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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 09:15

 

BFM TV : le 3 août 2017

 

Le projet de déménagement de cette bibliothèque située dans  le XIIIème arrondissement de Paris est décrié

 

Tout a commencé sur le blog du Syndicat CGT Culture avec un texte posté, le 28 juillet dernier. Intitulé « Paris: les archives du féminisme doivent débarrasser le plancher », celui-ci dénonce le projet de la Mairie de Paris de déménager la bibliothèque Marguerite-Durand, spécialisée dans le féminisme.

 

Installée depuis 1989 rue Nationale, dans le XIIIème arrondissement de Paris, dans le même espace que la médiathèque Jean-Pierre-Melville, la bibliothèque Marguerite-Durand rejoindra la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, dans le Marais. Mais les bureaux sont trop petits pour contenir les sept personnes travaillant aujourd'hui à Marguerite-Durand. Quant aux milliers de documents réunis depuis sa création, ils iront dans un entrepôt en banlieue. « A condition d’en trouver un », ironise le blog Syndicat CGT Culture. « Et pour les chercheurs et universitaires obstinés qui voudraient quand même les consulter, il faudrait en faire la demande au moins deux jours à l’avance... C’est ce que l’on appelle sûrement un progrès puisque, dans le quartier de Tolbiac, elles étaient à la disposition permanente des usagers ».

 

La raison de cette délocalisation? Des travaux de réaménagement de la médiathèque Jean-Pierre-Melville. L'espace fermera à partir de juin 2018 pour dix huit mois. Un « espace détente » devrait remplacer les archives de l'histoire des femmes et du féminisme. Interrogé par ,BuzzFeed News Bertrand Pieri, de la CGT des bibliothèques parisiennes, craint que Marguerite-Durand ne perde son identité et, à terme, ferme: « Le projet fait que, à terme, le fond de la BMD va mourir de sa belle mort, en étant absorbé. Cela va faire que les gens ne viendront plus ».

 

La Mairie de Paris affirme pourtant vouloir tout faire pour sauver la bibliothèque. Selon Bruno Julliard, premier adjoint à la maire en charge de la culture, cité par L'Obs « il n'est pas question de la fermer ». Plusieurs points restent pourtant flous, comme l'a expliqué également à L'Obs Christine Bard, historienne spécialiste de l'histoire des femmes: « Nous n'avons aucune garantie sur beaucoup de sujets, notamment le personnel, l'avenir du poste de conservatrice, qui prend sa retraite ». Elle ajoute: « C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ». Selon l'historienne, un comité de défense réunissant des chercheurs, des associations et des syndicats, va se mettre en place. Et un avocat sera contacté.

 

Lire l'article de BFM TV

 

 

 

Paris: la bibliothèque féministe Marguerite-Durand menacée
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 12:11

 

L'Obs : le 2 Août 2017

 

Marguerite Durand souhaitait que la ville de Paris fasse vivre le fonds d'archives qu'elle lui avait cédé en 1931. Il est aujourd'hui menacé par un projet de relocalisation

 

C'est une petite mezzanine verte, entre deux étages d'une médiathèque généraliste du XIIIe arrondissement de Paris. La bibliothèque Marguerite-Durand, spécialisée dans l'histoire des femmes et le féminisme, attire depuis sa création en 1932 des thésards, des sociologues, des historiens et des passionnés du monde entier. Associations et syndicats estiment qu'elle est aujourd'hui menacée par un projet de relocalisation qui modifierait profondément son fonctionnement. « J'y passais mes journées lorsque je rédigeais ma thèse », se souvient  l'historienne Christine Bard, spécialiste de l'histoire des femmes et créatrice de l'association « Archives du féminisme », qui travaille régulièrement en lien avec la bibliothèque. Le clin d'œil passé, elle ne décolère pas: « Il faut stopper ce funeste projet qui aboutira à la disparition de la bibliothèque ».

