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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 15:51

 

Mashable : le 15 septembre 2017

 

La bibliothèque parisienne Marguerite-Durand, qui abrite une grande collection de livres et documents sur le féminisme et l'histoire des femmes, doit déménager pour un lieu plus petit. Les féministes s'organisent pour que ces archives ne meurent pas

 

Une « expulsion ». C'est ainsi que le syndicat CGT de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris a qualifié, le 28 juillet 2017, le déménagement prévu pour la bibliothèque Marguerite-Durand. Actuellement, cette bibliothèque réunissant des milliers d'ouvrages et de documents portant sur les femmes, l'histoire des femmes et le féminisme réside à un étage de la médiathèque Jean-Pierre Melville, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Cette dernière doit fermer pour travaux en juin 2018, et la Ville de Paris en a profité pour annoncer le déménagement de cette collection féminine et féministe vers la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP), dans le IVe arrondissement.

 

Cependant, si le projet de déménagement abouti, « la bibliothèque deviendra inaccessible, moins de gens s'y intéresseront, et on nous dira à terme qu'elle doit fermer » martèle Bertrand Pieri, syndicaliste de la CGT, à l'Obs. Les défenseurs de la bibliothèque partagent l'avis de Bertrand Pieri. De nombreuses personnalités et associations se sont élevées contre ce « projet funeste », comme le nomme Christine Bard, historienne des femmes et fondatrice de l'association Archives du féminisme, qui a passé de nombreuses heures et journées à étudier à Marguerite-Durand.

 

Selon la CGT, le personnel n'a par ailleurs pas été informé des différentes étapes du projet, et n'a aucune visibilité sur ses futures conditions de travail. De plus, la BHVP n'aurait pas les moyens physiques d'accueillir les collections de la bibliothèque Marguerite-Durand. Selon la Ville de Paris, les collections seraient alors stockées dans un entrepôt en région parisienne. « Les archives seront dans un local en banlieue, il faudra les demander deux jours à l’avance et il n’y aura presque plus de place pour la lecture », alerte à nouveau Christine Bard dans l'Obs. « C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ».

 

Bibliothèque Marguerite-Durand : la lutte s'organise pour sauver le patrimoine féministe

 

En novembre 2016, le Conseil de Paris émettait pourtant le vœu que la bibliothèque Marguerite-Durand déménage pour un lieu « plus grand et plus fonctionnel ». « Il n'est pas question de la fermer », assure Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris en charge de la culture. « Si son déménagement est envisagé, c'est pour rendre plus accessible et pour mieux valoriser ses formidables ressources » . « C'est faux », déclare sans demi-mesure Florence Montreynaud, historienne et auteure de plusieurs ouvrages sur les femmes et le féminisme, dont « Le XXe siècle des femmes », à Mashable FR. « Ce projet va conduire à noyer dans un ensemble vaste cette bibliothèque et tous ses documents. On invisibilise une fois de plus la cause et la mémoire des femmes » .

 

Mardi 12 septembre, elle et Christine Bard rencontraient Renan Benyamina, conseiller de Bruno Julliard à la Ville de Paris. Mais, selon elles, l'administration campe sur ses positions, soutenant qu'il s'agit de la meilleure solution. « Ce qui manque clairement, c'est une volonté politique », poursuit-elle. « On peut débloquer des millions pour les Jeux olympiques 2024 mais pas pour les femmes. De la part d'une maire qui se dit féministe, ça ne passe pas ». Pour Florence Montreynaud, la médiathèque Jean-Pierre Melville reste le lieu idéal pour accueillir les documents de la bibliothèque Marguerite-Durand. « C'est un lieu international, beaucoup de chercheuses étrangères viennent ici se faire conseiller par du personnel de qualité pour des recherches très pointues. Le XIIIe arrondissement ne prend pas très bien le fait d'être vu comme un lieu de seconde zone », explique-t-elle à Mashable FR. Pour Christine Bard, cette décision revient à « trahir le contrat passé avec Marguerite Durand ». Cette journaliste, patronne de presse et militante féministe avait, en 1931, fait don à la mairie de Paris de toute sa collection de documents et archives féministes. Journaux et affiches, thèses, biographies et œuvres de femmes : plus de 10 000 livres et milliers de documents avaient ainsi rejoint les archives de la ville qui devait « les mettre gratuitement à la disposition du public pour être consultés sur place ou prêtés à domicile ».

