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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 09:34

 

Livres-Hebdo : le 17 novembre 2015

 

A Paris et dans quelques communes limitrophes, les établissements de lecture publique qui étaient restés fermés ce week-end en raison des attentats, reprennent leurs horaires habituels.

 

Les bibliothèques de Paris et sa région qui avaient fermé samedi suite aux attentats qui ont touché la capitale vendredi 13 novembre, reprennent leur activité. La Bibliothèque publique d’information a rouvert ses portes lundi à midi mais l’entrée s’est faite exceptionnellement par l'entrée principale du Centre Pompidou (Piazza). Elle a maintenu la rencontre intitulée « Politiques sonores », prévue ce jour même à 19 heures dans la Petite Salle du Centre Pompidou.

 

Les bibliothèques municipales de Paris, qui, comme l’ensemble des services publics de la capitale, étaient restées portes closes ce week-end, rouvriront mardi à 13 heures. Les quelques établissements qui ouvrent généralement le mardi matin s’aligneront exceptionnellement sur cet horaire.

 

Le réseau de Plaine Commune, auquel appartient la ville de Saint-Denis où ont eu lieu les attentats suicides à proximité du Stade de France, et dont les 25 bibliothèques étaient restées fermées ce week-end rouvriront également mardi aux horaires habituels. Aucun contrôle spécifique n’est prévu à l’entrée et le programme d’animations devrait être maintenu. « Pour le contrôle, rien de plus que la vigilance des agents, comme après les attentats à Charlie Hebdo sauf si la préfecture nous transmet d’autres consignes, précise Dominique Deschamps, directrice du réseau de lecture publique de Plaine Commune. Nous allons nous efforcer de maintenir nos animations. L'idée est de ne pas abandonner le terrain mais au contraire d'être présents pour nos usagers ».

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Réouverture des bibliothèques parisiennes après les attentats
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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:48

 

Livres-Hebdo : le 13 novembre 2015

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle

 

Les bibliothèques françaises victimes de pressions, voire de censures ? Récemment, plusieurs alertes ont été lancées en ce sens. La semaine dernière, l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis a exprimé dans un communiqué son inquiétude face à de nouveaux cas de censure dans les établissements de son réseau : « L’association souhaite alerter élu(e)s et professionnel(le)s […] sur ces dérives, qui prennent des formes diverses : contrôle des listes d’acquisition, censure complète ou partielle d’expositions, de rencontres […] et vont à l’encontre du travail des bibliothécaires ».

 

Ainsi, une exposition sur les « jeux de genre » a été annulée en catastrophe dans une bibliothèque du 93, suite à une série de textos conduite par l’enseignante Farida Belghoul, qui avait pris parti contre l’enseignement de la théorie du genre à l’école. Une rencontre prévue avec le géopolitologue Pascal Boniface à la bibliothèque des Lilas a été annulée à la demande de la mairie (PS) de la ville, en mars 2015, en pleine campagne pour les élections municipales. Ainsi que le constate une bibliothécaire, qui souhaite rester anonyme : « Nous assistons à un glissement inquiétant où la communication et les enjeux politiques s’immiscent dans notre travail de bibliothécaire. C’est d’autant plus dommage que cela émane souvent, en Seine-Saint-Denis, de municipalités ancrées à gauche ».

 

Difficile d’en savoir plus. « Je sors de mon devoir de réserve si j’en parle, indique une bibliothécaire. « Je prends de gros risques pour mon emploi », s’inquiète un autre. « Ces réactions constituent un indicateur du climat d’inquiétude dans lequel travaillent un certain nombre de professionnels » assure Pauline Maître, de l’association Bibliothèques de Seine-Saint-Denis.

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle. « Depuis le changement de municipalité [du PS aux Républicains, NDLR], je suis confrontée à des consignes politiques qui me sont faites, comme de ne pas valoriser des thématiques telles que l’homosexualité et le racisme. Cela a conduit à la suppression de plusieurs projets interculturels ».

 

Cette responsable est à l’origine d’une lettre ouverte qui sera prochainement envoyée au maire de sa commune. La coordination syndicale CGT du Rhône coordonne quant à elle une soirée de mobilisation pour un service public démocratique, intitulée « Même pas peur », samedi 21 novembre à Vénissieux (lire ici).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

Retour des censures dans les bibliothèques municipales
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:13

 

Livres-Hebdo : le 22 octobre 2015

 

Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques. Visiblement en 2015 il l'a perdu !

