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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:51

 

Une fermeture suffisante pour éviter un grand bug municipal  ?

  
Les bibliothèques municipales parisiennes changent leur système informatique. « Neuf serveurs sur les onze utilisés sont remplacés pour fonctionner sous le système d’exploitation Linux » a déclaré la Mairie de Paris.


Résultat: pendant la deuxième semaine d’août toutes les bibliothèques de la capitale seront entièrement fermées au public. Tous les systèmes informatiques étant déconnectés pendant cette période, notamment le portail,  il ne sera pas possible non plus pour les usagers de consulter leurs comptes.


« Le passage à une version supérieure de VSmart (le logiciel qui permet d’effectuer les opérations de prêt, retour, réservations.. NdR)  apportera des améliorations fonctionnelles » se gargarise ainsi la municipalité. Il est vrai que le système informatique des bibliothèques a connu parfois des problèmes dans le passé et non des moindres (lire ici). La Mairie de Paris va donc croiser les doigts pour que le nouveau système soit opérationnel.


Néanmoins nos geeks municipaux préviennent contre tout emballement intempestif car selon eux, « toutes les améliorations fonctionnelles ne seront mises en œuvre que progressivement à l’automne prochain. ». Cette précaution suffira-t-elle pour éviter le grand bug dans les bibliothèques parisiennes ?

 

Réponse le mardi 12 août, jour de leur réouverture. En cas de problèmes, la semaine sera de toute façon assez courte, car les bibliothèques ne seront ouvertes que trois jours. Elles seront fermées de nouveaux pour le vendredi 15 août, jour de l'assomption, ainsi que le samedi 16 août.

 

A noter que cet été, de très nombreuses bibliothèques municipales ont été fermées pour une période plus ou moins longue. Une première de mémoire de bibliothécaires et d'usagers parisiens (lire ici).

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:43

 

Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux Sosos*

 

C’est ce que l’on appelle « un ballon sonde ». On lance une idée en l’air et on voit ce qui en sort. On ne sait jamais ? Un grand n’importe quoi peut parfois prospérer.

 

Alors ouvrir les grands musées sept jours sur sept et même la nuit? Le ministère de la culture, dirigé par Aurélie Fillipetti, réfléchirait, parait-t-il, sérieusement à cette piste. Trois des musées nationaux les plus prestigieux de Paris et  d’Ile de France seraient concernés: le Louvre, le Musée d'Orsay et le château de Versailles. Tous trois sont pour l'instant fermés le lundi ou le mardi. Selon le ministère, parisiens et touristes étrangers sont prêts à profiter de l'offre culturelle de Paris et sa région à toute heure. Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux désirs des Sosos*.

 

Le problème c’est que ce même ministère est en pleine restriction budgétaire. Un détail peut être, mais à moins de supprimer le Code du travail pour ouvrir les musées tous les jours et tard en soirée, il faudra nécessairement recruter du personnel, or la tendance n’est pas à l’embauche et encore moins dans le secteur culturel.

 

De plus, il faut rappeler que le jour de fermeture d’un musée au public est aussi « un jour actif » avec de nombreuses activités de nettoyage, réparation, montage d’exposition, décrochage d’œuvre….Voire parfois pour les tournages de film.

 

Ce qui est encore plus embêtant avec ce genre d’idée venant de responsables politiques (ou des cabinets) en charge des équipements culturels, c’est que les musées dont ils ont la charge n’arrivent déjà pas à ouvrir normalement. On ne compte plus les salles fermées dans les musées nationaux. A Paris, où la tentation d’ouvrir tard le soir titille aussi l’adjoint à la culture, Bruno Julliard, le nombre important de salles fermées toute l’année a déjà fait l’objet de moqueries.

