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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:37

 

Le Parisien : Le 7 février 2013


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités


Wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ... les nouvelles technologies ont envahi les lieux de travail.

 

Des syndicalistes ont publié hier un manifeste contre le wi-fi et le Bluetooth (et l'exposition aux ondes en général, NdR) sur les lieux de travail. S'appuyant sur une décision de justice italienne, ils envisagent des procédures devant les tribunaux.


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé hier par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités qui s'inquiètent de l'invasion des nouvelles technologies (wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ou sans fil...) et de leurs effets sur l'organisme. Ce texte ambitionne de faire réagir les pouvoirs publics et les employeurs.


RATP, Banque de France, L'OréaI, Geodis, Bibliothèques de Paris, Musées de Paris, ou conseil général du Bas-Rhin, Les signataires sont pour le moins variés.


« Plusieurs événements sont à l'origine de notre appel, explique Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris. Il y a d'abord l'incapacité de nos élus à réglementer alors que les usages s'intensifient.

 

Ensuite, la Cour suprême italienne vient de confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone portable et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Preuve nouvelle de la nocivité des ondes sur les employés.

 

Enfin, poursuit le syndicaliste, de plus en plus de salariés nous sollicitent sur ce thème.»

 

Un syndrome d'intolérance.  Entre 2% et 3% de la population souffriraient de ce qu'on appelle le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques, comme ceux émis par les antennes-relais, ou seraient « hyperélectrosensibles ».


C'est le cas de Christine Diez, conservatrice à la bibliothèque de Paris. En 2007, « du jour au lendemain », cette femme de 58 ans s'est vue confrontée à des vertiges, des fourmillements dans la tête, de la tachycardie ... « J'ai fait le lien avec mon nouveau bureau. Je me trouvais tout près de mon imprimante et de mon écran. J'ai cru que je ne pourrais plus aller travailler », insiste la conservatrice.

 

« Pour régler le problème, j'ai acheté des prises électriques blindées et je tiens tout appareil électrique à distance. Maintenant, ça va mieux. Mais qu'en sera-t-il quand la très puissante 4G va arriver sur les mobiles? » S’inquiète-t-elle.


Les signataires de la pétition, eux, n'excluent pas d'engager des procédures judiciaires contre les entreprises où les salariés sont exagérément exposés. 

 

Daniel Rosenweg


Lire l’article du « Parisien »


 

 

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Lire aussi

Santé au travail: Des syndicalistes sensibles aux effets des ondes électromagnétiques !

AFP : Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:19

 

Dans un appel, ils demandent aux pouvoirs publics de limiter au maximum les expositions dans les espaces de travail !


Le débat aura beau avoir été escamoté à l’Assemblée Nationale, il n’échappera pas aux questions que se pose le monde du travail.


Pour mieux protéger les salariés, les syndicats se penchent désormais sur les risques émergeants liés aux ondes électromagnétiques et les nouvelles technologies qui envahissent les espaces de travail.


Depuis quelques années un nouveau phénomène, le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) ou Hyper électrosensibilité (EHS), est apparu et touche désormais un nombre de personnes non négligeable ((2-3% de la population selon les estimations) dont de nombreux salariés.


Dans ce contexte, des représentants du personnel, issus de toutes organisations syndicales, ont défrayé la chronique en saisissant les Comités Hygiène et Sécurité  (CHS) de leur secteur d’activité, notamment dans les bibliothèques parisiennes ou à la BnF avec la CGT et la FSU, à la RATP avec Sud ou encore quand le syndicat SGP-FO s’est mobilisé pour empêcher l’installation d’antennes relais au-dessus des commissariats.


« Il existe une réelle prise de conscience de la part des travailleurs » déclare à « Bakchich Info » Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail, dans un article publié le 30 janvier 2013. « Nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes.».

Dans le même article Patricia Mouysset déclarait que si l’électro-sensibilité est un sujet « très délicat à traiter  et que cette maladie n’est pas reconnue comme maladie professionnelle, elle existe et elle est reconnue au niveau scientifique. Lorsque je prenais mes cours à l’Ineris (Institut de l’Environnement Industriel et des Risques), le professeur René de Sèze, admettait tout à fait son authenticité. »

A l’avenir, certains syndicats pensent même sérieusement porter l’électro-hypersensibilité devant les tribunaux et engager un combat pour que cette maladie soit reconnue comme maladie professionnelle. 

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Dans un appel signé par des dizaines de syndicalistes venant d’organisations et de secteurs d’activité différents ceux-ci constatent :« depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques. » avec pour conséquence des conditions de travail dégradées entrainant arrêt maladies, voire inaptitude.


Les signataires s’adressent aux pouvoirs publics pour que ces derniers interviennent « pour limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques ».


Les employeurs sont également interpellés pour que ceux-ci adoptent « un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. ».


Les autorités médicales et la médecine du travail ne sont pas oubliées dans cet appel qui leur demande « de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM »


Enfin, même si cela peut paraître curieux, les syndicats sont également interpellés, nombre d’entre eux étant sceptiques face à ce phénomène.  « A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS) » concluent les syndicalistes dans leur appel.


Voici le texte de cet appel que nous publions ici dans son intégralité. Pour signer cet appel écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr 

 

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Nous, syndicalistes signataires, constatons depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques.

Cela a pour corollaires, des conditions de travail dégradées et, suivant les cas, de forts risques d’arrêt pour maladie, des pathologies chroniques, une incapacité de travail, l’invalidité ou le handicap (reconnus ou non par les instances médicales françaises, mais pourtant réels),  des affections de longue durée, l’inaptitude, etc.  Sans parler des démissions contraintes ou des licenciements….

