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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 14:12

 

Si bien que les centres aérés qui accueillent tout l’été des milliers de petits parisiens risquent de ne pas ouvrir faute de personnels vacataires couverts par un contrat de travail !

 

La crise doit être vraiment profonde à la mairie de Paris, car voilà que des agents jusqu’alors très discrets ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol et, au de vu leurs fonctions vitales pour faire marcher la machine de l’administration parisienne, pourraient tout simplement faire exploser cette dernière dans les jours qui viennent !

C’est que ces personnels municipaux, appelés UGD, ont un rôle plus que stratégique car c’est eux qui établissent les fiches de paye des soixante mille agents municipaux de la capitale. Mais eux aussi qui établissent les contrats de recrutement des vacataires d’été indispensables pour ouvrir les centaines de centres aérés parisiens. C’est peu dire que le climat déjà explosif pourrait tourner à la catastrophe pour l’équipe dirigée par Anne Hidalgo.

C’est que la menace est réelle car la fronde vient justement de la Direction des Affaires Scolaires de la Ville de Paris (DASCO) en charge justement de ces centres, qui accueillent tous les jours pendant l'été, des milliers de petits parisiens et qui risquent donc de fermer faute de personnels vacataires couverts par un contrat de travail comme ils l’expliquent dans une lettre ouverte à leur hiérarchie (lire ici).

Une fronde qui pourrait très vite faire tâche d’huile car la colère gronde très fortement également chez les UGD des autres directions de la ville, comme celle de la petite enfance, en charge des crèches, celle en charge des agents du nettoiement ou encore celle en charge des agents de toutes les mairies d’arrondissements. D’ailleurs, une nouvelle assemblée générale est prévue ce jeudi 16 juin qui devrait sans doute durcir le mouvement ou non en fonction des réponses de l’exécutif municipal.

 

 

                                                            La mairie de Paris bloquée cet été ?

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 15:34

 

Le Conseil d’État avait validé début juin le passe sanitaire, alors limité aux voyages à l’étranger et aux grands rassemblements, estimant qu’il ne constituait pas une entrave disproportionnée à la vie quotidienne. Mais cette nouvelle mesure pourrait changer la donne

 

Pourra-t-on licencier un salarié qui n’est pas en possession du « passe sanitaire » ? Cette mesure prévue par l’avant-projet de loi sanitaire du gouvernement pour les salariés en contact avec la clientèle et les personnes vulnérables est inédite et juridiquement incertaine, estiment des avocats spécialisés en droit du travail, interrogés par l’Agence France-Presse. Le Conseil d’Etat doit rendre un avis sur cette mesure sous peu.

 

Le 13 juillet, Emmanuel Macron a en effet annoncé que le passe sanitaire (vaccination complète, test négatif) deviendrait obligatoire dès le 21 juillet pour entrer dans les lieux de loisir comme les cinémas et les théâtres, mais aussi, à partir du mois d’août, dans les cafés, restaurants et centres commerciaux, y compris pour le personnel y travaillant. Dans un premier temps, la ministre du travail, Elisabeth Borne, avait simplement évoqué sur RTL jeudi soir la possibilité d’une « procédure [disciplinaire] habituelle », évoquant « un avertissement, une mise à pied », sans parler de licenciement. Mais le texte, tel qu’il a été présenté, prévoit qu’à défaut de présenter à leur employeur un examen de dépistage négatif du Covid-19, une preuve de vaccination ou un certificat de rétablissement, contenus dans le « passe sanitaire », ils ne pourront plus exercer leur activité. Une période de mise à pied de deux mois puis un licenciement auront lieu en cas de maintien du refus du collaborateur de présenter ce passe.

 

Pour Deborah David, avocate au barreau de Paris, « le licenciement pour défaut de passe sanitaire serait difficile à justifier pour l’employeur sauf à créer un nouveau motif spécifique de licenciement ». Vendredi, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux, le ministère a annoncé dans un communiqué l’introduction, dans le projet de loi, d’une « procédure incitative plus souple » donnant lieu à « un entretien préalable entre le salarié et l’employeur dans le but d’échanger sur les moyens de régulariser la situation, mais aussi de privilégier la pédagogie avant d’arriver à la suspension du contrat ». « En pratique, le passe sanitaire appliqué aux salariés est compliqué à mettre en œuvre car le secret médical interdit à l’employeur de vérifier de lui-même l’état de santé de son salarié », s’il est vacciné ou pas, négatif au Covid ou pas. « Cela passe par le médecin du travail, qui seul peut décréter une aptitude ou inaptitude », explique Me David.

