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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 14:08

 

Le Monde: le 8 février 2012

 

Santé au travail : La RATP et les syndicats se retrouvent au tribunal !

 

Quelle est l'exposition aux ondes électromagnétiques d'un conducteur de métro parisien qui pilote une rame jusqu'à six heures trente d'affilée ?

   

C'est ce que voudraient savoir les élus du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP. Le 30 septembre 2011, ils ont signé une délibération unanime pour demander qu'une expertise indépendante soit réalisée. La démarche leur semblait légitime, aussi ont-ils été surpris de constater que la direction de la Régie n'avait pas l'intention de la satisfaire.

 

Depuis, le dialogue s'est tendu. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris devait décider, mardi 7 février, à la double demande de la RATP et du CHSCT du département métro, si l'exigence des représentants des salariés était fondée.

 

                                                      metro 1-copie-1

 

Dans le métro, les antennes ne cessent de se multiplier dans les couloirs comme sur la "loge" du conducteur. Certains réseaux permettent au personnel de communiquer avec le PC central, d'autres servent à localiser les trains, à contrôler leur vitesse sur les lignes modernisées, à transmettre des éléments destinés à la maintenance, d'autres encore permettent aux passagers d'utiliser le téléphone portable pendant leurs trajets. Le tout dans l'environnement confiné des sous-sols parisiens. Et la tendance n'est pas à la décroissance avec l'arrivée de la 3G que prépare actuellement la RATP.

 

"Nous avons besoin d'un diagnostic transparent, témoigne Pascal Lepetit, élu SUD. Nous souhaitons que des mesures du spectre d'exposition soient réalisées dans des conditions réelles, c'est-à-dire dans la durée, pas en laboratoire. Que se passe-t-il quand deux trains se croisent ? Aux heures de pointe quand tout le monde téléphone en même temps ?"

  

                                        95883 cmp 1975 03 03 chps elysees 13 d16 ratp

 

A ces inquiétudes, la direction de la RATP oppose ses propres mesures, dont "les résultats ont toujours été inférieurs aux normes en vigueur", soit 41 V/m pour la 2 G (GSM). Et met en avant sa commission de suivi de veille sanitaire, en place depuis 2006, qui pourrait "réaliser des mesures si nécessaire".

 

Les membres du CHSCT ne vont pas se contenter de résultats issus de modélisations mathématiques. Ils ont trouvé un cabinet d'expertise agréé par le ministère du travail, qui pourrait évaluer l'émission d'ondes électromagnétiques in situ, en faisant appel à l'équipement d'un autre cabinet, CQFD. Or ce dernier a été créé par des membres de Robin des toits, une association qui milite activement pour faire baisser les seuils d'exposition des antennes-relais sur le territoire.

 

                                                      metro 2-copie-1

 

Le TGI doit donc se prononcer sur une question sensible : les ondes électromagnétiques sont-elles une menace pour la santé ? Ce que conteste la RATP. Or un CHSCT n'a le droit d'exiger une expertise qu'au nom d'un "risque grave" ou lorsque est modifiée l'organisation du travail. Thierry Renard, l'avocat du CHSCT, décèle dans le refus de la Régie "une volonté de garder la maîtrise de l'information délivrée aux salariés". Et donc aux passagers. 

 

Martine Valo

  

 Lire l'article du "Monde" 



                                                         le monde 3[1]

 

 

 

Lire aussi : Santé au travail : Le syndicat SUD et la RATP ne sont pas sur la même longueur d’onde !

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:41

 

                                                          metro 3

 

L’impact des ondes électromagnétiques sur la santé des salariés continue d’opposer syndicats et employeurs. Souvenons-nous des débats engagés à la Mairie de Paris après le déploiement des bornes Wifi dans les bibliothèques municipales. Une "Conférence de Citoyens" organisée pour l’occasion avait d’ailleurs recommandé de limiter au maximum l’exposition aux champs électromagnétiques dans les bâtiments publics.Cette recommandation est toutefois restée lettre morte jusqu’à présent.