 

La CGT Culture de la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris a lancé l'alerte sur le projet de déménagement dans un article publié le 28 juillet dernier sur son site. La médiathèque Jean-Pierre-Melville, qui héberge Marguerite-Durand, doit fermer l'année prochaine pour travaux durant un an. Un espace détente doit être créé, et Marguerite-Durand disparaître. Pour aller où ? « Les sept agents ont été convoqués il y a une dizaine de jours. On leur a indiqué qu'ils devraient intégrer les effectifs de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP)», indique Bertrand Pieri de la CGT. Problème: les locaux de la BHVP sont selon lui bien exigus pour les accueillir. Sans parler du fonds d'archives de la bibliothèque Marguerite-Durand – des milliers de livres, de documents, de photos, d'objets parfois très rares – qui finiraient... « dans un entrepôt ». En novembre 2016, le Conseil de Paris adoptait pourtant à l'unanimité un vœu prévoyant que si la bibliothèque déménageait, ce serait pour un lieu « plus grand et plus fonctionnel »... Pour le syndicaliste, c'est clair: La bibliothèque deviendra inaccessible, moins de gens s'y intéresseront, et on nous dira à terme qu'elle doit fermer.

 

La Ville de Paris assure elle que la bibliothèque spécialisée sera bien sanctuarisée après son déménagement au sein de la BHVP en juin 2018, dont les détails sont encore « en cours d'étude ». Un « travail collectif » avec les différents partis doit servir à « continuer à faire vivre cette bibliothèque et lui donner encore plus de visibilité », indique aussi la mairie. La bibliothèque serait accessible au public « 48 heures par semaine », contre vingt actuellement, et conserverait un budget propre. Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire en charge de la culture, fait savoir : « la bibliothèque Marguerite Durand est un établissement unique en son genre qui met à la disposition de toutes et tous, dans un équipement municipal, des fonds consacrés à l’histoire des femmes et du féminisme. Cette bibliothèque est pour nous indispensable et il n'est pas question de la fermer. Si son déménagement est en effet envisagé, c'est pour rendre plus accessible et pour mieux valoriser ses formidables ressources ».

 

 

             Bibliothèque Marguerite Durand : Bruno Julliard tente de dénouer la polémique

Arf, j'y arrive pas !

Arf, j'y arrive pas !

 

« Nous n'avons aucune garantie sur beaucoup de sujets notamment le personnel, l'avenir du poste de conservatrice, qui prend sa retraite », souligne toutefois Christine Bard. C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ». Elle rappelle que la bibliothèque est constituée de fonds anciens mais aussi très récents et en constante évolution. Pour combien de temps ? Le tableau est bien noir : « cela risque de devenir un fonds mort, qui n'aura plus de visibilité et ne sera plus enrichi. Les archives seront dans un local en banlieue, il faudra les demander deux jours à l’avance et il n’y aura presque plus de place pour la lecture… Je ne vois pas comment des féministes pourraient avoir envie dans ces conditions de continuer à donner leurs archives ». Cette bibliothèque « n'est pas un joujou dont la mairie de Paris peut faire n'importe quoi: c'est un lieu à nous, créé par des féministes, enrichi par des féministes», explique-t-elle. Aussi, le projet revient pour elle, en l'état, à trahir « le contrat passé avec Marguerite Durand ».

 

En 1931, cette journaliste et patronne de presse (elle a fondé et dirigé «la Fronde», un quotidien féministe) faisait don à la mairie de Paris de quelque 10.000 livres et de milliers d'autres documents. En échange, la ville devrait les mettre « gratuitement à la disposition du public pour être consultés sur place ou prêtés à domicile ». C'est ce que l'on peut lire sur l'extrait du « Bulletin municipal officiel » de janvier 1932 . Il atteste de l'acceptation de la bibliothèque de Marguerite Durand. Les collections sont détaillées: journaux et affiches, 2.000 ouvrages sur des théories féministes ou anti-féministes, thèses de doctorat, œuvres écrites par des femmes, dizaines de biographies de femmes célèbres...

