors ministre de la culture. L'appel est disponible est ici.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

Aurélie Fillipetti : une politique démagogique sur les bibliothèques

Bibliothèques : à Metz on veut l'austérité et l'ouverture le dimanche

- C'est même une véritable comédie vous voulez dire !

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:40

 

A noter que parmi les élus qui ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins... qu'Aurélie Filippetti. Celle qui veut ouvrir le dimanche

 

« Des choix budgétaires qui affaiblissent le service public de la culture  » : le titre du tract diffusé par la CGT de la mairie de Metz annonce la couleur selon le Républicain Lorrain. Le syndicat critique notamment la baisse de 300 000 € à 150 000 € du budget d’acquisition des Bibliothèques-médiathèques de l'agglomération, soit une baisse de moitié. Si la CGT reconnaît que la gratuité est à l’ordre du jour « il faut que celle-ci soit accompagnée d’une qualité d’acquisition digne du service public  », écrit le syndicat. Ce qui ne semble pas être le cas avec les sous-effectifs actuels qui entraînent une dégradation de la qualité du service rendu à l’usager.

 

« Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints, répond au Républicain Lorrain, Hacène Lekadir, l’adjoint à la culture. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale. La baisse du budget d'acquisition entre dans ce cadre, celui d’efforts demandés à tous les services ». Visiblement mal à l'aise dans ses rayonnages, l'élu de la majorité socialiste promet toutefois que le budget devrait revenir à un niveau plus élevé en 2016. Le problème est que en plus de cette année celui de l'année précédente avait déjà été réduit d'un tiers. Une promesse de gascon en lorraine ?

 

A noter que parmi les élus qui siègent au conseil municipal de la Ville et ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins qu'Aurélie Filippetti. La même qui vient en tant que députée de proposer un sous-amendements pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement. Bref, l'ancienne ministre de la culture veut étendre les horaires d'ouverture des établissements de lecture publique mais sans rien dedans. A Metz comme ailleurs, les élus deviennent schizophrènes sur la question des bibliothèques. Avant d'ouvrir plus ouvrons mieux comme le clament les professionnels et les usagers. Les seuls qui ont les pieds sur terre finalement (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

 

 

                                       Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

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             - Pleure pas Aurélie, ça arrive à tout le monde de dire des conneries sur les bibs

 

 

 

                     

 

Lire aussi

Bibliothèque de Saint Joachim : les relations se tendent entre les grévistes et la maire de la commune

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:37

 

Pour Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre à la retraite, on cause plus... on flingue !

 

C’est un conflit plutôt inhabituel dans ce genre de commune de petite taille où les rapports sont généralement plutôt apaisés. Oui mais voilà, à Saint Joachim commune de quatre mille habitants, située du côté de Guérande et rattaché à la communauté d’agglomération de Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique le dialogue social est en plein marais salant.

 

En effet les agents de la bibliothèque Louise Michel sont en grève depuis le 22 janvier, soit une bonne dizaine de jours maintenant. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents. « On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

Mais la maire socialiste de Saint Joachim n'avait apparamment pas vu venir le conflit. Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre désormais à la retraite, regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Plus grave, dans la presse locale, l'édile, accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent «  une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Ambiance..

 

 

 

                             Grève à la bibliothèque  : La maire de Saint Joachim en plein dialogue social

 

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                                             - Bande de lâches, s'en prendre à une vieille dame comme moi

 

 

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Les agents regrettent également « le fait que depuis la rentrée, aucune réunion sur le contenu entre les intervenants n'ait eu lieu ». Ils ajoutent : « Aujourd'hui, nous refusons cette situation et une gestion rigoureuse sans concertation. Nous souhaitons défendre un service de lecture publique de qualité, accessible facilement et soucieux de s'adresser au plus grand nombre ».

 

Visiblement les grévistes, malgré le soutien des usagers, ont reçu une fin de non-recevoir de la part de la maire socialiste !  En effet par un tract distribué dans les boîtes aux lettres de la commune, Marie-Anne Halgand et sa municipalité sortent la sulfateuse en renvoyant l'échec de la concertation sur les bibliothécaires : « Cinq réunions officielles ont eu lieu avant la rentrée scolaire, sans compter les multiples entretiens informels parfois agressifs entre la maire et les agents de la bibliothèque ». Visiblement la maire socialiste, et un peu sur les nerfs, n’a guère convaincu son personnel.