L’actualité est  encore venue conforter nos craintes le 12 octobre 2012 avec la décision de la Cour Suprême d’Italie (l’équivalent de notre Cour de Cassation) qui vient confirmer le lien de causalité entre l’usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a ainsi été déclaré invalide à 80 %. (Lire ici)    

Dans ces circonstances malheureuses et pour prévenir de nouveaux dégâts sanitaires, nous invitons donc tout un chacun à mieux prendre en main son information, notamment en prenant connaissance du rapport BioInitiative (rapport 2007 en version française) qui est cité comme source scientifique par l'Agence Européenne de l'Environnement. (Lire ici)  Un rapport qui dresse un état complet des connaissances de l’effet sur l’homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants.

Un tel document (parmi d’autres…) devrait nous faire tous réfléchir sérieusement  face à la prolifération des radiofréquences, en particulier dans la sphère professionnelle, quand on aborde la liste des effets induits par ces ondes : génotoxicité et dommages sur l’ADN, stress cellulaire, effets sur le système immunitaire, effets neurologiques et troubles du comportement, tumeurs cérébrales, leucémies, etc.

Actualisé en 2012 le nouveau rapport Bioinitiative est téléchargeable (en version anglaise) depuis leur site. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : « les preuves de risques sanitaires se sont considérablement multipliés depuis 2007 » !

Tous les milieux de travail et secteurs d’activité professionnelle, accueillant parfois des publics fragiles (enfants, malades, femmes enceintes, personnes âgées, etc.) semblent être touchés par les méfaits sanitaires de certaines ondes électromagnétiques  (une liste hélas non exhaustive) :

-  La culture avec les bibliothèques de la Ville de Paris et la BNF

-  Les transports avec la RATP ou la SNCF

-  La sécurité intérieure avec la police nationale

-  L’éducation et la formation (écoles, collèges, lycées, universités)

-  La santé, notamment en secteur hospitalier 

-  Les collectivités locales et territoriales

-  Les médias

-  L’industrie

-  Les télécoms

 

 

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En conséquence, nous syndicalistes, demandons: 

      

- Aux élus, aux pouvoirs et organismes publics français et en particulier au Ministère du Travail de suivre  les recommandations internationales (Agence Européenne de l’Environnement, Conseil de l’Europe, Parlement Européen etc.) en vue de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques (CEM). Pour ce qui est de la prévention des risques, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) qui se définit comme un «organisme de référence dans la prévention des risques professionnels» (accidents du travail, maladies professionnelles) aurait un (autre) rôle à jouer…

 

- Aux autorités médicales françaises et en particulier à la Médecine du Travail de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM à l’heure où les appels des scientifiques et des associations de médecins se font de plus en en plus nombreux et pressants à l’international, Appel de Fribourg, Appel de Bamberg, et en France, demandes de l’Association Santé Environnement France composée de 2500 médecins français réclamant une loi sur les ondes électromagnétiques. (lire ici).

 

- Aux employeurs d’adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. 

 

- Aux travailleurs français de s’informer au sujet des graves dangers sanitaires auxquels ils sont de plus en plus exposés dans l’exercice de leur métier et de se rapprocher de l’organisation syndicale de leur choix pour traiter la question

 

- A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS)

 

Signataires (par ordre alphabétique) :

Catherine Aucuit (CFTC, CHSCT-Thomas Cook), François Xavier Arouls (SUD-RATP), Marc Bagnoli (CGT-Banque de France), Patricia Bernard (Déléguée du personnel-Geodis), Roselyne Bernard (CGT-France Télécom Orange), Jean-François Besançon (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Eric Beynel (Union Syndicale Solidaires-Commission Santé), Michel Bonifay (CFDT-CHU Grenoble), Anne-Gaëlle Bonnier (CGT-Gemay Maybelinne Ormes, Groupe l'Oréal), Bernard Bouché (Union Syndicale Solidaires-Rhône), Catherine Brodard (FSU-BPI, Bibliothèque Beaubourg), Karine Cardenas (CGT,CHSCT-ITEP Beziers), Laurent Cima (CGT Plaine Commune), Ida Cohen (CGT, CHS-Services Informatiques Ville de Paris), Loïc Daguzan (CGT-Banque de France), Willy Dans (SUD-Rail Lille),  Agnès Dutrévis (CGT, CHS-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean Yves Ehlenberger (CGT-Conseil général du Bas Rhin), Eric Frasca (CGT-Arkema usine de Lacq Mourenx), Nicolas Galépidès (Fédération SUD-PTT), Vincent Garnier (CGT-France Télécom Orange), Sébastien Gillet (SUD-Rail, Lyon), Dominique Glémas (Fédération SUD-PTT), Isabelle Gracy (FSU-Affaires Culturelles Ville de Paris), Evelyne Grosselin (Déléguée du personnel-Geodis), Nathalie Gueniot (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Bernard Guillerey (SUD-Renault), Catherine Housset (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Hervé Hubert (Fédération SUD-PTT), Christine Huvé (Syndicat des cadres UCP-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean-Marc Larchey (SUD-France Télécom Orange), Thierry Lamaire (CGT-ASPS Ville de Paris), Renée Lasseron (SNPST-Syndicat National des Personnels de Santé au Travail), Gaël Legrand (SUD-Musées Ville de Paris), Pascal Lepetit (SUD-RATP, CHSCT-département métro), Philippe Méric (Fédération SUD-PTT), Francine Meyer (SNESUP-ancienne élue CHS université de Strasbourg), Jean Michel Nivelet (Fédération SUD-PTT), Pascal Panozzo (Fédération SUD-PTT), Alain Paulien (CGT-France Télécom Orange), Jean-Pierre Pichotin (CGT-France Télécom Orange), Bertrand Pieri (CGT-Affaires Culturelles Ville de Paris), Marie-Catherine Poirier (CFDT-IRSN, Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire), Dominique Quénéhen (CGT-Musées Ville de Paris), Xavier Regibaud (CGT-France Télécom Orange), Philippe Rubio (CFDT-France Télécom Orange), Elke Süberkrüb (Elue CHSCT-Geodis), Frédérique Thiollier (CFDT-Secrétaire du CHSCT Bayard presse), Grégory Thureau (CNRS-Université de Strasbourg), Olivier Vô-Tân (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Syndicat CGT-ASPS (Accueil Surveillance Prévention Sécurité Ville de Paris), Syndicat CGT-La Chartreuse (Centre Hospitalier, Dijon), Syndicat FSU-BnF (Bibliothèque Nationale de France), Frédéric Weisz (FSU-BnF, Comité technique Bibliothèque Nationale de France), Christophe Zander (CGT-Action sociale),