 

Aujourd’hui, la confrontation a lieu à  la RATP. La régie des transports parisiens et les partenaires sociaux ne sont pas d’accord sur le seuil limite d’exposition. " les normes sont dépassées et présentent un risque sanitaire" estime le syndicat SUD, soutenu par l'association "Robin des toits" dans un communiqué commun. Il est vrai que les normes officielles sont désormais tellement obsolètes qu'elles ont été remises en cause par le Parlement Européen

 

Le syndicat SUD a donc tenté de procéder à des relevés du rayonnement du champ électromagnétique par un organisme indépendant, dans les stations du métro parisien. Celui-ci s'est vu interdire l'accès par la direction. La demande d’expertise du syndicat est contestée par la RATP qui a saisi le Tribunal de Grande Instance a-t-on appris dans le même communiqué.

 

Les salariés de la RATP sont pourtant particulièrement exposés aux ondes électromagnétiques depuis plusieurs années maintenant. Il y eu d’abord l’installation massive de mini-antennes relais dans les tunnels et les stations du métro parisien pour permettre à tous les usagers de pouvoir téléphoner sans entrave. C’est maintenant  le développement des technologies 3 G, avec l’installation d’’antennes plus puissantes qui est remis en cause par les représentants des personnels au Comité Hygiène et Sécurité. Les personnels de la RATP demandent à leur employeur d’appliquer le principe de précaution d’autant plus qu’ils travaillent en sous-sol, et que les conducteurs de rame ne peuvent échapper à ce véritable brouillard électromagnétique, eux dont les cabines font littéralement office de « cage de faraday ». Cette demande est pourtant rejetée par la RATP.

 

 

                                                       metro 4

 

  En quelques années la connaissance scientifiques sur la question a cependant beaucoup évolué : Le phénomène de syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques qui est la marque des personnes qui se déclarent éléctrosensibles a été reconnu par l’Agence de Sécurité Sanitaire (ANSES). Celle-ci recommande de réduire fortement l’exposition du public. Quand à l’OMS, il  a classé l’année dernière les ondes comme potentiellement cancérigènes

 

Les risques sur la santé liés aux technologies émergentes sont désormais bien intégrés par une opinion publique de plus en plus sensible aux questions d’environnement. Il est donc logique que les syndicats s’en emparent à leur tour.

 

La RATP et le syndicat SUD se retrouvent devant le tribunal ce 24 janvier* pour autoriser ou non la venue des experts réclamés par le syndicat. Ce n'est probablement que la première étape d'un long combat. On n’a en tout cas pas fini de voir les représentants des personnels s’emparer de cette question de santé au travail. 

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                               metro 5

 

                                                         

 

 

*Dernière minute: Le jugement du Tribunal de Grande Instance sera finalement rendu le 7 février at-on appris dans un nouveau communiqué. La RATP a adopté une curieuse position lors de l'audience, affirmant "qu'en l'absence de risque avéré", des "mesures indépendantes n'ont pas lieu d'être". L'entreprise publique déclare également "que par conséquent, le principe de précaution n'a pas à s'appliquer". CQFD ! Le paradoxe, toutefois, est que la RATP affirme dans le même temps appliquer ce même principe, car ayant effectué elle même ses propres mesures il y a trois ans ! Comprenne donc qui pourra. Esperons que les juges s'y retrouveront. Rappellons que cette demande d'expertise du syndicat SUD a été faite en bonne et due forme lors d'un Comité Hygiène et Sécurité de la régie (autonome?) des transports parisiens.

 


 

                                                             metro, 6

 

 

Lire aussi:

Wifi : Les syndicats de la BnF sont tous sur la même longueur d'onde !

Le Wi-fi débranché à la bibliothèque Chaptal

Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

AFP: Le Wifi suscite l'inquiétude

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 10:00

 

Les élus du CHS de la BnF refusent (de nouveau) l’installation du Wifi.

