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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:05

 

Le Parisien: Mercredi 8 Juin 2011


 Un rapport pointe les défaillances des musées parisiens !

 

Alors que la mairie de Paris a annoncé une vaste réorganisation de ses musées afin de les rendre plus opérationnels ... leur sécurisation est loin d'être aboutie. C'est ce qui apparaît dans un rapport de l'inspection générale de la mairie de Paris.

 

L'étude avait été demandée par le maire de Paris lui-même, juste après le cambriolage au musée d'Art moderne (MAM) l'an dernier. Cinq toiles. de maîtres avaient été dérobées avec une facilité déconcertante.

Bertrand Delanoë avait alors demandé un audit. Dispositifs de protection des œuvres, dispositif anti intrusion: tout devait être passé au crible.

La lecture du document laisse apparaître de multiples dysfonctionnements. Dès 2007, un premier rapport avait pointé les faiblesses des 14 établissements.

 

Selon les inspecteurs de la mairie, trois ans après, les recommandations de cette étude « sont toujours d'actualité ». Sous-effectifs, agents maîtrisant mal le français, incapables de remplir les documents ou d'informer le public, mauvaise coordination entre les services: à tous 'les niveaux, des défaillances apparaissent. Pis, alors que les agents de sécurité de la Ville avaient un temps été pointés du doigt lors du cambriolage du MAM, le rapport souligne que les organisateurs de soirées privées et des expositions temporaires ont régulièrement accès aux réseaux de sûreté et de sécurité des musées! Les préconisations du rapport ont elles aussi de quoi surprendre: il y est question de mesures comme des « tests de fonctionnement des matériels» ou la concentration des alarmes et de la vidéo au centre de veille opérationnelle (CVO) de la Ville ...

 

A la mairie de Paris on assure qu'un « plan d'action» a été lancé juste après le cambriolage, sans attendre le rapport des inspecteurs de la Ville.


« Des procédures très formelles et encadrées ont été instaurées pour éviter certaines défaillances », explique-t-on à la mairie. Un « progrès» salué d'ailleurs par les enquêteurs. Les crédits pour sécuriser les immeubles ont aussi été votés plus rapidement.


« Des réaménagements d'urgence comme des rondes supplémentaires ont été organisés au MAM et l'encadrement des agents de sécurité a été renforcé, admettent les responsables du syndicat Supap-FSU, majoritaire parmi le personnel de surveillance. Mais la réorganisation de tout le système doit encore avoir lieu. Les défaillances perdurent. » La semaine dernière encore, le système de sécurisation du musée Bourdelle (XV e), désactivé pour une intervention sur une caméra, est resté éteint... toute la journée, bien après la réparation.

 

Marie-Anne Gairaud


 

                                            arsene-lupin-detective-affiche 7072 15212

 

 Menaces de fermeture à cause des risques d'incendie

 

Si les dispositifs de sûreté ont été « négligés» ces dernières années par la Ville de Paris, c'est parce que la mairie s'est concentrée sur « la mise aux normes de sécurité incendie » de ses établissements, indique le rapport de la mairie. Et ce, « afin d'améliorer la sécurité des visiteurs et de répondre aux obligations de la préfecture de police» qui avait menacé « plusieurs musées» de fermeture. « Des contrôles périodiques sont effectués. Nous avons émis un avis défavorable concernant le musée d'Art moderne et des réserves sur le musée Cernuschi », confirme la préfecture de police. Concernant les alarmes et détecteurs de vols, la mairie a mené ses propres contrôles. Trois musées « doivent faire l'objet d'une mise à niveau prioritaire : Carnavalet, Bourdelle et le musée d'Art moderne », insiste le rapport de l'inspection générale. Des travaux sont engagés.


M.-A.G.


 

                                pompiers_de_paris.jpg

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 14:24

 

Syndicat UNSA : 9 mai 2011

 

EPA "Musées": quelques questions...
 
La deuxième réunion du comité de suivi concernant la création d’un établissement public “Musées” s’est tenue vendredi 6 mai à la Direction des Affaires Culturelles, sous la présidence de Delphine Lévy, directrice de projet, et avec la participation de la Direction des Ressources Humaines. Les questions concernant les personnels du futur établissement public (titulaires, contractuels, vacataires) ont été abordées. Les syndicats ont exprimé leurs craintes, notamment sur le maintien des avantages acquis par les agents de la DAC (formation, RTT, cycle de travail dans les musées).
 
