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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 16:44

 

Le Magazine Littéraire : le 7 août 2017

 

Chercheurs, associations, syndicats redoutent sa disparition pure et simple

 

En octobre 2016, la mairie de Paris a annoncé le transfert de la bibliothèque Marguerite-Durand dans la bibliothèque historique de la ville de Paris. Depuis, les syndicats s’y opposent et en particulier la CGT Culture de la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris, qui a lancé une alerte dans un article publié le 28 juillet dernier sur son site.

 

Créée en 1932 à partir du legs de Marguerite Durand, militante féministe et fondatrice du journal La Fronde, la bibliothèque, qui porte son nom, est sur le point d’être transférée sur décision de la Direction des affaires culturelles de la ville de Paris. Hébergée dans la médiathèque Jean-Pierre-Melville, elle occupe un espace qui devrait être remplacé par une zone « détente », selon Bibliobs. Les raisons : trop peu d’inscrits et des horaires d’ouverture au public trop restreints – alors même que le ministère de la culture entend favoriser l’accès aux bibliothèques et notamment par l’élargissement des horaires d’ouverture. 

 

Pour la CGT de la Direction des affaires culturelles, les bâtiments de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, situés dans le IVe arrondissement, seraient trop petits pour accueillir la totalité des ouvrages. Une grande partie du fonds se trouveraient alors dans un local, et les lecteurs qui voudraient les consulter devraient les commander pour les recevoir quelques jours plus tard. Le délai pour accéder à un ouvrage serait alors nettement augmenté pour une bibliothèque composée de milliers de livres, de documents et de photos sur l’histoire du féminisme et qui accueille des thésards, des sociologues, des historiens du monde entier. Les soutiens de la bibliothèque – chercheurs, associations, syndicats – redoutent sa disparition pure et simple.

 

Lire l'article du Magazine Littéraire

 

 

               

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 17:04

 

Livres-Hebdo : le 5 août 2017

 

Un article mis en ligne par la CGT Culture a réveillé les inquiétudes concernant le projet de déménagement du fond d'archives féministe de la bibliothèque Marguerite-Durand

 

A partir de juin 2018, le bâtiment qui réunit depuis 1989 la bibliothèque Marguerite-Durand et la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIe arrondissement de Paris (quartier Olympiades) fermera ses portes pour des travaux étalés sur l’année. La mairie compte aménager les locaux pour proposer un « espace détente » au sein de la médiathèque Melville. « Certains parlent même d’une cafétéria ! Un vrai projet de société », ironise l’article de blog de la CGT Culture, mis en ligne le 28 juillet.

 

L’annonce des travaux correspond au projet de déménagement de la bibliothèque Marguerite-Durand, dont l’impressionnant fonds de documentation féministe sera acheminé en partie à la Bibliothèque historique de la ville de Paris (dans le Marais). Le fonds constitué par Marguerite Durand, militante féministe et fondatrice du journal La Fronde, compte parmi les plus complets de France sur le sujet et rejoindra les fonds Marie-Louise Bouglé et George Sand à la BHVP dans le cadre d’un « projet scientifique et culturel sur ces trois fonds, géré par un ou une conservatrice dédié(e) sur le sujet », rapporte la ville de Paris interrogée par Livres Hebdo.

 

Cela fait près d’un an que la mairie travaille sur le projet de transfert de cette bibliothèque et de son fonds. L’idée remonte à l’année passée lorsque la proposition de création « d'une bibliothèque des femmes et du féminisme » est soumise au budget participatif de la ville de Paris. En réaction à un projet qu’elle juge « dangereux par son imprécision » l’association Archives du féminisme a publié en octobre dernier une tribune dans Libération où elle dénonce ce qui « pourrait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand ».

 

Les craintes liées au transfert anticipent une détérioration des conditions d’accès aux documents. Pour la CGT Culture, la BHVP n’aurait pas les capacités d’accueillir l’ensemble des archives. La ville de Paris ne s'en cache pas puisqu'elle nous confirme qu’une partie du fonds Durand – dont la proportion reste encore à définir – sera conservée dans le lieu de stockage et de conservation commun aux bibliothèques de la ville de Paris situé dans la Plaine Saint-Denis. Cela rendrait leur consultation plus contraignante avec des demandes à faire « au moins deux jours à l’avance », alors que « dans le quartier de Tolbiac, elles étaient à la disposition permanente des usagers » rappelle la CGT Culture. Le manque d’espace toucherait également le personnel dont les bureaux seraient dans « les anciens appartements de l’ancien conservateur ». « Enfin ce qu’il en reste  ! », toujours selon le syndicat.

