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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:19

 

Une bibliothèque qui semble vivre une existence mouvementée car ces deux derniers mois la direction de l’établissement a dû également déposer plusieurs plaintes pour violence au commissariat

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun est fermée au public pour au minimum deux semaines car une panne de portes électriques empêche l’entrée des usagers a-t-on appris par un communiqué de la direction de cet établissement situé rue Mouffetard dans le Vème arrondissement.

 

La panne constatée depuis le samedi 19 novembre n’avait « pas pu être identifiée ni par la société de maintenance, ni par les services municipaux d’astreinte » précisait la bibliothèque guère optimiste quand à une réparation prochaine. Une inquiétude confirmée le mardi 22 novembre puisque la bibliothèque de la rue Mouffetard était toujours inaccessible au public. « Les portes ne sont toujours pas réparées, la bibliothèque est annoncée fermée pour la journée sur paris.fr » annonçait alors un nouveau communiqué diffusé aux personnels du réseau parisien. Mais de réparation point, car le bâtiment restait toujours portes closes dans les jours qui ont suivi. Un problème de pièce de rechange semble-t-il (voir commentaire). Désormais la bibliothèque ne rouvrira pas au mieux avant le mardi 6 décembre. Mais quand même, deux semaines de fermeture (minimum) pour une panne électrique c'est quand même assez inédit. A croire que cet établissement a reçu un mauvais sort.

 

En effet, la bibliothèque Mohammed Arkoun semble vivre une existence mouvementée car depuis le mois de septembre la direction de l’établissement a dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers. Et pas des moindres.

 

« Deux agents ont été victimes d’insultes violentes et sexistes, l’une d’elle de menaces de mort, le matériel a été bousculé, et le chef d’établissement, venu en défense d’une collaboratrice, avait été frappé au visage » avait ainsi rapporté l'UCP, le syndicat des cadres parisiens dans un tract diffusé aux personnels. « Ces incidents ont eu lieu en milieu de semaine, les agents ont pu s’absenter pour se rendre au commissariat, et être libérés de leur service public en raison de leur état de choc. Qu’en serait-il un dimanche ? » concluait même, perfide, le syndicat des cadres parisiens. On ignore pour le moment la réaction de Bruno Julliard.

 

En tout cas, les mésaventures de le bibliothèque Mohammed Arkoun illustrent comme un symbole la dégradation du réseau parisien. D'ailleurs pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail et le manque de considération à leur égard, les bibliothécaires de la capitale, soutenus par les syndicats CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, appellent à une grève le samedi 17 décembre (lire ici et ).

 

Paris : une bibliothèque fermée pour (au moins) deux semaines à cause d'une panne électrique
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 16:31

 

Le Parisien : le 14 novembre 2016

 

« Les agents vont passer 30 % de leur temps dans les transports, ce qui équivaut à la suppression de trois postes à temps plein », pointent les syndicats

 

Le déménagement des agents municipaux du patrimoine et de l’histoire de la rue des Francs-Bourgeois (IVe) à la porte de la Chapelle (XVIIIe) risque-t-il de « mettre en péril », comme le craignent les syndicats, l’application du « plan Eglises 2015-2020 », vaste chantier doté de quatre-vingt millions d'euros lancé par la Ville pour restaurer une vingtaine de lieux de culte fort délabrés ?

 

Rattachés à la DAC (Direction des affaires culturelles), ces ingénieurs, surveillants de travaux, conservateurs responsables des opérations de restauration étaient jusqu’à présent installés à l’hôtel d’Albret qui appartient à la Ville (31, rue des Francs-Bourgeois IVe). S’ils doivent quitter cet hôtel particulier du XVIe siècle, c’est pour laisser la place à leurs collègues de la direction, des ressources humaines et des services d’art contemporain (cinéma, photo, arts plastiques) de la DAC qui logeaient jusqu’à maintenant dans l’hôtel de Coulanges voisin (35-37, rue des Francs-Bourgeois). La Ville ayant dans le cadre du concours « Réinventer Paris », vendu cet immeuble appelé à devenir un haut lieu de la mode et du design, les fonctionnaires sont priés de plier bagages d’ici août 2017 (lire ici).