La situation des différentes catégories de personnels actuellement affectés à la DAC va être la suivante par rapport au futur établissement public :

 

Titulaires : les délibérations portant statuts particuliers des différents corps de fonctionnaires appelés à travailler au sein de l’établissement public “Musées” vont être modifiées par le Conseil de Paris, après avis du CSAP, afin de permettre une affectation des agents de façon indifférenciée, soit dans les services municipaux, soit dans les établissements publics dépendant de la Ville de Paris.

 

L’UNSA a demandé que la liste précise de tous les corps concernés par cette modification statutaire soit communiquée aux organisations syndicales. Les statuts des corps transversaux (comme celui des attachés d’administrations parisiennes) qui permettent déjà une affectation soit dans les services municipaux, soit dans les établissements publics de la Ville ne seront, bien sûr, pas modifiés.

Contractuels : les contrats seront transférés de la Mairie de Paris à l’établissement public, qu’il s’agisse des CDD ou des CDI. L’ancienneté permettant de transformer un CDD en CDI sera conservée, mais c’est l’établissement public (en sa qualité d’employeur) qui prononcera la transformation des CDD en CDI.

Vacataires : le transfert de cette catégorie de personnel est, par définition, impossible. La Ville de Paris mettra donc fin à toutes les vacations concernées par la création de l’établissement public, et c’est ce dernier qui reprendra l’ensemble des vacations qui le touchent.

À noter :
- les affectations des agents se feront au niveau de l’établissement public, mais une sous-affectation sera, le cas échéant, effectuée au niveau de chaque musée ; les personnels resteront donc en place dans les musées où ils sont actuellement affectés, sauf désir de changement de leur part.
 - les concours de recrutement continueront d’être organisés par la Ville de Paris pour les différents corps de fonctionnaires ; par contre, les contractuels et les vacataires seront recrutés directement par l’établissement public.
 - les Commissions administratives paritaires resteront du ressort de la Ville de Paris pour les agents titulaires ; l’établissement public devra se doter de son Comité technique paritaire, de son Comité hygiène et sécurité, ainsi que d’une Commission consultative pour les non titulaires.
 - il appartiendra à l’établissement public de passer des conventions avec l’AGOSPAP et l’ASPP afin que ses personnels puissent bénéficier des prestations offertes par ces deux associations municipales.
 - une convention sera passée entre la Ville de Paris et l’établissement public en ce qui concerne notamment les questions liées à la tutelle de l’établissement public et à ses marges de manœuvre. Cette convention sera présentée au membre du comité de suivi mais ne sera pas soumise à l’avis du CTP de la DAC. Elle devra être ensuite votée par le Conseil de Paris.


L’association Paris Musées, régie par la loi de 1901 et délégataire de service public, est appelée à disparaître. Les personnels qu’elle emploie seront intégrés dans l’établissement public et leurs contrats de droit privé remplacés par des contrats de droit public avec maintien (notamment) de la rémunération. Delphine Lévy n’a pas été en mesure de répondre à la question de l’UNSA concernant le nombre de personnes travaillant actuellement pour l’association Paris Musées et leur répartition en CDD ou CDI. La directrice de projet a toutefois indiqué qu’une réponse à ces questions serait apportée dans le courant du mois de juin 2011.


On doit remarquer que l’hypothèse de la création d’une filiale pour gérer des activités commerciales n’est pas exclue dans le cas où l’établissement public prendrait la forme d’un EPCC (établissement public de coopération culturelle). Au niveau juridique, cette filiale prendrait la forme d’une société anonyme ou d’une société par actions simplifiées. Elle ne remplacerait pas Paris Musées, dans la mesure où elle n’aurait pas de gouvernance propre. Les personnels de Paris Musées qui seraient appelés à travailler pour cette filiale continueraient alors d’être employés sous contrats de droit privé.

Les syndicats participant au comité de suivi ont exprimé diverses craintes concernant le futur établissement public :
- à terme, les contractuels n’y seront-ils pas plus nombreux que les fonctionnaires ?
- l’intégration de l’association Paris Musées dans l’établissement public ne risque-t-elle pas de se faire de façon difficile ? Les personnes travaillant pour Paris Musées n’auront-elles pas la priorité sur les fonctionnaires de la DAC en ce qui concerne le choix des postes, surtout au niveau des cadres ?


