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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:57

 

Le Parisien : le 9 avril 2016

 

Mais les syndicats qualifient ces ouvertures dominicales de « véritable provocation »

 

C’est avec beaucoup de précaution que la mairie de Paris a mis sur la table ce vendredi matin le dossier de l’ouverture des bibliothèques le dimanche. Au cours d’une réunion « prétechnique », le sous-directeur des affaires culturelles de la Ville a annoncé aux délégués syndicaux des personnels (CGT, FO, UCP, CFDT, Supap, Unsa) le calendrier prévu jusqu’à la fin de la mandature.

 

A savoir : cette année, ouverture le dimanche de la bibliothèque Picpus (XIIe) ; en 2017, Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ; en 2018, Jean-Pierre-Melville (XIIIe) et Robert-Sabatier (XVIIIe) ; en 2019, Parmentier (XIe) et Germaine-Tillion (XVIe). Sachant qu’il y a 60 bibliothèques municipales, la Ville a visiblement choisi de prendre son temps pour ouvrir ces établissements sept jours sur sept, d’autant que la généralisation d’une telle mesure supposerait d’importants moyens.

 

Aujourd’hui, cinq bibliothèques ouvrent le dimanche : Marguerite-Duras depuis 2008 (XXe), Marguerite-Yourcenar depuis 2012 (XVe), Françoise-Sagan inaugurée en 2015 (Xe), François-Truffaut (Ier) et La Fontaine (Ier) sous la canopée des Halles (Ier). En vertu d’une délibération du Conseil de Paris, les bibliothécaires ne peuvent travailler qu’un dimanche sur cinq et perçoivent à ce titre une prime nette de 85 €. Selon ce texte, les effectifs le dimanche sont composés pour moitié de titulaires, pour moitié de contractuels, généralement des étudiants.

 

Qualifiant l’ouverture de ce chantier de « véritable provocation », Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques, rappelle que « certains établissements exsangues sont contraints de réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! » A ses yeux, « l’ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche nécessitera le recrutement de près de 100 bibliothécaires, étant entendu que le service rendu ce jour-là ne doit pas être de moindre qualité ».

 

Prochains rendez-vous le mardi 19 avril pour un comité technique présidé par Bruno Julliard, premier adjoint (PS) à la maire de Paris suivi le 21 avril d'une grande assemblée générale pour tous les bibliothécaires parisiens à la bourse du travail à l 'appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP , UNSA, UCP).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

          Dialogue social dans les bibliothèques parisiennes: Bruno Julliard demande conseil

Paris : un pas de plus vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

 - T'es sur Myriam que si je vais dans cette direction je vais me manger un grand conflit social ?

                                   - Sûr ! Et tu peux me faire confiance sur ce coup là....

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 18:52

 

Mais les dés ne sont pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire »

 

Le monde est petit. Très petit. Du moins celui de la culture. En effet, selon Le Figaro, la nouvelle patronne de la Bibliothèque Nationale de France (BnF) pourrait bien être.... Laurence Engel, l'ancienne chef de Cabinet d'Aurélie Fillipetti au ministère de la Culture. Et oui, le monde est vraiment petit puisque avant d'atterrir rue de Valois, Laurence Engel avait d'abord été membre du cabinet de Bertrand Delanoë et d'être ensuite nommée par le même...directrice des affaires culturelles de la ville de Paris.

 

Il faut dire que depuis son départ forcé du ministère, prise dans la tourmente de l'affaire Acquilino Morelle, son mari qui se faisait cirer les pompes à l'Elysée, Laurence Engel était dans l'attente d'un poste à sa mesure. Oh bien sûr, après son exfiltration de la rue de Valois, elle ne s'était pas retrouvée à la rue car elle était retournée pantoufler tranquillement à la cour des comptes, son corps d'origine (lire ici). Toutefois,.Laurence Engel devait s’ennuyer ferme sous les ors et les lambris de la rue Cambon car à peine quatre mois après son arrivée elle se retrouvait nommée médiatrice du livre..... sur proposition de son ancienne supérieure hiérarchique, Aurélie Fillipéti. Le monde est vraiment très, très petit, n'est ce pas ?.