 

Ce genre d’initiative on ne peut plus mergitur vient visiblement alimenter le débat périodiquement. En début d’année, des intellectuels germanopratins demandaient ainsi d’ « ouvrir plus les bibliothèques » notamment le dimanche et le soir. Ils avaient là aussi reçu le soutien des mêmes acteurs politiques. Les professionnels du secteur avaient alors répondu à leur manière des plus fluctat (lire ici).

 

 

                                            Bruno Julliard, Aurélie Fillipetti et leur maitre à tous

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                                      - Oh, y a un ballon sonde juste derrière nous

                                - Vous affolez pas les jeunes, c'est juste une baudruche

 


 

 

* Les bobos, c'est fini, voici les sosos. Le terme de soso (soft socialiste) a été inventé par Jean Christophe Cassely dans un article à lire ici. Ce néologisme même si il contient le mot socialiste renferme en réalité un concept partagé aussi bien par tous les urbains dit de gauche (Anne Hidalgo bien sûr) que ceux situés à droite de l'échiquer politique (NKM par exemple). 

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:27

 

Les premières promesses de campagne de Bruno Julliard n’ont pas passé l’été

 

« Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants ». La promesse ne date pourtant que de quelques semaines (lire ici), mais visiblement Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture à la Mairie de Paris, se heurte aux réalités budgétaires de la municipalité.

 

Fini, semble-t-il, le soutien à l’appel de Bibliothèque Sans frontières qui voulait « ouvrir plus les bibliothèques » car cet été, ce n’est pas moins de vingt bibliothèques qui sont fermées de quelques semaines à plusieurs mois. Un chiffre considérable pour un réseau qui en compte cinquante six, soit plus d’un tiers du total*. La majorité de celles qui restent ouvertes a du adopter des « horaires d’été » avec pour conséquence une réduction des ouvertures au public.

 

Mais pour les nombreux parisiens qui ne partent pas en vacances mais voudraient tout de même emprunter un livre, c’est la première quinzaine d’août qui risque de s’avérer redoutable puisque cette fois ce sont toutes les bibliothèques qui seront fermées. D'abord, du 4 au 11 août pour cause de changement de système informatique puis du 15 au 18 août en raison de l’assomption cette fois (lire ici).

 

La Mairie de Paris explique ces fermetures par des travaux ou des inventaires alors que la période est propice. Néanmoins de mémoire de parisiens (bibliothécaires et usagers) c’est d’une ampleur jamais vue car habituellement seuls quatre ou cinq établissements avaient le droit de fermer simultanément afin de maintenir une couverture du territoire. Une époque révolue semble-t-il.


 

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                             Bruno Julliard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture


 

De fait, si les bâtiments municipaux sont pour certains en bout de course et méritaient bien une rénovation, certaines fermetures ont surpris plus d’un observateur, car les travaux programmés n’étaient pas aussi nombreux. D’ailleurs, plusieurs bibliothèques ont annoncé ces fermetures au tout dernier moment prenant de court les usagers

 

D’autres suggèrent que ces fermetures tomberaient plutôt bien car le manque de personnels, conséquence des réductions de poste depuis plusieurs années, est aggravé par cette traditionnelle période de vacances. Les bibliothèques qui restent ouvertes, reçoivent ainsi avec un soulagement des plus fluctuat le renfort d’agents dispatchés pour l’occasion par l’administration. Une tendance lourde puisque depuis deux ans, période estivale ou pas, la mairie de Paris réduit ses horaires faute de personnel (lire ici).

 

Une autre promesse de campagne pourrait elle aussi de ne pas passer la mandature. Alors que les deux candidates au fauteuil de maire de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo s’étaient lancées dans une course à l’échalote sur l’extension des horaires pour les bibliothèques municipales (lire ici), la nouvelle maire de Paris une fois élue avait de nouveau réaffirmé son intention d’ouvrir …vingt bibliothèques le dimanche !

 

Là encore, le manque de moyen pour embaucher du personnel supplémentaire (la Ville accuse un trou de 400 millions d’euros) mais surtout la question explosive de la prime dominicale (lire ici) ont obligé la municipalité à temporiser puisque Bruno Julliard a renvoyé prudemment cette question à 2015. Plutôt mergitur.

