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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:58

 

L’inondation de janvier dernier continue de faire des vagues

 

La direction de la bibliothèque Nationale de France pensait sortir la tête de l'eau et en avoir fini avec cette histoire. Sauf que l'inondation du site de Tolbiac-François Mitterrand en ce début d'année refait parler d'elle pour une sombre histoire de décoration d'où la morale ne sort pas grandie.

 

Le 12 janvier 2014, la rupture d’une canalisation avait provoqué une importante fuite d’eau dans les magasins du département Littérature et art de la BnF. La direction, après avoir tenté de minimiser les dégâts et de tenir à distance les journalistes un peu curieux, avait fini par admettre l'étendu du sinistre. Le personnel du département concerné évoquait 35.000 titres abimés, quand la direction, forcée de communiquer sur l'inondation, annonçait le chiffre de 12.000 ouvrages endommagés.  Quoi qu'il en soit, ette inondation avait mobilisé des centaines d'agents pour le sauvetage des collections. En récompense de leur investissement, la patrie reconnaissante avait décidé de les décorer. Mais il y a toujours un revers à la médaille si l'on en croit le site Bibliothèques en luttes.

 

Le 28 août, des agents de la BnF ont été nommés au grade de Chevaliers des arts et des lettres « en raison de leur forte mobilisation lors de l’inondation de janvier dernier ». Ils ont toutefois été visiblement triés sur le volet car sur les possibles centaines de nominés, les heureux récipiendaires n'étaient qu'au nombre de ...dix. Tous membre de l'encadrement !


                                                      

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                                                            Les heureux élus ?       

                            

 

« Des très nombreux collègues ont pris part au sauvetage des collections après l’inondation de janvier. Pour la plupart, il s’agissait de personnels du département Littérature et Arts ainsi que du département de la Conservation, mais aussi de nombreux autres collègues volontaires ou désignés pour renforcer les équipes, dont une majorité de magasiniers. » observait le syndicat FSU. « Force est de constater que la liste fournie au Ministère par la direction de la BnF n’a en rien tenu compte de la réalité puisque ce sont en grande partie des encadrants qui sont représentés et non les propriétaires des petites mains qui ont pourtant épongé l’eau et séché les pages des livres ».


« Oubliées, donc, ou presque, les centaines de collègues dont l’attachement aux collections et l’abnégation n’ont pas eu l’heur d’émouvoir ceux qui, s’étant vu attribuer un quota de breloques à distribuer ont décidé d’honorer d’abord une partie de la chefferie, quitte à vexer l’autre et à adresser un pied de nez indécent à toutes celles et ceux pour qui le ridicule de la situation aura au moins été une occasion de rire. » conclue d'ailleurs amer la FSU.

 

Une chose est sûre, pour la direction de la BnF et le ministère de la Culture ce choix d'attribuer des décorations n'est pas très fluctuat. On peut même dire que s’agissant de reconnaître ceux qui ont vraiment lutté contre les conséquences de cette inondation, il est carrément mergitur.



                                                            François Mitterrand et Le Flock-Prigent

 

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                                                    - A la BnF, ils portent bien mon nom....

 


 

 

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Inondations à la BnF : Les risques étaient connus depuis six ans !

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:19

 

La tentative de fermeture avait suscité une forte inquiétude relayée par les élus du XIXème arrondissement. 


Le projet de la mairie de Paris était pourtant simple : le service d'accueil des sourds et malentendants de la bibliothèque Fessart, dans la rue du même nom (XIXe) devait fermer. Une fermeture « compensée », selon la mairie, par l'ouverture en 2015 d'un nouveau pôle dans la bibliothèque Canopée des Halles. Seulement, tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille.


Relayant l’émotion des personnels, c’est d’abord le syndicat CGT des affaires cuturelels qui avait soulevé le lièvre en diffusant un communiqué intitulé « la mairie sourde au handicap ? ». « La suppression du pôle sourds serait ressentie comme une régression malgré la création de celui de la Canopée et le message envoyé à la communauté sourde serait, pour le moins, extrêmement négatif » pointait le syndicat. De son côté Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture avait dû déclarer au journal Le Parisien « qu’aucune décision ne sera prise avant l'ouverture du pôle de la Canopée ». N’empêche que les postes budgétaires permettant de maintenir un pôle sourds à Fessart étaient supprimés en catimini. Pas très fluctuat.