 

Ce jeu de chaises musicales suscite l’inquiétude d’agents peu enclins à quitter le Marais pour la porte de la Chapelle, « lieu très mal desservi par les transports en commun et surtout très éloigné des chantiers (Saint-Eustache, Saint Augustin, Saint-Germain-des-Prés…) où ils doivent se rendre au quotidien », déplore l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA. « Depuis la porte de la Chapelle, les agents vont passer 30 % de leur temps dans les transports, ce qui équivaut à la suppression de trois postes à temps plein », dénonce Bertrand Pieri, élu CGT aux affaires culturelles.

 

Du côté de la mairie, on souligne que « ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de rationalisation des implantations foncières ». Et de préciser : « nous sommes en train d’évaluer ses effets sur l’organisation du travail et les conditions de transport et travail des équipes, pour proposer des mesures d’accompagnement. L’enjeu de la réussite du Plan pour le patrimoine cultuel ne peut se résumer à cette seule opération ponctuelle de déménagement. C’est un sujet parmi d’autres. Nous avons déjà réglé la question de la méthode de travail avec le diocèse et les mairies d’arrondissement ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                          Plan églises : La Mairie de Paris prise en faute par les syndicats

Paris : le déménagement des agents du patrimoine contrevient-il au plan églises ?
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:26

 

Le nouvel Obs : le 28 octobre 2016

 

« Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », révèle Thierry Magnier, l'éditeur d’un des ouvrages licencieux

 

« Des vignettes qui peuvent choquer de jeunes enfants ou leurs parents ». C’est ce qui a motivé, le 7 octobre dernier, le rappel de deux ouvrages par la Direction des affaires scolaires (Dasco) de la ville de Paris, alors que les 662 écoles - maternelles et élémentaires - en avaient déjà reçu un exemplaire à la rentrée. Quelques jours plus tard, une coordinatrice territoriale de la mairie a même demandé dans un autre mail à les « garder sous clef ».

 

Les deux livres en question : Beta civilisation, de Jens Harder et Le Dictionnaire fou du corps de Katy Couprie. Les vignettes évoquées ? Personne, que ce soit à la Dasco ou à la mairie de Paris, ne les a désignées. « Je ne sais toujours pas de quelles vignettes il s’agit », s’étonne Thierry Magnier, éditeur du dictionnaire, qui s'est exprimé dans une tribune sur Le Plus de l'Obs. « Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », ajoute-t-il, à la fois amusé et effrayé : « Le fait qu’ils n’osent même pas prononcer les mots ‘pénis’ ou ‘vagin’ est tout de même assez révélateur… ». « La mairie de Paris a enfin décidé de protéger nos enfants ! », ironise même François Morel, qui s’est fait une joie de s’emparer de la polémique dans son billet du 28 octobre sur France Inter. Mais protéger de quoi, exactement ? Dans l’ouvrage de Katy Couprie, on trouve, pêle-mêle, les définitions illustrées de « moustache », « aisselle », « bronzage », « touffe », « pustule », « coït », « seins », « pénis »… Bref, tous les termes qui se rapportent au corps. Mais certains (au hasard, les derniers) semblent être moins bien passés.

 

À cet égard, Le Dictionnaire fou du corps a d’ailleurs déjà reçu plusieurs prix, dont un au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2012. « Quant à Beta civilisations, la seule vignette qui pourrait être ciblée consiste en une illustration du Kamasutra », estime S. (il a préféré rester anonyme), animateur-lecture dans le VIe arrondissement de Paris. Ce dernier a, avec 81 autres animateurs, adressé plusieurs lettres à la Dasco le 10 octobre pour réclamer « une explication concrète sur cette censure ». Il refuse de rendre les fameux livres. Tout comme plusieurs de ses collègues, dont Thierry Bonus, secrétaire général de la CGT animateurs. Cela d’autant plus que ces ouvrages ont été testés au préalable dans les écoles, et ont fait l’objet d’une validation lors d’un comité, dans lequel la Dasco était représentée, en juin dernier.

