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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:42

 

Question(s) Sociale(s)


Ça fait trop longtemps qu’il ne sait plus où il habite


« Les jours de Thierry Lepaon sont comptés », affirme un membre de la direction de la CGT, qui comme tous ceux qui s'expriment sur le sujet parle sous couvert d'anonymat. « Pendant notre entretien, explique-t-il à l'auteur de ces lignes, j'ai reçu trois courriels de syndicats demandant sa démission ».


A ce stade, la question n'est plus de savoir si le secrétaire général de la CGT, 54 ans, va abandonner les fonctions qu'il détient depuis mars 2013, mais quand il va le faire et sous quelle forme. Après les révélations du Canard enchaîné sur les travaux dans son appartement de fonction puis ceux dans son bureau, puis celles de l'Express sur son indemnité de départ quand il est passé de la région Normandie à la direction de la centrale - 31 000 euros, selon nos informations - le couvercle a sauté. « Il est fini, souligne un autre dirigeant. Avec ces indemnités de départ qui mettent en cause les valeurs de la CGT,  ce n'est plus tenable. C'est irrattrapable ».


Mardi 2 décembre, lors de la réunion du bureau confédéral qui a suivi les informations de L'Express, Thierry Lepaon  a expliqué que cette indemnité était « une compensation » compte tenu de la « situation de précarité » dans laquelle il se serait trouvé à son départ de Moulinex. Mais il n'a pu que constater qu'il était lâché par les autres membres de son bureau confédéral. A l'exception peut-être d'Agnés Naton, la directrice de la Nouvelle Vie ouvrière, qui n'était pas présente, aucun des huit autres membres de son équipe dirigeante ne l'a soutenu.

 

 

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                                               Thiery Lepaon se retrouve tout seul



Une information (minimaliste) a été adressée aux 33 fédérations et aux 96 unions départementales composant le comité confédéral national (CCN) – le parlement de la centrale –  indiquant que « la transparence complète sera donnée à nos organisations sur ces derniers éléments et la commission exécutive (CE) confédérale se réunira le 9 décembre pour prendre toutes les dispositions nécessaires ».


Vendredi 5 décembre au matin, alors qu'on devrait connaître les premières tendances des élections dans les trois fonctions publiques, le bureau confédéral se réunira de nouveau pour préparer la réunion de la CE. « Il pense encore qu'il ne va pas être obligé de démissionner, indique un dirigeant. Il est à l'ouest, incapable de mesurer l'état de l'organisation ». « Il y a des cartes d'adhérents qui volent, ajoute-t-il, et des militants qui font savoir qu'ils vont faire la grève des cotisations tant que cette situation ne sera pas réglée ».


Dès lors, il y a deux hypothèses, alors que de plus en plus de syndicats demandent sa démission : « Soit il prend la mesure de ce qui se passe, affirme une source, et à l'issue de la réunion de la CE du 9 décembre, il démissionne le soir même ou le lendemain; soit il attend un CCN en espérant que d'ici là il réussira à calmer le jeu. Mais c'est trop tard ».

 

 

 

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Seul le parlement de la CGT  peut révoquer, selon l'article 30 des statuts, le secrétaire général. Le CCN peut être convoqué par la commission exécutive ou  à la demande d'un tiers de ses membres. Selon toute probabilité, la CE convoquera un CCN qui ne pourrait pas se tenir avant début janvier. « Je ne vois pas comment il s'en sort, observe un dirigeant. Dans son entourage, certains peuvent lui conseiller de s'accrocher mais cela prouve qu'il est mal entouré. S'il ne démissionne pas de lui-même, le CCN sera amené à le débarquer, ce qui sera pour lui la pire des solutions ».


Si M. Lepaon quitte ses fonctions à court terme, la question sera de savoir comment le remplacer. Et, là, la CGT plonge dans l'inconnu. On peut imaginer trois hypothèses. La première serait que le « parlement » cégétiste élise un nouveau secrétaire général. L'écueil est que la CGT ne veut pas se retrouver dans la crise qui a prévalu lors de la succession de Bernard Thibault, avec une compétition entre trois responsables – Eric Aubin, Nadine Prigent et Agnés Naton. « Il ne faut pas retomber dans la guerre des noms », prévient un dirigeant.