 

Si le Conseil d’État a validé le passe sanitaire début juin, il a justifié sa décision par le fait que, limité aux voyages à l’étranger et aux grands rassemblements, il ne constituait pas une entrave disproportionnée à la vie quotidienne, « ce qui ne serait plus le cas s’il aboutit à priver les salariés de leur possibilité de travailler », souligne-t-elle. « S’il valide ce projet de loi en l’état, il devra se dédire ». En outre, ajoute-t-elle, « on crée un motif de licenciement, par nature définitif, qui n’est pas censé perdurer dans le temps puisque la loi d’urgence sanitaire va, à ce jour, jusqu’au 31 décembre 2021 ». Et « si un test PCR négatif suffit, on ne peut l’imposer comme sujétion liée au travail à raison de deux à trois fois par semaine pendant deux heures voire plus [le temps de faire le test], c’est très compliqué et c’est aussi très intrusif sur le plan de la santé ».

 

Pour Christophe Noel, avocat aux barreaux de Paris et d’Annecy, « il y a quelque chose de choquant au niveau du droit » car « le passe sanitaire renvoie à la question de la vaccination obligatoire ». Il pousse les salariés qui ne voudraient pas se faire vacciner à l’accepter pour ne pas perdre leur emploi, « à moins de faire un test PCR négatif tous les deux jours, ce qui est totalement disproportionné ». Il fait valoir que si plusieurs vaccins (tétanos, hépatite B…) sont obligatoires pour certains professionnels de santé, « les vaccins anti-Covid sont encore en phase 3 d’études cliniques et à ce titre expérimentaux ». « Ils ne bénéficient que d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle », ce qui empêche de les imposer à quiconque, estime-t-il en se référant à « l’article L1121-1 du code de santé publique disposant qu’aucune substance en phase de recherche ne peut être imposée à une personne sans son consentement libre et éclairé ».

 

Pour Alexandre Ebtedaei, au barreau de Paris, « la vraie question est de savoir si le licenciement du salarié qui ne justifie pas de son état vaccinal à l’issue du délai de deux mois serait fondé sur une faute ou bien si le projet de loi entend créer une nouvelle cause de licenciement sui generis, permettant de déclencher de manière quasi automatique une procédure de licenciement au bout de soixante et un jours [deux mois de suspension du contrat et un jour] ». « Où s’arrêtera l’obligation du salarié ? », s’interroge-t-il, en évoquant le secret médical, qui pourrait être invoqué par le Conseil constitutionnel pour rejeter le projet du gouvernement.

 

 

 

 

 

 

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 15:31

 

Une initiative qui risque fort de mettre la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris en panique car venant directement de cadres censés faire appliquer sa politique et celle de sa nouvelle directrice, Irène Basilis laquelle vient tout juste de prendre ses fonctions

 

La démarche est inédite. C’est donc peu de dire que ça signifie qu'il commence à y avoir le feu au sein du réseau des soixante bibliothèques municipales parisiennes. En effet, la majorité des responsables de ces établissements, signe d'un certain ras-le-bol, a rien moins qu'écrit une lettre ouverte à son administration pour dénoncer les conditions de travail pendant cette période sanitaire. Verbatim.
 
« En tant que responsables d’établissements, nous encadrons des équipes amputées par le covid (agents vulnérables, cas-contacts, personnes infectées). Nous constatons que de nombreux agents sont fatigués, certains à bout, d’autres déprimés, démotivés. La plupart sont dans l’incompréhension du fait qu’on nous demande d’ouvrir exactement comme avant les restrictions annoncées jeudi 18 mars, avec les dangers encourus dans les transports et lors de toutes les interactions avec le public.

