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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:08

 

Livres-Hebdo : le 17 mai 2016

 

Alors que plusieurs mouvements de grève traversent les bibliothèques françaises, la pétition #deboutlesbibs, adressée à la ministre de la Culture, appelle à la réflexion sur les horaires d'ouverture élargis

 

« Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » : dans une pétition mise en ligne il y a une semaine sur le site Change.org sous le titre #deboutlesbibs, une centaine de bibliothécaires français appelle le gouvernement à « retrouver le sens du service public ». 

 

La pétition, qui sera remise à la ministre de la culture Audrey Azoulay, à l'adjoint à la culture de la maire de Paris Bruno Julliard, à Nicolas Georges et Hugues Ghenassia de Ferran, respectivement directeur et sous-directeur du service du livre et de la lecture du ministère, met en cause la situation des bibliothèques françaises : « Sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude... ».

 

Elle évoque ensuite les fermetures de petites bibliothèques et une « véritable fronde à l'œuvre dans tout le pays ». « C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir 'ouvrir plus' le soir ou le dimanche 'sans moyens' », peut-on y lire. 

 

Cette nouvelle pétition intervient alors que plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l'ouverture le dimanche, la précarité ou les coupes budgétaires.  Après la BNF, la médiathèque de Saint-Malo ou encore les bibliothèques municipales de Toulouse, c'est au tour de la médiathèque d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) d'organiser une journée d'action ce mardi 17 mai.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

 

Une nouvelle pétition pour « faire entendre la voix des bibliothèques »
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:41

 

ActuaLitté : le 17 mai 2016

 

La situation des bibliothèques publiques et universitaires préoccupe les principaux intéressés : les personnels. Dans un contexte social plutôt tendu les bibliothécaires se sont mobilisés pour rappeler que l'ouverture du dimanche n'est pas une finalité au moment où les budgets et les effectifs restent insuffisants dans de nombreux établissements

 

À mi-chemin entre Nuit Debout et le collectif #OnVautMieuxQueCa, le groupe #DeboutLesBibs espère réunir les bibliothécaires de toute la France pour attirer l'attention des décideurs publics sur la situation délicate des bibliothèques. « Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » attaque d'emblée une pétition déposée sur le site Change.org et adressée à Audrey Azoulay, Hugues Ghenassia De Ferran (directeur adjoint du livre et de la lecture au Ministère de la Culture et de la Communication), Nicolas Georges (directeur du service du livre et de la lecture) et Bruno Julliard (Premier Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture).

 

Effectuons un petit retour en arrière : ouvrir plus les bibliothèques est un objectif affiché assez tenace, qui était revenu sur le devant de la scène au cours du mandat d'Aurélie Filippetti. Une pétition de l'ONG Bibliothèques sans Frontières avait reçu un fort plébiscite du public et la mesure s'était donc retrouvée dans les programmes du ministère de la Culture. Le problème, rapidement rappelé par les organisations syndicales, c'est que l'argent allait forcément manquer pour ce genre de réforme. Plutôt qu'ouvrir plus, elles incitaient alors à ouvrir mieux

 

Le premier élément que dénoncent la pétition #DeboutLesBibs et les représentants des personnels, c'est la mise en avant de l'ouverture le dimanche au sein de l'élargissement des horaires : fin 2015, le gouvernement annonçait des aides supplémentaires attribuées aux collectivités qui ouvriraient leurs établissements de prêt le dimanche. Évidemment, la perspective d'un peu d'air, dans un contexte de budgets réduits, réjouissait les professionnels, mais l'Association des Bibliothécaires de France avait néanmoins regretté « que le dimanche soit la seule journée concernée par ce futur dispositif, quand les besoins se font sentir sur l’ensemble de la semaine dans bien des cas ».

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

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À Paris, où les personnels des bibliothécaires ont manifesté leur opposition à l'ouverture le dimanche de sept bibliothèques supplémentaires d'ici 2019 dans les conditions proposées par la mairie, on rappelle par ailleurs que le dimanche reste une journée spécifique, et que l'ouverture ce jour-là changera totalement le rythme du service public.

 

« L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait 5 ans que je le vois baisser », soulignait ainsi le personnel. Les problématiques, des transports, moindres ce jour-là, aux effectifs, avec la présence nécessaire d'agents de sécurité ou d'informaticien, sont nombreuses.