 

S., qui est en charge de la bibliothèque et du centre de documentation d’une école élémentaire, a participé à ces tests. L’année dernière, il a reçu plusieurs mallettes contenant 15 à 30 livres chacune. Parmi elles, une abordant la thématique du corps, qui comprenait l’ouvrage de Katy Couprie. Celui-ci a ainsi fait l’objet d’ateliers durant deux semaines et était à la libre disposition des enfants… qui l’ont visiblement adoré. « Ils l’ont énormément utilisé. C’est un livre extrêmement riche, qui interroge les enfants et permet de créer des débats très intéressants », raconte S.. Pour preuve, ce genre de remarque de la part d’un élève, face à la gêne de certains de ses camarades : « Les fesses ça fait partie du dos, et si on ne parle pas du dos on ne parle pas du corps, donc il faut parler des fesses ». Ou encore, cette anecdote : « Les garçons étaient dérangés par les dessins de pénis, mais ceux de seins ne leur posaient aucun problème. Et pour les filles, c’était l’inverse ».

 

Du côté des animateurs, cette décision est d’autant plus difficile à digérer qu’elle est incompréhensible. « C’est tout notre travail qui est mis à mal », regrette un membre du comité de validation : « Avant la sélection des ouvrages, nous avons montré en toute transparence, lors du comité final, les quelques vignettes un peu osées. Leur achat a tout de même été validé ». Pourquoi un tel revirement de situation ? Pour l’éditeur Thierry Magnier, « il est évident qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté d’expression ». Il ironise, non sans inquiétude : « Quelle sera la prochaine étape ? Surtout n’emmenez plus les enfants au Louvre, il n’y a que des corps dénudés. Et interdisez-leur de consulter Le Larousse ou Le Robert, ils sont plein de mots épouvantables ! ». N’aurait-il pas simplement fallu laisser ces livres là où ils étaient, laissant le choix à chaque animateur de les mettre en avant, ou non ? « Cela aurait été plus simple », concède Alexandra Cordebard, adjointe à la maire de Paris en charge des affaires scolaires.

 

Lire l’article du Nouvel Obs

 

 

          A la Mairie de Paris on sait y faire pour protéger sa jeunesse des livres licencieux

Quand la mairie de Paris censure deux livres pour « protéger » sa jeunesse
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:24

 

Les élus parisiens s’interrogent sur le fait « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale »

 

Le projet de la Ville de Paris d’ouvrir sept bibliothèques supplémentaires le dimanche d’ici 2019 s’est invité dans l’hémicycle du Conseil de Paris puisque les élus Communistes-Front de Gauche ont réussi à faire adopter un vœu demandant « un bilan sur les ouvertures des bibliothèques le dimanche ». Celles déjà ouvertes bien sûr et qui sont au nombre de cinq.

 

Un vœu qui fait suite à une actualité récente où une majorité de bibliothécaires dénonçait les projets municipaux dans un contexte « de réduction de poste et de budget ». Ces derniers avaient d’ailleurs fourbi leurs arguments dans un texte publié sur Change.org et destiné à Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire en charge de la Culture (lire ici).

 

Car les bibliothèques déjà ouvertes le dimanche – Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) et Duras (XXe) - ne vont pas bien malgré les attentions que devaient leur porter la municipalité. Beaucoup d’entre-elles souffrent de sous-effectif et ne sont parfois même pas en mesure de respecter la délibération qui régit le travail du dimanche dans les bibliothèques de la capitale, notamment la présence minimum de personnel titulaire ou le respect du cycle de travail. Une entorse qui n’a pas échappé à ceux en charge de voter les délibérations puisque dans le vœu adopté les élus demandent « Que ce bilan aborde notamment les questions des conditions d’ouverture en termes de présence de personnel et de conditions de travail » (lire ici).

 

La représentation municipale s’interroge également sur les objectifs d’ouvrir à tout va des équipements, même culturels le dernier jour de la semaine puisque elle écrit « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale » mais surtout « considérant qu’à ce jour, aucune réflexion de fond ne semble avoir été menée sur la cohésion et la cohérence de l’offre de lecture publique (municipales, universitaires, nationales) implantée à Paris ». Pas très fluctuat.

