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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 10:11

 

La Croix : Le 7 décembre 2014


Une trentaine de parlementaires de gauche ont lancé dans le Journal du Dimanche un appel pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.


Depuis deux ans, le sujet est très débattu, c’est pourquoi une trentaine de parlementaires de la majorité ont lancé un appel au gouvernement, publié dans le Journal du dimanche , pour « la reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle ». Emmené par la députée chevènementiste de l’Aisne Marie-Françoise Bechtel, cet appel a été signé par les socialistes Christophe Sirugue, député de Saône-et-Loire, Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, Pascal Cherki, député de Paris, Barbara Romagnan, députée du Doubs ou encore Régis Juanico, député de la Loire.


Les parlementaires affirment que 3,2 millions d’actifs « seraient en situation de risque élevé d’épuisement nerveux », selon une étude du cabinet Technologia. « Cadres, médecins, ouvriers, agriculteurs isolés, enseignants, petits patrons, le même symptôme » se manifeste dans de très nombreuses professions, rappellent-ils.


Faisant l’analyse que cette « souffrance généralisée dans le monde du travail » peut s’expliquer par le fait que « le salariat est devenu une variable d’ajustement des politiques de gain de productivité et de rentabilité financière auxquelles s’astreignent les entreprises sous l’étreinte de la concurrence », les parlementaires estiment que le phénomène est « malheureusement destiné à s’accroître ». Ils appellent donc « le gouvernement à une action énergique sur ce sujet central », souhaitant la « reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle ».

 

Aujourd’hui, les risques psychosociaux ne font pas partie des pathologies classées comme maladies professionnelles. Pour voir sa pathologie reconnue par la branche maladie professionnelle-accidents du travail, une personne victime d’un épuisement professionnel doit donc passer devant une commission composée d’experts et faire état d’éléments établissant une causalité directe entre son travail et son état de santé. Il faut aussi que soit reconnue une incapacité permanente partielle (IPP) d’au moins 25 %. Ce qui rend cette reconnaissance extrêmement rare.


 

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À défaut, le burn-out est soigné comme une vulgaire déprime par le médecin de ville. Les parlementaires demandent donc « que le tableau des maladies professionnelles intègre deux éléments supplémentaires, la dépression suite à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail ».           

 

Ce qui aurait l’avantage de faire « basculer le financement des effets du burn-out sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles, financée par les cotisations patronales à 97 % ». Autrement dit, de faire payer « ceux qui en sont responsables », à savoir les employeurs. Comme le montant des cotisations dépend du nombre d’arrêts de travail occasionnés par les accidents du travail ou les maladies professionnelles, l’objectif est ainsi d’encourager la prévention.


D’autres voix s’élèvent pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. Aux manettes, le cabinet Technologia, qui a organisé son premier colloque sur ce thème dès 2012, mène campagne très activement. En janvier 2014, il a lancé une pétition avec la même revendication, qui a recueilli 8 600 signatures.

 

En juillet, avant le changement de majorité au Sénat, le groupe des sénateurs socialistes a adopté une proposition de résolution visant à faire reconnaître plusieurs risques psychosociaux en tant que maladies professionnelles.  Le 17 novembre, une centaine de médecins du travail de région Centre ont lancé un appel similaire, qui a recueilli 336 signatures.


Reste que le débat n’est pas tranché. Il bute toujours sur la difficulté de définir avec précision la causalité professionnelle d’une maladie de nature psychosociale. Et aussi bien sûr sur le coût qu’induirait une telle reconnaissance.


Lire l’article de « La Croix »



 

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Lire aussi

Risques Psycho Sociaux : Les sénateurs adoptent une résolution pour favoriser la reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail

Le travail avec horaires décalés accélère le vieillissement cognitif

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 18:27

 

Ouest-France : le 28 novembre 2014

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes veulent débrancher le wi-fi dans les bibliothèques, au titre du principe de précaution.

 

Dans une intervention, lundi soir en conseil municipal de Rennes, Laurent Hamon, élu EELV délégué aux technologies de l'information et de la communication, a évoqué « l'exposition toujours plus grande de la population aux ondes électromagnétiques ».

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes, « dans le souci de ne pas exclure les personnes électrohypersensibles des bibliothèques municipales et au titre du principe de précaution » souhaitent « qu'une réflexion émerge permettant de limiter l'exposition aux ondes en coupant de le wi-fi si besoin ».

 

Lire l’article de Ouest-France

 

Rennes. Faut-il couper le wi-fi dans les bibliothèques ?
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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:04

 

Un ancien directeur de Aventis-Pharma (Sanofi) accuse son employeur d’avoir fabriqué des médicaments susceptibles de transmettre la maladie de la Vache Folle.

