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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 18:22

 

Le Parisien : le 8 juin 2016

 

La CGT réagit à un rapport de la Ville qui préconise la suppression des cours de musique individuels dans les conservatoires pour limiter les risques d'agressions

 

Supprimer les cours de musique individuels dans les conservatoires municipaux, pour limiter les risques d’agressions sexuelles ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet argument (d’autres, différents, sont par ailleurs évoqués) ne passe pas chez les enseignants. Dans le collimateur du millier de professeurs qui officient dans les conservatoires un rapport de l’inspection générale de la Ville datant de juin 2015, que nous nous sommes procurés, qui sera débattu en séance du Conseil de Paris, à partir du 13 juin, sur la réforme des cours de musique.

 

Intitulé « Mission de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville », le rapport décline, sur 78 pages, étude de terrain et préconisations. Celles qui concernent les conservatoires ont fait bondir les professionnels du secteur. On peut notamment y lire qu’il convient de limiter les cours individuels « porteurs de risque de dérapages importants, du fait […] de rapports de proximité et de séduction, et d’un contexte musical marqué par la banalisation des relations sexuelles entre maître et élève ». Quant à l’encadrement des stages d’été proposés aux élèves de conservatoires ils « constituent, détaillent les auteurs, des lieux à haut risque […] propices aux rapports de séduction […] à la promiscuité et aux soirées en présence de drogues et d’alcool ».

 

Le protocole, pionnier en France, signé au printemps dernier par le parquet et la Ville, est censé offrir les moyens de briser l’omerta, après une inquiétante série d’agressions commises sur des enfants depuis plus d’un an, impliquant, notamment des animateurs de centres de loisirs, des agents de la mairie, mais aussi un professeur de musique des conservatoires, révoqué pour avoir entretenu durant deux ans une liaison avec une élève mineure.

 

« Les nouvelles modalités permettront de protéger immédiatement et au mieux les enfants et leurs familles, souligne la Ville. Et d’offrir plus de transparence ». Elles n’en heurtent pas moins les professeurs et leurs représentants syndicaux. « Le parti pris affiché dans ce rapport est parfaitement injurieux, s’agace un professeur d’orgue et d’accompagnement au piano. Les rédacteurs de ce texte ignorent semble-t-il tout des pratiques pédagogiques, par préceptorat, qui sont celles des conservatoires. Elles ne correspondent pas aux méthodes en cours dans l’Éducation nationale, mais elles permettent une grande souplesse, l’adaptation au projet individuel de chaque élève. Et c’est beaucoup plus efficace que des cours magistraux ! »

 

Outre une lettre adressée par la présidente du groupe LR, Nathalie Kosciusko-Morizet, à la maire de Paris, les élus de l’opposition déposeront un vœu demandant à Anne Hidalgo de prendre « une position claire, pour s’opposer aus recommandations du rapport » et faire supprimer celles « qui amalgament les enseignants à des pédophiles potentiels ». La CGT de la Direction des affaires culturelles (DAC), quant à elle, n’a pas de mots assez durs pour qualifier les termes du rapport « au titre volontairement racoleur ». « Les enseignants sont humiliés, outragés, diffamés, écœurés, trahis, égrène le syndicat. Ce sont des centaines de professeurs qui sont accusés… Et s’il s’agissait plutôt d’une réduction de budget qui ne veut pas dire son nom ? » (lire ici)

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                   Sexe dans les conservatoires : pour ou contre (le rapport municipal) ?

Accusé d’abus sexuels, les professeurs des conservatoires parisiens se sentent « humiliés »
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:44

 

Par Daniel Schneidemann

 

Et comment David Pujadas a été terrorisé par Nathalie Saint-Cricq

 

Loi travail : comment le système médiatique, comme un seul homme, a épousé le point de vue patronal - on n’ose même plus parler de point de vue gouvernemental, tant on le cherchait à la loupe, ces derniers jours. Il fallait voir l’escouade des envoyés spéciaux envahir les stations-service à sec, agiter le spectre des éventuelles coupures d’électricité, s’enivrer d’exégèses sur la «radicalisation» de la CGT.

 

Certes, ils tendent aussi leurs micros aux syndicalistes bloqueurs des raffineries. Mais, comme on va au zoo, à la redécouverte d’espèces en voie de disparition, avec un délicieux frisson : des fois qu’ils mordent ! Oh là collègue, avait-on envie de crier, ne vous vient-il pas à l’idée que la CGT fait simplement son travail de syndicat ?

