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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:15

 

Miroir Social: le 10 mai 2012

 

Avis de pourrissement sur un cas de harcèlement à la Mairie de Paris

 

La mise sur la place publique des difficultés de la direction des affaires culturelles de la Mairie de Paris à suivre un avis de mutation sur un cas reconnu de harcèlement n'a pas été appréciée. Voilà qui pourrait accélérer la transformation du comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), en place depuis 2004.

   

À la Mairie de Paris, c’est par la mutation et en toute discrétion que se règlent les affaires de harcèlement. Une façon de « régler » le problème en se contentant de séparer les protagonistes. Depuis 2004, sur 106 cas examinés par le comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), présidé par l’adjointe au Maire de Paris chargée des ressources humaines, 18 ont été considérés comme relevant de harcèlements ou de discriminations. 


Des avis. Mais ce ne sont que des avis que rend le CPAHD, les mutations ne s’imposent pas aux directions concernées. Voilà qui explique en partie pourquoi un cas de harcèlement à la Direction des affaires culturelles (DAC) examiné le 11 janvier 2012 par le comité et reconnu comme tel mi février est tout bonnement en train de déraper. Après un courrier resté sans réponse adressé le 2 mars à Laurence Engel, directrice de la DAC, l’Unsa des attachés de l’administration parisienne a décidé de révéler sur son site le 17 avril à quel point le dossier traînait alors que les membres du comité avaient été « unanimes pour qualifier d’intolérables le comportement et l’attitude de l’agent accusé ». Alors que l’Unsa des attachés défend hors comité le dossier de la plaignante, une cadre A, celui de l’« accusée » est porté par un autre syndicat, l’Unsa des autonomes de la ville de Paris...

 

Près de trois mois après l’avis du comité, la mutation de « l’accusée », qui pour cette fois est une subordonnée, n’a toujours pas pris effet tandis que la victime est en arrêt maladie depuis mi mars et qu’elle a aussi demandé à changer de service. Quand la DAC a été alertée du problème à l’été 2011, l’Unsa des attachés affirme que la seule mesure prise a été « d’enlever à la collègue victime du harcèlement la majeure partie de ses fonctions afin de lui éviter tout contact avec la personne incriminée ».  La DAC n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

                                          censure 3-copie-1

                                            La DAC n'a pas souhaité répondre à Miroir Social


 

Menace juridique. La mise sur la place publique du cas n’a pas été appréciée par la directrice de la DAC qui a adressé une lettre de 4 pages à l’Unsa des attachés, accusant le syndicat  de tenir des « propos inconscients » et d’omettre « sciemment » le contexte de l’affaire. Dans l’attente d’un potentiel droit de réponse, le syndicat maintient ses propos. Le blog Social Nec Mergitur, qui avait relayé l’affaire, a été menacé de poursuites judiciaires pour propos diffamatoire à l’encontre de la directrice de la DAC. L’article en question avait d’ailleurs été publié par son auteur, après validation, sur le Miroir Social le 19 avril. Il en a été retiré le 1er mai à la demande de la direction des affaires juridiques de la ville de Paris.

 

L'article retiré laisse désormais place à cette version davantage contextualisée qui repose en grande partie sur les informations de l’Unsa des attachés et de la CGT du personnel de la culture de la ville de Paris, qui a aussi fait l’objet d’une menace juridique.


Dans un communiqué commun, l’UNSA-attachés et la CGT, les deux principaux syndicats de la ville, « mettent fermement en garde le Maire de Paris et les directrices et directeurs de son administration contre toutes manœuvres visant à porter atteinte à la liberté d’expression et à la liberté syndicale ».

 

                                         censure

                                       La liberté d'expression mise à mal à la Mairie de Paris


 

La fin accélérée du CPAHD. Cette affaire va certainement accélérer l’évolution du mode de règlement des cas de harcèlements et de discriminations, très contesté par les syndicats. D’abord parce que tout commence par un entretien de la victime potentielle avec un médecin du service de la médecine préventive, qui retient ou rejette sa plainte. « Les directeurs qui n’aiment pas juger ceux qu’ils ont mis en place par crainte de se désavouer, préfèrent culpabiliser la victime. Le harceleur est un prédateur en position de force car il se sent soutenu par ses pairs. Pour le CPAHD un agent harcelé est une personnalité fragile », souligne la CGT.

 

Un rapport d’inspection et d’évaluation du fonctionnement du CPAHD d’octobre 2010 affirme que l’entretien avec le médecin avait « une vertu thérapeutique ».

 

Le comité a été sollicité 525 fois depuis sa création en 2004 mais seulement 106 ont été considérées comme susceptibles d’être examinées en commission. L’Unsa des attachés plaident de son côté pour que la sélection des dossiers à examiner puisse se dérouler « de façon collégiale ».