 

Cela pourrait être un jour qui fera date pour la santé publique. Le 17 novembre, à la cour d'appel de Versailles, se tiendra le premier procès prud'homal portant sur un scandale sanitaire d'importance depuis l'adoption par l'Assemblée Nationale des nouvelles lois destinées à protéger les lanceurs d'alerte. 

 

Un lanceur d’alerte était directeur général chez Aventis-Pharma (depuis cette société a été rebaptisée Sanofi) avant d'être licencié. Il est vrai qu'il avait dénoncé la composition d'un médicament dont les matières premières étaient interdites en France car susceptibles de transmettre la maladie dite de la vache folle.  

  

« J’étais l'un des Directeurs Généraux de la société pharmaceutique Aventis-Pharma, témoigne Jacques Poirier sur son blog, j’ai été licencié en 2003 pour avoir alerté mon employeur des risques sanitaires concernant un médicament anticoagulant, l'énoxaparine (Lovenox /Clexane), une héparine dont plus de la moitié des matières premières (des intestins de porcs) proviennent de Chine ». Des matières premières évidemment prohibées à l'époque car déjà identifiées d'être susceptibles de transmettre la maladie de Creutzfeldt-Jacob.

 

« Pour l'Agence Nationale (française) de Sécurité du Médicament cette affaire représente un « sac de nœuds » inextricable, compte tenu des conflits d'intérêts majeurs qui entachent la réputation de certains de ses hauts responsables ou certains de ses experts. Une affaire qu'on croyait avoir bel et bien étouffée, mais que l'actualité, encore sous le choc du Médiator, est en train de placer à nouveau sous le feu des projecteurs. » affirme toujours Jacques Poirier lequel est soutenu dans son combat par plusieurs associations dont l'UFC Que Choisir (lire ici) laquelle avait à l'époque interpellé les pouvoirs publics (lire ici).

 

Ce procès prud'homal qui porte de prime abord sur un simple conflit de travail pourrait donc mettre la lumière sur un scandale sanitaire d'envergure selon l'ancien cadre de l'industrie pharmaceutique. Ce qui explique pourquoi Aventis-Sanofi son ancien employeur avait toujours réussi à repousser l'échéance du procès. Pas folle la vache.

 

Publié également sur Miroir Social


 

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Lire aussi, un article de Libération,



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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:38

 

Travailler pendant une longue période en horaires décalés, notamment la nuit, accélère le vieillissement cognitif, selon une étude publiée récemment.   

 

Alors que le travail de nuit et le travail posté (horaires changeants) sont déjà suspectés de jouer un rôle dans divers problèmes de santé comme les ulcères, les maladies cardiovasculaires et certains cancers, des chercheurs ont entrepris d'étudier son impact sur les capacités cognitives. Pendant dix ans, ils ont suivi 3 000 salariés du sud de la France, âgés de 32 à 62 ans au début de l'étude, travaillant dans tous les secteurs de production et dont la moitié avaient travaillé en horaires décalés pendant au moins 50 jours au cours de l'année.  

Leurs capacités cognitives (mémoire, attention, vitesse de réaction) ont été mesurées à trois reprises (1996, 2001 et 2006) lors de tests neuropsychologiques. L'étude publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine a permis de montrer que ceux qui avaient eu un travail posté pendant dix ans ou plus, présentaient un déclin cognitif - processus naturel chez toute personne vieillissante - nettement plus rapide que les autres.

Selon Jean-Claude Marquié, un chercheur du CNRS à Toulouse qui a coordonné l'étude, la baisse des scores obtenus équivaut à « un vieillissement cognitif de 6,5 ans », une baisse « qui n'est pas négligeable » mais qui demande encore à être confirmée par d'autres études. « On savait déjà qu'il y avait des effets à court terme, mais on ne savait pas si ceux-ci se maintenaient pendant longtemps », explique-t-il à l'AFP.  

L'étude a permis de montrer que l'impact négatif sur les capacités cognitives persistait pendant au moins cinq ans après l'arrêt du travail posté et qu'il existait une « grande variabilité » selon les individus. Parmi les solutions préconisées pour limiter ces effets, le chercheur a cité une « surveillance médicale personnalisée », ainsi qu'une meilleure organisation du travail permettant de favoriser les « horaires les plus favorables au sommeil ».  

« Il vaut mieux par exemple démarrer à 6 heures du matin plutôt qu'à 4 heures » relève-t-il. De plus en plus répandu dans divers milieux professionnels, le travail en horaires décalés a fait l'objet de plusieurs études ces dernières années qui ont identifié divers risques en termes de santé. Le travail posté de nuit (avec des alternances irrégulières de périodes de travail jour-nuit) a notamment été classé cancérogène « probable » en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer (IARC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le cancer, en raison de son effet perturbant sur le rythme biologique.  