 

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines dénoncent la paupérisation et la dégradation du service des huit médiathèques de l'agglomération, et appellent à la grève générale samedi 24 octobre, après une première très suivie le 17 octobre, à l'appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, qui avait eu pour conséquence la fermeture de tous les établissements.
 

Les bibliothécaires réitèrent leurs revendications et demandent à Michel Laugier, président de la communauté d'agglomération, le recrutement de 14 professionnels sur les postes vacants et en remplacement des arrêts maladie longue durée, ainsi que la titularisation des 13 contractuels occupant des postes permanents. Un pétition est lancée sur le site change.org pour soutenir les exigences des bibliothécaires.


La baisse des effectifs de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a affecté le réseau des médiathèques, avec la fermeture de la Maison de la Poésie, de la Maison de l'Environnement et de la médiathèque Jean-Jaurès, rappelle l’intersyndicale CGT-CFDT sur la pétition mise en ligne.


Le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines remportait en 2013 le 4e Grand Prix Livres Hebdo des Bibliothèques, qui distingue chaque année depuis 2010 les établissements proposant des services particulièrement novateurs et efficaces pour prendre en compte la diversité des publics desservis et développer la fréquentation des bibliothèques (visiblement en 2015, ce prix n'est plus d'actualité NdR).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

 

Michel Laugier (2ème à gauche), le président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Les bibliothécaires de la communauté d’agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines seront, de nouveau, en grève pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail

  - Je vous présente mon prix Livres-Hebdo 2015

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:49

 

ActuaLitté : Le 20 octobre 2015

 

« Nous considérons que les agents de la ville ne peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux que seulement dans les limites du raisonnable » affirme le cabinet de Bruno Julliard

 

Ce vendredi 16 octobre, l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) nous faisait parvenir, et publiait dans la foulée, une tribune baptisée « L’ABF alerte sur le dispositif Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) ». Comme son nom l’indique, le billet remet en cause sur certains points le système de prêt numérique prévu par l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris. Selon la CGT, plusieurs bibliothécaires parisiens ayant relayé l’information sur les réseaux sociaux se seraient vus contraints de le retirer dans l’heure, sur ordre du cabinet de Bruno Julliard, Premier adjoint à la maire de Paris, chargé de la culture. Une manœuvre démentie par la Mairie de Paris qui a une tout autre version des faits. 

 

Dès vendredi dernier, peu de temps après la diffusion du communiqué de l'ABF, la CGT Culture dénonçait ce qu’elle appelle une « censure des bibliothécaires parisiens » par Bruno Julliard. « La mise en place de la bibliothèque numérique de la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs », annonce le syndicat. 

 

Selon l’organisation, certains bibliothécaires parisiens auraient retweeté, dans la journée de vendredi, la tribune de l’ABF remettant en cause le PNB et donc l’espace bibliothèque numérique de la Ville de Paris, ouvert le 13 octobre. « Un an après le début de l’expérimentation de PNB, l’ABF s’inquiète du manque de transparence concernant cette expérimentation », peut-on lire dès les premières lignes du communiqué. Dans son papier, l’ABF s’inquiète également « d’un risque de fracture territoriale que risque de provoquer PNB à l’échelle du territoire » ou encore de la complexité d’un « modèle conditionné par la présence de DRM ».

 

Toujours selon la CGT Culture, la reprise de ce billet n’aurait ainsi pas plu à la mairie de Paris qui aurait « sommé les bibliothécaires de la capitale de retire in petto leurs tweets trop critiques ». Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CFDT embraye et dénonce des bibliothécaires « muselés ».  « L’information nous vient directement des bibliothécaires. La mairie a appelé l’administration qui a refait passer l’information aux bibliothécaires parisiens », explique à ActuaLitté la CGT Culture. « C’est l’histoire de l’arroseur arrosé : c’est la mairie de Paris qui a insisté pour que les bibliothèques soient sur Twitter, et aient des comptes officiels ». Pour le syndicat, « le fait qu’il n’y ait pas eu de démenti dans l’heure, contrairement à leur habitude, prouve que la mairie est fautive ».

