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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:44

 

Le Point : Le 26 juillet 2013

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé aux syndicats une augmentation des salaires des fonctionnaires de catégorie C.

Malgré la reconduction, en 2014, du gel du point d'indice de leur grille salariale, jusqu'à près d'un fonctionnaire français sur deux devrait bénéficier l'an prochain d'une augmentation dont le gouvernement décidera des modalités en septembre, a annoncé vendredi la ministre de la Fonction publique.

Dans un communiqué, Marylise Lebranchu indique avoir soumis cette semaine aux syndicats une proposition d'évolution de la grille de la catégorie C, la plus basse des trois catégories de fonctionnaires et qui représente 47 % des effectifs, "avec un effort particulièrement marqué en direction des agents les moins bien rémunérés".

Les syndicats ont souhaité pour leur part une revalorisation uniforme de l'ensemble des agents de catégorie C, précise la ministre, en indiquant qu'elle s'est engagée à examiner cette demande et qu'une décision sera prise après une ultime réunion prévue début septembre. Le gouvernement s'était engagé début 2013 à faire un geste pour les bas salaires de la fonction publique après la confirmation du gel du point d'indice de la grille salariale, en place depuis 2010 et qui sera reconduit en 2014 pour des raisons budgétaires.

Selon Les Échos, les syndicats ont évoqué comme piste de travail de quatre à six points d'indice en plus par agent, ce qui correspond à 200-300 euros brut de plus par an (NdR: ce qui ne fera donc, pour 4 points d'indice, qu'une augmentation nette de 18 euros par mois). Une telle hausse serait plus coûteuse pour la fonction publique territoriale du fait du poids plus important des fonctionnaires de catégorie C dans ses rangs que pour la fonction publique d'État.

Pour l'État, qui emploie 500 000 fonctionnaires de catégorie C (22,1 % des effectifs), la mesure devrait coûter un peu moins de 200 millions d'euros. En revanche, pour les collectivités territoriales, qui en emploient près de 1,4 million (75,7 % des effectifs), la note sera trois fois plus élevée.

L'initiative s'inscrit dans une discussion plus large ouverte en début d'année sur une refonte de la grille salariale de la catégorie C. Le gouvernement reviendra sur la question de la grille salariale, à la demande des syndicats, dans le cadre d'une réunion prévue fin octobre. En effet, ce geste n'a pas suffi pour calmer la colère de ces personnels, dont le salaire moyen n'a pas augmenté depuis 2011.

Lire l’article du « Point »

 

                               18 euros de plus par mois, les fonctionnaires de catégorie C vont pouvoir flamber !

                                              les nouveaux riches

                                                                          " Ah, merci Mme Lebranchu ! "

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:26

 

Direct-Matin : Le 23 juillet 2013

Lors d’une réunion avec des représentants du monde de la nuit, Anne Hidalgo, la candidate PS à la mairie de Paris a proposé qu’un maire-adjoint soit….. en charge de la nuit. 

C’est un membre de sa « Team Riposte », un des responsables de sa campagne, qui l’a annoncé, via Twitter. Alors qu’Anne Hidalgo rencontrait des représentants de la nuit, Jean-Luc Romero, dans un tweet, a déclaré que la candidate PS à la mairie de Paris aimerait créer un poste de maire-adjoint en charge de la nuit.

Comme le souligne le Lab d’Europe 1, cette initiative est déjà présente dans le programme des radicaux de gauche pour la mairie de Paris en 2014. Pour « réveiller les nuits parisiennes » afin de « rivaliser avec Berlin ou Londres », les radicaux de gauche proposent la création d’une fonction de « maire de nuit », l’extension des horaires d’ouverture des établissements municipaux comme les bibliothèques, l’augmentation du nombre de transports la nuit et la fréquence des soirées dans les musées ou encore améliorer l’insonorisation des lieux de diffusion musicale.

Pour l’instant, sur son site, Anne Hidalgo n’a pas encore fait de propositions concernant ce poste de maire-adjoint en charge de la nuit. Ce week-end, la candidate pour les municipales 2014 a prêché sur iTélé pour davantage d’événements festifs à Paris, proposant par exemple une « fête du périphérique » : un jour dans l’année, le boulevard parisien serait réservé aux piétons et vélos pour faire la fête. c'est vraiment: A wop bop a loo bop a wop bam boom !