 

                                            Bruno Julliard a supprimé deux postes budgétaires à Fessart

        anne2-35005

                                      - J'en avais besoin pour les créer ailleurs !



Seulement, au tout début juillet le syndicat a reçu un soutien de poids comme le remarque Le Parisien (lire ici) puisque les élus du XIXème, sont, à leur tour, entrés dans la danse par le vote d'un vœu au conseil d’arrondissement. Pour eux, le pôle sourds de Fessart et non seulement  « indispensable et apprécié » mais également « le seul équipement accessible aux sourds de l'ensemble du nord-est parisien » et ont demandés logiquement à ce « que le pôle sourds de la bibliothèque Fessart soit maintenu dans ses murs ». Le vœu a également été présenté au Conseil de Paris qui l’a adopté à son tour (lire ici).


De son côté l’Association des Bibliothécaire Français (ABF), prenant le train en marche, envoyait une lettre à Bruno Julliard… le 10 juillet, soit une semaine après le vote des élus du XIXème arrondissement mais surtout six bons mois après le déclenchement de l’affaire. Mieux vaut tard que jamais.


Dans sa réponse, Bruno Julliard reste tout de même un peu gêné aux entournures : « la fermeture du pôle sourds a indubitablement suscité des inquiétudes parmi les personnels, inquiétudes relayées par les élus du XIXème arrondissement » constate le nouveau premier adjoint toujours en charge de la culture avouant ainsi qu'il n'avait pas prévu le coup. Il en tire d'ailleurs les conclusions qui s’imposent : « par conséquent, je me suis engagé en séance publique du conseil de Paris à ce que les activités à destination du public sourds à la bibliothèque Fessart soient maintenues ». Une déclaration on ne peut plus mergitur !


 

                                  Bruno Julliard s'engage à maintenir le pôle sourd de Fessard

            14.02-Bruno-Julliard-930620

                                                           - N'empêche, c'est dificile à avaler !

 


                             

 

Lire aussi

Bibliothèque Fessart (XIXe) : Les élus demandent le maintien du pôle sourd

Bibliothèque Fessart : les élus du XIXeme arrondissement de Paris souhaitent garder le pôle sourd

Paris : La Mairie de XIXème arrondissement veut une nouvelle médiathèque à la Place des Fêtes.

La bibliothèque Fessart (XIXe) risque de perdre son pôle d'accueil des sourds.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:00

 

Un site d'information dont les révélations ne sont pas de la petite bière


C’est un nouveau lièvre qu’a soulevé le site spécialisé dans l’actualité muséale et patrimoniale, Louvre Pour Tous, qui en dénonçant l’illégalité d’une bâche publicitaire vantant une marque de bière a perturbé jusqu’au sommet de l’état.


« De la Seine on ne voit qu’elle. Quai de Conti, à deux pas de l’Institut de France, la pub pour la bière Heineken s’étale sur 600m2 de la façade XVIIIème de l’hôtel de la Monnaie de Paris » révèle Louvre Pour Tous. Problème, la publicité pour l’alcool est strictement encadrée par la loi Evin qui ne la tolère que sur certains supports. Le site a donc soumis le cas au ministère de la Santé. La réponse de la Direction générale a été sans appel : « La publicité directe ou indirecte pour les boissons alcooliques est régie par l’article L3323-2 du Code de la santé publique. Tout ce qui n’est pas explicitement autorisé est interdit, ce qui est le cas des bâches de chantier. » Avec sa pub Heineken gigantesque, la Monnaie de Paris est de fait hors-la-loi ! 


De son côté la Monnaie de Paris a été obligée de se fendre en urgence d’un communiqué pour dire « qu’à sa connaissance, elle avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ». Ceux qui ont accordé ces autorisations avaient sûrement dû mettre les bières au frais si l'on en croit le ministère de la Santé.


 

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                        Pour contourner la loi Evin,  la Monnaie de Paris ne fait pas dans la petite bière

 


Une chose est sûre, le site Louvre Pour Tous est véritablement un empêcheur de tourner en rond dans le petit monde de nos élites culturelles car c'est ce même site qui avait démasqué « l'artiste » Ahae, mécène de plusieurs de nos grandes institutions culturelles (Le Louvre, Versailles...) qui lui avaient déroulé le tapis rouge et exposé ses photos d’amateur comme s’il était un grand artiste. Et Louvre Pour Tous de mettre les pieds dans le plat : « Mais qui est vraiment Ahae ? Et d’où vient son argent ? Nos grands patrons de musées se sont-ils seulement posés la question ? » Apparemment pas.