 

Le remplacement du CPAHD par un comité de médiation des conflits et de prévention du harcèlement et des discriminations au travail est donc dans l’air, comme l’explique le site Unsa des attachés. Il ne serait plus présidé par l’adjointe au Maire chargée des ressources humaine mais par la médiatrice ou le médiateur de la ville. Une « personnalité qualifiée » désignée par le Maire, le DRH ou de son représentant, un directeur non concerné par les dossiers instruits lors de cette séance, un médecin de prévention ou d’un psychologue du travail n’ayant pas eu à suivre personnellement les agents entendus complèteraient la composition d’un comité qui ne s’ouvrira pas directement aux syndicats, comme le demande par exemple la CGT.

 

Une fois passé un premier filtre sélectif, les protagonistes pourraient toutefois être directement entendus par les membres du comité tout en pouvant être assisté par des tiers. Par des syndicalistes par exemple.  Actuellement « seuls les représentants de la direction où la personne mise en cause exerce ses fonctions est entendue », souligne l’Unsa des attachés. Pas question en revanche d’envisager la moindre confrontation des parties.

 

« À l’issue des auditions, le comité délibérerait et rédigerait une recommandation motivée pour mise en œuvre immédiate. Le secrétariat du comité assurerait un suivi de la mise en œuvre des recommandations dans le mois qui suit leur prononcé, puis dans les trois mois », rapporte l’Unsa qui espère que les solutions ne se borneront pas à des mutations et en précisant que « le comité recevrait les directeurs et directrices qui n’auraient pas pu mettre en œuvre ses avis dans un délai de trois mois ».

 

 C’est le délai du cas examiné le 11 janvier dernier...

 

 

Lire l’article de « Miroir Social »  en cliquant là

 

                                    miroir social

                                    La Mairie de Paris se regarde dans le miroir social !

 

 

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La Mairie de Paris menace un site d’actualité sociale de poursuites !

Harcèlement sexuel à la Mairie de "bip" : La "bip" des Affaires Culturelles s’assied dessus !

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:30

 

AFP: le 24 avril 2012

 

1er mai: les syndicats dénoncent une "provocation" de Sarkozy et appellent à la mobilisation

 

L'annonce par Nicolas Sarkozy d'un "grand rassemblement" au Champ-de-Mars le 1er mai pour fêter le "vrai travail" a suscité l'ire des syndicats qui y voient une "provocation" et comptent riposter en étoffant leurs cortèges à cinq jours du second tour de la présidentielle.

 

La CGT a dénoncé mardi "une provocation du président de la République" qui "vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l'annonce d'un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du +vrai travail+". Pour elle, "cette opération n'a d'autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales".

 

La veille, la CFDT avait également jugé "inquiétant d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du 1er mai". Annick Coupé déléguée générale de Solidaires n'y va pas par quatre chemins pour en expliquer le sens: "Il s'agit clairement d'une entreprise de drague des voix du Front national pour le 2e tour de la présidentielle dans lequel Nicolas Sarkozy est en difficulté", affirme-t-elle à l'AFP. "Il veut opposer ceux qui travaillent aux +assistés+: c'est la rhétorique du Front national", argue la numéro un de Solidaires. "Mais on refuse de laisser dénaturer le 1er mai par Sarkozy et par Marine Le Pen", ajoute-t-elle.

 

                                syndicats

                                             1er Mai 2012: Sarkozy face aux syndicats ?

 

 

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on persiste: "Ni la gauche, ni l'extrême gauche ne nous imposeront un couvre-feu pour nous empêcher de nous mobiliser pour la +valeur travail+ le 1er mai", a lancé le ministre du Travail Xavier Bertrand.

 

"Mais le 1er mai appartient au monde du travail, aux salariés et aux organisations sociales", relève auprès de l'AFP Nadine Prigent, secrétaire confédérale de la CGT. Elle trouve "choquant" qu'"un président en mauvaise posture électorale vienne nous parler du travail, alors qu'il l'a ignoré pendant cinq ans". "Le 1er mai c'est la Fête des travailleurs et pas la fête du travail qui est une notion pétainiste", renchérit Mme Coupé. Un fait historique que rappelle aussi Jean-Claude Mailly leader de Force ouvrière: "Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça, le 1er mai c'est une journée internationale de solidarité et de revendications", souligne-t-il en dénonçant une "récupération politique".

 

 

Pour contrecarrer l'initiative de Nicolas Sarkozy, la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'Unsa, qui appellent ensemble à des mobilisations unitaires dans tout le pays le 1er mai, demandent aux salariés de "relever le défi" en "participant massivement" aux manifestations. A Paris, la marche est prévue entre la Place Denfert-Rochereau et la Bastille.


 

                                                                    manif

                                                 1er Mai: Ce sera entre Denfert et Bastille

 

La capitale sera ce jour-là bien encombrée pour un 1er mai qui s'annonce particulièrement politisé: outre le rassemblement UMP autour de Nicolas Sarkozy au Champ-de-Mars, les partisans de Marine Le Pen se retrouveront pour leur défilé traditionnel honorant Jeanne d'Arc, occasion pour leur championne d'annoncer sa position pour le second tour. A gauche, Jean-Luc Mélenchon appelle à un "1er mai stupéfiant d'unité et de puissance" derrière les syndicats.

