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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:40

 

20 Minutes : le 21 octobre 2016

 

Après la mort d’un homme de 23 ans dès suite d'un malaise à la piscine Blomet (XVe) le 15 septembre dernier, des maîtres-nageurs parisiens dénoncent des failles dans la sécurité des piscines de la capitale…

 

C’est une mort qui a été « soigneusement » passée sous silence par la mairie de Paris, estime la CGT. Le décès remonte à plusieurs semaines à la piscine Blomet (XVe) à Paris. Un homme de 23 ans a été découvert sous l’eau, inanimé, par les maîtres-nageurs, précise une note du centre de veille opérationnelle de la ville de Paris que 20 Minutes s'est procurée. Après les premiers secours sur place, le nageur a été transporté inconscient à l’hôpital, où il a trouvé la mort le lendemain.

 

Cette noyade n’est malheureusement pas si rare. Elie Vignac, chercheur à l’université de Lyon 1 au laboratoire sur les vulnérabilités et l’innovation dans le sport, évalue à 22 le nombre de noyades mortelles dans les piscines publiques en France chaque année en France et à 160 le nombre de cas a priori non-mortels. Mais pour que l’accident à Blomet ne reste pas sans conséquences, la CGT Cadres et techniciens parisiens, qui représente les maîtres-nageurs, lance une pétition auprès des usagers pour une « meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ».

 

Leur première revendication se nomme Poséidon. Ce système d’aide à la prévention des noyades, inventé par une entreprise de Boulogne-Billancourt, équipe aujourd’hui 240 piscines dans le monde. Dont huit des 38 piscines municipales à Paris. « La première, c’était celle d’Auteuil (XVIe) en 1999, explique Thierry Boeglin, directeur de Poséidon. Ont suivi Aspirant-Dunant (XIVe), Alfred-Nakache (XXe), Bertrand-Dauvin (XVIIIe), Jean-Taris (Ve), Catherine-Lagatu (Xe), et Jean-Boiteux (XIIe). Mais aussi Keller et Pailleron, deux piscines dont la gestion est confiée à une entreprise privée ».

 

Poséidon consiste en un système de caméras sous-marines et/ou à l’extérieur du bassin auquel sont associés des algorithmes mathématiques qui alertent les maîtres-nageurs, dès les premières secondes, lorsqu’un nageur se comporte potentiellement comme un noyé. « C’est-à-dire qu’il est plus ou moins immobile, sans trajectoire, au fond du bassin depuis au moins dix secondes », précise Thierry Boeglin.

 

 

La mort d'un nageur de 23 ans relance la question de la sécurité dans les piscines parisiennes

 

Poséidon a déjà fait plusieurs fois ses preuves. Comme à Saint-Germain-en-Laye. « A ce jour, aucune des piscines que nous équipons n’a connu de noyades mortelles, indique Thierry Boeglin. Nous avons à l’inverse permis d’éviter 33 noyades ». Le directeur de Poséidon se garde toutefois bien de dire que la noyade à Blomet aurait été évitée si la piscine avait été équipée de son système. « Dans le domaine de sécurité, il n’existe aucune technologie infaillible », rappelle-t-il.

 

De leur côté, les maîtres-nageurs à l’origine de la pétition demandent l’extension du système Poséidon à toutes les piscines parisiennes. Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ? Le coût du système, 100.000 euros, est peut-être l’une des raisons. Son installation nécessite de fermer les bassins entre huit et quinze jours. « A Paris, le choix a été fait d’installer le système dans les piscines lorsqu’elles font l’objet de travaux et en priorité dans les bassins profonds », indique Thierry Boeglin.