 

Interrogée par Livres Hebdo, la ville de Paris s’explique : « Le but n’est pas du tout de nuire a la bibliothèque, ni de la fermer. C’est un patrimoine dont la ville est fière et qui a beaucoup de valeur aux yeux de la maire et de la Direction des Affaires culturelles (DAC) ». Concernant le soupçon de mainmise du budget et la perte d’autonomie de la bibliothèque Marguerite-Durand par la BHVP, la porte-parole de la ville répond : « La bibliothèque n’est pas autonome contrairement à ce que tout le monde peut penser. Elle dépend en partie du responsable des bibliothèques de la DAC. Il n’y a pas de tutelle spécifique, car les trois fonds fonctionnent sur une cohérence de fonds patrimonial ». La mairie assure que la bibliothèque conservera son budget, ainsi que son personnel qui viendra « compléter l’équipe actuelle de la BHVP » La ville s'est aussi engagée à étendre les horaires de consultation des collections à 48 heures hebdomadaires au lieu de vingt dans les anciens locaux.

 

Reste que la plupart des détails sont encore flous car « il y aura un travail collectif à la rentrée, assure la mairie. Le début des travaux commencent en juin 2018, justement pour laisser le temps à toutes les parties prenantes de discuter et optimiser au mieux les questions comme le stockage et les conditions de travail des employés ».

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Paris : polémique autour de la bibliothèque Marguerite-Durand
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 15:52

 

Libération : le 3 août 2017

 

A Paris, le projet de déménagement la bibliothèque Marguerite-Durand inquiète des universitaires et des organisations syndicales. Selon ses détracteurs, le lieu risque d'être trop petit et la structure pourrait manquer d'autonomie. Mais la mairie se veut rassurante

 

« Vous n’avez pas le choix » C’est dans ces mots que l’administration de la Direction des affaires culturelles de la capitale a informé à la mi-juillet le personnel de la bibliothèque Marguerite-Durand, réuni en petit comité, du déménagement de ses collections à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. A la mairie, cela faisait plus d’un an que le projet était dans les tuyaux, sans que le personnel n’ait jamais vraiment été consulté. A croire que l’on fait peu de cas du sort de cette bibliothèque, créée en 1932 à partir du legs de Marguerite Durand, militante féministe et première patronne de presse et fondatrice du journal la Fronde.

 

Trop peu d’inscrits, pas assez valorisée, horaires d’ouverture au public restreints… les arguments avancés par la mairie pour justifier son choix de déplacer la plus complète collection de documentation féministe de France n’ont pas convaincu, et surtout pas la CGT de la Direction des affaires culturelles. Dans un post de blog, elle a immédiatement dénoncé une décision considérée comme méprisante à l’égard des conditions de travail du personnel, mais aussi, plus symboliquement, envers la cause féministe.

 

Selon le syndicat, si la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, située en plein Marais (IVarrondissement), est plus centrale, le lieu risque d’être bien trop petit pour accueillir les collections de la bibliothèque Marguerite-Durand (se trouvant actuellement au 79, rue Nationale, dans le XIIIe). La CGT craint qu’une partie des archives se retrouve entreposée ailleurs, ce qui rendrait moins rapide l’accès aux collections. Si tel était le cas, elle estime qu’il faudrait compter entre vingt-quatre à quarante-huit heures, peut-être plus, entre la commande d’un livre et sa réception dans la salle de lecture de la BHVP, contre une dizaine de minutes aujourd’hui, le magasin actuel étant situé au sous-sol de la bibliothèque Durand. A la mairie, on précise que «les conditions du déménagement (espaces, surfaces de stockage, etc.) sont en cours d’étude ».

 

 

 

 

Autre argument : la BHVP se révélerait peu adaptée. Il faudrait créer (pour les bibliothécaires) des bureaux dans de vieux appartements de l’ancien conservateur, qui risquent d’être exigus. Sans compter qu’ainsi intégrées à une autre grande collection, celle de la BHVP, les archives de la bibliothèque Marguerite-Durand risquent d’être noyées. Un ensemble de raisons qui pourraient décourager les dons de documents, par manque de valorisation et par effacement de sa spécificité. Par le passé, la bibliothèque Marguerite-Durand a déjà été contrainte de refuser des dons faute de place dans son magasin, d’où la création, il y a plus d’une quinzaine d’années, d’une nouvelle antenne à la bibliothèque universitaire d’Angers par l’association Archives du féminisme.

 

L’autre souci, toujours selon la CGT, c’est qu’une fois intégrée à la BHVP, la bibliothèque Marguerite-Durand ne serait plus à proprement parler autonome. Si elle partage déjà le même bâtiment que la médiathèque Melville (XIIIe arrondissement) depuis 1989, elle dispose de son nom sur la façade de l’édifice, et surtout, de fonds propres. Interrogée par Libération sur cette question, la mairie répond que « la bibliothèque Marguerite-Durand conserve son budget actuel, donc [il n’y aura] aucune réduction budgétaire». Mais pour Bertrand Pieri, de la CGT, « si, selon la ville, " les objectifs mis en avant sont de rassembler le fonds de Marguerite-Durand avec le fonds Marie-Louise-Bouglé " [un important fonds féministe déjà présent à la BHVP, ndlr], cela signifie que ledit budget sera forcément sous l’autorité de la BHVP à moyen terme ». Dans cette affaire, la question de l’autonomie est effectivement centrale : qui dit budget dédié, dit maîtrise de la politique documentaire et des collections et des acquisitions. Mais dit aussi reconnaissance de l’importance du patrimoine féministe et de la place cruciale de la recherche sur les questions féministes et de genre, dont les conclusions peuvent guider les politiques publiques et aboutir à des applications concrètes.

