Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:08

 

Livres-Hebdo : le 17 mai 2016

 

Alors que plusieurs mouvements de grève traversent les bibliothèques françaises, la pétition #deboutlesbibs, adressée à la ministre de la Culture, appelle à la réflexion sur les horaires d'ouverture élargis

 

« Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » : dans une pétition mise en ligne il y a une semaine sur le site Change.org sous le titre #deboutlesbibs, une centaine de bibliothécaires français appelle le gouvernement à « retrouver le sens du service public ». 

 

La pétition, qui sera remise à la ministre de la culture Audrey Azoulay, à l'adjoint à la culture de la maire de Paris Bruno Julliard, à Nicolas Georges et Hugues Ghenassia de Ferran, respectivement directeur et sous-directeur du service du livre et de la lecture du ministère, met en cause la situation des bibliothèques françaises : « Sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude... ».

 

Elle évoque ensuite les fermetures de petites bibliothèques et une « véritable fronde à l'œuvre dans tout le pays ». « C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir 'ouvrir plus' le soir ou le dimanche 'sans moyens' », peut-on y lire. 

 

Cette nouvelle pétition intervient alors que plusieurs mouvements de grève ébranlent ces jours-ci les bibliothèques du territoire pour protester contre l'ouverture le dimanche, la précarité ou les coupes budgétaires.  Après la BNF, la médiathèque de Saint-Malo ou encore les bibliothèques municipales de Toulouse, c'est au tour de la médiathèque d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) d'organiser une journée d'action ce mardi 17 mai.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

 

Une nouvelle pétition pour « faire entendre la voix des bibliothèques »
Repost 0
18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 08:41

 

ActuaLitté : le 17 mai 2016

 

La situation des bibliothèques publiques et universitaires préoccupe les principaux intéressés : les personnels. Dans un contexte social plutôt tendu les bibliothécaires se sont mobilisés pour rappeler que l'ouverture du dimanche n'est pas une finalité au moment où les budgets et les effectifs restent insuffisants dans de nombreux établissements

 

À mi-chemin entre Nuit Debout et le collectif #OnVautMieuxQueCa, le groupe #DeboutLesBibs espère réunir les bibliothécaires de toute la France pour attirer l'attention des décideurs publics sur la situation délicate des bibliothèques. « Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité » attaque d'emblée une pétition déposée sur le site Change.org et adressée à Audrey Azoulay, Hugues Ghenassia De Ferran (directeur adjoint du livre et de la lecture au Ministère de la Culture et de la Communication), Nicolas Georges (directeur du service du livre et de la lecture) et Bruno Julliard (Premier Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture).

 

Effectuons un petit retour en arrière : ouvrir plus les bibliothèques est un objectif affiché assez tenace, qui était revenu sur le devant de la scène au cours du mandat d'Aurélie Filippetti. Une pétition de l'ONG Bibliothèques sans Frontières avait reçu un fort plébiscite du public et la mesure s'était donc retrouvée dans les programmes du ministère de la Culture. Le problème, rapidement rappelé par les organisations syndicales, c'est que l'argent allait forcément manquer pour ce genre de réforme. Plutôt qu'ouvrir plus, elles incitaient alors à ouvrir mieux

 

Le premier élément que dénoncent la pétition #DeboutLesBibs et les représentants des personnels, c'est la mise en avant de l'ouverture le dimanche au sein de l'élargissement des horaires : fin 2015, le gouvernement annonçait des aides supplémentaires attribuées aux collectivités qui ouvriraient leurs établissements de prêt le dimanche. Évidemment, la perspective d'un peu d'air, dans un contexte de budgets réduits, réjouissait les professionnels, mais l'Association des Bibliothécaires de France avait néanmoins regretté « que le dimanche soit la seule journée concernée par ce futur dispositif, quand les besoins se font sentir sur l’ensemble de la semaine dans bien des cas ».

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

.

 

À Paris, où les personnels des bibliothécaires ont manifesté leur opposition à l'ouverture le dimanche de sept bibliothèques supplémentaires d'ici 2019 dans les conditions proposées par la mairie, on rappelle par ailleurs que le dimanche reste une journée spécifique, et que l'ouverture ce jour-là changera totalement le rythme du service public.

 

« L’administration semble oublier toute l’organisation nécessaire avec un jour supplémentaire d’ouverture : les bureaux et les espaces de travail seraient insuffisants avec du personnel supplémentaire, la cuisine ne suffirait plus, ce qui nécessiterait des tickets restaurant, sans oublier un budget d’acquisition qu'il faudrait plus conséquent, si les prêts augmentent. Et ce budget, ça fait 5 ans que je le vois baisser », soulignait ainsi le personnel. Les problématiques, des transports, moindres ce jour-là, aux effectifs, avec la présence nécessaire d'agents de sécurité ou d'informaticien, sont nombreuses.