 

Et les élus de demander « le contenu d’activités et d’animations proposées le dimanche, la sociologie du public du dimanche afin d’évaluer si l’objectif de démocratisation et d’élargissement de l’accès a bien été atteint par cette mesure » pour les cinq bibliothèques en question. Si la Ville, un peu mergitur, cherche des réponses précises, elle pourrait bien les trouver dans ce bilan déjà fait par un bibliothécaire parisien…. qui justement travaille le dimanche (lire ici) !

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

   Bibliothèques : les élus parisiens interrogent l'éxecutif sur « l’intérêt de l’ouverture dominicale »

Le Conseil de Paris demande un bilan sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche

                                                 - Mince on avaient pas prévus ça...

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:25

 

« Je regrette profondément si certaines formulations du rapport de l'inspection générale de la Ville de Paris sur les conservatoires ont pu, de quelque manière que ce soit, vous heurter » déclare, jésuite, l'élu en charge de la Culture

 

Cela avait fait l’effet d'une bombe. Évoqué lors du dernier conseil de Paris, un rapport de l'Inspection générale recommandait de limiter les cours individuels dans les conservatoires municipaux de la capitale afin « d'éviter les situations présentant un risque d'infraction sexuelle sur les mineurs » (lire ici). Un texte qui provoqua la colère des enseignants.

 

Face à cette fronde des professeurs, qui ont par écrit interpellé directement Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo également en charge de la Culture, ce dernier s'est fendu d'une réponse dans laquelle il se défend d'accuser les professeurs renvoyant la faute sur les auteurs du rapport.

 

Ainsi, l’adjoint chargé de la Culture rappelle dans son courrier que l’Inspection générale « travaille en toute indépendance ». Il écrit : « bien évidemment, ses conclusions [de l’Inspection générale de la Ville de Paris] n’ont en aucun cas servi une quelconque volonté de jeter l’anathème sur une profession en particulier. Aussi, alors même que la lutte pour la prévention de tout risque d’infraction sexuelle s’inscrit également dans une démarche de protection des professeurs eux-mêmes, je regrette profondément si certaines formulations de ce rapport ont pu, de quelque manière que ce soit, vous heurter ». Une véritable réponse de jésuite quand on connait ses charges répétées sur les profs et les cours enseignés dans les conservatoires municipaux parisiens.

 

D'autant plus jésuite que Bruno Julliard conclut en expliquant que le rapport de l’Inspection n’a rien à voir avec la réforme pédagogique des conservatoires : « Je déplore que des raccourcis infondés puissent être faits entre cette préconisation de l’Inspection générale et la réforme pédagogique des conservatoires ». Un argumentaire digne de ceux appris dans les meilleurs séminaires et qu'on peux lire dans son intégralité en cliquant là. Maintenant appelez le Frère Bruno.

 

 

 Accusations d'abus sexuels dans les conservatoires : Bruno Julliard se défausse sur l'Inspection

Accusations d'abus sexuels dans les conservatoires parisiens : Bruno Julliard se défausse

                      - Eh oui, je connais la musique pour obtenir le Bon Dieu sans confession

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:57

 

Le Parisien : le 9 avril 2016

 

Mais les syndicats qualifient ces ouvertures dominicales de « véritable provocation »

 

C’est avec beaucoup de précaution que la mairie de Paris a mis sur la table ce vendredi matin le dossier de l’ouverture des bibliothèques le dimanche. Au cours d’une réunion « prétechnique », le sous-directeur des affaires culturelles de la Ville a annoncé aux délégués syndicaux des personnels (CGT, FO, UCP, CFDT, Supap, Unsa) le calendrier prévu jusqu’à la fin de la mandature.

 

A savoir : cette année, ouverture le dimanche de la bibliothèque Picpus (XIIe) ; en 2017, Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ; en 2018, Jean-Pierre-Melville (XIIIe) et Robert-Sabatier (XVIIIe) ; en 2019, Parmentier (XIe) et Germaine-Tillion (XVIe). Sachant qu’il y a 60 bibliothèques municipales, la Ville a visiblement choisi de prendre son temps pour ouvrir ces établissements sept jours sur sept, d’autant que la généralisation d’une telle mesure supposerait d’importants moyens.