 

Pour le chercheur Elie Vignac, toutefois, déployer Poséidon dans toutes les piscines parisiennes ne résoudra pas tout. « C’est une réponse intéressante et innovante qui permet de limiter le risque de noyade », estime-t-il. Le professeur à l’université de Lyon, Poitiers et Caen a analysé les dispositifs de surveillance dans 108 piscines publiques françaises pendant 54 heures d’observation au total. « La surveillance constante, telle qu’elle est exigée par les textes réglementaires, représente seulement 49 % du temps sur lequel les observations ont été réalisées, indique-t-il. La surveillance est inadaptée 33 % du temps alors qu’elle est absente 18 % du temps ».

 

En cause : des conditions de travail difficiles (chaleur, bruit, affluence) mais aussi des organisations de travail qui peuvent être inadéquates. « Il est parfois demandé aux maîtres-nageurs d’assurer des missions annexes sur leur période de surveillance, note Elie Vignac. Louer du matériel, accueillir et renseigner des clients, assurer des soins… ».

 

Est-ce le cas à Paris ? Sur son blog, la CGT parle en tout cas d’un manque d’effectifs dans certaines piscines de la capitale. C’est d’ailleurs leur deuxième revendication : faire « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée » et recruter des maîtres-nageurs en conséquence.

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

La mort d'un nageur de 23 ans relance la question de la sécurité dans les piscines parisiennes
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 14:25

 

Capital : le 11 octobre 2016

 

La direction de la Bibliothèque Nationale de France précise toutefois que la commande a été passée par l’ancien président, Bruno Racine et non l’actuelle occupante du poste, Laurence Engel

 

Les membres du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale de France ont bien de la chance. La direction de l’établissement a sorti le chéquier pour remplacer la table et les trente chaises de la salle où ils se réunissent. Montant de la bagatelle commandée auprès du magasin de design parisien, Silvera : 57 000 euros, dont près de 18 000 euros, rien que pour la table.

 

Cette dépense a fait bondir la CGT maison. Le syndicat dénonce l'importance des frais engagés alors que la BnF impose des coupes budgétaires drastiques à ses troupes (lire ici). Contactée, la direction confirme l'investissement, en précisant qu’il fallait remplacer un mobilier vieux de vingt ans, conçu par l’artiste Richard Peduzzi. Sa restauration aurait été trop coûteuse vu son état.

 

La direction précise aussi que la commande a été passée par l’ancien président de la BNF, Bruno Racine et non l’actuelle occupante du poste, Laurence Engel, nommée en avril dernier. Que n’aurait-on dit dans le cas contraire ! A la ville, cette dernière est en effet la compagne d’Aqulino Morelle, l’ex-conseiller de François Hollande, épinglé en 2014 pour ses frais de cireur de chaussures de luxe à l’Elysée...

 

Lire l'article de Capital

 

 

 

BNF : Laurence Engel (à gauche) meublée pour l'hiver par Bruno Racine (le petit au mileu des autres)

Alors qu'elle impose la diète à ses troupes, la BnF dépense une fortune pour la salle de réunion de son conseil d’administration

- Ma chère Laurence, pour fêter ton arrivée, j'crois que notre petit Bruno a été chiner un petit quelque chose

                 - Bah, je lui fais confiance, je sais que ça toujours été un homme de goût

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:39

 

20 Minutes : le 3 octobre 2016

 

La mairie souhaite ouvrir six bibliothèques le dimanche d’ici 2019, en commençant par Hélène-Berr (XIIe) dès janvier. Mais les syndicats s'y opposent et se disent prêts à une grève comme celle qui avait paralysé les piscines parisiennes pendant un an…

 

« Si besoin, nous ferons comme pour les piscines », prévient Bertrand Piéri, de la CGT Culture à la ville de Paris. Le syndicaliste fait référence à la grève menée à partir de février 2014 par des agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS). Ils demandaient une revalorisation de leur prime dominicale et, pour se faire entendre, et avaient fermé, pendant plus d’un an, de nombreux équipements sportifs et piscine dans la capitale les dimanches.