 

Malgré leurs divergences - la CGT appelle clairement à "battre" Nicolas Sarkozy le 6 mai tandis que la CFDT reste non partisane- les deux grands syndicats entendent contenir la journée dans le cadre des revendications sociales.  La CFDT "souhaite que les partis politiques respectent l'autonomie des organisations syndicales" et qu'il "n'y ait aucune confusion", souligne auprès de l'AFP Marcel Grignard, dirigeant cédétiste. "Il n'y pas de volonté des syndicats de politiser le 1er mai", assure Mme Prigent.

 


 

                                           afp 3-copie-1

                                                   Les locaux de l'Agence France Presse

 

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:42

 

Le Parisien : le 21 avril 2012

 

Paris: Les prêts de livres victimes de bugs à répétition dans les bibliothèques municipales

 

Des bugs informatiques en série et des ralentissements à répétition sur le réseau, c'est ce que dénoncent les employés des bibliothèques municipales. « Mardi encore on a subi une panne du logiciel. Samedi c'étaient des lenteurs du réseau qui ont perturbé l'activité, on ne peut vraiment pas dire que notre système informatique fonctionne normalement et autant dire que c'est un problème récurrent en ce moment », s'exaspère un agent d'une bibliothèque du VIe.

 

Dans des établissements du Ve, du IXe, du XIe ou encore du XVIIIe on faisait le même constat en milieu de semaine. « Et quand tout plante, comme samedi dernier, on se retrouve à utiliser un accès informatique restreint qui ne nous permet pas d'assurer pleinement notre service auprès des usagers », explique un bibliothécaire. Car si cette solution de fortune permet, tant bien que mal, d'enregistrer les prêts des lecteurs, elle ne permet pas de procéder à l'inscription d'usagers ni au renouvellement des prêts. « Les lecteurs se voient forcés de revenir et s'exaspèrent », fait remarquer un agent.

 

Dans d'autres bibliothèques, comme à Clignancourt (XVIIIe), lorsqu'un bug survient, comme samedi dernier, l'accès informatique de secours n'est simplement pas mis en place pour enregistrer les prêts. « Résultat, les lecteurs ne peuvent même pas emprunter de livres », raconte un agent.

 

213 800 transactions enregistrées samedi dernier. A la mairie de Paris, on fait état d'un incident ponctuel : « Le week-end dernier, les bibliothèques ont connu le plus gros pic d'activité depuis le début de l'année. » Juste pour la journée du samedi, elles ont enregistré plus de 213800 transactions de prêts et retours de livres. « C'est un niveau énorme qui a occasionné une surcharge du réseau », expliquait-on mercredi à la mairie de Paris.

 

Les bibliothécaires pointent du doigt les insuffisances du réseau qui relie les quelque 65 bibliothèques municipales de prêt de Paris: Un équipement mis en place il y a trois ans et qui devra encore faire ses preuves aujourd'hui.

 

Voir l'article du "Parisien "

 

                                               le parisien 12

 

 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:11

 

Question(s) sociales(s) - Le Monde : le 6 avril 2012

 

Nicolas Sarkozy réinvente une CGT en pleine ébullition

 

Poursuivant sans relâche son offensive contre les corps intermédiaires et les syndicats, Nicolas Sarkozy a commis une belle bourde vendredi 6 avril au matin sur RTL. "Les liens entre la CGT et le Parti communiste sont bien connus, c'est son droit, mais il faut qu'ils assument", a déclaré le président-candidat, en ajoutant que Bernard Thibault "est membre du bureau politique du Parti communiste, comme chacun le sait". Mais voilà pour qui a un minimum de culture syndicale, Bernard Thibault, s'il est membre du PCF, est, depuis 1947,  le premier secrétaire général de la CGT à ne pas appartenir à son bureau politique - instance qui, comme l'a rappelé au passage le dirigeant communiste Pierre Laurent, "n'existe plus depuis plus de 15 ans", ayant été remplacée par un bureau national -, et deux ans aprés son élection à la tête de la CGT, il a quitté, en 2001, le comité national auquel il appartenait. Cet affrontement survient au moment où la CGT est en pleine ébullition sur  la succession de M. Thibault, ce dernier risquant de se trouver en opposition avec l'appareil de sa centrale.

                           

En 2007 déjà, alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait qualifié la CGT de "syndicat communiste". Une fois élu, son conseiller social, Raymond Soubie, qui pratiquait depuis plus de trente ans les organisations syndicales, avait dû lui dispenser une formation accélérée au syndicalisme. Il lui avait aussi appris à passer des "deals" avec la CGT, comme par exemple sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, et M. Sarkozy s'était appliqué, jusqu'à l'été 2008, à rechercher la meilleure relation possible avec M. Thibault, guettant toutes les occasions de le cajoler quitte à planter des banderilles sur le dos du patronat. En 2010, la réforme des retraites a consacré le divorce entre le président et les syndicats, et notamment la CGT.