 

Une petite récompense sûrement car cette mission, effectuée pendant ses heures de travail à la Cour des Comptes, était loin d'être bénévole car tout de même payée 2 010 euros (brut) par mois (en plus évidemment de son traitement de haut fonctionnaire) selon le décret ministériel. Ironie du sort, c'est la même Cour des comptes qui épingle les dérives des comptes publics. Pour Laurence Engel, le poste de présidente de la BNF est donc la bonne pointure

 

En effet, lustre, entregent et rémunérations rondelettes caractérisent la fonction puisque le poste de direction de la BNF est classé « Hors échelle E ». Ce qui, dans le dernier échelon de la grille indiciaire, équivaut à 6 112 euros brut par mois, un traitement qui, grâce aux diverses primes et négociations avec Bercy, est souvent multiplié par... deux, selon une source gouvernementale citée par le magazine Le Point.

 

Même si, selon Le Figaro, Laurence Engel est favorite pour le poste puisque elle serait la candidate du premier ministre, Manuel Valls, il se peut que les dés ne soient pas encore tout à fait jetés car la concurrence est rude. D'autant que ces nominations sont toujours le fait du prince malgré les promesses de François Hollande de faire de son quinquennat une « république exemplaire ». Encore une promesse non tenue.

 

 

Laurence Engel favorite pour la présidence de la BnF ?

                                   Culture :  Laurence Engel avec deux cireurs de pompes

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:37

 

Les Inrockuptibles : le 26 mars 2016

 

La mairie de Paris envisage de supprimer les cours de musique individuels dans ses Centres d’animation. Un sale coup pour la culture, et une menace pour l’emploi de nombreux professeurs

 

Qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête des édiles de la mairie de Paris, qui se targuent pourtant de mettre au premier plan la culture, facteur indispensable de lien social et de développement individuel ?

 

En annonçant la suppression à partir de la rentrée de septembre 2016 des cours de musique individuels et semi-collectifs dans ses Centres d’animation, pour les remplacer par des cours collectifs d’au moins six élèves par heure, la ville de Paris fait un sale coup à la musique en général et à de nombreux enseignants en particulier, qui risquent de se retrouver au chômage.

 

Alors que les conservatoires municipaux sont submergés de demandes d’inscriptions non satisfaites, au point qu’on envisage des inscriptions par tirage au sort, alors que souvent ils ne proposent pas d’enseignements spécifiques pour des styles contemporains comme le jazz, le rock ou la pop, les centres d’animation représentent une excellente alternative pour répondre à la demande des très nombreux Parisiens, de tous les âges, qui souhaitent débuter ou améliorer la pratique d’un instrument.

 

Car avant de monter son groupe de rock, son quintet de jazz ou son quatuor à cordes, il est indispensable d’apprendre à maîtriser son instrument et donc de prendre des leçons avec des profs expérimentés. Et on voit mal comment un enseignant motivé pourrait s’occuper sérieusement, en une heure de cours, de six élèves à la fois, allant du gamin débutant amené par ses parents, à l’étudiant surbooké ou au préretraité qui veut profiter de son temps retrouvé pour renouer enfin avec sa passion.

 

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?

 

 

Depuis l’annonce de cette décision, une pétition pour le maintien des cours individuels d’instruments a déjà reçu plus de cinq mille signatures, une manifestation a eu lieu en février et une autre est prévue demain, dimanche 27 mars, place du Châtelet, afin de peser sur le vote prévu au conseil de Paris la semaine prochaine.

 

Selon Pauline Véron, adjointe à la Maire de Paris en charge notamment de la vie associative et de la jeunesse, interrogée par Le Parisien, les centres d’animation sont destinés à étendre leurs activités et à accueillir davantage de participants : « Pour cela, nous devons supprimer les cours individuels afin d’augmenter nos capacités d’accueil”.

 

Pourtant cette décision ne fait pas l’unanimité à la mairie, même parmi les élus de gauche. Ainsi pour Eric Thébault, maire-adjoint chargé de la culture et membre du groupe des élu-es écologistes et citoyen-nes du XIXe, « la suppression brutale des cours individuels de musique dans les centres d’animation ne peut tenir lieu de réforme ».