Une étude suédoise publiée en 2011 a pour sa part montré que le travail de nuit doublait le risque de sclérose en plaques chez les jeunes tandis qu'une étude française publiée l'année suivante a fait état d'un risque accru de cancer du sein d'environ 30 % chez les femmes travaillant de nuit.  

Lire l’article du « Midi Libre » (et Miroir Social)

 

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Risques Psycho Sociaux : Les sénateurs adoptent une résolution pour favoriser la reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail

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Santé publique : Un procès historique le 17 novembre à Versailles ?

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 08:20

 

 

Toutefois il doit encore être accepté par le Gouvernement pour se transformer cette fois en véritable projet de loi visant à mieux protéger la santé des travailleurs

 

Est ce le premier pas vers la reconnaissance des risques psycho-sociaux dans le cadre du travail ? C'est en tout cas le sens de la résolution de loi portée par Patricia Bordas, Sénatrice (PS) de la Corrèze et adoptée le 23 juillet (lire ici).

 

« Ces dernières années, la multiplication des suicides sur le lieu de travail, en particulier dans de grandes entreprises ou établissements publics en restructuration, ont révélé le malaise profond d'un nombre toujours plus important de travailleurs. Ces actes mortifères, par leur violence et leur irrémédiabilité, constituent le paroxysme d'un phénomène qui peut être défini globalement comme le mal-être au travail. » peut on lire dans l'exposé des motifs.

 

Ce projet législatif, qui doit encore être accepté par le Gouvernement pour se transformer cette fois en véritable projet de loi doit viser « à mieux protéger la santé des travailleurs et à lutter contre les risques psychosociaux d'origine professionnelle ».

                           

Si la loi est un jour adoptée elle devrait ainsi obliger « à la réalisation systématique d'une étude d'impact sur les risques psychosociaux d'origine professionnelle en cas de projet de restructuration, transmise au comité d'entreprise, au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, aux délégués du personnel »



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                                            Une loi visant à mieux protéger les travailleurs


 

Une obligation à laquelle n’échappera pas la fonction publique car « la modernisation de l’action publique, si elle se révèle impérieuse, doit néanmoins circonvenir et prévenir les effets pernicieux qu’elle peut engendrer sur les fonctionnaires ».

 

Dans ce même texte les Sénateurs « invitent les partenaires sociaux et les représentants du personnel (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, comités d'entreprise, délégués du personnel) à se saisir davantage de l'enjeu que représente la prévention des risques psychosociaux d'origine professionnelle » C’est également tout le sens de l’appel lancé fin 2013 par le cabinet Technologia, pour la reconnaissance du syndrome d’épuisement au tableau des maladies professionnelles. Un appel dont l'objectif de dix mille signataires est en passe d'être atteint.

 

Reste à savoir si de son côté le Gouvernement de François Hollande va reprendre à son compte ce que disait René Teulade, ancien ministre des affaires sociales et de la santé du temps de Mitterand : « la santé n'est pas une charge, c'est un investissement ». « investissement dont bénéficient les entreprises, les administrations, en somme, la société dans son ensemble » ajoutent d'ailleurs les sénateurs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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                   Réalisation systématique d'une étude d'impact en cas de projet de restructuration,

 

 

 

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:31

 

L’historique d’un scandale sanitaire connu depuis maintenant trois ans

 

A la Mairie de Paris, l’entre-deux tour n’est pas seulement compliqué sur le plan politique il l’est également, semble-t-il, sur le front social et sanitaire puisque les employés d’Eau de Paris entament leur deuxième semaine de grève, un mouvement suivi à 80%. Les salariés mènent ce mouvement pour défendre leur santé et les risques qu'ils encourent à être exposés à l'amiante lors que ceux-ci interviennent sur les canalisations d’eau potable installées dans les égouts parisiens (lire ici).

 

Bien que restant sourde à leurs revendications la municipalité semble surtout énervée par ce mouvement. Au point de faire entourer les manifestants qui viennent défiler sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville par des forces de police, lesquelles pour intervenir sont ….obligées de bloquer la rue de Rivoli provoquant un embouteillage monstre. Une situation des plus mergitur….

 

« Amiante, la Mairie savait » clame l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC. Elle sait même depuis au moins trois ans nous explique Claude Danglot, médecin et chargé de recherche au laboratoire du contrôle des eaux de le Ville de Paris entre 1973 et 2005. C'est aussi en tant qu'expert amiante qu'il est intervenu avec le cabinet Aliavox, chargé d’une étude sur le sujet, pour le compte du CHSCT des égouts de la capitale. Voici l’historique d’un scandale sanitaire connu depuis trois ans désormais par la Mairie de Paris. Parole d'expert.

 

 

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                                   - Je t'assure François, même Martine elle m'avait rien dit  !