 

Ce jeudi 12 mai 2016, au cours du rassemblement dans la cour de l'hôtel d'Albret, siège de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, les personnels n'hésitaient pas à qualifier cette ouverture du dimanche de vitrine politique pour la mairie, dans la lignée des propositions du Parti socialiste vis-à-vis du Code du Travail.

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs

En raison de la baisse des dotations de l'État, de nombreuses collectivités se retrouvent à jongler avec les postes de dépense pour boucler leurs budgets. Et les bibliothèques semblent être devenues des variables d'ajustement, rappelle la pétition : « On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint-Herblain ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler de l’état du réseau parisien.

 

Outre les fermetures et réductions d'horaires qui touchent certains établissements, les représentants du personnel dénoncent régulièrement le recours aux vacataires et autres statuts précaires pour faire tourner les bibliothèques publiques. Alors ministre, Fleur Pellerin n'avait d'ailleurs pas caché sa solution pour assurer des bras avec l'élargissement des horaires : « Les bibliothèques sont le terrain idéal pour le déploiement du service civique dans le domaine culturel », expliquait-elle au moment de la remise du rapport de la sénatrice Sylvie Robert sur la question...

 

La Bibliothèque nationale de France elle-même fait état de nombreuses suppressions de postes, dont 17 l'année dernière et 18 prévues cette année. « Il y a une incohérence entre les politiques du ministère et celles des établissements publics » remarquaient les représentants du personnel, secondés par la direction de l'établissement, en « manque de moyens financiers et humains ».

 

Signe des temps, la situation des bibliothèques françaises se rapproche de celle de leurs homologues britanniques dans l'actualité : la poète Chrissie Gittins annonce ainsi qu'elle sollicitera bientôt le maire fraîchement élu de Londres, Sadiq Khan, pour lui rappeler toute l'importance des bibliothèques. Ces dernières font l'objet d'une « crise sans précédent » au Royaume-Uni, entre budgets resserrés et personnels remplacés par des volontaires.

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

« Aucune réflexion n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique » déclarent les bibliothécaires de #deboutlesbibs
Repost 0
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:42

 

Derrière les injonctions idéologiques d'ouverture maximale, aucune réflexion de fond n'est menée par nos tutelles politiques sur les enjeux de la lecture publique et le rôle de la bibliothèque dans la cité. 

 

 

Les bibliothèques municipales de France et de Navarre ne sont pas au mieux : sous-effectif, désorganisation du travail, action culturelle réduite à de l'événementiel, politique documentaire qui tourne à vide, conditions matérielles en décrépitude… c’est par ces maux que les bibliothécaires décrivent leur quotidien sans être entendus par les élus et leur administration. Une crise existentielle partagée visiblement par toute la profession, quelque soit la taille ou la couleur politique de leur commune d'exercice.

 

On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable fronde est à l’œuvre dans tout le pays depuis plusieurs années dans de nombreuses communes ou communautés d'agglomération que ce soit à Angers, Auch, Bordeaux, Brest, Caen, Clermont, Chelles, Le Havre, Levallois, Lyon, Marseille, Metz, Montigny-les-Bretonneux, Nantes, Rennes, Rouen, Saint Herblain, Saint-Malo ou encore Saint Quentin-en-Yvelines sans même parler du réseau parisien (lire ici). 

 

Les Bibliothèques Universitaires (BU) gérées par l’État ne se portent guère mieux elles non plus. Tout comme la BnF (Bibliothèque Nationale de France) laquelle, en plus des suppressions de postes, est victime depuis plusieurs années d’une marchandisation qui se fait au détriment des collections et des services.

 

C'est donc dans ce contexte de crise (existentielle ?) qu'intervient la nouvelle lubie des pouvoirs publics de vouloir « ouvrir plus » le soir ou le dimanche « sans moyens ». Il faut dire que les élites politiques, toujours plus démagogiques dans ce cas, n’ont plus qu’un crédo : ouvrir davantage les bibliothèques ! Et peu importe les objectifs et les conditions de ces extensions d’horaire. Car ouvrir plus, toujours plus, place désormais les bibliothécaires sous le coup d'injonctions multiples et contradictoires surtout dans un contexte où les dotations financières (de l’État, des départements ou des communes) sont en baisse constante et certaine. D'ailleurs, les professionnels concernés le répètent à l'envi...

 

« Ouvrir davantage les bibliothèques avec des moyens, des professionnels et de réelles compensations pour les personnels : pourquoi pas ? Mais avec des personnels non qualifiés, des services dégradés et des espaces restreints, c’est NON ! » déclarent les personnels de toutes les bibliothèques universitaires à leur ministre de tutelle, Najat Vallaut-Belkacem. « il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau » affirment de leur côté les bibliothécaires de la Ville de Paris à Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la culture (lire ici).

