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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 15:49

 

Le Parisien : le 5 février 2016

 

De son côté, Rémi Féraud, le maire socialiste du Xe, réaffirme : « Je ne m’opposerai pas à la fermeture de la bibliothèque »

 

Promise à la fermeture en juin prochain, la bibliothèque Château-d’Eau (Xe) a fait l’objet de nouveaux débats lundi soir en conseil d’arrondissement puisque trois vœux ont été présentés.

 

Les deux premiers, déposés par les élus communistes et le groupe Les Républicains exigeant l’abandon de la fermeture, ont toutefois été rejetés ; le troisième, déposé par les Verts, qui réclamait lui la préservation du fonds photographique (3 000 ouvrages) de l’établissement a par contre été adopté. « Cela signifie peu ou prou que cette bibliothèque est sauvée puisqu’il n’existe pas d’autre endroit où installer ce fonds dans le Xe », estime d'ailleurs Bertrand Pieri, délégué CGT-Bibliothèque.

 

Un an après l’ouverture de la médiathèque Françoise-Sagan voisine, Rémi Féraud, maire (PS) du Xe, réaffirme de son côté : « Je ne m’opposerai pas à la fermeture de la bibliothèque Château-d’Eau ». C'est à dire la laisse couler.

 

Lire l'article du  Parisien

 

 

 

                  Bibliothèque Château d'Eau : Rémi Féraud (à gauche) tombe le masque

Paris : les communistes et le groupe Les Républicains réclament le maintien de la bibliothèque Château-d’Eau
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:06

 

Livre Hebdo : le 3 février 2016

 

Les groupes Europe Ecologie-Les Verts (EELV), communiste et Les Républicains ont chacun présenté un vœu.

 

La fermeture programmée de la bibliothèque parisienne Château-d’eau, à Paris (Xe), motivée par l’ouverture en mai 2015 dans le même quartier de la médiathèque Françoise Sagan, est revenue dans les débats lundi 1er février lors du conseil de l'arrondissement parisien où se trouvent les deux établissements. Les groupes Europe Ecologie-Les Verts (EELV), socialiste, communiste et Les Républicains ont chacun présenté un vœu.

 

Le vœu des élus EELV, qui demandait que la période d’évaluation visant à la fermeture de la bibliothèque soit prolongée, et que son important fonds photographique soit transféré dans un autre équipement du 10e arrondissement et reste accessible au public a été adopté. Celui du groupe socialiste, concernant le maintien du fonds dans le réseau des bibliothèques municipales et le maintien de l’organisation tous les deux ans des Rencontres photographiques, a également été adopté.

 

En revanche, le vœu des Républicains réclamant le maintien de la Bibliothèque Château-d’eau dans les locaux de la mairie du 10e arrondissement et la réalisation d'une étude par un groupe de travail paritaire, a été refusé, de même que celui du groupe communiste qui portait la même demande.

 

La question devrait à nouveau être évoquée lors du prochain conseil municipal de Paris, courant février.

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

      Pour Rémi Féraud, le mairie socialiste du Xe, le fonds photo doit quitter l'arrondissement

Paris : la fermeture d’une bibliothèque contestée
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:47

 

ActuaLitté : Le 2 février 2016

 

Quoi qu'il en soit, le fonds spécialisé consacré à la photographie doit rester dans l'établissement selon le vœu adopté par le conseil municipal de l'arrondissement

 

Fin 2015, la Mairie de Paris annonçait la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, dans le 10e arrondissement de Paris : suite à l'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, fréquentation et emprunts ne seraient plus suffisants pour justifier le maintien de l'établissement. Si le maire de l'arrondissement, Rémi Féraud, était favorable à la fermeture de la bibliothèque, les personnels avaient exprimé leur opposition. Les élus du Xe arrondissement viennent de les rejoindre.

 

La Mairie de Paris assurait que la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau poursuivait la politique municipale en matière de services aux usagers : « Quand nous avons recruté le directeur de la bibliothèque Château d'Eau, Frédéric Dumas, on l'a informé de la possible fermeture de son établissement » nous expliquait Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En 7 mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois », analysait encore le directeur des Affaires Culturelles.

 

Évidemment, les syndicats soulignaient l'aspect biaisé de cette analyse : « On compare des établissements de tailles différentes, et, surtout, avec des offres différentes : le public familial de Sagan emprunte beaucoup plus. Les enfants et adolescents qui lisent des mangas en empruntent vingt d'un coup, et les rendent deux jours plus tard, ce qui gonfle les statistiques ». Ils déploraient par ailleurs la fermeture programmée d'un établissement de proximité, dont les résultats ont été évalués sur une période trop courte pour être représentative. Le conseil municipal du 1er février a rebattu les cartes : « La majorité des membres du conseil municipal du Xème arrondissement gauche, droite et écologistes confondus, a voté hier plusieurs textes demandant le maintien de la bibliothèque Château d’Eau », rapporte la CGT Culture.

 

 

   Bibliothèque Château d'Eau : Les élus du Xème mettent à mal les projets de Buno Julliard

Paris : les élus du Xème refusent la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau

                      - Le problème c'est que maintenant j'ai plus de programme culturel !