 

Cette fois-ci, le conflit social se déplace à la médiathèque Hélène-Berr, rue Picpus (XIIe). Et tourne toujours autour de l’ouverture dominicale. Cinq bibliothèques de la capitale sont d’ores et déjà ouvertes le dimanche. La ville de Paris souhaite en rajouter six autres d’ici 2019. Et ça commencerait avec Hélène-Berr dès janvier 2017 qui ouvrirait de 13h à 18h.

 

Les négociations entre la mairie et les représentants syndicaux ont démarré mi-avril. « Autant vous dire que ça ne se passe pas très bien, résume Bertrand Piéri, opposé à cette ouverture dominicale. Depuis juin, d’ailleurs, nous ne discutons plus beaucoup, chacun campe sur ses positions ». Voilà qui ne laisse rien présager de bon à la réunion du comité technique, prévue ce mardi. C’est l’ultime étape avant la présentation du projet devant le conseil municipal de novembre. « L’idée sera d’acter devant les représentants du personnel ce projet d’ouverture et les aménagements des conditions de travail qui en découlent », indique un collaborateur de Bruno Julliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de la culture.

 

Dans son plan, la mairie promet aux 32 agents de la médiathèque Hélène-Berr qu’ils ne travailleront pas plus d’un week-end toutes les cinq semaines et leur assure une prime de 100 euros brut pour un dimanche travaillé ainsi qu’une journée de repos dans la semaine qui suit. « Cela s’accompagnera aussi d’un renforcement de l’effectif, poursuit le collaborateur de Bruno Julliard. Un agent titulaire sera recruté, mais aussi des contractuels étudiants pour l’équivalent de trois temps-plein supplémentaires ».

 

 

  Travail du dimanche :Bruno Julliard va devoir composer avec les personnels et les syndicats

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

                                  - Grrr, me faire ça à moi, un ancien révolutionaire étudiant...

 

 

C’est sur ce point que ça coince avec les syndicats. « Hélène-Berr est ouverte sur cinq étages et comprend quatorze postes "services publics", c’est-à-dire en contact avec le public, explique Bertrand Piéri. La mairie considère qu’il n’y aura besoin que de 14 personnes le dimanche pour faire fonctionner la médiathèque. Sept agents titulaires et sept étudiants. Mais ça ne marche pas comme ça. Pour qu’il y ait bien 14 personnes en poste, il en faut qu’il y en ait une vingtaine d’agents en tout présent. Pour faire le travail interne, répondre aux commandes et même permettre à chacun de faire une pause ».

 

Bertrand Piéri propose alors, pour chaque dimanche, dix agents titulaires et autant d’étudiants. « Ce qui nécessiterait d’embaucher dix agents supplémentaires dans cette médiathèque pour respecter le principe d’un dimanche travaillé toutes les cinq semaines », rappelle le syndicaliste. A la mairie de Paris, on s’étrangle. « Dix agents, c’est farfelu, réagit-on dans l’équipe de Bruno Julliard. Comment on occuperait ces agents le reste de la semaine ? Hélène-Berr n’a pas la place pour accueillir tout ce monde ».

 

La mairie de Paris précise alors que l’avis que rendra mardi le comité technique n’est que consultatif et que la délibération sera soumise quoiqu’il arrive au vote du prochain conseil de Paris en novembre. Mais c’est prendre le risque de se confronter à un conflit social en janvier. Et de froisser un peu plus les élus communistes et Front de gauche du conseil de Paris.  Comme Bertrand Piéri, ils dénoncent un manque de moyens prévus par la ville et s’interrogent aussi sur la pertinence d’ouvrir Hélène-Berr le dimanche.

 

« A Paris, ce sont essentiellement les étudiants qui demandent l’ouverture dominicale des bibliothèques, observe Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe. Or l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle aura un tout nouveau campus à Nation, à deux pas de la rue Picpus en 2019. Avec une bibliothèque universitaire de 5.000 places..ouvertes le dimanche ».