 
La priorité n’est-elle pas de se protéger et d’éviter la propagation du virus en limitant ces interactions ? Dans ce but, lors du précédent confinement, les agents ont été placés en Autorisation Spéciale d’Absence  (ASA) deux jours par semaine, afin de limiter leurs déplacements en transports en commun, de limiter la présence de plusieurs agents dans les mêmes locaux, et ainsi réduire les risques de contamination sur le lieu de travail, notamment lors de la pause déjeuner qui est désormais clairement identifiée comme la situation la plus à risque.

 
Depuis, l’épidémie est largement remontée, avec l’apparition de nouveaux variants  du virus, plus contagieux et plus dangereux. Le confinement actuel étant régi par un décret reprenant largement celui du 29 octobre dernier, nous demandons que tous les agents puissent à nouveau bénéficier, par mesure de sauvegarde individuelle et collective, de 2 jours d’ASA par semaine. Il en va non seulement de notre santé physique, mais également de notre santé psychique, très dégradée par nos conditions de vie et de travail, ainsi que par la réalité du danger quotidiennement encouru. C’est un cri d’alerte que nous lançons : ces 2 jours d’ASA sont absolument indispensables. Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre demande 
». Bref, même si le demande est polie, c’est du lourd !

 

Évidemment, une telle fronde risque fort de mettre la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris en panique car venant directement de cadres censés faire appliquer sa politique et celle de la nouvelle directrice, Irène Basilis laquelle vient de prendre ses fonctions il y a tout juste quelques semaines. D’autant plus que de leur côté les représentant des personnels exigent que que l’administration se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Du pur mergitur pour Carine Rolland, l'adjointe, d'Anne Hidalgo en charge de la culture.
 

 

 

 

 

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 16:01

 

Pour obliger Anne Hidalgo et la mairie de Paris à tenir ses engagements, ils seront en grève, pour une durée illimitée, à partir du 17 mars

 

Alors qu’Anne Hidalgo rêve de partir à la conquête de l’Elysée en forçant toute la gauche à être derrière elle, voilà une affaire qui pourrait bien l’embarrasser dans ses projets d’une candidature à la prochaine présidentielle. Et encore plus embarrassant pour celle qui prétend avoir été un jour inspectrice du travail puisque deux cents agents qui travaillent pour Eau de Paris, la structure municipale en charge des conduites d’eau potable situées dans les sous-sols de la capitale,sont toujours exposés à l’amiante et dont la première alerte remonte…. à près de dix ans !

 

Ces agents, certes de droit privé mais qui dépendent entièrement de la Ville de Paris propriétaire à 100% de cet établissement public, ont en effet découvert en 2012 que de nombreuses conduites d’eau étaient recouvertes de peinture d’amiante et avaient alors alerté leur direction à l’occasion d’un comité hygiène et sécurité (CHSCT) pour dénoncer cette grave atteinte à leur santé, la dangerosité de l’amiante étant désormais avérée par tous. Une exposition d’ailleurs ensuite confirmée par les analyses du laboratoire qui  dépend directement…. de la mairie de Paris !

 

Pourtant depuis huit ans rien n’a bougé malgré un protocole d’accord signé en 2014 (voir ici) puis un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) d’Ile de France qui précisait en 2017 que les agents d’Eau de Paris étaient bel et bien exposés. Ce que confirmait... la direction de l'établissement municipal ! « Sur ces conduites d’eau (installées dans le même réseau souterrain que celui des égouts Ndr), le rapport de la CRC revient en particulier sur l’exposition à des particules d’amiante dans le cas d’une simple déambulation. Le risque n’est pas inexistant, la Chambre a donc raison de le rappeler » répondait alors penaud le directeur d’Eau de Paris à la CRC.

 

De leur côté, les personnels pensaient que la Ville de Paris allait enfin régler fissa ce grave problème de santé au travail révélé au grand jour par les institutions de la République. Ils attendent toujours. C’est pourquoi après un précédent mouvement l’an dernier, ils seront de nouveau en grève, pour une durée illimitée cette fois-ci, à partir du 17 mars, pour que la mairie de Paris tienne enfin ses engagements, lesquels, rappelons-le pour les oublieux, ont déjà été écrits noir sur blanc dans le fameux protocole de 2014. Voilà la maire de Paris, Anne Hidalgo désormais mouillée sur des questions de santé au travail. Une situation qui pourrait bien donner des arguments à ses adversaires à gauche dans leur envie de télescoper son désir de candidature présidentielle.