 

Contacté par ActuaLitté, le cabinet de Bruno Julliard nous a expliqué sa version des faits. « Bruno Julliard n’est pas intervenu ni directement ni indirectement pour censurer quoi que ce soit », nous a précisé la mairie. « En réalité, il s’agit seulement d’une bibliothécaire et d’une directrice dans un seul établissement. La première a retweeté le billet de l’ABF sur le compte officiel de la bibliothèque. Ce qui a suscité l’envoi d’un mail par la directrice de l’établissement à l’ensemble des agents leur sommant de ne pas s’exprimer sur le sujet. Nous n’allons pas l’accabler, mais en effet, elle a eu une erreur d’appréciation, elle a exagéré surtout pour le papier de l’ABF qui expose ses arguments de manière raisonnable. Nous l’avons alors rappelé à l’ordre et expliqué que ce n’était pas dans la ligne de la municipalité. Les bibliothécaires peuvent parfaitement s’exprimer à ce sujet sur leur compte personnel », nous explique la mairie de Paris. 

 

« Nous considérons qu’à titre personnel et dans les limites du raisonnable les agents de la ville peuvent s’exprimer sur les réseaux sociaux ou ailleurs sur tel ou tel aspect du secteur dans lequel ils évoluent. Cependant, sur le compte officiel de la bibliothèque, cela relève de l’obligation de réserve étant donné qu’il est destiné au grand public et non pas aux bibliothécaires » rajoute quand même le cabinet de l'adjoint en charge de la culture.

 

À ce jour, le communiqué de l’ABF a été retweeté, à partir de son compte officiel, une vingtaine de fois, notamment par les comptes officiels de la bibliothèque patrimoniale de Dijon et la Bibliothèque départementale de la Meuse.

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

                           Censure sur Twitter : Bruno Julliard, l'arroseur arrosé

À Paris, le prêt numérique parasite les relations entre les bibliothécaires et la mairie

                           - Bon je crois qu'il va faloir me télécharger un parapluie

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:47

 

Livres-Hebdo : le 16 octobre 2015

 

L’Association des bibliothécaires de France s’inquiète du manque de clarté concernant ce dispositif, adopté par une vingtaine de villes en France, dont tout récemment Paris, et demande au ministère de la Culture et de la Communication une étude quantitative et qualitative.

 

Dans un communiqué publié vendredi 16 octobre, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) s’inquiète du manque de transparence concernant le dispositif Prêt numérique en Bibliothèque (PNB).

 

Mis en œuvre en 2014 avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, PNB est aujourd’hui en service dans une vingtaine de réseaux de bibliothèques publiques en France. Mais, relève l’ABF « excepté quelques retours chiffrés, il n’y a pour l’heure aucune évaluation qualitative de ce service. Ce qui devait être au départ un test réalisé à huis clos avec quelques bibliothèques participantes est devenu une véritable offre pour les bibliothèques. […] De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le ministère de la Culture et de la Communication. Ce choix de la part du MCC entre en contradiction avec les Accords interprofessionnels du 8 décembre 2014 signé lors des Assises des bibliothèques qui appelait à une diversité des modèles […] ».

 

L’ABF estime que cette situation risque de provoquer des inégalités sur le territoire pour les petites bibliothèques qui n’auraient pas les moyens financiers de souscrire à l’offre PNB. Elle invite le ministère de la Culture à mener « une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d’évaluation ».

 

Le 13 octobre, à l'occasion de l'adoption du dispositif PNB par la Ville de Paris, le collectif de bibliothécaires SavoirsCom1 a publié un billet dans lequel il critique le système de « jetons » qui autorise un nombre limité de prêts pour chaque livre numérique (6 par titre à Paris).

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

                              Prêt numérique : l'ABF dénonce un manque de transparence

L’ABF réclame une évaluation de Prêt numérique en bibliothèque
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:22

 

Archimag : le 16 octobre 2015

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique un dispositif accusé de provoquer « un risque de fracture territoriale » et demande « plus de transparence sur le PNB »

 

Un an près son lancement, le dispositif de Prêt Numérique en Bibliothèque  (PNB) ne convainc toujours pas les bibliothécaires. Déjà critiqué par plusieurs collectifs (Réseau Carrel, Savoirs Com1...), c'est aujourd'hui l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) qui joint sa voix au concert de critiques. Dans un courrier adressé au ministère de la Culture, l'ABF s'inquiète du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service.  De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le Ministère de la Culture et de la Communication ».

 

L'association pointe en particulier « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. Dans un entretien qu'il avait accordé à Archimag au mois de mars dernier, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique également les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». L'ABF demande au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation ». 