 

 


 

De l’amiante dans les égouts de Paris ? L’historique D’une « découverte »


Par le docteur Claude Danglot.

 

D’après Monsieur Dely, ancien Directeur de la Direction de la Propreté et de l’Eau (DPE), de l’amiante a été découverte, en mai 2011, dans le glutinage protégeant de la corrosion les conduites d’eau potables installées dans les égouts de Paris. Le glutinage est un revêtement bitumineux en brai de houille contenant de l’amiante dans environ 60% des cas (mesuré). Cette technique a été utilisée entre les années 1949 et 1997, avant d’être abandonnée par la suite à cause des difficultés de mise en œuvre et de l’interdiction de l’utilisation de l’amiante (Décret n°96-1132  du 24 décembre 1996). D’après l’ASTM (American Society for Testing and Material) son utilisation limiterait la corrosion dans l’atmosphère très humide des égouts, et serait le meilleur moyen de protéger la fonte.

 

Le 19 septembre 2012, Le LEPI (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) a réalisé des analyses sur (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) une conduite de 500 mm recouverte de glutinage.

 

Le meulage du glutinage par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 201 rue d’Alésia a provoqué l’émission d’une quantité importante de fibres d’amiante (2200 f/L et 6000 f/L) très largement supérieure à la VLEP (100 f/L).

 

Les opérations de tronçonnage de la conduite glutinée, menées par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 225 rue d’Alésia, a provoqué l’émission d’une quantité équivalente de fibres d’amiante (2797 f/L et 2965 f/L), là encore très largement supérieure à la VLEP. Les prélèvements d’ambiance sur le trottoir au n°201 et au n° 225 de la rue d’Alésia n’ont pas montré de contamination significative par les fibres d’amiante libérées en égout (6 f/L).

 

 

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                                                                   Amiante: La Mairie de Paris savait .....

 

 

 

Le 15 octobre 2012, Madame Sylvie Catala du MIHS (Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité) adressait un rapport à Madame Véronique Bédague-Hamilius, Secrétaire Générale de la Ville de Paris, concernant : “Présence d'amiante et de brai de houille (produits cancérogènes) dans la protection anti corrosion recouvrant les canalisations d'eau” et détaillant le “Cadre réglementaire applicable en matière de prévention des risques d'exposition à l'amiante des travailleurs”.

 

Dans sa conclusion elle rappelait : “S'agissant du cas particulier d'Eau de Paris, il convient de souligner que certains travaux, comme le remplacement de canalisations, doivent faire l'objet d'un plan de retrait d'amiante Ces travaux de retrait doivent être réalises par des entreprises certifies.

   

S'agissant des travaux de percement des parois réalisés par les concessionnaires qui ont besoin de supports pour installer leurs réseaux, le premier des principes de prévention : éviter le risque, impose que la réflexion porte sur des tracés de réseau évitant les zones ou des projections d'enduit ont été réalisées. L'inspection commune devra permettre de déterminer ce tracé.

 

Le même jour, un additif au risque amiante était émis par la Section de l’assainissement de Paris (Messieurs Laeuffer et Desavisse) rappelait le contexte d’utilisation du glutinage et précisait : “Consigne de non intervention en égout sur tous matériaux suspects de type produit de revêtement noir.

 

En conséquence et jusqu’à nouvel ordre à titre conservatoire, il est interdit d’intervenir sur tous matériaux suspects de type produits noirs de revêtement de surface, tant sur les éléments d’équipements fixés dans les ouvrages (conduites, consoles des conduites, etc.…), que sur les zones des parements des maçonneries recouverts du même produit.

 

 

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                                          Amiante: La Mairie de Paris a pourtant été alertée par ses services

 

 

 

Le 18 octobre 2012, s’est tenue une réunion sous la présidence de Monsieur Dely invitant tous les membres du CHS du STEA faisant le point sur l’amiante détectée en égout. Cette réunion a débouché sur des instructions de précaution qui ont été données aux personnels le vendredi dernier 12 octobre 2012, à titre conservatoire et en lien étroit avec Eau de Paris et la MIHS de la DRH. Les agents de la SAP peuvent circuler en égout, peuvent travailler comme d’habitude sur les parois dépourvues de « glutinage », mais ne doivent pas intervenir sur les zones murales « glutinées » tant que des investigations complémentaires n’ont pas été effectuées. Eau de Paris, de son côté, doit donner des consignes comparables. Enfin, le STEA alerte les autres intervenants dans le réseau.