 

En octobre 2016, l'association « Archives du féminisme » publiait dans « Libération » une tribune « pour un projet ambitieux de bibliothèque d'histoire des femmes et du féminisme à Paris ». Une pétition était aussi créée en ce sens. Cette fois-ci, les défenseurs de Marguerite-Durand veulent passer à la vitesse supérieure: un comité de défense va être mis sur pied qui regroupera chercheurs, associations et syndicats. Les donatrices ou leurs descendants seront sollicités, ainsi qu'un avocat. Car « la ville s'était engagée à faire vivre cette bibliothèque », rappelle Christine Bard.

 

Lire l'article de l'Obs

 

 

 

Bibliothèque Marguerite Durand : les féministes demandent le respect à la mairie de Paris

Paris : un « funeste projet » pour la bibliothèque féministe Marguerite-Durand
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 10:49

 

Emmanuel Macron et le Patronat main dans la main pour « simplifier » tout ce qui touche à la sécurité et la santé au travail

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), créés en 1982 par Jean Auroux, ministre du travail de François Mitterrand vont-ils être réduits à de la simple figuration ? C’est en tout cas ce qui semble filtrer des projets d’ordonnance sur le droit du travail que compte faire passer sans vote Emmanuel Macron.

Pour parvenir à ses fins, l’actuel gouvernement propose une réforme à priori anodine : la fusion de toutes les instances représentatives des personnels (Comité d’Entreprise, délégués du personnels et donc CHSCT) en une structure unique appelée finement « Comité Social et Économique ». Une vieille revendication patronale qui sous couvert de « simplification » semble surtout ne pas vouloir s’encombrer de trop de lieux de « dialogue social » et autre « concertation ». Mais surtout si cette réforme aboutit, cela pourrait bien réduire à néant les CHSCT si l’on en croit les spécialistes…. dont l’ancien ministre lui-même (lire ici) !

C’est que pour les observateurs, les projets gouvernementaux dessinent une perspective dans laquelle le CHSCT perdrait à terme, outre son pouvoir d’expertise, celui de porter devant la justice toute entorse aux régles de santé et de sécurité au travail. En effet, dans cette nouvelle instance, le CHSCT n’aurait plus d’existence propre. Et n’étant plus une « personne morale » civile et juridique, il n’aurait alors plus la possibilité comme aujourd'hui, d'ester en justice dans le cadre de ses missions, pour faire valoir par exemple les obligations de l'employeur en matière de prévention des risques professionnels ou faire reconnaître un préjudice. CQFD ! On comprend mieux désormais les propositions du MEDEF.

C’est pourquoi de nombreux syndicalistes, de toutes sensibilités, ont décidé de lancer un appel pour le « maintien du CHCT ». « Supprimer le CHSCT ramènera à la situation d’avant. L’instance unique ne permettait alors aucune expression ni aucun contrôle des conditions de travail. Autre danger pour les salariés, cela éradiquerait la jurisprudence protectrice et spécifique qui s’y attache » est-il écrit dans le texte adressé à Muriel Pénicaud,l'actuelle ministre du travail.

Pour les signataires de cet appel, il faut donc « confirmer l’existence d’au moins deux instances de représentation distinctes. L’une aura mission d’examiner les fondamentaux de la santé économique de l’entreprise, sa compétitivité « coûts ». L’autre devra renforcer sa performance sociale et sa compétitivité « hors coûts ». Cette séparation s’impose d’autant plus que les compétences nécessaires pour y siéger sont profondément différentes. Toute entreprise ne possède-t-il pas deux directions distinctes, l’une « financière », l’autre des « ressources humaines » ? ». Pas très fluctuat pour le patronat mais plutôt bien vu non ?  En tout cas l’argument est on ne peut plus imparable !

Ils demandent donc à l’actuel gouvernement de « préserver l’institution consacrée aux conditions de travail d’une fusion portée par des convictions dogmatiques qui lui serait fatale ». Et les syndicalistes de conclure : « afin de nous opposer ensemble à la disparition programmée du CHSCT comme instance distincte telle qu’inscrite dans le projet de loi d’habilitation, nous vous invitons à signer notre appel ». Il est ici.