 

« C'est ma maison », explique avec tendresse Florence Montreynaud. « J'ai eu la chance immense d'y travailler pour mes ouvrages, d'y rencontrer des femmes formidables, d'y être formée aux archives, épaulée par des personnels compétents et de qualité ». Son expérience n'est pas unique, et de nombreuses autres historiennes et féministes se sont élevés pour défendre le lieu. En octobre 2016, l'association Archives du féminisme publiait déjà dans Libération une tribune pour la création d'un vrai lieu dédié à l'histoire des femmes et du féminisme. « Au minimum, nous avons demandé à la mairie le statu quo, rester là où nous sommes en annulant les travaux de la médiathèque », précise Florence Montreynaud. Une première pétition accompagnait cet appel demandant un projet « vraiment » ambitieux de bibliothèque féministe. Un déménagement « ne peut se justifier que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds », lisait-on alors dans la pétition.

 

Mais la date des travaux approche. Face à l'immobilisme de la Ville de Paris, l'association des Archives du féminisme a lancé le Collectif BMD (pour Bibliothèque Marguerite-Durand), présent sur les réseaux sociaux pour alerter et sensibiliser la population. Une deuxième pétition a été lancée dans la foulée, espérant réunir plus de signatures pour montrer à l'administration municipale la mobilisation autour de ce « sauvetage ». « Christine Bard a qualifié ce mouvement d'union sacrée des femmes », rapporte Florence Montreynaud à Mashable FR. « Qu'autant de femmes sortent de leur réserve – alors que nous avons autre chose à faire ! – pour donner la priorité à cette cause, cela prouve bien l'importance de ce lieu et de sa conservation ».

 

Lire l'article de Mashable

 

 

 

Bibliothèque Marguerite-Durand : la lutte s'organise pour sauver le patrimoine féministe
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 17:35

 

Mais que fait Erik Orsenna ?

 

Les syndicats de la Ville de Paris avaient posé la question après avoir constaté avec effarement le nombre de postes vacants recensés dans le réseau de la Capitale : combien de bibliothèques vont devoir fermer où réduire leurs horaires d'ouvertures dans les prochaines semaines ? La réponse est venue bien plus tôt  que prévu puisque il aura fallu que quelques grévistes répondent à l'appel à la mobilisation contre les ordonnances sur la nouvelle « loi travail » pour que dix sept bibliothèques parisiennes ferment partiellement ou totalement leurs portes.

 

Parmi les établissements qui ont été fermés toute la journée citons pêle-mêle les bibliothèques Buffon (Ve), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Saint Eloi (XIIe), Diderot (XIIe) Italie (XIIIe), Vandamme (XIVe), Crimée (XIXe) et Duras (XXe). A ces fermetures se sont ajoutés d'autres établissement fortement impactés qui ont dû en interdire l'accès au public à des étages entiers avant de fermer plus tôt leurs portes comme Malraux (VIe), Valeyre (IXe), Sagan (Xe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Romilly (XVIIIe), Hergé (XIXe) ou encore Place des Fêtes (XIXe).

 

Reste une question : Mais que fait Erik Orsenna ? L'écrivain passé tour à tour par le Mitterandisme, le Chiraquisme, le Sarkosysme, le Hollandisme avant de finir dans le Macronisme a décidé de faire le tour de France pour exhorter les communes à ouvrir leurs bibliothèques le dimanche. Sans dire comment toutefois. Et pour Paris ? Il pourra toujours demander conseil à Noël Corbin son acolyte qui l'accompagne dans sa tournée des grands ducs puisque ce dernier est justement l'ancien directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris. Du pur mergitur.

 

 

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 15:07

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Ordonnances : pour le Gouvernement, FO est le syndicat qu'il vous faut
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 09:15

 

BFM TV : le 3 août 2017

 

Le projet de déménagement de cette bibliothèque située dans  le XIIIème arrondissement de Paris est décrié

 

Tout a commencé sur le blog du Syndicat CGT Culture avec un texte posté, le 28 juillet dernier. Intitulé « Paris: les archives du féminisme doivent débarrasser le plancher », celui-ci dénonce le projet de la Mairie de Paris de déménager la bibliothèque Marguerite-Durand, spécialisée dans le féminisme.