 

 

 

                      Amiante : 200 agents d'Eau de Paris, toujours exposés, interpellent Anne Hidalgo !

                                 -  Mince, me voilà maintenant bien mouillée pour mon éventuelle candidature

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 15:05

 

A Paris, près de 400 agents ont signé une lettre ouverte adressée à Carine Rolland, l'adjointe à la Culture d'Anne Hidalgo pour réclamer des mesures plus adaptées au couvre-feu. La mairie leur répond.

 

Le syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris (PACS-DAC) a adressé une lettre ouverte à Carine Rolland, l'adjointe à la Culture d'Anne Hidalgo, le 27 janvier. Près de 400 bibliothécaires dénoncent « le manque total de compréhension et de bienveillance de leur administration ». Ils réclament des aménagements adaptés aux restrictions gouvernementales instaurées pour limiter la pandémie de Covid-19.

Le service des affaires culturelles assure pour sa part avoir un « dialogue social riche »  pour anticiper et répondre aux attentes des agents. « Les parisiens gardent un rapport à la culture grâce à l'ouverture des bibliothèques, et nous travaillons en prenant compte les attentes légitimes des usagers et les contraintes des agents dans cette période », déclare Véronique Astien, sous-directrice de l'éducation artistique et des pratiques culturelles de Paris. Son de cloche différent du côté du syndicat qui se demande : « Est-ce que pour se faire entendre, les organisations syndicales qui nous représentent doivent être contraintes de déposer un préavis de grève ? ».

Les signataires de la lettre regrettent la décision de fermer les bibliothèques à 17h30 au lieu de 17 heures. Une mesure demandée précédemment au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) par la CFDT, la CGT PACS, le SUPAP,-FSU, et l’UCP pour permettre aux agents de rentrer chez eux sans dépasser l'heure du couvre-feu. « Nous allons plus loin que ce que nous permet le décret gouvernemental qui autorise les collectivités territoriales une fermeture à 18 heures », répond Véronique Astien. Elle précise également que les horaires d'ouverture ont été décalés pour permettre aux agents de faire des rotations entres eux.

La mise en place d'une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) par semaine est la deuxième requête des PACS. Lors du premier confinement, un agent pouvait ne pas occuper son poste de travail tout en étant considéré en activité. « Cela dépasse le cadre strict des bibliothèques et concerne l'ensemble de la fonction publique, la Direction des affaires culturelles ne peut pas prendre de décision là dessus, une réponse sur ce sujet serait prématurée », conclut Véronique Astien.

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 15:06

 

Le Conservatoire à rayonnement régional de Paris a décidé de suspendre les cours en présentiel, après la découverte de 35 cas positifs au Covid-19. Aucune date de réouverture n'a été donnée pour le moment d'autant que l'ARS ouvre une enquête

 

Suite à nos révélations la semaine dernière de la constitution d’un cluster au sein du l’établissement Conservatoire à rayonnement régional de Paris (CRR), située rue de Madrid dans le VIIIe arrondissement des Paris  une situation qui avait obligé l’établissement à fermer ses portes pour au minimum une semaine (lire ici). Or nous apprenons que cette fermeture va être prolongée sine die selon les infos publiés par Le Figaro ou encore Libération.

 

Pour les deux médias ce sont 35 cas positifs qui ont été découverts lors de la deuxième semaine de janvier d’après la mairie. En fait si on ajoute les cas déclaré juste quelques jours auparavant c’est plutôt près d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquels étudiants, profs ou encore personnels administratifs, qui ont été atteintes par la covid-19 !

 

Selon Xavier Delette , le directeur du CRR, l’origine de ces contaminations proviendrait du collège Octave Gréard situé non loin et, qui accueille les jeunes élèves du Conservatoire. Sauf que le dit collège n’a lui pas été fermé apparemment. Une excuse qui ne semble pas très fluctuat. Et même carrément mergitur car elle n’avait pas été vérifiée par personne jusque-là.