 

Pour signer cet appel, nous écrire à: socialnecmergitur@yahoo.fr

 

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Publié aussi sur "Miroir Social"

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:41

Viva-Presse: Le 8 janvier 2013

 

Alors que la crise économique met à mal la santé des salariés, les médecins du travail s’inquiètent des conséquences de la réforme de 2011 sur leur pratique au sein des entreprises.

 

« Apocalypse Now » : tel était le titre du rapport 2011 du collectif des médecins du travail de l’Ain. Un titre justifié, expliquaient-ils alors, par la dégradation des conditions de travail observées chez les salariés qu’ils suivent au sein du service interentreprises de ce département. Et cette situation, constatent-ils aujourd’hui, ne s’est pas améliorée.

 

Ce tableau plutôt sombre, voire noir, est corroboré par divers indicateurs de santé au travail. A commencer par le nombre de décès, en Europe, dus aux substances chimiques et dangereuses : 74 000 morts chaque année [1]. C’est dix fois plus que ceux causés par les accidents du travail. Mais ces derniers, qui avaient reculé ou, au pire, stagné dans les années 2005-2008, sont à nouveau en hausse en France depuis 2009 (+ 1,1 %), tout comme les maladies professionnelles (+ 2,7 %).       


 

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       Médecine du travail: L'Etat s'en lave les mains !  


                      

 

La santé au travail, un luxe ?  Parallèlement, le nombre de services de santé au travail et de médecins dédiés a, lui, diminué en 2011. Les risques psychosociaux et les troubles musculo-squelettiques (Tms) sont largement en tête des maladies professionnelles, et l’actualité se charge tristement de nous le rappeler – comme à La Poste, ces derniers mois –, tout comme elle nous rappelle ce que la crise économique, avec ses licenciements massifs et ses restructurations, génère comme souffrance.

 

En temps de crise, la santé au travail deviendrait-elle un luxe superflu ? C’est la question que l’on peut se poser au vu des stratégies – ou de l’absence de stratégie, peut-être – qui se dessinent au niveau européen. En tout cas, « c’est la première fois depuis trente ans que [ce sujet] est absent des programmes de travail de la Commission européenne », confie Laurent Vogel, directeur du département santé et sécurité au travail de l’Institut syndical européen (Etui). Et si, en juin, un nouveau plan quinquennal était annoncé pour 2013-2017, fin septembre plus rien n’avait l’air sûr. La politique européenne en ce domaine est au point mort pour l’instant.

 

                                      3276520490_5cb6c75dbf_z.jpg    La médecine du travail sous perfusion ?


 

Une incertitude inquiétante qui a poussé nombre d’acteurs nationaux, voire internationaux, du champ de la santé au travail – Organisation internationale du travail (Oit) en tête – à dépenser beaucoup d’énergie à essayer de persuader les entreprises qu’investir dans la santé au travail est aujourd’hui le seul moyen de sortir de la crise.

 

« Mais l’argument économique ne marche pas très bien. En particulier en France », observe Pascal Marichalar, sociologue, spécialisé dans les problématiques de santé au travail. « Dans notre système actuel, il n’y a pas vraiment d’incitation financière, pour les patrons, à se montrer “vertueux” dans ce domaine. Les sanctions risquées ne sont pas si élevées que ça. Pour eux, il est parfois plus rentable de payer une amende relativement modique de temps à autre que de mettre sur pied un vrai programme de prévention des risques. »

                                       

La fin de la prévention ?  « La dernière réforme de la médecine du travail, en 2011, met le coup de grâce à la prévention pendant que le chaos et la maltraitance sont à leur acmé », soulignaient les médecins du travail de l’Ain dans leur rapport 2011. Ils précisaient : « La réforme actuelle met à mort la médecine du travail [...] et supprime toute réelle possibilité de prévention. Aucun des déterminants essentiels des atteintes graves et nombreuses à la santé au travail n’a été pris en compte. »

 

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Les médecins de l’Ain ne sont pas les seuls à lancer ce type d’alerte. Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, a, dans le courant de l’été, refusé de recevoir la Légion d’honneur que voulait lui décerner le nouveau gouvernement. Dans la lettre motivant son refus, elle exprime notamment : « […] J’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux… »

 

Plus précisément, les médecins du collectif de l’Ain commentent : « Il y a toujours un déni des risques. On voudrait nous faire faire de la prévention sur le tabac, l’alimentation… Mais ce n’est pas avec ce type d’initiatives que l’on va prévenir efficacement les risques en santé au travail. » De plus, la question des risques psycho-sociaux a fait émerger une nouvelle évidence : « Toute condition de travail et d’exposition professionnelle est forcément multifactorielle. » Jacques Malchaire, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique), intervenait en ce sens lors d’un colloque de l’Institut national de recherche et sécurité (Inrs) il y a quelques mois à Nancy. Risques psychosociaux et Tms ou bien exposition simultanée au bruit et à un ou des solvants : les combinaisons peuvent être nombreuses. Les programmes de prévention, eux, comme les tableaux de maladies professionnelles, restent figés sur un seul risque.