 

La bibliothèque Marguerite-Durand est un « trésor », estime l’historienne spécialisée dans l’histoire des femmes et présidente-fondatrice de l’association Archives du féminisme Christine Bard. Car elle rassemble des dizaines de milliers de documents qui retracent l’histoire du féminisme depuis ses débuts en France, « mais aussi l’histoire des femmes ». Parmi eux, des livres universitaires qui témoignent des enjeux et combats féministes des deux derniers siècles, des photos de femmes, des caricatures. Des manuscrits, aussi, dont celui des Histoires de ma vie de l’enseignante et illustre communarde Louise Michel. Ou encore des dossiers de presse, sortes de mémoires de l’époque, comme par exemple celle, pas si lointaine, du combat des femmes pour l’obtention du droit de vote. Bref, une mine pour les chercheurs, d’où leur ressentiment lorsqu’ils ont entendu parler de l’hypothèse du déménagement de la bibliothèque.

 

L’idée d’un transfert est apparue publiquement pour la première fois en octobre 2016 dans le cadre du « budget participatif » de la mairie de Paris, avec la mise au vote des Parisiens d’un projet de « nouvelle bibliothèque » dédiée à l’histoire des femmes, qui faisait suite à la proposition d’un citoyen sur la plateforme participative. Dans une tribune publiée dans Libération, des universitaires avaient alors émis des premières craintes pour un projet qui, sur le papier, pouvait emporter leur adhésion, « mais par son imprécision » se révélait « au contraire un projet dangereux », signant ni plus ni moins que l’arrêt de mort de l’actuelle bibliothèque. En outre, ils s’offusquaient qu’un tel projet soit simplement soumis au vote des citoyens, là où il aurait fallu un dialogue avec les principaux concernés et une vraie volonté politique. Selon la CGT, soumettre ce projet au vote populaire aurait surtout servi de caution à la mairie pour faire accepter sa décision de déménager l’actuelle bibliothèque.

 

                     

 

 

Quoi qu’il en soit, la tribune n’a abouti à rien, pas plus que les demandes de rencontre à la mairie de Paris, ni la pétition lancée en ligne dans la foulée avec ses 1 800 signatures, ou les tentatives de discussions engagées par le groupe communiste–Front de gauche au Conseil de Paris, lequel a adopté en novembre un projet de déménagement pour un lieu « plus grand et plus fonctionnel », bien loin de ce qui semble se profiler. Une idée avait circulé à la fin de l’année, de créer une Maison des femmes à Paris, comme cela se fait dans d’autres grandes villes, où pourrait se loger une bibliothèque féministe. On ne sait pas à l’heure actuelle si la mairie étudie ou non cette option. Interrogée sur ce point par Libération, elle n’a pas répondu.

 

En revanche, elle s’est voulue rassurante quant à l’intérêt que pourrait susciter pour le public le transfert à la BHVP. La bibliothèque sera ouverte « quarante-huit heures par semaine », contre vingt actuellement, assure-t-elle. La municipalité mise également sur la complémentarité des collections de la BHVP et celles de Marguerite-Durand : « Cette réunion de fonds [d’archives, ndlr] dans un même bâtiment permettrait de former une véritable bibliothèque consacrée à l’histoire des femmes et du féminisme ».

 

Le débat sur le devenir de Marguerite-Durand dépasse la sphère universitaire. La bibliothèque est également un lieu de découverte, fréquenté par de simples curieux ou de fervents passionnés, que l’allongement des délais pour obtenir des documents (du fait d’un éventuel stockage ailleurs) risque de décourager. Régulièrement, la bibliothèque prête ses documents pour les besoins d’un film ou d’une exposition, même à l’étranger. L’image féministe de la ville de Paris écornée ?

 

Plus symboliquement, cette affaire pourrait écorner l’image féministe de la ville de Paris. Selon Christine Bard, il s’agit d’une décision « qui va à contre-courant des ambitions de la ville de Paris, qui par ailleurs lance des actions pour dénoncer les inégalités hommes-femmes. Si l’on n’est pas capable à Paris d’avoir un lieu autonome pour la recherche sur les questions féministes, qu’est-ce que ça veut dire ? » ; L’historienne balaye aussi l’argument avancé par Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie de Paris chargé de la Culture, selon lequel la fréquentation serait trop basse à cause de son manque de visibilité : « C’est de la mauvaise foi. Par définition, il y a moins de lecteurs dans une bibliothèque de recherche. Et depuis plus de vingt ans, avec Internet, de plus en plus d’archives sont numérisées. La baisse de fréquentation, ce n’est pas un critère, c’est un fait qui touche toutes les bibliothèques ».