Lire l’article de « Direct-Matin »

 

                                                     Paris:  Anne Hidalgo dégaine son programme !

                                    38228

                                                    " Même la nuit, on peut plus dormir tranquille ! "

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:18

 

Libération: le 23 juillet 2013  

Le syndicat Force Ouvrière, tout puissant dans la Ville de Marseille depuis 60 ans,  est très courtisé par les candidats à la primaire socialiste.

C’est une situation curieuse. A Marseille, un syndicat, Force Ouvrière, se retrouve sans le vouloir au cœur de la primaire socialiste pour la municipale, plusieurs candidats de la gauche phocéenne pointant son rôle dans la « cogestion » de la ville, facteur selon eux de « l'immobilisme » d’une administration pléthorique et trop peu mobilisée. Ils promettent une « nouvelle gouvernance ». Mais, dans le même temps, certains d’entre eux courtisent discrètement FO, réputé pour son poids électoral depuis une soixantaine d’années.    

En 1953, voulant contrer l’influence du PCF et de la CGT, le nouveau maire, Gaston Defferre, s’était appuyé sur la CGT-Force ouvrière, scission antistalinienne du syndicat communiste. Il l’avait aidée à s’installer en lui permettant d’attribuer les embauches, les promotions et mutations. Ainsi, pour entrer à la ville puis progresser dans la hiérarchie, il fallait prendre sa carte à FO. Cela a permis au syndicat de devenir très vite majoritaire. 

 

                            Gaston Defferre, Maire de Marseille en 1945, puis de 1953 à 1986 

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                                                           " A Marseille, FO est le syndicat qu'il nous faut ! "

 

Jean-Claude Gaudin, le maire UMP, a repris la même méthode depuis 1995. A la différence près, suggèrent ses détracteurs, que Defferre était le patron et soignait un syndicat qu’il dirigeait, tandis qu’avec Gaudin le rapport de force s’est inversé : FO donne parfois le sentiment de décider. Le syndicat reste puissant (61% à la ville, 55% à la communauté urbaine aux dernières élections professionnelles), et le maire ne reçoit jamais ses concurrents dans son bureau. « Mais ce n’est pas à notre demande, précise Patrick Rué, secrétaire général FO territorial. Nous voulons la représentativité, pas l’exclusivité. Cela arrange le maire de faire croire que c’est pour FO qu’il refuse de rencontrer les autres. Il ne veut pas les voir parce qu’il sait qu’ils ne voteront jamais pour lui.»

 

                                                          Jean-Claude Gaudin, époque Gaston Defferre

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                                                    " Avec FO, je me suis fait avoir comme un débutant ! "

 

Bon patron. Gâté par la mairie, FO n’est pas ingrat. Lorsque le maire vient rendre une visite de courtoisie lors des congrès FO à la Bourse du travail de Marseille (où les autres syndicats sont interdits de séjour), il est applaudi debout par la salle. C’est un bon patron, bienveillant. Personne ne sait combien de dizaines de permanents FO sont payés par la municipalité. Le mur de Berlin est tombé depuis un petit quart de siècle, mais FO reste conforté face aux autres syndicats. Il sait toujours à l’avance les mutations et promotions, ce qui lui permet de faire lui-même les annonces.  

En échange, FO a longtemps évité les conflits sociaux (c’est moins vrai ces dernières années) et prêté main-forte lors des scrutins, faisant passer de discrets messages à ses troupes (6 500 adhérents). « Cette situation est sans équivalent en France, soupire Pierre Godard, porte-parole de la FSU territoriaux (un peu plus de 20% à la ville, un petit tiers à la communauté urbaine). Nous n’avons pas rencontré Jean-Claude Gaudin depuis treize ans, pas vu le directeur des ressources humaines [cadre Force ouvrière, ndlr] depuis plus de dix ans. Si au moins le service public s’en portait bien. Mais c’est une catastrophe.»  

La hiérarchie très majoritairement FO (à la communauté urbaine, les réunions syndicales se font même parfois dans le bureau du directeur général des services) « provoque une endogamie, le syndicat faisant barrage quand on essaie d’imposer un cadre de l’extérieur », selon un militant socialiste qui connaît le système de l’intérieur. La hiérarchie se trouve parfois en porte-à-faux, le contrôle du travail n’est possible que lorsque les consignes sont agréées par FO.