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

          Travail du dimanche : ça ne se passe pas comme prévu pour la mairie de Paris

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

               - Myriam, t'aurais pas un conseil à donner à Bruno pour passer en force ?

                             - Heu Anne, tu sais moi c'était Manu qui m'avait obligé

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:10

 

Le Parisien: le 27 septembre 2016

 

« Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui fera grève à l’appel de la CGT

 

Alors que s’ouvre demain au Petit Palais (VIIIe) l’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », la CGT appelle les surveillants de ce musée de la Ville de Paris à faire grève ce mercredi. Sur la centaine d’agents d’accueil et de sécurité, près d'una quarantaine, selon la GGT, auraient l’intention de manifester leur mécontentement. « Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui dénonce pêle-mêle, « les heures supplémentaire qui ont été payées avec trois mois de retard et cette note interne qui réduit de quinze minutes le temps de pause du personnel qui n’aura désormais plus droit pour déjeuner qu’à une heure quinze au lieu d’une heure trente ».

 

Au-delà du climat social, la CGT fait état de « la détérioration de plusieurs tableaux ». Et met en cause « la gouvernance du Petit Palais qui met en péril les œuvres exposées ». En ligne de mire, le directeur du musée, Christophe Leribault, en poste depuis trois ans et accusé d’avoir fait retirer les garde-corps, des cordons tendus entre deux plots permettant de maintenir à distance les visiteurs. Résultat : « les enfants mettent les mains sur les toiles. On ne compte plus les traces de doigts et même les rayures faites avec des clés sur les peintures », observe un surveillant. Cet agent signale que « le tableau « Les funérailles de Charles Le Bon » (1876), de Jan Van Beers, porte une rayure sur les yeux de l’un des personnages » (lire ici).

 

Tout en justifiant le retrait des dispositifs de mise à distance par « des raisons esthétiques », Christophe Leribault — qui assure « avoir vu des personnes se prendre les pieds dans ces barrières et chuter » — dément en bloc ces accusations. « La toile de Jan Van Beers n’a rien », affirme-t-il. Et constate : « les détériorations se produisent souvent lors du transport des œuvres qui sont prêtées pour telle ou telle exposition. Ainsi le tableau « Les saltimbanques » de Fernand Pelez est revenu du Canada avec un petit soulèvement de peinture de la taille d’un ongle, ce qui a nécessité l’intervention d’un restaurateur ». Ce lundi soir, la direction de Paris musées assurait dans un communiqué « qu’aucune dégradation d’œuvres n’est intervenue au sein du Petit Palais ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                            Crise sociale au musée du Petit-Palais

Paris : tensions sociales au Petit Palais
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:45

 

« Nous trouverons très facilement une solution à ce problème. » promet Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées

 

« Dernière provocation en date de la direction du Petit Palais : sucrer un quart d'heure de pause déjeuner. » C'est sous ce titre que la CGT a annoncé hier avoir déposé un préavis de grève pour le 28 septembre, jour de l'inauguration de l'exposition consacrée à Oscar Wilde (lire ici).

 

Depuis la fermeture de la cantine du Louvre, les agents doivent se rendre à celle de l'Hôtel de Ville, deux stations plus loin. Résultat : 15 minutes perdues, déplore le syndicat qui évoque aussi un « climat très lourd » et un « sous-effectif récurrent ». Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées, ne semble pas inquiète : « Nous trouverons très facilement une solution à ce problème ». Dans ce cas....

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Menacée d'une grève, la directrice de Paris-Musées aura-t-elle assez de temps pour boire un p'tit coup ?