                    

                       

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                        - Hmm, nos promesses démagogiques ont du mal à franchir les rayonnages 


                                   

 

 

* Sont fermées pour travaux les bibliothèques Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Malraux (VIe), Amélie (VIIe), Europe (VIIIe), Drouot (IXe), Valeyre (IXe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Vaugirard (XIVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Crimée (XIXe), Hergé (XIXe), Oscar Wilde (XXe). Helène Berr (XIIe) est fermée pour inventaire et Duras (XXe) pour la mise en place d’automate. Clignancourt (XVIIIe) sera fermée pour trois mois à partir d’octobre.

 

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:17

 

Mais mergitur, cette fois, ce n’était pas que de l’eau !


La bibliothèque nationale-François Mitterrand (XIIIe) connait décidément des problèmes de tuyauterie. Après les inondations en début d’année d’une partie importante des collections du département littérature et arts situé dans les niveaux L1 à L3 de la tour Nord-Ouest, le nombre d'ouvrages concernés atteignant les 10 000, c’est une autre fuite qui a défrayé la chronique, et cette fois il n’y avait pas que de l’eau...


L’histoire est un peu ancienne, mais vient juste d’être révélé par le syndicat FSU de la BnF. Le syndicat nous apprends ainsi qu’il y a quelques semaines « un membre du personnel entendit le doux son léger de l’eau tombant en salle X , une salle de recherche bibliographique ». Mais cette fois, l’eau était légèrement usée puisque provenant… des toilettes des niveaux A1 à L2, soit sur une hauteur de quatre étages, qui leur tombait dessus !


Les pompiers et techniciens arrivés sur les lieux confirmèrent le sinistre, il y avait bien une fuite des toilettes et bien que l’on soit au printemps la senteur n’était pas encore de saison. Mais pour la FSU, même si il y avait les pompiers, on a assisté à un drôle de bal :  « Puis, le bal des responsables en tous genres commença, et de sinistre, cela devint pour beaucoup (pas pour ceux qui essayaient de limiter les dégâts et ceux qui faisaient leur possible pour arrêter tout ça), un cabinet de curiosité » (lire ici). Du pur mergitur.


En tout cas cette catastrophe (une de plus) qui frappe la BnF n’est pas du goût, si l’on peut dire, du syndicat lequel déclare « qu’il est plus que certain que si nos grands patrons écoutaient d’une oreille sérieuse les propos et conseils du Département des Moyens Techniques, ainsi que ceux qui travaillent sur place, comme les magasiniers et les conservateurs spécialisés dans la conservation, on n’en serait pas là ». Une remarque on ne peut plus fluctuat.


La FSU pointe néanmoins du nez les conséquences pour les agents car « l’adjointe alla chercher de quoi se changer et se récurer, un magasinier s’essaya au trompe-couillon (parfums d’intérieur) pour également tenir jusqu’à 20h, les trois autres devant rentrer chez eux prirent le parti d’user de Sainte Patience avant de se doucher. ». La BnF qui adore pourtant nouer des partenariats divers et surtout variés (lire ici) devra désormais penser à se faire sponsoriser par des marques de sanitaires.


 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:28

 

Pour le syndicat Force Ouvrière c’est même un sacré sportif !


La fronde des bibliothécaires parisiens avait été si spectaculaire le 13 juin dernier - manifestation, fermeture d’établissements, jusqu’à un boycott inédit du séminaire des cadres - que Noël Corbin, le directeur des affaires Culturelles de la Ville de Paris, fraichement nommé, avait été obligé de déminer le terrain.


« Je sens qu’il y a une défiance, je la note, je la vois, j’en prends acte par l’importance du boycott. Et donc je veux restaurer la confiance » avait lancé Noël Corbin aux manifestants, annonçant comme première preuve de son écoute attentive le gel des fermetures des sections discothèques (lire ici).