 

Aujourd’hui, cinq bibliothèques ouvrent le dimanche : Marguerite-Duras depuis 2008 (XXe), Marguerite-Yourcenar depuis 2012 (XVe), Françoise-Sagan inaugurée en 2015 (Xe), François-Truffaut (Ier) et La Fontaine (Ier) sous la canopée des Halles (Ier). En vertu d’une délibération du Conseil de Paris, les bibliothécaires ne peuvent travailler qu’un dimanche sur cinq et perçoivent à ce titre une prime nette de 85 €. Selon ce texte, les effectifs le dimanche sont composés pour moitié de titulaires, pour moitié de contractuels, généralement des étudiants.

 

Qualifiant l’ouverture de ce chantier de « véritable provocation », Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques, rappelle que « certains établissements exsangues sont contraints de réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! » A ses yeux, « l’ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche nécessitera le recrutement de près de 100 bibliothécaires, étant entendu que le service rendu ce jour-là ne doit pas être de moindre qualité ».

 

Prochains rendez-vous le mardi 19 avril pour un comité technique présidé par Bruno Julliard, premier adjoint (PS) à la maire de Paris suivi le 21 avril d'une grande assemblée générale pour tous les bibliothécaires parisiens à la bourse du travail à l 'appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP , UNSA, UCP).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

          Dialogue social dans les bibliothèques parisiennes: Bruno Julliard demande conseil

Paris : un pas de plus vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

 - T'es sur Myriam que si je vais dans cette direction je vais me manger un grand conflit social ?

                                   - Sûr ! Et tu peux me faire confiance sur ce coup là....

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 18:52

 

Mais les dés ne sont pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire »

 

Le monde est petit. Très petit. Du moins celui de la culture. En effet, selon Le Figaro, la nouvelle patronne de la Bibliothèque Nationale de France (BnF) pourrait bien être.... Laurence Engel, l'ancienne chef de Cabinet d'Aurélie Fillipetti au ministère de la Culture. Et oui, le monde est vraiment petit puisque avant d'atterrir rue de Valois, Laurence Engel avait d'abord été membre du cabinet de Bertrand Delanoë et d'être ensuite nommée par le même...directrice des affaires culturelles de la ville de Paris.

 

Il faut dire que depuis son départ forcé du ministère, prise dans la tourmente de l'affaire Acquilino Morelle, son mari qui se faisait cirer les pompes à l'Elysée, Laurence Engel était dans l'attente d'un poste à sa mesure. Oh bien sûr, après son exfiltration de la rue de Valois, elle ne s'était pas retrouvée à la rue car elle était retournée pantoufler tranquillement à la cour des comptes, son corps d'origine (lire ici). Toutefois,.Laurence Engel devait s’ennuyer ferme sous les ors et les lambris de la rue Cambon car à peine quatre mois après son arrivée elle se retrouvait nommée médiatrice du livre..... sur proposition de son ancienne supérieure hiérarchique, Aurélie Fillipéti. Le monde est vraiment très, très petit, n'est ce pas ?.

 

Une petite récompense sûrement car cette mission, effectuée pendant ses heures de travail à la Cour des Comptes, était loin d'être bénévole car tout de même payée 2 010 euros (brut) par mois (en plus évidemment de son traitement de haut fonctionnaire) selon le décret ministériel. Ironie du sort, c'est la même Cour des comptes qui épingle les dérives des comptes publics. Pour Laurence Engel, le poste de présidente de la BNF est donc la bonne pointure

 

En effet, lustre, entregent et rémunérations rondelettes caractérisent la fonction puisque le poste de direction de la BNF est classé « Hors échelle E ». Ce qui, dans le dernier échelon de la grille indiciaire, équivaut à 6 112 euros brut par mois, un traitement qui, grâce aux diverses primes et négociations avec Bercy, est souvent multiplié par... deux, selon une source gouvernementale citée par le magazine Le Point.