Pour l'heure, le seul nom qui circule est celui de Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie qui vient de chez Renault et incarne une ligne encore plus radicale que celle suivie actuellement. Cette orientation n'est pas majoritaire dans la CGT mais M. Martinez pourrait compter sur le soutien d'une autre fédération importante, celle de la santé, l'ancienne organisation de Mme Prigent. « Ce serait le retour des gardiens du temple, commente un responsable, le retour de la CGT des années 70-80 ».


La seconde hypothèse consisterait à nommer un secrétaire général à titre transitoire jusqu'au prochain congrès, en octobre 2016. La troisième hypothèse s'en rapprocherait avec la désignation d'une direction collégiale. Cela n'est pas prévu explicitement par les statuts mais ils ne l'interdisent pas.  « Rien n'est impossible », assure un dirigeant de fédération.

 

 

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Cette affaire est un méchant clin d'œil à l'histoire de la CGT, avec son second  secrétaire général, Victor Griffuelhes, élu en 1901, qui fut mis en difficulté par une sombre affaire immobilière. En 1905, la CGT est expulsée de la Bourse du travail  par le gouvernement, indique le Maitron, le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.


Grâce à un prêt de 90 000 francs, elle s'installe rue de la Grange-aux-Belles, dans le Xe arrondissement parisien. Comme la loi française interdit à la confédération d'être propriétaire d'un bien immobilier, l'immeuble fut acheté au nom de la « Société Victor Griffuelhes et compagnie ». « Cette pratique, commente le Maitron, heurta les sentiments ouvriéristes de certains militants. De plus, pour mettre en état le nouveau siège et y installer une imprimerie et un dispensaire, Griffuelhes dut faire de larges prélèvements dans des fonds que la CGT destinait à d'autres fins ».

 

Compromis dans une autre affaire, Griffuelhes se retrouve en prison, le gouvernement Briand cherchant à obtenir l'éviction du secrétaire général de la CGT. Une « crise du syndicalisme » se profilant selon son expression, Griffuelhes choisit de démissionner en 1909.


Au congrès de la CGT de 1910, Victor Griffuelhes revient à la charge pour se défendre:  comme il est « difficile de me prendre, on veut procéder par des moyens détournés et on se dit : puisque la lutte en face n'est pas possible, on va jeter la suspicion, soulever les questions toujours délicates, comme les questions d'argent, et ainsi créer une atmosphère telle qu'il sera obligatoire pour Griffuelhes de déguerpir ! Je l'ai fait, je ne me suis pas fait prier, je suis parti bien vite pour moi-même et je vais m'expliquer : je suis parti parce que je sentais que si j'avais voulu m'obstiner à rester – et j'aurais pu le faire – il m'eût été difficile de poursuive ma tâche dans les conditions anciennes ». Un siècle plus tard, toute comparaison avec une situation déjà connue est hors de propos.


Lire l’article de « Question(s) Sociale(s) »

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:34

 

AFP : Le 4 décembre 2014

Un an et demi seulement après son arrivée à la tête de la CGT, Lepaon va probablement quitter son poste. Mais la question reste de savoir quand. 

Selon le journal Liberation le processus pourrait s'accélérer dès demain. En effet, le bureau confédéral de la CGT se réunit ce vendredi et pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission ». 

Selon le Figaro, cette réunion serait informelle. Par conséquent, aucune décision ne peut être juridiquement arrêtée. Néanmoins, certains comptent bien mettre la pression sur Thierry Lepaon pour qu'il « démissionne de lui-même, sans attendre d'être démis de ses fonctions dans les semaines qui viennent ». Les principales autorités de la centrale pourraient donc décider de débarquer le patron de la CGT avant même les résultats définitifs mardi 9 décembre des élections dans les trois fonctions publiques. 

Si la décision n'est pas prise en décembre, elle pourrait être prise en janvier par le Comité confédéral national (CCN), qui est le parlement de la CGT et encore à ce jour l'unique instance  qui peut demander à Thierry Lepaon de quitter ses fonctions.

Déjà sur la sellette après les révélations par le Canard enchaîné sur les travaux onéreux réalisés dans son appartement de fonction (105.000 euros) et son bureau (62.000 euros), Thierry Lepaon est en butte à des informations parues dans l'Express selon lesquelles avant d'accéder au poste de secrétaire général en 2013, il a perçu des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l'employait.