 

Christine Bard se dit prête à créer un comité de défense de la bibliothèque Marguerite-Durand, ouvert à tou-te-s : « La seule chose qui pourrait impressionner la mairie, c’est la mauvaise image que ça lui donne ». En attendant, en juin 2018, le bâtiment entier de la médiathèque Melville, bibliothèque Marguerite-Durand comprise, doit être fermé pour travaux pour une durée d’au moins un an. Pendant ce temps, les archives de la bibliothèque Durand seront transférées dans des entrepôts en proche banlieue.

 

Lire l'article de Libération

 

 

Féminisme : pourquoi le transfert de la bibliothèque Durand inquiète les syndicats
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 11:45

 

ActuaLitté : le 2 août 2017

 

La bibliothèque Marguerite Durand (XIIIe), qui abrite les archives des luttes féministes depuis 1932, doit déménager pour rejoindre la Bibliothèque Historique de la ville de Paris. Mais des historiennes, archivistes ou spécialistes dénoncent un projet qui ne mettra pas en valeur ces archives

 

La médiathèque Jean-Pierre Melville, qui abrite la bibliothèque Marguerite Durand, sera réhabilitée à l'occasion de l'extension de ses horaires d'ouverture : un « espace détente » sera ajouté à l'établissement, indique le syndicat CGT sur son blog, au détriment des archives de l'histoire du féminisme conservées entre ses murs. Le fonds devrait rejoindre la Bibliothèque Historique de la ville de Paris, d'après le projet de la ville de Paris.

 

Sauf que le projet présenté par l'administration parisienne est loin de convaincre : la CGT dénonce d'abord le simple « deux pièces-cuisine » proposé aux sept personnes de la bibliothèque Marguerite Durand. Mais le sort réservé aux archives n'est pas plus enviable, d'après la CGT : ces dernières se retrouveraient dans un entrepôt, avec l'obligation, pour les chercheurs, de déposer une demande de consultation « au moins deux jours à l’avance », contrairement à une mise à disposition immédiate au sein de la médiathèque Melville, rappelle l'organisation syndicale.

 

Du côté des historiens, archivistes et spécialistes du féminisme, le jugement porté sur le projet de la mairie de Paris est tout aussi sévère : l'Association Archives du Féminisme avait déjà publié une pétition sur le site Change.org, « Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris », dénonçant déjà, fin 2016, un premier projet de déménagement des archives par la ville de Paris.

 

Face à cette nouvelle tentative de l'administration, l'association revient à la charge : « Le fonctionnement de la bibliothèque changera complètement. On voit bien que la Mairie de Paris va nous dire : “Mais non, vous ne comprenez pas, la bibliothèque ne va pas fermer.” Mais on est face à énormément de mauvaise foi et à un déni de l’impact négatif du projet », assure Christine Bard, présidente de l'association des archives du féminisme, historienne et professeure à l'université d'Angers auprès de BuzzFeed News.

 

« Paris maltraite cette bibliothèque depuis des années sans réaliser que c’est un trésor et qu’il faut le protéger et lui donner des moyens. C'est un lieu de recherche absolument essentiel, avec des fonds magnifiques » explique encore Christine Bard en soulignant que les économies de fonctionnement réalisées avec le déménagement seront dérisoires. L'association Archives du féminisme promet des actions pour lutter contre le déménagement, et, au contraire, susciter le dialogue autour d'une valorisation de ces archives.

 

Interrogée par BuzzFeed News, l'administration parisienne explique que « [l]es conditions de déménagement sont en train d'être travaillées. On est en train de diagnostiquer les collections et ce travail se poursuivra avec l’équipe de la BMD à la rentrée pour étudier les meilleures conditions de leur déménagement. Mais la bibliothèque continuera de s’appeler “Marguerite Durand” et restera une unité à part entière. »

 

L'objectif serait de réunir les archives avec le fonds Marie-Louise Bouglé, qui porte lui aussi sur les luttes des femmes, et d'améliorer l'accès à l'ensemble des ressources, notamment grâce à une amplitude horaire plus importante, un ou une spécialiste dédié.e et un budget spécifique.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

Bibliothèque Marguerite Durand : les archives féministes de la Ville de Paris en danger 
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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 17:12

 

BuzzFeed News : le 1er août 2017

 

« Paris maltraite sa bibliothèque féministe depuis des années sans réaliser que c’est un trésor » affirme ainsi l'historienne Christine Bard qui, comme d'autres, interpelle Anne Hidalgo

 

« La Mairie de Paris veut vraiment faire la peau à la bibliothèque Marguerite Durand ». C'est ainsi que commence le post de blog du Syndicat CGT Culture de la direction des affaires culturelles de la ville de Paris, publié le 28 juillet. Selon ce texte, la Mairie de Paris veut transférer la bibliothèque féministe dans un lieu « totalement inadéquat ». Et ce projet provoque pas mal de remous.