- l’UNSA, le SUPAP-FSU et FO ont vivement insisté sur la nécessité qui s’attache à ce que l’accord formation et l’accord RTT, tels qu’ils sont actuellement déclinés à la DAC, ainsi que les cycles de travail dans les musées soient scrupuleusement respectés, et que le Maire de Paris prenne un engagement écrit sur ces questions, avant même la création de l’établissement public. Les trois syndicats ont notamment affirmé qu’il n’était pas question de renvoyer l’étude de ces points à de futures négociations au sein des instances paritaires de l’établissement public, et ont déclaré que le non respect de l’accord formation et de l’accord RTT (dans leurs déclinaisons DAC) et des cycles de travail actuels provoquerait un conflit social aigu.


Delphine Lévy a rappelé la volonté de Bertrand Delanoë de voir l’établissement public “Musées” créé pendant l’été 2012. Elle a également rappelé que l’établissement public devait disposer d’une certaine marge de manœuvre dans son fonctionnement.

 
Un compte-rendu des “questions/réponses” traitées lors de la réunion du 6 mai sera prochainement adressé à l’ensemble des personnels de la DAC.
La prochaine réunion du comité de suivi se tiendra le 15 septembre.
 
L’UNSA suit naturellement avec une grande attention ce dossier et vous tiendra constamment informés de son évolution.


 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 14:22

 

Force ouvrière : 6 mai 2011

 

Future Agence - E.P.A des Musées de la Ville

Les organisations syndicales représentatives à la DAC ont été réunies, le vendredi 6 mai toute la matinée, salle Jean Musy à l’Hôtel d’Albret, sur la question de la réforme des musées ;
 
Rappel de la chronologie : Le Maire de Paris a confié, il y a un an, une mission d’étude à Madame Delphine Lévy (administratrice civile, ancienne Directrice adjointe du cabinet du maire de Paris, nommée le 1er mars 2011 Directrice de projet) concernant la modernisation des musées de la Ville de Paris. Dans son rapport remis au Maire en mai 2010, elle préconisait un changement de « gouvernance ». Le Maire de Paris a retenu la solution d’un établissement public fédérant tous les musées, en y incluant la Délégation de Service Public (DSP) « Paris Musées » et certains services de la DAC (comme le bureau des musées) gérant actuellement les musées. Une mission de préfiguration a été mise en place pour élaborer les statuts du futur EPA et préciser les modalités de fonctionnement. mardi 29 mars, la première réunion du comité de suivi présidé par Madame Levy a regroupé les organisations syndicales représentatives pour nous informer du calendrier de mise en place de l’établissement public et des modalités de travail du comité de suivi.
Soyons clairs, pour Madame Lévy, : « Il est précisé aux participants que le comité de suivi n’a pas vocation à devenir une instance de concertation ou de négociation mais constitue un espace de dialogue, d’échange et d’information sur l’avancement du projet. »

 
Commentaire Force Ouvrière : Bien entendu, le combat syndical s'engage ; en dehors du rapport de force sur cette question, il y aura de grandes déclarations (rien ne change, c'est comme avant, vous allez voir, c'est mieux que bien....) bref, un bel exercice de communication......

CONTENU DE LA REFORME ; extraits du compte-rendu officiel : « En réponse aux questions des organisations syndicales, des précisions sur les modalités de mise en œuvre de la réforme ont été apportées : une convention sera passée entre la Ville de Paris et l’établissement public afin de définir les objectifs de ce dernier ; la Ville de Paris restera propriétaire des bâtiments où se trouvent actuellement les musées ; les personnes travaillant actuellement pour Paris Musées sont appelées à être intégrées dans le futur établissement public ; les conditions de travail des personnels de l’établissement public ont vocation à être traitées au sein des instances propres de l’EPM. »

 
Commentaire Force Ouvrière : en bon français basique : c’est la RTT, tout ce qui concerne les aspects collectifs du travail qui sont mis en cause !!

extraits du compte-rendu officiel :  « 12 groupes de travail seront mis en place pour approfondir différentes questions importantes pour la création de l’établissement public muséal (statut, budget, RH, marchés, communication, bâtiment, réseau des musées, expositions, collections, éditions, activités commerciales, nouvelles technologies) auront un caractère «administratif» et seront composés de personnes ressources -compétentes dans leur domaine- issues des directions de la Ville, des musées et de Paris Musées. Le nombre de participants devra rester raisonnable pour permettre un travail efficace et des échanges fructueux. Une attention particulière sera portée à la diversité de la représentation des métiers exercés. Les groupes de travail se réuniront de juin à décembre 2011 et rendront leurs premières conclusions dès octobre 2011, et leur conclusion définitives début décembre ».
 