 

                                                             Aux innocents les mains pleines ?  

     le paon

                                                                          - Voyez, les miennes sont vides !

 

Thierry Lepaon a lui-même confirmé auprès de l'Express l'existence de cette transaction, n'y voyant toutefois rien d'anormal. « Je changeais d'employeur », s'est-il justifié, alors que dans les deux cas il s'agissait de la CGT. Du montant des indemnités, il ne s'en souvient plus.

Mais cette troisième révélation - qui a déclenché mardi 2 décembre des salves de moqueries sur les réseaux sociaux- a fait déborder le vase au sein de la centrale: « Ces trois affaires sont des fautes politiques dont le responsable est le secrétaire général », a affirmé à l'AFP un cadre dirigeant.

« Qu'il en tire les enseignements, qu'il tire sa révérence. Il faut arrêter les dégâts, on ne peut pas continuer comme cela », tempête ce cadre.

Même colère exprimée chez un militant qui se dit « effondré ». « C'est scandaleux, ces indemnités, c'est même plus grave que l'affaire de l'appartement, ce n'est même pas reconnaître l'importance de la fonction à laquelle il est nommé. Il faut qu'il parte, on ne peut pas rester avec un secrétaire général qui se conduit de cette façon », lance-t-il.

A la CGT, on se défend en dénonçant une campagne de dénigrement. « Thierry Lepaon est ébranlé, contesté mais, pour le moment il n'est pas acculé », estime auprès de l'AFP, René Mouriaux, historien et politologue. Et les fédérations de fonctionnaires ne veulent pas croire à un impact de ce « buzz médiatique » sur le vote des fonctionnaires ce jeudi 4 décembre pour élire leurs représentants syndicaux.

Lire la dépêche de « l’AFP »

                                       

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                                                                         Thierry Lepaon va-t-il tomber ?


 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:13

 

20 Minutes : Le 4 décembre 2014


Le bureau confédéral de la CGT pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission », explique Libération.


La CGT va bientôt perdre sa tête. Thierry Lepaon, son secrétaire général, ne survivra pasaux scandales qui l’éclaboussent depuis le 26 octobre. Après les révélations concernant la rénovation à grands frais de son appartement de fonction (105.000 euros) et son bureau (62.000 euros), l’affaire des indemnités, révélée lundi par L’Express, a fini de sceller son destin.


Un an et demi seulement après son arrivée à la tête de la CGT, Lepaon va donc devoir quitter ses fonctions. Reste à savoir quand. Le bureau confédéral de la CGT, qui se réunit ce vendredi, pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission », explique Libération.


 « Cette réunion étant informelle, aucune décision ne peut être juridiquement arrêtée », précise Le Figaro. « Toutefois, certains comptent bien mettre la pression sur Thierry Lepaon pour qu'il démissionne de lui-même, sans attendre d'être démis de ses fonctions dans les semaines qui viennent ».


Si Lepaon ne démissionne pas, la seule instance qui peut le débarquer est le Comité confédéral national (CCN), c’est-à-dire le parlement de la CGT. Ce CCN pourrait être convoqué début janvier, explique Libération, qui s’interroge: « Qui pour le remplacer ? ».


La question est loin d’être anecdotique lorsque l’on se souvient de la crise profonde que la CGT a traversée en 2011 et 2012. Pendant plus de dix mois, les différents responsables de la centrale se sont écharpés pour savoir qui allait succéder à Bernard Thibault. Thierry Lepaon, troisième choix de Thibault, avait fini par l’emporter. « C'est quelqu'un qui sait faire travailler un collectif », disait alors Thibault de lui.


Lire l’article de « 20 Minutes »

                     

                           md0.libe.com

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:11

 

Les Échos : Le 3 décembre 2014

La Commission exécutive de la confédération va « prendre toutes les dispositions nécessaires » mardi prochain après les révélations sur la prime de départ versé à Thierry Lepaon quand il a rejoint la confédération.

Quand est sortie l’affaire de son logement de fonction , le 28 octobre, la question était de savoir si Thierry Lepaon pourrait faire un second mandat à la tête de la CGT, comme il en avait exprimé publiquement l’intention. Après la réunion du Comité confédéral de la CGT, les 4 et 5 novembre, il n’en était plus question .