Car « l'artiste » s’appelle en réalité Yoo Byung-Eun et n' est autre qu'un homme d'affaire trouble doublé ..d'un prédicateur évangéliste cofondateur dans les années soixante d'un mouvement religieux considéré en Corée du Sud comme une secte. Côté casier judiciaire, en 1991, il a fait quatre ans de prison pour détournement des fonds financés par les membres de sa secte. Un profil qui fait mauvais genre lors d'un vernissage.


Depuis Ahae est devenu mondialement célèbre, non pour ses talents d'artiste mais comme propriétaire du ferry sud-coréen Sewol dont le naufrage en avril a fait près de trois cent morts. Puis deux mois plus tard, alors qu'il était en fuite, la police sud-coréenne a retrouvé son corps. Bref, du côté de nos élites culturelles, on aurait sûrement préféré mergitur ne jamais avoir croisé le personnage.


En tout cas l'épisode a laissé des traces dans le monde du mécénat culturel à tel point qu'au titre de « grand mécène » Ahae a eu le privilège.... d’avoir son nom gravé dans la pierre du Louvre ! Les dirigeants de la noble institution doivent maintenant s'en mordre les doigts. Parions fluctuat que Bernard Hasquenoph, le fondateur du site Louvre Pour Tous n'est pas prêt d'être dans les petits papiers du musée situé dans les jardins des tuileries. A moins de devenir son nouveau généreux donateur ? 


 

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                             L'épisode Ahae a vraiment laissé des traces au musée du Louvre


 

 

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 17:04

 

Aucun n'ayant jugé bon de faire le déplacement, envoyant juste une vidéo de quelques minutes, « même pas sous-titrée », relève un bibliothécaire.

Le maire de Lyon, Gérard Collomb avait pourtant tout fait pour que le congrès de l'association mondiale des bibliothécaires qui se tient cette année dans la capitale des Gaules, ne soit pas perturbé. Il est vrai que la mairie de Lyon n'était pas passée loin d'une situation plutôt gênante puisque les bibliothécaires de la ville menaçaient de faire grève pendant toute la durée de l'événement.


Les professionnels dénonçaient des conditions de travail dégradées, et promettaient des actions au cours du congrès. C'est pour éviter le couac que la mairie s’était engagée dans un protocole d'accord à mettre en place une équipe volante chargée de remplacer les absences de courte durée, à investir « plusieurs centaines de milliers d’euros » pour développer l’offre et l’équipement informatique et à recruter du personnel supplémentaire dans trois établissements (lire ici). 

Toutefois, le vent de révolte a quand même soufflé entre Rhône et Saône (Lyon est la ville des canuts, ne l’oublions pas) mais il est venu de là où on ne l’attendait pas. Les congressistes, à défaut de s’intéresser au climat social très dégradé des bibliothèques de France et de Navarre, ont en effet reçu un camouflet des plus hautes autorités de l’Etat, avec l’absence de leurs ministres de tutelle au raout de l’IFLA et ont lancé une pétition pour le faire savoir.

 

                                             Lyon: Un vent de révolte souffle sur Aurélie Filippetti

                     Aurelie-Filippetti

                                                                      - Parce que je le vaux bien...

 

Car, comme le souligne Livre Hebdo, « cela faisait vingt-cinq ans que le congrès de l’association internationale de bibliothécaires ne s’était pas tenu en France. Or, pour l’inauguration de sa 80e édition, à Lyon, dimanche 17 août, les 4 000 congressistes venus du monde entier ont eu « la stupéfaction » de constater que leurs ministres de tutelle, Aurélie Filippetti pour la culture, Benoît Hamon pour l’éducation et Geneviève Fioraso pour l’enseignement supérieur, n’ont pas jugé bon de faire le déplacement, envoyant chacun une vidéo de quelques minutes, « même pas sous-titrée », relève un bibliothécaire.