 

 

Les élus communistes, Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte ont souligné le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement », et donc le maintien de l'établissement entre-temps. Les élus socialistes ont voté contre le maintien de l'établissement, et les élus écologistes se sont abstenus.

 

Quoi qu'il en soit, le fonds spécialisé de 3000 ouvrages environ consacrés à la photographie restera dans l'établissement : les élus écologistes ont soumis un vœu dans ce sens, adopté à l'unanimité par le conseil municipal. « Il est en cours d'analyse, mais il sera maintenu, et consultable, nous étudions deux ou trois pistes pour le réimplanter », nous confiait la Mairie de Paris en décembre dernier.

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau sera examinée à la mi-février par le Conseil de Paris : « Le vote des élus parisiens pourrait confirmer celui du Xe puisque ceux qui sont favorables au maintien de la bibliothèque Château d'Eau (Les Républicains, Communistes, Parti de Gauche et EELV) seront, à cette occasion, là aussi majoritaires », souligne la CGT Culture. Si les vœux des élus reflètent leurs avis, et donc ceux des citoyens, ils ne sont pas contraignants juridiquement pour la municipalité, contrairement aux délibérations.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

     La mairie de Paris va-t-elle écouter les élus qui veulent garder leur bibliothèque ?

Paris : les élus du Xème refusent la fermeture de la bibliothèque Château d'Eau

                                       - Quoi, garder des livres ? Vadé rétro !

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:46

 

Street Press : le 25 janvier 2016

 

Le personnel de ce musée inauguré l’année dernière n'est pas à la fête : salaires au rabais, temps partiels et sexisme, les démissions se multiplient

 

« Les toilettes c’est au bout du couloir à gauche ! », lance Anne-Lyse pour la quinzième fois en moins d’une heure. Pas rigolo tous les jours, de faire la billetterie du musée : « Je pensais que bosser dans un musée, ça allait un peu faire travailler mon cerveau. Mais en fait pas du tout. J’ai l’impression de vendre des billets à la chaîne… » D’autant qu’Anne-Lyse, malgré ses vêtements Damart, est frigorifiée. En ce mois de novembre, il n’y a pas de chauffage dans le hall de l’établissement pourtant flambant neuf. Après plusieurs semaines de grogne, la direction fini enfin par distribuer des doudounes et placer quelques radiateurs d’appoint.

 

C’est une toute petite victoire pour les salariés, mais la liste des griefs reste longue. « Les visiteurs du musée doivent savoir ce qu’il s’y passe », lance Caroline, la vingtaine. L’ex-médiatrice en a elle aussi plein les guiboles : « Un jour notre responsable nous a dit : les femmes ont leurs règles, elles ont des gosses, elles sont tout le temps malades !  Ou encore Avec le nombre de filles que vous êtes, c’est vraiment le poulailler » François, 25 ans, look d’aventurier, pull en laine et cheveux désordonnés, a lui aussi quitté le musée. Il confirme : « Il s’est excusé un jour qu’il y ait autant de filles. Il pense que ça amène une mauvaise ambiance… Alors que c’est sa mauvaise gestion qui pourrit tout ! »

 

Dans les couloirs de ce « navire futuriste de métal et de verre », musée « d’histoire naturelle et des sociétés » les salariés n’ont pas vraiment le sourire. Pourtant ce dimanche 20 décembre 2015, l’ambiance est plutôt champagne et cotillons : le musée des Confluences (MDC) célèbre son premier anniversaire. Pour l’occasion, l’entrée est gratuite. Et la presse fait ses choux gras sur son audience, supérieure aux prévisions : 825.000 visiteurs en un an. Pour le musée, c’est aussi une manière de dire que son coût exorbitant – 300 millions d’euros contre 60 prévus initialement  – n’était pas inutile. Sauf que pour gérer ce succès sans trop alourdir la note du musée, la direction multiplie les économies : sous-traitance massive, contrats précaires, mauvaise ambiance…

 

Le boss de Caroline habitué des saillies sexistes ne fait pas directement partie du Musée. Comme une bonne partie du personnel, il fait parti de l’une des nombreuses boîtes de sous-traitance. Onet, Samsic, Pénélope, Nunatak, Tabaibas, SPIE… C’est une dizaine de PME différentes qui interviennent et emploient plus de la moitié du personnel présent dans l’immense bâtiment. Les employés de ces boîtes ne bénéficient pas des mêmes conditions salariales que le personnel du musée : la majorité est au SMIC. Ils ont bien droit à des tickets restos, mais pas de treizième mois contrairement à leurs collègues directement en contrat avec le musée. Pas de prime d’ancienneté, non plus.