 

Aux avant-postes, se planta un soir la cheffe du service politique de France2, Nathalie Saint-Cricq. La tactique de la CGT ? «Une technique révolutionnaire bien orchestrée», révéla-t-elle à un David Pujadas terrifié. Et d’insister sur «la base rabougrie» de la CGT, raison pour laquelle le syndicat «joue la rue, et l’affrontement total», désireux de «tout faire sauter». Mais où a-t-elle la tête, la CGT ? Car «rien ne permet de dire que cette stratégie va dans le sens de l’histoire, au contraire», décréta la journaliste. Infortunée CGT ! Si encore elle faisait tout sauter dans le sens de l’histoire, on comprendrait. N’a-t-elle pas vu les panneaux sens interdit ?

 

 

               Sens de l'Histoire : Nathalie Saint Cricq fait repasser le Code de la route

Comment on a frôlé la prise de la Bastille sur France2 lors des manifestations contre la loi travail

                           - Je vous préviens, Avec moi c'est toujours priorité à droite...

 

 

« Jouer l’explosion sociale, poursuivit Saint-Cricq, c’est prendre la responsabilité qu’il y ait un accident, un blessé ou un mort. […]. C’est un pari risqué de se mettre à dos durablement l’opinion publique. Exiger purement et simplement le retrait de la loi El Khomri, c’est jouer un va-tout qui n’a pratiquement aucune chance d’aboutir.» Toutes voiles gonflées par le grand vent de l’histoire, les esprits vagabondaient.

 

On imaginait Saint-Cricq sur le même plateau du 20 heures, au cours de l’été 1789. On imaginait sa réprobation, son indignation. Non mais franchement, ces députés du tiers état qui occupent une salle à Versailles, sans autorisation de la préfecture ! Ne vont-ils pas se mettre l’opinion publique à dos ? Et que vont devenir les joueurs de paume, privés de leur jeu préféré, et pris en otages ? Mais que veulent-ils, à la fin ?

 

Et les voilà, ces radicalisés, qui exigent le vote par tête, maintenant, et non par ordre ! Quelle absurdité. Ils vont finir par exciter le peuple de Paris. Qu’est-ce qu’on vous disait ? On signale des mouvements de foule autour de la Bastille. La forteresse serait bloquée, elle aussi. Nos envoyés spéciaux ont interrogé les bloqueurs. Ils sont également au cœur de la garnison qui défend l’édifice, et aussi à Versailles, où des désaccords se feraient jour à la Cour, sur la conduite à tenir.  Et David Pujadas, angoissé : «Nathalie, cet assaut de la Bastille, n’est-ce pas un pari risqué ?» Alors Saint-Cricq : «Ah oui, jouer l’explosion sociale, c’est prendre le risque, etc.»

 

Lire la chronique de Daniel Schneidermann dans Libération

 

 

 

                        Sens de l'Histoire : David Puhadas effrayé par ce qu'il vient d'apprendre

Comment on a frôlé la prise de la Bastille sur France2 lors des manifestations contre la loi travail

     - Ouch, désormais au lieu de de descendre à Bastille, je continuerais jusqu'à Gare de Lyon

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 10:36

 

Le Parisien : le 28 mai 2016

 

« Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. J’ai été plaqué au sol, matraqué au visage et sur le crâne. Je suffoquais. J’étais sonné » a déclaré cet agent de la Ville de Paris. Gênée aux entournures, la préfecture de police n’a pas « souhaité commenter » cette affaire

 

Il ne lançait pas de projectile, ne portait pas de casque, ni de masque. Pourtant, Guillaume Floris, 40 ans, un agent de la Ville de Paris éducateur en crèche, a été traité comme un casseur. Ce père de famille, militant CGT— « non violent », précise-t-il — est sorti vendredi matin de sa « première nuit de garde à vue » au commissariat du Ve arrondissement. « La dernière », espère-t-il.

 

Jeudi, près de Nation (XIIe), il s’est retrouvé au terme de la manifestation contre la loi Travail pris dans « une charge de CRS », relate-t-il, encore choqué. « Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. J’ai été plaqué au sol, matraqué au visage et sur le crâne. Je suffoquais. J’étais sonné ».

 

Guillaume Floris va finir dans le « panier à salade ». Arrivé au commissariat, « on m’a vidé les poches et on m’a fait me mettre en slip, avant de fouiller au corps ». Il se verra notifier une garde à vue pour « agressions et jets de projectiles ». L’éclaircie viendra à deux heures du matin, lors de son audition par l’officier de police judiciaire « Elle a été correcte et m’a écouté. Je manifeste contre la loi El Khomri pas pour affronter la police ».