 

Ce jeudi 12 mai 2016, au cours du rassemblement dans la cour de l'hôtel d'Albret, siège de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, les personnels n'hésitaient pas à qualifier cette ouverture du dimanche de vitrine politique pour la mairie, dans la lignée des propositions du Parti socialiste vis-à-vis du Code du Travail.

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

En raison de la baisse des dotations de l'État, de nombreuses collectivités se retrouvent à jongler avec les postes de dépense pour boucler leurs budgets. Et les bibliothèques semblent être devenues des variables d'ajustement, rappelle la pétition : « On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint-Herblain ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler de l’état du réseau parisien.

 

Outre les fermetures et réductions d'horaires qui touchent certains établissements, les représentants du personnel dénoncent régulièrement le recours aux vacataires et autres statuts précaires pour faire tourner les bibliothèques publiques. Alors ministre, Fleur Pellerin n'avait d'ailleurs pas caché sa solution pour assurer des bras avec l'élargissement des horaires : « Les bibliothèques sont le terrain idéal pour le déploiement du service civique dans le domaine culturel », expliquait-elle au moment de la remise du rapport de la sénatrice Sylvie Robert sur la question...

 

La Bibliothèque nationale de France elle-même fait état de nombreuses suppressions de postes, dont 17 l'année dernière et 18 prévues cette année. « Il y a une incohérence entre les politiques du ministère et celles des établissements publics » remarquaient les représentants du personnel, secondés par la direction de l'établissement, en « manque de moyens financiers et humains ».

 

Signe des temps, la situation des bibliothèques françaises se rapproche de celle de leurs homologues britanniques dans l'actualité : la poète Chrissie Gittins annonce ainsi qu'elle sollicitera bientôt le maire fraîchement élu de Londres, Sadiq Khan, pour lui rappeler toute l'importance des bibliothèques. Ces dernières font l'objet d'une « crise sans précédent » au Royaume-Uni, entre budgets resserrés et personnels remplacés par des volontaires.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 18:17

 

ActuaLitté : le 12 mai 2016

 

À Paris, l’annonce de l’ouverture le dimanche envisagée pour sept bibliothèques du réseau d’ici 2019 a provoqué un important mouvement social. Dans un contexte « de réductions de postes et de budget », les propositions de l’administration ont froissé les personnels

 

Une centaine de personnes s'est retrouvée ce jeudi 12 mai dans la cour de l’hôtel d’Albret (IVe arrondissement de Paris) qui abrite les services de la direction des Affaires culturelles. La mobilisation avait été organisée au cours d’une assemblée générale à la Bourse du Travail, et la motivation des uns et des autres n’a pas fléchi. L’intersyndicale (SUPAP/FSU, CGT, UCP, FO, UNSA, qui représentent plus de 80 % des personnels de la Direction des Affaires culturelles) était réunie, à l’exception de la CFDT, qui a choisi de se retirer.

 

La position commune reste « contre l’ouverture le dimanche dans les conditions proposées par la Mairie ». quatre établissements sur les sept qui doivent ouvrir le dimanche ont rédigé une lettre ouverte à l’attention de la Direction des Affaires Culturelles (celle d’Edmond Rostand, par exemple) et Parmentier et Melville vont eux aussi envoyer leur missive. « Les positions au sein des établissements sont assez nuancées », reconnaît l’intersyndicale, « mais les lettres sont représentatives de ce qui s’est dégagé majoritairement dans ces établissements ». Les revendications en fin de courrier, elles, sont communes.

 

Si les conditions d’ouverture proposées par la mairie sont déjà problématiques, la SUPAP/FSU s’oppose « aux ouvertures du dimanche, même dans d’autres conditions qui entraîneraient par exemple la création de postes dans des bibliothèques qui ouvriraient le dimanche, et qui aurait pour corollaire la suppression de postes dans d’autres bibliothèques le long de la semaine, ou d’établissements, ou de sections. » À ce titre, la fermeture envisagée de la bibliothèque Château d’Eau a été évoquée.