Les signataires terminant leur intervention par : « C’est animés d’un sentiment du devoir que nous vous faisons connaître la façon dont vos prestations ont été reçues, alors que, Mmes et M. les ministres, vous aviez décrété 2014 « année des bibliothèques » : quelle crédibilité cette déclaration d’intention peut-elle avoir quand elle est si manifestement peu mise en acte » Aux vues des politiques menées, on ne pouvait mieux dire…

Un écho au ras-le-bol général des bibliothécaires qui pour protester contre les déclarations démagogiques de quelques un à ouvrir le dimanche ou le soir n’ont pas manqué de rappeler au contraire le manque de moyens pour assurer les missions auprès du public dans de bonnes conditions à travers l’appel « ouvrons mieux les bibliothèques » (lire ici). 

 

                                                     Fausses notes pour la ministre au congrès de l'IFLA

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                                  - Heureusement qu'il n'y a pas de sous-titre sinon ça faisait karaoké..

 

   

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:32

 

Les liseuses des bibliothèques parisiennes à peine livrées et déjà obsolètes


« Les liseuses en bibliothèque ? Ce n'est pas du virtuel ! » déclarait fièrement la mairie de Paris en annonçant la mise en place d'un milliers de liseuses Sony T3 dans les bibliothèques municipales de la capitale. Toutefois, à peine livrées, que celles-ci sont déjà obsolètes.

 

En effet, la firme Sony a décidé de mettre fin à la commercialisation de ses lecteurs d’e-books Reader. La dernière liseuse commercialisée par Sony, le Sony PRS-T3 (celle achetée justement par la Ville de Paris), restera en magasin jusqu’à épuisement des stocks. « Aucun autre nouveau modèle ne sera plus proposé » a déclaré la firme nippone.

 

Selon les chiffres Gartner cités par BBC News, après un pic de 23 millions d’unités en 2011, le marché mondial des liseuses électroniques passera sous la barre des 10 millions d’unités en 2017, au profit des smartphones et des tablettes lesquelles au rythme où vont les innovations technologiques finirons très rapidement dans les décharges de l'histoire numérique. Selon certains spécialistes, la seule technologie qui devrait y échapper.... serait.... les livres en papier  laquelle cumule d’ailleurs pas mal d'avantages (lire ici). Une technologie toutefois pas inutile dans une bibliothèque !

 

« A terme, ces liseuses pourront permettre de télécharger des livres plus récents de la bibliothèque numérique de la Ville de Paris quand elle sera constituée » avançait apparemment un peu vite la municipalité. Un vœu on ne peu plus « virtuel » désormais. Mais rien n'est définitivement mergitur. Car si Sony annonçait que ses liseuses PRS-T3 seraient disponibles « jusqu'à épuisement des stocks » il oublie de préciser que les bibliothèques peuvent aussi avoir une vocation patrimoniale et que Paris dispose désormais d'un stock d'un millier de liseuses.

 

Ainsi la municipalité dirigée par Anne Hidalgo, elle qui veut inventer la ville 3.0, pourrait enfin atteindre son rêve numérique en inventant ….Une bibliothèque pour les geek avec du matériel dédié aux férus d'histoire des technologies du numérique, un peu comme ceux qui jouent sur d'antiques consoles de jeux des années quatre vingts. Et là ce ne serait pas du « virtuel » mais carrément on ne peut plus fluctuat.



                                                    Paris: Bientôt une bibliothèque pour les geek ?

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                          - Regardez, c'est ma première liseuse et je suis toujours à la page

 


 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:51

 

Une fermeture suffisante pour éviter un grand bug municipal  ?

  
Les bibliothèques municipales parisiennes changent leur système informatique. « Neuf serveurs sur les onze utilisés sont remplacés pour fonctionner sous le système d’exploitation Linux » a déclaré la Mairie de Paris.


Résultat: pendant la deuxième semaine d’août toutes les bibliothèques de la capitale seront entièrement fermées au public. Tous les systèmes informatiques étant déconnectés pendant cette période, notamment le portail,  il ne sera pas possible non plus pour les usagers de consulter leurs comptes.


« Le passage à une version supérieure de VSmart (le logiciel qui permet d’effectuer les opérations de prêt, retour, réservations.. NdR)  apportera des améliorations fonctionnelles » se gargarise ainsi la municipalité. Il est vrai que le système informatique des bibliothèques a connu parfois des problèmes dans le passé et non des moindres (lire ici). La Mairie de Paris va donc croiser les doigts pour que le nouveau système soit opérationnel.


Néanmoins nos geeks municipaux préviennent contre tout emballement intempestif car selon eux, « toutes les améliorations fonctionnelles ne seront mises en œuvre que progressivement à l’automne prochain. ». Cette précaution suffira-t-elle pour éviter le grand bug dans les bibliothèques parisiennes ?