 

Installée depuis 1989 rue Nationale, dans le XIIIème arrondissement de Paris, dans le même espace que la médiathèque Jean-Pierre-Melville, la bibliothèque Marguerite-Durand rejoindra la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le Marais. Mais les bureaux sont trop petits pour contenir les sept personnes travaillant aujourd'hui à Marguerite-Durand. Quant aux milliers de documents réunis depuis sa création, ils iront dans un entrepôt en banlieue. « A condition d’en trouver un », ironise le blog Syndicat CGT Culture. « Et pour les chercheurs et universitaires obstinés qui voudraient quand même les consulter, il faudrait en faire la demande au moins deux jours à l’avance... C’est ce que l’on appelle sûrement un progrès puisque, dans le quartier de Tolbiac, elles étaient à la disposition permanente des usagers ».

 

La raison de cette délocalisation? Des travaux de réaménagement de la médiathèque Jean-Pierre-Melville. L'espace fermera à partir de juin 2018 pour dix huit mois. Un « espace détente » devrait remplacer les archives de l'histoire des femmes et du féminisme. Interrogé par ,BuzzFeed News Bertrand Pieri, de la CGT des bibliothèques parisiennes, craint que Marguerite-Durand ne perde son identité et, à terme, ferme: « Le projet fait que, à terme, le fond de la BMD va mourir de sa belle mort, en étant absorbé. Cela va faire que les gens ne viendront plus ».

 

La Mairie de Paris affirme pourtant vouloir tout faire pour sauver la bibliothèque. Selon Bruno Julliard, premier adjoint à la maire en charge de la culture, cité par L'Obs « il n'est pas question de la fermer ». Plusieurs points restent pourtant flous, comme l'a expliqué également à L'Obs Christine Bard, historienne spécialiste de l'histoire des femmes: « Nous n'avons aucune garantie sur beaucoup de sujets, notamment le personnel, l'avenir du poste de conservatrice, qui prend sa retraite ». Elle ajoute: « C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ». Selon l'historienne, un comité de défense réunissant des chercheurs, des associations et des syndicats, va se mettre en place. Et un avocat sera contacté.

 

Lire l'article de BFM TV

 

 

 

Paris: la bibliothèque féministe Marguerite-Durand menacée
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 12:11

 

L'Obs : le 2 Août 2017

 

Marguerite Durand souhaitait que la ville de Paris fasse vivre le fonds d'archives qu'elle lui avait cédé en 1931. Il est aujourd'hui menacé par un projet de relocalisation

 

C'est une petite mezzanine verte, entre deux étages d'une médiathèque généraliste du XIIIe arrondissement de Paris. La bibliothèque Marguerite-Durand, spécialisée dans l'histoire des femmes et le féminisme, attire depuis sa création en 1932 des thésards, des sociologues, des historiens et des passionnés du monde entier. Associations et syndicats estiment qu'elle est aujourd'hui menacée par un projet de relocalisation qui modifierait profondément son fonctionnement. « J'y passais mes journées lorsque je rédigeais ma thèse », se souvient  l'historienne Christine Bard, spécialiste de l'histoire des femmes et créatrice de l'association « Archives du féminisme », qui travaille régulièrement en lien avec la bibliothèque. Le clin d'œil passé, elle ne décolère pas: « Il faut stopper ce funeste projet qui aboutira à la disparition de la bibliothèque ».

 

La CGT Culture de la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris a lancé l'alerte sur le projet de déménagement dans un article publié le 28 juillet dernier sur son site. La médiathèque Jean-Pierre-Melville, qui héberge Marguerite-Durand, doit fermer l'année prochaine pour travaux durant un an. Un espace détente doit être créé, et Marguerite-Durand disparaître. Pour aller où ? « Les sept agents ont été convoqués il y a une dizaine de jours. On leur a indiqué qu'ils devraient intégrer les effectifs de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP)», indique Bertrand Pieri de la CGT. Problème: les locaux de la BHVP sont selon lui bien exigus pour les accueillir. Sans parler du fonds d'archives de la bibliothèque Marguerite-Durand – des milliers de livres, de documents, de photos, d'objets parfois très rares – qui finiraient... « dans un entrepôt ». En novembre 2016, le Conseil de Paris adoptait pourtant à l'unanimité un vœu prévoyant que si la bibliothèque déménageait, ce serait pour un lieu « plus grand et plus fonctionnel »... Pour le syndicaliste, c'est clair: La bibliothèque deviendra inaccessible, moins de gens s'y intéresseront, et on nous dira à terme qu'elle doit fermer.