 

Face à cette volonté des politiques de les précariser davantage, les bibliothèques doivent désormais se mettre debout car plus que les extensions d'horaires, les véritables enjeux sont ailleurs... S'ouvrir largement au numérique est un enjeu de taille. Mais comment faire dans un contexte de rigidité budgétaire où les investissements se réduisent comme peau de chagrin ? Comment faire des bibliothèques des lieux de vie, là où l'automatisation prend le pas sur les contacts humains ?

 

#deboutlesbibs : face à des politiques qui les précarisent davantage les bibliothèques doivent désormais se mettre debout

Et comment accueillir plus largement les publics alors que les politiques budgétaires actuelles conduisent toujours à supprimer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et qui plus est, de plus en plus vieux et en mauvaise santé ?

Ou encore comment préparer et accueillir des animations, des partenaires, des associations, accueillir les enfants en périscolaire… si les moyens diminuent ?

 

Les besoins et les enjeux sont là. Les bibliothécaires n'en peuvent plus car la précarisation des agents de la Fonction Publique est une réalité qui s'est affirmée durant ces dernières années :

  • Recours massif aux contrats à durée déterminée (mais qui sont renouvelés tous les ans),

  • « Embauche » de contrats aidés,

  • Recours au service civique,

  • Accueil des travaux d'intérêt généraux (TIG)

  • Multiplication des stages de réinsertion à l'emploi (sans aucune perspective d'embauche)

Mais les conséquences de la crise de 2008 se sont réellement fait sentir depuis deux ou trois ans dans les bibliothèques où quasiment l'ensemble des recrutements a été gelé. Pourtant, de plus en plus de jeunes étudiants en métiers du livre sortent diplômés, solidement qui plus est, de DUT, de MASTER... Des compétences rendues inutiles faute de trouver un emploi dans les bibliothèques. A tel point d'ailleurs que dans beaucoup de petites médiathèques (point lecture) on trouve désormais énormement de bénévoles, qui même s'ils sont de bonne volonté, ne sont pas des professionnels. N'est ce pas là le signe d'une véritable déconsidération du métier de bibliothécaires de la part de nombreux élus ?

 

Retrouver le sens… du service public ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit : les bibliothèques, comme l'ensemble de l'administration publique et des grandes entreprises, ont subi le tournant du big data et de la statistique de plein fouet : des cadres passent leur temps les yeux rivés sur d'immenses et pléthoriques tableurs, à la recherche d'une vérité qu'un passage en salle leur permettrait de mieux appréhender. Cette confiance aveugle dans le pouvoir du chiffre, loin de conforter le rôle et les missions de la bibliothèque, produit dans la profession et dans le public l'effet inverse : une froideur mathématique, un appauvrissement culturel et une rigidité gestionnaire très éloignés du troisième lieu.

 

Le mouvement contre la loi travail, auquel les bibliothécaires participent massivement depuis le début, l'espace de réflexion créé par la #nuitdebout et la #bibliodebout, la préparation du congrès de l'ABF en juin 2016, sont des opportunités pour la profession de rappeler son rôle et sa force dans le contexte actuel. #deboutlesbibs.

 

Ce texte est disponible sur change.org. Pour le signer cliquez là

 

Premier signataires : Nicolas Sautel-Caillé (BM-Colomiers, Haute-Garonne), Hélène Gonzalez (BM-Paris), Sylvie Mascaro (BM-Aigueperse, Puy-de-Dôme), Antoine Meylan (BU-Pau, Pyrénées Atlantiques) Gilles Meyer (BnF), Stéphane Thuault (BU-Paris3), Bertrand Pieri (BM-Paris), Marianne Prevost (BU-Grenoble, Isère), Juliette Robain (Bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris), Dominique Susini (BM-Marseille, Bouche-du-Rhône), Gildo Vieira (BM-Plaine-Commune, Seine-Saint-Denis), Patrick Simonetti (BU-Pau, Pyrénées Atlantiques), Solveig Langen (BU-Paris-Sorbonne), Serge Huteau (BU-Limousin), Marc Morvan (Bibliothèque Museum, Paris), SUD Culture Solidaires (Section de la Bibliothèque Nationale de France), Ferc-Sup CGT (Coordination des syndicats CGT de l'Enseignement Supérieur de la Fédération de l'éducation, de la recherche et de la Culture)
 

 

Pour figurer parmi les premiers signataires écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr
 

 

 

#deboutlesbibs : face à des politiques qui les précarisent davantage les bibliothèques doivent désormais se mettre debout
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Bibliothéconomiquement Vôtre
commenter cet article
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:49

 

Deux appels distincts ont ainsi été lancés sur Internet par des personnels des bibliothèques universitaires et ceux des équipements de lecture publique de la Ville de Paris

 

Ils ne se sont pourtant pas concertés, mais dans ce cas précis, les rayonnages se sont rencontrés, car c'est de concert que les personnels des bibliothèques universitaires et ceux des établissements municipaux de la capitale contestent les lubies des pouvoirs publics de vouloir ouvrir plus le soir ou le dimanche « sans moyens ». Il faut dire que les élites politiques, toujours plus démagogiques dans ce cas, n’ont plus qu’un crédo : ouvrir davantage les bibliothèques ! Et peut importe les objectifs et les conditions de ces extensions d’horaire. Une perspective largement contestée par les professionnels.