 

Plus généralement, les enseignants s’interrogent sur les choix fondamentaux concernant la culture et l’éducation. Comme l’affirme sur France Culture un professeur qui tient à garder l’anonymat : « Ce qui est en plus très dangereux, c’est de confondre ‘éducation populaire’ et ‘éducation au rabais’. Parce que ce qui est un véritable enseignement populaire, c’est d’assurer aux amateurs une formation de qualité ».

 

Lire l'article des Inrockuptibles

 

 

 

 

                      A la mairie de Paris, les cours individuels de musique prennent l'eau

Cours de musique : une politique culturelle au rabais à la mairie de Paris ?
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 09:37

 

ActuaLitté : le 22 mars 2016

 

Pour le moment cette mesure, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux

 

Le paradoxe a été remarqué depuis plusieurs années : si l'inscription et les emprunts de livres sont gratuits depuis longtemps au sein du réseau de lecture publique de la Ville de Paris, ce n'est pas le cas des CD et des DVD. Le Conseil de Paris avait adopté un vœu pour étendre la gratuité à ces objets culturels en 2014, et la Mairie prévoyait de l'appliquer aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux dès 2015. Finalement, la gratuité des prêts de CD-DVD pourrait être effective entre mai et septembre 2016.

 

La mesure de gratuité a été révélée par le blog CGT Culture : il rappelle que, si l'emprunt des livres et des revues est gratuit dans le réseau parisien, celui des CD est facturé 30 € pour l'année, et celui des DVD (qui permet également l'emprunt des CD) 61 € pour l'année. Les questions relatives à la gratuité des emprunts de CD et de DVD sont étudiées depuis longtemps : un rapport sur « L'avenir de la musique dans les bibliothèques de la ville de Paris », publié en janvier 2012, abordait déjà le sujet de la gratuité. 

 

« Nous constatons que le réseau parisien est l'un des rares à percevoir des droits spécifiques sur les supports musicaux. Une situation d'autant plus paradoxale que l'emprunt des livres est gratuit. La gratuité, cette doctrine immuable à la Ville de Paris est pourtant loin d'être la règle générale dans les autres collectivités. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental », pouvait-on lire dans le document.

 

 

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement

                         A la Ville de Paris, seule la lecture est gratuite, pas la musique

 

 

 

Pour le moment, donc, la gratuité de ces emprunts, si elle est adoptée au Conseil de Paris, sera réservée aux usagers mineurs et bénéficiaires des minimas sociaux (RSA, RMI, API, ASS, AER, ATA, ASPA, AV, ainsi que l'allocation aux adultes handicapés et l'allocation supplémentaire d'invalidité). « C'est une mesure sociale, qui concerne ceux qui ont le plus de mal à payer les forfaits », souligne Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « L'exécutif a suivi un vœu du Conseil de Paris, déposé en décembre 2014, et il sera toujours intéressant d'en observer les effets sur les prêts », ajoute Noël Corbin. Pour le moment, évidemment, l'extension de cette mesure à d'autres catégories d'usagers, voire à tous les usagers, n'a pas encore été abordée. 

 

Elle était pourtant au cœur de ce fameux premier vœu déposé en juin 2014 par Nicolas Bonnet-Oulaldj et Raphaëlle Primet (Communiste-Front de Gauche), qui demandait à l'origine la gratuité du prêt des disques, tout court. Le vœu avait été amendé sur proposition de l'exécutif, justement, pour ne concerner que les mineurs et les bénéficiaires des minimas sociaux. Rappelons au passage que la mairie de Bordeaux avait pris la décision de rendre gratuites toutes ses bibliothèques en octobre 2015.