 

La bibliothèque Marguerite Durand (BMD), c'est la bibliothèque de la ville de Paris spécialisée sur les femmes et le féminisme. On y trouve une très riche collection de livres, mais aussi des archives, des photos, des cartes postales, des lettres, des dossiers thématiques... Ce qui fait d'elle un lieu précieux pour toutes les personnes (et notamment les chercheurs) travaillant sur l'histoire des femmes. En 2010, l’exposition « Photo, femmes, féminisme » a présenté une petite partie du fond photographique de la bibliothèque. La BMD a été fondée en 1932, quand la journaliste et féministe militante Marguerite Durand, la fondatrice du journal La Fronde, a donné ses archives à la ville de Paris. Hébergée dans un premier temps dans la mairie du Ve arrondissement, la bibliothèque a déménagé en 1989 dans un bâtiment également occupé par la médiathèque Jean-Pierre Melville, dans le XIIIe arrondissement.

 

Or ce bâtiment doit fermer en juin 2018, pour une période de travaux. Il réouvrira dix huit mois plus tard... sans la bibliothèque Marguerite Durand. « La direction des affaires culturelles de la ville de Paris (DAC, ndlr) a annoncé à l'équipe de Marguerite Durand qu’ils devaient partir des lieux actuels », détaille à BuzzFeed News la CGT des bibliothèques parisiennes. Selon le syndicat, la ville de Paris aurait proposé aux agents d'intégrer la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP), située dans le Marais, et donc plus centrale. Sauf que... le lieu manque déjà d'espace.

 

Les bureaux des bibliothécaires seraient aménagés dans les vieux appartements de l’ancien conservateur de la BHVP. « Pour sept personnes, faudra se serrer », tacle la CGT. Surtout, l'essentiel du fond de la bibliothèque Marguerite Durand ne pourrait être conservé sur place. Selon le texte des représentants des personnels : « La bibliothèque historique n’a pas de place dans ses réserves: elle a même de ce fait mis pas mal de documents à la benne ces dernières années. Les archives du féminisme iraient donc dans un entrepôt. À condition d’en trouver un. Et pour les chercheurs et universitaires obstinés qui voudraient quand même les consulter, il faudrait en faire la demande au moins deux jours à l’avance...» Le syndicat craint que la BMD, en plus de son espace, perde son identité. « Le projet fait que, à terme, le fond de la BMD va mourir de sa belle mort, en étant absorbé. Cela va faire que les gens ne viendront plus ». D'ailleurs sur Twitter, plusieurs personnes ( dont des chercheuses et des élues) ont apporté leur soutien à la BMD ou ont interpellé Anne Hidalgo, la maire de la capitale.

 

Paris : le sort de la bibliothèque Marguerite Durand inquiète les féministes

 

Contactée par BuzzFeed News, la Ville de Paris confirme le déménagement de la BMD à la BHVP en juin 2018, mais reste assez flou sur les détails. « Les conditions de déménagement sont en train d'être travaillées, explique-t-on. On est en train de diagnostiquer les collections et ce travail se poursuivra avec l’équipe de la BMD à la rentrée pour étudier les meilleures conditions de leur déménagement. Mais la bibliothèque continuera de s’appeler "Marguerite Durand" et restera une unité à part entière ». Les objectifs mis en avant sont de rassembler le fond de la BMD avec le fond Marie-Louise Bouglé, sur la même thématique et déjà situé à la BHVP, ainsi que de garantir un accès au public sur une tranche horaire plus importante (40h pour la BHVP contre 20 actuellement pour la BMD).

 

La mairie précise également qu'une équipe « constituée d’au moins un-e spécialiste de l’histoire des femmes et du féminisme et un budget spécifique continueront à être dédiés spécifiquement à la bibliothèque Marguerite Durand ». Sollicité par BuzzFeed News, Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture, n'a pas fait suite à notre demande d'interview mais nous a transmis cette réponse via le service presse : « Cette bibliothèque est pour nous indispensable et il n'est pas question de la fermer. Si son déménagement est en effet envisagé, c'est pour rendre plus accessible et pour mieux valoriser ses formidables ressources ».