 

Ainsi du côté des bibliothèques universitaires, les agents interpellent vivement Najat Vallaut-Belkacem, la ministre de l’Éducation, après son annonce d’ouvrir leurs établissements le week-end et en soirée (lire ici). « Ouvrir davantage les bibliothèques universitaires avec des moyens, des professionnels et de réelles compensations pour les personnels : pourquoi pas ? Mais avec des personnels non qualifiés, des services dégradés et des espaces restreints, c’est NON ! » ont ainsi déclaré plusieurs centaines de bibliothécaires dans une pétition mise ligne (lire ici).

 

Un camouflet pour la ministre car les agents ne sont pourtant pas forcément opposés à des extensions d’horaires. « Nous aurions même pu y être favorables, avec les moyens correspondants, dans les établissements ou les sections où, dans un constat partagé avec les représentants des personnels, il aurait été évident que cela répondait à un besoin social. Mais nous refusons toute extension des horaires d’ouverture dans le cadre que vous nous proposez, avec des moniteurs étudiants, non qualifiés, jetables et corvéables à merci, des services dégradés et/ou des espaces restreints. Ce n’est pas notre conception des missions de service public des bibliothèques universitaires ». Dur pour l'ancienne porte parole de Ségolène Royal.

 

Et les personnels de renvoyer Najat Vallaud-Belkacem dans ses cordes : « Madame la Ministre, si vous voulez réellement améliorer les services offerts par les BU, augmentez d’abord les financements pour porter l’offre documentaire au niveau des standards internationaux ; et si vous considérez que, pour répondre à leurs missions, les bibliothèques universitaires doivent ouvrir davantage, créez les postes de titulaires nécessaires, abondez les budgets en conséquence et proposez aux personnels des compensations attractives ». Comme ce n'est pas le cas, on peut donc dire que les signataires sont on ne peut plus cruels envers leur ministre de tutelle, laquelle affirme pourtant urbi et orbi appartenir au camp progressiste.

 

 

Pour ouvrir plus les BU, la ministre ne propose que des services dégradés et des espaces restreints

Les projets « d'ouvrir plus » les bibliothèques ne passent pas chez les professionnels

 - Oui, mais façon progressiste avec des moniteurs étudiants, non qualifiés, jetables et corvéables à merci

 

 

Une critique qui ne s’applique pas qu’au gouvernement puique c’est également ce que disent les agents des bibliothèques municipales parisiennes après les annonces faites dans la presse par Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture à Paris d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche (lire ici). Mais là aussi ces extensions se feront sans moyens supplémentaires en tout cas, semble-t-il, sans recrutements de personnels titulaires (lire ici).

 

Une véritable provocation selon les bibliothécaires parisiens qui rappellent que la situation est actuellement « catastrophique ». « Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnels dans les bibliothèques municipales de la capitale. De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement » ont ils ainsi affirmé dans un texte publié sur le site change.org. On est effectivement loin d’avoir les conditions pour ouvrir plus. 

 

Il faut dire que pour le moment l'adjoint à la culture table sur des ouvertures avec seulement une majorité d’étudiants à temps très partiel. Un étrange retournement de l'histoire quand on sait que le même Bruno Julliard ne doit son parcours politique qu'au fait d'avoir manifesté contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005. Certains esprits taquins ont même décidé de lancer sur Twitter le hashtag #ledimanchecestCPE « pour lui rappeler ses idéaux de jeunesse » (lire ici). Du pur mergitur !

 

En tout cas les agents préviennent d'ors et déjà le premier adjoint d'Anne Hidalgo : « il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau. Dans les conditions qu’on nous impose, les bibliothécaires parisiens, soutenus par toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles, refusent toute nouvelle ouverture le dimanche ! » (lire ici).

 

Un défi de taille pour l’ancien syndicaliste étudiant qui va probablement devoir négocier s’il veut sortir de cette impasse. En cas d’échec, il pourrait bien se coltiner un conflit social, et pas un petit, selon les spécialistes qui connaissent bien l’histoire sociale des bibliothèques de la capitale. En effet, en 2010 un mouvement similaire avait duré pas moins de douze semaines au bout desquelles la mairie de Paris avait finalement été contrainte de proposer un protocole d’accord pour sortir de cette crise (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

            Bruno Julilard va-t-il humer de nouveau le parfum des mouvements sociaux ?

Les projets « d'ouvrir plus » les bibliothèques ne passent pas chez les professionnels

                        - Grrrr, en plus les revendication me rappellent mes idéaux de jeunesse !