 

                                    sarko 3

                                                           " Bon, toi mon coco ...... "

 

Il est vrai que pendant longtemps la CGT a entretenu une relation trés étroite avec le Parti communiste, allant même jusqu'à faire du Programme commun de gouvernement de 1972 - signé par le PCF avec le Parti socialiste - son programme revendicatif. Malgré l'adoption de la Charte d'Amiens (1906), qui proclamait, un an aprés la création du Parti socialiste SFIO, l'indépendance du syndicalisme, la CGT a toujours été parcourue de débats animés entre révolutionnaires et réformistes. Au lendemain de la Révolution de 1917, l'avénement du communisme en Russie provoqua des fractures entre les partisans de la "courroie de transmission" - inventée par Lénine qui voyait dans le syndicat un simple instrument du Parti communiste - et les tenants de l'indépendance syndicale. Ce clivage a même été à l'origine des trois scissions que la CGT a connues dans son histoire: en 1921, en 1939 et en 1947.

 

C'est ainsi que depuis 1947, tous les prédécesseurs de Bernard Thibault - Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki, Louis Viannet - ont appartenu au bureau politique du PCF. Nul ne pouvait espérer devenir secrétaire général de la CGT s'il ne passait pas d'abord par cette instance. Le Parti communiste imposait sa loi à la CGT. Le changement est intervenu en décembre 1996, quand Louis Viannet annonça, en plein congrès du PCF, sa décision de quitter le bureau politique (devenu bureau national) du parti. Il avait fait ce geste fort pour faciliter l'adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats. Elu secrétaire général en 1999, M. Thibault n'a jamais rejoint la direction du parti. En 2001, il est allé plus loin, lors d'une rencontre avec Robert Hue et la direction du PCF, en décrétant la fin de toute conception visant à faire du syndicat la courroie de transmission du parti. Le PCF était déjà en plein déclin et la perte de ses deux piliers - le syndicat et son emprise dans les banlieues, comme "la ceinture rouge de Paris" - n'a fait que l'accentuer.

 

 

                                    sarko 1[1] 

                              " Mon cher Bernard, je crois que le président voit du rouge partout ! "

 

 

Bernard Thibault a réagi vivement, vendredi, en accusant Nicolas Sarkozy d'"utiliser le mensonge pour tenter de décrédibiliser la CGT". Et il rappelle, dans un communiqué, que "cela fait plus de dix ans que je ne siége plus dans une instance de direction d'un parti politique". Le président candidat a aussi laissé entendre que la prise de position de M. Thibault, qui s'est engagé à fond en faveur de sa non-réélection, n'était pas partagée par les militants de la CGT: "Je ne pense pas que je sois combattu par la CGT, je suis combattu par quelques permanents de la CGT mais je pense qu'il y a tout un tas de gens qui sont adhérents de la CGT qui considérent que le rôle d'un syndicat c'est de défendre les salariés, pas de participer à la vie politique française". Réplique de M. Thibault : "La seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publiques et pas seulement dans les meetings de la CGT". Selon un sondage de l'Ifop réalisé en février auprès des sympathisants syndicaux, M. Sarkozy recueille les intentions de vote de 4% des sympathisants cégétistes (contre 11% en 2007).

 

Cette passe d'armes intervient au moment où la CGT est traversée de vives tensions au sujet de la succession de M. Thibault qui doit passer la main en mars 2013. Le secrétaire général a consulté les fédérations et les unions départementales de la CGT et il doit, le 17 avril, faire part à la commission exécutive de la centrale de sa proposition, celle-ci devant ensuite être entérinée par le comité confédéral national (CCN) - le parlement de la CGT - le 30 mai. M. Thibault a toujours souhaité que son successeur soit une femme appartenant au secteur privé. Il avait d'abord pensé à Nadine Prigent, qui vient de la santé, avant de constater que ce choix n'avait aucune chance de passer. Les fédérations et les unions départementales - qui constituent le CCN - se sont ralliées en majorité à Eric Aubin, 48 ans, secrétaire général de la fédération de la construction, le "Monsieur retraites" de la centrale. M. Aubin est sur la même ligne réformatrice que M. Thibault. Mais ce dernier semble tenir fermement à l'idée qu'une femme lui succède et avance le nom d'Agnès Naton, 53 ans, retraitée de La Poste, directrice de l'hebdomadaire confédéral, la Nouvelle Vie ouvrière, mais il se heurte à son appareil.  M. Thibault prendra-t-il le risque d'être mis en minorité par son parlement, comme il l'avait été, en 2005, sur le référendum européen? Sur fond de campagne présidentielle, un autre bras de fer est en cours.

 

Pour lire l'article de Question(s) Sociales(s) - Le Monde  

 

                                                        le monde 1[1]

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:05

 

ActuaLitté : le 18 avril 202

 

Une vraie série noire…. pour les bibliothèques municipales parisiennes

 

Le feuilleton chaotique des réseaux informatiques des bibliothèques parisiennes continue : alors que la Direction des Systèmes et Technologies de l'Information (DSTI) de la Ville de Paris avait promis une mise au point rapide suite à un « cas exceptionnel », (voir notre actualitté) les bibliothécaires font état d'une situation inchangée.