Commentaire Force Ouvrière : Pour F.O, c'est toujours NON !!!

On a déjà donné : le CRECEP, ex-laboratoire des eaux de la Ville, a déjà subi ce type de transformations !

On connaît ceux qui vont tirer un bénéfice de ces opérations : le futur directeur de l'Agence et une p’tite poignée d'heureux "chargés de mission" ; pour le reste du millier d'agents : ils vont servir de "variable d'ajustement"


                                         DSCN2399


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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:00

 

Le Parisien: 21 mars 2011

 

Le vol des toiles a accéléré la réorganisation des musées

 

Un an, jour pour jour, après la disparition de cinq toiles de maîtres au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, une vaste réorganisation a été entreprise. Elle se poursuit.

 

C’était il y a un an. Le 20 mai 2010, au petit matin, les responsables du Musée d’art moderne de la Ville de Paris (MAM) le « vaisseau amiral » des 14 musées municipaux de la capitale — découvraient que l’établissement avait été victime d’un « énorme » cambriolage dans la nuit.

 

Un casse spectaculaire et pourtant d’une facilité déconcertante. Les voleurs n’avaient eu qu’à couper un cadenas et à desceller une fenêtre à l’arrière du Palais de Tokyo pour pénétrer dans le musée. Ils en étaient ressortis avec cinq toiles de maîtres (dont un Picasso et un Modigliani) d’une valeur totale de plus de 100 M€.


Si l’enquête policière n’a guère évolué depuis, le casse record a contraint la Ville à repenser le mode de surveillance de ses musées. L’apparente simplicité avec laquelle les malfaiteurs s’étaient emparés des tableaux avait mis en lumière de nombreuses failles dans le système de sécurité du MAM (les voleurs avaient profité de la défaillance d’une alarme anti-intrusion dont la panne avait été signalée… mais qui n’avait pas été réparée).

La mise en conformité coûtera 8 millions d’euros

« Après le vol, il y a eu des réaménagements dans l’urgence, reconnaissent les responsables du syndicat Supap-FSU, majoritaire parmi le personnel de surveillance des musées. Les rondes de nuit ont été renforcées, la mairie a fait appel à des sociétés de gardiennage privées pour le musée Carnavalet et le MAM, et six techniciens des services culturels ont été recrutés pour mieux encadrer les agents de sécurité. »


« Ce drame a conduit la mairie à mettre en place un plan général de sécurisation de ses musées », complète Christophe Girard, adjoint au maire (PS) chargé de la culture. « Une enveloppe de 8 M€ est consacrée aux travaux de mise en conformité des musées. Un plan de formation sécurité des personnels est lancé depuis le début 2011 et nous avons maintenant des outils plus efficaces pour faire remonter les informations sur les dysfonctionnements dans les musées », insiste l’élu.


Selon Fabrice Hergott, le directeur du MAM, ces mesures ont permis au musée de « rassurer les prêteurs » des œuvres. « Nous avons pu rouvrir rapidement (NDLR : trois semaines après le vol) et accueillir dans de bonnes conditions des grands événements comme l’exposition à succès Basquiat. »


A la mairie, on rappelle que la réorganisation des musées est loin d’être terminée. Elle devrait se poursuivre par la création, sans doute fin 2012, d’un établissement public administratif (EPA) qui chapeautera tous les musées municipaux et leur permettra de disposer de plus d’autonomie en matière d’investissement, de recrutement… et de politique de sécurité.

 

« C’est sans doute la seule conséquence positive de ce casse », ironise Thierry Courdert, élu chargé de la culture à l’UMP. « Pour l’instant, les investissements de sécurité, noyés dans le budget global de la culture, sont un peu la variable d’ajustement de la mairie. Avec l’EPA, ce ne sera plus le cas. »

 

                                          

                                        arsene-lupin-returns-movie-poster-1938-1020522744

 

                          

                                             

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:06

 

France Soir : 10 mars 2011

 

"Révolution de la Carotte" au Petit Palais !

Appelés à la grève aujourd'hui, les employés du musée réclament une prime de 100 €.

