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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:32

 

Livre Hebdo : le 14 mars 2014

 

Les candidats sont même venus à la rencontre des manifestants qui dénoncent le manque de moyens dont souffrent les bibliothécaires municipales.

 

L’objectif de l’intersyndicale était d’interpeller les candidats aux élections municipales. De ce point de vue, ce fut réussit. La CGT se dit même « satisfaite » de les avoir vus : Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), venue en personne, accompagnée de son conseiller culture Eric Garandeau, le Parti de Gauche, représenté par Anne-Emmanuelle Kervella et Bruno Julliard, adjoint à la culture de Bertrand Delanoë et porte-parole d’Anne Hidalgo (PS), rejoint par Régine Hatchondo, directrice des Affaires culturelles de la Ville de Paris, ont répondu à l'invitation.

 

Sifflets, drapeaux, … L’ambiance était bon enfant, même si les chefs de file syndicaux ont exprimé ouvertement leur « colère ». Pour eux, les bibliothèques sont en danger avec, comme motifs d’inquiétude les 80 postes qui restent vacants dont 50 qui vont être définitivement supprimés et la dégradation du service (réduction des horaires d’ouverture, fermeture d’établissements, menaces sur des petites bibliothèques, disparition des discothèques).

 

Dans le tract qu’ils veulent distribuer aux usagers des bibliothèques ce samedi 15 mars, on peut lire « Les deux principales candidates aux élections municipales vous promettent une augmentation des services aux parisiens mais avec quels moyens financiers et humains ? En réalité, les personnels diminuent et les budgets sont en baisse constante ».


 

                 manif greve bibliotheque paris mars2014

                                                          La cour de l'Hôtel d'Albret


 

Christine Diez, conservatrice à la bibliothèque de Paris, s’alarme du manque de budget pour la conservation et de l’absence d’anticipation pour la gestion du personnel « Il faut du temps pour qu’une personne soit qualifiée. On ne peut pas remplacer un départ à la retraite par une simple nouvelle embauche. Cela nécessite une transmission de savoirs ».  Les compétences sont au cœur du malaise dans cette profession, qui voit ses métiers évoluer avec l’arrivée d’automates, d’ordinateurs, de liseuses…

 

Les syndicats demandent à ce que les bibliothécaires travaillent normalement. « Les moyens n’existent pas. Dans les conditions actuelles, on ne peut pas ouvrir le dimanche ». Or, les propositions de Nathalie Kosciusko-Morizet et d’Anne Hidalgo ne les rassurent pas. « Elles représentent une « caste » sociale, dont les envies entraînent une contrainte sociale comme ouvrir le soir ou le dimanche »

 

Pourtant, si les propositions de « NKM » et de Hidalgo semblent similaires – élargissement des horaires notamment – les deux candidates ont une approche radicalement différente pour atteindre leurs objectifs. Pour la candidate de l’UMP, qui a écouté attentivement les revendications, il faut davantage d’agents de proximité et offrir des services publics à la base. Les budgets, selon elle, ont enflé, parce qu’il y a trop de chefs et la pyramide des âges accentuent cette tendance. Face aux bibliothécaires, elle ne s’engage pas à créer des postes. « 14 000 emplois créés depuis 13 ans ont-ils amélioré le service rendu au public ? » demande-t-elle.  Elle privilégie une réforme de l’administration locale. Certains syndicalistes s’accordent à dire qu’elle énonce « des choses justes sur le gonflement des effectifs ».


 

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                                                        - Il y a trop de chef dans cette pyramide !

 


Anne-Emmanuelle Kervella, mandatée par le Parti de Gauche,  refuse de toucher à l’emploi. « Les deux candidates veulent une culture sponsorisée, « bling bling ». Pour elles, il y a les petites et les grandes bibliothèques. Il n’y a pas de petites bibliothèques. Certaines ont même des fonds uniques dans certains domaines, ce qui les rend précieuses. Mais ce sont toujours les « grandes » qui bénéficient de l’action culturelle la plus attrayante : forcément, la fréquentation augmente dans ces établissements. Les « petites » n’ont pas cette chance. Il y a une inégalité flagrante entre les territoires ». Selon elle, aucune bibliothèque n’aurait du fermer pour cause de baisse de la fréquentation. Elle reprend aussi une demande des syndicats : offrir le prêt gratuit à tous les médias (DVD, CD…) pour que la culture soit accessible à tous, et éviter aussi la disparition de fonds pour ces supports.