 

La totalité des élus du Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de la Bibliothèque Nationale de France (Bnf) a voté contre le projet du déploiement du Wifi sur le site de Richelieu (2ème arrondissement) et sur celui de la BnF-François Mitterrand (13ème) lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi 23 septembre, ont affirmé les syndicats CFDT, CGT et FSU dans un communiqué.

 

En avril 2008, pourtant, le Conseil d'Administration de la BnF avait renoncé au Wifi au profit d'un accès Internet par procédé filaire.

 

Cette fois, la direction de la BnF voulait réinstaller le Wifi dans le cadre d'une exposition sur la presse à travers ses évolutions  technologiques. La société Orange devait profiter de ce cadre pour mettre en avant ses nouvelles tablettes numériques. Les représentants du personnel ont dénoncé cette opération commerciale "dont la seule offre documentaire sera celle, amoindrie, du "kiosque Orange".

 

Les élus avaient nommé trois experts pour cette occasion*; « Les échanges et la clarté des exposés ont permis de mettre en évidence qu’un tel dispositif non seulement pouvait à long terme être dangereux pour la santé des personnels (l’OMS vient de classer les ondes électromagnétiques comme potentiellement cancérigène, niveau 2B) et fermerait en outre les portes de la Bibliothèque aux personnes hypersensibles aux ondes électromagnétiques, malheureusement de plus en plus nombreuses. » ont déclarés les représentants des trois organisations syndicales.

 

« Cette technologie, par ailleurs, n'est pas la plus fiable et la plus adaptée à la transmission rapide de données contrairement à la fibre optique, solution alternative portée par les organisations syndicales et leurs experts. » ont-ils encore ajoutés.

 

Les syndicats vont demander un rendez vous à leur président, Bruno Racine, pour que celui ci renonce à son projet et respecte les décisions votées lors de ce Comité Hygiène et Sécurité

 

 

* Le Professeur Dominique Belpomme, Etienne Cendrier de l’association 

Robin des Toits  et Agnès Dutrevis, représentante de la CGT  au CHS des bibliothèques de la Ville de Paris.

 

 

                                                                richelieu      

                                                              Richelieu pour le principe de précaution    

 

 

 

                                                   mitterrand 3

                                                                        Mitterrand tourne le dos au Wifi

 

 

 

Sur le même sujet: Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

 

                                    Le Wi-fi débranché à la bibliothèque Chaptal

 

                                    AFP: Le Wifi suscite l'inquiétude

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 10:00

 

Les élus « hygiène et sécurité » demandent une réunion d’urgence.

  

Les élus siégeant au Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) s’interrogent sur les conditions de sécurité dans les musées parisiens dans une lettre qu'ils ont envoyée aujourd’hui aux personnels.

 

Le Musée d’Art Moderne (MAM) de la Ville de Paris est toujours sous le coup d’un avis défavorable de la Préfecture de Police pour cause de défaillance dans la sécurité incendie. Cette information a été révélée par « Le Parisien », le 8 juin 2011.  « Nous avons émis un avis défavorable concernant le MAM », confirme un représentant de la Préfecture.

 

D’après nos informations, le MAM n’a échappé à une fermeture administrative qu’en décidant de diminuer fortement la capacité d’accueil du public .Un rapport de l’inspection générale de la Ville de Paris faisait le même constat dans un rapport mis en ligne sur le site officiel de la Mairie. 

 

                                                               images MAM 2

 

Face à cette situation inquiétante sur la sécurité du public et des personnels, une majorité d’élus* a déposé une demande de CHS « extraordinaire » auprès de Christophe Girard, l’adjoint au maire chargé de la culture. La Ville de Paris doit envoyer une convocation dans « un délai d’un mois maximum» selon les termes du règlement intérieur.

 

Les syndicats, qui n’ont jamais eu d’informations de la part de l’administration, déplorent « le temps de plus en plus réduit des séances plénières » et « pour mener à bien leur mandat (…)  demandent copie des rapports de la Préfecture de Police et du Document Unique de l’établissement » selon les termes de la saisine qu’ils ont déposée.