 

Le 23 octobre 2012, Monsieur Desavisse, chef de la SAP, a diffusé une note de service concernant des mesures de sécurité exceptionnelles liées à la présence d’amiante en égout et précisant notamment :

Le produit de glutinage est un revêtement de couleur noire, de type bitumineux qui a été utilisé de manière éparse dans Le réseau, entre les années 1949 et 1997 environ, pour protéger Les canalisations de La corrosion. Ce revêtement contient par endroit, de l'amiante dit “inerte”, c'est-à-dire qui ne disperse pas de fibres en l'absence d'interventions agressives…”

Outre l'interdiction d'intervenir sur ces revêtements noirs, il vous est demandé, par précaution, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les agents du service, les opérateurs et prestataires extérieurs n'interviennent pas dans les zones où il y a eu des travaux sur des canalisations Eau de Paris pendant une durée d'un mois. Cette mesure vise à prendre en compte l'éventuel maintien dans l'air d'une concentration de fibres pendant un certain temps, en l'absence de données fiables sur le temps d'abattement des fibres.

Les tronçons d'égouts de la liste jointe seront donc consignés pour une durée d'un mois à compter de la fin des travaux. Cette consignation inclura la zone de la liste jointe, ainsi que les tronçons d'égout donnant accès à cette zone en amont et en aval de la zone. Ces mesures restent applicables tant que les analyses complémentaires demandées par La SAP et Eau de Paris n'auront pas permis de quantifier plus précisément le risque.

 

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Les 11 et 12 décembre 2012, le LEPI, à la demande d’Eau de Paris, a effectué une étude dans les égouts de la rue d’Alésia, entre les numéros 191 et 225, pour quantifier la présence résiduelle de fibres d’amiante suite à des travaux sur des conduites d’eau enduites de peinture bitumineuse comportant de l’amiante chrysotile. Le résultat a montré l’absence de fibres d’amiante dans l’air de l’égout (< 0,91 f/L).

 

Le 19 novembre 2012 le Comité d’Hygiène et de Sécurité spécial du service de l’eau de la Direction de la Propreté et de l’Eau, se réunit sous la présidence de Madame Le Strat. En fin de séance, la Présidente acte la demande des organisations syndicales d'une expertise extérieure concernant le risque glutinage. Cette proposition soumise au vote est adoptée à l’unanimité. Le cabinet Aliavox, agréé par le ministère du travail, est proposé par les organisations syndicales pour effectuer cette expertise.

 

 

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                                                Le CHSCT se penche sur le problème de l'amiante

 

 

 

Le risque « glutinage »  Le glutinage est un mélange de brai-de houille (un cancérigène reconnu par l’INRS) et d’amiante (un autre cancérigène reconnu par l’INRS), c’est une véritable « association de malfaiteurs ».

   

A) Brai-de-Houille  C’est un résidu provenant de la distillation du pétrole ou de la houille, qui se présente sous forme d'un solide noir se ramollissant sous l'effet de la température entre 200°C et 400°C. Il est constitué principalement de carbone (80 % en poids) et d'hydrogène. Le brai peut présenter, suivant son origine, une structure aliphatique (chaine carbonée linéaires) et/ou une structure aromatique (chaines carbonées circulaires). Il est utilisé comme agent d'isolation, comme agent scellant. Dans le domaine des composites il est utilisé comme résine d’imprégnation ou comme précurseur des fibres de carbone.

 

Les pathologies induites par le brai de houille sont différentes selon la température à laquelle il est exposé : 

- Au dessus de 80-100°C, il émet des vapeurs (HAP pour Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) qui sont

toxiques par inhalation et au contact de la peau et des yeux,

- A température ambiante, il est essentiellement toxique par contact direct ou direct indirect (gants souillés avec la peau,

 

Le brai de houille entraîne des pathologies bénignes aigües et chroniques :

- Effets aigus avec irritation de la peau (sensations de brulure et démangeaisons) et des yeux (blépharite et conjonctivite souvent associées à une kératite)

- Effets chroniques avec dépigmentation de la peau par plages (rare) ou hyperpigmentation touchant les avant-bras, les poignets, les mains et le scrotum (fréquent), dermites folliculaires (comédons, acné, kystes sébacés), photophobie.

- Effets cancérigènes, à long terme, après 15 et 25 ans, il entraîne des pathologies malignes qui sont :

- “Verrues du brai” avec, à terme, une dégénérescence des lésions en carcinome épidermoïde.

- Cancers de la peau (cancer épidermoïde)

 

 

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B) Amiante  L'amiante est un minéral naturel. Elle se présente sous forme de filaments peu adhérents entre eux. Ces fibres sont extraites d'un minéral formé de silicates hydratés de magnésium et de calcium.  

Deux groupes minéralogiques d'amiante, les serpentines et les amphiboles, ont été exploités industriellement et commercialement:

-  Les serpentines ne comportent qu'une seule variété d'amiante, le chrysotile.