 

La Mairie se flatte pourtant de sa politique culturelle : 10 nouvelles bibliothèques ouvertes, principalement dans des quartiers où la démographie a fortement progressé, 8 millions d’usagers par an, 14,4 millions de prêts… Bruno Julliard le reconnaît : « le redéploiement des effectifs a atteint ses limites. » Mais il est aussi persuadé qu’il y a « une attente pour une ouverture dominicale des services publics. » Il promet « qu’il y aura des moyens supplémentaires.  Toute ouverture de bibliothèques ou toute extension des horaires doit s’accompagner de créations d’emplois ». L’adjoint précise qu’il n’est pas favorable à l’ouverture en soirée. « L’ouverture le dimanche, ça marche. Mais le soir, la fréquentation n’est pas suffisante ». Sur ce point les syndicats sont d’accord, mais préconisent plutôt une ouverture le lundi qu’une généralisation de l’ouverture dominicale. 


 

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                                             Bruno Julliard cerné par les bibliothécaires


 

Alors que les bibliothécaires commencent à partir de la cour pavée de l’Hôtel d’Albret, Régine Hatchondo, qui a rencontré les syndicats il y a trois jours, tente d’arrondir les angles. La transformation des bibliothèques exige en effet de nouveaux métiers. « Il faut réfléchir à un rééquilibrage en fonction de chaque bibliothèque, de leurs flux, et ce, sans perdre de qualité de service. »  Elle revendique cette politique de cas par cas en fonction des établissements et des besoins des parisiens. Les critères sont variés : nombre de prêts, fréquentation globale, nombre de livres traités. Mais la machine s’enraye dès qu’il y a un congé maladie ou un employé en vacances. « Ils peuvent encore tirer sur les cordes » expliquent les syndicats, mais « on arrive au maximum et le risque est d’avoir des créations de postes précaires ou d’emplois d’avenir ».

                                                 

Pour Régine Hatchondo, tout passera par le dialogue social. « La bibliothèque est le plus bel outil pour la démocratisation culturelle » plaide-t-elle.

 

D’ici là, l’intersyndicale veut sensibiliser les usagers et songe à d’autres actions avant le premier tour des élections. Pas sûr en revanche, qu’ils se manifestent entre les deux tours. Ils ont juste demandé aux bibliothécaires présents de se tenir « prêts à avoir des dimanches de libre ! »

 

Mais tout le monde s’accorde sur un point : les 50 postes demandés ne seront pas pourvus avant le 2e tour des élections municipales. La bataille ne fait que commencer.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »


 

 

                                          Bibliothèques: la bataille va continuer après les municipales

 

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                                               - Maintenant Anne, à toi les emmerdes !

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:22

 

Le Parisien : Le 13 mars 2014

 

Les représentants des personnels dressent un état des lieux alarmant

 

L'ensemble des syndicats des bibliothèques de la Ville de Paris (CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UNSA, UCP) appelle à la grève et à un rassemblement des personnels aujourd'hui de 10 heures à 12 heures devant la direction des affaires culturelles, rue des Francs-Bourgeois (IVe).

 

Estimant qu’ « il n’est pas possible de faire plus en étant de moins en moins nombreux et avec de moins en moins de moyens », les syndicats exigent la création de cinquante postes afin de « compenser les suppressions déjà réalisées ».

 

Les représentants des personnels dressent un état des lieux alarmant de la situation des bibliothèques parisiennes.

 

Lire l’article du « Parisien »



 

                                                   Bibliothèque: A Paris, l'état des lieux est alarmant

 

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                                                                -  Et en plus le jeu est pas terrible !

 

 

 

 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 12:24

 

Métro : Le 12 mars 2014

 

Les bibliothécaires de la Ville de Paris seront en grève jeudi 13 mars et samedi 15 mars. Ils protestent notamment contre les suppressions de postes et les conséquences pour les usagers.

 

Des horaires réduits, des discothèques fermées, des postes supprimés… Rien ne va plus dans les bibliothèques parisiennes à en croire la CGT-Culture. Pour protester contre les mesures d'économie de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA annoncent cette semaine deux journées de grève.

 

Jeudi 13 mars d'abord, les bibliothécaires manifesteront à 10 heures dans la cour de l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris situé en plein cœur du marais. Deux jours plus tard, samedi, 15 mars ensuite, partir de 13 heures, les bibliothécaires quitteront leur poste de travail pour distribuer une lettre aux usagers expliquant leur différend avec la Ville.

