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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:38

 

Les bibliothécaires brestois ont déposé un nouveau préavis de grève. Selon eux, les moyens alloués à la future médiathèque des Capucins sont insuffisants.

 

Les bibliothécaires de Brest étaient de nouveau en grève ce mercredi après-midi. La rencontre avec Marc Coatanéa, vice-président de la métropole en charge du personnel, ayant été jugée « sans résultats ».

 

Comme ils l’avaient déjà fait lors du précédent mouvement très suivi du 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois entendent dénoncer le manque de moyens accordés pour la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO au quotidien Ouest France.

 

Car à Brest comme ailleurs les finances sont à sec et l’ouverture de ce nouvel équipement se fera « à moyens constant » selon la Métropole. Conséquence immédiate : la fermeture de deux structures du centre-ville, la bibliothèque Neptune et la bibliothèque centrale dite d'études. Néanmoins même avec la fermeture de ces deux établissements, la nouvelle médiathèque des Capucins devra ponctionner dans les effectifs des autres bibliothèques de la capitale du Finistère pour fonctionner un tant soi peu. Tonnerre de Brest !

 

En effet, la ville de Brest prévoit seulement une équipe de 33 équivalents temps plein (ETP) pour faire tourner la nouvelle médiathèque et ses 6 500 m2 de surface utile alors que les syndicats et les agents estiment qu'il en faudrait beaucoup plus. « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », assure ainsi Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT au Télégramme de Brest.
 

Mais même avec cet effectif minimal il faudra redéployer. « Pour atteindre les 33 agents, chaque bibliothèque de quartier devra tout de même donner l’équivalent d’un agent à temps plein » affirment les grévistes.  « Un redéploiement inacceptable car il fragiliserait les autres équipements et mettrait en danger les actions menées depuis plusieurs années en direction de divers publics et cela pourrait remettre en cause tout le travail effectué par le réseau auprès des crèches, des associations... » a d’ailleurs prévenu Erwan Rivolan. Bref dans le domaine culturel et social, la rade risque de connaitre bientôt un avis de tempête. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                                  Plus de bibliothèques au centre ville, affaiblissement du réseau...

Mouvement de protestation dans les bibliothèques de Brest

 

 

Lire aussi la rubrique BM nec mergitur

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 12:19

 

« Le réseau des bibliothèques est mis à mal, certaines doivent même réduire leurs horaires d’ouverture. C’est quand même un comble de parler d’ouverture du dimanche dans ce contexte-là » ont taclé plusieurs conseillers de Paris.

 

Cela à beau être une des obsessions de la maire de Paris, Anne Hidalgo et de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture, mais le projet d’ouvrir deux nouvelles bibliothèques municipales le dimanche dans la capitale est loin de faire l’unanimité, y compris au sein de leur propre majorité. Et les débats ont été vifs lors du dernier Conseil de Paris. Les élus du groupe Communistes-Front de Gauche ainsi que ceux du groupe écologiste ont été très critiques sur les propositions de l’exécutif surtout dans un contexte où la municipalité parisienne réduit, année après année, les moyens de ses bibliothèques.

 

« Le réseau des bibliothèques est mis à mal. Les plus petits établissements ont du mal à fonctionner correctement avec des moyens très contraints, certaines doivent même réduire leurs horaires d’ouverture. Les budgets d’animation des établissements et d’acquisition des documents sont en baisse. C’est quand même un comble de parler d’ouverture du dimanche dans ce contexte-là ! » n’ont pas hésité à déclarer les communistes par la voix d’Emmanuelle Becker, jeune élue du XIIIème arrondissement.

 

Une critique reprise par les écologistes parisiens. « Ouvrir nos bibliothèques le dimanche nécessite une réflexion d’ensemble, plus générale, sur les ambitions de notre Ville sur l'accès à la lecture. Il s'agit, en premier lieu, pour nos établissements de disposer d'effectifs suffisants. Nous devons pouvoir nous appuyer sur des bibliothécaires professionnels pour que la qualité d'accueil soit au rendez-vous » ont-ils finement observé avant de lancer un petit scud à l’endroit d’Anne Hidalgo et de son premier adjoint. « Quelle cohérence portons-nous quand nous baissons les dotations, quand nous diminuons les postes ? » ont-ils lancé en plein hémicycle. Une vraie volée de bois (vert).