 

 

 

                                    A  Saint Joachim, la mairie a multiplié les réunions pour s'éviter un conflit      

 

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                              - Je sais pas pourquoi mais ils sont d'humeur agréssive aujourd'hui  ... 

 

 

 

Et de brandir l’arme lourde : « face aux difficultés rencontrées, la mairie a saisi le Comité technique paritaire qui a validé les propositions des élus, tant pour les niveaux horaires que pour les séances hebdomadaires des activités périscolaires. » Fermez le ban ! Sauf que pour les personnes initiées à la chose un Comité Technique Paritaire « valide » toujours les propositions des élus même quand l’ensemble des représentants des personnels votent contre ! En effet la simple mise à l’ordre du jour et la tenue de la réunion suffit pour « que l’avis soit rendu ». Décidément on n’est pas très fair play du côté de la municipalité de Saint Joachim.

 

Mais le conflit semble parti pour durer tant l’équipe municipale a du mal à voir quelles sont les missions et les spécificités d’une bibliothèque et veut leur imposer coûte que coûte la prise en charge des activités périscolaire (TAP). « Lorsqu'ils sont affectés dans les bibliothèques, les agents sont particulièrement chargés de fonctions d'aide à l'animation, d'accueil du public et notamment des enfants, et de promotion de la lecture publique. Ils participent à la sauvegarde, à la mise en place et à la diffusion des documents. Ils assurent les travaux administratifs courants » affirme Mme Halgand. Et l'édile de conclure : « Donc, ces missions s'intègrent bien dans le cadre des TAP ». Rompez !

 

« Les bureaux du maire et du secrétaire général sont ouverts en permanence » promet toutefois notre vieille dame pas toujours très tranquille. Reste à savoir si les bibliothécaires devront se munir, ou pas, de gilet-pare balles tant l’ambiance semble tendue dans ce mouvement social hors norme. En tout cas, à ce jour, le conflit demeure.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                           Saint-Joachim : c'est tendu entre les grévistes et la maire de la commune

 

 

 

Lire aussi

Saint Joachim : Une grève qui dure à la bibliothèque Louise Michel

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:14

 

La commune a même été victime..... d'une cyber attaque !

 

Les trois agents de la bibliothèque Louise-Michel dans la commune de Saint Joachim, située entre Guérande et Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique, ont entamé depuis vendredi un mouvement de grève. Un conflit qui continue encore cinq jours après, puisque ce mercredi 28 janvier le personnel de la bibliothèque était présent devant l’établissement pour expliquer à la population les raisons de son mouvement. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents

 

« On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

De son côté, la maire socialiste de Saint Joachim, Marie-Anne Halgand regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Une déclaration on ne peut plus étonnante quand on sait qu'un préavis doit être déposé cinq jours avant mais que, de plus, la commune n'est peuplée que de...quatre mille habitants. A moins que le préavis ne soit jamais arrivé ?

 

 

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                                               Les bibliothécaires de Saint Joachim

 

 

Plus grave, dans la presse locale, l'édile accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent le « refus d'une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Visiblement le dialogue social est en plein marais salant.

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Reste à savoir si la maire va les entendre et tenter de mettre fin à ce conflit.

 

En tout cas, le mois de janvier va sûrement rester dans les mémoires de Saint-Joachim, une commune décidément pas si tranquille car elle a aussi été victime.... d'une cyber attaque ! Véridique. « Tous nos services informatiques ont été touchés », a déclaré la mairie à Presse-Océan, « un cadre blanc et noir est apparu et a dévoré les fichiers. Il a aussi provoqué une rupture de communication de la messagerie électronique ». Il a fallu l'intervention sans relâche pendant huit jours de quatre informaticiens d’une entreprise spécialisée pour rétablir les liaisons et remettre en route les services. On sait maintenant pourquoi le préavis n'est jamais arrivé. Kénavo !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                                      Anne-Marie Halgand, maire de Saint Joachim (à droite)

 

         maires briere

                              - Je rêve d'un monde sans grève.... et sans cyber attaque !