 

Effectifs insuffisants  Ainsi, selon la CGT, il y aurait « actuellement 80 postes vacants dans les bibliothèques municipales parisiennes, dont 50 vont être définitivement supprimés ». « Nous sommes environ un millier de bibliothécaires, 50 postes supprimés, c'est beaucoup. C'est l'équivalent de quatre petites bibliothèques de quartier, précise Bertrand Pieri, de la CGT culture. L'incidence directe de ces suppressions est la réduction des horaires d'ouverture, comme à Clignancourt (18e), Europe (8e), ou Brochant (17e) où les bibliothèques sont désormais plusieurs matinées par semaine ou encore la fermeture de discothèques comme celle de Glacière, Europe et bientôt Italie ». La CGT rappelle en outre que plusieurs bibliothèques ont déjà fermé comme celles de Sully Morland (4e), L'Ile Saint-Louis (4e) ou La Fontaine (1er) et ajoute que celles de Château d'eau (10e) et du Louvre (1er) seraient menacées.



                                                  Paris: Quelle bibliothèque de quartier va bientôt fermer ?

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                                 - On s'en fout, on va créer un poste d'adjoint à la nuit !


 

« Les deux favorites pour les municipales dans la capitale, NKM et Hidalgo, ont évoqué une extension des horaires le soir et le dimanche. Nous ne sommes pas forcément contre, s'il y a des primes et qu'il y a une demande. Mais comment, alors que l'heure est aux économies, la prochaine maire va financer tout cela ? Comment les bibliothèques peuvent-elles ouvrir plus avec des personnels en moins ? » s'interrogent les syndicats qui attendent des réponses concrètes des candidates avant le premier tour des élections.

 

Un scrutin important  Contactée par téléphone sur ce mouvement annoncé, la Ville de Paris s'est refusé à parler de suppression de postes préférant les mots de « redéploiement d'effectifs ». « Des postes vacants de fait ne sont pas des postes supprimés, indiquait-on à la mairie de Paris ce mardi. Aujourd'hui, il n'y a pas de postes en moins. Après les élections, on ne peut pas prédire de ce qu'il va se passer ». 

 

Pour les personnels de la Ville de Paris, bibliothécaires et autres, le calendrier électoral est en effet important. Pour eux c'est sûr, leur avenir est d'ores et déjà aux mains du successeur de Bertrand Delanoë. 

 

Lire l’article de « Métro »      



 

                      Des postes vacants ne sont pas des postes supprimés déclare la mairie de Paris


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                                                           - Et c'est à ça qu'on me reconnait !

                                    


  

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:27

 

France 3 Ile-de-France : Le 7 mars 2014

 

L'appel à la grève vise à interpeller les candidats à la mairie de Paris et à les forcer à détailler leur programme concernant les bibliothèques municipales. 

 

L'Association des bibliothécaires de France a lancé un appel aux candidats au municipales via une lettre ouverte les invitant à « intégrer la bibliothèque municipale ou intercommunale dans leur profession de foi et à en faire un élément de leur politique.»

 

A Paris, cet appel se double d'une mobilisation. Réunis en intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA, SUPAP, UCP, CFTC), les personnels des bibliothèques annoncent qu'ils seront en grève le 13 mars prochain, soit dix jours avant le premier tour des élections municipales. Un mouvement qui a pour but de réclamer « les effectifs nécessaires au bon fonctionnement des établissements » mais aussi de pousser les candidats à « préciser leurs intentions sur l’avenir des bibliothèques parisiennes » explique sur son blog la section CGT Culture de la ville de Paris. 

 

Un rassemblement est prévu ce jour-là à 10 heures à l'Hôtel d'Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles.

 

Lire l’article de « France 3 Ile-de-France  »

 

 

             
                      Vont-elles préciser leurs intentions sur l'avenir des bibliothèques parisiennes ?


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                                                                              - Vas-y Nathalie

                                                       - Non Anne, toi d'abord !


 

 

 

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 15:56

 

Le Parisien : Le 10 mars 2014

 

Selon les syndicats, il y aurait dans les bibliothèques quatre vingt postes vacants, dont cinquante vont êtres définitivement supprimés.

 

Une intersyndicale appelle à la grève dans les bibliothèques municipales parisiennes jeudi puis samedi pour dénoncer la baisse constante des budgets et des effectifs.