 

                                                 Marseille: Ils se rendent à une réunion Force Ouvrière

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                                            " Dis, c'est bien toujours dans le bureau du Directeur Général ? "

 

Dîners discrets. « Les choses évoluent, nuance cependant Eugène Caselli, président socialiste de la communauté urbaine et l’un des six candidats à la primaire socialiste pour les municipales à Marseille. Force ouvrière ne pourrait plus aujourd’hui faire virer un directeur, comme cela est arrivé. J’ai rencontré personnellement ses leaders et je leur ai dit que le syndicat devait montrer qu’il est un partenaire social capable de passer des accords gagnant-gagnant.»  

Les adversaires de Caselli soupçonnent FO de rouler pour lui. A son premier meeting de campagne, un tiers environ du public était du syndicat. « Cela ne veut pas dire qu’ils vont voter Caselli, prévient Patrick Rué. Ils sont simplement venus écouter leur patron. Il a un capital sympathie parce qu’il écoute les gens, il est souvent le dernier à fermer la porte quand il y a une réunion. Mais FO ne soutiendra personne, nous avons changé nous-même de gouvernance.»  

De fait, après 2008, le syndicat majoritaire a traversé une tempête qui l’a obligé à évoluer. La gauche venait de gagner la communauté urbaine de Marseille et, alors qu’elle avait promis de remettre en cause la cogestion avec FO, elle a jugé plus simple de faire alliance avec le syndicat majoritaire.

Des dîners discrets ont eu lieu dans la très belle villa du conseil général. Autour de la table, Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général, Eugène Caselli, nouveau président de la communauté urbaine, le secrétaire général de Force ouvrière et son adjoint, mais aussi Alexandre Guérini, frère de Jean-Noël et professionnel des déchets, ainsi qu’un avocat proche du syndicat et d’Alexandre Guérini. Tout ce petit monde discutait politiques de propreté et incinération, rapporte un des participants. Eugène Caselli ne se souvient pour sa part que d’un seul dîner, « pour faire connaissance ».

 

                                     Jean-Noël Guerini a entamé des négociations avec Force Ouvrière

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                                                                 " J'ai même amené des huitres ! "

 

Dans les mois qui ont suivi, les affaires Guérini ont éclaté, on a appris que FO jouait un rôle de courroie de transmission entre la communauté urbaine et les amis entrepreneurs d’Alexandre Guérini. Son patron, Elie-Claude Argy, qui se targuait alors d’être l’homme le plus puissant de Marseille (il avait provoqué une longue grève des poubelles pour montrer cette force), a été débarqué (Libération du 20 septembre 2011).  

« Depuis, nous avons évolué, promet Patrick Rué, le successeur d’Argy. Les élus ne l’ont pas tous remarqué et certains nous attaquent pour se démarquer pendant que d’autres quémandent notre soutien, mais nous ne prendrons pas position.» Rué a récemment déjeuné avec la ministre Marie-Arlette Carlotti (cofondatrice de la CFDT à Marseille), aussi candidate à la primaire PS. Elle lui a « rappelé les règles du jeu », rapporte l’entourage de l’élue, tout en le rassurant. « Je n’ai pas l’habitude de jeter l’anathème sur qui que ce soit, parce que je ne suis pas dans l’excès, confirme la ministre. Mais moi maire de Marseille, il n’y aura plus de cogestion.»

Une façon de s’inscrire dans la rupture tout en prenant ses distances avec un autre candidat, Patrick Mennucci, plus offensif : « Le seul moyen de sortir rapidement cette ville de l’immobilisme est de remettre en cause la cogestion exclusive installée par Jean-Claude Gaudin avec Force ouvrière », dit le député.

 

                                                 Patrick Mennucci partagera-t-il sa table avec Force Ouvrière ?

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                                                                     " Moi, je ne mange pas de ce pain là ! "

 

Continuité. Les deux élus, en réalité sur une ligne de rupture très proche, prônent une conférence sociale ouverte à tous les syndicats après l’élection, pour redéfinir le service public à Marseille. Eugène Caselli s’inscrit pour sa part plus dans la continuité, parce qu’il est déjà aux affaires. « Je dois tenir compte des rapports de force, dit-il. Avoir un syndicat puissant peut aussi être un avantage. Une fois les accords trouvés, les choses se font sans heurt.» Comme Gaudin, il n’ouvre pas son bureau aux autres syndicats : « Je reçois FO une fois par an, c’est traditionnel, mais cela n’empêche pas mes services et mon cabinet de recevoir les autres.»