 

La Ville de Paris assure elle que la bibliothèque spécialisée sera bien sanctuarisée après son déménagement au sein de la BHVP en juin 2018, dont les détails sont encore « en cours d'étude ». Un « travail collectif » avec les différents partis doit servir à « continuer à faire vivre cette bibliothèque et lui donner encore plus de visibilité », indique aussi la mairie. La bibliothèque serait accessible au public « 48 heures par semaine », contre vingt actuellement, et conserverait un budget propre. Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire en charge de la culture, fait savoir : « la bibliothèque Marguerite Durand est un établissement unique en son genre qui met à la disposition de toutes et tous, dans un équipement municipal, des fonds consacrés à l’histoire des femmes et du féminisme. Cette bibliothèque est pour nous indispensable et il n'est pas question de la fermer. Si son déménagement est en effet envisagé, c'est pour rendre plus accessible et pour mieux valoriser ses formidables ressources ».

 

 

             Bibliothèque Marguerite Durand : Bruno Julliard tente de dénouer la polémique

Arf, j'y arrive pas !

Arf, j'y arrive pas !

 

« Nous n'avons aucune garantie sur beaucoup de sujets notamment le personnel, l'avenir du poste de conservatrice, qui prend sa retraite », souligne toutefois Christine Bard. C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ». Elle rappelle que la bibliothèque est constituée de fonds anciens mais aussi très récents et en constante évolution. Pour combien de temps ? Le tableau est bien noir : « cela risque de devenir un fonds mort, qui n'aura plus de visibilité et ne sera plus enrichi. Les archives seront dans un local en banlieue, il faudra les demander deux jours à l’avance et il n’y aura presque plus de place pour la lecture… Je ne vois pas comment des féministes pourraient avoir envie dans ces conditions de continuer à donner leurs archives ». Cette bibliothèque « n'est pas un joujou dont la mairie de Paris peut faire n'importe quoi: c'est un lieu à nous, créé par des féministes, enrichi par des féministes», explique-t-elle. Aussi, le projet revient pour elle, en l'état, à trahir « le contrat passé avec Marguerite Durand ».

 

En 1931, cette journaliste et patronne de presse (elle a fondé et dirigé «la Fronde», un quotidien féministe) faisait don à la mairie de Paris de quelque 10.000 livres et de milliers d'autres documents. En échange, la ville devrait les mettre « gratuitement à la disposition du public pour être consultés sur place ou prêtés à domicile ». C'est ce que l'on peut lire sur l'extrait du « Bulletin municipal officiel » de janvier 1932 . Il atteste de l'acceptation de la bibliothèque de Marguerite Durand. Les collections sont détaillées: journaux et affiches, 2.000 ouvrages sur des théories féministes ou anti-féministes, thèses de doctorat, œuvres écrites par des femmes, dizaines de biographies de femmes célèbres...

 

En octobre 2016, l'association « Archives du féminisme » publiait dans « Libération » une tribune « pour un projet ambitieux de bibliothèque d'histoire des femmes et du féminisme à Paris ». Une pétition était aussi créée en ce sens. Cette fois-ci, les défenseurs de Marguerite-Durand veulent passer à la vitesse supérieure: un comité de défense va être mis sur pied qui regroupera chercheurs, associations et syndicats. Les donatrices ou leurs descendants seront sollicités, ainsi qu'un avocat. Car « la ville s'était engagée à faire vivre cette bibliothèque », rappelle Christine Bard.

 

Lire l'article de l'Obs

 

 

 

Bibliothèque Marguerite Durand : les féministes demandent le respect à la mairie de Paris

Paris : un « funeste projet » pour la bibliothèque féministe Marguerite-Durand
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:49

 

Emmanuel Macron et le Patronat main dans la main pour « simplifier » tout ce qui touche à la sécurité et la santé au travail

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), créés en 1982 par Jean Auroux, ministre du travail de François Mitterrand vont-ils être réduits à de la simple figuration ? C’est en tout cas ce qui semble filtrer des projets d’ordonnance sur le droit du travail que compte faire passer sans vote Emmanuel Macron.