 

Guillaume Floris a été relâché vendredi matin sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui, indique le parquet de Paris. La CGT, de son côté, a lancé « un appel à témoins afin de récupérer des preuves dans la perspective d’une plainte ». Contactée, la préfecture de police n’a pas « souhaité commenter » cette affaire.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

Paris : l’éducateur de la crèche confondu avec un casseur compte porter plainte après avoir été tabassé par la police
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 12:27

 

France-Musique : le 26 juin 2016

 

Évoqué lors du dernier conseil de Paris, un rapport de l'Inspection générale recommande de limiter les cours individuels dans les conservatoires afin d'éviter les situations présentant un risque d'infraction sexuelle sur les mineurs. Un texte qui provoque la colère des enseignants

 

Alors que ce rapport de l'Inspection générale date de 2015, on peut se demander pourquoi il ne fait parler de lui que maintenant tant son contenu paraît curieux. Intitulé « Mission de prévention, de signalement et de traitement des risques d'infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville et du département », ce rapport commandé par la Maire de Paris, Anne Hidalgo en novembre 2014 propose des pistes pour « établir rapidement une procédure unique au sein de la Ville tant pour prévenir ces signalements que pour faire face à ces situations ». Cette requête s'appuie sur la suspicion d'une trentaine d'abus sexuels sur mineurs par des agents des différentes directions de la ville de Paris. Principalement à la Direction des affaires scolaires mais aussi à la Direction des affaires culturelles, l'entité qui chapeaute les conservatoires.

 

Le rapport pointe le manque de procédure claire dans le traitement de ces situations et propose une série de recommandations. Pour ce qui concerne l'enseignement en conservatoire, les cours individuels sont considérés comme « porteurs de risque de dérapages importants qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maître et élève ».

 

Le rapport précise que cette « banalisation » fait référence aux « relations entretenues par d'illustres musiciens ou musiciennes » et va même plus loin en citant le nom d'une célèbre pianiste et de son professeur. La version du rapport disponible à cette adresse a été modifiée ce mercredi 25 mai depuis en enlevant les noms des principaux intéressés, une capture d'écran est malgré tout disponible dans cet article du Lab Europe 1.

 

 

Un rapport recommande la suppression des cours individuels en conservatoire pour risques d'abus sexuels

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Une description des conservatoires qui est loin de plaire aux professeurs. Marc Morel, le président de l'Association des professeurs des conservatoires parisiens estime que le « corps enseignant se sent directement touché par ce texte et par la manière dont il est formulé.Tout le monde trouve cela absurde d'être accusé en tant que professeur de musique, de pédophile potentiel, cela est impensable ». Marc Morel annonce son intention de prendre contact avec la ville « très prochainement  » pour demander un rendez-vous. La situation sera également débattue le 6 juin prochain lors d'une assemblée générale.

 

Même son de cloche à l'Aneda (l'Association nationale des enseignants de disciplines artistiques) dont le président François Frémeau explique que « ce qui a surtout choqué les professeurs de musique, c'est que le cours individuel soit assimilé à une situation de séduction. Qu'est-ce que cela veut dire ? Que nous, enseignants, nous nous rendons en classe non pas pour enseigner la musique mais pour séduire nos élèves ? C'est un procès d'intention de la profession, d'autant plus que le rapport n'avance aucun chiffre ni aucune statistique ». François Frémeau précise que les élèves se retrouvent rarement seuls face à un professeur : « il y souvent un autre élève, un parent ou un autre enseignant présent en cours ». L'Aneda prépare actuellement un courrier qui sera envoyé à la Mairie et précise qu'elle bénéficie du soutien des parents d’élèves qui se mobilisent également.

 

Le rapport de l'Inspection générale recommande également d'adapter les locaux des conservatoires afin que chaque salle soit dotée d'une vitre, voire de parois entièrement transparentes. Une préconisation avec laquelle est d'accord Marc Morel, mais il estime qu'un tel réaménagement nécessite un investissement. « Dans le contexte actuel, je doute que cela soit à l'ordre du jour », regrette le président de l'Association des professeurs des conservatoires parisiens. Dans le conservatoire du XVe arrondissement où il travaille depuis cinq ans, trois professeurs de pianos partis à la retraite n'ont toujours pas été remplacés. « Cette volonté de supprimer les cours individuels au profit des cours collectifs pour des raisons de pédophilie, est encore un prétexte de plus pour les décisionnaires de rentabiliser davantage l’enseignement musical. Leur logique est purement économique. Rentrer plus de monde pour le moindre frais, sans aucune réflexion pédagogique », assène Marc Morel. 

