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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 15:39

 

Archimag : le 13 août 2015

 

La municipalité parisienne reproche à l'Association des bibliothécaires de France d'utiliser le nom « Bib'lib »

 

Au mois de juin dernier, l'Association des bibliothécaires de France (ABF) présentait sa Charte du droit fondamental des citoyens à accéder à l'information et aux savoirs par les bibliothèques. Mais pour faire plus court, l'ABF a donné le nom de « Bib'Lib » à ce texte qui vise à réaffirmer le rôle des bibliothèques dans l'accès aux connaissances. 

 

Cette initiative n'est malheureusement pas du goût de la mairie de Paris qui s'en est plaint auprès de l'ABF. « Au point de lui envoyer ses avocats » souligne le blog syndical Social Nec Mergitur...

 

​Pour Anne Verneuil, présidente de l'ABF, les reproches de la ville de Paris sont disproportionnés : « J’ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous relevez la similitude du nom de notre Charte, Bib’lib, avec la marque que vous avez déposée pour votre service de location de vélos et de voitures (Vélib' et Autolib'). Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche ».

 

L'association souligne en effet qu'elle « n’a jamais eu l’intention d’en faire une marque, ce qui serait assez contraire à l’esprit de la charte (...) Vous nous parlez de marque, alors que Bib’lib est une charte émise par une association d’intérêt public, énonçant des principes de liberté et d’égalité d’accès à l’information ».

 

Selon l'ABF, il existe 158 marques déposées à l'INPI (Institut national de la propriété industrielle) contenant le terme « Lib ». « Mais l’usage que nous faisons de Bib’Lib reste tout à fait hors de la vie des affaires et le risque de confusion dans l’esprit du public est très loin d’être avéré dans ce cas » souligne l'Association des bibliothécaires de France.

 

Lire l’article de Archimag

 

                                                                        Anne Hidalgo et Vincent Bolloré le patron d'Autolib'

La mairie de Paris cherche des poux dans la tête de l'ABF

                           - Promis Vincent, je ne chercherais des poux qu'à l'ABF

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 13:04

 

Le nom de sa charte pour « le droit fondamental des citoyens à accéder aux savoirs » n'était pas du goût de l’équipe d’Anne Hidalgo

 

L’ABF, l’Association des Bibliothécaires de France, pensait bien faire en dénommant du doux nom de Bib’lib sa charte pour le « droit fondamental des citoyens à accéder à l'information et aux savoirs par les bibliothèques » (lire ici). Mais cette appellation n’était pas vraiment du goût de la Ville de Paris. Au point de lui envoyer ses avocats. Un courrier qui a amené en retour une réponse cinglante de la part de la présidente de l’ABF, Anne Verneuil.

 

« J’ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous relevez la similitude du nom de notre Charte, Bib’lib, avec la marque que vous avez déposée pour votre service de location de vélos et de voitures. Je vous avoue qu’avec les membres du bureau national de l’ABF, nous avons été particulièrement surpris par votre démarche ». On le serait à moins. Surtout venant d’une mairie qui s’autoproclame progressiste.

 

Et l’ABF de renvoyer la municipalité parisienne dans ses cordes. « Vous nous parlez de marque, alors que Bib’lib est une charte émise par une association d’intérêt public, énonçant des principes de liberté et d’égalité d’accès à l’information » Une notion qui visiblement dépasse l’équipe dirigée par Anne Hidalgo.

 

« L’ABF n’a jamais eu l’intention d’en faire une marque, ce qui serait assez contraire à l’esprit de la charte. Il existe 158 marques déposées à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) contenant le terme « LIB », mais l’usage que nous faisons de Bib’Lib reste tout à fait hors de la vie des affaires et le risque de confusion dans l’esprit du public est très loin d’être avéré dans ce cas » précise en plein dans le lib l’association.

 

Une ironie qui se glisse même dans son lancer de carton d'invitation « Je me permets d’ailleurs d’inviter la ville de Paris, avec qui nous conduisons régulièrement des actions en partenariat, à adhérer à cette charte pour son réseau de bibliothèques, ce qui soulignerait sa volonté politique d’encourager cette égalité d’accès à l’information si chère à l’ABF ».