 

Le chercheur synthétise : « Impliquons les travailleurs ! » Lui-même a conçu divers outils de dépistage des risques psycho-sociaux englobant toutes les conditions de travail. Ces outils, utilisés en Belgique, font appel à un dépistage « participatif » des risques. La France, dans le domaine, est encore bien timorée.

 

Anne-Marie Boulet

 

Lire l’article de Viva-Presse


 

                                          rainbow difficult-to-cure front

                                                   Médecine du travail: Dificille à soigner !

 

 

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:15

 

AFP : Le 17 décembre 2012

 

La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité, l’abaissement des seuils, l’encadrement du Wifi…vont êtres débattus à l’Assemblée Nationale

 

L'Assemblée nationale examinera le 31 janvier prochain une proposition de loi du groupe écologiste visant à l'application du principe de précaution sur les ondes électromagnétiques. C'est la première fois, souligne le groupe écologiste à l'Assemblée, qu'un texte sur ce sujet sera examiné par les députés.

  

Le texte, présenté par la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille, sera examiné dans le cadre de la journée d'initiative parlementaire du groupe, le 31 janvier prochain. La proposition, "élaborée en lien avec des député(e)s socialistes", précise le communiqué, vise à "servir de fondement à un encadrement plus strict de toutes les sources de pollution électromagnétique". Il n'existe pour le moment aucune législation relative à une protection sanitaire des populations aux risques éventuels résultant d'une exposition aux ondes électromagnétiques.

 

La recherche scientifique foisonne sur les effets des ondes électromagnétiques produits par la téléphonie mobile ou les systèmes Wifi, mais n'a toujours pas donné d'explication convaincante au syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques.

 

La proposition écologiste s'articule autour de cinq points: "un encadrement plus strict du Wifi, en privilégiant les réseaux filaires", "un abaissement de la puissance d'antennes-relais, fondé sur le principe « ALARA » c'est-à-dire aussi bas que raisonnablement possible", "une réglementation plus stricte de l'implantation des antennes-relais, avec permis de construire obligatoire, transparence dans l'implantation et préfiguration d'un "cadastre électromagnétique", le lancement d'une campagne de prévention sur la dangerosité des ondes électromagnétiques, enfin, la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité, définie comme l’intolérance aux champs électromagnétiques.


 


 

                                         

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Bakchich Info : Les Robin des Toits attaquent la mairie de Paris en justice ! Lire aussi

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique.

Wifi dans les bibliothèques (et ailleurs) : L’intolérance électromagnétique enfin élucidée.

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Santé: Des syndicalistes sensibles aux ondes !

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:20

 

Après la tentative de suicide d’un agent, la direction mise en cause, voulait s’inviter dans la délégation du CHSCT !


Le 17 septembre dernier, un syndicaliste, par ailleurs secrétaire du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), avait tenté de se suicider  pour protester contre ses conditions de travail, avait-t-on appris par un communiqué publié par le site « Bibliothèque en lutte »


Dans une lettre, le syndicaliste accusait la direction « de (le) laisser mourir à petit feu, sans jamais le dire, en (le) laissant depuis deux ans dans un placard à ne rien faire. ». Il poursuivait « J’accuse la BnF, quoiqu’elle puisse s’en défendre, d’avoir sans jamais le dire, fait en sorte de me pousser dans une impasse, non pas en prétexte des mes (in)capacités professionnelles, mais en raison de mon engagement syndical et activités au CHSCT ».


Cet événement exigeant des réponses, une commission d’enquête a été réclamée par les représentants du personnel du Comité Hygiène et Sécurité de la BNF. Commission d’enquête dont la mise en place a rencontré quelques difficultés pour le moins si l’on en croit ses membres, car le DRH mis en cause par l’agent voulait s’introduire dans la délégation, ce qui n’était guère du goût des syndicats.

 

" La FSU ayant obtenu, avec l’aide de la CFTC, que le DRH  soit exclu de la délégation d’enquête paritaire sur la tentative de suicide du 17 septembre dernier à Richelieu, ce dernier annonce la composition de la représentation de l’administration, à savoir cinq personnes, dont deux rattachées hiérarchiquement à son poste » a-t-on appris sur le site « Bibliothèques en Luttes ».

 

« Par ailleurs, la présence de l’Inspecteur Santé et Sécurité au Travail ne passe pas à nos yeux, eu égard à sa présence directe dans l’arbre des causes de la tentative de suicide. Elles demandent à la Directrice Générale de renoncer à sa présence."  Poursuivent la FSU et la CFTC.

 

Les deux syndicats, soutenus par la CFDT, ont alors proposé pour la délégation une experte en risque psycho-sociaux : « qui s’était brillamment faite remarquer lors du CHSCT ministériel où fut traitée le cas de la personne qui s’était jetée du toit en septembre ».

 

Malgré « l’intransigeance de la Directrice Générale » et en dépit de débats inter-syndicaux « houleux » un projet de délégation est adopté mais devra recevoir l’aval de la direction de la BNF.