 

 

                    Pour supprimer les cours individuel, la mairie de Paris joue du pipeau

Un rapport recommande la suppression des cours individuels en conservatoire pour risques d'abus sexuels

                                        - Ouch, j'ai l'impression que ça joue vraiment faux...

 

 

Cette question du risque présenté par les cours individuels et de leur éventuelle suppression peut également être perçue comme une technique politique. Un point de vue partagé par Thierry Hodent,  élu Les Républicains, délégué aux affaires scolaires, aux affaires internationales et à la culture du VIIe arrondissement de Paris. Il voit dans cette recommandation une technique politique pour réduire les coûts. Le 16 mai dernier lors du conseil de Paris, Thierry Hodent a interpellé Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris en charge de la culture sur sa crainte de voir disparaître les cours individuels en conservatoire. Une crainte d'autant plus justifiée que la mairie a récemment voté la suppression des cours individuels dans les centres d'animations de la ville.  

 

Un discours que la mairie de Paris refuse d'entendre. Ce rapport ne sert uniquement qu'à rappeler une règle simple : « toute intervention entre un adulte et un enfant doit être encadrée, avec dès que possible plusieurs personnes présentes ». Pas question de supprimer les cours individuels pour la mairie qui estime avoir conscience de « l'importance d'avoir des cours avec un seul élève ». 

 

Autre point soulevé par le rapport, la tenue des stages d'été organisés par des professeurs en conservatoire mais en dehors du cadre de l'établissement. Pour l'Inspection générale, ces stages sont des « temps propices aux rapports de séduction entre maître et élève, à la promiscuité et aux soirées en présence de drogues et d'alcool ; les élèves mineurs étant accueillis avec des élèves majeurs ». Le rapport recommande alors aux élèves de « ne pas y participer à partir du moment où l'organisateur est le professeur habituel de l'élève ». Un point qui ne devrait pas calmer la colère des enseignants.

 

Lire l’article de France-Musique

 

 

 

 

Suppression des cours individuels dans les conservatoires : la mairie de Paris sort le bazooka

Un rapport recommande la suppression des cours individuels en conservatoire pour risques d'abus sexuels
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:23

 

Le Parisien : le 26 mai 2016

 

Plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue par une patrouille de police, un agent de surveillance du parc envisage de déposer plainte

 

Depuis douze ans, Philippe, 53 ans, arpente sans relâche les allées du square Louise-Michel, qui coule le long de la butte Montmartre jusqu’au pied du funiculaire (XVIIIe). Son travail d’agent de surveillance des parcs et jardins pour la Ville de Paris, le quinquagénaire l’apprécie et aucun problème n’était venu gripper son enthousiasme professionnel. Du moins jusqu’à jeudi dernier.

 

Ce jour-là, peu avant 16 heures alors qu’il se trouve au square, il est interpellé par une patrouille de policiers vététistes du commissariat du XVIIIe arrondissement, en des termes, affirme-t-il, peu sympathiques : « Ils m’ont dit : Ça ne vous dérangerait pas de sortir les mains de vos poches ? Les vendeurs à la sauvette sont là. J’ai tout de suite rétorqué que non seulement, je ne suis pas policier, mais que je réfère de ce que je fais à ma seule hiérarchie, détaille-t-il. Et j’ai également précisé que je venais d’intervenir à deux reprises auprès de touristes asiatiques et anglais qui étaient importunés par les sauvettes. Mais, malgré cela, les policiers m’ont saisi, plaqué au sol, menotté et conduit en garde à vue ».

 

 « J’y ai passé trois heures avant d’être finalement libéré. Je suis encore sous le choc. On m’a même demandé de mettre mon blouson siglé Ville de Paris à l’envers pour camoufler ma qualité devant les autres gardés à vue. Je n’ai toujours pas compris au nom de quoi j’ai été retenu : je n’ai proféré aucune insulte, ni porté le moindre coup… D’ailleurs, nous collaborons régulièrement avec la police, notamment quand nous repérons des trafics de drogue, fréquents dans le secteur », termine Philippe, qui est en arrêt maladie depuis l’incident, et envisage de porter plainte pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle ».