 

 

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

  - Gloups...

 

 

Des élus qui emboitent le pas aux syndicats lesquels avaient déjà dénoncé quelques jours avant, au Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles, la politique de la mairie. « L'augmentation des horaires (et notamment le dimanche) peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse et le non remplacement de fonctionnaires comme l’applique avec zèle la municipalité parisienne depuis plusieurs années dans ses bibliothèques.. . Certaines, malgré la réduction de leurs horaires, faute de personnels suffisant, sont même considérées par l’administration …comme encore en sureffectif ! On marche vraiment sur la tête ». Résultat, une réunion houleuse où les syndicats, pour protester contre le passage en force de Bruno Julliard, ont alors renvoyé l’ancien leader étudiant à ses chères études.

 

Mais au-delà des moyens, c’est la pertinence même de l’ouverture du dimanche qui fait débat parmi les élus. « Demandons-nous d’abord à quel besoin répond l’ouverture des bibliothèques le dimanche ? D’une certaine manière, elle répond à la dérégulation des modes de vie : toujours plus de personnes travaillent le samedi et même le dimanche. Mais souhaitons nous vraiment accompagner ces évolutions ? Souhaitons-nous permettre aux employeurs de toujours plus déréguler le travail en adaptant le service public aux exigences du secteur privé ? Si l’on poursuit la logique de la loi Macron qui veut généraliser le travail du dimanche, pourquoi ne pas plutôt ouvrir le lundi, jour de repos en devenir pour beaucoup de salariés ! » une question on ne peut plus pertinente à laquelle s’est apparemment  bien gardé de répondre Bruno Julliard. A moins que le lundi ce soit seulement ravioli ?

 

Car la question des modes de vie et des horaires atypiques est un sujet qui concerne aussi, et depuis longtemps, les …bibliothécaires, comme le rappelle au passage les élus de la capitale. « Attention au passage en force auprès de ces professionnels. Leurs horaires sont déjà atypiques, avec des week-ends les dimanches et lundis, des fins de journée à 19h. Pour beaucoup d'entre eux, d'entre elles, par exemple, ce ne sont pas des emplois du temps faciles à combiner avec une vie de famille » pointe avec justesse l’élue verte, Aurélie Solans (lire ici)

 

De plus, comme tout ceux qui veulent ouvrir les services publics le dimanche (sans y travailler soi même toutefois), la ville de Paris peine à justifier pourquoi elle veut ouvrir des bibliothèques ce jour là en dehors de quelques phrases creuses comme « l’adaptation aux rythmes de vie des parisiens » suivie, invariablement, « d’une demande croissante des usagers ». Antienne habituelle depuis plus de dix ans et que contestent formellement ceux qui ont eu accès aux chiffres de fréquentation des trois bibliothèques parisiennes déjà ouvertes ce jour là.

 

 

     Bibliothèques : Culture sur place ou à emporter ? (voir ici)

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

  - Anne, je viens d'avoir une idée pour le prochain visuel des bibliothèques

 

 

« Il n’y a pas de "demande croissante" des usagers pour l’ouverture du dimanche » prévient la CGT Culture. « Bien sûr, il y a du monde le dimanche, mais ce sont souvent les mêmes usagers qui viennent déjà en semaine. Une observation faite par de nombreux bibliothécaires (lire ici). D'ailleurs, selon les chiffres même de la mairie de Paris, seul 5% des inscrits dans ces bibliothèques ouvertes le dimanche ne viennent que ce jour là. Loin d'une demande croissante » peut-on ainsi lire sur le site de ce syndicat.

 

Une analyse reprise également par la CFDT qui de son côté rappelle que « le bilan des ouvertures dominicales montre une fréquentation élevée de public non inscrit ». C'est-à-dire des étudiants « Un public qui n’emprunte pas. Cela n’est pas satisfaisant » conclut le syndicat désormais critique sur l’ouverture du septième jour (lire ici).