Repost 0
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 15:58

 

La direction était visiblement pressée d’alimenter les chaudières du chauffage urbain

 

Les agents de la bibliothèque universitaire de Sainte Geneviève (BSG), située juste en face du Panthéon dans le cinquième arrondissement de Paris viennent de faire une découverte hallucinante en cette période de restriction : la mise à la poubelle de nombreux livres assez rares. Un véritable « appauvrissement collectif » selon le communiqué diffusé par l’intersyndicale (lire ici).

 

Pire, quelques-un de ces ouvrages pilonnés seraient même absent de la Bibliothèque Nationale de France (BnF). En effet, ces documents édités uniquement par la bibliothèque Sainte Geneviève (à compte d'auteur ?) n’auraient même pas fait l’objet d’un dépôt légal ! Une procédure pourtant obligatoire.

 

Et les bibliothécaires de poser une question de bon sens : « pourquoi ne pas donner ces ouvrages plutôt que les détruire ? » car visiblement la direction de Sainte-Geneviève, pressée sans doute d’alimenter les chaudières du chauffage urbain, n’a même pas pris la peine de proposer ces ouvrages assez rares à d’autres bibliothèques patrimoniales de l’hexagone. Elles auraient pourtant été nombreuses à être intéressées.

 

Sinon, il existait aussi selon les personnels des solutions simples pour ne pas tout balancer à la poubelle. Comme proposer ces exemplaires aux architectes et historiens d'art venant des quatre coins du monde visiter le bâtiment ou encore aux différents publics de la bibliothèque, lecteurs ou visiteurs. « Cela contribuerait à la valorisation de l'histoire et du patrimoine de la BSG » remarque non sans raison l’intersyndicale.

 

Et les bibliothécaires de rappeler que  « conserver, communiquer, enrichir et valoriser, telles sont les missions des bibliothèques. Au moment où les ressources publiques se font rares, il semble judicieux de gérer le budget avec discernement. Quand d'un côté la BSG pilonne des documents touchant à son histoire, et d'un autre décide de fermer sa salle de lecture ou de suspendre sa communication d'ouvrages pour privatiser ses espaces, nous nous interrogeons plus que jamais sur le sens de ses missions de service public ». Ils ne sont pas les seuls.

 

 

 

  Pilon à la Bibliothèque Saint Geneviève : la direction avait déja fait une tentative en 2014

Les personnels de la bibliothèque Sainte Geneviève dénoncent un véritable gaspillage
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Bibliothéconomiquement Vôtre
commenter cet article
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 14:18

 

ActuaLitté : le 8 avril 2016

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis,  ils préconisent au contraire….. un retour au livre !

 

Le débat sur le bienfait des nouvelles technologies sur l’enfant est bien connu, mais il concernait principalement les écoles jusqu’ici. Pourtant, la lecture ne s’arrête pas aux salles de classe et la question ne concerne pas seulement l’école au sens strict. Doit-on revaloriser la lecture et offrir aux enfants un espace sans technologie ? C’est ce que des bibliothécaires parisiens croient.  

 

Dans une étude publiée par le Haut Conseil de l’Éducation, il est écrit que plus de 40 % des élèves n’ont pas réussi à acquérir une lecture fluide à leur entrée en 6e. Alors, faut-il empêcher les jeunes enfants d’avoir une prise illimitée sur tous ces objets technologiques ? 

 

L’idée a été expérimentée en France. Ainsi, en 2013, six établissements scolaires des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement) avaient fait l’expérience de la diète numérique. Une mère parisienne s’était inspirée d’une expérimentation faite au Québec et à Strasbourg.  Un an plus tard, en avril 2014, c’est le maire du XIXe arrondissement qui avait tenu une conférence sur le sujet, disponible sur Youtube.

 

C’est ce que plusieurs noms éminents de la Silicon Valley auraient testé, selon le New York Times. Dans un article assez surprenant, il est raconté que beaucoup de dirigeants écartent les nouvelles technologies lorsqu’ils sont avec leurs enfants.  Le fondateur d’Apple, feu Steve Jobs, aurait, lui, adopté une pédagogie stricte avec ses enfants. Evan Williams, un des cofondateurs de Twitter, n’autoriserait quant à lui que l’accès aux livres, mais pas aux tablettes. 

 

C’est ce qu’on appelle la pédagogie Steiner-Waldorf, une école qui s’applique dans plusieurs établissements non seulement américains, mais internationaux, notamment en France. Dans ces établissements, les enfants n’apprennent à maîtriser Google qu’en 4e et le mode d’apprentissage dans ses premières années n’inclut aucune forme de technologie, bien plutôt des outils traditionnels : tableaux noirs, craies, livres. 

 

Pour le moment, la méthode n’est toutefois pas très implantée en France, car les professionnels de l’éducation ont toujours craint que cette école soit sectaire. C’est sous Jack Lang que la méthode a été purgée de ces accusations… jusqu’en 2013-2014, date à laquelle une Commission de l’Assemblée nationale a remis un rapport sur les dérives sectaires en citant la méthode. 