 

« Il s'agit d'une première avancée », nous explique Raphaëlle Primet, « et je demanderai au prochain Conseil qu'un bilan soit fait d'ici un an, pour que cette mesure puisse être élargie à tous les usagers. Nous ne voudrions pas que les discothèques soient pénalisées [par rapport aux bibliothèques] parce qu'il y a moins d'usagers, et que l'on décide ensuite de les fermer pour cette raison ». Ce point a déjà été évoqué parmi les autres arguments avancés pour défendre une gratuité totale des prêts de CD. Certains évoquaient ainsi la nécessité de repeupler les discothèques de la Ville de Paris : « L'ensemble des petites discothèques offre des fonds qui sont sous-utilisés (Amélie, Saint-Simon, Europe, Batignolles, Aimé Césaire et Vaugirard) », notait ainsi le groupe de travail à l'origine du rapport cité précédemment, et disponible ci-dessous. 

 

Interrogée sur les différences entre usagers que créera cette mesure, Raphaëlle Primet explique que « l'égalité n'exclue pas la solidarité pour des publics en difficulté, comme c'est déjà le cas pour les entrées au musée par exemple. Par contre, dans l'absolu, nous ne comprenons pas la différence établie entre les livres, dont l'emprunt est gratuit, par rapport aux CD et aux DVD. C'est pour cela que la gratuité totale des prêts est l'objectif final ».

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

            A Paris pour certains il faudra encore chosir entre les livres et les disques

Paris consent à la gratuité des prêts des CD et DVD dans ses bibliothèques, mais pour certains usagers seulement
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

Plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance

 

La scène se passe à Lambeth, une ville de 250 000 habitants située dans la région du Grand Londres. Mais ça pourrait être n’importe où ailleurs en Angleterre, en Écosse ou encore au Pays de Galle. A Lambeth, les bibliothécaires ont décidé de perturber la tenue du conseil municipal en lisant des livres à voix hautes. A l’ordre du jour : la disparition de cinq bibliothèques sur les dix que compte la commune. Détail savoureux : si deux vont être fermées complètement, les trois autres, ce n’est pas une blague, vont être transformées….en salles de sport payantes gérées par la société GLL, spécialisée dans le marché des loisirs, nous apprend le site South London Press. Même nos promoteurs de la bibliothèque comme troisième lieu n’y avaient pas pensé, indeed !

 

Une illustration de la catastrophe qui est en cours car plus de quatre cent bibliothèques ont déjà fermé au Royaume-Uni. Près de deux cent autres sont menacées à brève échéance. Quand à celles qui restent, elles sont unfortunately obligées de faire appel à des bénévoles pour continuer à fonctionner. Il est vrai que depuis 2010, sur décision du gouvernement conservateur de David Cameron, le budget alloué aux bibliothèques a été réduit de 180 M£, soit une baisse de 16 %. Ces destructions de bibliothèques se font désormais quelque soit la couleur politique des élus puisque autant les conservateurs (Tory) que les travaillistes (Labour) se retranchent derrière les contraintes budgétaires pour fermer les lieux de lecture britannique. Mais la colère commence à monter.

 

Ainsi à Lewisham, une autre commune du Grand Londres où l’administration travailliste planifie là aussi des fermetures de bibliothèques, les membres du parti ne l’entendent pas de cette oreille selon un reportage du journal L'Humanité. « Dans le Labour, la fronde monte, des sections, des comités votent des motions pour sauver nos bibliothèques » remarque Tim O’ Donnel, bibliothécaire et membre du syndicat Unison des services publics (il faut savoir qu’en Angleterre les syndicats sont membres de droit du parti travailliste). « Un conseil municipal tenu par le Labour ne peut se rendre complice de cette politique » (lire ici).

 

 

                                           Au royaume uni les bibliothéques sont à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                    - Godamn, allez me cacher tout ça dans une salle de sport

 

 

Autre marque de cette défiance, la mobilisation organisée devant le parlement de Westminster par la coalition Speak Up For Libraries (donnez de la voix pour nos bibliothèques). Après avoir publiés un manifeste regroupant leurs revendications, les défenseurs de la lecture publique demandent désormais aux députés de la Couronne que la loi de 1964, le Public libraries and museums act, qui obligeait le seul gouvernement à fournir un service de bibliothèque « complet et efficace », soit maintenant aussi étendu aux collectivités locales.