Publié également sur Miroir Social

 

            Sécurité et santé au travail : Emmanuel Macron et Pierre Gattaz main dans la main

Des syndicalistes lancent un appel pour « le maintien du CHSCT »

                 - Dis-moi Manu, alors ça en est où de notre plan de simplification ?

                           - Euh gaffe mon Pierrot,  je crois qu'on est repéré !

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:04

 

Toutes les organisations, sans exception, appellent à la grève le lundi 3 juillet

 

La maire de Paris, Anne Hidalgo connaît actuellement un mauvais karma. Après avoir constaté la perte de tous les députés de sa majorité lors des dernières élections législatives, voilà qu’elle doit maintenant faire face à un front syndical d’une ampleur assez inédite puisque toutes les organisations des administrations parisiennes sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, SUPAP-UCP, UNSA – appellent à la grève le lundi 3 juillet.

 

Les syndicats dénoncent à l’unisson le projet de suppression du jour « fête des mères » dont bénéficient les employées municipales qui ont eu des enfants, une particularité attribuée aux seules mères de famille qui remonte à 1975, époque où la Ville de Paris était encore administrée par un Préfet (la Capitale avait été mise « sous tutelle » à la fin du XIXème siècle et le siège de « la Commune ». Il faudra attendre 1977 et l’élection de Jacques Chirac pour que Paris retrouve un maire de plein exercice)

 

Pour justifier ce qui est quand même la suppression d’un acquis social, Anne Hidalgo et son équipe ont tenté de se planquer derrière la formule magique de « l’égalité entre les hommes et les femmes ». Un argument qui a choqué les représentants des personnels tant cette même mairie bafoue elle-même cette « égalité ». Ainsi les métiers majoritairement féminins sont toujours les plus mal rémunérés de toute l’administration parisienne comme l’avait illustré cette manifestation des bibliothécaires de la capitale lors ...de la journée de la femme (lire ici). « Pour une fois que les femmes ont un droit en plus, au nom d’un objectif non encore atteint et par une logique par l’absurde, on s’empresse de supprimer ce droit, dont la vertu est de compenser tant de retard et d’obstacles à l’égalité femmes/hommes. Les statistiques en apportent la preuve : qui interrompt sa carrière pour les enfants, en conséquence de quoi, qui a les retraites les plus modestes : les femmes, toujours les femmes ! » n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’UCP, le syndicat des cadres dans un communiqué cinglant.

 

Face à ce tollé, l’exécutif parisien a alors tenté de « s’expliquer » en envoyant un courriel sur l’ensemble des messageries professionnelles où, sans vergogne, il ajoute à l’argument moral celui du juridique. « Compte tenu du principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes, ce jour de congé, octroyé uniquement aux femmes, a été jugé illégal à plusieurs reprises, par différentes juridictions. La Chambre régionale des comptes d’Ile de France vient de demander à la Ville de mettre fin à cette mesure » n’a ainsi pas hésité à écrire la mairie qui visiblement n’applique les recommandations de la cour des comptes que lorsque elles se font au détriment des agents. Quand au « principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes » est-ce à dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo va se faire taper sur les doigts par toutes les juridictions de France et de Navarre ? Car comme le note finement la CGT, outre les inégalités salariales, « les précaires à la mairie de Paris sont à 77% des femmes » (lire ici).

 

Visiblement la mairie de Paris n’aura pas été convaincante puisque tous les syndicats maintiennent leur appel à la grève le 3 juillet. Et pour appuyer leur mouvement, ils ont également prévu de venir manifester devant l’hôtel de Ville pour demander aux élus du Conseil de Paris de voter contre la délibération municipale qui entérinerait la suppression de cette journée « fête des mères ». Une décision qui pourrait préfigurer d'autre reculs sociaux selon la CFTC (voir ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

En s’attaquant aux mères de familles, Anne Hidalgo réussit l'exploit d'unir tous les syndicats de la Ville de Paris