 

Humm, vu la paupérisation du réseau municipal parisien (diminution d’horaire, état des bâtiments, baisse des effectifs et des budgets d’acquisition) il faudra sûrement faire appel à quelques mécènes comme Decaux ou Boloré, les capitaines d’industrie en charge de Vélib’ et Autolib’. Restera alors à trouver une appellation à ces futures bibliothèques de la capitale. On aurait bien un petit nom en tête.

 

 

 

 

 

                                                                            Quai des marques : Hidalgo attaque tout azimut

La mairie de Paris envoie ses avocats à l'Association des Bibliothécaires de France

                                                                                                     - Mince, j'ai plus de freins !

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 14:31

 

L’établissement est fermé depuis plusieurs jours car « l’air y est devenu irrespirable » selon la direction

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville, située dans le XIIIème arrondissement de Paris est fermée au public depuis la fin de la semaine dernière suite à une panne de son système de ventilation.

 

« L’air est devenu irrespirable (pour ne pas dire inexistant) au sein de l’établissement, tant dans les espaces publics que dans les bureaux » a ainsi déclaré la direction de l’établissement dans un communiqué envoyé dès samedi dernier aux bibliothécaires du réseau parisien.

 

La bibliothèque est toujours fermée ce mardi 11 août. « Il n’y a plus du tout d’air dans l’établissement » a d’ailleurs tenu à préciser la direction toujours dans l’attente de l’intervention d’un technicien pour une réouverture éventuelle. Le système de ventilation de la bibliothèque est pourtant neuf car le moteur a été entièrement changé il y a huit mois à peine suite à des pannes répétées qui avaient alors (déjà) contraint l'établissement à fermer (lire ici) !

 

La médiathèque Jean-Pierre Melville, inaugurée en 1983, semble victime de son architecture faite de verre et d’acier car quand ce n’est pas la ventilation qui tombe en carafe c’est son système de climatisation qui tombe en rideau. Résultat : l’été, par fortes chaleurs ou l’hiver, lorsque le thermomètre descend en dessous des dix degrés, le bâtiment est, là aussi, obligé de fermer ses portes au public.

 

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) se fait pomper l’air
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 17:22

 

Une fonction guère prenante car elle ne prend qu'une journée de travail par semaine, en moyenne, à l'ancienne directrice des affaires culturelles de la ville de Paris.

 

La commission d'enquête du Sénat chargée de contrôler le gouvernement, s'est intéressée aux conditions de la création du poste de médiatrice du livre. Une fonction attribuée à Laurence Engel quatre mois après qu'elle a été débarquée du poste de directrice de cabinet de la ministre de la Culture de l'époque, Aurélie Filippetti. La même ministre qui a crée la même fonction de médiatrice du livre et dont l'attribution interpelle plus d'un parlementaire

 

« La loi [instituant la fonction de médiateur] date du 17 mars 2014, à un moment où vous dirigiez le cabinet de la ministre de la Culture, c'est quand même quelque chose qui m'interpelle, surtout au niveau de la notion d'indépendance », souligne ainsi le sénateur du Cantal (Parti radical de gauche), Jacques Mézard, rapporteur de la commission dans un article du site ActuaLitté (lire ici).

 

En effet, les parlementaires peuvent s’interroger sur la création d'un poste taillé sur mesure pour la directrice de cabinet, obligée de démissionner de son poste prise dans la tourmente de l'affaire Acquilino Morelle, son mari qui se faisait cirer les pompes à l'Elysée. Celle ci ne s'est toutefois pas retrouvée à la rue car elle est retournée pantoufler tranquillement à la cour des comptes (lire ici).

 

 

                                                                Laurence Engel sous le feu des questions du Sénat

Médiatrice du livre, un boulot à temps très partiel pour Laurence Engel

                                                   - Si vous voulez je peux vous montrer mes pantoufles

 

 

Elle devait néanmoins s’ennuyer ferme sous les ors et les lambris de la rue Cambon car à peine quatre mois après sa réintégration dans son corps d'origine, la voilà donc nommée... médiatrice du livre sur proposition de son ancienne supérieure hiérarchique, Aurélie Fillipéti ! Pure coïncidence sans doute, mais qui, hélas, peut prêter le flanc à toutes les rumeurs de connivence.