 

 

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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Contactée par StreetPress, la direction du musée botte en touche. Elle jure cependant, par l’intermédiaire de son service de com’, que « les entreprises de sous-traitance n’ont pas été choisies pour des questions de tarifs » et met en avant les compétences dans l’accueil des musées et de la culture de ses prestataires comme Pénélope. Sur son site, l’agence met en avant son expertise dans l’accueil des lieux culturels. Sauf que, vérification faite, le MDC est le premier musée à devenir client de la boîte. Pour justifier l’appel à ces boîtes, la direction met aussi en avant… l’intérêt des personnels : « Le musée n’aurait pas pu employer ces salariés à temps plein et c’est donc dans leur intérêt de bosser pour des prestataires… »

 

Sauf que, là encore, la réalité ne semble pas être exactement telle que décrite par la com’ du Musée. Ni François, ni Caroline n’étaient à temps plein tout au long de l’année et encore moins en CDI. Comme la majorité des médiateurs culturels et guides conférenciers, ils étaient en contrat à durée déterminée d’usage (CDD-U). En clair, des CDD à temps partiel, renouvelables à l’infini et sans indemnités de fin de contrat. « On est renouvelés tous les mois », explique François, qui a renoncé à son poste au musée. Et les contrats sont souvent signés alors qu’ils sont déjà au boulot depuis plusieurs jours.

 

Autour d’un café, dans un bar lyonnais, Julie, chandail en laine, les traits tirés, également médiatrice et démissionnaire, détaille la galère de ces contrats précaires : « IIs veulent qu’on soit tout le temps disponibles pour les visites de dernière minute. Ils claquent des doigts et on devrait arriver ! Le nombre de SMS qu’on a eu 3 heures avant une médiation pour nous demander si on était disponibles… » Le personnel se doit d’être dispo tout le temps. « A chaque fois que je partais en vacances, le patron m’appelait. J’ai pris une fois 10 jours… Il m’a appelé tous les jours », rembobine Julie. Et même si elle n’arrive pas à boucler ses fins de mois avec son seul job au musée, son responsable la pousse à refuser les autres opportunités : « Le patron m’a également demandé de ne pas signer mon contrat d’aide aux devoirs, parce qu’il voulait me proposer quasiment un temps plein. Ce qui n’est jamais arrivé, évidemment ».

 

Pour ceux qui ne jouent pas le jeu, les heures diminuent. Ainsi, Caroline étudie à côté de son emploi au musée, ce qui est autorisé. Du moins, en théorie : « Comme j’ai affirmé le fait de ne pas pouvoir être à 100% disponible à cause de ma formation, on m’a enlevé des heures, on m’a oubliée », explique la jeune femme de 26 ans. « C’est une sorte de punition », ajoute François. « Si tu poses trop d’indisponibilités, tu n’es pas un bon employé. » Et François de résumer la situation ubuesque : « On ne travaille pas assez pour vivre, donc on a besoin d’un autre boulot à côté. Mais on peut être sollicités chaque jour, pendant une semaine, ce qui empêche de travailler à côté. »

 

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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Anne-Lyse et ses collègues de l’accueil et de la billetterie touchent à peine plus du SMIC horaire, sans jamais dépasser les 35 heures. Difficile de s’en sortir avec à peine 1.000 euros de revenus. D’autant qu’à plusieurs occasions les salaires tombent avec un à deux mois de retard ou avec des erreurs : « Chaque mois on devait sortir la calculette pour vérifier que toutes les heures avaient bien été payées, pas facile avec des emplois du temps qui changent en permanence », témoigne Anne-Lyse, les nerfs à vif.

 

Pour boucler les fins de mois, les salariés avalent toutes les couleuvres. Ainsi, Aline, agent de billetterie, a subi des horaires décalés, sans week-end libre pendant plusieurs mois. En dépression : elle ne voyait presque plus sa fille de 12 ans. Elle a réussi à se faire muter au bout de huit mois. Comme elles, beaucoup cherchent à prendre la poudre d’escampette. Mais ce n’est pas forcément simple. Anne-Lyse, agent d’accueil, explique : « Je voulais une rupture conventionnelle, mais le RH a tellement de demandes qu’il n’en accepte aucune ! »

 

Si elle démissionne, elle perd les indemnités chômage qui complètent ses revenus. Elle a quand même déserté son poste, laissant son cas en suspens, ni licenciée, ni toujours au musée… Julie aussi s’est barrée : « Je n’ai pas dit à mes parents que je quittais le musée. Pour la première fois, ils commençaient à comprendre ce que je faisais. Il ont vu le musée à la télé. Ils m’ont mis beaucoup de pression pour rester, dans l’idée que c’est une grosse structure, donc que c’est important. J’en reviens à cacher des choses à mes parents à 28 ans… »

 

Selon les différents salariés interrogés par StreetPress, un an après l’ouverture, il ne reste – à l’exception des cadres – que très peu de personnes présentes à l’origine. Car pour les salariés, rester et se battre n’est pas facile. Pour Caroline : « Il y a peu de boulot dans ce milieu et les personnes qui veulent faire leur trou à Lyon sont contentes d’avoir enfin un truc chouette sur leur CV. » Elle a bien tenté de monter au créneau : « J’ai été porte-parole de l’équipe lors d’une réunion. Ça m’a ensuite été reproché. C’est risqué parce que le contrat peut très bien ne pas être renouvelé si l’on s’affiche trop ».

 

Lire l’article de Street Press

 

 

 

              A Lyon, les musées c'est vraiment l'horreur

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 16:04

 

20 Minutes : le 22 janvier 2016

 

En un an et demi le tarif d’entrée a augmenté de 50%, dénonce la CGT culture à la ville de Paris

 

Les catacombes vont-elles devenir la pompe à fric de la ville de Paris ? La question est posée sans détour par la CGT culture de la ville de Paris sur son blog. Le syndicat ne fait pas seulement référence aux 350.000 euros encaissés au dernier Halloween pour la location de l’ossuaire municipal parisien à la société Airbnb le temps d’une soirée.