- Les amphiboles comportent quatre variétés d'amiante, l'anthophyllite, l'amosite, la crocidolite et la trémolite. Seules deux d'entre elles ont été très utilisées : l'amosite et la crocidolite.

 

L’amiante chrysotile présente de fibres qui peuvent atteindre un diamètre  de 0,02 à 0,03 µm alors les amphiboles ont des diamètres supérieurs : crocidolite 0,06 µm à 1,2 µm, amosite 0,15 µm à 1,5 µm et anthophyllites de 0,25 à 2,5 µm. Les rapports longueur sur diamètre des fibres peuvent atteindre l'ordre de 100 :1. Ces fibres, sous forme libres, sont très légères et sont emportées par le moindre courant d’air. Après libération dans l’atmosphère elles peuvent y demeurer en suspension plusieurs semaines.

 

Les pathologies de l'amiante peuvent être pleurales ou pulmonaires, bénignes ou malignes, mais elles ont en commun plusieurs caractéristiques : 

 - Un temps de latence important ; 

-  Une persistance du risque toute la vie durant ;

- Un risque d'apparition corrélé à la dose cumulée d'amiante inhalé (relation dose-effet) ;                                  

 

1. Les pathologies bénignes de l'amiante :

·  Les plaques pleurales de la plèvre pariétale,

·   La pleurésie asbestosique bénigne pour la plèvre pulmonaire, avec une fibrose de la plèvre, comme séquelle.

 

 

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2. Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) 

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau des petites bronches,

- II n'existe pas de signes cliniques, radiologiques ou histopathologiques permettant de rattacher avec certitude un CBP à une exposition professionnelle à l'amiante,

- La mortalité par CBP est plus élevée parmi les travailleurs exposés à l'amiante que parmi la population générale,

- Le risque de CBP croît de façon linéaire avec l'augmentation de l'exposition cumulée à l'amiante,

- En France le nombre de décès par CBP attribuables à l'amiante a été estimé à 1200 cas pour l'année 1996.  

 

3. Le mésothéliome

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau de la plèvre,

- Il s'agit d'une tumeur très rare dans les populations non exposées à l'amiante. Son incidence “spontanée” est évaluée à 1 ou 2 cas annuels par million d'habitants,

- Une exposition à l'amiante est retrouvée chez 60 à 80 % des patients atteints de mésothéliome,

- Le temps de latence de cette tumeur est très long, 35 à 40 ans en moyenne,

- Les fibres d'amphiboles, en particulier de crocidolite, sont beaucoup plus mésothéliogènes que les fibres de chrysotile.

- Les manifestations cliniques du mésothéliome les plus fréquentes sont les douleurs thoraciques, la dyspnée (essoufflement) et l'altération de l'état général,

- Un épanchement pleural est présent dans 80 à 90% des cas, révélé par la radiographie thoracique,

- Dans les formes évoluées, la tomodensitométrie montre un épaississement circonférentiel irrégulier, mamelonné, de la plèvre pariétale, associé à une rétraction de l’hémithorax,

- La thoracoscopie représente la technique diagnostique de choix et permet la biopsie,

 

 

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Le risque en égout. Deux situations forts différentes se rencontrent lors du travail :

 

1. Le travail direct (meulage, disquage, sciage, etc.) sur des conduites d’eau recouvertes de glutinage. Ces opérations libèrent beaucoup de fibres (jusqu’à 6000 fibres par litre d’air) bien au dessus de la VLE (Valeur Limite d’Exposition) qui est située à 100 fibres par litres en 2014 et qui sera abaissée à 10 fibres par litre en 2015. Ces fibres mettent des semaines voire des mois à se déposer et la simple circulation en égout après la fin des travaux est dangereuse.

 

2. La simple circulation en égout peut être dangereuse selon les secteurs visités. Lorsque le glutinage recouvrant les conduites (ou les parois de l’égout) est en bon état le risque est très faible et les fibres d’amiante lorsqu’elles sont présentes le sont à une concentration « réglementairement sans risque » (mais pas médicalement !!) inférieure à la VLE. Ce risque est bien connu et bien identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui ont procédé à l’évaluation de ce risque par des mesurages.

 

Lorsque le glutinage recouvrant les conduites est en mauvais état, à cause de la corrosion des conduites, la situation est différente. Au bout d’un grand nombre d’années de la rouille se forme entre la conduite en acier et son revêtement de glutinage. La rouille en « gonflant » décolle le glutinage qui tombe en plaque et en poussière au moindre choc de la tête (traces noires sur le casque) ou au frottements lorsque les agents passent le long d’une grosse conduite dans une galerie étroite. Localement les débris libérés contiennent de la poudre de rouille, des particules de brai-de-houille et des fibres d’amiante.