Pour parvenir à ses fins, l’actuel gouvernement propose une réforme à priori anodine : la fusion de toutes les instances représentatives des personnels (Comité d’Entreprise, délégués du personnels et donc CHSCT) en une structure unique appelée finement « Comité Social et Économique ». Une vieille revendication patronale qui sous couvert de « simplification » semble surtout ne pas vouloir s’encombrer de trop de lieux de « dialogue social » et autre « concertation ». Mais surtout si cette réforme aboutit, cela pourrait bien réduire à néant les CHSCT si l’on en croit les spécialistes…. dont l’ancien ministre lui-même (lire ici) !

C’est que pour les observateurs, les projets gouvernementaux dessinent une perspective dans laquelle le CHSCT perdrait à terme, outre son pouvoir d’expertise, celui de porter devant la justice toute entorse aux régles de santé et de sécurité au travail. En effet, dans cette nouvelle instance, le CHSCT n’aurait plus d’existence propre. Et n’étant plus une « personne morale » civile et juridique, il n’aurait alors plus la possibilité comme aujourd'hui, d'ester en justice dans le cadre de ses missions, pour faire valoir par exemple les obligations de l'employeur en matière de prévention des risques professionnels ou faire reconnaître un préjudice. CQFD ! On comprend mieux désormais les propositions du MEDEF.

C’est pourquoi de nombreux syndicalistes, de toutes sensibilités, ont décidé de lancer un appel pour le « maintien du CHCT ». « Supprimer le CHSCT ramènera à la situation d’avant. L’instance unique ne permettait alors aucune expression ni aucun contrôle des conditions de travail. Autre danger pour les salariés, cela éradiquerait la jurisprudence protectrice et spécifique qui s’y attache » est-il écrit dans le texte adressé à Muriel Pénicaud,l'actuelle ministre du travail.

Pour les signataires de cet appel, il faut donc « confirmer l’existence d’au moins deux instances de représentation distinctes. L’une aura mission d’examiner les fondamentaux de la santé économique de l’entreprise, sa compétitivité « coûts ». L’autre devra renforcer sa performance sociale et sa compétitivité « hors coûts ». Cette séparation s’impose d’autant plus que les compétences nécessaires pour y siéger sont profondément différentes. Toute entreprise ne possède-t-il pas deux directions distinctes, l’une « financière », l’autre des « ressources humaines » ? ». Pas très fluctuat pour le patronat mais plutôt bien vu non ?  En tout cas l’argument est on ne peut plus imparable !

Ils demandent donc à l’actuel gouvernement de « préserver l’institution consacrée aux conditions de travail d’une fusion portée par des convictions dogmatiques qui lui serait fatale ». Et les syndicalistes de conclure : « afin de nous opposer ensemble à la disparition programmée du CHSCT comme instance distincte telle qu’inscrite dans le projet de loi d’habilitation, nous vous invitons à signer notre appel ». Il est ici.

Publié également sur Miroir Social

 

            Sécurité et santé au travail : Emmanuel Macron et Pierre Gattaz main dans la main

Des syndicalistes lancent un appel pour « le maintien du CHSCT »

                 - Dis-moi Manu, alors ça en est où de notre plan de simplification ?

                           - Euh gaffe mon Pierrot,  je crois qu'on est repéré !

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:04

 

Toutes les organisations, sans exception, appellent à la grève le lundi 3 juillet

 

La maire de Paris, Anne Hidalgo connaît actuellement un mauvais karma. Après avoir constaté la perte de tous les députés de sa majorité lors des dernières élections législatives, voilà qu’elle doit maintenant faire face à un front syndical d’une ampleur assez inédite puisque toutes les organisations des administrations parisiennes sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, SUPAP-UCP, UNSA – appellent à la grève le lundi 3 juillet.

 

Les syndicats dénoncent à l’unisson le projet de suppression du jour « fête des mères » dont bénéficient les employées municipales qui ont eu des enfants, une particularité attribuée aux seules mères de famille qui remonte à 1975, époque où la Ville de Paris était encore administrée par un Préfet (la Capitale avait été mise « sous tutelle » à la fin du XIXème siècle et le siège de « la Commune ». Il faudra attendre 1977 et l’élection de Jacques Chirac pour que Paris retrouve un maire de plein exercice)

 

Pour justifier ce qui est quand même la suppression d’un acquis social, Anne Hidalgo et son équipe ont tenté de se planquer derrière la formule magique de « l’égalité entre les hommes et les femmes ». Un argument qui a choqué les représentants des personnels tant cette même mairie bafoue elle-même cette « égalité ». Ainsi les métiers majoritairement féminins sont toujours les plus mal rémunérés de toute l’administration parisienne comme l’avait illustré cette manifestation des bibliothécaires de la capitale lors ...de la journée de la femme (lire ici). « Pour une fois que les femmes ont un droit en plus, au nom d’un objectif non encore atteint et par une logique par l’absurde, on s’empresse de supprimer ce droit, dont la vertu est de compenser tant de retard et d’obstacles à l’égalité femmes/hommes. Les statistiques en apportent la preuve : qui interrompt sa carrière pour les enfants, en conséquence de quoi, qui a les retraites les plus modestes : les femmes, toujours les femmes ! » n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’UCP, le syndicat des cadres dans un communiqué cinglant.