Fin novembre, la révélation du montant des travaux réalisés dans son bureau au siège de la CGT à Montreuil - quelque 60.000 euros après 130.000 euros pour l’appartement dans le « carré magique » de Vincennes - a fait vaciller encore un peu plus le secrétaire général cégétiste. Désormais, la question de son départ est clairement posée. Ces jours seraient même comptés ; il n’est pas exclu que la décision de le débarquer soit prise la semaine prochaine.

A la veille des élections dans la fonction publique , jeudi, personne ne veut provoquer de séisme mais la colère gronde désormais dans toute l’organisation, après que Thierry Lepaon a admis dans l’Express avoir touché une indemnité de départ lorsqu’en mars 2013, il a quitté le secrétariat du Comité régional CGT de Normandie pour succéder à Bernard Thibault à la tête de la confédération. Une réunion exceptionnelle du bureau confédéral (l’équipe de direction autour du secrétaire général, soit 10 personnes au total) s’est tenue ce mardi matin auquel Thierry Lepaon, que des rumeurs disaient hospitalisé, a participé.

 

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A son issue, un communiqué a été diffusé en interne qui promet que « la transparence complète sera donnée [aux] organisations [de la CGT] sur ces derniers éléments et la Commission exécutive confédérale [direction élargie de 50 membres] se réunira le 9 décembre pour prendre toutes les dispositions nécessaires ». Dispositions nécessaires... Les termes n’ont pas été choisis au hasard. Vendredi, une nouvelle réunion du bureau est prévue pour « préparer ces débats ». Mais nombreux sont désormais ceux qui pensent qu’il « faut débarquer Thierry Lepaon le plus vite possible ». Si l’issue ne fait désormais plus de doute, il reste à savoir si ce dernier « ne va pas tenter jusqu’au bout de se maintenir ».

L’affaire de l’indemnité de départ touche au moins autant que celle de l’appartement aux fondamentaux de la CGT. Rien de plus normal pourtant pour le leader cégétiste qui la justifie par le fait qu’il « changeait d’employeur ». La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans la galaxie CGT. « On est au-delà du taquet », commentait ce mardi un responsable, meurtri comme tous ceux qui acceptent d’évoquer la situation anonymement pour ne pas être accusés de jouer contre l’organisation.

D’après nos informations, il n’y aurait pas eu de rupture conventionnelle en bonne et due forme homologuée par le ministère du Travail mais le versement d’un complément de salaire au moment du départ vers la confédération. « Il s’est en quelque sorte attribué une prime de mobilité alors que son employeur lui finance un logement de fonction, c’est assez incroyable », résume un ancien DRH.

 

                                Planque ton fric j'me pointe recto

 

Politiquement, le numéro un de la CGT s’est mis dans une situation intenable pour plusieurs raisons. La première est que sa centrale s’est refusée à signer l’accord créant la rupture conventionnelle en 2008, au motif qu’en réalité, les ruptures amiables sont faites pour permettre aux patrons de licencier en évitant les prud’hommes. Or Thierry Lepaon montre là qu’elles peuvent être au contraire à l’avantage du salarié car logiquement, il aurait dû démissionner de son poste et partir sans indemnités autres que de congés payés.

La deuxième est que l’indemnité lui a été attribuée par le comité régional alors qu’il le dirigeait. La logique est la même que celle que dénonce la CGT sur les retraites chapeaux que s’attribuent les grands patrons. La troisième raison est que de fait, l’indemnité a été payée, au moins en partie, par les cotisations des syndiqués qui apprécieront d’avoir été mis à contribution là aussi comme sur les travaux hors de prix de l’appartement et du bureau.

On ignore pour l’instant toujours le montant précis de l’indemnité. Thierry Lepaon a dit à L’Express qu’il « ne se souvient plus » de son montant, ajoutant que ce n’était « pas grand chose » alors que dans la confédération, une fourchette de 100.000 à 200.000 euros circule. La plongée dans les comptes publiés par le Comité régional CGT de Normandie au « Journal officiel » laisse en tout cas perplexe.