 

L'historienne du féminisme Christine Bard, présidente de l'association des archives du féminisme, fait partie des personnes qui ont tweeté en soutien de la BMD. « Le fonctionnement de la bibliothèque changera complètement, estime-t-elle. On voit bien que la Mairie de Paris va nous dire: " Mais non, vous ne comprenez pas, la bibliothèque ne va pas fermer ". Mais on est face à énormément de mauvaise foi et à un déni de l’impact négatif du projet ». Mais la professeure à l'université d'Angers ne décolère pas :« On n'est pas contre un déménagement en soi, mais là il n’y aura pas de place pour les lectrices et lecteurs, il n’y aura pas de place pour le personnel et il n’y aura pas de place pour les collections. On se demande vraiment pourquoi la mairie le fait. Pour économiser quoi ? C'est grotesque, ce sont des sommes ridicules par rapport au budget de la ville de Paris. Paris maltraite cette bibliothèque depuis des années sans réaliser que c’est un trésor et qu’il faut le protéger et lui donner des moyens. C'est un lieu de recherche absolument essentiel, avec des fonds magnifiques ».

 

Si, en 2000, l'universitaire a créé l'association des archives du féminisme et le Centre des archives du féminisme à l'université d'Angers, c'est justement parce que la BMD était saturée, faute d'espace. « Grâce à ce dispositif à Angers, on a pu sauver de gros fonds d’archives que la BMD ne pouvait pas prendre, mais c’est une roue de secours. On a toujours considéré que la BMD était la bibliothèque historique ». Il y a dix mois, un autre projet de déménagement de la BMD avait déjà provoqué de nombreuses inquiétudes. L'association des archives du féminisme avait publié une tribune sur le site de Libération, intitulée « Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris », et lancé une pétition sur Change.org.

 

Lire l'article de BuzzFeed News

 

 

Paris : le sort de la bibliothèque Marguerite Durand inquiète les féministes
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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 10:50

 

Quand André Malraux s’acoquine avec Ossip Zadkine, faut pas rater ça !

La bibliothèque André Malraux (VIe) vous propose cet été une activité culturelle dans un cadre exceptionnel : les jardins du musée Zadkine lovés entre celui du Luxembourg et de l'Observatoire.  A l’endroit même où le peintre et sculpteur russe vécut et travailla pendant prés de quarante ans puisque outre le jardin, les curieux peuvent aussi admirer l'atelier et la grande maison de l'artiste. Et tellement à l'écart, que bien que situés au cœur de Paris, l’on ne perçoit même plus les bruits de la capitale. C’est donc dans ce cadre bucolique, et plutôt méconnu des parisiens, que les bibliothécaires proposent aux enfants (et même aux plus grands) une rencontre mêlant lecture, sculpture…. et nature !

Une activité culturelle d’autant plus exceptionnelle qu’elle est éphémère, avec encore seulement deux rendez-vous de programmés, les mardi 25 juillet et 1er août à partir de 14 heures, mais en plus totalement gratuite. Bref, comme dirait l’autre « faut pas rater ça ! ». Pour plus de détails voir ici.

Paris : des bibliothécaires proposent une rencontre mêlant lecture, sculpture…. et nature !

         La bibliothèque Malraux propose une activité éphémère dans un cadre exceptionnel

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 16:51

 

Livres-Hebdo : le 8 avril 2017

 

Les personnels de l’établissement parisien, qui doit servir de bureau de vote pour les élections présidentielle et législatives, s’opposent au maintien de l’ouverture au public pendant les quatre dimanches concernés

 

La médiathèque Marguerite-Duras, à Paris (XXe), qui fait partie des établissements pratiquant l’ouverture dominicale, pourrait restée portes closes pendant les quatre dimanches des élections présidentielle et législatives. La mairie a prévu d’utiliser la bibliothèque comme bureau de vote, en remplacement de l’école utilisée habituellement, fermée pour travaux, tout en la laissant ouverte au public pendant les dimanches concernés. Les personnels, opposés à cette décision, demandent que la bibliothèque soit fermée au public pendant les jours d’élection.

 

Dans un communiqué publié sur son blog, le syndicat CGT Culture de la fait valoir que l'obligation de neutralité du bureau de vote prévue par le code électoral ne pourra pas être garantie si l’établissement reste ouvert aux usagers. «La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique », précise le communiqué. L’autre argument avancé est la question de la jauge maximale à respecter dans le bâtiment, fixée à 662 personnes simultanément, selon les personnels (lire ici).

 

Vendredi 7 avril en fin d’après-midi, la mairie n’avait pas encore pris sa décision. « Nous examinons actuellement les statistiques de fréquentation des dimanches ainsi que les taux de participation dans ce secteur lors des élections régionales de 2015 où la médiathèque avait déjà servi de bureau de vote, ainsi que lors de l'élection présidentielle de 2012, précise Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris, joint par Livres Hebdo. Notre souhait est de préserver deux services d’intérêt général, tout en assurant bien sûr les conditions de sécurité des publics et des personnels. S’il s’avère que cette sécurité ne pouvait être assurée, nous ne prendrons pas de risque. La bibliothèque sera fermée. Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la directrice de la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question ».