                                               Anne Hidalgo dans ses oeuvres

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:51

Cette direction, la DICOM, est tellement à la dérive que même les réunions de service y sont transformées « en meetings politiques » selon les représentants des personnels

L’atmosphère semble vraiment délétère à la Direction de la Communication (DICOM) de la Mairie de Paris, laquelle est en charge notamment de la plateforme téléphonique « 3975 ». A tel point que dans un communiqué rendu public sur Facebook, les syndicats CFTC, CGT et UCP demandent à Anne Hidalgo de « mettre fin à l'amateurisme et au manque d'anticipation de la direction dans la conduite des travaux de rénovation du centre d'appels avec une gestion hasardeuse de l'argent public ».

 

C’est que niveau gabegie, si l’on en croit l’intersyndicale, la DICOM a l’air de faire très fort : elle devrait bientôt dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour faire des travaux dans des locaux construits...... il y a moins d’un an ! En effet, ces derniers seront bientôt trop petits pour faire de la place aux agents de la Préfecture de Police nouvellement rattachés à la municipalité parisienne suite à la réforme administrative du statut de la Capitale. Pas de doute : ça ressemble bien à de l’amateurisme. Les syndicats demandent donc logiquement que ces nouvelles intégrations « soient gelées » en attendant que la mairie fournisse « de nouveaux locaux décents ».

 

Les syndicats demandent également à la Maire de Paris de « mettre fin aux « baronnies » qui s’installent à la DICOM », lesquelles s’illustrent par « le recrutement d’agents sans fiche de poste ni appel à candidatures… ». En langage courant, on appelle ça du piston ! Serait-on revenu du côté de l’Hôtel de Ville aux douces pratiques de l’ère Chirac et Tibéri ? Des petits barons qui n'hésitent pas à se prendre pour des petits marquis… Car selon ce communiqué, diffusé également à tous les agents de la Mairie de Paris, les représentants des personnels pointent « le manque de respect de la hiérarchie envers les agents, et une tendance croissante à affirmer des contre-vérités, des « faits alternatifs » dénués de tout fondement et des propos dignes de meetings politiques en réunion de service ». Une méthode bien connue des spécialistes qui connaissent tous cette vieille ficelle quand il s’agit de masquer son incompétence.

 

C’est que même côté « communication » ce service municipal semble faire l’objet de moqueries de la part de partenaires sociaux qui ne manquent pas de remarquer que « l’espace Intranet de la DICOM est inexistant et réduit à l'actualité des food-truck et autres paniers bio…». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                 Malbouffe sociale au service communication de la mairie de Paris

Les syndicats dénoncent « une gestion hasardeuse de l’argent public » au service communication de la mairie de Paris

                       - Du food truck y en a, mais pour leur panier bio je vois pas trop

          - En plus avec tout l'argent qu'ils ont flambé, on a plus d'endroit pour déjeuner

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:12

 

 

« Au nom du groupe régional, nous tenons à nous montrer solidaires de nos collègues en difficulté et à les soutenir dans l’exercice de notre métier » déclare l’association des bibliothécaires de France dans une lettre ouverte

 

C’est une petite bombe qu’a lâchée l’association des bibliothécaires de France (ABF) de la région du Languedoc-Roussillon. C'est certes un peu flou et on ne sait pas exactement quels sont les établissements concernés mais l’ABF pourtant d’habitude très prudente ne fait pas dans la demi-mesure dans sa lettre ouverte publiée sur le site officiel de l’association.

 

« Nous observons divers cas qui procèdent des mêmes ressorts (abus de pouvoir, mises à l’écart, placardisations, harcèlement), entraînant des divisions dans les équipes, la remise en cause des professionnels et de leurs compétences mais aussi le déclassement des établissements » dénoncent ainsi les auteurs de cette missive basés à Montpellier, lesquels rajoutent même que « dans la région, de nombreux équipements sont en danger » (lire ici). C’est plus que du lourd, c'est même carrément du brutal !