 

Selon les organisations syndicales, il y aurait dans les bibliothèques quatre vingt postes vacants, dont cinquante vont êtres définitivement supprimés.

 

Conséquence : des établissements ont dû réduire leurs horaires d’ouverture, des sections discothèques disparaissent et des bibliothèques ont déjà fermé ou sont menacées de l’être.

 

Lire l’article du « Parisien »


 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:18

 

ActuaLitté : Le 7 mars 2014

 

Un appel à destination des candidats aux municipales

 

A l'approche du premier tour des élections municipales, via une lettre ouverte, l'Association des bibliothécaires de France a proposé son aide aux candidats parisiens, et ce, pour inscrire bibliothèques et médiathèques à leurs programmes politiques.

 

En marge de cette initiative, une intersyndicale, comprenant la CGT Culture de la Ville de Paris, a lancé un appel à la grève dans ces établissements les 13 et 15 mars prochains. Les professionnels qui en sont à l'origine réclament aux candidats davantage de précisions sur la question des services de prêt.

 

L'Association des Bibliothécaires de France entend bien rappeler aux candidats que « la bibliothèque est une affaire publique ». Elle attend en conséquence qu'ils inscrivent le sujet dans leur profession de foi en s'inspirant de son propre manifeste. Évoquant le contexte sociétal actuel et sa période de crise, la réforme scolaire et ses conséquences en termes d'aménagements au sein des divers services de prêt, l'ABF soutient avoir des solutions à proposer.

 

La lettre ouverte cite au rang des préoccupations du moment « l'élargissement des horaires d'ouverture, les restrictions budgétaires, la pluralité de l'offre de ressources et de services en bibliothèque, l'accès au savoir ainsi que l'accessibilité physique et numérique de la bibliothèque, notamment pour les personnes souffrant de handicap ou empêchées pour diverses raisons de se rendre sur place ».


 

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En date du 24 février 2014, le courrier vient d'être repris par les personnels de la Direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris, « travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux », mais également militant au sein de la CGT Culture de la Ville de Paris.

 

Sur le blog de l'organisation syndicale, le mouvement de grève est annoncé pour le jeudi 13 mars 2014, à 10 heures dans la cour de l'Hôtel d'Albret, siège de la DAC de la Ville de Paris. Les agents des bibliothèques y seraient appelés à manifester par tous les syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) pour réclamer « l'embauche de personnel pour faire fonctionner les établissements parisiens, cinquante postes étant actuellement vacants ».

 

Et puis on remet ça le 15 mars, tandis que les bibliothécaires seront de nouveaux appelés à faire grève à partir de 14 heures. Le mouvement se traduira par la diffusion d'une lettre à l'attention des usagers des services de prêt, et mobiliser l'attention des candidats aux élections, dont les deux tours sont programmés les 23 et 30 mars prochains.


Lire l’article de « ActuaLitté »

 



                             Paris: les deux candidates vont devoir préciser leur programme pour les bibliothèques

 

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                                   - Non Nathalie, faut pas allez par là, c'est vers l'Hôtel d'Albret

                                                      - T'inquiètes Anne, je te suis !

 

 

 

 

 

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 18:04

 

Livre Hebdo : Le 6 mars 2014

 

Les employés des bibliothèques municipales iront manifester le 13 mars contre la politique de la mairie de Paris.

 

La grogne monte chez les syndicats des bibliothèques de la ville de Paris. Alors que les élections municipales approchent, dans une lettre ouverte publiée mardi sur le blog de la CGT culture, nous apprenons que sept syndicats appellent les bibliothécaires à se mettre en grève. Le mouvement est prévu pour le jeudi 13 mars avec une manifestation au siège de la direction des affaires culturelles, rue des Franc-bourgeois dans le IVe.

 

La raison du mécontentement: la gestion des postes et budgets de la mairie de Paris, jugée injuste. « La mairie supprime des postes chaque fois qu’elle ouvre de nouveaux services publics. Et en plus de ces suppressions, il y a en tout 50 postes vacants et budgétisés qui ne sont pas pourvus », affirme Bertrand Pieri, délégué CGT Culture travaillant dans le VIe.

 

Impossible de savoir pour l’instant combien de bibliothèques seront touchées et combien de fonctionnaires mobilisés. La mairie de Paris n’a pas encore répondu aux syndicats.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »



 

                                        Paris: Les bibliothécaires réclament au moins 50 postes

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                                             -  Et pourtant j'ai eu beau chercher, je les ai pas trouvé !