«Après la "révolution de jasmin", la "révolution des œillets", voici celle de la Carotte! ». La phrase, extraite d'un communiqué du syndicat Supap-FSU (majoritaire dans les musées de la Ville de Paris), a de quoi surprendre.

« C'est un petit jeu de mots », s'amuse Bertrand Pieri, délégué syndical. «La carotte, c'est à la fois la prime» que nous réclamons et « une manière de dire que nous en avons assez de nous faire carotter». Depuis plusieurs mois, un bras de fer oppose en effet les agents des musées de la Ville de Paris à la municipalité.

Arguant du fait qu'ils ne jouissent d'aucun week-end dans l’année (hormis durant leurs congés), ils réclament« une prime de 100 € net par dimanche travaillé », contre 91 € brut à l'heure actuelle. « Nous travaillons le samedi et un dimanche sur deux pour 1.300 € net par mois en moyenne », explique Bertrand Pieri. «Une prime de 190 €, ce n'est pas du luxe !» A l'appel de l'intersyndicale, le personnel du Petit Palais (VIlle arr.) doit se rassembler devant l'édifice ce matin, dès 10 heures. Des collègues d'autres musées devraient les rejoindre. Les grévistes auront tous une carotte à la main, symbole insolite de leur mouvement.

« Ce n'est pas facile de mobiliser tout le monde, car la pression financière est forte. Nous essayons d'étaler la contestation dans le temps en nous concentrant sur un point. » Si la municipalité semble pour le moment rester sourde aux revendications des grévistes, le succès de la mobilisation dans les bibliothèques à l'automne dernier laisse espérer un dénouement rapide.

 

Philippe Peter


 

                                           presse 3

 


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:52

 

Paris-collectivités-social-salaires  

Après la polémique des hauts revenus, Delanoë veut aider les bas salaires


Par Philomène BOUILLON    PARIS, 4 fév 2011 (AFP) –

 

Après la polémique de l'automne sur les plus hauts revenus à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a décidé d'aider les salaires  les plus bas de l'Hôtel de ville, en les augmentant en moyenne de 30 euros net par mois, une mesure jugée insuffisante par les syndicats.


Qualifiées de "première" côté mairie et même côté syndicats par leur importance, les négociations ont commencé en décembre, alors qu'elles ne sont pas obligatoires dans la fonction publique.

 

Elles surviennent aussi dans le sillage de la polémique où s'était trouvé le maire PS de Paris en septembre après les révélations de la Chambre régionale des Comptes qui avait épinglé les salaires très élevés de certains directeurs de l'Hôtel de ville. Les 15 plus hauts revenus atteignaient en moyenne à 12.600 euros net par mois.


Le maire avait alors vite réagi en annonçant à la fois une baisse des 60 plus hauts revenus dans une lettre transmise le 8 novembre aux présidents de groupe (PS, PCF/PG, Verts, UMP, NC), soit une "économie" d'environ 200.000 euros.
Il avait aussi dit dans ce courrier sa "priorité": "soutenir le pouvoir d'achat des bas salaires de la collectivité", dans le contexte du gel du point d'indice dans la fonction publique, de l'allongement du temps de travail et de l'inflation.


Maïté Errecart, adjointe PS chargée des ressources humaines, affirme avoir voulu "donner plus à ceux qui ont moins dans le contexte inacceptable de baisse du pouvoir d'achat des agents".
Elle déclare aussi que cette aide "n'a rien à voir" avec la baisse des hauts revenus puisque l'enveloppe allouée aux "petits" est "sans commune mesure" avec les 200.000 euros rabotés: "elle représente plus de 9 millions d'euros", dit Mme Errecart.


Ces 9 millions bénéficieront ainsi à 31.000 agents payés moins de 1.850 euros net par mois, soit à plus de 60% des 50.000 employés municipaux qui font tourner la méga collectivité, à la fois ville et département.
Ils recevront, selon les échelons, 100 à 300 euros net par an. 7.500 agents auront le maximum de 300 euros et la majorité (22.000 agents) récoltera 200 euros. La mesure comprend aussi une revalorisation de 8% de l'"allocation prévoyance santé" (aide à la mutuelle).
   

Les syndicats, qui défendent régulièrement les revendications salariales, comme en ce moment dans les crèches où les directeurs déplorent l'augmentation des tâches administratives, n'ont pas été convaincus par les relèvements décidés par la mairie. Aucun d'entre eux n'y a souscrit.
   