 

Dans un contexte tendu pour les budgets et les effectifs, la volonté d’ouverture le dimanche de la mairie semble incongrue pour les syndicats. La CGT décrit ainsi la situation de la bibliothèque Germaine Tillion, « catastrophique » : « Il y a deux longues maladies, un départ en retraite déjà effectif, un qui part en détachement, deux autres qui vont partir à la retraite l’année prochaine. Ils étaient 32, ils passent à 27 et ils vont finir à 21, en ouvrant un jour supplémentaire. Il faudra que l’administration nous explique comment cela est possible, à moins de cumuler les emplois étudiants à temps très partiels payés 400 €/mois et de réintroduire le CPE ! »

 

 

                         2016 : Bruno Julliard tourle dos à ses idéaux de jeunesse

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Outre les questions d’effectifs et de primes, les personnels évoquent un manque de préparation et d’anticipation de la mairie. « L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait cinq ans que je le vois baisser. »

 

La question de la maintenance informatique est aussi évoquée : une bibliothécaire au sein d’un établissement qui ouvre le dimanche explique que les problèmes techniques ont toujours été résolus à l’aide des techniciens d’astreinte. Mais le doute est permis : une telle efficacité sera-t-elle toujours de mise si le nombre d’établissements ouverts le dimanche augmente ?

 

Inutile de souligner que les personnels craignent que les créations et suppressions de postes ou les ajouts d’équipements ne deviennent des variables d’ajustement : « Nous avons obtenu des automates de prêt, car certains collègues avaient mal au bras à force d’effectuer les gestes répétitifs. Sauf que le dernier départ en retraite n’a pas été remplacé, et on a un peu l’impression que c’est la contrepartie des automates », témoigne une bibliothécaire. A priori, le volontariat pour travailler le dimanche, première solution envisagée par la mairie, serait remplacé par un système de quotas, qui soulève d’autres questions : « Certains collègues habitent à Lille ou Orléans. Comment vont-ils faire, avec des transports réduits ? »

 

Après les annonces de la mairie, effectuées de l’avis de tous sans concertation préalable, certains personnels sont dépourvus : « Est-ce que les établissements doivent ouvrir quand même, en vertu du maintien du service public ? Mais, d’un autre côté, est-il honnête d’ouvrir si c’est pour proposer un service de mauvaise qualité ? » Les questions restent nombreuses, d’autant plus que les demandes des publics concernent aussi des ouvertures les lundis ou plus tard les soirs : avec ces éléments, l’ouverture le dimanche ressemble à une façade politique et idéologique pour beaucoup.

 

 

 

                                                       La culture selon la mairie de Paris

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Le syndicat UCP remarque d’ailleurs que de nombreuses bibliothèques étaient auparavant ouvertes « de 10h à 19h du mardi au samedi, sauf le jeudi matin pour les achats de livres, avec des nocturnes jusqu’à 22 heures pour certains établissements. Aujourd’hui, les gens se ruent le dimanche, mais c’est surtout parce que l’ouverture en semaine n’est pas suffisante. »

 

À Yourcenar, une des premières bibliothèques parisiennes à ouvrir le dimanche, « nous avons réussi à négocier le fait que l’on n’ouvre pas sans personnel suffisant. Après plusieurs fermetures les dimanches pour cause de personnel insuffisant, nous avons obtenu gain de cause. Évidemment, le public réagissait mal, mais nous étions là pour tracter et expliquer. »

 

Une délégation, comportant une personne de chaque bibliothèque et les représentants syndicaux, a été reçue par Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris. Noël Corbin, de son côté, a signalé qu'il rencontrerait les directeur des 7 établissements concernés par l'ouverture le dimanche, et que l'administration étudierait la faisabilité de l'ouverture pour Picpus. Il a par ailleurs proposé la mise en place d'une charte pour préciser ce à quoi s'engageait l'administration.

 

L'intersyndicale demandera de son côté un bilan social sur l'ouverture du dimanche, dans les établissements concernés sur les sept dernières années. L'idée étant d'examiner les différents points polémiques, du nombre de fermetures de bibliothèques pour cause de sous-effectifs au turnover dans les établissements, en passant par le respect des éléments de la délibération.

 

Cette dernière constitue le texte de loi municipal qui donne lieu à un arrêté municipal en bout de parcours législatif : celle concernant le travail du dimanche date de 2002, et la Mairie de Paris compte y ajouter les sept établissements envisagés. Cette modification de la délibération doit être présentée lors du comité technique du 28 juin prochain : les personnels, jugeant que la mairie « n'est pas prête », ont demandé à celle-ci d'y renoncer, sans succès.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

             Conflit social dans les bibluiothèques parisiennes : Bruno Julliard cherche sa voie

Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

                                        - C'est bizarre Myriam, je ne vois que mon doigt !