Les relations sont bonnes au point que le cabinet du président s’appuie parfois sur le syndicat pour recruter. Le 9 avril, le secrétaire général des territoriaux FO écrivait à son directeur de cabinet : « Lors de notre dernier entretien, vous nous avez demandé deux candidatures pour des emplois de mécanicien et de conducteurs. Nous vous faisons parvenir ci-dessous les deux CV que nous avons retenus ».  

Une faveur ? Caselli répond : « Tous les syndicats nous demandent d’embaucher des gens. Tous. De temps en temps, nous faisons plaisir aux uns et aux autres. La collectivité n’y perd pas tant qu’ils nous présentent des gens compétents.» Il propose cependant, comme Mennucci et Carlotti, une « commission paritaire présidée par l’opposition » pour les embauches qui ne dépendent pas d’un concours. « Ce serait la fin du clientélisme car cela protégerait les élus de la pression des électeurs », dit-il. « En fait, c’est à nous-mêmes qu’il faut désormais imposer des barrières », ajoute Mennucci.  

Les élus marseillais pourront-ils échapper à la tentation? Début de réponse après la primaire.  

Lire l’article de « Libération »

                                           

                                                         A Marseille, le syndicalisme c'est un vrai pastis !   

                     Aff Agence Yves Alexandre 1939 AD m

 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 16:20

 

Le Parisien : Le 17 juillet 2013

 

Au Forum des Halles, la Bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale font l'objet d'un grand nettoyage !

 

La bibliothèque du cinéma François-Truffaut et la médiathèque musicale de Paris, situées au cœur du Forum des Halles (1er), se refont une beauté (lire ici). Un grand nettoyage (murs, parties hautes, ventilations, etc.) qui nécessite l’intervention d’un prestataire extérieur spécialisé.

 

Fermés depuis le mardi 16 juillet, les deux établissements culturels ne rouvriront leurs portes que le mardi 30 juillet.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

                                        Les bibliothèques du Forum des Halles sont très très sales

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                                          15 jours pour tout nettoyer, ça risque de pas être suffisant !

 

 

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:24

 

Slate.fr : Le 2 juillet 2013

Oubliez Paris la ville-musée, la capitale sera une open-space city !

« Oubliez Paris la ville-musée. La capitale sera une open-space city agrémentée de circulations douces et d'espaces végétalisés et connectés, le vivre-ensemble en cadeau. Voilà l'avant-programme « soft socialiste » d’Anne Hidalgo, la candidate PS aux municipales ». C’est l’introduction de l’excellent (et très drôle) article signé Jean-Laurent Cassely publié sur le site Slate.fr. Il nous prédit une ville transformée en gigantesque open-space, une métropole-innovante-engagée-vers-les-défis-du-futur où le Soso (le soft socialisme) remplacera le Bobo. Morceaux choisis:

Avant d’être une doctrine, l’hidalgisme est d’abord un style et une certaine idée du plaisir collectif. Lors de son premier meeting de campagne, le 28 mai au Bataclan, la candidate municipale à Paris et ses soutiens ont à nouveau aligné les concepts d'intelligence collective, plateforme web, ville durable, followeurs, rencontres citoyennes, créativité collective, urbanisme joyeux, concertation, mobilité heureuse, etc.

« La ville 3.0 », « Inventer la gouvernance », « Retrouver du sens »: le livre-programme d’Anne Hidalgo, Mon combat pour Paris, est lui aussi truffé de ces phrases passe-partout et de ces slogans qui font le miel des présentations d’urbanisme sur des maquettes 3D, et dont raffole tout décideur politique en campagne.

Si tout ce jargon masquait une absence de projet, on pourrait à la limite s’en contenter. Or Anne Hidalgo rêve de transformer Paris en open-space city, le modèle urbain qu’elle a contribué à mettre en place comme première adjointe du maire sortant.