 

Ce sont bien plus les tarifs appliqués aux visiteurs que dénonce aujourd’hui la CGT. « L’entrée était fixée à 8 euros il y a encore un an et demi, elle est passée à 12 euros fin 2015, note le syndicaliste Bertrand Pieri. Soit une augmentation de 50%.» Dans le même temps, la visite est passée d’une heure à 45 minutes. Il est bien possible de profiter d’une visite un peu plus fouillée avec un guide conférencier. « Mais il faut alors débourser 35 euros, déplore Dominique Quenehen, représentente du personnel à la CGT Musée de Paris. Cela fait une somme. Imaginez si vous voulez en faire profiter la famille… »

 

Pour les deux syndicalistes, ces hausses ne répondent qu’à une seule logique : la rentabilité. « Paris Musées [l’établissement public qui gère les 14 musées municipaux parisiens] ne se soucie plus de gérer le patrimoine mais seulement de faire payer les visiteurs qui deviennent des clients », estime Dominique Quenehen. Delphine Levy, directrice de Paris-Musées fournit tout de même une autre explication. « Les catacombes étaient un site qui avait été laissé un peu de côté de longues années, indique-t-elle. Les tarifs étaient très bas, mais le service était assez mauvais avec des horaires inadaptés, une longue attente avant d’accéder au site, pas de toilettes, pas d’informations aux visiteurs… »

 

Les Catacombes, la poule aux œufs d’or de Paris Musées

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Paris Musées dit alors avoir entrepris un plan d’investissement global sur les catacombes. « Nous avons amélioré considérablement les conditions de conservation préventive des ossements, poursuit Delphine Levy. Nous avons également lancé les travaux pour une nouvelle sortie, avenue René-Coty, qui sera prête avant la fin de l’année. Les visiteurs y trouveront des sanitaires, une libraire et toutes les informations dont ils ont besoin. Les études ont aussi été lancées pour créer une nouvelle entrée qui sera, elle, livrée en 2019. L’accueil se fera alors dans l’un des deux pavillons de la barrière d’Enfer ».

 

Les horaires d’ouvertures ont enfin été élargis. La dernière entrée se fait désormais à 20h et non plus à 16h. « Le temps d’attente s’est depuis considérablement réduit, commente Delphine Levy. Ce qui permet d’ailleurs d’attirer de nouveau les Parisiens qui boudaient les catacombes parce qu’ils n’avaient pas envie d’attendre trois heures avant d’entrée dans le site ». Ces améliorations justifient pour Paris Musées cette hausse des prix. Mais la directrice de l’établissement public invite à relativiser. « Le musée Grévin, c’est 25 euros, le zoo de Vincennes, c’est 22 euros, la Sainte-Chapelle, c’est 16 euros, le musée du Louvre, c’est 15 euros ».

 

« On ne peut pas comparer le Louvre aux Catacombes, s’insurge Dominique Quenehen. Il y a mille choses à voir au Louvre, dont de nombreux chefs d’œuvres ». Quoi qu’il en soit, cette hausse de tarif n’a pas freiné l’engouement pour ce site. En 2014, les Catacombes a enregistré 352.614 visiteurs, 13,4 % de plus qu’un an plus tôt. Il était alors le 31e site touristique le plus visité de Paris. Le classement 2015 est encore en cours d’élaboration, mais les Catacombes devraient grappiller des places encore « avec près de 500.000 visiteurs accueillis l’an dernier », selon Delphine Levy.

 

Lire l'article de 20 Minutes

Les Catacombes, la poule aux œufs d’or de Paris Musées

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 12:16

 

Challenge : le 18 janvier 2016

 

Lors d'un congrès extraordinaire, le syndicat du commerce SCID-CFDT, a voté sa désaffiliation de la CFDT centrale. En cause : un désaccord sur le travail du dimanche.

 

A l’annexe Turbigo de la Bourse du travail, ce lundi 18 janvier, l’atmosphère est grave. Une cinquantaine de représentants syndicaux sont assis derrière des bureaux d'écoliers alignés, dans une pièce austère aux allures de salle de classe défraîchie. Beaucoup de ces syndicalistes sont venus d’Ile-de-France comme Elisabeth Petiot, du siège de Monoprix, et quelques-uns de plus loin, tel Maxime Forestier, délégué Ikea à Saint-Etienne. Tous appartiennent au SCID-CFDT, la branche commerce francilienne de la CFDT, qui compte près de 4.000 adhérents. Historiquement cantonné à l’Ile-de-France, le SCID a décidé lors d’un congrès extraordinaire en novembre d’élargir sa couverture à la France entière, et de changer l’intitulé de son nom. SCID ne signifie plus Syndicat Commerce Interdépartemental d'Ile-de-France mais Syndicat Commerce Indépendant et Démocratique.