 

Du côté de la rue de Valois, Fleur Pellerin déclarait au mois de décembre dernier suivre activement le projet PNB : « le cadre contractuel peut offrir une voie intéressante si tous les acteurs du livre y participent. Je suis confiante ». Une confiance qui n'est manifestement pas partagée par les bibliothécaires.

 

Lire l'article de Archimag

 

 

 

                               PNB : l'ABF pointe un risque de fracture territoriale

Pour les bibliothécaires, le Prêt numérique (PNB) doit être revu et corrigé
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 19:14

 

ActuaLitté : le 13 octobre 2015

 

A peine ouverte, la bibliothèque numérique de Paris bientôt fermée ?

 

Ce 13 octobre, la Ville de Paris vient de lancer sa bibliothèque numérique, basée sur l’offre de PNB (prêt numérique en bibliothèque). L’objet est simple : emprunter en ligne jusqu’à trois ouvrages chaque mois, pour charger son appareil de lecture favori. Le tout est lancé avec un catalogue de 1200 titres classiques et « des milliers de livres, des nouveautés, des essais, des romans, récemment parus », assure la Ville. Dans les faits...

 

Dans les faits, la réalité est légèrement différente : on parle en effet de 2250 ouvrages – soit 1000 titres contemporains, et le reste émanant du domaine public. Autrement dit, des livres que l’on peut trouver partout ailleurs, gratuitement et légalement, parce qu’entrés dans le domaine public. 

 

Le lancement, opéré sans trop de promotions, va pourtant se heurter à un petit souci. D’abord, la CGT culture, qui s’émeut de l’indigence tant du système que du modèle. Rappelons que si c’est avec PNB que la bibliothèque numérique est lancée, cela limite le nombre de prêts pour l’établissement à 30 emprunts, au terme desquels il faudra que la bibliothèque rachète les ouvrages.

 

Et le syndicat d’expliquer : « Car le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d’une cession de licences, à la fois limitées dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnées au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement. Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêts », commente la CGT Culture (lire ici). 

 

 

                                                   Prêt numérique: la ville de Paris laisse les clefs aux éditeurs

Le collectif SavoirCom1 conteste les conditions de la mise en place du prêt numérique en bibliothèque

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appelons également aux possesseurs de Kindle qu’ils pourront attendre les prochaines Calendes grecques : aucun fichier n’est proposé en KINDLE, le format propriétaire de la firme américaine. Il en va de même pour les possesseurs d’iPad de première génération : aucun support de la machine d’Apple. En soi, ne pas cautionner les écosystèmes propriétaires n’est pas un mal – on pourrait même parler de geste citoyen, voire, osons les gros mots, politique. Dans les faits... c’est plus discutable. 

 

Mais le problème ne vient pas que de là : le collectif SavoirCom1 a décidé de mettre son bit de sel dans cette belle machinerie. « Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunt de livres numériques et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer… », expliquent-ils. Et d’ajouter : « Autrement dit, plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas une formidable manière de construire des politiques publiques culturelles ? »

 

Il est ainsi proposé à tout un chacun de se lancer dans le téléchargement des livres numériques disponibles.  « PNB en deux mots c’est une offre de livre numériques chronodégradables pour les bibliothèques, les usagers accèdent à des livres sous droits avec des DRM mission impossible : le livre s’autodétruit au bout d’une durée de prêt. Et c’est pire que ça, puisque les bibliothèques n’achètent jamais le fichier, mais uniquement un droit temporaire d’accès par titre qui expire au bout d’un certain temps. Question enclosures, on fait difficilement pire ! Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et à le dire sur twitter la #chasseauxjetons est lancée ! » [NdR : Par jeton, on entend le nombre de prêts accordés par un éditeur à qui un établissement a acheté une licence d'utilisation.] Et de faire référence à une étude que ActuaLitté avait copubliée, en décembre 2014, avec le collectif, démontrant toute la fragilité de cette structure économique. Car, dans son ensemble, PNB, pour les bibliothèques, représente « un coût prohibitif », expliquait-on.

 

L’investissement en argent public, pour un pareil déploiement, ne saurait avoir été mal conçu. Sauf que l'on ignore quel est le budget consacré par la ville au fameux achat de jetons, qui équivalent à un prêt, personne ne sait quand la campagne de SavoirsCom1 s’achèvera. Ni même si elle n’est pas déjà finie. 

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

 

 

            Avec des DRM, le livre s’autodétruit au bout d’une durée de prêt.