"On voulait discuter sur l'ensemble de la catégorie C, soit 70% des agents dont les salaires ne dépassent pas 1.800 euros brut par mois. Ce que propose la mairie est le minimum, elle peut financièrement aller plus loin", dit Pascal Muller, secrétaire général de la CGT des Services Publics Parisiens (premier syndicat à Paris).
   

M. Muller rappelle que la masse salariale à Paris représente 2 milliards d'euros et qu'en même temps la "précarité se développe" chez les agents. Pour Guy Pradelle, de la CFDT-ville de Paris (3e syndicat), "le coup de pouce aurait pu être plus fort. La mairie touche des droits de mutations conséquents sur la vente des logements et les impôts locaux ont augmenté, donc de l'argent il y en a".
   

Bertrand Pieri, du Supap-FSU (7e syndicat, 1er dans les musées et bibliothèques), a jugé que ce sont des "négociations pour moins d'une baguette par jour".
   

La mairie entend mener désormais d'autres négociations, portant sur la pénibilité et la réforme de la catégorie B qui concernera plus de 8 000 agents.


 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 17:48

 

AFP: Le 25 janvier 2011

 

Fonction publique: les CHSCT auront un secrétaire, désigné parmi les élus

PARIS, 25 jan 2011 (AFP) –

Les syndicats de fonctionnaires ont obtenu des aménagements du décret encadrant la création de comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), qui auront au moins trois élus des salariés, parmi lesquels un secrétaire, a-t-on appris de source syndicale.


 Ces aménagements ont été obtenus lors de la réunion du conseil supérieur de la fonction publique d'Etat (CSFPE), qui a adopté lundi le projet de décret, avec l'approbation de cinq syndicats (CFDT, FSU, Unsa, CFTC et CGC) et l'abstention de trois (FO, Solidaires, CGT).


La loi du 5 juillet 2010 sur le dialogue social dans la fonction publique prévoit que les comités d'hygiène et de sécurité (CHS), déjà en place, devront aussi traiter des conditions de travail, pour devenir des CHSCT.


 Le gouvernement a accepté lors du CSFPE que ces CHSCT aient "au moins trois élus des salariés", parmi lesquels sera officiellement "désigné un secrétaire du CHSCT", signant les procès verbaux et préparant l'ordre du jour avec le président, a indiqué à l'AFP Maïté Druelle (CFDT).


 Ils devront se réunir non plus deux mais trois fois par an, et pourront convoquer des réunions extraordinaires, même en cas de "nécessités du service". Les CHSCT du privé doivent se réunir chaque trimestre.
 Dans les instances de concertation de la fonction publique, où n'existe pas de comité d'entreprise, les salariés n'ont souvent qu'un mandat de secrétaire adjoint, moins responsabilisant, a rappelé Mme Druelle.


 Pour le secrétaire d'Etat à la fonction publique Georges Tron, "les agents sont dans une situation statutaire et réglementaire et non pas contractuelle et conventionnelle comme dans le privé", a de son côté indiqué à l'AFP son entourage, et "il s'agit de préserver le statut" de la fonction publique.


 Les syndicats ont retiré 20 de leurs 80 amendements et le gouvernement en a accepté 17, selon le ministère.
 Le projet de décret rend obligatoire un CHSCT dans "tous les départements ministériels". L'accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail des fonctionnaires, signé par tous les syndicats sauf Solidaires, en prévoyait un à partir de 50 salariés sur un site.


"Fidèle dans les grandes lignes" à l'accord, le projet de décret reste imparfait sur la "responsabilité de l'employeur", a déploré Anne Baltazar (FO).


"Nous voulions "une rédaction très active, comme dans le code du travail, disant que l'employeur protège la santé de ses salariés, sans ajout qui affaiblisse cette responsabilité", a-t-elle ajouté.


 

                                  afp 5

 


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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 17:46

 

Vers un nouveau statut des musées de la ville de Paris pour les redynamiser
 

 Par Philomène BOUILLON

PARIS, 19 jan 2011 (AFP)

- Les 14 musées de la ville de Paris dont le célèbre musée d'art moderne (MAM) et le Petit Palais vont passer sous un statut unique d'établissement public, afin de pallier les lourdeurs de gestion, faciliter leur fonctionnement et mieux accueillir le public.