 

 

 

 

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:35

 

Le Monde : Le 20 février 2014

Des soirées très privées, un logement tout frais payé et en plus il s’énerve !

D'ordinaire les conservateurs du Musée d'Orsay ne se ruent pas sur les tracts de la CGT-Culture. Pourtant, celui-ci, qui tient à rester anonyme, s'est surpris à lire jusqu'à la dernière ligne le récent communiqué à charge contre Guy Cogeval, président de l'établissement public parisien. « Il reflète tellement la réalité. Guy Cogeval est un brillant conservateur, personne ne dira le contraire mais c'est son management qui est en cause », glisse-t-il.

Daté du 17 septembre, le document syndical dénonce « l'opacité des décisions prises en comité restreint, le dédain à l'égard des responsables d'activités », ainsi que « les mises en cause de personnes en public, les humiliations répétées ». Chose inhabituelle dans l'univers feutré du musée dédié au XIXe siècle, des agents non syndiqués ont bien voulu témoigner. A condition de ne pas dévoiler leur nom.

Nommé en janvier 2008, Guy Cogeval rappelle qu'il s'est donné pour mission de secouer les vieilles habitudes. « Je ne comprends pas qu'un conservateur puisse faire toute sa carrière dans la même maison, parfois sans changer de bureau », s'étonne-t-il. Il n'empêche, l'état de grâce dont il bénéficiait lors de son arrivée semble révolu. L'ancien directeur du Musée des monuments français à Paris (1992-1998), puis du Musée des beaux-arts à Montréal, jusqu'en 2006, a été accueilli à Orsay à bras ouverts. « Les conservateurs avaient tout fait pour se débarrasser de son prédécesseur, Serge Lemoine. Mais, avec Cogeval, ils ont vite déchanté », raconte ce bon connaisseur de la maison.

 

                                                Musée d'Orsay: Avec Cogeval, ils ont vite déchanté

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                                                        - Pourtant c'est pas les micros qui manquent 

 

Depuis dix-huit mois, M. Cogeval mène à la baguette le réaménagement du musée : de la couleur des murs à l'accrochage des chefs-d’œuvre impressionnistes, rien ne lui échappe. « A force de gérer ses ordres et contre-ordres, j'ai un surcroît d'activité de 30 % », soupire un agent. Les secteurs les plus exposés sont la conservation, la régie des œuvres et le service du bâtiment.

Ces derniers mois, un échange violent entre M. Cogeval et une conservatrice a frappé les esprits. Celle-ci a pris un savon devant ses collègues pour n'avoir pas exécuté correctement un ordre du patron. Il s'agissait de vider la salle des fêtes de ses sculptures, afin de pouvoir y organiser des réceptions et de louer l'espace à des partenaires privés. L'experte avait quelques scrupules à déplacer les œuvres... Depuis, elle a quitté le musée.

« Je regrette de m'être adressé de la sorte à cette personne », admet M. Cogeval, qui ajoute aussitôt : « Mais je ne vois pas d'autre épisode de ce genre ». Pour nombre d'agents, au contraire, l'incident est révélateur du style Cogeval : « On est dans son clan, ou pas. Un jour on est en cour, un autre on ne l'est plus. Il est capable de houspiller un responsable devant les visiteurs », décrit un agent.

 

                                                         Avec Cogeval on est dans sa cour (ou pas)

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                                                                                  -  Sinon je houspille

 

Philippe Thiébaut, chef de la conservation nommé par M. Cogeval, vole au secours du président : « Je suis dans la maison depuis trente ans. Avec Serge Lemoine, les conservateurs avaient été mis au ban du musée. Avec Guy Cogeval, ils reviennent au cœur de la maison. Il a du panache, alors il peut avoir des sorties un peu violentes », tempère-t-il.

« A chaque fois qu'il s'énerve contre quelqu'un, sa garde rapprochée lui trouve une excuse. Il ignore les représentants du personnel, il faut qu'il change », tranche Pascal Bocognani, permanent CGT au Musée d'Orsay. Pas plus tard que le 15 octobre, les syndicats CGT, SUD, FO et CFE-CGC, à l'exception de la CFDT, ont refusé de siéger au comité technique paritaire, regrettant, dans un communiqué, « le déficit criant du dialogue social ».