Autre sujet sur lequel le nouveau directeur avait promis de se pencher rapidement : l’avenir du Service du Document et des Echanges (SDE) dont certains redoutent la fermeture. Ce service, baptisé auparavant le Service Technique des Bibliothèques (STB), se charge notamment du traitement physique et intellectuel des documents - catalogage, exemplarisation, pelliculage - mais fournit également les cartes de lecteurs, les antivols et organise les commandes auprès du réseau des bibliothèques de la capitale.  


« Je vais aller voir les agents du SDE, discuter avec eux, discuter de ce qu’ils font, de comment ils voient depuis quelques années l’évolution de leurs métiers » avait rassuré Noël Corbin promettant rien moins que de prendre une matinée début juillet. Une promesse de Gascon si l’on en croit Force Ouvrière.


Car voilà, selon le syndicat, il semble que le directeur soit vraiment l’homme pressé de Paul Morand, puisque au lieu de la demi-journée annoncée, sa visite a duré …une heure. Mieux, il semble plutôt venu faire un exercice physique car le périple s’est fait « au pas de course pour cette visite éclair ».


 

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                                                          - Une visite éclair ?

                                                      - Une heure, top chrono....



Une visite façon « village Potemkine » puisque de toute façon Noël Corbin n’a pas rencontré les agents. « Seuls les chefs de services ont été mis au courant » indique, sévère, le syndicat qui décrit par le menu « une visite sommaire des locaux avec poignée de main furtive aux agents » mais surtout « aucunes allusions aux problèmes de SDE. »


Pourtant selon les spécialistes de la question, l’absence de perspective d’un service est un véritable facteur de risques psycho-sociaux.  « Ils sont pour moi une priorité » avait d’ailleurs déclaré Noël Corbin dès son arrivée. Une déclaration semble-t-il peu en phase avec ses pratiques puisque  « il n’a, à aucun moment, cherché à engager la discussion, ni à aborder les problèmes que rencontrent les agents travaillant sur le site. » remarque, amer, le syndicat.


Evidemment pour le moment, trêve estivale oblige, les bibliothécaires sont encore dans l’expectative après le mouvement de juin. Toutefois selon les observateurs, la manière dont leur directeur a répondu à l’attente des agents du SDE ne présagerait rien de bon pour la suite. Dans ce cas, la fin de l’année risquerait d’être agitée dans les bibliothèques parisiennes.


 

                          
                         FO fait chuter Noël Corbin après sa visite du SDE au pas de course


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                                -  Faut dire qu'il n’a pas cherché à engager la discussion !

 

 

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:48

 

Problème : La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris devra revoir sa copie car elle avait prévu un autre lieu.

Le XIXème arrondissement situé dans le nord-est parisien qui compte près de deux cent mille habitants semble manquer cruellement de bibliothèque et les élus le font savoir : « L’offre municipale de service public culturel dans le XIXe n’est pas à la hauteur des ambitions que porte Paris en faveur de ses quartiers populaires. Ce déficit est d’autant plus injustifiable que la fréquentation des bibliothèques et la richesse de leur programmation témoignent de l’attachement des habitants de l’arrondissement au service de proximité qu’elles rendent » déclarent de concert les élus de la majorité municipale par la voix de leur nouveau maire, François Dagnaud dans un vœu adopté lors du dernier Conseil pour réclamer la construction d’une médiathèque dans l’arrondissement.

Reste à savoir où se situera la nouvelle médiathèque du nord-est parisien .Une histoire qui remonte à plus de dix ans puisque à l’origine elle devait être implantée à la Porte des Lilas dans le cadre d’une opération urbaine qui recouvrirait le périphérique (lire ici).