 

C’est un fait. C’est en effet la misère estudiantine en cours, notamment dans la capitale, qui explique la fréquentation des bibliothèques le dimanche  « La situation des jeunes et des étudiants qui n’ont pas d’espaces de travail adaptés à leur domicile est souvent mise en avant, cela est d’autant plus vrai à Paris. Dans ce cas-là, la réponse à ce besoin passe-t-elle nécessairement par l’ouverture des bibliothèques municipales le dimanche ? Nous n’en sommes pas persuadés » explique Emmanuelle Becker, elle-même ancienne étudiante (lire ici).

 

« Plusieurs bibliothèques nationales sont déjà ouvertes ce jour-là. Et s’il faut multiplier les ouvertures, pourquoi ne pas ouvrir les bibliothèques universitaires le dimanche ? Elles sont bien plus adaptées pour répondre à ce besoin. Mais surtout, est ce que nous allons ouvrir nos bibliothèques le dimanche pour les étudiants ou grâce aux étudiants embauchés comme vacataires ? Posons-nous la question du salariat étudiant et de son impact dévastateur sur la réussite des études comme le font les grands syndicats étudiants comme l’UNEF ». Et bim, dans les dents de Bruno Julliard justement ancien secrétaire de l’UNEF. Voilà l’ancien leader étudiant de nouveau, renvoyé à ses chères études. Par les élus de sa propre majorité cette fois.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Ouverture des bibliothèques le dimanche : Julliard renvoyé à ses chères études

Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale
Ouverture des bibliothèques le dimanche à Paris : Bruno Julliard renvoyé à ses chères études par sa propre majorité municipale

         - Mince, il va faloir que je reprenne un prêt étudiant

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 13:48

 

Le plombier est maudit car déjà l'année dernière...

 

La bibliothèque Saint Eloi située entre la rue de Reuilly et le boulevard Diderot dans le XIIème arrondissement de Paris vient de subir, de nouveau, un grave dégât des eaux qui l’oblige à rester fermée pour au moins une semaine. S’il ne pleut pas d’ici là

 

La bibliothèque avait déjà connu la même mésaventure l’année dernière quand de forts orages l’avait alors contrainte à cesser toute activité pendant près de dix jours, le temps de remettre les locaux en état (lire ici).

 

La bibliothèque Saint-Eloi est logée dans un ensemble d’immeubles, géré par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), construit au tout début des années soixante-dix. Visiblement le bâtiment a mal vieilli, comme beaucoup datant de cette époque, puisque un équipement public est désormais contraint de fermer régulièrement pour des problèmes d’étanchéité. Visiblement il n'y a pas que les eaux qui sont usées.

 

La bibliothèque Saint Eloi (XIIe) de nouveau fermée pour cause d’inondation
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 16:48

 

Les personnels sont en grève, la direction a fermé les salles de classe, les étudiants occupent l’établissement…. et organisent eux même les cours.

 

Y a comme un parfum de mai 68 du côté de l’École Spéciale d’Architecture (ESA). L’établissement situé au 254 Boulevard Raspail (VIe), juste en en face de la fondation Cartier et à deux pas de la place Denfert-Rochereau, est en pleine ébullition. La cause ? La suppression de neuf postes qui vont impacter dès la rentrée prochaine le fonctionnement de  la bibliothèque mais aussi du service informatique ou reprographie. « Des licenciements secs » d’après les étudiants et les enseignants qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec la direction de l’école.

 

Pour la bibliothèque, c’est rien moins qu’une mise à mort programmée puisque sur les trois bibliothécaires, deux doivent être licenciés d’ici les vacances. Une bibliothèque qui est pourtant une référence dans son domaine avec un fonds patrimonial de 1 600 titres et de périodiques publiés entre 1820 et 1860 et un fonds contemporain de plus de 10 000 ouvrages publiés de 1968 à nos jours. Sans parler de nombreux documents audiovisuels, de milliers de mémoire d’étudiant et de centaines de collections de revues internationales.