 

Parmi les auteurs les ayant rejoints, l’auteure jeunesse Cathy Cassidy déclare, amère, au journal, The Guardian : « malheureusement, la première bibliothèque que j’ai fréquentée, à Coventry, est menacée. Les Bibliothèques que je fréquentais pendant mes études à Liverpool le sont aussi. Les bibliothèques d’Écosse où vont désormais mes enfants le sont aussi. C’est toujours et toujours la même histoire ».  À ses côtés, Philip Ardagh lui aussi écrivain, n’est pas en reste : « Les bonnes bibliothèques locales ont toujours été au cœur des communautés, et c’est pourquoi les coupes budgétaires sont si dévastatrices ». Les écrivains ne sont pas seuls dans ce combat puisque l'acteur Mark Rylance a de son côté publié une tribune au vitriol sur le site du célèbre Bookseller.

 

Le mot de la fin sera laissé à un autre auteur pour la jeunesse, John Dougherty : « Nos hommes politiques n’ont pas honte de dire des choses parfaitement contradictoires ; Quand ils brandissent l’austérité, tous nous disent qu’on ne va hypothéquer l’avenir de nos enfants, que ça serait vraiment immoral… mais quand ils ferment une bibliothèque qu’est ce qu’ils font d’autre, précisément, que d’hypothéquer l’avenir de nos enfant ? ». On ne peut pas dire mieux. Rules britania...

 

 

                                        Au royaume-uni les bibliothéques sont vraiment à poils

La destruction des bibliothèques britanniques au programme des pouvoir publics

                                               - Keep calm and rule britannia

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:14

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Danielle Simonnet (Parti de gauche) a toutefois demandé à ce que la Ville renonce à cette fermeture décidée « pour des raisons purement comptables »

 

La bibliothèque Château-d'Eau, installée dans les locaux de la mairie du Xe depuis 1896, fermera-t-elle comme prévu en juin ou bénéficiera-t-elle d'un sursis ?

 

En tout au cours du dernier Conseil de Paris, le vœu de l'exécutif a été voté. Il prévoit que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité ».

 

De son son côté, Danielle Simonnet (Parti de gauche) a appelé la Ville à renoncer à cette fermeture décidée, selon elle, « pour des raisons purement comptables ».

 

Lire l’article du Parisien

 

Le Conseil de Paris a-t-il accordé un sursis à la bibliothèque Château-d'Eau ?

                                  - Avec Hidalgo, la culture tombe à l'eau....

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 15:49

 

Le Parisien : le 5 février 2016

 

De son côté, Rémi Féraud, le maire socialiste du Xe, réaffirme : « Je ne m’opposerai pas à la fermeture de la bibliothèque »

 

Promise à la fermeture en juin prochain, la bibliothèque Château-d’Eau (Xe) a fait l’objet de nouveaux débats lundi soir en conseil d’arrondissement puisque trois vœux ont été présentés.

 

Les deux premiers, déposés par les élus communistes et le groupe Les Républicains exigeant l’abandon de la fermeture, ont toutefois été rejetés ; le troisième, déposé par les Verts, qui réclamait lui la préservation du fonds photographique (3 000 ouvrages) de l’établissement a par contre été adopté. « Cela signifie peu ou prou que cette bibliothèque est sauvée puisqu’il n’existe pas d’autre endroit où installer ce fonds dans le Xe », estime d'ailleurs Bertrand Pieri, délégué CGT-Bibliothèque.

 

Un an après l’ouverture de la médiathèque Françoise-Sagan voisine, Rémi Féraud, maire (PS) du Xe, réaffirme de son côté : « Je ne m’opposerai pas à la fermeture de la bibliothèque Château-d’Eau ». C'est à dire la laisse couler.

 

Lire l'article du  Parisien

 

 

 

                  Bibliothèque Château d'Eau : Rémi Féraud (à gauche) tombe le masque

Paris : les communistes et le groupe Les Républicains réclament le maintien de la bibliothèque Château-d’Eau
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:06

 

Livre Hebdo : le 3 février 2016

 

Les groupes Europe Ecologie-Les Verts (EELV), communiste et Les Républicains ont chacun présenté un vœu.