 

Avec pas moins de trois pannes en une semaine, le métier de bibliothécaire n'a pas l'air d'une sinécure : le 12 avril dernier, la bibliothèque Parmentier, dans le 11e, était victime d'«une panne affectant à la fois le réseau professionnel et le réseau public» d'après un communiqué officiel. 2 jours plus tard, c'est l'ensemble des établissements qui recevait un message de la DSTI les assurant d'«une analyse des interruptions».

 

Las, les bibliothécaires ont reçu ce matin une nouvelle notification faisant état de «ralentissements observés sur V-Smart», le logiciel utilisé par les bibliothèques publiques. (voir notre actualitté

 

Dure loi des séries.

 

Source: CGT des Affaires Culturelles.

Lire l'article de  "ActuaLitté"  

 

 

 

                                  girard 1-copie-1

                            " Avec moi, les bibliothèques obtiennent la Palme d'Or du Festival de Pannes "

 

 

 

 

ActuaLitté: Pannes du réseau informatique des bibliothèques de la Ville de Paris, infor ou intox ?

Les bibliothèques de la Ville de Paris tournent au ralenti !

Problèmes informatiques dans les bibliothèques parisiennes: Le droit de réponse de la société "Infor"

 

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:27

 

Question(s) sociales(s)- Le Monde : le 3 avril 2012

 

Le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats

 

Pour qui aurait encore des illusions sur le sujet, le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats. Lundi 2 avril, dans un entretien à l'Est républicain, le président-candidat, qui avait déjà ciblé la CGT durant ses meetings, s'en est pris à la CFDT, à propos de l'attitude de ses représentants sur le site sidérurgique d'ArcelorMittal à Florange : "Quant aux permanents de la CFDT, ils trahissent la confiance des salariés. Ils sont venus m'insulter et essayer de casser mon siège de campagne. Ne confondons pas les salariés d'ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre les intérêts des salariés." Quelques heures plus tard, à Nancy, Nicolas Sarkozy, qui, à la différence de François Hollande, n'a reçu aucune organisation syndicale en tant que candidat, récidivait : "C'est le cœur du problème français, les syndicalistes n'ont pas à faire de la politique.".

 

Sans appeler, comme le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, à un changement de président de la République, François Chérèque n'a pas ménagé le président-candidat, fustigeant les attaques de M. Sarkozy contre les corps intermédiaires, qui relèvent à ses yeux d'une "démocratie autoritaire" et d'une "démagogie populiste", et n'hésitant pas à qualifier son bilan de "globalement négatif". Le 2 avril, dans une déclaration de sa commission exécutive, la CFDT hausse encore le ton. Après avoir souligné que quatre candidats ont accepté de la recevoir – Eva Joly, François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon –, elle martèle : "Seul le candidat de l'UMP n'a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas car la campagne officielle va débuter et il n'est pas question pour la CFDT de se trouver en position d'être instrumentalisée par un candidat si près du scrutin." Notant que c'est "la première fois qu'un président de la République sortant refuse d'échanger avec la CFDT", la centrale ajoute : "Cette attitude de Nicolas Sarkozy est dans la ligne de ses attaques répétées depuis le début de sa campagne contre les corps intermédiaires, les partenaires sociaux, et en particulier les candidats".  

 

                                                         chereque

                                                                      " On le voit venir avec ses gros sabots "

 

 

La CFDT a également réagi aux critiques contre ses militants d'ArcelorMittal que M. Sarkozy cherche à "opposer aux ''vrais'' salariés": elle "déplore et condamne ces propos dangereux pour la démocratie en général et la démocratie sociale en particulier". Dans son interview au Monde du 3 avril, Bernard Thibault revient à la charge contre ce "président aux pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les sujets" qui veut "piétiner les corps intermédiaires qui sont des obstacles à ses objectifs". Evoquant l'hypothèse, qu'il ne juge pas "la plus probable", d'une réélection de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de la CGT avertit : "Si l'élection reconduit Nicolas Sarkozy, on fera avec mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on alors ce que serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un deuxième mandat, à savoir le dernier ?  Il prétend prolonger son premier mandat. Avec un deuxième mandat, l'addition serait particulièrement lourde."

 

                                                            sarko 4

                                                             " Avec lui, quand on trinque,  l'addition arrive toujours "

                                                           

               

Sans se départir de sa neutralité – Force ouvrière refuse, comme à chaque élection de donner des consignes de vote, au nom de l'indépendance syndicale –, Jean-Claude Mailly, qui n'a rencontré que François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, critique aussi les déclarations de Nicolas Sarkozy. "On n'a rien à gagner à pratiquer l'anathème dans ce genre de situation", a déclaré mardi 3 avril le secrétaire général de FO, qui est aussi membre du Parti socialiste. Et d'ajouter: "Le syndicat ne doit pas être muet sur ses positions et ses revendications."