 

Ceci dit, que l'on se rassure, le poste de médiatrice du livre accepté par Laurence Engel n'est pas vraiment le bagne si l'on en croit ActuaLitté et la commission du Sénat car il suffirait d'une journée de travail par semaine pour satisfaire à la fiche de poste. Et encore une journée en moyenne. On comprend que cela lui laisse assez de temps libre pour rester membre de la Cour des Comptes et même d'être... présidente de la commission financière de l'AFP ! On ignore toutefois si c'est à titre bénévole.

 

En tout cas, une chose est sûre. Ce mélange des genres, où les hauts fonctionnaires occupent des postes qu'ils ont contribué à créer, nommés par ceux là même qu'ils connaissent depuis les bancs de l'ENA ou des fauteuils en cuir des différents cabinets auxquels ils ont été attachés, explique la défiance des français envers nos élites, ces marquis (et marquises) de la République. D'ailleurs pour ce qui concerne notre cumularde, Laurence Engel a d'abord été membre du cabinet de Bertrand Delanoë avant d'être ensuite nommée par le même...directrice des affaires culturelles de la ville de Paris !

 

Une pratique habituelle du côté de l'Hôtel de Ville puisqu'elle a servi de la même façon la carrière de Delphine Levy chargée dans un premier temps par le même Delanoë d'une mission sur les musées municipaux de la capitale alors qu'elle était, elle aussi, membre de son cabinet. La fine analyste a proposé la mise en place d'un établissement public, Paris-Musées, dont elle est devenue illico la présidente. Pas très fluctuat au niveau de l'éthique. Et même plutôt mergitur.

 

 

 

                                                                            Aurélie Filippetti et sa directrice de cabinet

Médiatrice du livre, un boulot à temps très partiel pour Laurence Engel

                                                     - Bon Laurence il va falloir te trouver un job

               - D'accord Aurélie, mais pas plus d'une journée par semaine et seulement en moyenne

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 13:54

 

Contre la numérisation à marche forcée — à laquelle les pouvoirs publics se plient d'ailleurs sans rechigner —, Virgile Stark, auteur-bibliothécaire, publie un essai vivifiant.

 

C’est un petit livre qui devrait intéresser tous ceux « qui ne se résignent pas à l'engloutissement de la pensée par la technique » nous annonce l’hebdomadaire Marianne à propos du livre de Virgile Stark intitulé, prophétiquement, Crépuscule des bibliothèques. Cet auteur, bibliothécaire de son état, il a passé plus de dix ans à la Bibliothèque nationale de France, au cœur des grandes mutations du livre et du projet numérique nous décrit « l'autodafé symbolique » des lieux de culture et de réflexion voués à la lecture et à la concentration qui se déploie, selon lui, sans résistance.

 

Pour Virgil Stark, « le destin des bibliothèques et les progrès de la liberté ont longtemps été étroitement liés ». Une assertion que partage le critique littéraire de l’hebdomadaire, Alexis Lacroix, pour qui « l'humanisme, l'encyclopédisme et la diffusion de la connaissance et des Lumières auraient été impossibles sans l'existence de ces lieux séparés ». Selon Alexis Lacroix, l'auteur  publie un essai vivifiant sur ce processus qui emporte nos sociétés : la numérisation à marche forcée. Avec pour funeste conséquence  « cette injonction de remplacer partout les vieux grimoires par les liseuses et les e-books — un commandement auquel se soumettent sans discussion les pouvoirs publics ».

 

Tellement sans discussions d’ailleurs que certains s’étonnent que les mêmes pouvoirs publics en pleine austérité budgétaire acceptent le coût prohibitif du prêt des livres numériques dans les bibliothèques de lecture publique. Des e-book qu’il faut en plus racheter tout les trente emprunts (lire ici).  « Les gens sont assez choqués lorsqu'ils réalisent combien payent les bibliothèques pour des livres numériques qu’en en fin de compte nous ne possédons même pas » déclare dépitée une directrice de bibliothèque qui a expérimenté ce système. Avec une telle politique, c’est bien des bibliothèques qu’on est en train d’abattre.