 

Alors que les bibliothèques sans livres apparaissent aux États-Unis, des bibliothécaires parisiens préconisent un retour au livre, et pas de technologie dans les bibliothèques. Ils arguent l’idée que l’obsession ambiante pour le divertissement ne doit pas pâtir sur l’éducation des enfants à la culture. La bibliothèque serait ainsi un endroit idéal pour déconnecter l’enfant.

 

L’auteur de l’article rapporte les idées d’un collègue bibliothécaire : « Ce que je vois, en effet, c’est cet étrange glissement qui transforme les écoles en bibliothèques et les bibliothèques en ludothèques. Ce que je ressens, c’est cette impression bizarre que tout s’homogénéise, qu’on veut faire la guerre à l’ennui, peut-être même au fond à la difficulté de vivre, qu’on pense la gagner avec des tablettes, des ordinateurs ou des consoles, des images et des codes, des connexions illimitées. »  Peut-être l’enfant a-t-il besoin d’échapper un moment à la vague technologique... 

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

Des bibliothécaires parisiens veulent un espace de déconnexion pour l'enfant
Repost 0
13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:48

 

Livres-Hebdo : le 13 novembre 2015

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle

 

Les bibliothèques françaises victimes de pressions, voire de censures ? Récemment, plusieurs alertes ont été lancées en ce sens. La semaine dernière, l’association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis a exprimé dans un communiqué son inquiétude face à de nouveaux cas de censure dans les établissements de son réseau : « L’association souhaite alerter élu(e)s et professionnel(le)s […] sur ces dérives, qui prennent des formes diverses : contrôle des listes d’acquisition, censure complète ou partielle d’expositions, de rencontres […] et vont à l’encontre du travail des bibliothécaires ».

 

Ainsi, une exposition sur les « jeux de genre » a été annulée en catastrophe dans une bibliothèque du 93, suite à une série de textos conduite par l’enseignante Farida Belghoul, qui avait pris parti contre l’enseignement de la théorie du genre à l’école. Une rencontre prévue avec le géopolitologue Pascal Boniface à la bibliothèque des Lilas a été annulée à la demande de la mairie (PS) de la ville, en mars 2015, en pleine campagne pour les élections municipales. Ainsi que le constate une bibliothécaire, qui souhaite rester anonyme : « Nous assistons à un glissement inquiétant où la communication et les enjeux politiques s’immiscent dans notre travail de bibliothécaire. C’est d’autant plus dommage que cela émane souvent, en Seine-Saint-Denis, de municipalités ancrées à gauche ».

 

Difficile d’en savoir plus. « Je sors de mon devoir de réserve si j’en parle, indique une bibliothécaire. « Je prends de gros risques pour mon emploi », s’inquiète un autre. « Ces réactions constituent un indicateur du climat d’inquiétude dans lequel travaillent un certain nombre de professionnels » assure Pauline Maître, de l’association Bibliothèques de Seine-Saint-Denis.

 

« Ces situations vont tellement loin que nous avons été obligés de réagir » lance la responsable d’une médiathèque, en banlieue lyonnaise, à l’origine d’un appel à la solidarité anticensure culturelle. « Depuis le changement de municipalité [du PS aux Républicains, NDLR], je suis confrontée à des consignes politiques qui me sont faites, comme de ne pas valoriser des thématiques telles que l’homosexualité et le racisme. Cela a conduit à la suppression de plusieurs projets interculturels ».

 

Cette responsable est à l’origine d’une lettre ouverte qui sera prochainement envoyée au maire de sa commune. La coordination syndicale CGT du Rhône coordonne quant à elle une soirée de mobilisation pour un service public démocratique, intitulée « Même pas peur », samedi 21 novembre à Vénissieux (lire ici).

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

Retour des censures dans les bibliothèques municipales
Repost 0
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:23

 

A tel point qu'il censure même les bibliothécaires parisiens qui relayent le communiqué de l'ABF. Une faute politique dénoncée par la CGT puis par la CFDT

 

La Ville de Paris n'avait sûrement pas prévu ça, mais en démarrant il y a quelques jours avec force trompettes, sa bibliothèque numérique basée sur l’offre de PNB  (prêt numérique en bibliothèque) elle a relancé un débat sur la pertinence de ce dispositif dans les établissements de lecture publique. De quoi rendre fou Bruno Julliard qui voit les critiques s’accumuler contre son bébé.

 

Le débat existait pourtant depuis plus d'un an, au moment où la ministre de la culture, Fleur Pèlerin, annonçait avec enthousiasme un accord sur l'avenir du livre numérique et des service publics culturels. Un enthousiasme vite douché par le site spécialisé dans l'univers du livre, ActuaLitté et le collectif SavoirCom1, composé d'universitaires, de bibliothécaires et de juristes en droit d’auteur, lesquels avaient dénoncé un modèle économique hors de prix pour les bibliothèques (lire ici). Une alerte qui n'a apparemment pas atteint les décideurs politiques, en principe soucieux des deniers publics, notamment à la Ville de Paris qui a décidé coûte que coûte de mettre en place ce projet alors qu'il n’existe « aucune évaluation qualitative de ce modèle » selon les termes de l'association des bibliothécaires de France (ABF).