Ces musées sont actuellement gérés directement par la municipalité à la direction des affaires culturelles (DAC), la production des expositions est assurée par la société "Paris Musées" en délégation de service public.
Une organisation "héritée du passé, source de trop de lourdeur", selon Christophe Girard, adjoint PS à la Culture, qui présentait mercredi le projet de la mairie de créer d'ici mi-2012 un établissement public fédérant l'ensemble des établissements.


 Car en plus des musées, la DAC chapeaute les bibliothèques, les conservatoires, les théâtres, les archives, les ateliers des beaux-arts de la ville...
 "Un manque de souplesse était reconnu" a dit M. Girard. "Cela ne ressemblait pas à l'ère soviétique mais il y avait des lourdeurs inhérentes à des établissements qui ont leur propre vie et doivent en même temps entrer dans une gestion administrative générale".
Donc créer un établissement public, "c'est comme si nous créions un grand Louvre des musées parisiens", a affirmé l'élu en souriant.


"Réformer la gouvernance c'est aussi garantir une meilleure politique culturelle et améliorer le service et l'accueil du public dans nos musées", a déclaré l'adjointe chargée du patrimoine, Danièle Pourtaud. "Il faut prendre en compte", a-t-elle dit, "le contexte de l'offre et de la concurrence" dans une capitale comme Paris où l'offre culturelle est foisonnante. Sous cette nouveau statut, les musées (Zadkine, Vie Romantique, Carnavalet, etc.) pourraient par exemple développer le mécénat, moderniser leur offre culturelle.


"C'est une très bonne chose pour nous, cela permettra une action plus efficace et plus rapide sur les problèmes que peut rencontrer le bâtiment et pour les expositions", a dit Fabrice Hergott, directeur du Musée d'art moderne de la ville, victime en mai dernier du vol spectaculaire des cinq toiles de maîtres. Au MAM "toutes les décisions, les validations, les factures passent par un double circuit assez long (la DAC et Paris Musées)", affirme le directeur.


Autre point noir: les horaires d'ouverture, récemment épinglés dans la presse pour n'être pas assez en phase avec le rythme de la ville, "pourraient faire l'objet d'une réflexion". Au MAM ainsi les caisses ferment actuellement à 17H15, sauf lors des nocturnes le jeudi.


"Les horaires seront une réflexion à mener avec le personnel et les organisations syndicales", avance prudemment M. Hergott. La ville de Paris continuera toutefois à gérer la carrière des agents des 14 musées.


Dans un communiqué, le Supap-FSU, syndicat majoritaire dans les musées de la ville, a jugé que le "transfert vers un Etablissement Public Autonome (EPA) est une étape vers une marchandisation de la culture". Il redoute l'extension des horaires de travail et craint "une privatisation du bien public à travers des soirées privées ou événementielles".


Thierry Coudert, vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris, chargé des questions culturelles, a salué, lui, une démarche "qui va dans le sens d'un voeu déposé ces jours-ci" à la mairie. "Les musées sont gérés comme un service de la ville de Paris. Avec ce projet ils auront un conseil d'administration, un budget autonome digne de ce nom", a-t-il dit.


 

                                girard 7

 


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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:40

 

 Le Figaro : 11 janvier 2011

Le rapport qui agite les musées de la Ville de Paris

 À trois semaines de la fermeture de l'exposition Basquiat, le 30 janvier, les visiteurs "auront beau patienter deux heures, cela n'y changera rien: les caisses du Musée d'art moderne de la Ville de Paris fermeront, sauf le jeudi, à 17 h 15. Des dizaines de milliers d'amateurs ne verront donc pas le phénomène Basquiat.

 

« Dès novembre, nous avons pensé à étendre les horaires. J'espère arriver à mes fins, même si c'est très difficile à mettre en place, explique Fabrice Hergott, directeur du musée. Une telle mesure, qui repose sur le volontariat, suppose des négociations très longues avec les organisations syndicales. » À 1 kilomètre de là, les organisateurs de l'autre exposition phare de la saison, Claude Monet au Grand Palais, viennent de décider d'ouvrir nuit et jour du 21 au 24 janvier. Au final, Monet aura accueilli plus de 850 000 personnes.

La boîte de Pandore La comparaison entre ces deux établissements qui n'ont pas les mêmes statuts juridiques, est cruelle.

Le manque de souplesse des musées de la Ville de Paris s'était déjà posé au printemps 2010 pour l'exposition Yves Saint Laurent au 'Petit Palais.