 

« Au final, une situation inconfortable » selon la FSU de la BnF qui « se réserve le droit de ne pas participer à une délégation si celle-ci n’en était que le spectre soumis. » conclut-elle dans son communiqué.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"


 

             221316 une-vue-exterieure-de-la-bibliotheque-nationale-de-f

                          BnF: La commission d'enquête reste bancale selon les syndicats

 

 

 

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BNF : des relations conflictuelles entre le personnel et la direction.

BnF : Un syndicaliste tente de se suicider pour dénoncer ses conditions de travail !

Livre Hebdo : Tentative de suicide à la BnF !

Licenciement abusif : La BnF désavouée par le Tribunal Administratif !

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 17:20

 

Le Parisien : le 14 novembre 2012

Des taux jusqu’à soixante fois supérieurs aux normes ont été constatés !

Hier, pendant le Conseil de Paris, l'UMP Jean-Didier Berthault s'est inquiété des conséquences de la présence d'amiante dans les égouts. (Lire ici)

Le matériau cancérigène a été découvert le mois dernier sur des canalisations du lIIe et du XIVe arrondissement.

Anne Le Strat a indiqué que des mesures ont été prises pour protéger les 250 égoutiers municipaux ainsi que les sous-traitants privés. A savoir, l'interdiction jusqu'à nouvel ordre d'interventions susceptibles de produire des poussières.

L'adjointe (PS) chargée de l'assainissement a rappelé que les taux constatés, jusqu'à soixante fois supérieurs aux normes, ont été relevés lors de chantiers souterrains. « Lorsqu'il n'y a pas de travaux, les mesures montrent qu'il n'y a pas d'amiante dans l'air ».

 

 928922112009-003-                               De l'amiante dans les égouts ? Un sacré manque à gagner !

 

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Le Parisien : Trop de chlore dans les piscines de la Ville de Paris !  

A Paris, les égouts c’est vraiment pas le paradis !

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 16:50

 

Le Parisien : Le 25 octobre 2012

 

Vingt et un employés des piscines municipales ont déclaré une maladie professionnelle due aux chloramines , confirme la Mairie de Paris.

 

Des maîtres nageurs malades. « 25 à 30% des maîtres nageurs souffrent d'insuffisances respiratoires », révèle le docteur Claude Danglot, également ingénieur hydrologue et ancien patron du labo d'eau de Paris (ex-Crecep).

 

« Au cours des dix dernières années, 21 maîtres nageurs ont déclaré une maladie professionnelle due aux chloramines », confirme Jean VuilIermoz, l'adjoint (PC) au maire de Paris chargé des sports. Ces substances volatiles résultent des émanations de chlore mélangées aux matières organiques et notamment à l'azote provenant de la dégradation de la peau, de la salive et de l'urine.Elles peuvent déclencher des inflammations des voies aériennes.

 

« En Allemagne, la quantité de chlore dans l'eau des bassins est deux fois moins importante qu'en France parce que les utilisateurs respectent quelques principes élémentaires, ce qui n'est pas malheureusement pas le cas dans notre pays », regrette l'élu.

 

De nouveaux traitements expérimentés. Pour limiter l'usage du chlore, la capitale expérimente aussi des traitements à l'ozone. Ce système est utilisé dans quatre piscines: Joséphine- Baker (XIIIe), Pailleron (XIXe), Keller (XVe), Nakache (XXe). La filtration au charbon actif a, elle, été mise en œuvre dans sept piscines. Enfin, le traitement par électrolyse au sel sera expérimenté à Beaujon (VIlle) dont l'ouverture est prévue l'an prochain.

 

« Ces systèmes alternatifs limitent l'usage du chlore mais ne le supprime pas », insiste Jean Vuillermoz. Les ventilations ont également été rénovées pour faire reculer les risques sanitaires.

 

Des mesures jugées encore insuffisantes par l'ancien patron du Crecep, Claude Danglot. « La Ville de Paris doit former ses personnels, ce qui éviterait des erreurs de dosage », préconise-t-il.

 

 

                         High-n-Dry-Def-Leppard.png

                                Ohhh, l y a vraiment trop de chlore dans les piscines parisiennes !

 

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 16:24

 

Le Parisien : le 20 octobre 2012

 

Sous les pavés, l'amiante.

 

Des analyses ont révélé des taux d'amiante jusqu'à soixante fois supérieurs aux normes autorisées dans les égouts parisiens. Des mesures qui inquiètent le personnel communal.

 

Branle-bas de combat dans les égouts parisiens. La mairie vient de découvrir la présence « à des taux significatifs » d'amiante sur des canalisations souterraines, dans le Ille et le XIVe arrondissement. Conséquence : une partie des travaux réalisés par les 250 égoutiers municipaux a été suspendue jusqu'à nouvel ordre. Même consigne pour les prestataires privés intervenant sur le réseau d'eau potable.

 

Selon la CFDT, qui a révélé l'affaire hier, les taux relevés par le laboratoire d'études des particules inhalées sont « 20 à 60 fois supérieurs aux valeurs limites d'exposition professionnelle ».

 

L'amiante, matériau cancérigène dont l'usage est interdit en France depuis 1997, a été découvert sur du brai de houille. Ce résidu pâteux, obtenu à partir de goudron, était autrefois utilisé pour protéger les canalisations. D'après la mairie, il aurait été posé dans les années 1950. De l'amiante, matériau cancérigène dont l'usage est interdit en France depuis 1997, a été découvert sur le brai de houille qui protège certaines canalisations d'eau potable.  

                                        les egouts de paris

                                                         Visiblement, ils ont aussi trouvé de l'amiante

 

 

Combien de canalisations sont recouvertes de la fibre cancérigène? « Malheureusement, nous ne disposons pas de plan de réseau nous indiquant ce genre d'information. Pour le savoir, il faudrait faire des prélèvements sur les 2400 km de galeries que compte Paris, ce qui s'annonce très difficile », souligne Anne Le Strat, adjointe (PS) au maire de Paris, chargée de l'assainissement.