 

Même si, selon Le Figaro, Laurence Engel est favorite pour le poste puisque elle serait la candidate du premier ministre, Manuel Valls, il se peut que les dés ne soient pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire ». Encore une promesse non tenue.

 

 

Laurence Engel favorite pour la présidence de la BnF ?

                                   Culture :  Laurence Engel avec deux cireurs de pompes

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:37

 

Les Inrockuptibles : le 26 mars 2016

 

La mairie de Paris envisage de supprimer les cours de musique individuels dans ses Centres d’animation. Un sale coup pour la culture, et une menace pour l’emploi de nombreux professeurs

 

Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête des édiles de la mairie de Paris, qui se targuent pourtant de mettre au premier plan la culture, facteur indispensable de lien social et de développement individuel ?

 

En annonçant la suppression à partir de la rentrée de septembre 2016 des cours de musique individuels et semi-collectifs dans ses Centres d’animation, pour les remplacer par des cours collectifs d’au moins six élèves par heure, la ville de Paris fait un sale coup à la musique en général et à de nombreux enseignants en particulier, qui risquent de se retrouver au chômage.

 

Alors que les conservatoires municipaux sont submergés de demandes d’inscriptions non satisfaites, au point qu’on envisage des inscriptions par tirage au sort, alors que souvent ils ne proposent pas d’enseignements spécifiques pour des styles contemporains comme le jazz, le rock ou la pop, les centres d’animation représentent une excellente alternative pour répondre à la demande des très nombreux Parisiens, de tous les âges, qui souhaitent débuter ou améliorer la pratique d’un instrument.

 

Car avant de monter son groupe de rock, son quintet de jazz ou son quatuor à cordes, il est indispensable d’apprendre à maîtriser son instrument et donc de prendre des leçons avec des profs expérimentés. Et on voit mal comment un enseignant motivé pourrait s’occuper sérieusement, en une heure de cours, de six élèves à la fois, allant du gamin débutant amené par ses parents, à l’étudiant surbooké ou au préretraité qui veut profiter de son temps retrouvé pour renouer enfin avec sa passion.

 

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?

 

 

Depuis l’annonce de cette décision, une pétition pour le maintien des cours individuels d’instruments a déjà reçu plus de cinq mille signatures, une manifestation a eu lieu en février et une autre est prévue demain, dimanche 27 mars, place du Châtelet, afin de peser sur le vote prévu au conseil de Paris la semaine prochaine.

 

Selon Pauline Véron, adjointe à la Maire de Paris en charge notamment de la vie associative et de la jeunesse, interrogée par Le Parisien, les centres d’animation sont destinés à étendre leurs activités et à accueillir davantage de participants : « Pour cela, nous devons supprimer les cours individuels afin d’augmenter nos capacités d’accueil”.

 

Pourtant cette décision ne fait pas l’unanimité à la mairie, même parmi les élus de gauche. Ainsi pour Eric Thébault, maire-adjoint chargé de la culture et membre du groupe des élu-es écologistes et citoyen-nes du XIXe, « la suppression brutale des cours individuels de musique dans les centres d’animation ne peut tenir lieu de réforme ».

 

Plus généralement, les enseignants s’interrogent sur les choix fondamentaux concernant la culture et l’éducation. Comme l’affirme sur France Culture un professeur qui tient à garder l’anonymat : « Ce qui est en plus très dangereux, c’est de confondre ‘éducation populaire’ et ‘éducation au rabais’. Parce que ce qui est un véritable enseignement populaire, c’est d’assurer aux amateurs une formation de qualité ».

 

Lire l'article des Inrockuptibles

 

 

 

 

                      A la mairie de Paris, les cours individuels de musique prennent l'eau

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 09:37

 

ActuaLitté : le 22 mars 2016

 

Pour le moment cette mesure, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux

 

Le paradoxe a été remarqué depuis plusieurs années : si l'inscription et les emprunts de livres sont gratuits depuis longtemps au sein du réseau de lecture publique de la Ville de Paris, ce n'est pas le cas des CD et des DVD. Le Conseil de Paris avait adopté un vœu pour étendre la gratuité à ces objets culturels en 2014, et la Mairie prévoyait de l'appliquer aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux dès 2015. Finalement, la gratuité des prêts de CD-DVD pourrait être effective entre mai et septembre 2016.