Préavis de grève au musée du Petit-Palais pour protester contre la diminution de la pause déjeuner
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:59

 

Le Parisien : le 16 septembre 2016

 

« Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, on est très inquiets du retard pris par le projet » exhortent les élus du XIXème arrondissement

 

A quand le lancement de la très attendue grande médiathèque de la place des Fêtes (XIXe) qui figure dans le plan d’investissement de la mandature d’Anne Hidalgo ? La question taraude les riverains et elle a agité le conseil d’arrondissement mardi soir. A l’origine d’un voeu sur le sujet, le groupe écologiste et citoyen du XIXe ne cache pas son impatience. « Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, exhorte son président Dan Lert. On est très inquiets du retard pris par le projet.

 

Le hic, c’est que le futur équipement doit prendre place dans les locaux de l’ex-lycée hôtelier Jean-Quarré. Un lieu qui, après avoir été squatté par plusieurs centaines de migrants à l’été 2015, a été transformé en un centre d’hébergement d’urgence pour 140 réfugiés. Celui-ci devait être libéré l’an prochain mais le maire du XIXe annonce qu’il ne demandera pas son départ. « En responsabilité, dans le contexte actuel, avec la permanence de campements à Stalingrad, il serait irresponsable de réclamer la fermeture de 140 places d’hébergement », confie François Dagnaud.

 

Du coup, le maire défend un plan B : bâtir la médiathèque a proximité immédiate, en lieu et place d’un bâtiment annexe que n’utilise pas le centre d’accueil et qui est occupé de façon provisoire par un théâtre. « Cela permettrait de dégager des superficies de 2 500 m2 à 3 000 m2, tout à fait comparables à celles de l’ancien lycée », assure le maire. Cette option pourrait nécessiter une démolition reconstruction.

 

Dans ce cas, la médiathèque n’ouvrirait probablement qu’après 2020. « Il faudra que le projet soit très engagé avant la fin de la mandature, souligne Fançois Dagnaud. Le XIXe est le dernier grand arrondissement à ne pas avoir de médiathèque. C’est une anomalie à laquelle je ne me résigne pas ». « On n’est pas très rassuré par la nouvelle feuille de route, reconnaît Dan Lert. On ne se contentera pas d’une médiathèque au rabais. La place des Fêtes, c’est 17 000 habitants et énormément de jeunes ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Future médiathèque de la Place des Fêtes : François Dagnaud va-t-il se faire rouler dans la farine ?

Paris: la future médiathèque de la Place des Fêtes (XIXe) remise en question
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:32

 

Le Parisien : le 20 août 2016

 

Installé il y a dix-huit mois, l’appareil destiné à faciliter l’accès des personnes handicapées n’a jamais fonctionné correctement

 

« Je suis venue avec une personne de 98 ans en fauteuil roulant, mais impossible de descendre le fauteuil : ascenseur en panne depuis 3 ou 4 semaines », regrette une aide ménagère sur le registre des observations que la mairie de Paris tient à disposition de ses administrés. « Je désespère de pouvoir un jour me servir du simili-ascenseur », s’agace en écho une handicapée. Deux usagères qui partagent le même dépit face à une situation assez ubuesque : depuis l’inauguration il y a dix-huit mois de la bibliothèque municipale Glacière (XIIIe), après des travaux de mise en accessibilité, l’ascenseur extérieur n’a jamais vraiment fonctionné plus de 24 heures.

 

Le personnel lui-même avoue son incompréhension et sa lassitude, après maints et maints courriers à la Ville. « Ce truc est peut-être très bien pour un intérieur de maison, mais pour un espace public aussi fréquenté, il est simplement inadapté. De plus, il n’a pas de toit et souffre des intempéries », lâche une employée, expliquant, dans un sourire contrit, que les personnes en fauteuil ou bloquées par le petit escalier peuvent emprunter un chemin de contour et accéder par un portail… lui-même un peu grippé et coriace à l’ouverture.

 

« Le problème, c’est que les rares fois où l’appareil fonctionne, comme il est très lent, les gens s’énervent sur les boutons. Résultat, il se coince ! Il y a aussi les gamins qui s’en servent comme appareil de jeu, les gens qui urinent dedans. Il faut le changer », s’accordent les bibliothécaires.