 

Réponse le mardi 12 août, jour de leur réouverture. En cas de problèmes, la semaine sera de toute façon assez courte, car les bibliothèques ne seront ouvertes que trois jours. Elles seront fermées de nouveaux pour le vendredi 15 août, jour de l'assomption, ainsi que le samedi 16 août.

 

A noter que cet été, de très nombreuses bibliothèques municipales ont été fermées pour une période plus ou moins longue. Une première de mémoire de bibliothécaires et d'usagers parisiens (lire ici).

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:43

 

Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux Sosos*

 

C’est ce que l’on appelle « un ballon sonde ». On lance une idée en l’air et on voit ce qui en sort. On ne sait jamais ? Un grand n’importe quoi peut parfois prospérer.

 

Alors ouvrir les grands musées sept jours sur sept et même la nuit? Le ministère de la culture, dirigé par Aurélie Fillipetti, réfléchirait, parait-t-il, sérieusement à cette piste. Trois des musées nationaux les plus prestigieux de Paris et  d’Ile de France seraient concernés: le Louvre, le Musée d'Orsay et le château de Versailles. Tous trois sont pour l'instant fermés le lundi ou le mardi. Selon le ministère, parisiens et touristes étrangers sont prêts à profiter de l'offre culturelle de Paris et sa région à toute heure. Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux désirs des Sosos*.

 

Le problème c’est que ce même ministère est en pleine restriction budgétaire. Un détail peut être, mais à moins de supprimer le Code du travail pour ouvrir les musées tous les jours et tard en soirée, il faudra nécessairement recruter du personnel, or la tendance n’est pas à l’embauche et encore moins dans le secteur culturel.

 

De plus, il faut rappeler que le jour de fermeture d’un musée au public est aussi « un jour actif » avec de nombreuses activités de nettoyage, réparation, montage d’exposition, décrochage d’œuvre….Voire parfois pour les tournages de film.

 

Ce qui est encore plus embêtant avec ce genre d’idée venant de responsables politiques (ou des cabinets) en charge des équipements culturels, c’est que les musées dont ils ont la charge n’arrivent déjà pas à ouvrir normalement. On ne compte plus les salles fermées dans les musées nationaux. A Paris, où la tentation d’ouvrir tard le soir titille aussi l’adjoint à la culture, Bruno Julliard, le nombre important de salles fermées toute l’année a déjà fait l’objet de moqueries.

 

Ce genre d’initiative on ne peut plus mergitur vient visiblement alimenter le débat périodiquement. En début d’année, des intellectuels germanopratins demandaient ainsi d’ « ouvrir plus les bibliothèques » notamment le dimanche et le soir. Ils avaient là aussi reçu le soutien des mêmes acteurs politiques. Les professionnels du secteur avaient alors répondu à leur manière des plus fluctat (lire ici).

 

 

                                            Bruno Julliard, Aurélie Fillipetti et leur maitre à tous

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                                      - Oh, y a un ballon sonde juste derrière nous

                                - Vous affolez pas les jeunes, c'est juste une baudruche

 


 

 

* Les bobos, c'est fini, voici les sosos. Le terme de soso (soft socialiste) a été inventé par Jean Christophe Cassely dans un article à lire ici. Ce néologisme même si il contient le mot socialiste renferme en réalité un concept partagé aussi bien par tous les urbains dit de gauche (Anne Hidalgo bien sûr) que ceux situés à droite de l'échiquer politique (NKM par exemple). 

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:27

 

Les premières promesses de campagne de Bruno Julliard n’ont pas passé l’été

 

« Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants ». La promesse ne date pourtant que de quelques semaines (lire ici), mais visiblement Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture à la Mairie de Paris, se heurte aux réalités budgétaires de la municipalité.

 

Fini, semble-t-il, le soutien à l’appel de Bibliothèque Sans frontières qui voulait « ouvrir plus les bibliothèques » car cet été, ce n’est pas moins de vingt bibliothèques qui sont fermées de quelques semaines à plusieurs mois. Un chiffre considérable pour un réseau qui en compte cinquante six, soit plus d’un tiers du total*. La majorité de celles qui restent ouvertes a du adopter des « horaires d’été » avec pour conséquence une réduction des ouvertures au public.