 

Cette alerte lancée aux élus et aux usagers ayant pour but de « dénoncer et rendre visible cette situation alarmante tant sur le plan humain : des personnels en souffrance, que sur le plan structurel : la déqualification des établissements », il reste maintenant aux représentants de l’ABF du Languedoc à se montrer un peu plus précis. Néanmoins à croire leurs accusations on peut d'ors et déjà penser que la vie des bibliothécaires autour de la région de Montpellier n'a vraiment rien d'idyllique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

L’ABF dénonce « le harcèlement et les méthodes brutales » dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:54

 

ActuaLitté : le 20 avril 2017

 

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXème arrondissement de Paris contestaient l'idée de voir l'établissement, désigné comme un bureau de vote, ouvert au public au cours des quatre dimanches électoraux à venir. Sécurité et bon déroulement des scrutins étaient en jeu, estimaient les bibliothécaires, qui menaçaient de faire grève


Les personnels de la médiathèque auront finalement remporté leur bras de fer avec l'administration parisienne : fin mars, ActuaLitté révélait le courrier que les bibliothécaires de l'établissement avaient fait parvenir à la Direction des Affaires culturelles de Paris. Dans cette lettre, ils s'inquiétaient de l'organisation de 4 scrutins électoraux entre les murs de la médiathèque alors que celle-ci devait rester ouverte au public.

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », soulignaient les personnels. La mairie de Paris avait répliqué en affichant les dispositions prises pour assurer la bonne tenue des scrutins : des renforts en matière de sécurité et de logistique, si bien que, selon l'administration, les personnels n'auraient pas eu à se préoccuper des bureaux de vote, mais uniquement du service aux usagers.

Peine perdue : la majorité des personnels de Duras n'adhérait toujours pas à l'idée d'une médiathèque ouverte aux usagers pendant ces journées électorales présidentielles et législatives. « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », indiquaient les bibliothécaires dans un nouveau courrier.

Finalement, un préavis de grève était déposé par les organisations syndicales, faute d'accord entre la mairie et les personnels. Et cette extrémité semble avoir fait plier l'administration : l'établissement sera fermé au public au cours des quatre dimanches électoraux, alors qu'il fait d'habitude partie des équipements ouverts le dimanche (après-midi, en l'occurrence). « [L]a Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux », indique ainsi l'administration aux organisations syndicales, rapporte le blog CGT Culture. Agents contractuels et titulaires seront rémunérés normalement, en raison de la nature exceptionnelle de cette fermeture administrative, a précisé l'administration.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                  Elections à Duras : les syndicats menaçaient de faire grève

Élections : la médiathèque Marguerite Duras (XXe) sera finalement fermée

                                     - Pfff, y en a marre de tout ces insoumis !

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:35

 

Celui qui est présenté par les journalistes énamourés comme le « premier syndicat de France » ne l’est ni en suffrages ni en nombre d’adhérents. En tout cas pas encore

 

« La CFDT devance la CGT et devient le premier syndicat de France au niveau national ». La formule a été reprise en cœur par tous les commentateurs qui visiblement attendaient cette nouvelle depuis toujours. Même le 20 heures de France2 y a consacré de longues minutes alors qu’habituellement ce journal télévisé parle rarement de l’actualité sociale et syndicale. Sauf…. que l’information était fausse ! En effet, « au niveau national » la CGT est toujours la première organisation tant en terme d’adhérents que de nombre d’électeurs. Mais alors comment est-ce toujours possible ? Explication.

 

Si la presse, unanime, a catapulté la CFDT « premier syndicat de France », c’est suite au communiqué du Ministère du Travail rendant public le résultat agrégé de plusieurs types de scrutin : élections des représentants du personnel (comités d’entreprise ou délégués du personnel) qui se sont tenues dans les entreprises d’au moins onze salariés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016 ; vote des salariés des très petites entreprises (les TPE, moins de onze salariés, qui n’ont pas d’élections professionnelles), qui s’est déroulé par correspondance en janvier 2017 ; et enfin, les élections de janvier 2013 dans les collèges salariés des chambres départementales d’agriculture.