Le collectif SavoirCom1 conteste les conditions de la mise en place du prêt numérique en bibliothèque
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 17:35

 

Livre Hebdo : le 13 octobre 2015

 

Un système de prêt qui ne fait toujours pas l’unanimité dans la profession

 

A partir du 13 octobre, les quelque 300 000 usagers inscrits dans les bibliothèques municipales parisiennes auront accès gratuitement à 2250 livres électroniques, dont 1000 sous droit et 1250 libres de droit. La Ville de Paris vient en effet de rejoindre le dispositif Prêt numérique en bibliothèque. Cette initiative s’inscrit dans la politique de développement de l’offre numérique entamée avec la mise en place du prêt de 1200 liseuses dans le réseau de lecture publique de la capitale à partir de 2014.

 

« L’émergence du livre numérique présente des perspectives de développement particulièrement intéressantes pour le réseau de bibliothèques de la Ville de Paris, confie à Livres Hebdo Bruno Julliard, adjoint au maire chargé de la culture. Notre ambition est de développer une offre de lecture publique en ligne, complémentaire de l'offre physique, afin de répondre à l’évolution des pratiques culturelles des Parisiens, et d'attirer de nouveaux publics ». Dès janvier prochain, la plateforme devrait s’enrichir de 4000 livres électroniques supplémentaires. Les usagers peuvent emprunter deux ebooks simultanément pendant 3 semaines.

 

L’investissement pour l’abonnement à PNB et l’achat de liseuses se chiffre à un million d’euros. Un montant que la section culture de la CGT à Paris considère comme trop élevé. « Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, à la fois limitées dans le temps, six ans pour Paris, et plafonnées dans le nombre d’emprunts. Avec le PNB, la ville n’aura le droit de prêter un livre numérique que 30 fois maximum. Après, il disparaîtra des bases de données », déplore le syndicat dans un message posté sur son blog lundi 12 octobre.

 

Inspiré du modèle québécois qui permet de garder dans le numérique la même chaîne commerciale que pour le livre imprimé, PNB, déjà adopté par une quinzaine de réseaux de bibliothèques en France, ne fait toujours pas l’unanimité dans la profession mais constitue, à ce jour, l’offre de livres numériques pour les bibliothèques la plus importante en nombre de références.

 

Lire l'article de « Livre Hebdo »

 

 

                      PNB:  Après 30 emprunts il disparaîtra des bases de données 

Les usagers des bibliothèques municipales de la capitale ont désormais accès à 2250 livres électroniques sous droit ou du domaine public.
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 17:14

 

Métronews : le 13 octobre 2015

 

« Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture. « Peut-on, pour se faire du fric, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, La Tribune de l'Art.

 

Qui a dit qu’Halloween était has been ? Pas Airbnb en tout cas. Pour fêter la fête des morts, le site de location d’appartements entre particuliers s’offre un beau coup de pub. Il lance un jeu concours permettant de gagner… une soirée et une nuit dans les Catacombes de Paris, 20 mètres sous terre, au milieu de crânes et d’ossements. Le tout agrémenté d’une « expérience culinaire hors du commun », et d’un concert privé dans cet endroit « à l’acoustique remarquable », ainsi qu’un réveil « en compagnie des morts ». Bref, Airbnb vous garantit « un vrai cauchemar ». Ce qui, pour Halloween, est tout de même la moindre des choses.

 

Reste que cette privatisation - le site est loué à la Ville de Paris - fait tiquer. « Mais comment la mairie de Paris peut-elle dévoyer à ce point le domaine public ? » interroge la CGT Culture qui accuse la municipalité de transformer l’ossuaire en « vulgaire chambre d’hôtel » et « dénonce cette privatisation rampante du patrimoine municipal ». Le syndicat s’interroge aussi sur les relations de la Ville avec Airbnb : pendant longtemps, le site, accusé de vider la capitale de ses habitants au profit des touristes, et de retirer du marché locatif de nombreux appartements, n’était pas en odeur de sainteté dans la Ville lumière. Mais les relations semblent s’être apaisées.  « Cela tient peut-être au fait qu’Airbnb a choisi la Paris pour y tenir, en novembre prochain, son événement annuel, un raout qui devrait attirer plus de 6 000 participants », note, acide, le syndicat. En tout cas, la promo est belle pour la capitale française.