 

Ces situations en égout et correspondent à une libération locale de fibres d’amiantes vraisemblablement inhalées par les agents lors de leur circulation. Ce risque constaté sur le terrain n’est pas clairement identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui n’ont pas encore procédé à son évaluation.

 

 

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                                                     Amiante: La Mairie de Paris navigue à vue

 

 

 

3.   La prévention minimale.

Le risque amiante n’est pas le seul risque encouru par les personnels circulant en égout : la présence de

gaztoxiques (méthane, oxyde de carbone, hydrogène aux concentrations supérieures à 10 ppm) et d’une gaz

perturbateur endocrinien (hydrogène sulfuré aux concentrations inférieures à 1 ppm) peuvent avoir des

conséquences dramatiques sur la santé à court terme (intoxication aigüe) et à long terme (intoxication

chronique).

   

Une étude récente effectuée par l’INRS et le Service de Médecine Préventive de la Mairie de Paris à montré que les égoutiers avaient une espérance de vie réduite de 7 ans par rapport aux ouvriers de la Seine Saint-Denis (93)

 

Un simple masque ventilé (circulation  forcée d’air filtré à l’aide d’une mini-pompe portée à la taille) permettrait d’éliminer totalement le risque amiante et le risque hydrogène sulfuré. Son coût est faible (environ 300 euros par personne) et son intérêt majeur. D’après les égoutiers ayant testé cet équipement, ce matériel est très confortable à utiliser.  Selon les engagements de la Direction de la SAP, il sera en service à la SAP dès la fin 2014.

 

La direction d’Eau de Paris n’a pas encore accepté cette idée et dénie encore, qu’il soit dangereux de circuler dans les égouts « sans travailler ». Espérons que la longue grève des fontainiers d’Eau de Paris de la fin mars 2014, ouvrira les yeux des responsables d’Eau de Paris.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

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                                       -  Maintenant qu'on est éclairé, on a plus d'excuses !!

 

 

 

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:00

 

« C’est vrai que ce produit cancérigène est présent dans plus de 100 km de canalisations » reconnaît la Mairie de Paris

 

Depuis quatre jours les personnels d’Eau de Paris sont en grève illimitée. Les salariés mènent ce mouvement pour défendre leur santé et les risques qu'ils encourent à être exposés à l'amiante.

 

Ce vendredi 21 mars, des employés d'Eau de Paris, la régie municipale chargée de la production et de la distribution de l'eau dans la capitale, manifestent place de l'Hôtel-de-Ville (IVe), à l'appel de la CGT,la CFDT et la CFTC, sous le slogan : « Amiante, la mairie savait ! »

 

Ces employés qui opèrent dans les égouts et les galeries souterraines seraient exposés à la fibre cancérigène contenue dans le revêtement des conduites. Selon Romaric Montbobier, délégué syndical CGT, la mairie a été prévenue il y a deux ans déjà. De son côté, la municipalité rappelle qu'une délégation a déjà été reçue par la direction des ressources humaines. 

 

Dans une déclaration faite au Parisien, Claude Danglot, médecin chercheur et chargé de recherche au laboratoire du contrôle des eaux de le Ville de Paris entre 1973 et 2005, est lui alarmiste : « l’espérance de vie d’un égoutier, mesurée par l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) est inférieure de sept ans à celle d’un ouvrier lambda et inférieure de quinze à celle d’un cadre »

 

De son côté le patron de Paris d’Eau de Paris, François Poupart, reconnait, toujours dans Le Parisien : « C’est vrai que ce produit cancérigène est présents dans plus de 1000 km de canalisations parisiennes. Dans les années 60, 70 et 80 une partie d’entre elles a été badigeonnée avec une peinture contenant de l’amiante pour empêcher la rouille »

 

Pour compenser ces mauvaises conditions de travail, les syndicats revendiquent une augmentation des primes et un départ à la retraite à 58 ans.  Sûr que cette affaire ne s’arrêtera pas après les élections. Un véritable défi pour la prochaine Maire de Paris.

 

Publié également sur "Miroir Social" 

 

 

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                                                                        - Amiante, la mairie savait !

 

 

 

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:38

 

Pourtant même un député UMP estime que le burn-out devrait être reconnu comme maladie professionnelle.


L’affaire a fait la une du Parisien. Les arrêts de travail pour cause de risque psycho-sociaux (RPS) font l’objet de conflits de plus en plus répétés entres employeurs et médecins. Plus de trois millions de salariés sont pourtant exposés « à un risque élevé de burn-out » alerte une récente étude du cabinet Technologia. N'empêche les pathologies psychiques liées au travail ne sont pas reconnues comme une maladie professionnelle. Un état dans lequel s’engouffrent les entreprises (publiques et privées d’ailleurs).