 

C’est pourquoi l'Agence régionale de Santé, a demandé une réunion en urgence avec la ville de Paris et le directeur du collège ce lundi 18 janvier. En effet, si un petit groupe d'élèves est contaminé, le virus peut se propager très rapidement dans l'établissement et créer un second foyer épidémique. Les autorités de santé doivent donc prendre une décision rapide pour enrayer tout risque de cluster dans le collège Octave Gréard. En attendant le CRR serait toujours placé en quarantaine.

 

 

 

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 11:27

 

La bibliothèque municipale de la Goutte-d’Or (XVIIIe), en proie aux casseurs et aux dealers et contrainte à la fermeture à plusieurs reprises, rouvre sous haute surveillance. Quelques heures par semaine seulement

 

Barrières métalliques, équipage de la DPSP, la future police municipale, installé devant porte, agents de sécurité… Pour entrer dans la bibliothèque municipale de la Goutte-d'Or (XVIIIe), rue de Fleury, il faut désormais montrer patte blanche les mercredis et samedis. Sur la vitrine, un panneau siglé « Ville de Paris » annonce la couleur aux usagers de cet établissement niché au cœur de ce quartier populaire du nord de la capitale : « Après des semaines de fermeture, nous sommes heureux de pouvoir rouvrir et de vous retrouver. Pour l'instant, nos horaires sont réduits afin de vous faire bénéficier en continu de la présence d'agents de sécurité. Nous espérons qu'il sera rapidement mis fin à la délinquance ambiante ».

 

Prise pour cible par des casseurs à plusieurs reprises, cernée par des groupes de dealers qui tiennent les murs toute la journée, menaçant et provoquant usagers et personnel, la bibliothèque avait fermé une première fois au mois de novembre. A bout, la vingtaine d'agents avait fait valoir son droit de retrait. Et pointé dans un courrier adressé à la Ville et à la préfecture de police, une interminable série d'incidents aux abords de la bibliothèque. Outre le deal de rue, notamment un trafic très ciblé de médicaments psychotropes qui aurait récemment pris de l'ampleur, des bagarres, des agressions, des vols, des menaces…

 

« Il a des dizaines de dealers, peut-être quarante, qui nous guettent. C'est une horreur, relataient-ils. Quotidiennement, nous sommes témoins d'actes de violence ». Et de détailler des bagarres, coups de couteau, vols à l'arraché, pétard dans la bibliothèque, dégradations de l'espace public, bruits incessants, et même une balle perdue logée dans le montant de la vitrine… « En juillet 2020, rappellent les salariés, un homme est mort de ses blessures à l'entrée de la bibliothèque ». Un mois plus tard, après avoir obtenu la promesse de la Ville de bénéficier de mesures de protection, l'établissement devait rouvrir le mercredi 16 décembre… Mais il est resté portes closes : deux jours plus tôt, de mystérieux casseurs s'étaient acharnés à détruire les vitrines à grands coups de potelet métallique.

 

À nouveau, les bibliothécaires ont lancé un appel à l'aide en sollicitant mairie, préfecture de police et, cette fois, également le ministère de l'Intérieur. Message entendu : mercredi dernier, le dispositif de sécurité était bien en place, les usagers au rendez-vous, et le personnel rassuré. « On voit les gens revenir, entrer tranquillement désormais, sourit une bibliothécaire. Pour l'instant, nous n'ouvrons que 6 heures par semaine, les mercredis et samedis de 15 heures à 18 heures, mais si tout se passe bien, si nous nous continuons à être protégés, nous reprendrons nous reprendrons progressivement le rythme normal ».