 

 

                      

 

 

Lire aussi

Les syndicats des bibliothèques de Marseille lancent une pétition via internet   

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:25

 

Depuis plus de deux ans, les bibliothèques Marseillaises connaissent une dégradation sans précédent de leurs services et de leurs conditions d'accueil


Dans la cité phocéenne, pour avoir accès à la lecture publique c’est comme si la sardine avait bouché le Vieux-Port. En effet depuis deux ans, les bibliothèques marseillaises connaissent une dégradation sans précédent des services, des conditions d'accueil et de travail entrainant des réductions d'horaires d'ouverture voire même des jours entiers de fermeture. Pour les syndicats cette situation est la conséquence de quarante postes qui n’ont pas été remplacés.


Pour protester contre cette bouillabaisse culturelle, les syndicats CGT et FSU des bibliothèques municipales marseillaises a lancé une pétition sur le site change.org à l’attention du maire, Jean-Claude Gaudin, laquelle a déjà recueilli près d’un millier de signatures.


Il est vrai que la situation est on ne peut plus inquiétante. Si la bibliothèque de Bonneveine avec sept postes manquants va réduire ses heures d'ouverture de 34 à 28 heures celles du Panier, de Cinq-Avenues et de la Castellane réduisent elles aussi leurs horaires avec à la clef des jours entiers de fermeture (le samedi au Panier, le vendredi à Castellane et le jeudi aux Cinq-avenues).

 

 

                                Jean-Claude Gaudin veut emmener son ami visiter une bibliothèque

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                                                     - Peuchère, c'est déjà fermé !


Quand à la bibliothèque de la Grognarde, celle-ci a ouvert cet été sans agent titulaire avec uniquement des vacataires recrutés en catastrophe. Pire le service Lire Autrement de l'Alcazar (unique service documentaire municipal destiné aux personnes mal-voyantes et mal-entendantes) est resté fermé quatre mois en raison d'une organisation défaillante.


Selon Anne-Marie d'Estienne d'Orves, adjointe au maire de Marseille déléguée aux bibliothèques, une étude a été lancée par l'État sur le contrat de lecture dans les villes. « D'ici le début de l'année prochaine cet état des lieux servira de base de travail pour apporter les réponses aux problèmes énoncés par les syndicats » précise l’élue. Rappelons toutefois que la cité phocéenne ne compte que huit bibliothèques, ce qui est bien peu pour la deuxième ville de France.

En attendant l'adjointe réfute les chiffres avancés à propos des quarante postes vacants : « Le calcul est fait d'après des grilles qui datent de 2004, les choses ont évolué ». Concernant les horaires, l'élue rajoute que « la réduction des heures d'ouverture est un choix, compte tenu des maladies et des départs à la retraite ». Peut être que les marseillais arriveront à la faire changer d’avis. La pétition est ici.

 

Lire aussi: Ouvrons mieux les Bibliothèques 

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Les bibliothécaires marseillais rappelle le maire à ses promesses

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                                                                   - Peuchère, ils m'ont pris au mot

 


 

 

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Lire aussi, l'article du Monde.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:21

 

 La Marseillaise : Le 12 novembre 2014


Les syndicats accusent le coup du manque de personnels dans la plupart des bibliothèques municipales de la ville de Marseille.


Elles sont actuellement quatre bibliothèques sur les huit que compte le réseau des bibliothèques municipales de Marseille à avoir revu leurs horaires d'ouverture à la baisse faute de personnels dont le manque à gagner est évalué à « une cinquantaine de postes sur les 300 dévolus au réseau des bibliothèques depuis l'ouverture de l'Alcazar en 2004 », selon l'intersyndicale (CGT et FSU) qui accuse le coup de la dégradation du service public et des conditions de travail des personnels municipaux.


Un constat plus qu'alarmant à Marseille où l'ensemble des services culturels de la Ville est touché et où le réseau des bibliothèques « est loin d'être à la hauteur si l'on compare le service à celui de Lyon ou Paris », estime Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Du côté de l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves qui préfère ne pas se prononcer sur le nombre des postes manquants, « il faudra attendre les résultats de l’enquête lancée auprès des services des bibliothèques en janvier prochain, les syndicats s’appuient sur une grille de lecture trop ancienne à savoir celle de 2004 qui date de l’ouverture de l’Alcazar ». Une base selon elle désuète qui ne permettrait pas d’affirmer le manque à gagner des 50 postes sur le réseau des bibliothèques à Marseille.