Interrogé ce mardi par Les Echos, son secrétaire général, Lionel Lerogeron, a refusé de répondre. A la question du poste comptable sur lequel elle a été affectée, il a rétorqué : « Ma seule réponse, c’est que nos comptes sont validés par un commissaire aux comptes ». Contacté, ce dernier a précisé être tenu par « le secret professionnel le plus strict », mais a accepté de répondre par écrit à des « questions techniques ». Il a confirmé n’avoir « relevé aucune anomalie lors de [ses] contrôles » et a précisé que « les indemnités de départ figurent, conformément au plan comptable, dans le compte de résultat et sont intégrées dans la masse salariale ».

Celle-ci n’a pas bougé entre 2012 et 2013, avec respectivement 104.445 euros et 102.841 euros de « rémunération du personnel » et 52.511 et 55.042 euros de « charges sociales » (ce qui confirme l’absence de rupture conventionnelle homologuée, les indemnités dans ce cas n’étant pas soumises à cotisations sociales). Or le successeur de Thierry Lepaon au secrétariat du comité CGT de Normandie est un fonctionnaire et a donc dû à ce titre continuer à être payé par son administration, engendrant autant d’économies pour le comité régional.


Lire l’article des « Échos »

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:00

 

Le Point : Le 3 décembre 2014

« Thierry Lepaon a toujours rêvé d'être cadre sup. Il s'est trompé de syndicat : il était plus fait pour la CGC que la CGT », témoigne un ancien militant de Caen

Chemise blanche, costume noir, Thierry Lepaon, 54 ans, fils de maçon et de cuisinière de lycée, s'est fait connaître comme « le » syndicaliste de Moulinex. Après son embauche comme serrurier en 1983 à l'usine de Cormelles-le-Royal, près de Caen, il s'est rapidement imposé comme leader de la CGT au sein du groupe de petit électroménager français (5 000 salariés, 13 usines en Basse-Normandie).

La montée en puissance de la CGT, qui passe de 15 % à 40 % des voix aux élections professionnelles à Cormelles, se réalise avec la bénédiction de la direction générale de l'entreprise, soucieuse de mettre fin au monopole de la CFDT dans les usines Moulinex. Fin 1979, une grève de quinze jours avait paralysé la production. Alors chef du personnel de Moulinex, l'ancien militaire Alfred Sirven, que l'on retrouvera plus tard chez Elf, avait fait intervenir un commando musclé pour évacuer l'usine.

Et le recrutement, le 3 janvier 1983, de Thierry Lepaon, qui a bénéficié d'une rare et petite prime d'embauche (600 francs pour un salaire de 5 477,16 francs), serait l'un des derniers « coups » d'Alfred Sirven chez Moulinex. D'autant que le nouvel embauché voit son ancienneté prise en compte au 3 octobre 1982. Affichant un an de présence dans l'entreprise, il peut se présenter dès novembre 1983 aux élections professionnelles. Cette bienveillance patronale s'est prolongée : à l'usine de Cormelles, on se souvient des whiskies amicaux entre Thierry Lepaon et Pierre Blayau, P-DG de Moulinex de 1996 à 2000, dans les locaux de la CGT, et même du cadeau offert par le patron lors de la naissance de la fille du syndicaliste.

Quels rapports le cégétiste entretient-il avec sa base ? Lors de la négociation annuelle sur les salaires, il évoque « ses boeufs qui ne sont pas d'accord avec la direction ». Pour autant, il s'impose parmi le personnel. « Des syndiqués de base se pressaient pour garer sa voiture lorsqu'il arrivait », assure une ouvrière.

L'automobile constitue d'ailleurs un signe de pouvoir : devenu délégué central CGT, Thierry Lepaon se rend aux réunions parisiennes dans sa voiture alors conduite par un militant volontaire. Le syndicaliste, également adhérent du parti communiste, s'est rendu aux obsèques de Georges Marchais, ancien secrétaire général du PCF, en novembre 1997 en région parisienne, dans une voiture de location avec chauffeur. Des élus du comité d'entreprise de l'usine de Cormelles-le-Royal, qui avec prudence souhaitent conserver l'anonymat, assurent que ce même comité d'entreprise aurait réglé la location de la limousine.