 

Mais pour les nombreux parisiens qui ne partent pas en vacances mais voudraient tout de même emprunter un livre, c’est la première quinzaine d’août qui risque de s’avérer redoutable puisque cette fois ce sont toutes les bibliothèques qui seront fermées. D'abord, du 4 au 11 août pour cause de changement de système informatique puis du 15 au 18 août en raison de l’assomption cette fois (lire ici).

 

La Mairie de Paris explique ces fermetures par des travaux ou des inventaires alors que la période est propice. Néanmoins de mémoire de parisiens (bibliothécaires et usagers) c’est d’une ampleur jamais vue car habituellement seuls quatre ou cinq établissements avaient le droit de fermer simultanément afin de maintenir une couverture du territoire. Une époque révolue semble-t-il.


 

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                             Bruno Julliard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture


 

De fait, si les bâtiments municipaux sont pour certains en bout de course et méritaient bien une rénovation, certaines fermetures ont surpris plus d’un observateur, car les travaux programmés n’étaient pas aussi nombreux. D’ailleurs, plusieurs bibliothèques ont annoncé ces fermetures au tout dernier moment prenant de court les usagers

 

D’autres suggèrent que ces fermetures tomberaient plutôt bien car le manque de personnels, conséquence des réductions de poste depuis plusieurs années, est aggravé par cette traditionnelle période de vacances. Les bibliothèques qui restent ouvertes, reçoivent ainsi avec un soulagement des plus fluctuat le renfort d’agents dispatchés pour l’occasion par l’administration. Une tendance lourde puisque depuis deux ans, période estivale ou pas, la mairie de Paris réduit ses horaires faute de personnel (lire ici).

 

Une autre promesse de campagne pourrait elle aussi de ne pas passer la mandature. Alors que les deux candidates au fauteuil de maire de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo s’étaient lancées dans une course à l’échalote sur l’extension des horaires pour les bibliothèques municipales (lire ici), la nouvelle maire de Paris une fois élue avait de nouveau réaffirmé son intention d’ouvrir …vingt bibliothèques le dimanche !

 

Là encore, le manque de moyen pour embaucher du personnel supplémentaire (la Ville accuse un trou de 400 millions d’euros) mais surtout la question explosive de la prime dominicale (lire ici) ont obligé la municipalité à temporiser puisque Bruno Julliard a renvoyé prudemment cette question à 2015. Plutôt mergitur.

                    

                       

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                        - Hmm, nos promesses démagogiques ont du mal à franchir les rayonnages 


                                   

 

 

* Sont fermées pour travaux les bibliothèques Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Malraux (VIe), Amélie (VIIe), Europe (VIIIe), Drouot (IXe), Valeyre (IXe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Vaugirard (XIVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Crimée (XIXe), Hergé (XIXe), Oscar Wilde (XXe). Helène Berr (XIIe) est fermée pour inventaire et Duras (XXe) pour la mise en place d’automate. Clignancourt (XVIIIe) sera fermée pour trois mois à partir d’octobre.

 

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:17

 

Mais mergitur, cette fois, ce n’était pas que de l’eau !


La bibliothèque nationale-François Mitterrand (XIIIe) connait décidément des problèmes de tuyauterie. Après les inondations en début d’année d’une partie importante des collections du département littérature et arts situé dans les niveaux L1 à L3 de la tour Nord-Ouest, le nombre d'ouvrages concernés atteignant les 10 000, c’est une autre fuite qui a défrayé la chronique, et cette fois il n’y avait pas que de l’eau...


L’histoire est un peu ancienne, mais vient juste d’être révélé par le syndicat FSU de la BnF. Le syndicat nous apprends ainsi qu’il y a quelques semaines « un membre du personnel entendit le doux son léger de l’eau tombant en salle X , une salle de recherche bibliographique ». Mais cette fois, l’eau était légèrement usée puisque provenant… des toilettes des niveaux A1 à L2, soit sur une hauteur de quatre étages, qui leur tombait dessus !


Les pompiers et techniciens arrivés sur les lieux confirmèrent le sinistre, il y avait bien une fuite des toilettes et bien que l’on soit au printemps la senteur n’était pas encore de saison. Mais pour la FSU, même si il y avait les pompiers, on a assisté à un drôle de bal :  « Puis, le bal des responsables en tous genres commença, et de sinistre, cela devint pour beaucoup (pas pour ceux qui essayaient de limiter les dégâts et ceux qui faisaient leur possible pour arrêter tout ça), un cabinet de curiosité » (lire ici). Du pur mergitur.