 

De son côté, François Hollande, qui se fixe comme objectif de rénover la démocratie sociale, a saisi l'occasion de son intervention, lundi 2 avril, devant la CGPME, en délicatesse croissante avec le Medef, pour faire l'éloge des corps intermédiaires, jugeant "utile d'avoir des hommes et des femmes qui se consacrent à la défense de leurs intérêts qui sont aussi les nôtres. Parfois nous sommes en confrontation, en contradiction. Nous cherchons le compromis." Et le candidat socialiste, qui selon sa formule utilisée sur l'île de La Réunion veut désormais "taper" le président sortant, a enfoncé le clou: "Il n'est jamais bon de mettre en cause les organisations syndicales de salariés, de leur manquer de respect, d'avoir du mépris. Parce qu'en définitive, ce sont les salariés qui ont choisi leurs représentants." L'assemblée de petits patrons, qui n'a pas un amour immodéré pour les syndicats, n'a sans doute pas été conquise mais quand le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats, François Hollande en fait son miel.

 

Lire l'article de Question(s) Sociale(s) - Le Monde

 

 

                                             le monde 4[1] 

 

 

 

Lire aussi

Question(s) sociale(s) : Avec les syndicats, Nicolas Sarkozy se trompe d’époque !

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 12:34

 

ActuaLitté : le 13 avril 2012

 

L'occasion de rappeler les enjeux du projet

 

L'inauguration de l'exposition Robert Crumb au Musée d'Art Moderne de Paris a donné lieu à la mobilisation d'une centaine de grévistes après un appel lancé par le syndicat Force Ouvrière. Ils sont venus protester contre le projet d'une gestion des Musées de la Ville de Paris par un Établissement Public Autonome (EPA) qui inquiète particulièrement le personnel vis-à-vis de ses futures conditions de travail.

 

Ils étaient une centaine d'employés des services culturels de la Ville de Paris, hier, à l'inauguration de l'exposition consacrée au dessinateur Robert Crumb. Malgré les suppliques de directeur du Musée d'Art Moderne, Fabrice Hergott, qui a assuré que « tout irait pour le mieux » et qu'il était « inutile de faire grève », les grévistes n'ont pas laché l'affaire, assurément de taille : le transfert de la gestion des musées de la ville de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et de Paris Musées à un Établissement Public Autonome.

 

D'après les déclarations officielles, le projet n'est pas si mal : il vise à simplifier le circuit administratif des Affaires Culturelles en la déchargeant des Musées de la Ville de Paris pour la laisser s'occuper des bibliothèques, conservatoires, théâtres et centre d'archives, dont elle assure déjà la gestion. La décision de confier les musées à un EPA a été prise à la suite d'un rapport remis par Delphine Lévy, une ancienne membre du cabinet du Maire.

 

                                                 crumb 4

                                              Musées:  L'EPA tente un passage en force

 

 

Au sein des établissements eux-mêmes, le changement de statut annoncé pour le 1er janvier 2013 est pourtant loin de satisfaire tout le monde : si l'on passera rapidement, par correction, sur la nomination de Delphine Lévy à la tête de la future structure (ou comment adapter préalablement son boulot), le projet alarme les employés par ses manquements aux droits sociaux les plus fondamentaux.

 

Les syndicats ont dénoncé le premier pas vers la « privatisation du bien public » que représente selon eux la « régie personnalisée » des Musées de la Ville de Paris. Si la refonte des horaires est évidemment un sujet d'inquiétude, la disparition pure et simple des représentants syndicaux du Conseil d'Administration de l'EPA à venir pendant au moins deux ans ne peut que soulever des interrogations vis-à-vis de la politique sociale de la Mairie parisienne.

 

À l'inverse, les futurs généreux donateurs bénéficieront d'une exonération fiscale, et les musées pourront être loués à des fins privées : on sait de quel côté penche la balance des avantages. Par ailleurs, les Comités Technique (CT) et Hygiène et Sécurité (CHS) risquent d'être écartés si des élections anticipées ne sont pas organisées avant 2014. Après les vols au Musée d'Art Moderne ou l'amiante du Musée Carnavalet, ils sont pourtant d'actualité.

 

« On connaît ceux qui vont tirer bénéfices de ce nouveau statut : la future directrice de l'établissement et quelques heureux chargé de mission, alors que le reste des personnels aura vocation à servir de variable d'ajustement » a expliqué le syndicat Force Ouvrière. Dans une lettre daté du 26 décembre dernier, Bertrand Delanoë a expliqué que le financement de cette « régie personnalisée » s'effectuerait « dans un cadre strict » et que le « surcoût éventuel sera assumé par le développement de ressources propres et par redéploiement ». Chez les employés, beaucoup craignent que « redéploiement » soit une pratique litote pour « réduction des effectifs », d'autant plus que le vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris a salué la mesure.

 

Lire l'article de "ActuaLitté"

                                               robert crumb

 

 

 

Lire aussi:

Paris : Perturbation de l’exposition Crumb au Musée d’Art Moderne !