 

Oui, mais voilà tout ce qui se passe dans la capitale fait immédiatement caisse de résonance. C'est d’abord, la CGT culture, qui s'est émue de l’indigence tant du système que du modèle limitant le nombre de prêt pour chaque livre numérique à 30 emprunts, au terme desquels la bibliothèque devra racheter l'ouvrage.

 

Et le syndicat d’expliquer : « Le livre numérique (ou ebook) coûte cher. Systématiquement plus cher qu’un livre traditionnel (en papier quoi) en ce qui concerne le tarif appliqué aux bibliothèques. Très cher même, car le modèle en vigueur est celui d’une cession de licence, à la fois limitée dans le temps (six ans, pour Paris) et plafonnée au nombre d’emprunt. Avec le PNB (prêt numérique en bibliothèque) c’est fromage et dessert. Des livres électroniques qui contrairement aux bons vieux livres en papier ne sont jamais vraiment acquis. Sauf à les racheter éternellement. Si la mairie de Paris veut mettre en place une bibliothèque numérique, pourquoi pas ! Mais il faut alors un autre rapport de force avec les éditeurs et un droit de prêt numérique similaire au droit de prêt papier sans contrainte de durée ni de nombre de prêts », commente la CGT Culture (lire ici). 

 

De son côté Savoir Com1, encore lui, a décidé de se saisir du lancement parisien pour dénoncer ce système absurde et mettre la ville de Paris face à ses contradictions en appelant à  télécharger jusqu'à épuisement des stocks tout les fichiers disponibles à travers une campagne sur Twitter avec le hashtag la #chasseauxjetons. « N’hésitez pas à l’utiliser et à la tester, elle va probablement être rapidement inutilisable avec le merveilleux système de jetons que PNB propose. Comme les bibliothèques sont facturées au nombre d’emprunts de livre numérique et qu’elles ont des budgets limités, plus le public consulte les fichiers de PNB et moins la bibliothèque peut les proposer! Plus on fait notre métier de médiateurs sur ces contenus et moins on a de livres numériques à recommander, n’est-ce pas formidable ? Allez n’hésitez pas à télécharger des livres et le dire sur twitter, la #chasseauxjetons est lancée! » ont déclaré les membres du collectif dans un communiqué. Savoircom1 a par ailleurs développé sa position dans une tribune très argumentée publiée sur Rue 89 (lire ici).

 

Contacté par Rue89 justement, le cabinet de Bruno Julliard, premier adjoint chargé de la Culture à la mairie de Paris, qui « regrette la campagne lancée par SavoirsCom1 » se défend comme il peut « Certes, le nombre de prêts est limité, ainsi que sa durée. Mais c’est parce qu’il a fallu mettre en confiance les éditeurs, secoués par le changement de leur modèle d’affaires » précise l'élu. Et d'annoncer, incantatoire, que « l’idée est bien d’obtenir des conditions plus avantageuses ».

 

 

                             Prêt numérique : Bruno Julliard, incantatoire, s'adresse aux éditeurs

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                         - Allez, soyez sympas quoi, accordez-moi des conditions plus avantageuses

 

 

C'est alors que l'ABF, l'association des bibliothécaires de France s'est, à son tour, invitée dans le débat à travers un communiqué des plus cinglants. L'ABF s'inquiète ainsi du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service »

 

L'association pointe également « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. D'ailleurs dans un entretien accordé à Archimag, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

Pour l'Association des Bibliothécaires de France,la critique ne s'arrête pas là puisque avec les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». et L'ABF de demander au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation » (lire ici). 

 

Une évaluation qui visiblement ne sera surtout pas faite par la mairie de Paris. Il est vrai que l’équipe qui entoure Anne Hidalgo n'aime pas beaucoup la critique. Les premières victimes ont été les bibliothécaires de la capitale qui ont eu l'audace de relayer le communiqué de l'ABF sur les comptes twitter officiels de leur bibliothèque respective. Une initiative qui n'a pas vraiment été du goût du cabinet de Bruno Julliard qui par le biais de son bureau des bibliothèques (BBL) a appelé les établissements concernés à retirer leurs tweets comme l'a révélé la CGT culture (lire ici).

 

« Nous avons été sommés de retirer ces tweets qui ne représentent à nos yeux qu'un droit à l'information pensons-nous; le droit à l'information, c'est aussi le droit à l'information contradictoire pour que chacun, chacune se fasse une idée » ont ainsi affirmés de nombreux bibliothécaires parisiens qui n'ont pourtant fait que travail de veille documentaire dans cette histoire. D'ailleurs quelques jours après, c'est au tour de la CFDT de dénoncer la censure municipale (lire ici). Comme quoi Bruno Julliard a peut être bien commis ce que l'on appelle une faute politique. Et comme le résume si bien la CGT « La mise en place de la bibliothèque numérique à la ville de Paris semble rendre fous ses zélateurs ».