 

 

Ces bibliothèques qu'on veut abattre
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:14

 

On pensait qu'elle rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour fin septembre. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

« Suite à un important dégât des eaux, des travaux ont lieu à la bibliothèque Saint -Eloi qui sera fermée tout l’été ». Voire même au delà. Les usagers de cette bibliothèque, située entre la rue de Reuilly et le boulevard Diderot dans le XIIème arrondissement de Paris, viennent de recevoir en urgence cette alerte par le biais de la newsletter de l'établissement. Pas très fluctuat.

 

En réalité, les usagers ne sont guère surpris par cette annonce car la bibliothèque Saint Eloi est en fait fermée.... depuis déjà cinq semaines pour le même dégât des eaux ! L’événement qui date du 26 mai dernier avait non seulement rendu le bâtiment inaccessible pour un bout de temps et avait également coupé toutes les voies de communication (lire ici). On pensait que le site rouvrirait avant l'été, finalement ce sera pour la fin septembre. Au mieux. Du pur mergitur.

 

La bibliothèque Saint-Eloi est logée dans un ensemble d’immeubles, géré par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), construit au tout début des années soixante-dix. Visiblement, le bâtiment a mal vieilli, comme beaucoup datant de cette époque, puisque un équipement public est désormais contraint de fermer plusieurs mois pour des problèmes d’étanchéité. Bref, il n'y a pas que les eaux qui sont usées. Reste plus alors à la bibliothèque Saint Eloi de se rebaptiser en Saint Vincent Ferrier, …saint patron des plombiers !

 

La bibliothèque Saint Eloi (XIIe) fermée plus de quatre mois pour cause d’inondation
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 20:02

 

Malgré la chaleur qui frappe la capitale, les usagers de cette médiathèque, située dans le XIIIe arrondissement de Paris, ont connu quelques sueurs froides

 

Boum ! Malgré la chaleur qui frappe la capitale en ce samedi 27 juin, les usagers de la médiathèque Jean-Pierre Melville, située au pied du quartier des Olympiades dans le XIIIè arrondissement de Paris, ont connu quelques sueurs froides

 

Il faut dire qu'en ce début de samedi après-midi, c'est un un événement inhabituel qui a secoué la bibliothèque car la porte d'entrée a, d'un coup, littéralement explosé ! A priori personne n'a été blessé, mais c'est pur hasard en ce jour d'affluence très élevée

 

 

A Paris, la médiathèque Jean-Pierre Melville est  littéralement explosive !
A Paris, la médiathèque Jean-Pierre Melville est  littéralement explosive !
A Paris, la médiathèque Jean-Pierre Melville est  littéralement explosive !

 

Pour parer au plus pressé, la direction de la bibliothèque a dû affecter deux agents pour sécuriser l'entrée et réguler les accès au public. La bibliothèque reste ouverte provisoirement mais seulement à cause du manque de directives municipales

En effet, la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris est aux abonnés absents pour cause de week-end et seule un cadre de permanence est présent mais sans pouvoir de décision. Qu'est que ce sera quand les bibliothèques devront ouvrir le dimanche ou tard le soir.

 

Toutefois, la mairie de Paris pourrait décider de fermer le bâtiment la semaine prochaine si les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

 

 

 

                                A la médiathèque Melville, les conditions de sécurité sont-elles réunies ?

A Paris, la médiathèque Jean-Pierre Melville est  littéralement explosive !

                                                       - Seulement si on marche sur des oeufs

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:48

 

Bref, y a plus de bibliothécaires et ça fait un peu froid dans le dos si les élus de tous bords n’inversent pas la tendance.

 

Les bibliothécaires de la Ville de Brest et de sa communauté d’agglomération, Brest-Métropole sont en grève depuis bientôt trois mois. Ils protestent contre les conditions d’ouverture de la future grande médiathèque des Capucins « dont les moyens humains envisagés pour l’ouverture de la grande sont insuffisants » ont-ils affirmé dans une lettre ouverte au maire (PS) François Cuillandre et distribuée aux usagers.