 

Le parti Les Républicains s’engouffre lui aussi dans la brèche. Dans un communiqué intitulé de l'atrait des Catacombes à la profanation ils déplorent le fait que le sujet n’ait pas été porté devant le Conseil de Paris. « Nous sommes conscients que les catacombes attirent, qu’elles se visitent », écrivent-ils. Mais « une telle décision aurait dû être prise par les élus en Conseil de Paris afin que tout ne soit pas monétisé et commercialisé comme un produit de consommation, que cela ne soit pas le 'client' qui décide de tout cela sans que des règles aient été fixées ». « Peut-on, pour financer un aménagement culturel, laisser faire n’importe quoi ? », questionne, de son côté, le site spécialisé La Tribune de l'Art, qui rappelle les épisodes de vandalisme passés, le plus grave datant de 2009.

 

Sur tous les points, la municipalité assume, et se veut rassurante. « Pour nous, c’est une privatisation parmi d’autres. La Ville est propriétaire de beaucoup d’établissements publics, ce type de fait est courant », indique-t-elle à metronews. Elle reconnaît que « c’est un peu plus rare pour les Catacombes, mais ça arrive. Il y a eu des autorisations de tournage, un petit défilé de mode ». La privatisation des lieux culturels publics est en fait tout à fait encouragée : « Notre démarche aujourd’hui est de dire que ces établissements publics sont financés par des fonds publics, mais ils doivent aussi développer leurs fonds propres », explique la Ville. « Cela passe par du mécénat, mais aussi des solutions de privatisation, à condition que cela ne desserve pas l’accès du public, et que cela se fasse dans le respect du lieu ».

 

Surtout, cette privatisation va apporter un beau petit chèque à la Ville, aux alentours de 350 000 euros. « Cela va générer des retombées financières importantes, qui permettront la restauration et le réaménagement des lieux »

 

Lire l'article de « MétroNews »

 

 

                                 Catacombes : Quand la Ville de Paris paraphrase Michel Audiard....

 Nuit d'Halloween dans les Catacombes : pour la Ville de Paris, il y a comme un os..
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 13:34

 

Le Parisien : le 13 octobre 2015

 

Seul problème : Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps et plafonnée au nombre d'emprunts.

 

Cela fera peut-être date dans la révolution numérique en cours. « Nous lançons mardi (NDLR : aujourd'hui) le service de prêt de livres numériques entièrement gratuit », nous annonce Bruno Julliard, premier adjoint (PS) chargé de la culture. Les 300 000 inscrits dans les 74 bibliothèques municipales recevront aujourd'hui un courriel les informant de la nouvelle. « C'est la première fois en France qu'un service de prêt d'ouvrages numériques est développé à cette échelle, sachant que 1 % seulement des bibliothèques publiques proposent le livre numérique », fait valoir Bruno Julliard.


Toute personne, inscrite dans une bibliothèque de la Ville est invitée à se connecter sur le site dédié*. Parmi 2 250 ebooks, chacun pourra emprunter, c'est-à-dire télécharger, « trois documents par mois dont deux simultanément », précise-t-on au cabinet de l'élu. Début 2016, cette bibliothèque numérique comptera 4 000 références supplémentaires, l'objectif étant d'arriver à 15 000 ebooks en 2018. Un budget de 1 M€ (ventilés de 2014 à 2018) est affecté au lancement du prêt numérique (lire ci-dessous). Ce service de prêt d'ebooks est mis en œuvre dans le cadre de la plateforme du Centre national du livre, qui permet aux municipalités d'acquérir la licence temporaire pour tel ou tel ouvrage auprès des éditeurs.

Seul problème, aux yeux de Bertrand Pieri, représentant CGT des bibliothèques de la Ville : « Le modèle en vigueur est celui d'une cession de licences, limitée dans le temps (six ans à Paris) et qui est plafonnée au nombre d'emprunts (30 à 40 prêts) ». Au-delà de 30 à 40 emprunteurs, le livre électronique doit donc être racheté à l'éditeur qui, de toute façon, réexpédie la facture à la municipalité tous les six ans. D'où la formule de la CGT : « Au bout de 30 ou 40 emprunts, votre document s'autodétruira ! » (
lire ici).

Tout en soulignant que « le taux de renouvellement des ouvrages papier est important », Bruno Julliard conclut : « Le livre numérique est une offre complémentaire dotée d'un budget spécifique. Il ne s'agit pas de diminuer la somme affectée à l'achat de livres classiques ».

 

Lire l’article du  Parisien

 

 

 

                   Prêt numérique : La mairie de Paris entravée par les éditeurs

Les bibliothèques parisiennes se mettent à l'heure du numérique
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