 

Pourtant, rue de Fleury, personne n'est dupe. Le personnel de la bibliothèque, pas plus que les usagers ou les agents de sécurité, ne nourrit l'illusion que les trafiquants disparaîtront par magie. « Ils sont juste là, à deux mètres de nous, regardez ! lâche désabusée une mère de famille, indiquant du menton des groupes de jeunes aux aguets. Et nous ne sommes qu'à quelques dizaines de mètres du commissariat de la Goutte-d'Or. Dès que le champ est libre, les trafics reprennent… Le quartier s'est beaucoup dégradé ces deux dernières années ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

 

 

 

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 23:40

 

Une vingtaine d'élèves, d'enseignants et des personnels administratifs ont été testés positif au covid-19 ces quatre derniers jours. et si ce n'était pas suffisant, le secrétaire général du CRR est lui aussi mis en quarantaine

 

C’est le plus grand conservatoire de la capitale car il est à « rayonnement régional » selon son intitulé officiel, le CRR. Mais l’établissement situé rue de Madrid, dans le VIIIe arrondissement de Paris, est désormais fermé pour, au minimum, une semaine suite à la découverte de nombreux cas de covid-19. Des cas tellement nombreux que le site est désormais officiellement défini comme un « cluster », soit en bon français un foyer de contamination par les autorités sanitaires (voir ici).

 

En effet, selon nos informations, recueillies au sein de l’établissement, non seulement douze élèves ont été testés positif ce lundi mais ces cas se rajoutent  « à ceux déjà signalés juste avant le week-end, tant au niveau des élèves que du corps enseignants » selon une source interne du CRR soit une bonne vingtaine de cas recensés. Plus inquiétant encore, plusieurs agents du secteur administratif, à priori moins en contact direct avec les élève, sont également tombés malades dont rien moins que le plus important d'entre eux, son secrétaire général lequel est lui aussi mis en quarantaine !

 

Face à cette vague de corona, et le manque évident de forces vives, la Ville de Paris a donc été contrainte de fermer l’établissement pour une durée de sept jours au minimum. Selon la municipalité, ce foyer de contamination a bien été signalé à l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Ile-De-France, laquelle, parait-t-il, « suivrait le dossier ». Là aussi c’est bien le minimum. Dans le cas contraire, ce serait non seulement pas très fluctuât mais même carrément mergitur.

 

 

 

                                        Covid-19 : énorme cluster au CRR, établissement de la Ville de Paris

                                         - Pfff, et manquerait plus que ce soit le mutant anglais  !

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 13:21

 

Le personnel de la bibliothèque de la Goutte-d’Or (Paris XVIIIe) a décidé de faire jouer son droit de retrait, en raison de l’insécurité subie au quotidien. Il demande que des solutions pérennes soient trouvées

 

Le 17 novembre dernier, la bibliothèque de la Goutte d'Or a fermé ses portes. Pas en raison de la crise du Covid... Mais parce que le personnel a fait jouer son droit de retrait. Des agressions à répétition, un groupe d'une quarantaine de dealers à leurs portes, et un carreau cassé qui a mis le feu aux poudres. C'est en raison de cette « menace permanente », disent les salariés, qu'ils ont décidé de mettre en veilleuse le lieu de culture du quartier, qui poursuivait ses activités pendant le confinement avec un service de click and collect.

 

« Il y a des dizaines de dealers, peut-être quarante, qui nous guettent. C'est une horreur.Comment faire ? » relatent la vingtaine de salariés de la bibliothèque de la Goutte-d'Or. « Quotidiennement, nous sommes témoins d'actes de violence », écrivent-ils dans une lettre ouverte adressée à la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, et au maire (PS) du XVIIIe arrondissement, Eric Lejoindre. Bagarres, coups de couteau, vols à l'arraché, pétard dans la bibliothèque, dégradations de l'espace public (détritus disséminés tout autour du site), bruits incessants, jusqu'à cette balle perdue logée dans le montant de la vitrine...« En juillet 2020, rappellent les salariés, un homme est mort de ses blessures à l'entrée de la bibliothèque. Le 17 novembre, nous découvrons à notre arrivée sur notre lieu de travail que les vitres de la façade de notre bâtiment ont été fracassées pendant le week-end ».