M. Cogeval concède un problème de communication interne. A Orsay, certains agents n'ont toujours pas compris qui était ce « chef de cabinet » récemment recruté et promu responsable du mécénat et des relations internationales, alors qu'il travaillait jusque-là dans une salle de marchés de la BNP. « C'est une personne de confiance. C'est grâce à lui que le musée va récolter 10 millions d'euros », se félicite M. Cogeval, faisant allusion à la prochaine exposition itinérante de tableaux de Manet, Gauguin, Van Gogh, etc.

 

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M. Cogeval peut aussi compter sur son administrateur général, qui a eu la délicatesse de lui céder l'appartement de fonction qu'il occupait avec sa grande famille. En attendant la fin des travaux, M. Cogeval occupe son logement parisien, dont le loyer est pris en charge par le musée. Des avantages indus ? « Je gagne 7 200 euros par mois, soit trois fois moins qu'à Montréal et moins que mes collègues présidents du Centre Pompidou et du Musée du Louvre », s’exclame M. Cogeval, sous le regard un peu inquiet de la directrice de communication d'Orsay.

Lire l’article du « Monde »

 

                                                Cogeval, trop pauvre, bientôt obligé de quémander un HLM

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                                        -  Attention, il doit aussi être meublé, sinon je m'énerve !

 

 

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 13:30

 

ActuaLitté : Le 24 février 2015

 

L’année dernière des bibliothécaires et des usagers dénonçaient déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Fillippetti alors ministre.

 

À l'Assemblée, le dimanche 15 février dernier, l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, désormais députée de Moselle et conseillère municipale de la ville de Metz, a vigoureusement défendu un sous-amendement de la loi Macron, depuis adoptée. Celui-ci introduit la discussion autour de l'ouverture des bibliothèques le dimanche, au sein des communes, dès lors que celle des magasins est évoquée. Mais les personnels des bibliothèques et médiathèques de Metz dénoncent une austérité déjà appliquée à leurs budgets, et contraire aux projets d'élargissement d'horaires.

 

Le syndicat CGT de la ville de Metz a diffusé un tract, quelques jours avant l'adoption du sous-amendement d'Aurélie Filippetti, dénonçant des « choix budgétaires [du conseil municipal] qui affaiblissent le service public de la culture ». Le budget primitif 2015, voté en conseil municipal le 18 décembre dernier, accorde 150.000 € pour les acquisitions des bibliothèques et médiathèques de la ville.

 

Par rapport à l'année précédente, la coupe dans le budget est nette : le budget primitif 2014 accordait 300.000 € à la même ligne (page 31 du document). « Suite à un changement informatique en 2014, des factures pour acquisition de l'année 2014 ont été réglées sur le budget 2015, et il ne reste en fait que 21.000 € dans le budget d'acquisition 2015 », précise le syndicat CGT. 

 

Lors du vote du budget primitif 2015, en décembre dernier, aucun élu n'a discuté le budget d'acquisition des bibliothèques et médiathèques, tandis que le maire de la ville annonçait des investissements pour armer la police municipale. « Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale », a expliqué Hacène Lekadir, adjoint à la culture du maire de Metz, au Républicain Lorrain

 

Même discours pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui déplore elle aussi la baisse des dotations de l'État aux collectivités : « La baisse du budget de la ville de Metz n'affecte pas seulement les bibliothèques, mais l'ensemble du budget de la ville. Elle est due à la baisse de la dotation aux collectivités locales décidée par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances, celle-là même que j'ai refusé de voter en novembre dernier », explique la conseillère municipale, contactée par ActuaLitté. 

 

Aurélie Filippetti avait démontré son opposition au gouvernement avec un soutien affiché aux « frondeurs », et n'a pas dévié de sa ligne de conduite : « Ce n'est donc pas la Ville qui est responsable [de la baisse du budget], mais bien la politique d'austérité contre laquelle je me suis élevée en quittant le gouvernement et en ne votant pas le budget, ce qui est un geste très fort pour une élue de la majorité », rappelle-t-elle.  