 

Le but avec le deuxième congrès du 18 janvier: devenir pour de bon indépendant en quittant la CFDT, afin de pouvoir mieux lutter contre le travail du dimanche. Depuis deux ans, la CFDT centrale et sa branche commerce s’étripent. Après avoir fermé les locaux du SCID, la CFDT l’a suspendu en mai 2014 pour « non-respect par le syndicat des règles de fonctionnement interne à la CFDT ». Pour Alexandre Torgomian, secrétaire général de SCID-CFDT, la véritable raison, c’est le travail du dimanche et de nuit. Le SCID s’y oppose fermement, à l’inverse de la CFDT, plus complaisante envers le patronat. Résultat: des visions divergentes.

 

En outre, la CFDT ne verrait pas d’un bon œil que, dans le cadre de la lutte contre le travail dominical, le SCID-CFDT ait rejoint l’intersyndicale Clic-P, aux côtés de CGT, UNSA, CFE-CGC et SUD. Le SCID, à l’inverse, dénonce les pratiques anti-démocratiques de la confédération, comme au Printemps-Haussmann où les élus SCID -CFDT se plaignent d’avoir été dépossédés de leur pouvoir de négociation, se voyant imposer une déléguée syndicale venue du Havre... et donc peu concernée par les problématiques liées au tourisme parisien et ses ZTI (Zones touristiques internationales) qui permettent de déroger au code du travail.

 

 

              Laurent Berger a demandé à un gars du Havre de représenter la CFDT

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                        - T'es sûr Laurent que personne ne va me reconnaître ?

 

 

Le congrès de ce 18 janvier a pour but de soumettre au vote la scission du SCID de la CFDT. Une date choisie au hasard ? Non. C’est ce même jour que le Tribunal de Grande Iinstance de Créteil devait déterminer si la mise sous tutelle du SCID par la CFDT est légale. Finalement, le tribunal s’est jugé incompétent, renvoyant au TGI de Paris. Mais ce n’est que partie remise pour le SCID. Surtout que très récemment, « la CFDT a changé ses statuts », dénonce Alexandre Torgomian. « Désormais, elle peut mettre un syndicat sous tutelle ». Même si la justice donne finalement raison au SCID, celui-ci risque de rester sous l’emprise de la CFDT. Résolu à en finir avec cette situation, Alexandre Torgomian énumère devant l’assemblée les modifications apportées aux statuts, et soumises au vote. Toute mention à la CFDT est supprimée. Quelques minutes plus tard, le résultat est sans appel: les représentants approuvent à 95,70% la désaffiliation du syndicat de la CFDT. Le SCID devient indépendant.

 

Les patrons du commerce doivent-ils s’en inquiéter ? Oui, selon Alexandre Torgomian. « Dans les entreprises, il y aura moins de risques que la CFDT signe un accord sur le travail du dimanche. Il faut l’accord de 50% des syndicats. Nous pourrons nous allier aux autres syndicats ». Avec une limite cependant: une représentativité fragile pour le SCID, tout du moins au début. « Les élus syndicaux exercent leur mandat jusqu’aux prochaines élections », explique Dahbia Mesbahi, avocate du SCID. « Mais leur représentativité risque d’être comptabilisée pour la confédération, car ils ont été élus sous la bannière CFDT. Quant aux délégués syndicaux, qui n’ont pas été élus mais mandatés par la CFDT, ils risquent d’être dé-mandatés ».

 

Alexandre Torgomian rassure l’auditoire: « Nous vous re-mandaterons sous l’effigie SCID ». Le véritable défi sera de gagner des voix lors des élections professionnelles, et ce, entreprise par entreprise. « Il y a des élections en permanence. Nous comptons grappiller dans la représentativité de la CFDT, jusqu’à être représentatifs », prévient le secrétaire général. « Et même s’il y a un accord signé, nous avons l’action syndicale, nous pouvons faire grève le dimanche ». Premières élections dans le calendrier: Carrefour en janvier, Cora peu après, Monoprix en mai.

 

Lire l’article de Challenge

 

 

                 Travail du dimanche : le MEDEF s'interroge sur la stratégie à suivre

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                                          - Va falloir que je me débarrasse de ce charlot......

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:08

 

Le Parisien : le 15 janvier 2016

 

La directrice d’astreinte de Paris Musées avait confirmé aux agents : « pas d’armes dans le musée »

 

Ils étaient venus visiter Carnavalet en famille samedi dernier. Mais ce couple de policiers s’est fait refouler à l’entrée de ce musée municipal sur l’histoire de Paris. La raison : ils avaient sur eux leur arme de service. Ce qui est pourtant autorisé depuis les attentats du 13 novembre.

 

Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Police, a aussitôt écrit à Colombe Brossel, l’adjointe (PS) à la sécurité de la maire de Paris, pour s’en émouvoir. Dans ce courrier, que nous nous sommes procuré, le syndicaliste rappelle que le port d’arme hors du temps de travail est « une contrainte lourde à laquelle nous nous soumettons afin de garantir autant que possible la sécurité des citoyens présents avec nous dans les transports, les lieux publics… ».