 

En signe de solidarité avec leur collègue, les agents du square Louise-Michel ont cessé durant quelques jours d’assurer la surveillance et la fermeture du parc, tandis que leurs représentants CGT viennent d’envoyer un courrier à Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, pour l’informer de la situation. « Les vendeurs à la sauvette et les tresseurs, en activité depuis 30 ans au pied du Sacré-Cœur ont bien dû rigoler en voyant un agent se faire interpeller sous leurs yeux, s’insurge Jean-Claude Hamelin, secrétaire général de la CGT-ASPS. La hiérarchie de ses policiers zélés leur a demandé de présenter des excuses à Philippe, mais il les attend encore ». Contacté, le commissariat d’arrondissement n’a pas été en mesure de commenter l’incident.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

 

                                     Paris : un agent municipal agressé sur son lieu de travail

Paris : un gardien du square de Montmartre menotté et placé en garde à vue
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 11:54

 

 Paris-Tribune : le 25 mai 2016

 

Il est connu pour être un excellent Agent d'Accueil et de Surveillance (AAS) de la Ville de Paris, droit et consciencieux. Il vient de subir un choc en se faisant plaquer au sol par des policiers et emmené au poste, ce qui ne manque pas de soulever de nombreuses interrogations

 

Les faits sont les suivants : le jeudi 19 mai 2016 vers 15h55, trois policiers de la Brigade VTT de la Préfecture de Police de Paris au commissariat du XVIIIe arrondissement sont en intervention au square Louise Michel au pied de la Basilique du Sacré Cœur. Le site de Montmartre est le deuxième plus visité à Paris et plusieurs témoins assistent à la scène : avec une allure vaguement urban chic, chaussures montantes, uniforme et casquette, un brigadier cycliste délaisse son VTT, plaque à terre, menotte et embarque aussi sec vers le commissariat du XVIIIe arrondissement un agent en service et en uniforme de la Ville de Paris en poste au square Louise Michel.

 

Lire la suite de l'article sur Paris-Tribune (un article, soit dit en passant, que Paris-Tribune a largement pompé sur le nôtre paru trois jours avant en exclusivité, voir ici)

 

 

Interpellation d’un Agent d'Accueil et de Surveillance de la Ville de Paris par la police
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:08

 

Livres-Hebdo : le 17 mai 2016

 

Alors que plusieurs mouvements de grève traversent les bibliothèques françaises, la pétition #deboutlesbibs, adressée à la ministre de la Culture, appelle à la réflexion sur les horaires d'ouverture élargis

 

« Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » : dans une pétition mise en ligne il y a une semaine sur le site Change.org sous le titre #deboutlesbibs, une centaine de bibliothécaires français appelle le gouvernement à « retrouver le sens du service public ». 

 

La pétition, qui sera remise à la ministre de la culture Audrey Azoulay, à l'adjoint à la culture de la maire de Paris Bruno Julliard, à Nicolas Georges et Hugues Ghenassia de Ferran, respectivement directeur et sous-directeur du service du livre et de la lecture du ministère, met en cause la situation des bibliothèques françaises : « Sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude... ».

 

Elle évoque ensuite les fermetures de petites bibliothèques et une « véritable fronde à l'œuvre dans tout le pays ». « C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir 'ouvrir plus' le soir ou le dimanche 'sans moyens' », peut-on y lire. 

 

Cette nouvelle pétition intervient alors que plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l'ouverture le dimanche, la précarité ou les coupes budgétaires.  Après la BNF, la médiathèque de Saint-Malo ou encore les bibliothèques municipales de Toulouse, c'est au tour de la médiathèque d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) d'organiser une journée d'action ce mardi 17 mai.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

 

Une nouvelle pétition pour « faire entendre la voix des bibliothèques »
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:41

 

ActuaLitté : le 17 mai 2016

 

La situation des bibliothèques publiques et universitaires préoccupe les principaux intéressés : les personnels. Dans un contexte social plutôt tendu les bibliothécaires se sont mobilisés pour rappeler que l'ouverture du dimanche n'est pas une finalité au moment où les budgets et les effectifs restent insuffisants dans de nombreux établissements

 

À mi-chemin entre Nuit Debout et le collectif #OnVautMieuxQueCa, le groupe #DeboutLesBibs espère réunir les bibliothécaires de toute la France pour attirer l'attention des décideurs publics sur la situation délicate des bibliothèques. « Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » attaque d'emblée une pétition déposée sur le site Change.org et adressée à Audrey Azoulay, Hugues Ghenassia De Ferran (directeur adjoint du livre et de la lecture au Ministère de la Culture et de la Communication), Nicolas Georges (directeur du service du livre et de la lecture) et Bruno Julliard (Premier Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture).