 

 

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Consciente des niveaux critiques des budgets d'acquisition, la municipalité annonce « une somme de 50.000 € au budget supplémentaire pour les achats de livres ». « On se félicite de cette prise de conscience, mais ce n'est pas du tout satisfaisant », répond le syndicat CGT. « Le budget d'acquisition serait alors de 71.000 € pour une ville de 120.000 habitants. À titre de comparaison, Épinal, avec 50.000 habitants, dispose de 200.000 € de budget d'acquisition. Le ministère de la Culture lui-même recommande une moyenne de 2 € par habitant, pour évaluer le budget. » Autrement dit, le budget de Metz devrait dépasser les 400.000 €. [NdR : si l'on observe le budget d'Épinal. Et 240.000 € si l'on considère le taux recommandé par le ministère]

 

Aux prises avec les budgets d'acquisition, les personnels des bibliothèques et médiathèques considèrent avec méfiance la possibilité d'une ouverture le dimanche. Metz sera la première ville à aborder la question en conseil municipal, ce jeudi, pour la bibliothèque du Pontiffroy, nous précise Aurélie Filippetti. « Le maire est très volontaire sur cette question et même si le budget a été voté avant l'amendement bibliothèques, il a souhaité que nous mettions ce point à l'ordre du jour jeudi », ajoute-t-elle. 

 

« On passe d'abord au vote, et l'on consulte ensuite les personnels, on marche à l'envers », déplore le syndicat CGT, pas au courant de cette inscription à l'ordre du jour du conseil municipal (apparemment les élus ne sont pas au courant non plus). « Nous avons déjà du mal à tenir les horaires actuels : il faut savoir ce qui existe en matière de personnels, de disponibilité, avant de vouloir ouvrir le dimanche. Aucun dialogue social n'a été mis en place au sein de la collectivité, et les directeurs de bibliothèques eux-mêmes déplorent de ne pas être consultés » précise les représentants des personnels. 

 

Du côté du conseil municipal, on garantit que la proposition ira de pair avec une consultation générale : « Bien évidemment, il ne suffit pas d'en discuter une fois en conseil municipal pour régler le problème : la discussion avec les représentants du personnel en comité technique paritaire est essentielle. Et cela nécessitera des moyens humains et financiers supplémentaires qu'il faut évaluer et budgéter », explique Aurélie Filippetti. 

 

Le syndicat s'inquiète de la qualité du service public proposé, et invite les élus à veiller aux qualifications du personnel, « formé ou en formation », en vue de ces ouvertures supplémentaires. Et prévient déjà les autres villes, qui vont elles aussi être concernées par l'ouverture le dimanche : « Il faut créer une unité nationale, pour rappeler que les personnels doivent être consultés avant que la mesure ne soit abordée en conseil municipal ». L’année dernière des bibliothécaires et des usagers avaient lancé l’appel « ouvrons mieux les bibliothèques ». Un texte qui dénonçaient déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Fillippetti alors ministre de la culture (lire ici).

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 09:42

 

ActuaLitté : Le 26 janvier 2014 

Support your local library and help keep it safe !  

Comme en France, la Grande-Bretagne a mal à son service public. Depuis plusieurs années, les bibliothèques font les frais des coupes de budget dans les différents comtés, et de plus en plus d'établissements sont gérés par des volontaires. Les militants poursuivent le combat, et cela passe aussi bien par la mobilisation que par la communication.  

Le combat continue, plus que jamais : l'idée selon laquelle les citoyens devraient assurer eux-mêmes le service public fait son chemin au sein de la classe politique britannique. « Nous devons à présent poser la question de l'engagement direct des individus dans le fonctionnement de services comme les musées, les cours de sport, l'entretien des parcs et des espaces verts et la gestion des sites d'allotissement », expliquait ainsi Sir Merrick Cockell, conservateur. 

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 Toutefois, il oubliait deux éléments : le premier, c'est que le service public des bibliothèques est un devoir du gouvernement britannique, inscrit depuis 1964 dans le Public Libraries & Museums Act, qui garantit un service public culturel de qualité.  

Deuxièmement, et il sera beaucoup plus délicat de réformer ce point, le paiement des auteurs (Public Lending Right) consécutif au prêt de leurs ouvrages, est géré par la British Library, en contact avec les différents établissements de prêt. Le problème, c'est que les bibliothèques tenues par des volontaires n'entrent pas dans le cadre de ses prérogatives, et que les auteurs ne sont plus payés pour les prêts de leurs ouvrages, dès lors que la gestion devient le seul fait des citoyens.  

Bref, une vision plutôt contestable du service public, que Phil Bradley a décidé de contrer avec une série d'affiches vintage, revues et corrigées pour l'occasion. Toutes sont disponibles sur sa page Flickr, et l'auteur ne revendique aucun droit sur ces dernières, qui pourront donc être diffusées librement.  

Lire l’article de « ActuaLitté » 

 

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