 

Le couple était accompagné de sa fillette de huit ans lorsqu’il s’est présenté à l’entrée de Carnavalet. Avant de passer au portillon, les deux officiers ont prévenu les agents de sécurité qu’ils avaient leur arme de service et ont présenté leur carte professionnelle. « Nous avons appelé la directrice d’astreinte de Paris Musées (NDLR : l’établissement public qui chapeaute les 14 musées municipaux), précise un agent. Elle a confirmé : pas d’armes dans le musée ». « Les policiers étaient en civil, ajoute l’agent. C’est difficile pour nous de savoir si ce sont de vrais policiers et si c’est une vraie carte ».

 

« On les a pris pour des malfrats », s’étrangle un proche des fonctionnaires, qui précise que l’un des officiers travaille à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), l’antigang : « Il était l’un des premiers à entrer au Bataclan et à l’Hyper Cacher ». Ce même jour, dans la file, un autre visiteur, que le couple ne connaît pas, policier en civil, armé lui aussi, a également été refusé.

 

« La direction de Paris Musées aurait dû donner des consignes claires et prévenir les agents que depuis l’état d’urgence, les policiers peuvent garder leur arme. En même temps, ironise Dominique Quenehen, représentante CGT de Paris Musées, il y a un vrai problème de sécurité dans les musées de la Ville. On refuse l’entrée de ces policiers mais on laisse passer des valises vite fouillées sans les scanner ! ».

 

Bruno Juliard, le premier adjoint de la maire de Paris, en charge de la culture, assure que « la direction de Paris Musées n’avait pas reçu de consignes du ministère de la Culture. Pour les agents, cette situation était une première ». Et de les soutenir : « Je préfère un excès de zèle que le contraire, même si je regrette ce qui s’est passé pour ces deux policiers ». Reste que la mésaventure ne se reproduira pas. L’élu vient de faire partir une note à la direction des musées « effective à partir de ce week-end ». Les policiers seront désormais autorisés à entrer dans les musées municipaux avec leur arme, « en présentant leur carte d’identité et leur carte professionnelle ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

Paris : des policiers armés refoulés du musée Carnavalet !

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:12

 

Miroir Social : le 13 janvier 2016

 

L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

 

Un « accord » de maintien dans l'emploi peut avoir cours même dans une TPE (toute petite entreprise). Le refuser, c'est risquer le licenciement pour cause économique. C'est ce qui est arrivé à Thierry, vendeur dans un sex-shop toulonnais depuis 1994. En 2012, le patron de la boutique lui a proposé un passage de ses horaires de travail de 151 heures à 83 heures par mois, en raison d'une baisse du chiffre d'affaires. Saisis, le conseil de prud'hommes de Toulon en 2013 puis la Cour d'appel d'Aix-en-Provence fin 2015 ont successivement débouté le salarié.

 

L'article L.1233-3 du code du Travail (motif économique) lui a été fatal. Le dirigeant de Sex' N Shop a fait savoir devant le tribunal que « le contexte de crise économique de ces derniers mois, doublé de l'interdiction de la vente de « Poppers », produit majeur pour nos ventes, depuis le mois de juillet 2011 en conséquence du décret du 7 juillet 2011, ont généré depuis une perte régulière de clientèle et de chiffre d'affaires ». Bref, en juillet 2011, l’État a interdit la vente de ce vasodilatateur aux vertus euphorisantes, notamment prisé de la communauté homosexuelle (les GIs envoyés au Vietnam en avaient aussi parfois dans leur paquetage !) et cela constitue la raison économique du licenciement.

 

L'argumentaire a convaincu les juges que l'accord de maintien dans l'emploi (proposé sous la forme d'un avenant au contrat de travail) était fondé. Cruelle ironie de l'histoire, le Poppers a vu son interdiction levée par le Conseil d’État en 2013, pour le motif qu'aucune étude scientifique n'a permis d'établir que le produit présente un risque de pharmacodépendance ou d'abus.

 

Lire l'article de Robin Carcan sur Miroir Social

 

 

 

                           L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

Licencié d'un sex-shop pour raison économique à cause de la chute des ventes de Popper's

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:43

 

Le Parisien : le 10 janvier 2016

 

Les syndicats reprochent à la Ville de Paris de privilégier « une logique financière, dont le but est d'avoir le plus de visiteurs possible » quitte à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Y a-t-il une faille dans la sécurité des musées de la Ville de Paris ? Pourquoi le visiteur est-il fouillé à l'entrée de certains établissements, passé au détecteur de métaux et au portillon alors que, dans d'autres, on entre avec son sac à dos et même sa petite valise fouillée « visuellement » — un simple coup d'œil parfois —, que l'on peut ensuite laisser dans une consigne.

 

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent. Selon Nadine Lemoule, secrétaire de la section CFDT de Paris Musées, il y a « un manque d'homogénéité dans le traitement de la sécurité et la sûreté des musées ». Le syndicat demande « une politique commune » des mesures. Fin novembre, un courrier de la CFDT, que nous nous sommes procuré, a été envoyé à Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, la maire (PS) Paris, chargé de la culture. « J'attends toujours sa réponse », se désole la syndicaliste. « Nous avons justement eu le 8 décembre un CHSCT (NDLR : comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) », se défend Bruno Julliard qui sera, le 12 janvier, au musée Carnavalet (IVe) lors de la cérémonie des vœux au personnel. Des employés comptent lui poser à nouveau la question. En attendant, cette semaine, nous avons testé la sécurité de quatre musées.