 

« C’est tout les services dédiés aux étudiants qui vont être supprimés » protestent les élèves de cette institution prestigieuse, la plus ancienne école d’architecture en France, fondée en 1865 et reconnue d’utilité publique depuis 1870. Car outre la bibliothèque, ce sont les services informatiques, l’atelier dédié à la construction des maquettes ou encore l’atelier de reprographie qui sont dans le viseur de la direction

 

Pour étouffer la contestation, la direction, de son côté, a décidé de se faire une « Sorbonne » en….  fermant toutes les salles de classe dès ce mardi matin  ! En riposte, les étudiants ont décidé d’occuper… la cour de l’école où se tiennent désormais les cours avec les enseignants visiblement eux aussi en conflit avec le management de l’ESA.

 

« La gestion défaillante de la direction actuelle a mené à l’aggravation de la situation financière » dénoncent  les étudiants et  la communauté enseignante qui refuse cette situation. En attendant les élèves occupent l’école. Joli mois de mai ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année
La bibliothèque de l’École Spéciale d’Architecture (ESA) et les services dédiés aux étudiants ne vont pas finir l’année

                                                                    A l'école d'architecture, y a comme un parfum de mai

 

 

 

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 15:51

 

Une longue fermeture qui était « non justifiée » selon la CGT

 

La bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris (IVe), fermée depuis l’attentat de « Charlie Hebdo »  le 7 janvier 2015, a rouvert aujourd'hui à 9 h 30, après deux mois et demi de fermeture pour des raisons de sécurité liées au dispositif Vigipirate « alerte attentat » selon les services de la mairie. La Ville, en lien avec la préfecture de police, annonce néanmoins être en mesure de procéder désormais à la réouverture.

 

« Dans un premier temps, seuls les lecteurs déjà titulaires de la carte des bibliothèques spécialisées de Paris pourront y accéder. L’accès tout public interviendra dans quelques semaines », précise toutefois la mairie. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, cette bibliothèque est célèbre pour sa salle de lecture, conçue par l’architecte Édouard Deperthes.

 

De son côté, la CGT des affaires culturelles, toujours sur la brèche, avait dénoncé cette fermeture inhabituellement longue. Une fermeture non justifiée selon le syndicat pour qui les raisons avancées par la mairie avaient été « plus vaseuses les unes que les autres » (lire ici)

 

 

 

La bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris rouvre au public après deux mois et demi de fermeture
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:53

 

D’ailleurs, ce sera bientôt leur seul et unique jour d’ouverture.

 

C’est que l’on appelle un petit coup en douce. Dans le cadre de la loi Macron qui généralise désormais un peu plus le travail le dimanche (certaines zones seront même autorisées à ouvrir sept jours sur sept jusqu’à minuit) les députés ont aussi adopté un sous-amendement (c’est comme un amendement mais en plus furtif) dans le cadre du travail le dimanche, pour proposer l'ouverture des bibliothèques le dimanche, en même temps que les commerces.

Ce sous-amendement, n° 3289, déposé par rien moins que l’ancienne ministre de la culture, Aurélie Filippetti propose en effet « qu'un conseil municipal qui discute de l'ouverture dominicale des commerces soit obligé de débattre également de l’ouverture des bibliothèques le dimanche ».  Comme ça, y aura plus personne autour du gigot dominical. Pourtant, beaucoup avancent déjà que les mesures Macron sur le travail du dimanche seront «  inefficaces sur le plan économique, dangereuses pour les salariés et  néfastes  pour la vie sociale ». Enfin, si l’on en croit la position officielle du …  Parti Socialiste. Authentique (lire ici). 