 

                                               Anne Hidalgo rêve de transformer Paris en open-space city

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                                                          " Du moment que l'on retrouve du sens ! "

 

Partout, de jeunes entrepreneurs créatifs, mobiles et innovants portant baskets manipuleront de l'information, créeront de la valeur immatérielle et symbolique à coup de start-ups, d’espaces de co-working écoresponsables, d’intégration de la science, de la technologie et des métiers de la création.

Ils n’auront pas d’employés mais plutôt des « talents » travaillant en mode projet, eux-mêmes créatifs, mobiles et innovants, déjeunant dans des food trucks et allant au boulot en trotinette ou en Vélib (on nous promet un triplement des pistes cyclables ainsi que des Vélib électriques pour la mandature 2014-2020: le véritable chaînon manquant entre Vélib et Autolib dans le plan de « circulations douces» de la ville).

Le Paris de demain d’Anne Hidalgo ne sera donc ni la ville-musée, ni la ville patrimoniale, mais bien une métropole-innovante-engagée-vers-les-défis-du-futur. Aujourd’hui, les responsables politiques sont acquis, au PS comme à l’UMP, au modèle métropolitain selon lequel la croissance ne pourra se développer sans l’intégration toujours plus intense de l’activité des grandes villes à l’économie globalisée

Le futur possible de Paris que dresse la candidate dans son livre, dans ses discours ou simplement par sa proximité avec de tels univers, est à vrai dire le parfait décalque du courant culturel des villes créatives développé par Richard Florida au début des années 2000 avec la notion de classe créative. Pour le chercheur chouchou des liberals branchés américains buveurs de late comme pour Hidalgo, « la nouvelle économie [parisienne en l’occurrence] naît de la rencontre entre artistes, chercheurs et entrepreneurs innovants et audacieux.»

Une vaste entreprise de « glamourisation » des villes est donc à l’œuvre un peu partout sur la planète pour s’attirer ces cerveaux à haut potentiel, puisqu’un environnement « cool et funky » est nécessaire pour séduire et retenir les investisseurs et travailleurs de cette économie de connaissance et d'innovation.

 

                             Paris, une métropole innovante engagée vers les défis du futur

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                                             Et y aura même une machine qui fournira du Soso !

 

Cette convergence entre économie « propre » (dans la mesure où les externalités négatives – transport, logistique, datacenter, etc.– sont repoussées loin de Paris) et projet de gauche municipale tombe plutôt bien, puisqu’un tel écosystème postindustriel, centré sur les activités du tertiaire supérieur, de culture et de recherche est particulièrement favorable à la gauche en général et au PS en particulier. Ebauché par les essayistes John B. Judis et Ruy Teixeira au début des années 2000, le concept d'ideopolis, traduit en français par idéopôle, désigne « les métropoles concentrant les activités et les groupes sociaux typiques de l’économie post-industrielle et de la mondialisation », comme l’écrivent les deux chercheurs français Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans une note de la fondation Jean-Jaurès. La soft technology y est reine, et une forme de soft socialisme s’y love admirablement bien.

Dans cet environnement d'où l'idée même de conflictualité a disparu depuis longtemps, le responsable politique ne nous vend plus que du divertissement, de la qualité de vie et du vivre-ensemble. En témoignent, jusqu'à la caricature gênante, les propositions « likées » par la candidate lors de la remise des travaux de sa plateforme collaborative Oser Paris, dont le principe même nous rappelle les heures les plus sombres du ségolénisme interactif.

Il y était question de «speaker's corners», des lieux inspirés de Londres où chacun peut s'exprimer librement « bien sûr avec des règles de respect » (ouf) ou de « social clubs », qui d'après la description faite évoquent dangereusement un croisement entre un Starbucks et une néo-épicerie Chez Jean (« lieux intergénérationnels où chacun pourrait faire des rencontres, trouver des informations, un accès internet, lire la presse »). Sans oublier les « 24 heures du Périphérique » qui s'annoncent comme un gigantesque festival du vivre-ensemble entre Paris et sa banlieue.

 

                                     Paris sera un croisement entre un starbuck et une néo épicerie

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                                                 " Comme ça, je pourrais m'exprimer librement ! "

 

Les exemples récents de cette impulsion par la municipalité d’un écosystème favorable aux nouvelles classes aisées progressistes sont innombrables. Récemment, on pense évidemment à la rénovation du cinéma d’Arts et d’Essais le Louxor dans le quartier populaire de Barbès, avec sa programmation exigeante (sans pub et sans pop-corn) et une brasserie qui doit ouvrir en face, gérée par l’équipe la plus branchée de Paris (à l’origine du Mansart dans le SoPi —South of Pigalle— et de Chez Jeannette): une offre sur-mesure pour le gentrifieur.