 

La fermeture programmée de la bibliothèque parisienne Château-d’eau, à Paris (Xe), motivée par l’ouverture en mai 2015 dans le même quartier de la médiathèque Françoise Sagan, est revenue dans les débats lundi 1er février lors du conseil de l'arrondissement parisien où se trouvent les deux établissements. Les groupes Europe Ecologie-Les Verts (EELV), socialiste, communiste et Les Républicains ont chacun présenté un vœu.

 

Le vœu des élus EELV, qui demandait que la période d’évaluation visant à la fermeture de la bibliothèque soit prolongée, et que son important fonds photographique soit transféré dans un autre équipement du 10e arrondissement et reste accessible au public a été adopté. Celui du groupe socialiste, concernant le maintien du fonds dans le réseau des bibliothèques municipales et le maintien de l’organisation tous les deux ans des Rencontres photographiques, a également été adopté.

 

En revanche, le vœu des Républicains réclamant le maintien de la Bibliothèque Château-d’eau dans les locaux de la mairie du 10e arrondissement et la réalisation d'une étude par un groupe de travail paritaire, a été refusé, de même que celui du groupe communiste qui portait la même demande.

 

La question devrait à nouveau être évoquée lors du prochain conseil municipal de Paris, courant février.

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

      Pour Rémi Féraud, le mairie socialiste du Xe, le fonds photo doit quitter l'arrondissement

Paris : la fermeture d’une bibliothèque contestée
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:47

 

ActuaLitté : Le 2 février 2016

 

Quoi qu'il en soit, le fonds spécialisé consacré à la photographie doit rester dans l'établissement selon le vœu adopté par le conseil municipal de l'arrondissement

 

Fin 2015, la Mairie de Paris annonçait la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, dans le 10e arrondissement de Paris : suite à l'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, fréquentation et emprunts ne seraient plus suffisants pour justifier le maintien de l'établissement. Si le maire de l'arrondissement, Rémi Féraud, était favorable à la fermeture de la bibliothèque, les personnels avaient exprimé leur opposition. Les élus du Xe arrondissement viennent de les rejoindre.

 

La Mairie de Paris assurait que la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau poursuivait la politique municipale en matière de services aux usagers : « Quand nous avons recruté le directeur de la bibliothèque Château d'Eau, Frédéric Dumas, on l'a informé de la possible fermeture de son établissement » nous expliquait Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En 7 mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois », analysait encore le directeur des Affaires Culturelles.

 

Évidemment, les syndicats soulignaient l'aspect biaisé de cette analyse : « On compare des établissements de tailles différentes, et, surtout, avec des offres différentes : le public familial de Sagan emprunte beaucoup plus. Les enfants et adolescents qui lisent des mangas en empruntent vingt d'un coup, et les rendent deux jours plus tard, ce qui gonfle les statistiques ». Ils déploraient par ailleurs la fermeture programmée d'un établissement de proximité, dont les résultats ont été évalués sur une période trop courte pour être représentative. Le conseil municipal du 1er février a rebattu les cartes : « La majorité des membres du conseil municipal du Xème arrondissement gauche, droite et écologistes confondus, a voté hier plusieurs textes demandant le maintien de la bibliothèque Château d’Eau », rapporte la CGT Culture.

 

 

   Bibliothèque Château d'Eau : Les élus du Xème mettent à mal les projets de Buno Julliard

Paris : les élus du Xème refusent la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau

                      - Le problème c'est que maintenant j'ai plus de programme culturel !

 

 

Les élus communistes, Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte ont souligné le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement », et donc le maintien de l'établissement entre-temps. Les élus socialistes ont voté contre le maintien de l'établissement, et les élus écologistes se sont abstenus.

 

Quoi qu'il en soit, le fonds spécialisé de 3000 ouvrages environ consacrés à la photographie restera dans l'établissement : les élus écologistes ont soumis un vœu dans ce sens, adopté à l'unanimité par le conseil municipal. « Il est en cours d'analyse, mais il sera maintenu, et consultable, nous étudions deux ou trois pistes pour le réimplanter », nous confiait la Mairie de Paris en décembre dernier.