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 17:28

 

Livres-Hebdo : le 12 mai 2016

 

Plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l’ouverture le dimanche, la précarité et les budgets trop faibles

 

Ouverture dominicale, contraction des budgets, précarité des vacataires... les bibliothèques se mobilisent un peu partout en France au mois de mai. Après la BNF, où les personnels ont protesté contre la précarité le 7 mai, et la médiathèque de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), habituellement ouverte le dimanche mais fermée le 8 mai pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, c’est au tour des bibliothèques municipales de Toulouse et de Paris de se mobiliser contre l’ouverture le dimanche.

 

Des perturbations sont annoncées dans le réseau toulousain jeudi 12 mai, tandis que les personnels des bibliothèques parisiennes se sont retrouvés, à l’appel des syndicats, pour manifester au siège de la Direction des affaires culturelles de la Ville dans la matinée.

 

Plusieurs lettres ouvertes ont été adressées ces derniers jours à Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Les agents de la bibliothèque Germaine-Tillion (Paris XVIe) dénoncent notamment « le changement de cycle de travail engendré par un jour supplémentaire d’ouverture de la bibliothèque » qui « entraînerait une dégradation des conditions de travail, des risques sanitaires et réduirait sensiblement la qualité du service public rendu aux usagers (personnel non qualifié, sélection et valorisation des collections, animations et accueil des classes, orientation et renseignements des lecteurs) ».

 

Cette lettre fait suite à celles envoyées par les agents des médiathèques Edmond-Rostand (XVIIe), Aimé-Césaire (XIVee) et Hélène-Berr (XIIe), qui ont aussi interpellé Bruno Julliard en arguant « qu'on ne peut pas demander à une équipe investie, volontaire et compétente, d’accepter passivement la dégradation de son travail et de sa vie personnelle, pour une ouverture qui n’attire même pas de nouveau public ».

 

Un autre mouvement social est annoncé samedi 14 mai à la BNF pour réclamer le passage en CDI des vacataires qui le souhaitent. Tensions encore à Aubagne (Bouches-du-Rhône), où l’intersyndicale CGT/CGT-ICTAM/FSU a déposé un préavis de grève pour le mardi 17 mai, afin de réclamer une revalorisation du budget de la médiathèque municipale. Les personnels y dénoncent une dotation de « 5 000 euros en 2015 et en 2016 pour les acquisitions » soit « 0,10 euro par habitant quand les préconisations sont de 2 euros ». Pour faire écho à cette actualité, une pétition #deboutlesbibs initiés par des bibliothécaires de l'ensemble de l'Hexagone a ainsi été mise en ligne pour alimenter les débats à l'occasion du prochain congrès de l'ABF (lire ici)

 

 Lire l'article de Livre-Hebdo

 

 

                             Les bibliothèques de France et de Navarre sont vraiment sous tension

Tensions en bibliothèques (sur l'ensemble du territoire hexagonal)
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:45

 

Archimag : le 12 mai 2016

 

Ils qualifient de « provocation » la volonté de la municipalité parisienne d'ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche, dans des conditions qu'ils jugent « déplorables »

 

A ce jour, sur les soixante bibliothèques que compte la ville de Paris, seules cinq ouvrent le dimanche (Marguerite-Duras, Marguerite-Yourcenar, Françoise-Sagan, François-Truffaut et La Fontaine). La mairie de Paris a annoncé vouloir en ouvrir sept nouvelles d'ici 2019, sans créer les postes nécessaires et « sans concertation aucune », selon la CGT Culture.

 

Se disant peu voire pas du tout informés de ces nouvelles mesures et montrant du doigt une absence criante de moyens alloués à ce projet, les personnels de bibliothèques parisiennes ont appelé à manifester leur opposition ce jeudi 12 mai au matin dans la cour de l'Hôtel d'Albret, dans le IVème arrondissement, au siège de la Direction des Affaires Culturelles. 

 

Une pétition, adressée à Bruno Julliard, Premier Adjoint à la culture à la Mairie de Paris, a été mise en ligne sur le site Change.org. Celle-ci dénonce la situation « catastrophique » des bibliothèques municipales parisiennes, qualifiées « d'exangues »en raison des réductions de personnel liées aux restrictions budgétaires qui leur sont imposées. Elles seraient régulièrement contraintes de réduire leurs horaires d'ouverture en semaine ou même de fermer brutalement leurs portes par manque d'effectifs. 