Une position partagée par Jean-Marc Ayrault « C’est une erreur politique. Le gouvernement décrète que les Français veulent cette réforme. Ils attendraient l’ouverture dominicale. C’est faux. Parfois favorables en tant que consommateurs, ils sont bien plus réservés en tant que salariés …Manifestement, l’apport du travail dominical est contesté par ceux qui le subissent. Les pauvres devront travailler toujours plus pour vivre, tandis que les autres pourront choisir de jouir de leur temps libre. Mettre en avant la liberté et le volontariat du personnel traduit une réelle méconnaissance de l’inégalité de la relation employeur /salarié, accrue en cette période de crise et de hausse du chômage. Il faut le rappeler : le contrat de travail est un contrat de subordination » écrivait alors le futur premier ministre (lire ici).

Quant à l’ouverture des bibliothèques le septième jour prônée par Aurélie et Filippetti et consorts elle attire déjà les railleries. Ainsi Jean-Frédéric Poisson, député UMP, n'a pas été tendre avec la députée de Moselle. Dans des propos repris sur le site ActuaLitté il  considère qu'il s'agirait avant tout de « sauver certaines apparences». Un peu comme si la gauche avait du mal à assumer ce recul social ? Selon le député, rien à ce jour n'empêche un conseil municipal de mettre ces questions sur la table, sans qu'il soit besoin de loi. Pas faux. Et d’ajouter non sans sarcasmes : « Ce n'est pas avec un amendement comme celui-là que nous allons corriger le tir, même si je peux comprendre qu'après être allé au supermarché le dimanche, il serait bon d'aller lire quelques bandes dessinées à la bibliothèque municipale. ». Bo,bo,bo….

 

                                              Ouverture du dimanche : Aurelie Filippetti attire les railleries

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                                                                              - Parce que je le vaux bien....

 

La schizophrénie des élus en général et celle de la Gauche en particulier a de quoi interpeller car les mêmes qui prônent l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi ceux qui les ferment ou réduisent leurs horaires le reste du temps. Ainsi, la même Aurélie Filippetti a voté le 18 décembre dernier en tant que conseillère municipale de la Ville de Metz un budget qui… divise par deux les crédits d'acquisitions des six bibliothèques de la ville, budgets qui avaient déjà été réduits d'un tiers l'année précédente (lire ici) ! Qui dit mieux?

Qui dit mieux ! Ben, les élus parisiens, tiens ! Car eux aussi raffolent de l'idée de l’ouverture du dimanche, histoire de ne pas paraître miteux face aux grandes capitales de la planète converties depuis longtemps aux bienfaits du libéralisme du septième jour. C’était dans le programme des deux candidates PS et UMP, Anne Hidalgo et NKM, mais c’est vrai, dans les campagnes électorales on dit souvent n’importe quoi.

Car voilà le hic, les bibliothèques parisiennes, pour cause de restrictions budgétaires, réduisent, elles aussi, leurs horaires tout au long de l’année et sur toute la semaine. une tendance lourde, très lourde. La situation est telle que pendant les vacances scolaires (et d’été)  la situation s’aggrave encore un peu plus et certains  établissements réduisent leurs ouvertures encore et encore. Mieux certaines bibliothèques n’ouvrent plus que l’après midi y compris… le mercredi et le samedi, pourtant jour d’affluence. Du jamais vu à Paname !  Les élus des métropoles veulent l’ouverture des bibliothèques le dimanche mais à ce rythme, elles ne seront bientôt ouvertes que ce jour là. Emprunter des livres le dimanche resterait toutefois hors de portée des salariées du commerce et de la grande distribution. Comment ça la culture pour tous ? Bo,bo,bo….

 

                                          A  Paris on veut pouvoir aussi jouir sans entrave le dimanche

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                                      -  Mais ça restera hors de portée des salariées du commerce

 

Autre écueil pour les parangons de l’ouverture à tout va : la compensation du travail dominical. Lors de la discussion à l’assemblée, le député Vercamer, UDI, pose la question qui fâche : ouvrir les établissements le dimanche, « cela signifie-t-il que les agents des bibliothèques verront leur rémunération doublée ? ». C’est taquin. D’autant que les collectivités locales voient baisser les dotations allouées par l’État pour que ce dernier puisse rentrer dans les clous des exigences de la Commission européenne.