En tout cas cette catastrophe (une de plus) qui frappe la BnF n’est pas du goût, si l’on peut dire, du syndicat lequel déclare « qu’il est plus que certain que si nos grands patrons écoutaient d’une oreille sérieuse les propos et conseils du Département des Moyens Techniques, ainsi que ceux qui travaillent sur place, comme les magasiniers et les conservateurs spécialisés dans la conservation, on n’en serait pas là ». Une remarque on ne peut plus fluctuat.


La FSU pointe néanmoins du nez les conséquences pour les agents car « l’adjointe alla chercher de quoi se changer et se récurer, un magasinier s’essaya au trompe-couillon (parfums d’intérieur) pour également tenir jusqu’à 20h, les trois autres devant rentrer chez eux prirent le parti d’user de Sainte Patience avant de se doucher. ». La BnF qui adore pourtant nouer des partenariats divers et surtout variés (lire ici) devra désormais penser à se faire sponsoriser par des marques de sanitaires.


 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:28

 

Pour le syndicat Force Ouvrière c’est même un sacré sportif !


La fronde des bibliothécaires parisiens avait été si spectaculaire le 13 juin dernier - manifestation, fermeture d’établissements, jusqu’à un boycott inédit du séminaire des cadres - que Noël Corbin, le directeur des affaires Culturelles de la Ville de Paris, fraichement nommé, avait été obligé de déminer le terrain.


« Je sens qu’il y a une défiance, je la note, je la vois, j’en prends acte par l’importance du boycott. Et donc je veux restaurer la confiance » avait lancé Noël Corbin aux manifestants, annonçant comme première preuve de son écoute attentive le gel des fermetures des sections discothèques (lire ici).


Autre sujet sur lequel le nouveau directeur avait promis de se pencher rapidement : l’avenir du Service du Document et des Echanges (SDE) dont certains redoutent la fermeture. Ce service, baptisé auparavant le Service Technique des Bibliothèques (STB), se charge notamment du traitement physique et intellectuel des documents - catalogage, exemplarisation, pelliculage - mais fournit également les cartes de lecteurs, les antivols et organise les commandes auprès du réseau des bibliothèques de la capitale.  


« Je vais aller voir les agents du SDE, discuter avec eux, discuter de ce qu’ils font, de comment ils voient depuis quelques années l’évolution de leurs métiers » avait rassuré Noël Corbin promettant rien moins que de prendre une matinée début juillet. Une promesse de Gascon si l’on en croit Force Ouvrière.


Car voilà, selon le syndicat, il semble que le directeur soit vraiment l’homme pressé de Paul Morand, puisque au lieu de la demi-journée annoncée, sa visite a duré …une heure. Mieux, il semble plutôt venu faire un exercice physique car le périple s’est fait « au pas de course pour cette visite éclair ».


 

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                                                          - Une visite éclair ?

                                                      - Une heure, top chrono....



Une visite façon « village Potemkine » puisque de toute façon Noël Corbin n’a pas rencontré les agents. « Seuls les chefs de services ont été mis au courant » indique, sévère, le syndicat qui décrit par le menu « une visite sommaire des locaux avec poignée de main furtive aux agents » mais surtout « aucunes allusions aux problèmes de SDE. »


Pourtant selon les spécialistes de la question, l’absence de perspective d’un service est un véritable facteur de risques psycho-sociaux.  « Ils sont pour moi une priorité » avait d’ailleurs déclaré Noël Corbin dès son arrivée. Une déclaration semble-t-il peu en phase avec ses pratiques puisque  « il n’a, à aucun moment, cherché à engager la discussion, ni à aborder les problèmes que rencontrent les agents travaillant sur le site. » remarque, amer, le syndicat.


Evidemment pour le moment, trêve estivale oblige, les bibliothécaires sont encore dans l’expectative après le mouvement de juin. Toutefois selon les observateurs, la manière dont leur directeur a répondu à l’attente des agents du SDE ne présagerait rien de bon pour la suite. Dans ce cas, la fin de l’année risquerait d’être agitée dans les bibliothèques parisiennes.


 

                          
                         FO fait chuter Noël Corbin après sa visite du SDE au pas de course


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                                -  Faut dire qu'il n’a pas cherché à engager la discussion !

 

 

 

 

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