 

 

          Prêt numérique: Bruno Julliard tente de mettre au pas les bibliothécaires parisiens

Les critiques contre les conditions du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) rendent fou Bruno Julliard

                   - Pour la formation - comment être autoritaire - , suivez-moi, c'est par là !

                        - Y aura aussi un module " comment faire une faute politique" ?

                          

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Bibliothéconomiquement Vôtre
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:47

 

Livres-Hebdo : le 16 octobre 2015

 

L’Association des bibliothécaires de France s’inquiète du manque de clarté concernant ce dispositif, adopté par une vingtaine de villes en France, dont tout récemment Paris, et demande au ministère de la Culture et de la Communication une étude quantitative et qualitative.

 

Dans un communiqué publié vendredi 16 octobre, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) s’inquiète du manque de transparence concernant le dispositif Prêt numérique en Bibliothèque (PNB).

 

Mis en œuvre en 2014 avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, PNB est aujourd’hui en service dans une vingtaine de réseaux de bibliothèques publiques en France. Mais, relève l’ABF « excepté quelques retours chiffrés, il n’y a pour l’heure aucune évaluation qualitative de ce service. Ce qui devait être au départ un test réalisé à huis clos avec quelques bibliothèques participantes est devenu une véritable offre pour les bibliothèques. […] De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le ministère de la Culture et de la Communication. Ce choix de la part du MCC entre en contradiction avec les Accords interprofessionnels du 8 décembre 2014 signé lors des Assises des bibliothèques qui appelait à une diversité des modèles […] ».

 

L’ABF estime que cette situation risque de provoquer des inégalités sur le territoire pour les petites bibliothèques qui n’auraient pas les moyens financiers de souscrire à l’offre PNB. Elle invite le ministère de la Culture à mener « une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d’évaluation ».

 

Le 13 octobre, à l'occasion de l'adoption du dispositif PNB par la Ville de Paris, le collectif de bibliothécaires SavoirsCom1 a publié un billet dans lequel il critique le système de « jetons » qui autorise un nombre limité de prêts pour chaque livre numérique (6 par titre à Paris).

 

Lire l'article de Livre Hebdo

 

 

 

                              Prêt numérique : l'ABF dénonce un manque de transparence

L’ABF réclame une évaluation de Prêt numérique en bibliothèque
Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:22

 

Archimag : le 16 octobre 2015

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique un dispositif accusé de provoquer « un risque de fracture territoriale » et demande « plus de transparence sur le PNB »

 

Un an près son lancement, le dispositif de Prêt Numérique en Bibliothèque  (PNB) ne convainc toujours pas les bibliothécaires. Déjà critiqué par plusieurs collectifs (Réseau Carrel, Savoirs Com1...), c'est aujourd'hui l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) qui joint sa voix au concert de critiques. Dans un courrier adressé au ministère de la Culture, l'ABF s'inquiète du manque de transparence autour du PNB : « il n'y a pour l'heure aucune évaluation qualitative de ce service.  De fait, PNB est devenu le seul système en matière de livres numériques recommandé par le Ministère de la Culture et de la Communication ».

 

L'association pointe en particulier « le risque de fracture territoriale » qui pourrait advenir entre les grandes collectivités qui bénéficient de ressources financières suffisantes et les petites et moyennes bibliothèques qui sont dans l'impossibilité d'accéder à un service onéreux. « Nous déplorons le fait que PNB crée une inégalité d'accès à la lecture pour les usagers sur l'ensemble du territoire français » souligne l'ABF. Dans un entretien qu'il avait accordé à Archimag au mois de mars dernier, Lionel Dujol, secrétaire adjoint chargé du  numérique à l'ABF, précisait que « le coût unitaire d’un prêt de livre numérique par rapport à un livre papier est jusqu’à quatre fois plus élevé ! ».

 

L'Association des Bibliothécaires de France critique également les mesures techniques de protection insérées dans le système PNB : « beaucoup d'usagers ne seront pas en mesure d'accéder à ce service qui nécessite un certain niveau d'aisance avec l'ordinateur ». L'ABF demande au ministère de la Culture de « diligenter une véritable étude indépendante qui puisse faire le point de cette année d'évaluation ». 

 

Du côté de la rue de Valois, Fleur Pellerin déclarait au mois de décembre dernier suivre activement le projet PNB : « le cadre contractuel peut offrir une voie intéressante si tous les acteurs du livre y participent. Je suis confiante ». Une confiance qui n'est manifestement pas partagée par les bibliothécaires.

 

Lire l'article de Archimag

 

 

 

                               PNB : l'ABF pointe un risque de fracture territoriale

Pour les bibliothécaires, le Prêt numérique (PNB) doit être revu et corrigé
Repost 0

Pages