 

« Il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau, explique la pétition qui, à ce jour, compte 436 soutiens sur les 500 attendus ; Dans les conditions qu’on nous impose, les bibliothécaires parisiens (soutenus par toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles)  refusent toute nouvelle ouverture le dimanche ! »

 

Lire l'article de Archimag

 

 

      Ouverture du dimanche : les bibliothécaires parisiens envoi Bruno Julliard se rhabiller

Les bibliothécaires parisiens manifestent contre l'ouverture le dimanche de nouveaux établissements
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 14:51

 

Le Parisien : le 12 mai 2016

 

Mais la mairie de Paris ne prévoit aucune création de poste. « Dans ces conditions, les bibliothécaires parisiens refusent toute nouvelle ouverture le dimanche » affirment les syndicats

 

Pour réclamer les moyens nécessaires à l’ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche, les syndicats appellent les bibliothécaires à manifester ce jeudi matin devant l’hôtel d’Albret (IVe), siège de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

 

Aujourd’hui, seules cinq bibliothèques sur soixante (Marguerite-Duras, Marguerite-Yourcenar, Françoise-Sagan, François-Truffaut et La Fontaine) sont ouvertes le dimanche. La mairie prévoit d’en ouvrir sept autres d’ici à 2020 (Parmentier, Hélène-Berr, Melville, Aimé-Césaire, Germaine-Tillion, Edmond-Rostand et Robert-Sabatier) mais sans création de poste. « Dans ces conditions, les bibliothécaires parisiens refusent toute nouvelle ouverture le dimanche », indique Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel.

 

Pour preuve, les équipes des bibliothèques Hélène-Berr (XIIe), Germaine-Tillion (XVIe), Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ont rédigé, chacune à leur tour, une lettre ouverte en ce sens à Bruno Julliard, le premier adjoint au maire de Paris en charge de la culture (lire ici).

 

 

Lire l'article du Parisien

 

 

           Ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche : Bruno Julliard dans la nasse

Paris : manifestation contre l'ouverture le dimanche de sept nouvelles bibliothèques
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:47

 

France 3 – Ile-de-France : le 7 mai 2016

 

Il n'y avait pas de distribution des ouvrages ce samedi 7 mai, à la bibliothèque François Mitterrand. Les salariés qui en ont habituellement la charge, pour beaucoup en emploi précaire, étaient en grève pour réclamer un sort un peu plus équitable

 

La toute nouvelle présidente de la grande bibliothèque de France François Mitterrand, Laurence Engel, nommée il y a seulement quelques jours, a déjà de quoi s'occuper. Ce samedi 7 mai, les salariés précaires de l'établissement, très nombreux contrairement à ce que l'on croit souvent dans le premier établissement du ministère de la culture, voulaient attirer l'attention sur leur situation très instable.

 

Et parce que le public ne les voit jamais vraiment, ils avaient stoppé la distribution des ouvrages par une grève pour tenter de s'en rendre visible. Ils réclament un peu moins de précarité, un peu plus de stabilité dans leurs conditions d'emploi.

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:33

 

Livres-Hebdo : le 2 mai 2016

 

Suite à l’annonce par la maire de Paris de l'ouverture de sept bibliothèques supplémentaire le dimanche, les personnels dénoncent « la focalisation sur ce jour là, ainsi que l’absence de moyens »

 

L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) appelle les personnels des bibliothèques municipales parisiennes à un rassemblement jeudi 12 mai à l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des affaires culturelles de la capitale.

 

Début avril, la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait annoncé son intention d’ouvrir sept bibliothèques supplémentaires le dimanche, au cours des années à venir, en complément des cinq établissements qui pratiquent déjà l’ouverture dominicale.

 

Cette annonce avait suscité de vives réactions de la part des syndicats et d’un partie des personnels. Environ 130 personnes, selon les syndicats, s’étaient rassemblés en assemblée générale jeudi 21 avril. Ils avaient dénoncé « une situation catastrophique. Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. Les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ».