« Le nombre de postes prévu est trop bas : l’espace public passe de 1.600 à 6.500 m² et les prévisions affichent 33 postes contre une estimation de 44 emplois permettant un fonctionnement normal ; en conséquence, les nouveaux services offerts par cette bibliothèque du XXIème siècle (jeux de plateau, jeux vidéo, accentuation de l’offre numérique, accompagnement des personnes en situation de recherche d’emploi…) et l’ouverture du dimanche ne pourraient être assurés de manière acceptable » continuent les bibliothécaires du Finistère

« Le redéploiement prévu des membres du personnel des bibliothèques de quartier vers la médiathèque des Capucins provoquerait un déséquilibre, une dégradation des services publics de proximité, une mise en danger de toutes les actions et animations menées à ce jour, notamment, celles dirigées vers les enfants, les adolescents, les personnes âgées, les publics en situation de handicap et une diminution des partenariats avec les écoles ou les crèche » concluent les bibliothécaires Brestois qui ont imaginé l’avenir des établissements de lecture publiques dans ce petit film. Un avenir qui fait froid dans dos si les élus de tous bords n’inversent pas la tendance.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 17:01

 

Métronews : le 24 juin 2015

 

Depuis 2001, les musées de la Ville de Paris sont gratuits. Mais depuis quelques mois, les agents d’accueil sont fortement invités à demander des dons aux visiteurs. « La gratuité n’est pas remise en cause pour l’instant. Mais chaque année est une aventure », précise néanmoins Paris-Musées

 

« C’est gratuit, mais on demande aux visiteurs de payer… C’est très gênant ». Du gratuit payant ? Dans les musées de la Ville de Paris, les caissiers et agents sont invités, depuis quelques mois, à demander une petite participation aux visiteurs. Quelques euros, pas plus, pour profiter de la visite des collections municipales. L’appel à contribution prend notamment la forme d’un « ticket coupon» d’un montant minimum de 5 euros, proposé à la caisse quand le visiteur prend sa place.

 

Depuis 2001, l’accès aux collections permanentes de ces douze musées, comme le musée Carnavalet, le Musée d'Art moderne, le Petit Palais, ou encore le Musée de la vie romantique, est gratuit toute l’année. « Mais depuis quelques mois, on nous explique qu’il faut placer des produits, orienter les gens vers les boutiques, et les inciter à donner de l’argent », raconte une agente d’accueil. Une autre, qui travaille dans un autre établissement, va dans le même sens : « Il y a un an, des corbeilles ont été installées pour ceux qui veulent mettre des sous. Mais au moins les gens ont la liberté de le faire ou non. Le fait de demander de l’argent alors que c’est censé être gratuit, ça nous met mal à l’aise parce que ce n’est pas clair, et les visiteurs ne comprennent pas ».

 

La CGT Culture, elle, met en cause Paris Musées, établissement public qui depuis deux ans est chargé de gérer les musées parisiens. « Ils sont dans une logique de rentabilité. De la même manière, ils multiplient les événements privés, pour louer des espaces à des sociétés qui ont de l’argent. » Surtout, le syndicat craint que cette mesure « ne soit une façon insidieuse de sortir de la gratuité. » La mention « accès gratuit » a même été retirée dans certains musées.

 

A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !
A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !
A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !

                                    La mention « accès gratuit » a même été retirée dans certains musées.

 

 

Donner de l’argent, même si c’est gratuit ? Delphine Lévy, directrice générale de Paris musées assume totalement. « Dans tous les musées du monde, la gratuité est systématiquement couplée avec une politique d’incitation au don. La Tate Gallery de Londres, le MET de New York, tout le monde le fait », explique-t-elle. « Celui qui ne veut pas donner reste le bienvenu, il n’y a aucune volonté de stigmatiser. Mais on propose ».

 

Et pour inciter au don, différents moyens sont déployés : les urnes, déjà présentes mais peu efficaces (20.000 euros collectés par an, pour un budget des musées de 80 millions d’euros), les vestiaires, services annexes ou audio guides payants. Mais ce démarchage plus « rentre-dedans » des agents a été validé en septembre dernier, et est mis en place peu à peu dans les douze musées. « Il faut former des agents, modifier la signalétique pour expliquer aux visiteurs à quel point c’est important de donner pour l’enrichissement des collections et pour préserver la gratuité », indique Delphine Lévy.