 

Aujourd’hui, après de nombreux reports, ce projet de nouvelle bibliothèque a toutefois du plomb dans l’aile après que la Direction des Affaires culturelles a présenté aux élus une hypothèse d’un équipement de plus de 3000m² sur six niveaux, pour un budget de construction d’environ vingt millions d’euros.


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Une hypothèse que semblent rejeter les élus locaux qui pointent « qu’au-delà des surcoûts de construction, il apparait qu’un équipement ainsi éclaté sur de multiples plateaux multiplierait les besoins de surveillance tout en pesant sur la fluidité des circulations internes, générant un confort d’usage dégradé et un budget de fonctionnement alourdi. ». Une véritable fin de non-recevoir pour l’administration.

A la place du site de la Porte des Lilas, la mairie du XIXeme arrondissement propose plutôt celui de la Place des Fêtes. « De nombreux arguments plaident en faveur de ce transfert : La Place des Fêtes bénéficie d’une position beaucoup plus centrale à la convergence des deux arrondissements, elle offre un bassin de population plus important et l’emprise proposée réduirait considérablement les coûts d’investissement et de fonctionnement. Par ailleurs, la concertation actuellement menée sur l’aménagement de la Place des Fêtes fait ressortir entre autres souhaits, une demande forte d’équipement culturel innovant » argumentent les élus locaux.

D’autant qu’il y a, semble-t-il, du foncier disponible. On évoque l’ancien lycée hôtelier Jean Quarré qui serait disponible pour pas (trop) cher. Un détail qui n’a pas échappé à la sagacité de ces élus soucieux des dépenses publiques puisque ils écrivent dans le vœu « tant en terme d’investissement que de fonctionnement, il apparaît donc plus opportun et plus rationnel de réaliser cet équipement sur une partie de l’emprise de 7000m² » laissé par l’ancien lycée professionnel. C’est désormais à l’administration parisienne de faire de nouvelles propositions.


                                                     François Dagnaud (à gauche), le maire du XIXeme

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                                                        - Je suis prêt à investir l'ancien lycée hôtelier

 

 

En tout cas, si ce nouvel équipement devait voir le jour, cela modifierait la carte des bibliothèques du secteur car elle remplacerait sans nul doute l’actuelle bibliothèque de la rue Jansen située à quelques centaines de mètres de là. Elle reconfigurerait aussi probablement la bibliothèque de la rue Fessart, logée à une station de métro.Si bien que les destins de Fessart et de la future médiathèque sont désormais liés. En effet, pendant ce même conseil municipal, les élus ont également demandé le maintien du pôle Sourds de la bibliothèque Fessart que la mairie de paris veut transférer à la bibliothèque Canopée au Forum des halles dans le centre de la capitale (lire ici).

Toutefois, les élus du XIXe ne perdent pas le nord-est car si le pôle sourd doit rester à Fessart, ce serait, selon eux « jusqu’à ce que l’ouverture d’une médiathèque sur la Place des Fêtes permette de maintenir une offre adaptée sur le secteur » (lire là). C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre, deux coups !


                                    Le voeu du maire du XIXeme sera-t-il exaucé ?

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                                                                              - Prions,mes frères ...

 

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 08:49

 

Et elle le fait en s’attaquant à un symbole cher à la Mairie de Paris

 

La demande de gratuité du prêt de CD dans les bibliothèques municipales défendue par les professionnels des discothèques et les syndicats (lire ici) vient de faire l’objet d’une action spectaculaire à la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement

 

Une action que l’on doit à la CNT (Confédération Nationale du Travail), une organisation qui se définit elle même comme anarcho-syndicaliste, et qui a apposé des affiches demandant « la gratuité des supports musicaux dans les bibliothèques municipales de la Ville de Paris ».

 

Une initiative qui ne devrait pas plaire à la municipalité car nos anarcho-syndicalistes, pas très fluctuat, se sont rien moins attaqués à un panneau « Quali-Paris » un machin qui obsède tellement la mairie de Paris qu’elle oblige ses personnels à plusieurs séance de lavage de cerveau (pardon de « session de formation »). Des séances tellement mergitur qu'elles sont même tournées en ridicule par les syndicats (lire ici).