 

Le syndicat CGT des affaires culturelles de la Ville de Paris a relayé l’affaire sur son blog via Internet. Le dossier est donc vite remonté en mairie (lire ici). La direction des services dit regretter d’avoir appris ces incidents via les réseaux sociaux. « On envoie pourtant des mails toutes les semaines », s’étonne un employé de Glacière. « Nous envoyons régulièrement des équipes de nettoyage, nous avons signalé l’inadaptation de l’appareil à cet usage public et demandé son changement », indique de son côté le cabinet de Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIIIe.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Bibliothèque Glacière : Jérome Coumet affirme avoir été alerté par les réseaux sociaux

Paris : le monte-escalier de la bibliothèque Glacière provoque une passe d'arme entre les personnels et le maire du XIIIe, Jérôme Coumet
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:22

 

Le Parisien : le 23 juillet 2016

 

Pour faire des économies, Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble (Isère) a annoncé la fermeture de trois bibliothèques, provoquant une levée de boucliers

 

Des manifestants qui frappent contre les vitres de la salle du conseil municipal pour clamer leur colère, un maire qui reporte les débats, des policiers mobilisés pour permettre la tenue du conseil... A Grenoble, Eric Piolle, premier maire écologiste d'une grande ville française, est confronté à l'épreuve du pouvoir.

 

L'annonce d'un « plan de sauvegarde des services publics » a mis le feu aux poudres. Ces mesures prévoient la fermeture de trois bibliothèques, dont deux dans des quartiers dits « sensibles », et la baisse des effectifs municipaux (une centaine sur 4 000). « On n'a pas voté pour ça ! », « Piolle, Valls, même combat ! » ont scandé les manifestants lors des deux derniers conseils municipaux. « La fermeture de la bibliothèque Prémol est inacceptable. Elle pénalise les enfants dans un quartier fragile. Cette décision est en contradiction avec les engagements de M. Piolle durant sa campagne », s'insurge Cécile Cenatiempo, présidente de l'union de quartier du Village olympique-Vigny-Musset.

 

Le maire, à la tête d'une coalition regroupant EELV (Europe Ecologie-les Verts), le Parti de gauche et des collectifs citoyens, rétorque qu'il n'avait pas le choix. « La baisse des dotations de l'Etat nous prive de 17 M€ entre 2013 et 2017. La municipalité précédente ( NDLR : le socialiste Michel Destot a géré la ville de 1995 à 2014) a laissé filer la masse salariale alors que la ville a déjà des impôts élevés et une dette lourde (1 687 €/habitant), se défend Eric Piolle. Il faut agir ». La fermeture de trois bibliothèques ? « Il faut savoir que la densité des bibliothèques à Grenoble est supérieure à celle d'autres grandes villes. » n'hésite pas à clamer le maire.

 

Gauche et droite grenobloises dénoncent la politique du maire écologiste. « M. Piolle met en place un plan de destruction massif du service public », estime le chef de file socialiste Jérôme Safar. Paul Bron (mouvement de gauche Go Citoyenneté) dénonce « un plan d'austérité décidé sans concertation avec la population », tandis que pour Matthieu Chamussy (les Républicains), « Eric Piolle met en œuvre la décroissance ». Ce dernier met en avant la nécessité de faire preuve de « courage politique ». « Nous sommes là pour faire émerger quelque chose de nouveau, même si les périodes de transition sont toujours difficiles » ose tout de même affirmer le maire de Grenoble. Une saillie (« faire émerger quelque chose de nouveau ») qui consiste donc pour Eric Piolle à fermer des bibliothèques.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                 Eric Piolle : un maire qui ferme trois bibliothèques

A Grenoble, le maire estime qu'il y a « trop de bibliothèques » dans sa ville

              - Ben quoi, j'applique le slogan marqué sur la vitrine de mon local de campagne !