 

Face à ce tollé, l’exécutif parisien a alors tenté de « s’expliquer » en envoyant un courriel sur l’ensemble des messageries professionnelles où, sans vergogne, il ajoute à l’argument moral celui du juridique. « Compte tenu du principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes, ce jour de congé, octroyé uniquement aux femmes, a été jugé illégal à plusieurs reprises, par différentes juridictions. La Chambre régionale des comptes d’Ile de France vient de demander à la Ville de mettre fin à cette mesure » n’a ainsi pas hésité à écrire la mairie qui visiblement n’applique les recommandations de la cour des comptes que lorsque elles se font au détriment des agents. Quand au « principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes » est-ce à dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo va se faire taper sur les doigts par toutes les juridictions de France et de Navarre ? Car comme le note finement la CGT, outre les inégalités salariales, « les précaires à la mairie de Paris sont à 77% des femmes » (lire ici).

 

Visiblement la mairie de Paris n’aura pas été convaincante puisque tous les syndicats maintiennent leur appel à la grève le 3 juillet. Et pour appuyer leur mouvement, ils ont également prévu de venir manifester devant l’hôtel de Ville pour demander aux élus du Conseil de Paris de voter contre la délibération municipale qui entérinerait la suppression de cette journée « fête des mères ». Une décision qui pourrait préfigurer d'autre reculs sociaux selon la CFTC (voir ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

En s’attaquant aux mères de familles, Anne Hidalgo réussit l'exploit d'unir tous les syndicats de la Ville de Paris

                                               Anne Hidalgo dans ses oeuvres

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:51

Cette direction, la DICOM, est tellement à la dérive que même les réunions de service y sont transformées « en meetings politiques » selon les représentants des personnels

L’atmosphère semble vraiment délétère à la Direction de la Communication (DICOM) de la Mairie de Paris, laquelle est en charge notamment de la plateforme téléphonique « 3975 ». A tel point que dans un communiqué rendu public sur Facebook, les syndicats CFTC, CGT et UCP demandent à Anne Hidalgo de « mettre fin à l'amateurisme et au manque d'anticipation de la direction dans la conduite des travaux de rénovation du centre d'appels avec une gestion hasardeuse de l'argent public ».

 

C’est que niveau gabegie, si l’on en croit l’intersyndicale, la DICOM a l’air de faire très fort : elle devrait bientôt dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour faire des travaux dans des locaux construits...... il y a moins d’un an ! En effet, ces derniers seront bientôt trop petits pour faire de la place aux agents de la Préfecture de Police nouvellement rattachés à la municipalité parisienne suite à la réforme administrative du statut de la Capitale. Pas de doute : ça ressemble bien à de l’amateurisme. Les syndicats demandent donc logiquement que ces nouvelles intégrations « soient gelées » en attendant que la mairie fournisse « de nouveaux locaux décents ».

 

Les syndicats demandent également à la Maire de Paris de « mettre fin aux « baronnies » qui s’installent à la DICOM », lesquelles s’illustrent par « le recrutement d’agents sans fiche de poste ni appel à candidatures… ». En langage courant, on appelle ça du piston ! Serait-on revenu du côté de l’Hôtel de Ville aux douces pratiques de l’ère Chirac et Tibéri ? Des petits barons qui n'hésitent pas à se prendre pour des petits marquis… Car selon ce communiqué, diffusé également à tous les agents de la Mairie de Paris, les représentants des personnels pointent « le manque de respect de la hiérarchie envers les agents, et une tendance croissante à affirmer des contre-vérités, des « faits alternatifs » dénués de tout fondement et des propos dignes de meetings politiques en réunion de service ». Une méthode bien connue des spécialistes qui connaissent tous cette vieille ficelle quand il s’agit de masquer son incompétence.