« En attendant, nous avons préféré baisser le volume horaires d’ouverture au public pour ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents », continue l’adjointe au maire qui précise également qu’une vague de recrutements internes a également été lancée. Mais « aucun recrutement externe », déplore-t-on encore du côté syndical qui accuse le coup de la mauvaise foi de la part de la direction des bibliothèques de Marseille.

 

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                                                          - Nous de mauvaise fois ? Oh, peuchère !

 


Depuis la Révision générale des moyens municipaux (en lien avec la réforme générale des politiques publiques de Sarkozy) et la contractualisation du réseau des Bibliothèques de Marseille à vocation régionale (BMVR) avec l'Office centrale des bibliothèques et les bibliothèques de l’Association culturelle d'espaces lecture et d' écriture en Méditerranée (Acelem), les syndicats tirent la sonnette d'alarme et ont même lancé une pétition qui a déjà recueilli plus d'un millier de signatures (bientôt en ligne) pour la pérennisation du service de lecture publique de proximité.


Avec un volume horaire de 41 heures par semaine au lieu des 50 heures proposées par les syndicats et la baisse des effectifs (le non-remplacement des départs à la retraite), « la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers du volume horaire normal sans autre forme de procès », indique le responsable CGT. « Nous lançons pas mal de propositions depuis deux ans mais nous ne sommes jamais entendus », déclare Noëlle Colombié du côté de la FSU.


Conséquences sur le réseau marseillais, la bibliothèque du Panier est fermée trois jours sur sept, Bonneveine perd six heures d'ouverture par semaine et la plupart des bibliothèques restent fermées tous les matins. « L'accueil des collectivités et des scolaires s'effectuait essentiellement le matin, nous perdons le plus gros de notre activité et les publics n'ont accès à nos services que durant des horaires restreints », lance le responsable CGT.

 

 

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                                     - Alors les minots, vous avez encore loupé la bibliothèque ?

 


Même constat sur le site de Castellane qui subit également une forte dégradation des services avec la fermeture répétée de la boîte de retours, « l'une des plus importantes du réseau des bibliothèques » ou encore à la Grognarde où des vacataires ont dû remplacer les personnels en août dernier. à l'Alcazar, le service « Lire autrement » destiné aux déficients visuels est resté fermé durant trois mois.


Depuis sa réouverture à la fin du mois d'octobre, les syndicats déplorent « des conditions de travail déplorables à la fois pour les publics et le personnel ». Pourtant, la mise en service des automates devait permettre de compenser la baisse des effectifs mais pour l'intersyndicale toujours, « l'automatisation du prêt et du retour n'a rien changé, aucune réorganisation des services n'a été lancée ».


Pour les syndicats, « le réseau des bibliothèques de Marseille est déficient et il faut le développer et le pérenniser par le service public et l'emploi statutaire et pas uniquement en développant le partenariat associatif ou des recrutements internes ».


Lire l’article de « La Marseillaise »

 

 

                                                       Bibliothèques marseillaises: c'est le bazar

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                                               - Ben Jean-claude, je te dis pas merci pour ce moment 

 

 

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:15

 

Métro : Le 12 novembre 2014


Depuis la rentrée, la municipalité a réduit les horaires d’ouverture de plusieurs bibliothèques de Marseille. Certaines doivent fermer un jour entier par semaine. Une décision prise en raison du manque de personnel.


Un an après avoir été Capitale européenne de la culture, la mesure fait mal. Faute de moyens et de personnels, la municipalité de Marseille a réduit la voilure des heures d’ouvertures des 8 bibliothèques de la ville depuis la rentrée. Une mesure drastique qui affecte profondément les petites structures du réseau, à commencer par les établissements des 5 avenues, du Panier et de la Castellane où un jour de fermeture supplémentaire a été ajouté.


Si les problèmes de gestion dans ce service ne sont pas nouveaux, il pose surtout question si l’on compare avec les autres grandes villes. Selon les chiffres de l’Observatoire de la lecture du ministère de la Culture, le nombre de jours d’ouverture au public en 2010 a été  de 254 à Paris, 253 à Lyon et seulement 222 à Marseille. « Malgré nos propositions (…) la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers sans autre forme de procès », s’inquiète dans la Marseillaise Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Interrogée à ce sujet, l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves estime que la réduction des heures d’ouverture a été décidé afin « de ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents ». Pour la CGT, il manquerait cinquante postes pour retrouver une situation normale. Un chiffre à tempérer selon la municipalité qui a lancé une enquête interne avant d'entamer une campagne de recrutement.