 

Si la mairie n’opte pas pour la fermeture de la bibliothèque aux usagers les jours concernés, les salariés prévoient de déposer, lundi 10 avril, un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

La médiathèque Marguerite-Duras ne veut pas servir de bureau de vote
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:50

 

Car niveau démagogie, il s'est fait tailler un costard par un autre candidat

 

« Quel est votre programme pour les bibliothèques ? ». C’est la question que le site Archimag a posé aux candidats à l’élection présidentielle. Preuve du désintérêt que représente la lecture publique dans notre pays, seulement cinq d’entre eux, sur les onze déclarés, ont envoyé une réponse truffée de banalités. Pour les autres, Archimag a été obligé d’aller consulter leur programme « pour en extraire les passages les plus significatifs ». Ce qui a permis de relever que certains disent vraiment n’importe quoi.

 

C’est le cas notamment d’Emmanuel Macron (En Marche) et François Fillon (Les Républicains) qui justement avaient refusé de répondre aux sollicitations d’Archimag. On comprend pourquoi. Commençons par Emmanuel comme un soleil, celui qui fait marcher à ses côtés Alain Madelin et Bertrand Delanöe. Il n’a qu’un credo en matière culturelle : « ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche » ! Évidemment, Macron balance ce truc (pas très nouveau d’ailleurs, car récurrent depuis vingt ans) visiblement pour flatter une population étudiante réduite uniquement à une cibles électorale.

 

Pour appuyer sa démonstration, le candidat d’En Marche est prêt à dire n’importe quoi puisqu’il affirme « qu’à Paris, sur 56 bibliothèques municipales, seulement trois sont ouvertes jusqu’à 22 heures ou le dimanche ». Bon, il faut juste savoir que dans la Capitale elles sont au moins six à ouvrir le dimanche et que les trois autres qui faisaient nocturne y ont depuis renoncé faute de fréquentation. Une erreur de chiffrage de un à trois pas très fluctuat pour un énarque. Et même carrément mergitur

 

Mais si l’ancien ministre de l’économie veut ouvrir à tout va, dans son esprit cela ne peut qu’être au rabais. Peut être même….en fermant des bibliothèques puisque le programme de l’ex banquier consistera à continuer de tailler dans les budgets de l’État (et des communes via les dotations) pour tenir la promesse faite à ses amis « de réduire le déficit public » avec l’objectif de soixante milliard d’euros d’économie sur le quinquennat (lire ici).

 

Il n’y aurait alors qu’une seule solution pour Macron pour arriver à satisfaire les tenants des dérégulations des rythmes de travail des bibliothécaires : piquer le programme …de François Fillon ! En effet, toujours dans Archimag, celui qu’on n’imaginait pas être mis en examen propose lui d’élargir les heures d’ouverture des bibliothèques « en développant le bénévolat et en mettant à contribution les jeunes ayant opté pour un service civique culturel ». Pas moins ! De quoi illustrer le mépris qu’ont les politiques à l’égard des professionnels de la lecture publique. En tout cas, question démagogie sur les extensions d’ouverture, Macron s’est fait tailler un costard. Par un spécialiste du genre il est vrai !

 

 

                       Macron se prend une veste sur les ouvertures des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Comme je l'ai dit un jour à un pauvre hère, la meilleur façon de se payer un costard c'est de travailler !

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 10:45

 

ActuaLitté : le 30 mars 2017

 

Depuis plusieurs semaines, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras (XXe), s'oppose de manière frontale à la décision d'y installer un bureau de vote lors des scrutins présidentiels et législatifs à venir. Les personnels dénoncent une organisation problématique pour la bonne tenue des scrutins et la sécurité des citoyens

 

L'équipe de la médiathèque Marguerite Duras ne lâche pas l'affaire : après un premier courrier envoyé à la Direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris et une réunion le 7 mars dernier, les personnels ont signé une nouvelle missive pour la Direction des Affaires culturelles de Paris. Ils menacent à nouveau de faire valoir leur droit de grève, les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin, dates des différents scrutins. Pour rappel, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras s'oppose à l'organisation des scrutins dans l'enceinte de la bibliothèque pour des raisons de sécurité et de bon déroulement des votes. « [L]es lieux de vote en France sont habituellement fermés au public » remarquaient ainsi les bibliothécaires, reprochant à la mairie de l'arrondissement de négliger sécurité et confidentialité lors des scrutins.

 

La mairie de Paris avait apporté des éléments de réponse : pour commencer, « ce ne sont pas les personnels de l'établissement qui tiennent le bureau de vote », et les élections régionales de 2015, organisées dans l'établissement, n'avaient pas posé problème notait l'administration parisienne. Par ailleurs, Paris annonçait des « effectifs de la sécurité [...] doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles. Sur les quatre dimanches concernés, un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture sera présent en renfort », ajoutait la Mairie.