 

Car plus globalement, Paris-Musées cherche à développer son autofinancement, dans un contexte de très forte baisse des dépenses publiques : « Par rapport aux musées nationaux, qui s'autofinancent à 50 voire 100%, nous sommes encore trop fortement subventionnés. Ce n'est pas illogique de chercher à avoir nos fonds propres pour développer de vrais projets de service public ».

 

Au final, elle voit cette « incitation au don » comme une « mobilisation pour préserver la gratuité ». Mais qui ne préserve pas pour autant l'avenir : « La gratuité n’est pas remise en cause pour l’instant. Mais chaque année est une aventure », précise-t-elle énigmatiquement. Même si elle se dit « très attachée à la simplicité, la facilité d’accès que permet ce système ».

 

Lire l'article de « Métronews »

 

A Paris, des musées municipaux gratuits pas si gratuits ? Voire même plus gratuits du tout !

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                                    Gratuité :  A Paris-Musée, chaque année est une aventure

 

 

 

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 10:39

 

Apparemment les automates n'ont rien vu

 

« Nous déplorons de nombreux vols de DVD depuis l'ouverture de la médiathèque le 16 mai dernier » c'est par cette affichette que sont cueillis les usagers de la nouvelle médiathèque Françoise Sagan située dans le quartier de la gare de l'Est (Xe). Un phénomène qui ne peut qu'étonner pour un établissement qui a été inauguré il y a un mois à peine.

 

Preuve de l'ampleur des larcins, une vitrine expose les preuves des délits : « Ces boîtiers ont été retrouvés vides en rayons. Coût moyen : 45 euros pour un DVD simple et 100 euros pour un coffret » Un prix d'achat qui peut surprendre mais il faut préciser que ce genre de support coûte plus cher pour les bibliothèques publiques car il prend en compte le droit de prêt.

 

Des objets subtilisés qui ne seront pas remplacés faute de budget. « Nous ne serons pas en mesure de les racheter » précise la direction de la bibliothèque qui conclue dans une supplique aux usagers « soyez vigilants, aidez-nous à protéger vos collections ».

 

Paris : la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe) victime de vols en série dès son inauguration

 

Toutefois cette série de vols ne surprend pas les spécialistes car les objets volés étaient en fait équipés de puces RFID. Et si les DVD n’ont pas sonné aux portiques antivol c'est que les malfaiteurs connaissaient bien les failles de sécurité de cette technologie. Des failles pourtant bien connues de la Ville de Paris car dans un passé récent de nombreuses bibliothèques ont subi la même mésaventure que Françoise Sagan.

 

« Depuis plusieurs semaines les rayons des DVD des bibliothèques de la Ville de Paris sont victimes d’un ou de plusieurs aigrefins » révélait ainsi il y a deux ans le syndicat CGT des affaires culturelles. « Les bibliothécaires ont régulièrement la surprise de retrouver des centaines de boîtiers vides dans leurs rayonnages. Un phénomène constaté, entre autre, à la bibliothèque Clignancourt (XVIIIe), François Villon (Xe), Flandre (XIXe) ou encore Chaptal (IXe) ». Précisait le syndicat sur son site (lire ici). « Sept bibliothèques ont effectivement été victimes ces dernières semaines de vols de DVD », confirmait alors la mairie de Paris. Un fait divers qui avait fait les choux gras de la presse de l'époque comme « Le Parisien » ou encore « Livres-Hebdo ».

 

De plus, ce qui ne gâte rien, la médiathèque Sagan a remplacé les bibliothécaires par des automates de prêt : « La RFID avec nos automates permet de se débarrasser des tâches un peu lourdes, comme l'enregistrement des sorties et des retours, pour consacrer plus de temps à l'accueil ou aux animations », se félicitait alors Yannick Jacquemin, responsable commercial de Bibliotheca, le fournisseur de cette technologie à la ville de Paris, auprès du site « ActuaLitté.com ». Apparemment il permettrait aussi de se débarrasser des collections. En tout cas, les automates n'ont rien vus.

 

 

Paris : la nouvelle médiathèque Françoise Sagan (Xe) victime de vols en série dès son inauguration

                           A Françoise Sagan « ces DVD ne sont plus empruntables car ils ont été volés »

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