Mais en attendant, ce sont les Marseillais qui pâtissent de ce manque d’accès à la culture. Qui plus est dans le IIIème arrondissement. Dans ce secteur du centre-ville où résident près de 45 000 personnes, soit une ville de la taille d’Orléans, aucune bibliothèque n’existe. Une pétition en ligne a été lancée il y an pour exiger la création d’une structure. Le collectif Brouettes et compagnie de la Belle de Mai a même fait installer des étagères de livres chez les commerçants pour faciliter la lecture dans ce quartier.


Lire l’article de « Métro »

 

 

                                                 Plus de lecture dans le centre ville de Marseille

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                                              - C'est que peuchère, j'ai perdu mes bibliothèques au casino

 

 

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:48

 

MarsActu : Le 9 octobre 2014

 

Discrètement, quatre des huit bibliothèques que compte le réseau marseillais ont réduit leurs horaires, faute de personnel pour accueillir le public. La Ville assure que c'est une situation provisoire. Or, celle-ci dure depuis des années.

 

Une bibliothèque ouverte tous les jours même le dimanche ? A l'heure où le ministère de la culture souhaite aider les collectivités locales à étendre leurs horaires pour faciliter l'accès à la lecture, la Ville de Marseille fait l'inverse.

 

Depuis la rentrée, la municipalité réduit drastiquement les horaires de quatre des huit bibliothèques du réseau. En septembre, les « petites » bibliothèques du Panier, des Cinq-Avenues et de Castellane ont perdu un jour entier d'ouverture au public. Au Panier, le lieu est donc fermé trois jours sur sept. Celle de Bonneveine a également perdu six heures d'ouverture au public. Cette logique restrictive touche également l'Alcazar. Depuis trois mois, le service Lire autrement destiné aux déficients visuels est fermé faute de personnel pour le faire vivre.

 

Cette politique de peau de chagrin est symptomatique de l'extrême tension vécue dans ce service culturel depuis près de dix ans. Car cette brusque réduction de voilure a une cause unique : le déficit chronique de personnels. « Sans données précises, nous avons évalué ce manque à environ 40 personnes sur l'ensemble des sites, constate Raymond Romano, représentant CGT. La réponse de la direction est de réduire l'ouverture au public sur quatre des huit bibliothèques du réseau. Ce n'est pas une solution : la charge de travail reste la même et il y a une dégradation du service ».

 

Une pétition a déjà rassemblé 400 signatures au dire des syndicats et une demande de rendez-vous est partie en direction de la nouvelle élue à la culture, Anne-Marie d'Estienne d'Orves. Cette dernière y a répondu positivement ce mardi en recevant une délégation syndicale de représentants CGT et de la FSU. De son côté, le syndicat Force ouvrière (très proche de la direction lire ici) préfère limiter la communication sur ce sujet au comité technique paritaire qui siège ce jeudi. La perspective des élections professionnelles, en décembre, rend le syndicat majoritaire prudent ou stratégique selon les points de vue. Après la séance du comité technique paritaire, le syndicat a publié un tract faisant état d'une « cote d'alerte dépassée » dans les bibliothèques. Il fixe à 50 le nombre d'agents manquants et fait part de sa vigilance quant aux solutions « rapides » proposées par la Ville. 


 

                      Bibliothèques de Marseille: Même FO conteste la politique de Jean-Claude Gaudin

 

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                                                                   - Oh, peuchère !


 

Avant cela, en recevant les autres représentants syndicaux, ce mardi, l'élue était accompagnée du directeur des affaires culturelles, Sébastien Cavalier et d'un de ses adjoints. En revanche, le directeur actuel des bibliothèques, Christian Laget, était absent à cette réunion. Comme s'il incarnait déjà le fusible à faire sauter en cas de montée du courroux. En tout état de cause, c'est l'élue qui est montée en première ligne à sa place pour tenter de calmer les inquiétudes sans toujours y parvenir. « Pour la énième fois, une élue fraîchement arrivée nous a dit qu'elle avait besoin de faire de la prospective avant de prendre des décisions, regrette Catherine Roux une représentante du SDU-FSU. A chaque fois, on perd du temps et la situation se dégrade ».