 

Seule certitude : « L'eau potable n'est pas contaminée », indique l'élue, en se voulant rassurante. Toujours selon la mairie, l'amiante ne serait pas volatil. « Ce n'est qu'en meulant ou en utilisant une masse que des taux 20 à 60 fois supérieurs à la limite sont constatés », souligne Anne Le Strat.  

                                                   

Des déclarations qui laissent sceptiques les égoutiers. « Ce sont les résultats du laboratoire de la Ville. Il faudrait une expertise indépendante », estime un employé municipal qui tient à conserver l'anonymat.

 

Myriam Alleaume, de la CFDT, est tout aussi dubitative. « Si des travaux d'entretien ont été effectués dans les égouts, combien de temps les particules vont-elles rester dans l'air? L'étude ne le dit pas. Pourquoi alors laisser des agents continuer de descendre dans les galeries? »

 

La Ville promet de nouvelles mesures de protection pour son personnel.

 

Egoutier, un métier à haut risque « L'amiante n'est sans doute pas le problème majeur des égoutiers, mais il constitue un risque supplémentaire », commente Claude Danglot. Ce médecin, également ingénieur hydrologue, a dirigé pendant près de trente ans le laboratoire d'analyses d'eau de Paris.

 

« L'air que respirent les égoutiers est vicié, souligne-t-il. Il y a par exemple de l'hydrogène sulfuré qui peut entraîner de graves maladies, notamment des cirrhoses. »

 

Autre risque important la contamination par le virus de l'hépatite E, que l'on trouve dans les matières fécales des rats et qui peut dégénérer en cancer du foie. Selon une étude réalisée de 2004 à 2009 par l'Inserm et le service de médecine du travail de la mairie de Paris, l'espérance de vie d'un égoutier est inférieure de sept ans à celle d'un ouvrier et de dix-sept ans par rapport à celle d'un cadre.

 

 

                                 928922112009-003-

                                                                               Et en plus c'est payant !

 

 

 

 

Lire aussi

20 Minutes : A Paris pour les égoutiers, c’est toujours pas le paradis !

 

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 07:18

 

L’indépendant de Perpignan : Le 4 octobre 2012

 

Après les Bibliothèques et la RATP, c’est au tour des policiers « d’en avoir par-dessus la tête » du Wifi et des antennes-relais ! 

 

Souvenons-nous : En 2007, un certain nombre de bibliothécaires parisiens se plaignaient de maux de têtes, nausées… après l’installation massive de bornes Wifi dans leurs établissements. Cet épisode avait abouti à un bras de fer entre la Mairie de Paris et les syndicats (donnant lieu notamment à l’organisation d’une Conférence de Citoyens sur la prolifération des ondes électromagnétiques à Paris).

 

A la BnF, et plus récemment à la RATP, c’est dans les mêmes (mauvaises) conditions que le débat a eu lieu entre syndicats et employeurs sur ces questions de santé au travail, conséquence du déferlement des nouvelles technologies sans fil dans l’entreprise.

 

Récemment, c’est la CGT des Affaires Culturelles de la Mairie de Paris qui a mis à l’ordre du jour du Comité Hygiène et Sécurité cette question de l’impact des ondes au travail après avoir appris (dans la presse!) le projet d’implantation d’antennes-relais sur les musées parisiens. (lire ici) Cette réunion se fera d’ailleurs en présence du représentant de l’association « Robin des Toits », Etienne Cendrier, que la CGT a invité pour l’occasion.

 

C’est maintenant au tour des personnels de police d’être concerné. A Nancy les représentants du personnel SGP-FO police ont obtenu du CHSCT l’annulation d’un projet d’implantation d’antennes-relais sur les toits du commissariat central (lire ici) et maintenant, ce sont les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) de Perpignan relayés par Unité SGP-FO police, qui reprennent le flambeau de la lutte contre ces antennes-relais « suspendues au-dessus de leur tête ». Tel que le rapporte le journal « L’Indépendant de Perpignan » ci-après.  


 

                                               Santé: Le patron des policiers interpellé par ses troupes

                           manuel valls la clau-3*

                                              " Ah, les cons! Ils ont cachés une antennes-relais derrière moi ! "

 

  

Dans la lignée des associations, des divers collectifs et des particuliers, ce sont les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) de Perpignan relayés par Unité SGP-FO police, qui reprennent le flambeau de la lutte contre ces antennes-relais « suspendues au-dessus de leur tête ».

 

Huit émetteurs hérissent actuellement le toit du bâtiment abritant la PAF mais aussi à proximité immédiate des services d’information générale, du renseignement intérieur et de la police judiciaire, au numéro 19 de la route de Prades. Et hérissent aussi le poil des policiers.

 

« C’est une violation délibérée du principe de précaution, pour les collègues, le voisinage et surtout les enfants de l’école Condorcet située à 100 mètres. C’est inacceptable », dénonce Marc Bianchini, secrétaire départemental adjoint du syndicat.

 

« 15 malades pour 100 personnels ».  Le sujet a été abordé en mars, lors d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et a rapidement brouillé le dialogue. Les délégués syndicaux ont réclamé que des mesures soient effectuées concernant l’exposition des personnels aux ondes électromagnétiques. Et ce, par un organisme indépendant, le CRIIREM, composé d’experts.