« Thierry Lepaon a toujours rêvé d'être cadre sup. Il s'est trompé de syndicat : il était plus fait pour la CGC que la CGT », témoigne un ancien militant de Caen. Présidente d'une association d'anciens de Moulinex, Maguy Lalizel ajoute en 2012 au micro de France 3 Basse Normandie : « Thierry Lepaon, c'est comment je me fais voir, comment me placer. Avec une seule préoccupation : où sont mes propres intérêts ? Loin de l'intérêt collectif ».

Lire l’article du « Point »

 

             patron

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 12:25

 

Le Figaro : Le 2 décembre 2014


Après les affaires du bureau et de l’appartement on apprend maintenant que Thierry Lepaon a aussi demandé des indemnités de départ à la CGT.. pour rejoindre la CGT !


Les semaines se suivent et se ressemblent à la CGT… Après les affaires des travaux de rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon (130.000 euros, mobilier compris, pour 70 m² à Vincennes) et de son bureau (62.000 euros, frais d'études compris, pour 50 m² à Montreuil) révélés par le Canard enchainé, le secrétaire général de la première centrale syndicale de France est ébranlé par une nouvelle affaire qui fait tache. Et qui pourrait même lui être fatale ! « Ca va devenir compliqué », confirmait lundi soir l'un de ses proches...


D'après les informations de L'Express, le boss de la CGT aurait en effet bénéficié d'une rupture conventionnelle début 2013 juste avant d'être élu à la tête de la confédération, en lieu et place de Bernard Thibault. Le deal - confirmé par l'intéressé mais qui ne se rappelle plus du montant - aurait été passé avec son employeur du moment: la CGT Basse-Normandie. L'opération n'a certes rien d'illégal mais elle est choquante à trois titres.


Primo : l'employeur est, à quelques nuances juridiques près, le même et on peut donc s'interroger, légitimement, sur l'opportunité -autre que financière pour Thierry Lepaon- de conclure un tel contrat de rupture. Secundo, la CGT a toujours violemment combattu ce mode de séparation à l'amiable du contrat de travail apparu en 2008 et il est donc surprenant qu'elle y recourt pour l'un de ses plus hauts cadres.

 

 

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                                                     - Voyez, lui au moins il sait négocier !



Et tertio, elle arrive justement après les affaires de l'appartement et du bureau qui font beaucoup de vagues en interne, et en plein débat sur les retraites chapeau (les sujets n'ont rien à voir mais l'amalgame ne manquera pas d'être fait). Et ce, à deux jours des élections cruciales dans les trois fonctions publiques où la centrale de Montreuil pourrait laisser des plumes. Et donc son secrétaire général, qui serait tenu responsable d'un échec, voire d'un recul dans ces bastions historiques du syndicat, pourrait ne pas s'en relever...

             

Quoi qu'il en soit, avec ses nouvelles révélations, « la chasse à Lepaon » est ouverte en interne. L'objectif de ce que l'intéressé considère comme un complot contre lui et plus largement contre son organisation ? Non seulement l'empêcher de se représenter pour un second mandat en 2016 - il en a plusieurs fois émis le souhait, et encore très récemment - mais également le faire plier avant cette date. Dit autrement, le pousser à la démission le plus tôt possible, et donc dès 2015, voire avant la fin de l'année si possible. L'entourage du secrétaire général a d'ailleurs identifié ceux qui, dans la maison, seraient responsables de cette chasse à l'homme. A commencer par la Filpac, la fédération CGT des travailleurs du livre, qui sont tout sauf des enfants de choeur...

 

 

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Surtout que, comme l'avouait la semaine dernière l'un des dirigeants de la CGT avant la révélation sur la rupture conventionnelle dont a bénéficié Thierry Lepaon, « ce n'est pas fini, il y encore des choses qui vont sortir ». Conséquence, pour beaucoup, l'heure est aujourd'hui à tenter de colmater les brêches et limiter l'hémorragie. Le patron de la CGT, élu en mars 2013 par défaut, est sur la sellette et il faut dorénavant sauver le paquebot CGT. Et ce, même si le premier syndicat de France n'a pas la culture du putsch et n'a plus rien de révolutionnaire depuis longtemps.