 

De son côté, Raymond Romano regrette l'absence de réaction de la Ville face à une carence ancienne et connue : « Depuis quelques mois, la direction générale des ressources humaines permet enfin l'accès aux postes ouverts à mobilité dans l'ensemble des services. Depuis juillet, les listes de postes vacants ont été mises en ligne sur l'intranet de la ville en quatre vagues successives. Aucune ne concernait les affaires culturelles ».

 

« Cette situation est provisoire, assure Anne-Marie d'Estienne d'Orves, jointe par nos soins. Elle est effectivement due à un manque d'effectifs qui ne nous permet pas d'accueillir les publics dans les meilleures conditions. Mais nous allons ouvrir une nouvelle vague de promotion interne qui devrait nous permettre de recruter quinze personnes dans les prochaines semaines. Une autre vague de recrutement toujours en interne permettra de revenir à une situation normale au mois de janvier, voire même pour les vacances de Noël ». En revanche, l'élue à la culture qui revendique un parler clair ne s'étend pas sur les causes de ce manque chronique. « Vous savez c'est une question qui concerne tous les services de la ville », élude-t-elle.


 

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                                 - Peuchère, mon adjointe vient de me tailler un costard !


 

Du côté syndical, on pointe pourtant les effets de la Réduction générale des moyens municipaux « qui consistait à ne pas remplacer les départs à la retraite comme dans la RGPP au plan national ». A cela s'ajoute un certain nombre de « mobilités externes », c'est-à-dire des cadres qui ont quitté Marseille, lassés par le manque de moyens et l'ambiance délétère. « Il manque de tout mais en particulier des catégories B et C », reprend le bibliothécaire qui organise une réunion d'information syndicale ce jeudi. Cette carence en personnels avait d'ailleurs été soulignée par la chambre régionale des comptes dans le rapport qu'elle avait réalisée sur la commune de Marseille. 

 

Les effectifs ont été réduits de 14% en équivalents temps plein (ETP) entre 2007 et 2012. Au 1er janvier 2012, le service des bibliothèques employait 287 agents représentant 275 ETP, ce qui représente une baisse notable des effectifs totaux (324 agents pour 318,1 ETP au 1er janvier 2007).

 

Dans sa réponse à la chambre, la Ville indique que « la mise en place de l'automatisation des fonctions de prêt et de retour va permettre de compenser la réduction d'effectifs ». Cette position officielle n'est pas le discours tenu par l'élue près d'un an après la mise en service des automates : « Cela a permis de pallier ce manque mais pas suffisamment », reconnaît-elle aujourd'hui. Or, la chambre notait que Marseille était à la traîne en termes de personnels comme en termes d'amplitude d'ouverture. 

 

 

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                                            - Peuchère, je suis encore à la traîne


 

Les chiffres de l’observatoire de la lecture du ministère de la culture, le nombre de jours d’ouverture au public a été de 254 à Paris, 253 à Lyon et 222 à Marseille pour l’année 2010, soit approximativement l’équivalent d’un mois complet de fermeture en plus.


Le lecteur marseillais pourra se satisfaire en voyant la Ville s'appuyer désormais sur le réseau de l'Office central des bibliothèques (OCB) pour tenter d'améliorer la couverture de la ville. En effet, un accord a été passé avec ce réseau d'officines nées dans le giron des paroisses marseillaises et gérées par des bénévoles. Les usagers des bibliothèques municipales pourront accéder aux OCB de la Belle-de-Mai, des Olives et de la Valentine qui elle-mêmes bénéficieront de prêts de livres de la Ville. Une manière de filer au secteur privé ce que ce le service public n'arrive pas à faire ?

 

« Il n'y a pas lieu de faire de polémique à ce sujet, pose Anne-Marie d'Estienne d'Orves. C'est pour nous une manière de couvrir l'ensemble de la ville et d'être présents dans des quartiers dont nous étions absents ». Notamment à la Valentine où l'ancienne usine Rivoire et Carret attend toujours d'accueillir des livres en plus des engins de nettoyage de la communauté urbaine. Une vieille revendication des habitants et une promesse politique jamais tenue. « Le projet n'est pas du tout abandonné, plaide l'élue, mais vous savez que c'est compliqué. En revanche, la bibliothèque de Saint-Antoine est sur la bonne voie. L'architecte a été choisi. Cela avance ». Dans le rapport de la chambre régionale des comptes, elle était annoncée pour 2014/2015.

 

Lire l'article de « MarsActu »

 

 

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