Il est vrai, que dans le cas contraire, la facture pourrait être salée, mais le patronat « préfère rejeter la faute sur les salariés » déclare Martine Keyser du syndicat CFE-CGC au Parisien. Pour preuve, un nombre croissant d’employeurs… attaque les médecins qui auraient eu l’audace d’établir un certificat médical faisant le lien entre l’état psychique d’un patient et ses conditions de travail. Ainsi une dizaine de médecins, un record, font aujourd’hui l’objet de plainte devant le conseil de l’ordre. Un phénomène pour le moins alarmant.


 

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Car syndicats et médecins du travail sont désormais unanimes : la reconnaissance des RPS en maladie professionnelle est une priorité. Un courrier a d’ailleurs été adressé en ce sens à la ministre de la santé, Marisol Touraine.  Un soutien à cette reconnaissance qui peut d’ailleurs venir  parfois là où on ne l’attend pas.

 

Ainsi Jen-Frédéric Poisson député UMP des Yvelines estime que le burn-out devrait être reconnu comme maladie professionnelle.  Le parlementaire, qui a il est vrai signé un rapport sur les risques psycho-sociaux en 2011 (lire ici), n’hésite pas à déclarer, toujours au Parisien : « certaines organisations sont devenues de véritables machines à broyer. En France cela se double d’un problème de formation. Les employeurs envoient au feu des jeunes cadres mal préparés qui se retrouvent en situation de faire de la casse humaine. Aujourd'hui, les salariés tirent la sonnette d'alarme ».


Et le députer UMP d’ajouter : « Il est impératif de mieux former salariés, syndicats et patrons. Je milite pour que le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle ». Un véritable défi pour le Gouvernement Hollande.

 

Publié également sur "Miroir Social"



 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:31

 

Le Parisien : Le 22 janvier 2014


C’est pourquoi un appel est lancé pour sa reconnaissance par la Sécurité Sociale


C'est le mal de notre siècle et peu de grandes entreprises y échappent. Le syndrome d'épuisement professionnel, communément appelé «burn out», guette 3,2 millions d'actifs en France, selon une étude publiée ce mercredi par le cabinet de prévention des risques Technologia. Spécialisé dans le conseil et la souffrance au travail, ce dernier lance un appel pour la reconnaissance de ce syndrome par les autorités et tente d'alerter le gouvernement.

Selon le sondage mené auprès de 1 000 actifs, 12,6% semblent être sujets à cette pathologie professionnelle caractérisée par un travail excessif et compulsif. Le risque est particulièrement élevé chez les agriculteurs (23,5%), devant les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (19,7%) et les cadres (19%). Viennent ensuite les ouvriers (13,2%), les professions intermédiaires (9,8%) et les employés (6,8%).

Le «burn-out» a par ailleurs la particularité de toucher des personnes sans antécédent psychique, fait valoir Technologia, qui est notamment intervenu chez France Télécom après la vague de suicides de 2008-2009. Ces pathologies sont «très difficilement reconnues» étant donné le flou sur la définition clinique du syndrome et l'absence de tableaux de maladies professionnelles spécifiques.

 

Les personnes concernées peuvent bien invoquer l'article L 461-1 du code de la Sécurité sociale mais uniquement si la maladie justifie une incapacité permanente de plus de 25% et si un lien «direct et essentiel» avec le travail a été mis en évidence par un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Seuls quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année.

C'est en ce sens que le cabinet Technologia lance ce mercredi un appel pour la reconnaissance par la Sécurité sociale du «burn-out» via la création de trois nouveaux tableaux de maladies professionnelles: dépression d'épuisement, état de stress répété et anxiété généralisée. Une pétition rassemblant encore peu de signatures a été lancée sur le site appel-burnout.fr.


Lire l’article du « Parisien »

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 16:03

 

Livre Hebdo : Le 4 février 2014

 

La direction de la BnF a fait évacuer les sept étages de la tour T1 pour des raisons de qualité de l’air.

 

Après l’inondation survenue à la mi-janvier, la Bibliothèque Nationale de France (BnF) fait face à un nouvel imprévu.

 

La direction a en effet décidé d’évacuer tous les membres du personnel travaillant dans les sept étages de la tour T1 du site François-Mitterrand après que des éléments mettant en cause la qualité de l’air ont été découverts.

 

« À la suite du signalement de certains agents concernant la qualité de l’air dans leur espace de travail, une vérification sur les installations techniques a conclu à la présence en quantité significative d’éléments de laine minérale dans les batteries à débit variable qui alimentent en air conditionné l’ensemble des étages de bureaux de la tour 1 », explique la direction dans un communiqué.

 

À compter du 4 février, des prélèvements de poussière sont effectués par un laboratoire extérieur. Les résultats seront connus sous une dizaine de jours et c’est par précaution que l’évacuation a été ordonnée.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

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