 

La mesure de gratuité a été révélée par le blog CGT Culture : il rappelle que, si l'emprunt des livres et des revues est gratuit dans le réseau parisien, celui des CD est facturé 30 € pour l'année, et celui des DVD (qui permet également l'emprunt des CD) 61 € pour l'année. Les questions relatives à la gratuité des emprunts de CD et de DVD sont étudiées depuis longtemps : un rapport sur « L'avenir de la musique dans les bibliothèques de la ville de Paris », publié en janvier 2012, abordait déjà le sujet de la gratuité. 

 

« Nous constatons que le réseau parisien est l'un des rares à percevoir des droits spécifiques sur les supports musicaux. Une situation d'autant plus paradoxale que l'emprunt des livres est gratuit. La gratuité, cette doctrine immuable à la Ville de Paris est pourtant loin d'être la règle générale dans les autres collectivités. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental », pouvait-on lire dans le document.

 

 

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement

                         A la Ville de Paris, seule la lecture est gratuite, pas la musique

 

 

 

Pour le moment, donc, la gratuité de ces emprunts, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, RMI, API, ASS, AER, ATA, ASPA, AV, ainsi que l'allocation aux adultes handicapés et l'allocation supplémentaire d'invalidité). « C'est une mesure sociale, qui concerne ceux qui ont le plus de mal à payer les forfaits », souligne Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « L'exécutif a suivi un vœu du Conseil de Paris, déposé en décembre 2014, et il sera toujours intéressant d'en observer les effets sur les prêts », ajoute Noël Corbin. Pour le moment, évidemment, l'extension de cette mesure à d'autres catégories d'usagers, voire à tous les usagers, n'a pas encore été abordée. 

 

Elle était pourtant au cœur de ce fameux premier vœu déposé en juin 2014 par Nicolas Bonnet-Oulaldj et Raphaëlle Primet (Communiste-Front de Gauche), qui demandait à l'origine la gratuité du prêt des disques, tout court. Le vœu avait été amendé sur proposition de l'exécutif, justement, pour ne concerner que les mineurs et les bénéficiaires des minimas sociaux. Rappelons au passage que la mairie de Bordeaux avait pris la décision de rendre gratuites toutes ses bibliothèques en octobre 2015.

 

« Il s'agit d'une première avancée », nous explique Raphaëlle Primet, « et je demanderai au prochain Conseil qu'un bilan soit fait d'ici un an, pour que cette mesure puisse être élargie à tous les usagers. Nous ne voudrions pas que les discothèques soient pénalisées [par rapport aux bibliothèques] parce qu'il y a moins d'usagers, et que l'on décide ensuite de les fermer pour cette raison ». Ce point a déjà été évoqué parmi les autres arguments avancés pour défendre une gratuité totale des prêts de CD. Certains évoquaient ainsi la nécessité de repeupler les discothèques de la Ville de Paris : « L'ensemble des petites discothèques offre des fonds qui sont sous-utilisés (Amélie, Saint-Simon, Europe, Batignolles, Aimé Césaire et Vaugirard) », notait ainsi le groupe de travail à l'origine du rapport cité précédemment, et disponible ci-dessous. 

 

Interrogée sur les différences entre usagers que créera cette mesure, Raphaëlle Primet explique que « l'égalité n'exclue pas la solidarité pour des publics en difficulté, comme c'est déjà le cas pour les entrées au musée par exemple. Par contre, dans l'absolu, nous ne comprenons pas la différence établie entre les livres, dont l'emprunt est gratuit, par rapport aux CD et aux DVD. C'est pour cela que la gratuité totale des prêts est l'objectif final ».