 

C’est que même côté « communication » ce service municipal semble faire l’objet de moqueries de la part de partenaires sociaux qui ne manquent pas de remarquer que « l’espace Intranet de la DICOM est inexistant et réduit à l'actualité des food-truck et autres paniers bio…». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                 Malbouffe sociale au service communication de la mairie de Paris

Les syndicats dénoncent « une gestion hasardeuse de l’argent public » au service communication de la mairie de Paris

                       - Du food truck y en a, mais pour leur panier bio je vois pas trop

          - En plus avec tout l'argent qu'ils ont flambé, on a plus d'endroit pour déjeuner

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:12

 

 

« Au nom du groupe régional, nous tenons à nous montrer solidaires de nos collègues en difficulté et à les soutenir dans l’exercice de notre métier » déclare l’association des bibliothécaires de France dans une lettre ouverte

 

C’est une petite bombe qu’a lâchée l’association des bibliothécaires de France (ABF) de la région du Languedoc-Roussillon. C'est certes un peu flou et on ne sait pas exactement quels sont les établissements concernés mais l’ABF pourtant d’habitude très prudente ne fait pas dans la demi-mesure dans sa lettre ouverte publiée sur le site officiel de l’association.

 

« Nous observons divers cas qui procèdent des mêmes ressorts (abus de pouvoir, mises à l’écart, placardisations, harcèlement), entraînant des divisions dans les équipes, la remise en cause des professionnels et de leurs compétences mais aussi le déclassement des établissements » dénoncent ainsi les auteurs de cette missive basés à Montpellier, lesquels rajoutent même que « dans la région, de nombreux équipements sont en danger » (lire ici). C’est plus que du lourd, c'est même carrément du brutal !

 

Cette alerte lancée aux élus et aux usagers ayant pour but de « dénoncer et rendre visible cette situation alarmante tant sur le plan humain : des personnels en souffrance, que sur le plan structurel : la déqualification des établissements », il reste maintenant aux représentants de l’ABF du Languedoc à se montrer un peu plus précis. Néanmoins à croire leurs accusations on peut d'ors et déjà penser que la vie des bibliothécaires autour de la région de Montpellier n'a vraiment rien d'idyllique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

L’ABF dénonce « le harcèlement et les méthodes brutales » dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:54

 

ActuaLitté : le 20 avril 2017

 

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXème arrondissement de Paris contestaient l'idée de voir l'établissement, désigné comme un bureau de vote, ouvert au public au cours des quatre dimanches électoraux à venir. Sécurité et bon déroulement des scrutins étaient en jeu, estimaient les bibliothécaires, qui menaçaient de faire grève


Les personnels de la médiathèque auront finalement remporté leur bras de fer avec l'administration parisienne : fin mars, ActuaLitté révélait le courrier que les bibliothécaires de l'établissement avaient fait parvenir à la Direction des Affaires culturelles de Paris. Dans cette lettre, ils s'inquiétaient de l'organisation de 4 scrutins électoraux entre les murs de la médiathèque alors que celle-ci devait rester ouverte au public.

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », soulignaient les personnels. La mairie de Paris avait répliqué en affichant les dispositions prises pour assurer la bonne tenue des scrutins : des renforts en matière de sécurité et de logistique, si bien que, selon l'administration, les personnels n'auraient pas eu à se préoccuper des bureaux de vote, mais uniquement du service aux usagers.

Peine perdue : la majorité des personnels de Duras n'adhérait toujours pas à l'idée d'une médiathèque ouverte aux usagers pendant ces journées électorales présidentielles et législatives. « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », indiquaient les bibliothécaires dans un nouveau courrier.

Finalement, un préavis de grève était déposé par les organisations syndicales, faute d'accord entre la mairie et les personnels. Et cette extrémité semble avoir fait plier l'administration : l'établissement sera fermé au public au cours des quatre dimanches électoraux, alors qu'il fait d'habitude partie des équipements ouverts le dimanche (après-midi, en l'occurrence). « [L]a Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux », indique ainsi l'administration aux organisations syndicales, rapporte le blog CGT Culture. Agents contractuels et titulaires seront rémunérés normalement, en raison de la nature exceptionnelle de cette fermeture administrative, a précisé l'administration.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

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Élections : la médiathèque Marguerite Duras (XXe) sera finalement fermée

                                     - Pfff, y en a marre de tout ces insoumis !

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
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