 

Face au Grand Palais, qui dépend, lui, de la Réunion des musées nationaux et donc de l’État, avec une sécurité renforcée, le Petit Palais, au bord des Champs-Elysées, n'a rien d'un Fort Knox. Nous sommes entrés avec une valise-cabine (moins de 80 cm). Si le visiteur passe par le portillon, le bagage, lui, est juste fouillé « visuellement » -- terme employé par la mairie -- de manière superficielle. Les pochettes intérieures et extérieures de notre bagage n'ont pas du tout été inspectées. On peut ensuite laisser celui-ci au vestiaire au sous-sol... ou pas. « Un peu léger dans le contexte actuel », s'alarme la CFDT. Delphine Lévy, directrice de Paris Musées, qui regroupe les quatorze établissements, avance un argument touristique : « C'est agréable pour certains visiteurs de pouvoir laisser son sac à dos ou sa petite valise au vestiaire d'un musée. » Ce jour-là, tous ne sont pas de cet avis : « Je préfère être retoquée d'un musée et fouillée de fond en comble, nous glisse Leslie, trentenaire américaine en visite au Petit Palais, plutôt que voir qu'on peut faire rentrer n'importe quoi ! »

 

 

 

                                                  Au Petit Palais, seuls les visiteurs avec cigare sont refoulés

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.

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Au musée historique de la Ville de Paris-Carnavalet, en plein cœur du Marais, on est fouillé mais on peut laisser son bagage dans une consigne à l'intérieur. « Des placards », selon la CGT. Le syndicat a « demandé à plusieurs reprises de les fermer, pour des raisons de sécurité », rappelle Dominique Quénéhen, représentante du personnel pour Paris Musées. La syndicaliste reproche à cette entité de privilégier « une logique financière. Leur but est d'avoir le plus de visiteurs possible ». Quitte, sous-entend-elle, à ne pas rendre trop lourd le dispositif de contrôle.

 

Au musée de la mode Galliera, voisin du Palais de Tokyo (XVIe), un pictogramme à l'entrée prévient le visiteur : « En application du plan Vigipirate, les bagages ne sont pas acceptés. » Mais on rentre quand même avec la valise fouillée « visuellement » et rapidement. Delphine Lévy, la patronne de l'ensemble des musées, concède un dysfonctionnement : « Vous n'auriez pas dû pouvoir entrer à Galliera avec une valise ». 

 

Également dans le même quartier magique des établissements culturels près du Trocadéro, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris (XVIe) cartonne avec son exposition « Warhol Unlimited ». Ici, on est refoulé illico presto avec notre valise. On s'étonne d'une telle différence de traitement entre deux musées voisins et municipaux. « Ce n'est pas le même directeur ! », justifie un employé. Pour Delphine Lévy, cette disparité est « normale ». La directrice de Paris Musées se raccroche aux consignes du ministère de la Culture de novembre dernier, que martèle également Bruno Julliard, l'adjoint au maire : « Nous considérons que la sécurité est assurée quand le bagage est inspecté visuellement, rappelle ce dernier. Si la préfecture de police nous le demande, nous passerons sacs et valises au scanner. »

 

Pour finir, les syndicats pointent une disparité avec les grands musées nationaux, qui eux dépendent du ministère de la Culture. Après les attentats, les conseillers sûreté ont présenté une note demandant d'interdire tout simplement l'accès des sacs et bagages. Devant le musée d'Orsay, qui reçoit 3,5 millions de visiteurs par an, les valises ne sont pas acceptées et des militaires patrouillent régulièrement, fusil d'assaut en bandoulière, tout comme autour de la Pyramide du Louvre.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

       Sécurité: Les syndicats de Paris-Musées pointent une disparité avec les musées nationaux

Depuis les attentats, les personnels des quatorze musées municipaux de la capitale s'inquiètent.
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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:42

 

ActuaLitté : le 18 décembre 2015

 

Lors d’un comité technique, tous les syndicats ont voté contre la fermeture de la bibliothèque Château d’Eau et ont proposé un avis développé avec des contre-arguments à ceux de la Mairie

 

L'annonce n'a surpris qu'à moitié, tant la politique parisienne des bibliothèques est déjà passée par là pour d'autres établissements : la bibliothèque Château d'Eau, du Xe arrondissement, est promise à la fermeture d'ici à l’été 2016. Le public attiré par la récente médiathèque Françoise Sagan est à l'origine de cette décision, Château d'Eau ne couvrant plus suffisamment d'usagers, selon la mairie. Les syndicats, opposés à ce projet, dénoncent des conclusions tirées à la va-vite.

 

Le sujet était à l'ordre du jour du Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, et inutile de souligner que la présentation du projet de fermeture était attendue de pied ferme par les personnels. La Mairie de Paris avait prévenu : avec l'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, en mai dernier, fréquentation et emprunts au sein de la bibliothèque Château d'Eau auraient chuté au point de ne plus justifier le maintien de son activité.