Malgré un beau succès, les caisses fermaient à 17 h 15, et il n'y a eu qu'une nocturne exceptionnelle, le 28 août. En ce début 20 Il, certains musées de Paris ressemblent à des établissements de la période soviétique.

La Mairie en gère 14, dont le Petit Palais, le Musée d'art moderne, la Maison de Victor Hugo, Carnavalet ou le Musée Zadkine. Gérés par un système centralisé à la Direction des affaires culturelles, ils n'ont aucune autonomie. Dans un contexte où les Parisiens courent les expositions et réclament des heures d'ouverture adaptées à leurs horaires de travail, l'organisation est en porte-à-faux.

 

En 2010, Bertrand Delanoë avait commandé un rapport sur le statut de ses musées, avec l'idée qu'il fallait les faire évoluer. Cette enquête démontre ce que tout le monde sait: la lourdeur administrative des musées est telle qu'elle étouffe les opérations de communication autour des expositions, empêche toute flexibilité, génère du manque à gagner aussi bien en billetterie qu'en catalogues et rebute les mécènes. Ces derniers craignent que leur participation financière n'aille directement dans la « caisse commune », voire dans les logements sociaux, plutôt que dans une exposition donnée. Si le maire ouvre la boîte de Pandore, l'idée serait de transformer ces lieux en établissements publics autonomes.


C'est exactement ce qui se pratique au Centre Pompidou et au Louvre.

Mais rien n'est jamais simple. Pour ses nocturnes, la Réunion des musées nationaux (RMN) fait appel à des entreprises de gardiennage extérieur.

Ce qui ne l'a pas empêchée en 2009, pour « Picasso et les maîtres », d'essuyer un préavis de grève.

Claire Bommelaer et Léna Lutaud


 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 10:38

 

Le Parisien: Le 18 décembre 2010 

 

La bibliothèque confisque les ordinateurs

Débranchés. Disparus. Inutile de chercher l'un des vingt postes multimédias de la bibliothèque Melville (XIIIe), ils ont été retirés des salles. Depuis une semaine, les usagers ne peuvent plus surfer sur Internet. Une série d'incidents a contraint la direction à remiser le matériel au placard. Le personnel de l'établissement tirait la sonnette d'alarme depuis plusieurs semaines. Une série de fiches d'incidents déposées par les bibliothécaires auprès de la hiérarchie ont finalement convaincu la direction d'agir.
 
Des écrans accaparés. « Des hommes issus des foyers installés dans le quartier avaient pris l'habitude de venir consulter le Web à la bibliothèque », rapporte un membre du personnel. Jusqu'ici rien de grave. A ceci près que les hommes en question ont fini par un peu trop s'approprier les lieux. « Ils restaient aux ordinateurs comme s'ils étaient dans un cybercafé. Certains n'hésitaient même pas à regarder des vidéos pornographiques ! » raconte une bibliothécaire.
 
« Des tensions ont commencé à se faire sentir avec les autres usagers qui n'avaient plus accès aux ordinateurs, précise un autre. Nous n'avions même plus le temps de nous occuper des usagers à force de passer du temps à gérer ces altercations. » Les menaces n'ont pas tardé à fuser. « Les usagers ne se sentaient plus en sécurité. Plusieurs habituées n'osaient même plus venir ! » explique une salariée. L'insécurité grandissante a gagné les
bibliothécaires. La hiérarchie a fait tourner le personnel dans les locaux, mais cela n'a pas suffi. «Certains collègues ont même été menacés verbalement. Tôt ou tard, on se serait fait agresser physiquement », rapporte une fonctionnaire.
 
Pour le moment, les ordinateurs vont rester dans les réserves. Ils ne devraient pas réapparaître avant deux mois. « Nous allons réfléchir à une nouvelle configuration des lieux. Les écrans étaient installés dans un en droit un peu confiné. Nous allons les répartir et nous arranger pour que les écrans puissent être surveillés de loin par les membres du personnel », explique Hélène Strag, chef du bureau des bibliothèques. Le prestataire informatique va par ailleurs être mandaté pour limiter le temps d'accès aux ordinateurs.

D'autres incidents similaires s'étaient produits il y a quelques mois à la bibliothèque Truffaut des Halles (Ier). Des compteurs ont été installés pour restreindre le temps d'usage des ordinateurs. Depuis, l'ambiance est redevenue calme.

MARIE-ANNE GAIRAUD / le Parisien du 18 décembre 2010

 

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