 

En tout cas, les anarcho-syndicalistes aiment visiblement beaucoup la bibliothèque Hélène Berr, puisque en mars 2009 le collectif « livre de papiers » qui se situe dans la même mouvance avait distribué des tracts aux usagers pour dénoncer la mise en place d’automates de prêt (lire ici).


 

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                                            Ceci n'est plus un panneau QualiParis

 

 


 

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 08:56

 

C’est Bruno Julliard qui devrait en prendre la présidence à moins que…

 

Les élections municipales sont passées, une nouvelle équipe s’est installée à la Mairie. Conséquence: un nouveau conseil d’administration vient d’être nommé pour « Paris-Musées », l’établissement public en charge des musées municipaux de la Capitale comme nous l’apprend une délibération en date du 3 juin 2014.

 

Ce conseil d’administration dont la désignation est aussi opaque que dans les musées nationaux (lire ici) est composé de neuf conseillers de Paris et de quatre personnalités qualifiées

 

Pour les Conseillers de Paris, sur les neuf représentants, huit intègrent pour la première fois le conseil d’administration. Le seul sortant est bien sûr l’inoxydable Christophe Girard, actuel maire du IVème (élu de justesse) et ancien adjoint à la Culture. Il sera accompagné pour la première fois de son successeur Bruno Julliard.

 

Pour les autres lauréats, notons que le XVIIIe arrondissement est particulièrement bien représenté avec Afaf Gabelotaud (PS), Sandrine Mees (EELV) et Fadila Méhal (Modem). Autre arrondissement présent en force, le XVIe avec Bernard Gaudillere (PS) et Céline Boulay-Esperonnier (UMP). Reste deux dernières nominations qui risquent par contre de ne pas passer inaperçues.

 

Tout d’abord François –David Cravenne élu UMP (XVe), certes fils de George Cravenne, mais surtout connu pour être un sorte de gourou de la com politique avec son cabinet de conseil et de « gestion de réputation », RLD Partners. Ce conseiller en communication de plusieurs ministres du gouvernement Sarkozy est spécialiste des propos off qu'il sert avec délectation aux journalistes selon le site Acteur Public.

 

Mais c’est surtout l’arrivée de Catherine Vieu-Charier (PCF) au sein de Paris-Musée qui pourrait défrayer la chronique car celle-ci est surtout connue pour occuper un logement de fonction dans une école dont elle n'est plus directrice depuis 10 ans (lire ici). Fallait quand même oser.


 

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                                                                   -  Plus c'est gros, plus ça passe !

 


Côté « personnalités qualifiées » pas de changement puisque Martin Béthenod, directeur du Palazzo Grassi à Venise, Jean-François Chougnet, directeur de Marseille-Provence 2013, Gaïta Leboissetier, directrice adjointe chargée des études à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts et Antoinette Le Normand-Romain, directrice générale de l'Institut National d'Histoire de l'Art ont tous été reconduits.

 

Le conseil d’administration de Paris-Musées « fixe  notamment des objectifs de bonne gestion des moyens humains et financiers. Pour chacun de ces objectifs, des indicateurs de performance sont établis.» rappelle la délibération. Ce qui explique sans doute les très mauvaises conditions de travail des musées parisiens qui se sont encore aggravées depuis le passage à l’établissement public, selon les syndicats.


La première décision de ce nouveau conseil d’administration sera de désigner en son sein son nouveau président. Parmi eux, Bruno Julliard, non seulement premier adjoint d’Anne d’Hidalgo mais également en charge de la culture et du patrimoine (et des mairies d’arrondissement) part grand favori. A moins que Christophe Girard ?

 

Du côté de l’Hôtel de Ville, le créateur de Nuit Blanche ne cache plus son envie de rejouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel à Paris.