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

            A Paris pour certains il faudra encore chosir entre les livres et les disques

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

Plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance

 

La scène se passe à Lambeth, une ville de 250 000 habitants située dans la région du Grand Londres. Mais ça pourrait être n’importe où ailleurs en Angleterre, en Écosse ou encore au Pays de Galle. A Lambeth, les bibliothécaires ont décidé de perturber la tenue du conseil municipal en lisant des livres à voix hautes. A l’ordre du jour : la disparition de cinq bibliothèques sur les dix que compte la commune. Détail savoureux : si deux vont être fermées complètement, les trois autres, ce n’est pas une blague, vont être transformées….en salles de sport payantes gérées par la société GLL, spécialisée dans le marché des loisirs, nous apprend le site South London Press. Même nos promoteurs de la bibliothèque comme troisième lieu n’y avaient pas pensé, indeed !

 

Une illustration de la catastrophe qui est en cours car plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance. Quand à celles qui restent, elles sont unfortunately obligées de faire appel à des bénévoles pour continuer à fonctionner. Il est vrai que depuis 2010, sur décision du gouvernement conservateur de David Cameron, le budget alloué aux bibliothèques a été réduit de 180 M£, soit une baisse de 16 %. Ces destructions de bibliothèques se font désormais quelque soit la couleur politique des élus puisque autant les conservateurs (Tory) que les travaillistes (Labour) se retranchent derrière les contraintes budgétaires pour fermer les lieux de lecture britannique. Mais la colère commence à monter.

 

Ainsi à Lewisham, une autre commune du Grand Londres où l’administration travailliste planifie là aussi des fermetures de bibliothèques, les membres du parti ne l’entendent pas de cette oreille selon un reportage du journal L'Humanité. « Dans le Labour, la fronde monte, des sections, des comités votent des motions pour sauver nos bibliothèques » remarque Tim O’ Donnel, bibliothécaire et membre du syndicat Unison des services publics (il faut savoir qu’en Angleterre les syndicats sont membres de droit du parti travailliste). « Un conseil municipal tenu par le Labour ne peut se rendre complice de cette politique » (lire ici).

 

 

                                           Au royaume uni les bibliothéques sont à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                    - Godamn, allez me cacher tout ça dans une salle de sport

 

 

Autre marque de cette défiance, la mobilisation organisée devant le parlement de Westminster par la coalition Speak Up For Libraries (donnez de la voix pour nos bibliothèques). Après avoir publiés un manifeste regroupant leurs revendications, les défenseurs de la lecture publique demandent désormais aux députés de la Couronne que la loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui obligeait le seul gouvernement à fournir un service de bibliothèque « complet et efficace », soit maintenant aussi étendu aux collectivités locales.

 

Parmi les auteurs les ayant rejoints, l’auteure jeunesse Cathy Cassidy déclare, amère, au journal, The Guardian : « malheureusement, la première bibliothèque que j’ai fréquentée, à Coventry, est menacée. Les Bibliothèques que je fréquentais pendant mes études à Liverpool le sont aussi. Les bibliothèques d’Écosse où vont désormais mes enfants le sont aussi. C’est toujours et toujours la même histoire ».  À ses côtés, Philip Ardagh lui aussi écrivain, n’est pas en reste : « Les bonnes bibliothèques locales ont toujours été au cœur des communautés, et c’est pourquoi les coupes budgétaires sont si dévastatrices ». Les écrivains ne sont pas seuls dans ce combat puisque l'acteur Mark Rylance a de son côté publié une tribune au vitriol sur le site du célèbre Bookseller.

 

Le mot de la fin sera laissé à un autre auteur pour la jeunesse, John Dougherty : « Nos hommes politiques n’ont pas honte de dire des choses parfaitement contradictoires ; Quand ils brandissent l’austérité, tous nous disent qu’on ne va hypothéquer l’avenir de nos enfants, que ça serait vraiment immoral… mais quand ils ferment une bibliothèque qu’est ce qu’ils font d’autre, précisément, que d’hypothéquer l’avenir de nos enfant ? ». On ne peut pas dire mieux. Rules britania...

 

 

                                        Au royaume-uni les bibliothéques sont vraiment à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                               - Keep calm and rule britannia

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