Ah, j’oubliais, Anne Hidalgo a aussi  prévu de nous mettre le wi-fi haut-débit sur tous les trottoirs de la ville. Elle est pas belle notre open-space city?

Lire l’intégrale de l’article de Jean-Laurent Cassely en cliquant là.

 

                                        Pour Anne Hidalgo, Paris ne sera pas une Ville musée !

                    4-5

                                                                                      " Ouille ! "

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 10:08

 

Livre Hebdo : Le 21 juin

 

Un mouvement très suivie, avec près de huit cents grévistes selon les syndicats

 

A l'appel de l'intersyndicale CGT-FSU-SUD, la Bibliothèque nationale de France subissait ce 21 juin un mouvement social.

 

Selon la BnF, la Bibliothèque de recherche du site François-Mitterrand restait ouverte, hormis les salles K, L et M. La communication des documents s'annonçait perturbée, « faute de personnels suffisants ». La Bibliothèque d'étude n'a fermé que les salles G et H. Sur le site Richelieu, la communication est perturbée dans la salle de lecture des départements des Manuscrits et des Arts du spectacle, qui fermera exceptionnellement à 17h.

 

Les personnels de la BnF présents à l'assemblée générale mardi 18 juin ont voté à une écrasante majorité l'appel à la grève. Un mouvement social très suivi avec près de huit cents grévistes selon des sources syndicales.

 

Selon le communiqué de l'intersyndicale, « les personnels en grève se sont réunis pour montrer leur refus des réductions tous azimuts menées par la Direction de l'établissement et les tutelles ».

 

Un tract et une pétition sont distribués aux usagers. L'intersyndicale interpelle notamment les lecteurs sur des coupes budgétaires qui remettent en cause les missions fondamentales de l'établissement, ayant pour conséquences directes la dégradation de l'accueil et des services, ainsi que l'aggravation des conditions de travail des agents.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 


                                                                  Social: Le temps est à l'orage à la BnF

       2013-polygraphik-bnf-01

                                                              BnF: A l'Ouest aussi c'est pas l'Eden !

 

 

 

La pétition lancée par l'intersyndicale

Le tract distribué par l'intersyndicale

 

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Grève à la Bibliothèque Nationale-François Mitterrand contre l’austérité budgétaire !

Culture : L’appel du fondateur du festival « Poètes à Paris »

Grève à la bibliothèque de Mériadeck à Bordeaux

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 13:07

 

Le Parisien : Le 13 juin 2013

 

Pour les syndicats, c’est même « une grève historique » !

 

La grève, déclenchée à l’appel de sept syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP et Unsa), a été largement suivie hier dans les dix huit conservatoires parisiens. Les syndicats parlent même d’« une grève historique ».

 

L’intersyndicale réclame la création d’Une vingtaine de postes pour faire face au surcroit de travail qui résultera de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée. Bruno Julliard, adjoint (PS) à la culture, propose pour sa part l’ouverture de sept postes.

 

D’après la CGT, sept conservatoires sont restés fermés hier, dans les VIIIe, XIe, XIIe, XIVe, XVIe, XVIIe, et XIXe arrondissements.

 

Dans le VIIe, le taux de grévistes chez les administratifs à atteint 50%. Dans le IXe, l’ensemble des personnels administratifs et enseignants ont fait grève pendant une heure. Dans le XIIIe, c’est 57% des administratifs qui ont répondus à l’appel des syndicats.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

                Contigo-64-Bertrand-DelanoeFrans-KrajcbergMarta-Suplicy-e-B

                                 -   " Bruno, c'est toute la liste des conservatoires fermés ?

                                       -    " Oui, monsieur le Maire, c'est historique ! "

 

 

 

 

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Grève dans les conservatoires municipaux parisiens


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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:55

 

Le Parisien : Le 12 juin 2013

 

Les syndicats réclament à la mairie la création d’une vingtaine de postes supplémentaires pour faire face à la réforme des rythmes scolaires.