 

Les deux établissements sont situés à moins d'un kilomètre l'un de l'autre, mais les représentants des personnels CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA avaient soumis au vote un avis demandant le maintien de la bibliothèque. « La véritable raison de cette fermeture est budgétaire, l'objectif est simplement de récupérer des budgets d'acquisition et de personnels », explique un représentant syndical. 

 

« La médiathèque Sagan est très satisfaisante en termes de fréquentation », souligne de son côté Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, « avec 50.000 prêts en novembre, ce qui la classe quatrième établissement du réseau parisien. La fréquentation est bien répartie sur la semaine, et la médiathèque accueille aussi bien les enfants et les nounous, avec une fréquentation de quartier autant que familiale en fin de semaine ou le mercredi, et une importante part de nouveaux usagers ».

 

Le bilan de la médiathèque Françoise Sagan est indéniablement bon, et la Mairie de Paris assure qu'il influence celui de Château d'Eau : « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En sept mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois. » Des chiffres exacts, mais qu'il s'agit de mettre en perspective. 

 

Les représentants des personnels dénoncent ainsi les critères d'évaluation choisis par la Mairie, qu'ils estiment biaisés : par la période courte choisie pour évaluer les résultats de Château d'Eau, la préférence aux emprunts face à la fréquentation toujours « importante », ainsi que le passage des usagers de Château d'Eau à François Sagan, qu'ils ne jugent pas du tout certain. Noël Corbin reconnaît que des usagers qui viennent lire sur place, sans emprunter, ne sont pas représentés dans les statistiques d'emprunt : « Ce sont ces usagers que nous allons accompagner plus particulièrement », assure-t-il.

 

 

                La mairie de Paris propose d'accompagner les usagers de Chateau d'Eau

Quand la mairie de Paris ferme une bibliothèque uniquement pour des raisons comptables

                                               - ben quoi, il est pas bien ce mur  ?

 

 

Il est difficile de retrouver des statistiques précises sur les bibliothèques parisiennes, individuellement. Mais un jeu de données en accès libre permet d'évaluer les prêts de Château d'Eau sur les années 2010 et 2011, respectivement à 54.541 et 64.246 documents prêtés dans l'année. Si l'on considère uniquement les mêmes 7 mois utilisés par la Mairie en 2015, Château d'Eau prêtait 33.478 documents sur cette période en 2011. 

 

Le petit jeu des mesures comptables est floué, soulignent les représentants du personnel : « On compare des établissements de tailles différentes, et, surtout, avec des offres différentes : le public familial de Sagan emprunte beaucoup plus. Les enfants et adolescents qui lisent des mangas en empruntent 20 d'un coup, et les rendent 2 jours plus tard, ce qui gonfle les statistiques ». Forcément, face à Sagan, Château d'Eau ne tient pas la distance. 

 

D'après la Mairie de Paris, la décision ne relève pas d'une vue à court terme : « Quand nous avons recruté le directeur de la bibliothèque Château d'Eau, Frédéric Dumas, on l'a informé de la possible fermeture de son établissement » assure Noël Corbin. Neuf agents sont mobilisés par l'établissement, et les six prochains mois permettront de leur proposer des réaffectations, dans les établissements de leur choix si des postes sont disponibles, et « sans forcer, car c'est mauvais pour la cohésion des équipes ». Quelques agents, ainsi que le directeur de la bibliothèque, partiront en retraite (Ndr. Déclaration étonnante car le responsable de Chateau d'Eau n'a même pas 50 ans).

 

Le fonds de la bibliothèque, qui comprend 28 090 monographies, 2070 bandes dessinées, 440 ouvrages en langue étrangère et 390 titres en gros caractères sera réparti en différentes bibliothèques, selon les besoins. La bibliothèque Château d'Eau avait pour particularité de mettre en avant l'art photographique, à travers un fonds spécialisé de 3000 ouvrages environ : « Il est en cours d'analyse, mais il sera maintenu, et consultable, nous étudions deux ou trois pistes pour le réimplanter », explique Noël Corbin, « car il subit aussi la baisse de fréquentation de Château d'Eau : moins de 500 personnes par an se déplaçaient exclusivement pour ce fonds », souligne-t-il.

 

Les Rencontres de la Photographie, organisées par la bibliothèque, seraient reprises par une association, dont le nom n'a pas encore été précisé, et sans que l'on sache si des subventions seront versées pour cet événement.

 

Le maire PS du Xe arrondissement, Rémi Féraud, est lui aussi dans une « logique de satisfaction des usagers », explique la Mairie de Paris, et n'est donc pas opposé à cette fermeture de l'établissement. Lors du comité technique, tous les représentants des personnels ont voté contre la fermeture de l'établissement, et ont proposé un avis développé avec des contre-arguments à ceux de la Mairie (voir ici). Les syndicats proposent par exemple de développer l'ouverture de la bibliothèque le lundi, puisque Château d'Eau est implantée dans la même structure que la mairie d'arrondissement. 

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

 

La mairie de Paris veut accorder au jeune directeur de Chateau d'Eau une retraite bien mérité

Quand la mairie de Paris ferme une bibliothèque uniquement pour des raisons comptables

                - Tu vois Bernard, je viens d'inventer les régimes spéciaux pour bibliothécaires

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