 

Les représentants des personnels rappellent « que les musées parisiens doivent faire prochainement l’objet d’un transfert vers un Etablissement Public Administratif (EPA) et que la Ville de Paris présente le Musée d’Art Moderne comme un  modèle ».

 

 

* Représentants les organisations syndicales CGT, CFTC, CFDT, FO, Supap-FSU et Unsa

 

 

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 12:25

 

La CGT : 7 mars 2011

 

Silence,  on meurt !

 

X..... avait 39 ans. Elle était secrétaire administratif à la Mairie de Paris, et occupait un poste de rédactrice depuis plusieurs années. Agent consciencieux et dévoué, elle s’était sans difficulté adaptée à son poste et poursuivait une carrière irréprochable. Jeune femme intelligente, gaie et sensible, elle était appréciée par ses collègues. Entourée et aimée par sa famille, sa vie était paisible. Elle est devenue un enfer lorsque X..... a fait valoir ses droits à la mobilité pour enrichir sa carrière professionnelle.

 

X..... a obtenu une mutation. Dans son nouveau service, elle a été la proie d’un management toxique. Certes, l’effectif y est largement insuffisant pour faire face aux demandes du public. Toutefois….

 

Est-il normal, dans une unité de travail, de demander aux agents leurs numéros de portables, puis de les relancer à leur domicile ? Est-il correct, par exemple, devant leurs protestations, de persister, et de leur réclamer, en sus, leurs numéros de téléphone fixe ?

 

Est-il normal d’user de son pouvoir hiérarchique pour demander à un agent de se déplacer, durant ses congés annuels, au petit matin pour ouvrir les portes de l’établissement, sachant, de plus, que l’agent réside loin de son lieu de travail. Un soir de novembre 2010, X..... se trouvait encore à son poste à 23h, comme en attestent ses mails. Etait-ce normal, et habituel ?

 

L’administration n’aurait-elle pas dû se préoccuper des pratiques de management ayant cours dans un Service caractérisé par un important turn-over ? N’y avait–elle pas d’autant plus intérêt qu’une plainte pour harcèlement moral a été déposée par un autre agent de ce Service – occupant précisément le poste de X..... un an auparavant.

 

X..... a craqué. Elle a été retrouvée à son domicile, un matin de novembre 2010, inanimée. Alertée par les collègues de X..... sur ce décès brutal, la CGT a demandé dès décembre à la Direction à laquelle appartenait cet agent une enquête via l’inspection hygiène et sécurité de la Ville sur les circonstances du drame. Cette enquête n’a pas été diligentée.

 

D’autres agents de la Mairie de Paris sont également en situation de souffrance au travail : le cas de X..... n’est pas isolé. De nombreux cas de harcèlement moral sont signalés par les organisations syndicales à la Ville. A ce jour, aucune disposition n’a été prise pour enrayer ce fléau.

 

Au CHS Central, un plan pluriannuel de prévention a été présenté aux organisations syndicales par Madame X……Dans ce plan la prévention des risques psycho-sociaux occupe une place importante. Voilà pour la théorie. Dans la pratique un harcèlement moral insupportable, mené par le supérieur hiérarchique direct, peut conduire un agent au suicide, sans même que la commission d’enquête CHS proposée par la CGT ne soit acceptée.

 

La pratique d’un double langage irresponsable par la mairie est devenue totalement insupportable 

 

Pour X....., il est trop tard, elle qui aimait tant la vie, n’aura jamais 40 ans. Ses amis, sa famille, ses parents, sa nièce qu’elle chérissait tant, sont à jamais séparés d’elle.

 

Mais l’enquête demandée par la CGT doit avoir lieu.

 

La lumière doit être faite sur les circonstances de son décès, ce n’est que justice. Et la Ville doit maîtriser rapidement les pratiques managériales toxiques qui s’y développent.

 

La CGT ne laissera pas l’Administration Parisienne  devenir la réplique de France Télécom ou de la Poste !