 

Personnels et syndicats affirment qu’ils ne sont pas opposés à l’extension des horaires d’ouverture, mais que « la focalisation sur le dimanche ainsi que l’absence de moyens mis en œuvre sont inacceptables ». Et « inacceptables » cela devrait rester vu que pour le moment la mairie de Paris projette ses futures ouvertures dominicales sans personnels titulaires supplémentaires....

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Bibliothèques : Anne Hidalgo annonce sept nouvelles ouvertures le dimanche sans discussion

Les bibliothécaires parisiens mobilisés le 12 mai à l'Hôtel d'Albret contre de nouvelles ouvertures le dimanche

                                                       - Qui n'ose rien, n'as rien !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:02

 

ActuaLitté : le 27 avril 2016

 

Un rassemblement est prévu le 12 mai prochain dans la cour de l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

 

Le jeudi 21 avril dernier, des bibliothécaires parisiens s'étaient rassemblés à la Bourse du Travail pour évoquer les conditions dans lesquelles la Mairie de Paris ouvre les établissements de prêts les dimanches, le tout sur fond de lutte contre la Loi Travail. Représentants du personnel, personnels syndiqués ou non, l'assemblée générale avait permis d'évoquer les expériences des bibliothèques déjà ouvertes le dimanche ainsi que les conditions nécessaires à ces ouvertures. 

 

Environ 130 personnes étaient présentes à cette assemblée générale. La bibliothèque Hélène Berr, notamment, avait annoncé son intention de mener un blocage contre cette ouverture du dimanche. L'établissement fait partie de la liste des sept que la mairie souhaite voir ouvrir le dimanche : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIV), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe) et Sabatier (XVIIIe).

 

Certains participants à l'assemblée générale ont rappelé qu'ils ne s'opposaient pas à une extension des horaires d'ouverture, évidemment, mais que la focalisation sur le dimanche ainsi que l'absence de moyens mis en œuvre étaient pour eux inacceptables. « Paris me fait penser à une famille surendettée qui voudrait encore acheter un écran plasma, ce n'est pas possible », soulignait ainsi un membre du personnel d'Hélène Berr. D'après les calculs du personnel de ce même établissement, quinze créations de postes seraient nécessaires pour ouvrir le dimanche dans de bonnes conditions. La Mairie de Paris n’en propose qu’un seul de titulaire, le reste serait compensé avec des emplois d'étudiants à temps très partiel. Le progressisme selon Bruno Julliard sans doute, lequel est surtout connu pour avoir manifesté contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005. Comme quoi....

 

En conséquence, les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) appellent à une mobilisation le 12 mai prochain à partir de 10 heures dans la cour de l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles : « tous les syndicats ayant déposé des heures d’information syndicale pour ce jour là, les agents pourront donc s’y rendre sur leur temps de travail », précise le blog de la CGT Culture.

 

Les personnels ont également mis en ligne une pétition sur le site Change.org, adressée à Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Culture à la Mairie de Paris, pour réclamer de meilleures conditions pour l’ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

Dimanche : Bruno Julliard propose d'ouvrir avec seulement des étudiants à temps très partiels

Les bibliothécaires parisiens unis contre l'ouverture le dimanche selon Bruno Julliard

                  - Ben quoi, pour leur première embauche, c'est un bon contrat non ?

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 10:14

 

ActuaLitté : le 4 avril 2016

 

Mais des écrivains comme Stella Duffy, Rae Stoltenkamp, Toby Litt, Joanne Greenway, Neil Gaiman, Nick Hornby ou encore Colm Tóibín sont eux aussi mobilisés en faveur du maintien de la bibliothèque

 

Depuis le 31 mars, des bibliothécaires engagés occupent la bibliothèque Carnegie, à Londres, afin d’en empêcher la fermeture définitive et le remplacement de celle-ci par un « centre de bien-être ». Ils refusent de quitter les lieux. La décision, actée par le Lambeth Council, suit celle de fermer la bibliothèque du Minet. Une accumulation mal acceptée par les habitués. 

 

Un an s’est écoulé depuis que le Lambeth Council a décidé de remplacer l'actuelle bibliothèque par un « centre de bien-être », et les arguments avancés ne sont toujours pas acceptés. Le centre sera dirigé par Greenwich Leisure Limited, un organisme qui fournit des services locaux dans tout le pays et qui assure mettre le bien-être communautaire au centre de ses préoccupations. Les manifestants ont confié au Bookseller qu’ils n’entendaient pas partir avant que la décision soit annulée.

