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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:04

 

 

« Si rien n’est entrepris d’ici la fin de l’année, nous seront en cessation de paiement ! » affirme son directeur


Le dernier conseil d’administration de l’ASPP, l’association chargée de la restauration des personnels de la Ville de Paris, s’est tenu dans un climat on ne peut plus houleux. Il faut dire que la situation financière de cette structure entièrement contrôlée par la mairie accuse actuellement un déficit sur les six premiers mois de l’année… de plus de six cent mille euros ! Un déficit qui se creuse car « fin mai, le compte bancaire de l’association était débiteur de 407 000 € » annonçait le syndicat UNSA des attachés d’administrations parisiennes. Un trou qui s’est donc élargi de deux cent mille euros en un mois.


« Si rien n’est entrepris d’ici la fin de l’année, l’ASPP sera en cessation de paiement ! » affirme d’ailleurs son directeur, M. Robine dans une phrase reprise sur le site de la CGT. Il est vrai que diverses sources annoncent même un trou de …800 000 euros avant la fin de l’année. De quoi laisser les agents municipaux, dont c’est un des rares avantages sociaux, sur leur faim.

 

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                                                - Jamais contents, ceux là !

                             


La CGT a d’ailleurs exprimé son désaccord dès le début de la réunion. « Madame la Maire de Paris s’apprête à accompagner une nouvelle fois les pertes cumulées de l’ASPP,  par de nouvelles augmentations des prix imposées aux personnels» a dénoncé la CGT dans un communiqué. « Nous ne sommes donc pas étonnés des suites de cette gestion catastrophique. La crise courait depuis longtemps, elle arrive au bout ! » a ajouté le syndicat avant de claquer la porte (lire ici).


Voire même au bout du bout car le syndicat UNSA des attachés révèle de son côté que la mairie de Paris a réduit sa subvention de près d’un million d’euros pas rapport aux années précédentes ce qui explique en parti le trou dans les comptes.

 

Car la Ville a trouvé la parade : Pour payer moins, elle se base sur la baisse du nombre de repas servis dans l’année. «  Les subventions d’exploitation versées par la Ville sont proportionnelles au nombre de couverts servis chaque jour, ceux-ci étant en baisse, les subventions baissent automatiquement. Elles sont ainsi passées de 12 344 000 € pour l’année 2009 à 11 423 000 € pour l’année 2013 » CQFD précise ainsi l’UNSA.

 

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                                           -  Après le trou normand, le trou parisien !



Chez les économistes, on appelle ça un cercle vicieux. D’autant plus vicieux que la municipalité a fermé de nombreuses cantines ces dernières années (lire ici). Une habileté on ne peut plus mergitur alors que la mairie se réfugie derrière l’existence de ses rares cantines pour refuser l’attribution de tickets restaurant à ses agents et économiser ainsi la bagatelle de soixante millions d’euros par an. Une aubaine pour la Ville de Paris, elle qui doit trouver 400 millions d’euros pour réussir à boucler son prochain budget.


L’ASPP, crée en 1981 suite à la dissolution judiciaire du Comité de gestion des œuvres sociales de la Préfecture de Paris et de l’Assistance publique de Paris (CGOSPPAP), a souvent connu une histoire mouvementée comme le rappelle un rapport de l'Inspection Générale de la Ville de Paris (lire ici). Désormais, c’est le dépôt de bilan qui s’annonce. Une perspective qui en tout cas ne semble pas du goût des syndicats.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                                                                       - Tenez,  je vous ai laissé les miettes

 


 


 

Lire aussi

L’association des œuvres sociales de la Mairie de Paris, l’ASPP, pourrait bientôt être en cessation de paiement !

La mairie de Paris va tailler dans ses effectifs dès 2015 !


 

                  

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
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