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau sera examinée à la mi-février par le Conseil de Paris : « Le vote des élus parisiens pourrait confirmer celui du Xe puisque ceux qui sont favorables au maintien de la bibliothèque Château d'Eau (Les Républicains, Communistes, Parti de Gauche et EELV) seront, à cette occasion, là aussi majoritaires », souligne la CGT Culture. Si les vœux des élus reflètent leurs avis, et donc ceux des citoyens, ils ne sont pas contraignants juridiquement pour la municipalité, contrairement aux délibérations.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

     La mairie de Paris va-t-elle écouter les élus qui veulent garder leur bibliothèque ?

Paris : les élus du Xème refusent la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau

                                       - Quoi, garder des livres ? Vadé rétro !

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 15:03

 

Il est vrai que le bâtiment a été conçu comme « une masse tellurique arraché de son élément naturel » selon son architecte

 

Les africains appellent ça un éléphant blanc. Ces bâtiments non utilisés sortis tout droit de la mégalomanie de leurs dirigeants et dont la construction et même l’entretien coûtent une fortune. Pile la définition de la bibliothèque universitaire Paris-Est-Marne-la-Vallée qui bien que terminée depuis plusieurs années, n’est pas en mesure d’accueillir les étudiants pour cause de malfaçons multiples. Elle n’en coûte pas moins cher pour autant car bien qu’étant dans un état de désolation avancée, elle est chauffée et éclairée jour et nuit ! Le comble, c’est que ce bâtiment se voulait à l'avant garde écolo. Au point de s’attirer bien des railleries.

 

« C’est sans doute le premier bâtiment haute qualité environnementale (HQE) qui aura consommé le plus d’énergie avant même d’avoir permis d’en économiser » écrit ainsi le journal Le Parisien dans un article qui révèle ce que l’on peut appeler une vraie gabegie. Car c’est vrai, la bibliothèque n’est guère économe en énergie puisque bien que vide, la chaufferie fonctionne à tout va et que la lumière reste toujours allumée. On espère au moins qu'au moins les ampoules sont des LED. « Nous sommes obligés de maintenir le bâtiment à une température minimale afin qu’il ne se dégrade pas, quand à l’éclairage il est indispensable pour permettre aux entreprises mandatées de travailler  » se retranche le vice-président de l’université, Frédéric Moret toujours au Parisien pour justifier ce gaspillage.

 

Des ouvriers qui ne vont pas manquer de travail si l’on en croit les avanies multiples qui frappent le bâtiment : problèmes d’étanchéité, escaliers impraticables, absence de ventilation dans les ascenseurs... En tout, pas moins de 72 défauts de construction ont été recensés par un ingénieur d’études qui s’occupe - à plein temps, et depuis trois ans - de relever tous ces malfaçons. Conséquence : l'université vient d'assigner en justice les architectes en charge des travaux, le cabinet Bekhmann N'Thépé, devant le tribunal administratif de Melun.

 

Des architectes qui ont visiblement fait fort car d’après les experts, l’escalier principal pourrait même...ne pas résister au passage des usagers ! L’unique solution selon les spécialistes du BTP serait de renforcer l’escalier par des piliers. Des piliers Haute Qualité Environnemental ? Un état des lieux qui en tout cas correspond vraiment aux déclarations du cabinet d’architecte qui sur son site décrivait sans rire ce nouveau bâtiment comme « une masse tellurique arraché de son élément naturel ». On dirait du Pierre Dac.

 

Bref, la bibliothèque n’est pas prête d’ouvrir ses portes. En attendant, Il ne reste plus alors à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée qu’à prendre modèle sur les bibliothèques municipales parisiennes qui chaque été organisent « les bibliothèques hors les murs ». En plus, c'est une opération certifiée haute qualité environnementale car elle se tient généralement dans les parcs et jardins de la capitale.

 

 

    Transition énergétique : Une bibliothèque vide mais chauffée et éclairée été comme hiver

Une bibliothèque vraiment hors les murs (et sans transition énergétique)

       - Là, on ne peut rien faire car c'est une masse tellurique arraché de son élément naturel !

 

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