 

Le fonctionnement des conservatoires municipaux pourrait être perturbé aujourd’hui en raison d’un appel à la grève lancé par l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, Supap, UCP et Unsa.

 

Ces organisations réclament à la mairie la création d’une vingtaine de postes supplémentaires « pour un fonctionnement normal des établissement ».

 

Les syndicats estiment que le retour, à la rentrée prochaine, de la semaine de quatre jours et demi sera « lourd de conséquences sur le fonctionnement des conservatoires parisiens »

 

Lire l’article du « Parisien »


 

                                                     Social: Coup de froid sur les conservatoires parisiens

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                                    " Si les conservatoires s'y mettent  aussi, faut que je sorte la doudoune ! "

 

 

 

 

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Paris : Grève très suivie dans les conservatoires municipaux

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 09:47

 

 

Le Figaro : Le 14 janvier 2013

Alors que s'ouvrent de grandes médiathèques, les petites structures peinent à se maintenir à Paris.

« En raison de problèmes d'effectifs, et en l'attente, la bibliothèque est actuellement fermée au public. Pendant la fermeture, vous pourrez rendre les documents que vous aviez empruntés à la bibliothèque Baudoyer, située à la mairie du IVe.» Voilà ce que les habitants de l'île Saint-Louis pouvaient lire encore ce lundi sur une affichette accrochée sur la porte de la petite bibliothèque jeunesse située au 21, rue Saint-Louis-en-l'Ile. L'établissement de 112 m2 avait dû fermer ses portes pendant toutes les vacances scolaires de Noël, faute de personnel disponible. Il n'a pas rouvert depuis.

 

                                                   La bibliothèque Saint-Louis rouvrira-t-elle un jour ?

               bureau bibliothecaires

                                                             "  En attendant, nous on bougeras pas .... ! "

 

« La bibliothèque, déjà sous tutelle de la responsable de la bibliothèque Baudoyer, ne fonctionnait qu'avec des vacataires et un seul titulaire », explique-t-on à la CGT, inquiets du devenir des plus petits établissements. D'autant plus que Baudoyer, établissement généraliste trois fois plus fréquenté que celui de l'île Saint-Louis, vient également de subir trois départs, non remplacés. De quoi s'interroger sur le devenir de la petite bibliothèque jeunesse.

Du côté de la Ville, on explique que l'établissement est très peu fréquenté, qu'il ne reçoit que 14 personnes en moyenne par jour (accueil de classes inclus) et qu'il est l'avant-dernier en termes de nombre de prêts sur tout le réseau lecture public parisien. L'exiguïté des locaux, qui nécessiteraient quelques travaux, et le peu d'activité de conseil expliqueraient le manque de candidats au sein des agents titulaires. Les précédents ayant préféré être affectés dans d'autres établissements.

 

                                 Un manque de candidat à la bibliothèque Isle Saint Louis ?

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                                                  " Oui, rester dans ces conditions ça pouvait plus durer ! "

 

« Si la bibliothèque n'est pas assez attractive, il faudrait peut-être réfléchir à créer un fonds particulier à même d'attirer davantage de Parisiens, suggère un membre de la CFDT. Le réseau des bibliothécaires de la Ville a sûrement des idées en la matière, mais bien sûr cela demande des budgets.» Principalement consacrés, selon les syndicats, aux établissements visibles tels que la médiathèque Marguerite-Yourcenar ou les futures médiathèques.

Trois verront en effet le jour d'ici à 2014: Saint-Lazare (Xe), porte Montmartre (XVIIIe) et Vaclav-Havel à Pajol (XVIIIe). Autant d'ouvertures qui pourraient menacer le maintien des petites structures de quartier, comme Château-d'Eau et Lancry, deux bibliothèques du Xe arrondissement, voire celles de Flandres et Benjamin-Rabier, situées à proximité de la future médiathèque Pajol.

« Le même effort est porté aux petits, moyens et grands établissements, affirme-t-on à la Mairie de Paris, qui compte, à l'heure actuelle, 58 bibliothèques municipales de prêt, dont 21 de moins de 500 m2. Depuis 2001, 7 nouvelles bibliothèques ont été ouvertes, 35 ont été rénovées et 16 ont bénéficié de travaux d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Au total, entre 2002 et 2014, la Ville aura investi 116 millions d'euros dans la construction de nouveaux équipements ou la rénovation, telle celle d'une des plus petites bibliothèques du réseau: Mortier, dans le XXe.»