 

Le préfet a donné son accord pour ces relevés. Or, le SGAP (secrétariat général pour l’administration de la police) a mandaté deux expertises, l’une menée par la COFRAC, unique instance nationale publique d’accréditation, et une seconde par le biais de SFR qui a désigné une autre entreprise.

 

« En fait, on a demandé à SFR de choisir la société pour s’auto-contrôler ! Utilise-t-on ces méthodes pour contrôler les routiers, les restaurateurs, les agriculteurs ou les déclarations d’impôts ? Et puis pourquoi ne pas utiliser des moyens moins dangereux comme la fibre optique ? Sur 100 personnels de la PAF, une quinzaine est atteinte de pathologies qui peuvent être dues à une exposition trop importante à ces ondes électromagnétiques. Cancers, problèmes d’oreille interne, d’irrigation du cerveau...».

 

« Appliquer le principe de précaution » .   En 2011, le conseil de l’Europe avait préconisé l’application du principe de précaution et avait ramené la limite d’exposition à 0,6 volt/mètre qui devrait être abaissée à 0, 2 volt/mètre dans le futur. Sachant que la même année, l’OMS (organisation mondiale de la santé) et le centre international de la recherche contre le cancer ont classé les radiofréquences en catégorie 2B, autrement dit potentiellement cancérigène.

 

« Or, on est largement au-dessus de cette limite. A Nancy, les représentants du personnel SGP-FO police ont obtenu du CHSCT l’annulation d’un projet d’implantation d’antennes-relais sur les toits du commissariat central. Pourquoi ne pas faire de même à Perpignan ?  »

 

«  Surtout que Free a fait une demande pour implanter trois antennes de plus sur notre toit. Pourquoi des enfants, et des policiers, feraient-ils les frais de spéculations financières ? Parce que les locaux loués par l’administration appartiennent à une société privée ? Nous demandons à l’ensemble des élus et des représentants de l’administration que cette situation soit réellement prise en compte et que le principe constitutionnel de précaution passe avant toute autre considération ».

 

Lire l’article de « L’indépendant de Perpignan»


 

                                                                         Un film prémonitoire ?

                                    Ces-flics-etranges-venus-d-ailleurs.jpg

                           Santé : Les syndicats de police ne veulent pas servir de cobayes

 

 

 

 

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Santé au travail: C'est HS !

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:11

 

Les personnes électrosensibles ont désormais des explications scientifiques  

 

Souvenons-nous : en 2007, un certain nombre de bibliothécaires parisiens se plaignaient de maux de têtes, nausées… après l’installation massive de bornes Wifi dans leurs établissements. Cet épisode avait abouti à un bras de fer entre la Mairie de Paris et les syndicats (donnant lieu notamment à l’organisation d’une Conférence de Citoyens sur la prolifération des ondes électromagnétiques à Paris).

 

A la BnF, et plus récemment à la RATP, c’est dans les mêmes (mauvaises) conditions que le débat a eu lieu entre syndicats et employeurs sur ces questions de santé au travail, conséquence du déferlement des nouvelles technologies sans fil dans l’entreprise. Tous les acteurs de ce dossier ont désormais une première réponse scientifique sur l’intolérance aux champs électromagnétiques avec cet article paru dans le journal canadien, La Maison du 21ème siècle.   

 

                                                       wifi 5

 

Des Chercheurs français viennent de démontrer que les champs électromagnétiques (CEM) modifient sensiblement la physiologie du sang et du cerveau des personnes électrosensibles et que l’impact sur ces marqueurs biologiques augmente et diminue selon l’intensité de l’exposition. «Nous savons avec certitude que l’hypersensibilité électromagnétique n’est pas psychosomatique», nous a confirmé l’oncologue Dominique Belpomme en entrevue téléphonique. « Les CEM provoquent des effets majeurs dans le cerveau. Le plus important d’entre eux est l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique. Cela permet au mercure, aux organochlorés et à d’autres polluants de pénétrer dans le cerveau, où ils causent diverses maladies neuro-dégénératives.» 20 nouveaux patients par semaine

Professeur d’oncologie à l’Université Paris Descartes, le Dr Belpomme est président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (artac.info), qui s’est réorientée dans la prévention à partir de 2004. Depuis mai 2008, son équipe étudie ce qu’il a nommé le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM). « J’ai 450 malades et je vois jusqu’à 20 nouveaux cas chaque semaine, y compris des enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage. Nous avons la plus grande série européenne de malades électrosensibles. C’est un enjeu majeur de santé publique.»

                                                                                                                        
Le SICEM est une réaction extrême à de faibles niveaux d’exposition aux champs électriques et magnétiques d’extrêmement basses fréquences (50-60 Hertz) émis par les câbles et les appareils électriques ainsi qu’aux radiofréquences (10 megaHertz à 300 gigaHertz incluant les micro-ondes) des appareils sans fil et leurs antennes. Ce syndrome est reconnu en Suède comme un handicap donnant droit à diverses modifications de l’environnement subventionnées par l’État afin de réduire l’exposition aux CEM.

Les gens les plus sensibles sont souvent référés, à tort, en psychiatrie : leurs symptômes (notamment cardiovasculaires, dermatologiques, neurologiques et musculaires) sont si graves qu’ils doivent se protéger des ondes à l’aide de vêtements, rideaux, peintures et pare-vapeurs métalliques idéalement mis à la terre. D’autres déménagent carrément dans des forêts, grottes et autres endroits reculés, loin de toute émission de CEM.

L’équipe du Dr Belpomme a mis au point une méthode diagnostique basée sur des tests sanguins et un électroencéphalogramme spécial (échographie Doppler pulsée) qui permet de visualiser les flux sanguins. «Ces patients ont avec certitude des troubles de vascularisation cérébrale, affirme l’oncologue.