Le coup de grâce pourrait tout à fait être apporté si la CGT obtient des résultats décevants jeudi lors des élections dans la fonction publique. Il y a certes peu de chances que la centrale de Montreuil perde sa première place (elle détient 25% des voix, six points devant la CFDT) mais un recul, même petit, serait vécu en interne comme un camouflet terrible pour Thierry Lepaon. Et une preuve supplémentaire qu'il doit partir.


Car, contrairement à ce qu'il a affirmé il y a 15 jours sur France Inter, les gens ne s'en foutent pas. « La formule était malheureuse, il n'aurait pas du s'exprimer comme cela », reconnait aujourd'hui l'un de ses proches. Pour preuve, cette scène rapportée lundi dans d'un homme qui s'est mis à hurler vendredi dans le hall de la confédération, traitant Thierry Lepaon de voleur et réclamant sa démission. Du jamais vu. Et aussi la rumeur qui court que certaines fédérations réfléchiraient à faire la grève des cotisations... Là encore, une première.


Bref, ça commence à sentir sacrément le roussi pour Thierry Lepaon, surtout si ses proches commencent à juger son sort presque scellé. Et vu la détermination que ses opposants mettent à le sortir de scène, le patron de la CGT va devoir s'accrocher et trouver, vraiment, les mots justes pour convaincre les adhérents et plus largement l'opinion qu'il doit rester...


Lire l’article du « Figaro »

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:44

   

L’Expansion : Le 1er décembre 2014

 

Avant d'accéder au poste de secrétaire général de la CGT en 2013, Thierry Lepaon a perçu des indemnités de départ de la part de la région CGT qui l'employait. Une rupture conventionnelle étonnante. 


Début 2013, Thierry Lepaon s'apprête à succéder à Bernard Thibault à la tête de la CGT. Il est encore secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie. Quelques semaines avant d'être intronisé au congrès de Toulouse, il négocie avec son employeur normand une rupture conventionnelle. Et touche, comme un salarié lambda poussé vers la sortie, des indemnités de départ. 

 

Interrogé par l'Express, Thierry Lepaon confirme l'existence de cette transaction, mais n'y voit rien d'anormal. « Je changeais d'employeur », se justifie-t-il. Pourtant, bien qu'autonomes, les deux maisons font bien partie de la galaxie CGT et plaider le changement d'employeur est assez audacieux. Quant au montant, il ne « s'en souvient plus », mais « ce n'était pas grand-chose puisqu'il n'avait que cinq ou six années d'ancienneté » dans la fonction.

 

Si la pratique n'a rien d'illégal, elle est pour le moins surprenante de la part d'un secrétaire général de la CGT. Une organisation qui n'a jamais caché tout le mal qu'elle pensait d'un dispositif créé en 2008, qu'elle juge trop favorable au patronat.  


Depuis la fin du mois d'octobre, les révélations sur le montant des travaux réalisés dans l'appartement et le bureau de Thierry Lepaon ont suscité d'importants remous à la CGT. 


Lire l’article de « l’Expansion »



 

                       Thierry Lepaon demande des indemnités de départ à la CGT pour rejoindre la CGT

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                                            - Rien dans les mains, tout dans la poche

 


                         

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:04

 

Le Parisien : Le 1er décembre 2014

 

Des syndicats posent désormais la question de sa démission quand d'autres appellent carrément à une grève des cotisations

 

Ambiance délétère à la CGT. Vendredi, dans les couloirs du siège de Montreuil (Seine-Saint-Denis), on ne parlait que de ça... « Un homme s'est mis à hurler dans le patio, insultant Thierry Lepaon, le traitant de voleur et réclamant son départ », rapporte un des témoins. « C'est du jamais-vu. »

D'autres évoquent à l'abri des regards les « 
courriers envoyés par les organisations de la centrale », qui arrivent au 7 e étage (celui de la direction) pour réclamer la tenue d'un comité central national (CCN) extraordinaire avec pour ordre du jour la démission de Lepaon.
Certains appellent aussi à une grève des cotisations... Les révélations sur le secrétaire général de la CGT -- les travaux de son appartement de fonction à 105 000 €, la rénovation du bureau à plus de 60 000 EUR -- ont sidéré une partie des troupes.