 

L’une d’entre eux, Dorotha Bohoius, occupe depuis le début du mouvement la bibliothèque avec ses deux enfants de neuf et treize ans, qu’elle sensibilise. « Nous sommes extrêmement déçus par cette décision et nous resterons tant qu’il n’y a pas de changement. Pour beaucoup de gens, c’est la seule bibliothèque accessible et cela dépasse le livre, c’est un lieu communautaire où chacun peut étudier, travailler et être avec les autres. Personne ne tient à ce que cela devienne un gymnase. Il y en a déjà plein […] », s'agace-t-elle. Elle ajoute : « Nous avons de quoi manger, toute la communauté aide. » 

 

Laura Swaffield, membre de The Library Campaign, revient sur les jeux d'opposition en cours avec le Conseil : « C’est une très belle bibliothèque et y rester n’est pas désagréable, mais, d’un autre côté, c’est plutôt frustrant. Depuis vendredi, les gens vont et viennent, mais le conseil a expliqué que dès lors qu’ils quittent les lieux, aucun retour n’est possible. Je n’avais pas prévu de rester ici, mais c’est mon devoir ». Les manifestants envisagent une occupation légale des lieux sans que cela ne les effraie le moins du monde. Laura Swaffield raconte même que le conseil a tenté d’avoir un arrêté de la cour pour procéder à l’évacuation, mais que cette tentative a échoué.

 

 

 

 

Londres : la bibliothèque Carnegie occupée par des manifestants

 

Le Lambeth Council, de son côté, a qualifié cette occupation d’« erreur ». Un porte-parole a développé : « Ces manifestants, les résidents et le public font fausse route — la bibliothèque Carnegie ne ferme pas pour de bon et nous sommes quasiment les seuls dans le pays à avoir maintenu un service bibliothécaire. L’établissement rouvrira […] au début de l’année 2017 et nous aurons à notre disposition un espace qui combine une bibliothèque, un espace santé et fitness accessible aux publics », ajoute-t-il. 

 

Mais, dès le début du mouvement, des auteurs comme Stella Duffy, Rae Stoltenkamp, Toby Litt et Joanne Greenway exprimaient leur soutien sur les réseaux sociaux. À cette liste s’ajoutent maintenant les écrivains Neil Gaiman, Nick Hornby et Colm Tóibín, eux aussi mobilisés en faveur du maintien de la bibliothèque. Dans une lettre ouverte publiée sur Bookseller, ils écrivaient début avril : « Nous pensons que les bibliothèques sont essentielles pour toutes les communautés, et que chaque bibliothèque a besoin d’avoir des bibliothécaires formés. Hormis la passion que suscite une telle opposition, illustrée par l’occupation de la bibliothèque Carnegie, le Lambeth Council a décidé (...) qu’elle fermerait celle de Waterloo et qu’il y aurait des licenciements dans la bibliothèque de l’Upper Norwood Joint. » 

 

Cette suite de fermetures et de coupes d’emplois fédère la mobilisation d’un nombre important d’auteurs, au même titre que le mélange des genres à l’œuvre (fitness et espace dédicace plus que bibliothèque), qui n’est pas du goût de tout le monde. Le 6 avril, le nombre de signataires s’élevait à 220 auteurs. L’une des signataires, Stella Duffie, vit à Carnegie et rappelle l’importance des bibliothèques dans sa propre vie : « Si je n’avais pas connu de bibliothèque, je ne serais pas devenue auteure. Je viens d’une famille de sept enfants (...). Les bibliothèques m’ont donné la possibilité de comprendre que le sort du monde dépassait le cadre familial dans lequel je vivais. »

 

Et, en temps de crise économique, la bibliothèque est plus que jamais nécessaire : « À l’image de beaucoup de quartiers de Londres, celui-ci souffre de privations et symbolise une idée générale de ce que sont les bibliothèques pour beaucoup de gens dans des temps difficiles, c’est-à-dire un refuge. » Retirer des espaces culturels ou les combiner avec des espaces inadaptés aggraverait la situation. Selon une étude menée par la BBC, il y aurait eu, dans le pays, 350 bibliothèques supprimées en six ans et 8.000 licenciements occasionnés par ces suppressions. 

 

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                             Selon la BBC, les bibliothèques britanniques sont vraiments à poils

Londres : la bibliothèque Carnegie occupée par des manifestants
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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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