 

                         photo 1291653600653-1-0

 


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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:12

 

Gentside : Le 9 septembre 2010

 

Des puces RFID pour surveiller les enfants d'une crèche parisienne !

 

Paris, France - Un établissement de la capitale veut tester dès l'an prochain un système de surveillance électronique des enfants grâce à une puce RFID (Radio Frequency IDentification) intégrée à leurs vêtements. Une mesure qui semble gagner du terrain en Occident. Analyse.

 

Selon Le Parisien, l'entreprise Lyberta, spécialisée dans la géolocalisation, aurait pour projet d'introduire ce système en France. Patrick Givanovitch, PDG de l'entreprise, aurait déclaré que "l’expérimentation, menée pour le compte d’une grande société d’assurances, vise à valider l’efficacité du système du point de vue de la sécurité des enfants." Concrètement, il s'agirait d'installer "des sondes un peu partout dans la crèche pour établir une cartographie complète du lieu. Grâce à la puce portée par chaque enfant il sera possible de savoir instantanément si l’un d’entre eux quitte la crèche. La direction de la crèche sera immédiatement alertée, tout comme les parents, par SMS sur leurs téléphones portables", a précisé M. Givanovitch.

 

Qu'est-ce qu'une puce RFID ? Selon un rapport de Nicole A. Ozer, directrice du département Technologies et Libertés Civiles de l'ACLU, les puces RFID existent depuis la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd'hui grosses de quelques millimètres, elles servaient à l'époque pour différencier les avions ennemis de ceux alliés. Leur utilisation s'étend dans les années 70 aux secteurs industriels et commerciaux, où elles permettent de suivre le trajet des produits dans l'usine. Mais au cours des années 2000, l'implantation de puces RFID dans les objets de la vie quotidienne s'emballe : badges, cartes de péage et de transports, passeports biométriques, permis de conduire... et, dernièrement, uniformes scolaires.

 

Il existe trois types de puces RFID :

1. Les puces dites passives fonctionnent sans batterie interne. Elles sont "réveillées" lorsqu'un lecteur externe leur transmet des ondes magnétiques. Ce sont celles qu'on trouve le plus souvent dans des badges basiques.

2. Les puces dites actives possèdent leur propre batterie. Elles sont capables d'initier un échange avec un capteur situé à plusieurs dizaines de mètres et de communiquer fréquemment les informations qu'elles enregistrent. Les enfants de la crèche parisienne pourraient être équipés de ce type de puce.

3. Enfin, les puces dites "intelligentes" possèdent un système de sécurité intégré qui protègent leurs données. Cryptées, les informations contenues sur ces puces ne sont accessibles qu'après une demande d'identification. On trouve ce type de puces dans n'importe quelle carte bancaire.

 

                             puce_rfid1.jpg

 

La radio-identification : fichage ou fiabilité ? Fréquemment utilisées pour la confection de badges magnétiques ou pour effectuer le suivi du bétail, les puces RFID pourraient donc devenir le prochain moyen de monter la garde dans les garderies, écoles ou collèges. Depuis le 31 août, les élèves de l'école maternelle du comté de Richmond portent des vêtements équipés de puces radio, rapportait récemment le blog de l'American Civil Liberties Union (ACLU). Afin de justifier son initiative, la direction de cet établissement invoque des arguments économiques. Alors qu'auparavant le travail de maintenance était consigné par écrit, les puces RFID permettraient de connaître en un instant la localisation d'un individu, son activité (s'il court, marche, est assis, combien de temps, etc.), voire des données physiques (la température du corps, par exemple).

 

Malgré ses quelques défenseurs, la puce RFID connaît beaucoup de détracteurs, dont des parents et syndicats indignés. Pour Dominique Ratia-Armengol, présidente de l'Association nationale des psychologues de la petite enfance, "enfermer les enfants dans une cage virtuelle, c’est créer des conditions de méfiance et d’angoisse inutiles face à un danger qui n’existe pas", cite Le Parisien. "C’est également déresponsabilisant en coupant les liens avec les adultes à l’écoute et formés pour éduquer et établir une relation de confiance avec eux", a-elle ajouté.