Pourtant, tout le monde se garde bien de le dire tout haut, par peur des représailles. Pour l'heure, la direction confédérale a réussi à empêcher toute contestation, mettant en avant la thèse du complot. Boule puante ou pas des anti-Lepaon, les arguments du numéro un ne semblent plus suffire à calmer les esprits. Les onéreux travaux du bureau, révélés par le Canard enchaîné, ne passent pas. « Cela traduit une telle insouciance », observe un responsable. Et la question commence à tourner dans les têtes des militants  : Lepaon ira-t-il à la fin de son mandat, prévu fin novembre 2016 ?

« La mauvaise passe », selon l'expression de son ancien leader Bernard Thibault, n'en finit donc pas de durer. La grogne s'amplifie chaque jour et reflète non plus un problème de ligne comme il y a quelques mois. Elle se polarise désormais sur la personne d'un Lepaon affaibli. Une lente descente aux enfers pour le successeur de Thibault, toujours en quête de légitimité après plus de vingt mois à la la tête de la CGT. D'autant que les résultats ne sont pas là après les mobilisations ratées des derniers mois.

Même constat dans les entreprises. Chez EDF, où elle était reine depuis des décennies, la CGT a essuyé un premier échec cuisant en 2013, perdant 4 points, avec 37,5 % des voix aux élections professionnelles. Chez Orange récemment, le syndicat a été détrôné par la CFDT. A quelques jours des élections professionnelles dans la fonction publique, son bastion, tout le monde guettera les résultats. « Si la CGT arrive avec moins de 25 % des voix, Lepaon aura du mal à rester », pronostique un expert des syndicats.

Vu de l'Elysée, trois scénarios sont sur la table : « Soit nous sommes à la veille d'une révolution de palais, soit la pression est telle que Lepaon démissionne, soit la CGT sauvegarde les apparences et rentre dans une période glaciaire... » Quoi qu'il en soit, si une nouvelle affaire venait à sortir, « ce serait un peu la dernière étape avant la sortie », prédit ce proche de François Hollande.

 

Lire l'article du « Parisien »


 

                                          Il y a le feu dans les couloirs de la CGT

 

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                                                            - Euh Thierry, là je crois ça sent le roussi !

 

 

 

 

 

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 18:14

 

La Gazette des communes : Le 28 novembre 2014

 

Les services publics strasbourgeois vont bientôt pédaler dans la choucroute

 

Des agents de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) ont fait grève ce vendredi 28 novembre à l'appel d'une intersyndicale, pour protester contre des réductions annoncées d'effectifs et un recours croissant à l'externalisation.

 

Quelques 15,2% des effectifs étaient en grève à la mi-journée selon la municipalité, tandis que plusieurs centaines d’agents (1.200 selon les syndicats) sur les quelques 8.000 que compte l'agglomération strasbourgeoise, se sont réunis en fin de matinée devant le centre administratif de la ville.

 

La restauration scolaire et les accueils périscolaires ont été annulés pour la journée dans la communauté urbaine, et certains établissements municipaux ont connu des perturbations (des piscines, haltes garderie et bibliothèques notamment). Un mouvement de grève touchait également vendredi la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), à l’appel aussi d’une intersyndicale, pour dénoncer la sous-traitance de certaines activités notamment de contrôle dans les transports publics.

 

La grève des agents de la Commune de Strasbourg intervient après des annonces de réduction de 10% des effectifs dans les prochaines années, par des non-remplacements de départs à la retraite. Les syndicats protestent également contre le recours croissant à l’externalisation, notamment pour des activités de nettoyage dans les écoles ou encore les piscines.

 

Lire l'article de la  « Gazette des Communes »


 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 18:27

 

Ouest-France : le 28 novembre 2014

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes veulent débrancher le wi-fi dans les bibliothèques, au titre du principe de précaution.

 

Dans une intervention, lundi soir en conseil municipal de Rennes, Laurent Hamon, élu EELV délégué aux technologies de l'information et de la communication, a évoqué « l'exposition toujours plus grande de la population aux ondes électromagnétiques ».

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes, « dans le souci de ne pas exclure les personnes électrohypersensibles des bibliothèques municipales et au titre du principe de précaution » souhaitent « qu'une réflexion émerge permettant de limiter l'exposition aux ondes en coupant de le wi-fi si besoin ».

 

Lire l’article de Ouest-France

 

Rennes. Faut-il couper le wi-fi dans les bibliothèques ?
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