Même esprit rebelle chez le député parisien, Pascal Cherki, qui a eu alors une idée de génie en plein Palais Bourbon. Ce socialiste tendance « frondeur » a ainsi balancé un scud au Gouvernement avec cet argument imparable ; « puisque vous êtes favorable à l’ouverture des bibliothèques le dimanche  et que les agents ne travailleront pas gratuitement : il faudra leur offrir des compensation ».

Et d'envoyer avec malice « ce financement pourrait alors passer par une taxe sur les magasins de luxe, propose alors Pascal Cherki, ces grandes enseignes qui vont désormais pouvoir ouvrir le dimanche ». Brillant. Et le député du XIVème d’enfoncer le clou : « à moins que vous ne rendiez de l’argent aux collectivités locales, mais je rappelle que vous allez leur prendre onze milliards d’euros sur trois ans ! Lorsque le Gouvernement soutient une démarche politique, il doit réfléchir à la cohérence entre les principes et les moyens que nécessite leur mise en œuvre »  (lire ici). Et bim !

La déclaration de Pascal Cherki, pleine de bon sens, reflète assez l’opinion de nombreux usagers et bibliothécaires de France et de Navarre. Car la question des horaires d’ouverture des équipements publics rendent fou aussi bien les élus communaux que le plus haut sommet de l’état. Pour les bibliothèques, il n’existe finalement qu’un seul pacte de responsabilité, un vrai celui-ci et il est là. A faire circuler.

Publié également sur Miroir Social

 

                                                                              Anne Hidalgo et Pascal Cherki

           Municipales-Pascal-Cherki-rend-les-armes-il-ne-sera-pas-te

                                                    T'as vu Anne ce que je leur ai envoyé sur le dimanche ?

                                                                            - Oui, mais là tu m'arranges pas

 

 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:34

 

Les archives du quotidien fondé par Pierre Lazareff vont-elle enfin retrouver une seconde jeunesse ?

 

C’est ce l’on appelle faire d’une pierre deux coups. En effet, la bibliothèque jeunesse de l’Isle Saint Louis fermée sans préavis, il y a deux ans (lire ici) pourrait bientôt retrouver une utilité en accueillant les prestigieuses archives photographiques du quotidien « France-Soir », journal fondé par Pierre Lazareff, le plus fort tirage de l’ensemble de la presse nationale de l’après guerre jusqu’aux années quatre-vingt avant de disparaître après un long déclin.

 

Ces archives servaient à alimenter en photos les quotidiens Paris-Soir et France-Soir et l'hebdomadaire d'avant-guerre Match. Elles abritent notamment plus de 300 000 négatifs et 400 000 épreuves de 1929 à 1980 : des événements d'actualité, des scènes de la vie quotidienne et des portraits de personnalités: Cocteau, Picasso, Dali, Audrey Hepburn... Le fonds a aussi une grande valeur de témoignage historique grâce à ses 13 000 photographies prises sous l'Occupation dont un document unique : la seule photo du premier jour de la rafle du Vél'd'Hiv, le 16 juillet 1942.

 

Ce  trésor du photojournalisme a connu de nombreuses péripéties et pas des moindres. Acquis par la Ville de Paris en 1987 après le départ du quotidien de ses locaux historiques de la rue Réaumur, ce fonds photographique a longtemps été laissé à l’abandon. Quand  il y a quelques années le scandale éclate. En 2011, emboîtant le pas à la Tribune de l’Art, le journal  Le Monde dénonçait un fonds abandonné dans « des cartons entassés les uns sur les autres, liés par des rubans adhésifs, dans un coin de la bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) ». « La vision est sinistre. Et l'avenir du fonds incertain » ajoutait alarmé le journal du soir. 

 

 

           j-4811106

 

 

Par la suite la Ville de Paris, histoire de sauver la face, a préempté ce qui restait du fonds France-Soir (couvrant les années 1980 à 2000) au moment de la liquidation définitive du quotidien en 2012. Il est vrai que le ministère de la culture était également sur le coup. Sauf que, problème, celui était, comme son grand frère… également laissé à l’abandon !