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:30

 

Le Figaro : le 5 juillet 2016

 

Le Conseil de Paris a voté le 4 juillet, en fin de séance, la mise en place, en septembre, de la réforme des conservatoires de la ville, après deux ans d'expérimentations et de débats parfois houleux

 

Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo en charge de la culture, n'y va pas par quatre chemins: « Cette réforme est une priorité absolue, et je la considère comme la plus ambitieuse de mon mandat ». La réforme en question, c'est celle des conservatoires de la Ville de Paris. Entérinée le 4 juillet 2016 par le Conseil de Paris, elle se déploiera dès la rentrée 2016. Avec un objectif clairement affiché: « Satisfaire un maximum de demandes en augmentant de manière significative l'offre d'enseignement musical à Paris, avec le même soin de qualité et d'excellence que celui que l'on a toujours trouvé dans nos conservatoires... Tout en diversifiant le profil des élèves accueillis dans ces structures de formation », poursuit Julliard.

 

Concrètement, d'ici 2020, la Mairie de Paris vise la création de 3 800 nouvelles places pour les débutants, dont une large majorité (2 800) dans les conservatoires municipaux - le reste étant réparti entre les centres d'animation et les écoles associatives. Une augmentation qui portera l'offre d'enseignement musical pour les débutants à 8 400 places, soit près du double de l'offre actuelle. Cela passera entre autres par l'inauguration de nouveaux locaux pour certains conservatoires. Mais aussi et surtout la création de nouvelles filières, dont l'essentiel sera tourné vers les pratiques collectives (chant choral, orchestre, brass bands...) Pour ce qui est de la diversification, un parcours de sensibilisation musicale sera proposé dès septembre à un grand nombre d'élèves de CP, « et sera élargi dès la rentrée 2017 à l'ensemble des classes de CP des écoles municipales, soit quelque 17 000 enfants », précise Julliard.

 

Fruit de deux années de débats et d'essais (au total, 62 expérimentations ont été menées dans les conservatoires et les écoles de Paris depuis 2014), cette réforme n'aura pas manqué de susciter de vives polémiques dans le milieu musical français. La dernière en date concerne la création de ces nouvelles filières consacrées à la pratique collective. De nombreux professeurs et parents d'élèves ont en effet exprimé leur crainte face à une éventuelle diminution, voire la disparition des cours individuels au profit des cours collectifs, comme cela s'est fait suite à la récente réforme des centres d'animation de la Ville de Paris.

 

Polémique ravivée par la récente révélation d'un rapport de l'inspection générale de la ville sur les risques d'infraction sexuelle sur les mineurs, daté de 2015 et qui pointait du doigt les cours individuels au conservatoire comme « porteurs de risque de dérapages importants qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maître et élève ». Une inquiétude que Bruno Julliard tient à dissiper. « Ce rapport n'avait rien à voir avec notre projet de réforme. Quant aux nouvelles filières que nous proposerons au conservatoire, elles viendront s'ajouter à l'offre existante, et aux cours individuels déjà en place ».

 

Il n'y aura donc pas de diminution des cours individuels au profit des collectifs. D'ailleurs, la réforme, mise en œuvre progressivement et qui, du propre aveu de Julliard, coûtera d'ici 2020 plusieurs millions d'euros, ne prévoit pas de redéploiement, mais au contraire la création de cinq nouveaux postes dans les conservatoires et un au sein de la Direction des Affaires Culturelles, et surtout le financement de près de 40 000 heures supplémentaires dédiées à ces offres complémentaires, entre la rentrée 2016 et l'été 2018. Bruno Julliard espère ainsi renverser la tendance actuelle en créant une offre supérieure à la demande. « Mon rêve serait qu'en 2020 on puisse abolir le tirage au sort pour l'entrée dans les conservatoires municipaux ». Un tirage au sort qu'il avait fait mettre en place dès la rentrée 2015 pour plus d'équité... Non sans s'attirer les foudres de nombreux parents.