 

Effectuons un petit retour en arrière : ouvrir plus les bibliothèques est un objectif affiché assez tenace, qui était revenu sur le devant de la scène au cours du mandat d'Aurélie Filippetti. Une pétition de l'ONG Bibliothèques sans Frontières avait reçu un fort plébiscite du public et la mesure s'était donc retrouvée dans les programmes du ministère de la Culture. Le problème, rapidement rappelé par les organisations syndicales, c'est que l'argent allait forcément manquer pour ce genre de réforme. Plutôt qu'ouvrir plus, elles incitaient alors à ouvrir mieux

 

Le premier élément que dénoncent la pétition #DeboutLesBibs et les représentants des personnels, c'est la mise en avant de l'ouverture le dimanche au sein de l'élargissement des horaires : fin 2015, le gouvernement annonçait des aides supplémentaires attribuées aux collectivités qui ouvriraient leurs établissements de prêt le dimanche. Évidemment, la perspective d'un peu d'air, dans un contexte de budgets réduits, réjouissait les professionnels, mais l'Association des Bibliothécaires de France avait néanmoins regretté « que le dimanche soit la seule journée concernée par ce futur dispositif, quand les besoins se font sentir sur l’ensemble de la semaine dans bien des cas ».

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

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À Paris, où les personnels des bibliothécaires ont manifesté leur opposition à l'ouverture le dimanche de sept bibliothèques supplémentaires d'ici 2019 dans les conditions proposées par la mairie, on rappelle par ailleurs que le dimanche reste une journée spécifique, et que l'ouverture ce jour-là changera totalement le rythme du service public.

 

« L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait 5 ans que je le vois baisser », soulignait ainsi le personnel. Les problématiques, des transports, moindres ce jour-là, aux effectifs, avec la présence nécessaire d'agents de sécurité ou d'informaticien, sont nombreuses.

 

Ce jeudi 12 mai 2016, au cours du rassemblement dans la cour de l'hôtel d'Albret, siège de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, les personnels n'hésitaient pas à qualifier cette ouverture du dimanche de vitrine politique pour la mairie, dans la lignée des propositions du Parti socialiste vis-à-vis du Code du Travail.

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

En raison de la baisse des dotations de l'État, de nombreuses collectivités se retrouvent à jongler avec les postes de dépense pour boucler leurs budgets. Et les bibliothèques semblent être devenues des variables d'ajustement, rappelle la pétition : « On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint-Herblain ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler de l’état du réseau parisien.

 

Outre les fermetures et réductions d'horaires qui touchent certains établissements, les représentants du personnel dénoncent régulièrement le recours aux vacataires et autres statuts précaires pour faire tourner les bibliothèques publiques. Alors ministre, Fleur Pellerin n'avait d'ailleurs pas caché sa solution pour assurer des bras avec l'élargissement des horaires : « Les bibliothèques sont le terrain idéal pour le déploiement du service civique dans le domaine culturel », expliquait-elle au moment de la remise du rapport de la sénatrice Sylvie Robert sur la question...

 

La Bibliothèque nationale de France elle-même fait état de nombreuses suppressions de postes, dont 17 l'année dernière et 18 prévues cette année. « Il y a une incohérence entre les politiques du ministère et celles des établissements publics » remarquaient les représentants du personnel, secondés par la direction de l'établissement, en « manque de moyens financiers et humains ».

 

Signe des temps, la situation des bibliothèques françaises se rapproche de celle de leurs homologues britanniques dans l'actualité : la poète Chrissie Gittins annonce ainsi qu'elle sollicitera bientôt le maire fraîchement élu de Londres, Sadiq Khan, pour lui rappeler toute l'importance des bibliothèques. Ces dernières font l'objet d'une « crise sans précédent » au Royaume-Uni, entre budgets resserrés et personnels remplacés par des volontaires.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 18:17

 

ActuaLitté : le 12 mai 2016

 

À Paris, l’annonce de l’ouverture le dimanche envisagée pour sept bibliothèques du réseau d’ici 2019 a provoqué un important mouvement social. Dans un contexte « de réductions de postes et de budget », les propositions de l’administration ont froissé les personnels

 

Une centaine de personnes s'est retrouvée ce jeudi 12 mai dans la cour de l’hôtel d’Albret (IVe arrondissement de Paris) qui abrite les services de la direction des Affaires culturelles. La mobilisation avait été organisée au cours d’une assemblée générale à la Bourse du Travail, et la motivation des uns et des autres n’a pas fléchi. L’intersyndicale (SUPAP/FSU, CGT, UCP, FO, UNSA, qui représentent plus de 80 % des personnels de la Direction des Affaires culturelles) était réunie, à l’exception de la CFDT, qui a choisi de se retirer.