 

                                                                       wifi 1

                                                                             Le Pr Dominique Belpomme


En outre, les tests biologiques réalisés démontrent que 30% d’entre eux ont des taux élevés d’histamine, 50% ont trop de protéines de stress, la plupart ont un taux de mélatonine (hormone anticancer) trop bas, et 30% ont des niveaux d’anticorps et de protéines qui indiquent un choc thermique et témoignent d’une souffrance cérébrale.» Il ajoute que la moitié de ses patients sont également hypersensibles aux produits chimiques, les deux syndromes partageant les mêmes anomalies cérébrales.

L’oncologue nous a expliqué qu’il existe trois niveaux distincts de sensibilité aux polluants. D’abord, il y a l’intolérance, engendrée par le polymorphisme. «Cela signifie que nous sommes tous différents. Par exemple, 30 % de la population est plus à risque de contracter un cancer», dit-il. Ensuite, il y a la susceptibilité, facteur démontré par son collaborateur l’oncologue suédois Lennart Hardell qui a observé 16 familles plus électrosensibles en raison de leur hérédité génétique. Il y a également des facteurs de susceptibilité actifs, « comme les amalgames dentaires qui se comportent comme des antennes» captant les ondes. Enfin, l’hypersensibilité électromagnétique qui se manifeste en deux temps. « Le première phase est celle de l’induction par surexposition à une fréquence spécifique de CEM, soit de façon aigüe ou sinon chronique comme le fait de parler sur un téléphone mobile vingt minutes par jour, indique Dr Belpomme. Les premiers signes d’hypersensibilité sont la douleur et une sensation de chaleur dans l’oreille. La deuxième phase est celle de la constitution de la maladie. On devient alors intolérant à toutes les fréquences.»

Des chercheurs chevronnés. Le conseil scientifique de l’Artac est présidé par le Dr Luc Montagnier, corécipiendaire en 2008 du prix Nobel de médecine comme codécouvreur du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida. Et le coordonnateur des recherches de l’Artac, le docteur en nutrition Philippe Irigaray, est l’un des cinq experts internationaux récemment invités par le Fonds de recherche en santé du Québec à sélectionner les meilleurs projets de recherche en prévention des cancers environnementaux. Philippe Irigaray souligne que le cerveau humain contient des magnétosomes, des oxydes de fer qui se comportent comme des aimants. L’électrosensibilité pourrait dépendre de leur quantité, qui varie d’un individu à l’autre.

                                                                                                          

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                                                                                 Le Pr Luc Montagnier

                                                                                            
Ces chercheurs préparent actuellement cinq articles scientifiques sur l’électrosensibilité. «Ça demande beaucoup de temps, dit Dominique Belpomme. Ils seront publiés dans un an ou deux.» Mais une action immédiate est nécessaire pour réduire la surexposition des gens aux CEM, a-t-il ajouté. En France, on estime déjà que 5 % des gens sont électrosensibles, et la proportion augmente avec la popularité croissante des technologies sans fil. « Les études démontrent que de 10 à 50 % de la population risque de devenir très intolérantes aux champs électromagnétiques au cours des 25 à 50 prochaines années. J’ai deux cas de sclérose en plaques déclenchée après l’utilisation prolongée du téléphone cellulaire, trois cas de cancer du sein — deux récidives après surexposition à des champs électromagnétiques et un cas lié à l’utilisation d’ordinateurs — et des preuves anecdotiques également concernant l’autisme et la maladie d’Alzheimer dont le risque est beaucoup plus élevé que le cancer. Les liens de causalité avec les champs électromagnétiques sont très possibles.»


Heureusement, ce médecin arrive à soulager certains patients en administrant des tonifiants du système nerveux et en fermant la barrière hémato-encéphalique à l’aide de médicaments antihistaminiques. Aucun lien établi, selon l’OMS. En 2005, l’Organisation mondiale de la santé affirmait que les symptômes éprouvés par les personnes qui se disent atteintes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) pourraient être d’ordre psychosomatique ou reliés à diverses autres causes (problèmes visuels, mauvaise qualité de l’air, problèmes ergonomiques, etc.). «Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux CEM…

 

                                                           wifi 7             


Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM.» Selon le Dr Dominique Belpomme, c’est de la bouillie pour les chats. «C’est un recul permanent de nature politique qui n’a rien de scientifique. L’OMS sera obligée de réviser son jugement dans les mois qui viennent. C’est un déni sociétal qui ne tient pas compte des connaissances actuelles qui évoluent en permanence.»

Selon cet oncologue, le lien de cause à effet entre l’exposition aux champs magnétiques et la leucémie ne fait plus de doute. «Quand on augmente la dose, on augmente le taux de leucémie. Des dizaines d’études toxicologiques en laboratoire le démontrent de la façon la plus évidente, tant in vitro que chez l’animal.»

Pour sa part, la chercheure ontarienne Magda Havas, de l’Université Trent, affirme que les études aux résultats négatifs concernant l’électrosensibilité comportaient des failles majeures. « Les chercheurs présumaient que les réactions sont instantanées alors que souvent il y a un délai entre l’exposition et la réponse. Les gens ne sont pas des interrupteurs qu’on peut allumer et éteindre.

Ces études insinuent erronément que si l’on ne peut pas sentir quelque chose, cela ne peut nous nuire. Or, on sait très bien que l’on ne peut pas détecter le goût de l’arsenic, du plomb, du DDT ni de l’amiante, mais ils sont tous toxiques.»

 

Lire l'article paru dans le journal québécois " La Maison du 21ème siècle"

 

 

                                                         wifi 4

 

 

 

 

 

 

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