 

Les arguments et mesures de la Mairie de Paris n'ont visiblement pas rassuré les personnels, qui s'expriment de nouveau contre cette tenue des scrutins dans la médiathèque : « [I]l s’agit cette fois d’élections plus importantes en termes de participation, mais aussi de tensions, et l’accueil d’un bureau de vote (situé dans un espace d’exposition jouxtant les collections, donc au sein même de la médiathèque) a été imposé à la médiathèque sans concertation, transformant l’exception en norme, sans considération pour les troubles occasionnés », notent d'abord les personnels. Plus loin, l'équipe note aussi que la présence des électeurs et des usagers habituels de la bibliothèque sera problématique lorsqu'ils devront cohabiter, l'après-midi : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement ».

 

Sollicitée par ActuaLitté, la Mairie de Paris explique que le bureau de vote sera tenu par le président du bureau, assisté par des assesseurs, ainsi que des agents volontaires de la ville et des citoyens volontaires : autrement dit, de quoi diriger et renseigner les personnes. Quant à l'ouverture de l'établissement le matin, alors qu'il est habituellement fermé sur ces horaires, elle sera assurée par un agent de la ville, plus précisément de la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires. Selon nos informations, des représentants du personnel ont demandé à la Direction des Affaires culturelles de leur communiquer des chiffres de fréquentation précis de l'établissement le dimanche et pour de tels scrutins. La DAC aurait en effet assuré que la jauge maximale de l'établissement en matière de fréquentation ne serait pas dépassé par l'organisation des scrutins (lire ici).

 

Les personnels de Marguerite Duras soulignent enfin une contradiction entre la neutralité imposée aux bureaux de vote par le Conseil constitutionnel, et les lieux de débats que sont les bibliothèques et médiathèques : « Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien », écrivent-ils. En conclusion, « l’équipe demande la fermeture administrative de l’établissement avec la possibilité de travailler en interne les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin ». Dans le cas contraire, une grève se profile...

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

   La mairie de Paris promet du renfort pour tenir le bureau de vote à la médiathèque Duras

Paris XXe : la médiathèque Marguerite Duras vote « Non » aux élections
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Published by Social Nec Mergitur - dans Culture nec mergitur Revue de presse
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:11

 

Le candidat insoumis avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que ces défenseurs de la lecture publique attendaient sa présence

 

C'était pourtant une occasion rêvée. De nombreux bibliothécaires venus de plusieurs communes de France (Grenoble, Amiens, Clamart, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Paris...) s'étaient donnés rendez-vous le vendredi 24 mars au Salon du Livre de Paris pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. Des bibliothécaires qui dénoncent les fermetures d'établissement ou les restrictions budgétaires qui ont cours ces dernières années dans de nombreuses municipalités souvent sous couvert de politiques d'austérité consécutives aux baisses de dotation de l’État.

 

« Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » pouvait-ton d'ailleurs lire dans le manifeste de ces bibliothécaires publié sur leur page Facebook. De quoi en principe attirer l'attention de nombreux politiques en cette période électorale.

 

Justement, hasard du calendrier, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle sous l’étiquette de la France Insoumise et ardent partisan d'une ligne anti-austérité était lui aussi ce même vendredi 24 mars en visite au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L'occasion pour lui d'aller à le rencontre des « bibliothécaires en lutte » et de leur apporter un soutien sans faille ?

 

En fait, pas vraiment. Car il y avait un os dans cette bataille des défenseurs de la lecture publique. En effet, les initiateurs de cette manifestation sont les bibliothécaires de Grenoble, lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres qui ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements (lire ici). Seulement problème, l'équipe municipale qui applique ce programme de « casse du service public » a été élue sur une liste Gauche Alternative et « anti-austérité » qui comprenait notamment ….. le Parti de Gauche ! Oui, celui là même qui a été fondé par Jean-Luc Mélenchon. ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Si bien que le candidat insoumis qui avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que les bibliothécaires en lutte de France et de Navarre attendaient sa présence (et son soutien), s'est bien gardé d'aller à leur rencontre et aura ainsi évité soigneusement les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre. Pas même par hologramme. D'après plusieurs sources, il ne voulait pas être contraint de devoir expliquer la politique d'austérité menée pas ses amis à Grenoble. Heureusement ce jour là, il avait trouvé un plan B. Comme battre en retraite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Au Salon du Livre, Jean-Luc Mélenchon sera resté insoumis avec les bibliothécaires en lutte

Pourquoi Mélenchon a-t-il soigneusement évité les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre

- T'inquiètes Jean-Luc nous on est des vrais soumis et on va pas t'emmerder sur la politique de tes amis à Grenoble

- Bon quand même vous me prévenez si vous voyez arriver ces "bibliothécaires en lutte" que je puisse me carapater !

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