 

La position commune reste « contre l’ouverture le dimanche dans les conditions proposées par la Mairie ». quatre établissements sur les sept qui doivent ouvrir le dimanche ont rédigé une lettre ouverte à l’attention de la Direction des Affaires Culturelles (celle d’Edmond Rostand, par exemple) et Parmentier et Melville vont eux aussi envoyer leur missive. « Les positions au sein des établissements sont assez nuancées », reconnaît l’intersyndicale, « mais les lettres sont représentatives de ce qui s’est dégagé majoritairement dans ces établissements ». Les revendications en fin de courrier, elles, sont communes.

 

Si les conditions d’ouverture proposées par la mairie sont déjà problématiques, la SUPAP/FSU s’oppose « aux ouvertures du dimanche, même dans d’autres conditions qui entraîneraient par exemple la création de postes dans des bibliothèques qui ouvriraient le dimanche, et qui aurait pour corollaire la suppression de postes dans d’autres bibliothèques le long de la semaine, ou d’établissements, ou de sections. » À ce titre, la fermeture envisagée de la bibliothèque Château d’Eau a été évoquée.

 

Dans un contexte tendu pour les budgets et les effectifs, la volonté d’ouverture le dimanche de la mairie semble incongrue pour les syndicats. La CGT décrit ainsi la situation de la bibliothèque Germaine Tillion, « catastrophique » : « Il y a deux longues maladies, un départ en retraite déjà effectif, un qui part en détachement, deux autres qui vont partir à la retraite l’année prochaine. Ils étaient 32, ils passent à 27 et ils vont finir à 21, en ouvrant un jour supplémentaire. Il faudra que l’administration nous explique comment cela est possible, à moins de cumuler les emplois étudiants à temps très partiels payés 400 €/mois et de réintroduire le CPE ! »

 

 

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Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Outre les questions d’effectifs et de primes, les personnels évoquent un manque de préparation et d’anticipation de la mairie. « L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait cinq ans que je le vois baisser. »

 

La question de la maintenance informatique est aussi évoquée : une bibliothécaire au sein d’un établissement qui ouvre le dimanche explique que les problèmes techniques ont toujours été résolus à l’aide des techniciens d’astreinte. Mais le doute est permis : une telle efficacité sera-t-elle toujours de mise si le nombre d’établissements ouverts le dimanche augmente ?

 

Inutile de souligner que les personnels craignent que les créations et suppressions de postes ou les ajouts d’équipements ne deviennent des variables d’ajustement : « Nous avons obtenu des automates de prêt, car certains collègues avaient mal au bras à force d’effectuer les gestes répétitifs. Sauf que le dernier départ en retraite n’a pas été remplacé, et on a un peu l’impression que c’est la contrepartie des automates », témoigne une bibliothécaire. A priori, le volontariat pour travailler le dimanche, première solution envisagée par la mairie, serait remplacé par un système de quotas, qui soulève d’autres questions : « Certains collègues habitent à Lille ou Orléans. Comment vont-ils faire, avec des transports réduits ? »

 

Après les annonces de la mairie, effectuées de l’avis de tous sans concertation préalable, certains personnels sont dépourvus : « Est-ce que les établissements doivent ouvrir quand même, en vertu du maintien du service public ? Mais, d’un autre côté, est-il honnête d’ouvrir si c’est pour proposer un service de mauvaise qualité ? » Les questions restent nombreuses, d’autant plus que les demandes des publics concernent aussi des ouvertures les lundis ou plus tard les soirs : avec ces éléments, l’ouverture le dimanche ressemble à une façade politique et idéologique pour beaucoup.