                            Un projet de bibliothèque de proximité selon la Mairie de Paris

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                                               " Quel progrès, ça marche même sans RFID ! "

 

Une politique qui a facilité l'accès des Parisiens à la lecture si l'on en croit l'augmentation de 15 % des prêts ces cinq dernières années. En 2012, quelque 13,8 millions d'ouvrages, CD ou magazines ont été empruntés. Quant aux effectifs, ils ont augmenté de 12,6 % sur la seule période 2008-2010 selon la municipalité.

Quant à la bibliothèque Baudoyer, la seule actuellement ouverte dans le IVe arrondissement, elle sera rénovée et modernisée cet été. Sur proposition de Christophe Girard, maire du IVe, elle pourrait changer de nom et adopter celui d'Arthur Rimbaud. À moins que, selon les vœux de Bertrand Delanoë en début d'année, un nom de femme illustre soit proposé afin d'appliquer aussi la parité dans le baptême des rues, places et établissements publics.

Lire l’article du « Figaro » 

 

                                                 Les bibliothècaires parisiens sont déboussolés !

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                        - " T'as vu, la bibliothèque Baudouer va aussi changer de nom ? "

                                            - " T'es bête, embrasse moi ! "

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:07

 

Le Parisien : Le 18 mai 2013

En froid depuis plusieurs mois, les patrons des deux syndicats se sont revus. Objectif : faire cause commune contre l’austérité.

L’opération déminage est lancée… Thierry Lepaon et Laurent Berger, respectivement numéros un de la CGT et de la CFDT, ont commencé à recoller les morceaux au cours d’un premier déjeuner en tête à tête. Sur le fond, les divergences demeurent entre l’approche réformiste de la CFDT et celle, contestataire, de la CGT, notamment sur la loi de sécurisation de l’emploi. Mais sur la forme, en revanche, il y a du mieux. Car, depuis plusieurs mois, les deux poids lourds du syndicalisme sont à couteaux tirés.

En mars, des militants cégétistes ont brûlé à Lille un drapeau CFDT lors d’une manifestation. Des sifflets et des huées ont également été adressés à la centrale de Laurent Berger par les militants lors du congrès de la CGT de Toulouse en mars dernier. Furieux, Laurent Berger avait d’ailleurs refusé la main tendue par Thierry Lepaon qui proposait au début du mois un 1er Mai unitaire. Au grand dam de la CGT, les deux centrales ont donc défilé en ordre dispersé le jour de la Fête du travail, contrairement aux cinq dernières années. Thierry Lepaon et Laurent Berger cherchent désormais une cause commune.

Avec la conférence sociale qui s’annonce en juin, les sujets de « convergence » ne manquent pas. Sur la priorité à donner à l’emploi et l’explosive question de la réforme des retraites, les deux syndicats ont décidé de travailler ensemble. Objectif : trouver une plate-forme commune, sans nier les différences. La CGT espère aussi une mobilisation générale contre l’austérité en juin à l’appel des syndicats européens. « On n’a jamais abandonné la stratégie du syndicalisme rassemblé », assure un lieutenant de Lepaon.

Du côté de la CFDT, ce réchauffement des relations avec la CGT tombe à point nommé. Depuis la signature de l’accord du 11 janvier sur la sécurisation du marché de l’emploi, le syndicat est jugé trop proche du gouvernement. Il doit aussi faire oublier à ses militants le recrutement de plusieurs de ses têtes au sein de l’exécutif (Nicole Notat, François Chérèque…). Ces dernières semaines, le ton de Laurent Berger a d’ailleurs été plus critique à l’égard de l’exécutif.

Ce rapprochement « est dans l’ordre des choses », assure Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail. Surtout à un moment où des candidats à la présidence du Medef, comme Pierre Gattaz, militent pour un patronat de « combat ». « Quand les syndicats n’arrivent plus à se serrer la main, ce sont les patrons qui se frottent les mains », rappelle Thierry Lepaon, reprenant la formule de Bernard Thibault, son prédécesseur.

Lire l’article du « Parisien » 

 

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                   Thierry Lepaon et Laurent Berger cherchent désormais une cause commune.

 

 

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