 

C’est la CGT qui avait alors levé ce nouveau lièvre à l’été 2013 et avait mis les pieds dans le plat : « ces cartons, toujours à l’abandon, sont désormais relégués dans un sinistre entrepôt de la rue d’Aubervilliers (XIXe) dont les normes de sécurité sont loin de permettre de les « préserver dans les meilleures conditions » dénonçait le syndicat dans un communiqué. Et la CGT de mettre Bruno Julliard, l’adjoint à la culture au pied du mur. « Nous demandons à la Mairie de Paris de respecter ses engagements et de prendre toutes les mesures pour sauver ce fonds inestimable et le valoriser pour sa diffusion au plus grand nombre » avait écrit le syndicat (lire ici).

 

De son côté la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris affirmait « vouloir trouver une solution rapide et adaptée ». On ne sait pas si le choix de la bibliothèque de l’Isle Saint Louis est « adapté » mais pour ce qui est de « rapide » on ne peut pas vraiment le dire. En effet, les locaux disponibles depuis deux ans sont gérés par cette même direction des affaires culturelles. Les voilà désormais affectés à la bibliothèque Historique (la gestionnaire du fonds) laquelle va récupérer plusieurs centaines de mètre carré pour commencer le traitement de ce fonds prestigieux.

 

Y a plus qu’à espérer maintenant que celui-ci sera bientôt disponible auprès du public pour retrouver, comme l’ancienne bibliothèque pour enfant, une seconde jeunesse.

 

 

        491119 philipe-delon-mitchum-grant

 

 

 

 

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La Bibliothèque Historique laisse toujours de côté les archives photo de France-soir

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 16:15

 

Pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté le prix haut la main !

 

C'est vrai que les deux font la paire tant elles se ressemblent politiquement ! En effet, à l'occasion du premier « Prix du menteur en politique », la maire PS de Paris Anne Hidalgo et sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet sont nominées en tandem pour «  l'ensemble de leurs mensonges pendant la campagne municipale parisienne, l'une comme l'autre » précise Thomas Guénolé, le politologue à l'origine de la création de ce prix.

 

Cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l'importance du fact-checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique. 

 

On ne sait pas si nos deux figures municipales vont décrocher la timbale ( la concurence est rude car ce sont dix hommes et femmes politiques qui sont en effet nominés pour la première édition de ce Prix) mais pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté cette distinction de « mensonge en politique ». Et haut la main comme le rappelle leurs déclarations de campagne sur la politique culturelle. Il est vrai qu'elles disaient toutes deux n'importe quoi. Mais alors vraiment n'importe quoi (lire ici).

 

 

          Nathalie-Kosciusko-Morizet-et-Anne-Hidalgo.jpg

                                   -  Chère Anne, je crois qu'on est habillé pour l'hiver  !

 

 

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 16:02

 

Les fils à Charlie répondent !

 

Charlie, est mort ? Alors vive Charlie. Voici des dessins, en exclusivité, réalisés par des étudiants en animation de la prestigieuse école des Gobelins et de la non moins prestigieuse école ISART. Pas de doute, ces jeunes sont de vrais salopiauds. Peut être seront-ils dans de futurs Charlie ? 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 12:15

 

Le Conseil de Paris sera convoqué exceptionnellement ce vendredi. Le grand rassemblement d'hommage aux victimes se déroulera dimanche a annoncé le Gouvernement.

 

Charlie Hebdo, sera fait « citoyen d'honneur » de la ville de Paris vendredi matin lors d'une cérémonie exceptionnelle de l'ensemble du Conseil de Paris. 

 

Pour les élus de la capitale, toute sensibilité confondues, il s'agit d'être « au côtés » du quotidien satirique après l’attentat qui a coûté la vie de douze personnes avec « tous ceux qui défendent la liberté d'expression » et « tout simplement les valeurs de la République ».

 

Le grand rassemblement d'hommage aux victimes de la tuerie de Charlie Hebdo, initialement prévu samedi, se déroulera dimanche, a annoncé le Gouvernement.

 

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