 

En conséquence, annoncent les salariés, « il n'y aura pas de reprise du travail tant que des solutions pérennes et réelles ne seront pas mises en œuvre ». « Parce que nous nous sentons en perpétuelle insécurité physique et psychologique, parce que nous ne pouvons accueillir nos usagers dans ces conditions, parce que les voies hiérarchiques que nous avons scrupuleusement respectées jusqu'ici ont été inopérantes ». « On a vu l'environnement changer complètement, signale un riverain. Le quartier, qui était plutôt sympa il y a quelques années, est devenu pénible,dangereux, difficile à vivre ». « J'ai vu une cliente de la bibliothèque, mère de famille, se faire injurier, poursuit un autre. Elle sortait avec des livres, et des jeunes l'ont prise à partie. Elle a essayé de résister, mais c'est mort d'avance, avec eux ! »

 

Face à cette situation dramatique, la Ville se veut rassurante : en attendant la création effective de la police municipale, les services de sécurité sont bien présents, et les rondes de police nationale sont effectuées. « Moi, je pense que nous sommes dans un abandon total du quartier, souligne Rudolph Granier, conseiller LR de Paris et élu dans le XVIIIe arrondissement. C'est tout simplement un territoire abandonné de la République. La situation est très grave ». « On a vraiment franchi un cap, soutient un habitant du quartier. Non seulement on n'arrive plus à sortir de chez nous, tellement l'insécurité est présente à tous les instants, mais en plus, on ne peut même plus avoir accès aux biens culturels ».

 

La CGT, qui s'est emparée de la situation des bibliothécaires de la Goutte-d'Or réaffirme, de son côté, que « l'administration, via la Direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris, a été alertée à de multiples reprises de cette situation gravissime qui dure depuis des mois mais sans aucune réponse jusque-là ». « La balle est donc désormais dans le camp de l'équipe municipale ». La Ville, de son côté, affirme au contraire avoir renforcé les moyens dont elle a la compétence : présence accrue de médiateurs et d'agents de prévention, mais elle renvoie l’État à ses compétences, en matière de lutte contre le trafic de drogue notamment.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

Dealers, violences, dégradations, balles perdues... le ras-le-bol des agents d'une bibliothèque parisienne !
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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 15:36

 

Une situation tragique dénoncée, rien moins, que par Pierre Henry, le fondateur de France Terre d'Asile sur son compte Twitter

 

C'est une situation qui met la maire de Paris de Paris, Anne Hidalgo, dans un embarras certain. D'ailleurs, elle n'a toujours pas réagit, ce qui est plutôt inhabituel chez elle. Faut dire que le message envoyé est pour le moins explosif puisque des personnels municipaux ont décidé collectivement de cesser le travail pour dénoncer le climat d'insécurité dont ils sont victimes car situés « dans un endroit devenu le territoire exclusif des dealeurs ».

 

En effet, dans une lettre ouverte envoyée aux élus de la capitale, les agents de la bibliothèque Goutte d'Or (XVIIIIe) dénoncent le « quotidien de violence » dont ils sont les témoins avec « bagarres, coups de couteau, vols à l’arraché, balle perdue fichée dans le montant de la vitrine, pétard ayant atterri dans la bibliothèque » comme le décrit leur courrier qui a été relayé sur le site du syndicat CGT des affaires culturelles de la Ville de Paris (lire ici).

 

Si aucun élu parisien n'a pris position pour denoncer cette situation, en revanche plusieurs personnalités ont apporté leur soutien aux bibliothécaires de la Goutte d'Or à l’instar du fondateur de France Terre d'Asile, Pierre Henry qui sur son compte Twitter déclare que si « une bibliothèque ferme, c’est une part de nos libertés qui s’envole. Dans n’importe quel autre quartier, la situation supportée par les habitants ferait un scandale.Le sujet est difficile ? Oui,c’est bien pour cela qu’il faut le traiter ».

 

Autre réaction sur les réseaux sociaux, celle du collectif d’habitants, Action Barbes qui témoigne sa « solidarité avec les personnel de la bibliothèque de la Goutte d'Or, cette situation est intenable pour tous ». Le maire socialiste de l’arrondissement, Eric Lejoindre mis en copie de ces tweets devrait donc bientôt prendre position. Pour contester le droit de retrait des personnels de la bibliothèque Goutte d'Or ? Ce ne serait pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

En attendant l'établissement semble parti pour rester fermé plusieurs semaines. Voire sans doute davantage « si aucune solutions pérennes et réelles soient mises en œuvre » comme le réclament les agents.

 

 

 

 

 

                        Paris : des dealeurs font fermer une bibliothèque dans le quartier de la Goutte d'Or !

 

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