 

Et c’est vrai qu’à la lecture de ces résultats, l'organisation dirigée par Philippe Martinez en sort affaiblie puisque qu'elle passe de 26,77 % des suffrages exprimés lors de la précédente mesure (en 2013) à 24,85 % cette année. La CGT perd non seulement 50 000 voix mais se trouve désormais reléguée en deuxième position. A contrario, la CFDT progresse en voix (+65 000), et donc en suffrages exprimés (26,37 %, contre 26% la fois précédente) ce qui, dans ce calcul, la met très (mais seulement très) légèrement en tête.

 

La CFDT, ce mythe médiatique

                            Représentativité : Philippe Martinez fait la tête

 

Mais, ce qu’ont oublié de préciser les commentateurs présentateurs du monde médiatique, est que ces résultats ne concernent que le secteur privé et ne représentent donc pas l’ensemble du monde du travail dans un pays où le poids de la fonction publique est très important (plus de cinq millions d’agents). Et là, en additionnant les suffrages exprimés dans le privé et ceux des fonctionnaires (automne 2014), la CGT reste encore la première organisation avec un score de 23,9%. Dans un mouchoir de poche, il est vrai, puisque la CFDT, seconde, fait à peine moins avec 23,6%. Pas de quoi pavoiser certes pour la centrale de Montreuil. Mais un focus que les journalistes ont soigneusement omis d'utiliser.

 

Un autre mythe est également largement répandu dans certains médias : « la CFDT est le premier syndicat en terme d’adhérents ». Ainsi, Le Figaro, dans un article intitulé « CFDT-CGT, le match en chiffres », accorde, comme la plupart de ses confrères, 860 000 adhérents à la CFDT, et renvoie la CGT très loin derrière avec quasiment deux cent mille cotisants de moins. Toutefois, il semble que les journalistes n’ont pas beaucoup creusé pour vérifier cette assertion car selon une étude, certes vieille de dix ans, on apprend que la CFDT gonfle allégrement les chiffres de ses syndiqués par un subtil mode de calcul. Lequel a toujours cour.

 

Subtil mais en fait très simple : le nombre d'adhérents est calculé à partir du nombre de timbres mensuels acquittés à la confédération. Celle-ci divise ensuite ce nombre…. par huit mois au lieu de douze mois comme il faudrait le faire ! Une manip d’autant plus imparable que désormais les cotisations se font par prélèvement automatique. Si bien que la gonflette dépasse de 40 % le chiffre attendu. Mieux que Lance Armstrong ! Ce qui fait qu’avec un nombre réel d’adhérents qui doit plutôt flirter avec les cinq cent mille, l'organisation de Laurent Berger reste donc toujours derrière la CGT qui doit se situer autour de six cent mille syndiqués. Même si cette dernière ne doit sans doute pas cracher sur un petit « pot belge » pour améliorer elle aussi ses performances, c’est quand même dans de moindres proportions (lire ici).

 

Ceci dit, la centrale de Montreuil ne devrait pas pavoiser pour autant, car même si la prise en compte des voix de la fonction publique restaure la CGT dans sa position de première organisation dans le pays, elle connaît un déclin continuel. Et sans doute irrémédiable tant la CGT perd du terrain jusque dans ses bastions qui étaient, il y a encore peu de temps, jugés comme inexpugnables, faute sans doute de vouloir voir les nouvelles réalités du travail. Une situation analysée par Karel Yon, docteur en science politique et spécialiste du monde syndical, dans un article très fouillé, et en tout cas loin des « vérités » habituellement véhiculées sur le champ social. Il est à lire ici.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                  La CFDT, le syndicat préféré des journalistes ?