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:08

 

ActuaLitté : le 4 avril 2012

 

Bibliothèques Parisiennes : Un peu à l'étroit dans l'infrastructure ?

 

Les bibliothécaires parisiens sont en colère : depuis plusieurs mois, les réseaux informatiques sont sujets à des pannes qui les obligent parfois à cesser le prêt des ouvrages pendant plusieurs heures. Si les sociétés fournissant les logiciels de catalogage ont d'abord été mises en cause, c'est finalement le réseau informatique de la Ville de Paris qui ne semble pas à la hauteur de ses ambitions.

 

Impatient de rétablir la vérité après la lecture d'un article « bourré d'erreurs », (voir notre actualitté) Jean-Claude Meunier, directeur de la DSTI (Direction des Services Informatiques), nous a contactés. 

 

Jean-Claude Meunier, le directeur de la DSTI de la Ville de Paris, nous a apporté des précisions sur les incidents techniques qui ont touché les infrastructures des bibliothèques publiques et spécialisées : ceux-ci auraient été causés par « une croissance considérable des demandes, avec une hausse de 30 à 40 %, pour atteindre 27 millions de prêts. Grâce au ciel, ou plutôt grâce à nous, cette architecture largement sollicitée est évolutive, pour répondre à la demande. »


Les problèmes du logiciel PortFolio sont visiblement « un cas exceptionnel, causé par des notices trop longues ». Utilisé dans les bibliothèques publiques, V-Smart, le logiciel de la société Infor, semble parfaitement opérationnel.

 

Quant au réseau Internet de la Ville de Paris, Jean-Claude Meunier précise que le « réseau fibre optique est en train d'être installé, avec un plan qui s'étend jusqu'à la mi-2013. » En attendant, il reconnaît que certaines zones, comme le 16e arrondissement, sont sujettes à des débits assez faibles. « Des usages l'emportent parfois sur les débits, comme le téléchargement » ajoute-t-il.

 

Lire l'article de "ActuaLitté"


 

 

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                                                          La Mairie de Paris à la recherche du réseau de fibre optique

                                                      

 

                                     

Sur le même sujet:

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 16:54

 

Le Parisien: le 5 avril 2012

 

«Copy Party» : Pour copier et graver, rendez-vous... à la bibliothèque !

 

Plus besoin de se cacher pour prendre un livre en photo dans une bibliothèque. Il est désormais possible, sous certaines conditions, de copier, graver et photographier des œuvres mises à disposition par ces établissements. Une activité «100% légale» qui commence à inquiéter les auteurs.

Depuis l'adoption d'un amendement juridique en décembre dernier, la copie privée d'une œuvre est légale lorsque la source est dite «licite». «J'ai tout de suite pensé aux bibliothèques», se souvient Lionel Maurel, juriste et conservateur des bibliothèques, à l'origine du projet de «Copy Party». Avec d'autres bibliothécaires et universitaires, il décide d'organiser un événement pour sensibiliser les participants à leurs droits en matière de copie privée.  «Pour une fois, on parle de droits d'auteur pour faire quelque-chose de positif», se félicite-t-il.


Disque dur externe, appareil photo, ordinateur portable, téléphone portable, toute la technologie de reproduction personnelle est autorisée tant que la copie n'est pas destinée à une diffusion collective. «Vous payez indirectement pour avoir ce droit. Sur les clés USB, les graveurs, une partie est reversée aux auteurs», explique Olivier Ertzscheid, maitre de conférences à l'université de Nantes, un des fondateurs du projet.

 

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                                                    Vous devez renouveller votre abonnement à la bibliothèque !

 

 

Le cadre juridique d'une «Copy Party». Toute personne peut librement copier en partie ou totalement toutes les œuvres d'une bibliothèque (livres, revues, CD, DVD), excepté les logiciels et bases de données. Il faut pour cela utiliser son propre matériel (ordinateur portable, graveur, clé USB, appareil photo, téléphone portable etc.), pour un usage personnel. Il est donc interdit de diffuser une copie, et de casser les DRM (Digital Rights Management), qui empêchent ou limitent la copie de certaines œuvres. Avec la «Copy Party», les organisateurs expliquent vouloir également remettre la bibliothèque au centre de la question culturelle et du partage des connaissances.

 


«On a l'impression d'être des pirates alors qu'on a des droits».
Ils étaient 80 participants, dont une majorité d'étudiants, à la première «Copy Party» organisée dans la bibliothèque universitaire de la Roche-Sur-Yon (Vendée), le 7 mars dernier. «La plupart  des personnes n'était pas au courant et plutôt surpris d'apprendre que c'est légal», se souvient M. Ertzscheid. Le moment était convivial, riche en discussions. Les participants avaient même du «bonheur dans les yeux». «Imaginez, ils n'avaient plus besoin de se cacher», se réjouit-il. Les revues, ouvrages du domaine public et DVD ont connu un franc succès.