 

Lire l’article du Figaro

 

 

 

          Bruno Julliard espère créer une offre supérieure à la demande dans les conservatoires

À Paris, les conservatoires joueront leur nouvelle partition à la rentrée

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                        - Mais attention, tout en diversifiant le profil des élèves qui seront accueillis !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:19

 

Le Courrier de Genève : le 2 juillet 2016

 

« Cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies » rétorque toutefois la mairie

 

Les musées sont ouverts le dimanche. Pourquoi pas les bibliothèques municipales ? C'est le souhait du PDC (Parti Démocrate Chrétien) de la Ville de Genève. Dans une motion déposée mardi au Conseil municipal, il demande à l'exécutif d'étudier l'opportunité d'étendre l'horaire des bibliothèques ou de certaines d'entre elles ce jour-là. Charge à lui d'évaluer les implications financières et en personnel, en envisageant notamment d'engager des étudiants pour le travail dominical. Le PDC souhaite aussi qu'une expérience pilote de plusieurs mois soit menée à la bibliothèque de la Cité. Le Département de la culture et des sports n'a pas attendu cette motion pour réfléchir à la question.

 

Auteure du texte, Alia Chaker Mangeat estime que les horaires actuels restreignent l'accès de ces lieux de culture pour les familles dont les parents travaillent à plein temps. Avec le mercredi matin d'école, les possibilités d'y aller se sont encore réduites. « En fin de journée, c'est compliqué, idem le samedi, entre les courses et les activités sportives des enfants ». Ouvrir le dimanche permettrait donc de favoriser l'accès à la culture pour tous. « Aller à la bibliothèque, c'est une promenade culturelle gratuite, une alternative aux offres de loisirs commerciales ».

 

Sa demande s'appuie sur la forte fréquentation des usagers, puisque 100 000 personnes ont une carte de bibliothèque et qu'en 2015, on dénombrait plus d'un million de prêts. Par ailleurs, des expériences positives d'ouverture sept jours sur sept existent, notamment à Copenhague ou encore à Bâle-Campagne. Encourager le travail du dimanche ? « Je suis contre l'ouverture dominicale des magasins. Mais là, il s'agit d'une offre culturelle, comme celle proposée par les musées ». Mme Chaker Mangeat imagine que des étudiants ou des stagiaires pourraient se charger de ce jour.

 

Elargir les horaires ? Encore faut-il savoir s'il y a une demande. Chef de la Culture et des Sports, Sami Kanaan annonce qu'une vaste enquête auprès de la population sera lancée à la rentrée pour mieux comprendre comment les bibliothèques sont utilisées. La question d'une adaptation des horaires sera posée: ouvrir plus tôt ? Plus tard ? Le dimanche ? En outre, le département cherche à savoir vers quels types d'offres le public souhaite voir les bibliothèques évoluer. Sur le principe, le magistrat n'est pas opposé à ouvrir le dernier jour de la semaine: « Sinon, je fermerais les musées et les centres sportifs ». Cependant, « cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies ».

 

Valérie Buchs, du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, estime aussi que le PDC promet de « raser gratis ». Surtout, elle brandit une pétition datant du printemps 2015 dans laquelle le personnel des bibliothèques s'opposait catégoriquement à une ouverture dominicale, une idée qui avait été évoquée par les autorités dans la presse. Confronté à la réouverture « précipitée » de la bibliothèque de la Cité et à diverses réorganisations, le personnel se disait déjà en sous-effectif. Selon Mme Buchs, « le manque de moyens, notamment humains, est toujours une réalité ».

 

Lire l’article du Courrier de Genève

 

 

                          Ouverture du dimanche : le PDC de Genève se lâche....

A Genève, le Parti Démocrate Chrétien (PDC) veut des bibliothèques ouvertes le dimanche
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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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