 

 

 

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Le dimanche reste problématique entre les bibliothécaires et la Mairie de Paris

 

Le syndicat UCP remarque d’ailleurs que de nombreuses bibliothèques étaient auparavant ouvertes « de 10h à 19h du mardi au samedi, sauf le jeudi matin pour les achats de livres, avec des nocturnes jusqu’à 22 heures pour certains établissements. Aujourd’hui, les gens se ruent le dimanche, mais c’est surtout parce que l’ouverture en semaine n’est pas suffisante. »

 

À Yourcenar, une des premières bibliothèques parisiennes à ouvrir le dimanche, « nous avons réussi à négocier le fait que l’on n’ouvre pas sans personnel suffisant. Après plusieurs fermetures les dimanches pour cause de personnel insuffisant, nous avons obtenu gain de cause. Évidemment, le public réagissait mal, mais nous étions là pour tracter et expliquer. »

 

Une délégation, comportant une personne de chaque bibliothèque et les représentants syndicaux, a été reçue par Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris. Noël Corbin, de son côté, a signalé qu'il rencontrerait les directeur des 7 établissements concernés par l'ouverture le dimanche, et que l'administration étudierait la faisabilité de l'ouverture pour Picpus. Il a par ailleurs proposé la mise en place d'une charte pour préciser ce à quoi s'engageait l'administration.

 

L'intersyndicale demandera de son côté un bilan social sur l'ouverture du dimanche, dans les établissements concernés sur les sept dernières années. L'idée étant d'examiner les différents points polémiques, du nombre de fermetures de bibliothèques pour cause de sous-effectifs au turnover dans les établissements, en passant par le respect des éléments de la délibération.

 

Cette dernière constitue le texte de loi municipal qui donne lieu à un arrêté municipal en bout de parcours législatif : celle concernant le travail du dimanche date de 2002, et la Mairie de Paris compte y ajouter les sept établissements envisagés. Cette modification de la délibération doit être présentée lors du comité technique du 28 juin prochain : les personnels, jugeant que la mairie « n'est pas prête », ont demandé à celle-ci d'y renoncer, sans succès.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

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                                        - C'est bizarre Myriam, je ne vois que mon doigt !

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 17:28

 

Livres-Hebdo : le 12 mai 2016

 

Plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l’ouverture le dimanche, la précarité et les budgets trop faibles

 

Ouverture dominicale, contraction des budgets, précarité des vacataires... les bibliothèques se mobilisent un peu partout en France au mois de mai. Après la BNF, où les personnels ont protesté contre la précarité le 7 mai, et la médiathèque de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), habituellement ouverte le dimanche mais fermée le 8 mai pour dénoncer les mauvaises conditions de travail, c’est au tour des bibliothèques municipales de Toulouse et de Paris de se mobiliser contre l’ouverture le dimanche.

 

Des perturbations sont annoncées dans le réseau toulousain jeudi 12 mai, tandis que les personnels des bibliothèques parisiennes se sont retrouvés, à l’appel des syndicats, pour manifester au siège de la Direction des affaires culturelles de la Ville dans la matinée.

 

Plusieurs lettres ouvertes ont été adressées ces derniers jours à Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Les agents de la bibliothèque Germaine-Tillion (Paris XVIe) dénoncent notamment « le changement de cycle de travail engendré par un jour supplémentaire d’ouverture de la bibliothèque » qui « entraînerait une dégradation des conditions de travail, des risques sanitaires et réduirait sensiblement la qualité du service public rendu aux usagers (personnel non qualifié, sélection et valorisation des collections, animations et accueil des classes, orientation et renseignements des lecteurs) ».

 

Cette lettre fait suite à celles envoyées par les agents des médiathèques Edmond-Rostand (XVIIe), Aimé-Césaire (XIVee) et Hélène-Berr (XIIe), qui ont aussi interpellé Bruno Julliard en arguant « qu'on ne peut pas demander à une équipe investie, volontaire et compétente, d’accepter passivement la dégradation de son travail et de sa vie personnelle, pour une ouverture qui n’attire même pas de nouveau public ».

 

Un autre mouvement social est annoncé samedi 14 mai à la BNF pour réclamer le passage en CDI des vacataires qui le souhaitent. Tensions encore à Aubagne (Bouches-du-Rhône), où l’intersyndicale CGT/CGT-ICTAM/FSU a déposé un préavis de grève pour le mardi 17 mai, afin de réclamer une revalorisation du budget de la médiathèque municipale. Les personnels y dénoncent une dotation de « 5 000 euros en 2015 et en 2016 pour les acquisitions » soit « 0,10 euro par habitant quand les préconisations sont de 2 euros ». Pour faire écho à cette actualité, une pétition #deboutlesbibs initiés par des bibliothécaires de l'ensemble de l'Hexagone a ainsi été mise en ligne pour alimenter les débats à l'occasion du prochain congrès de l'ABF (lire ici)

 

 Lire l'article de Livre-Hebdo

 

 

                             Les bibliothèques de France et de Navarre sont vraiment sous tension

Tensions en bibliothèques (sur l'ensemble du territoire hexagonal)
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