 

 
L'idée pourrait traverser les frontières. Julie Vanderkar n'a pas hésité à faire le déplacement de Bruxelles pour participer à «cette expérience visionnaire». «On avait peur de se lancer au début. Il faut dire que les mentalités changent moins vite que les usages ou les lois», explique la formatrice belge aux techniques du son et de l'image. «On a l'impression d'être des pirates alors qu'on a des droits», renchérit M. Ertzscheid. Une «Copy Party» pourrait voir le jour d'ici quelques semaines dans une médiathèque bruxelloise, « à condition que ce soit compatible avec le droit belge ». 

 

                                          hadopi 3

                                         Ils attendent fébrilement l'ouverture de la copy party !

 

«Plus ça va, plus il y a d'exceptions au droit d'auteur». Cinq autres projets sont en préparation dans l'Hexagone, dont un en région parisienne courant juin. «Ces pratiques-là doivent se banaliser, sans frein, sans tabou. A terme, il n'y aura plus besoin de «Copy Party», assure Olivier Ertzscheid. De quoi interroger les auteurs. Pour Emmanuel de Rengervé, délégué général du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC), «c'est une chose de pouvoir prêter une œuvre à un ami, une autre quand c'est une institution qui le fait. On sort complètement du cercle familial». Le responsable du SNAC dénonce «une interprétation la plus large possible de l'exception au droit d'auteur. C'est de la philosophie presque, même plus du droit».

A l'étonnement pourrait succéder l'inquiétude chez certains auteurs. «On se demande si ça ne va pas bouleverser l'équilibre. Plus ça va, plus il y a d'exceptions au droit d'auteur. Il faut une limite», argumente M. de Renvergé. «Aucun auteur n'est contre la diffusion de ses œuvres, mais ce sont les conditions qui posent question. La promotion c'est bien, mais ça ne paie pas les factures». Le syndicat dit rester attentif au phénomène. Et le délégué général du SNAC de conclure, «les organisateurs prennent beaucoup de précautions juridiques dans leurs annonces, c'est donc qu'il doit y avoir des zones d'ombre».

 

 

«La Copy Party, un effet secondaire totalement imprévu». C'est «avec beaucoup d'amusement» que Samuel Le Goff, collaborateur du député Lionel Tardy à l'origine de l'amendement sur la licéité de la source, observe le développement des «Copy Party» en France. «Ce n'était pas du tout prévu à la base», explique-t-il. «On voulait simplement préciser la taille de l'exception à la copie privée, et les copy-party dans les bibliothèques sont donc parfaitement légales».

«Le cahier des charges de la première édition était très strict. On sent que les organisateurs ont voulu rester dans les clous d'un point de vue juridique», observe M. Le Goff. «La SACEM et le monde de l'édition ne leur feront pas de cadeaux. Si ça prend de l'ampleur, ils vont vouloir contester juridiquement. On verra comment ils s'y prendront», prévoit-il. L'assistant parlementaire ne voit pas dans cette évolution juridique, de dommages pour les auteurs. «C'est le rêve pour le monde de la culture d'avoir des péages partout mais heureusement que l'accès aux œuvres ne se fait pas seulement par l'achat».

 

Lire l'article du "Parisien" 

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:31

 

AFP : Le 3 avril 2012

 

Non-remplacement de fonctionnaires : une "priorité pour Paris" selon l'UMP locale

 

L'UMP parisienne a applaudi des deux mains mardi à la proposition de Nicolas Sarkozy d'étendre aux "grosses collectivités territoriales" le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, jugeant que c'est "une priorité pour Paris". "Nous étendrons la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux aux grosses collectivités territoriales, qui ont tout à fait la capacité de faire le même effort que l'État", a déclaré le président-candidat dans une interview au site du magazine "Acteurs publics".

 

 "Cette mesure serait particulièrement justifiée à Paris où la politique des ressources humaines menée par le maire de Paris depuis 2001 a conduit à embaucher 10.000 agents supplémentaires pour la modique somme de 800 millions d'euros à la charge du contribuable parisien!", ont déclaré Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris et Philippe Goujon, président de la Fédération UMP de Paris, dans un communiqué.

                                          la droite

 

L'UMP Paris attaque régulièrement Bertrand Delanoë sur ses dépenses en personnels, le qualifiant de "véritable - accro - à la dépense publique". L'UMP dans la capitale a appelé à "un redéploiement des services centraux vers les services de proximité sur le terrain, dans les domaines de la propreté, de la voirie etc...", et "Bertrand Delanoë avait bien sûr rejeté cette proposition et préféré poursuivre sa spirale de l'endettement tout en augmentant massivement les impôts des Parisiens", selon ces responsables.

 

 Maïté Errecart, adjointe PS au maire de Paris, s'est immédiatement élevée contre "cette présentation malhonnête".  "Nous menons une politique raisonnée de stabilité des emplois publics. Ce n'est pas une politique aveugle de suppressions d'emplois", a-t-elle déclaré à l'AFP, vantant notamment la politique de "proximité" menée par exemple pour les places de crèches.

 

 

                                       afp 2

 

 

 

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