 

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                                       Christophe Girard affiche toujours ses ambitions

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 17:01

 

Un énarque spécialiste des finances plutôt que de la culture

 

Le départ soudain pour Matignon de Régine Hatchondo a laissé vacant le fauteuil de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. On connaît désormais son successeur, il s’agit de Noël Corbin. Une information lâchée par Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la culture lors d’une rencontre avec les syndicats et qui sera officialisé dans les prochains jours.

 

Le nouveau directeur connaît un peu la maison. Il avait occupé (brièvement) des fonctions de sous-directeur en remplacement de Laurence Pascalis, exilée alors à l’inspection générale de la ville de Paris. Il revient donc en ayant pris du galon.

 

Toutefois, Noël Corbin a plus un profil de gestionnaire que de spécialiste de la culture. Formé sur les bancs de l’ENA, cet ancien attaché d’administration centrale est d’abord affecté au ministère de l’Économie en 2003. Il passera plus tard à la direction du budget. Ce n’est qu’ensuite qu’il posera ses guêtres au musée du Louvre et au ministère de la Culture avant de revenir à la mairie de Paris.

 

La première tâche du nouveau directeur des affaires culturelles sera …de dégoter un bureau ! En effet, depuis peu l’Hôtel d’Albret, le siège de la direction, a reçu une personnalité illustre, rien moins que Bertrand Delanoë qui y occupe un bureau, une affaire qui avait d’ailleurs fait polémique (lire ici)

 

Pour le reste, Noël Corbin devra surtout se former en vitesse sur les questions des personnels car le climat social est très dégradé dans les équipements culturels qui relèvent de sa direction. Selon plusieurs sources, il ne devrait d’ailleurs pas tarder à faire connaissances avec les syndicats, dès le milieu du mois de juin.



 

                        Noël Corbin devra s'occuper rapidement des questions de personnels


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                                    - Mais avant je dois d'abord me trouver un bureau !

 

 

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 15:50

 

Ça tombe bien, Il y a justement un grand bureau de libre depuis le départ pour Matignon de son ancienne directrice

L’attribution par la mairie de Paris d’un bureau et d’une secrétaire à Bertrand Delanoë (lire ici)  était une affaire qui tombait plutôt mal en ces périodes de restructurions budgétaires, mais l’épisode prend un tour des plus inattendus.

Alors que certains membres de la majorité municipale semblaient, parait-il, plutôt gênés aux entournures sur le fait d’attribuer des moyens à quelqu’un dépourvu de toute fonction à l’Hôtel de Ville, les élus écologistes, plus vraiment embêtés, vont finalement bien voter la délibération proposée par Anne Hidalgo. La nouvelle mandature ne s’annonce pas très fluctuat.

Mais si l’ancien maire de Paris aura bien son bureau (avec secrétaire), ce ne sera forcément là où on le croyait. On imaginait que le seul lieu susceptible de l’accueillir ne pouvait être que l’Hôtel de Ville mais si l’on en croit l’annonce faite par Le Parisien, Bertrand Delanoë ne promènera plus sa silhouette dans les couloirs de la mairie.

Car désormais notre retraité de la vie politique passera l’essentiel de son activité …à l’Hôtel d’Albret (lire ici). Ce superbe hôtel particulier, situé rue des Francs Bourgois dans le quartier du Marais, n’est autre que le siège de la Direction des Affaires Culturelles. Ça tombe bien car il y a justement un grand bureau de libre depuis le départ pour Matignon de son ancienne directrice (lire ici), laquelle n'a toujours pas été remplacée.

Alors Bertrand Delanoë futur directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris ? Ce serait du pur mergitur ! 


                                   Bertrand Delanoë promenera désormais sa silhouette à l'Hôtel d'Albret

             delanoe-aide-paris-migrants-tunisiens.jpg

                                                               - En tout cas, on est bien installé !

 

 

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