La CFDT, ce mythe médiatique
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:46

 

ActuaLitté : le 10 avril 2017

 

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives à la médiathèque Marguerite Duras reste problématique : les personnels de l'établissement s'opposent à l'installation des bureaux de vote pour des raisons de sécurité et de confort des usagers. Un préavis de grève a été déposé par les organisations syndicales, pour les quatre jours de scrutins

 

Fin mars, ActuaLitté révélait le duel entre les personnels de la médiathèque Marguerite Duras et la mairie du XXe arrondissement autour de l'organisation des scrutins des 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin prochains. Les bibliothécaires s'opposaient à l'organisation de ces scrutins dans la mesure où l'établissement devait rester ouvert, selon la mairie du XXe et la mairie de Paris Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signalait l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris. D'après les personnels, le maintien du service aux usagers de la médiathèque pendant les scrutins créait des risques inconsidérés pour la bonne organisation des scrutins et la sécurité des citoyens.

 

La mairie de Paris, sollicitée par ActuaLitté, avait expliqué que « les effectifs de la sécurité ont été doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles », et qu'« un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture [serait] présent en renfort » au cours des scrutins. La mairie indiquait par ailleurs : « Nous ne souhaitons pas fermer l'établissement, car il rencontre un vif succès le dimanche, et les usagers sont heureux d'avoir accès à cet établissement et à ses services ».

 

Un second courrier avait été envoyé à la Direction des Affaires culturelles de Paris, quelques jours plus tard, pour souligner à nouveau l'opposition des personnels et les arguments qui la motivaient. Et des questions plus pratiques : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », s'interrogeaient les personnels.

 

La mairie avait de nouveau apporté des éléments de réponse, en expliquant que la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires supervisait l'organisation du scrutin. Ces éléments n'ont pas convaincu les personnels, qui ont demandé le dépôt d'un préavis de grève aux organisations syndicales. CGT, FO, SUD et SUPAP demandent à la mairie de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu », rapporte le blog de la CGT Culture.

 

Le préavis de grève rappelle la principale préoccupation des personnels : « [L]e bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

              Elections : la mairie de Paris s'y prends vraiment comme des manches

Paris : préavis de grève pour la médiathèque Marguerite Duras (XXe)

    - Fallait bien trouver quelque chose pour célébrer en beauté la fin de ce quinquennat

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 11:14

 

Un dispositif « dangereux » selon l’UCP, le syndicat des cadres parisiens

 

La radicalisation religieuse est un thème hautement sensible dans le monde du travail. Et la mairie de Paris n’avait pas échappé au phénomène puisque après les attentats du Bataclan la presse avait révélé « la dérive communautaire » de plusieurs agents municipaux (lire ici). Pour détecter d’éventuels profils à risque, l’Hôtel de Ville a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant un grand dispositif « de prévention de la radicalisation » dont l’un des outil est la création d’une adresse mail, radicalisation@paris.fr, qui permettrait à des agents de signaler des comportements de collègues jugés comme suspects.

 

Une initiative qui a fait bondir l’UCP, le syndicat des cadres parisiens, lequel dans un communiqué dénonce un dispositif « inutile, voire dangereux » qui aura pour conséquence d’installer « un climat toxique au sein des équipes ». « Les personnels estiment (..) qu’ils ne peuvent évoluer dans un espace de travail ou se déploie la méfiance et la suspicion généralisée » poursuit le syndicat. Les cadres de la mairie de Paris redoutent également « de possibles dérives qui se verraient cautionnées par un discours et des dispositifs institutionnels ».

 

Mais l’UCP n’est pas seule, loin de là, puisque cette citique est également partagée par les syndicats CGT et FSU de la mairie de Paris. « La mise en place d’une adresse mail dédiée, prend le risque de mettre au pilori des agents ou des usagers sur simple dénonciation » ont ainsi affirmé les deux organisations dans un communiqué commun. Et tous réclament à une administration tétanisée l’abandon en l’état du dispositif.

 

Une polémique qui tombe mal en cette période de campagne électorale et que l’exécutif municipal dirigé par Anne Hidalgo n’avait pas vu venir. Et qui a réduit au silence la première magistrate socialiste, elle qui est d’habitude si bavarde (et sur tout les sujets). Une méthode radicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Radicalisation : la Ville de Paris lance une adresse mail pour débusquer ses agents

                        - Pfff, je croyais que ça concernait que des radicaux de gauche

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