 

Dans une vidéo postée sur Internet (voir vidéo : Un hacker clone la puce RFID d'un député californien), Chris Paget apporte également un démenti majeur à la thèse de l'efficacité d'une surveillance strictement électronique des personnes. Selon lui, il suffirait d'intercepter le signal de l'une d'elles grâce à une sonde pirate, pour ensuite "cloner" son identifiant. Une fois le code personnel reproduit, le hacker pourrait renvoyer cet identifiant aux lecteurs de la crèche et feindre la présence d'un individu réellement absent. Jonathan Westhues a par exemple démontré qu'avec un matériel relativement basique, il était aisé de cloner des badges d'accès au siège des députés californiens.

 

Lire l’article de Gentside

 


                           2928389130 820604422c

                                              La RFID vous protègent mes enfants

 

                                                                  

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18 mars 2005 5 18 /03 /mars /2005 14:45

 

Le Parisien : 18 mars 2005

 

Amiante : La BNF recherche ses magasiniers

 

Le vent de mobilisation antiamiante qui semble s'emparer de tous les grands établissements publics depuis quelques jours n'épargne pas la Bibliothèque nationale de France. On y a aussi parlé amiante hier, au cours d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS-CT) qui devait de toute façon se tenir et où il était déjà prévu d'évoquer le sujet, avant l'« affaire Montparnasse ». Il n'empêche : la BNF est à la recherche de près de 120 de ses magasiniers, qui ont travaillé sur le site aujourd'hui abandonné de l'un de ses magasins, dans les Yvelines.

 

Au moins, 120 personnes concernées Dans l'annexe de Mont-Bauron, sur le site des Petites Ecuries, à Versailles, ils ont sans doute été plus que 120, à travailler depuis les années 1950. L'amiante étant alors le matériau antifeu par excellence, et, s'agissant de protéger des ouvrages, les locaux en étaient truffés. « Longtemps l'administration s'est contentée de nous fournir des analyses d'air indiquant moins de 5 fibres par litre d'air » (NDLR, le seuil fixé par la réglementation, au-dessus duquel les travaux s'imposent en urgence), raconte un représentant syndical. Jusqu'à ce que les magasins déménagent en 1997, qu'il soit question du devenir du site délaissé par les bouquins et les magasiniers au profit des tours de Tolbiac... et que la facture des travaux nécessaires présentée en conseil d'administration après 2002 prouve ce que le personnel soupçonnait : s'il faut désamianter, c'est qu'il y avait de l'amiante ! Comme l'administration n'en informait toujours pas le personnel concerné, les syndicats intervenaient. Au printemps dernier, l'un d'eux, la FSU, a mis en avant une jurisprudence récente du Conseil d'Etat : même l'Etat doit informer ses employés quand ils ont été en contact avec de la poussière d'amiante.

 

La BNF a donc mis en place un groupe de travail, chargé de retrouver et lister ses anciens magasiniers. Certains travaillent aujourd'hui à Tolbiac. Mais d'autres ont pris leur retraite, quitté le métier, et même la fonction publique. Sans compter les intérimaires... A la BNF François-Mitterrand, les grandes tours, quoique construites depuis dix ans à peine, contiennent elles aussi un peu d'amiante. Rien d'alarmant cependant selon les syndicats : deux endroits dans des zones techniques sont a priori identifiés et régulièrement vérifiés. Le site de Richelieu (II e ), où se trouvent toutes les collections spécialisées et qui doit à terme héberger l'Institut national d'histoire de l'art, la bibliothèque d'art et d'archéologie risque en revanche de poser problème : des arbitrages financiers seraient en cours pour financer le désamiantage avant travaux du site (un atelier de restauration notamment), historique et classé.

 

Le Parisien

 

Voir aussi sur: link

 

 

                                     247738 la-bibliotheque-nationale-de-france-bnf-le-2-juillet

 

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