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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 16:29

 

ActuaLitté : le 20 septembre 2017

 

Et le silence d'Anne Hidalgo sur le sujet commence à passablement inquiéter.

 

L'annonce du déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand, appelée à rejoindre les locaux de la Bibliothèque Historique de la ville de Paris, a suscité une vive émotion : selon les personnels, ce déplacement des archives du féminisme réduira les possibilités d'accès au fonds, alors que celui-ci gagnerait, au contraire, à être mis en valeur. Et le silence d'Anne Hidalgo sur le sujet commence à passablement inquiéter.

 

« Paris maltraite cette bibliothèque depuis des années sans réaliser que c’est un trésor et qu’il faut le protéger et lui donner des moyens. C'est un lieu de recherche absolument essentiel, avec des fonds magnifiques », expliquait il y a quelques semaines Christine Bard, présidente de l'association des archives du féminisme, historienne et professeure à l'université d'Angers, qui a participé au lancement du collectif Sauvons la BMD.

 

Les soutiens se sont manifestés, et non des moindres : Simone Blanc, directrice de la bibliothèque Marguerite Durand de 1983 à 1989, a notamment rappelé que le déménagement au sein de la bibliothèque Jean-Pierre Melville constituait déjà, selon elle, un recul dans l'accès aux collections de la bibliothèque Marguerite Durand.  « Effectivement, la bibliothèque Marguerite Durand est en danger si elle perd son autonomie, si le personnel est fondu dans celui de la BHVP, si les budgets sont noyés dans ce grand établissement et surtout si ses collections sont conservées dans un magasin extérieur, ce qui sera préjudiciable aux chercheurs », explique encore Simone Blanc.

 

Au rayon des actions mises en place par le collectif, on retrouve en premier lieu une pétition, adressée à la mairie de Paris, « Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand ! », qui rassemble à l'heure de publication de cet article un peu plus de 3500 signatures. Une manifestation d'associations féministes est également prévue, apprend-on. Signalons également le courrier envoyé à Anne Hidalgo par Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret, qui recommande à la maire d'envisager d'autres solutions que le déménagement de la bibliothèque, notamment la création d'une Maison des femmes pour accueillir le fonds sur l'histoire du féminisme.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

                     Bibliothèque des Femmes: le silence d'Anne Hidalgo commence à inquiéter

Paris : les soutiens de la bibliothèque des femmes s'organisent
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 15:33

 

Konbini : le 15 septembre 2017

 

Des associations féministes, des universitaires et des syndicats lancent un collectif pour « sauver la bibliothèque des femmes », la bibliothèque Marguerite-Durand que la Mairie de Paris veut délocaliser dans le marais

 

La bibliothèque Marguerite-Durand est née du don fait en 1932 par la journaliste féministe Marguerite-Durand, qui a légué le fruit d’une vie de collecte à la Mairie de Paris à condition que cette dernière s’engage à ouvrir et à faire grossir le premier « Office de documentation féministe ». Une promesse longtemps tenue, car quarante-cinq fonds d’archives différents y sont désormais réunis, en faisant un lieu « privilégié pour quiconque s’intéresse au féminisme, à une femme française illustre, à un groupe de femmes ou à l’histoire des femmes en général », comme Télérama le rapporte. Depuis 1989, elle est installée dans le XIIIe arrondissement, à un étage de la médiathèque Jean-Pierre-Melville.

 

Mais depuis quinze ans le manque de place est criant, au point que la bibliothèque ne peut, à part quelques rares exceptions, plus accepter de nouveaux fonds. Le travail de collecte a même été délocalisé dans la bibliothèque universitaire d’Angers en 2000 : l’historienne Christine Bard, spécialiste de l’histoire des femmes et créatrice de l’association Archives du féminisme, y a ouvert le Centre des archives du féminisme « parce que rien ne se produisait à Paris »a-t-elle expliqué à Télérama, la Ville n’ayant « pas l’air de réaliser sa chance d’avoir une belle bibliothèque sur l’histoire des femmes et du féminisme ».

 

Paris : lancement d’un collectif pour sauver « la bibliothèque des femmes »

Et en 2016, une proposition inscrite au budget participatif de la Ville de Paris, intitulée « Pour une bibliothèque des femmes et du féminisme » suscitait l’inquiétude, donnant naissance à la pétition « Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris ». Ses signataires craignaient que la proposition ne soit « qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand » Des inquiétudes qui ont redoublé lorsque la Mairie a annoncé aux sept salariés de l’établissement qu’ils devraient déménager. La médiathèque va être fermée pour travaux pendant un an, et la bibliothèque transformée en espace détente. La bibliothèque Marguerite-Durand doit donc être relocalisée dans la Bibliothèque historique de Paris, une mesure qui devrait donner plus de visibilité à la bibliothèque selon la Mairie de Paris.

 

La CGT Culture de la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris a alerté sur le projet sur son site fin juillet. Le syndicat dénonce un nouveau lieu d’accueil « exigu et déjà saturé » situé dans un quartier « complètement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds ». La mesure s’inscrit à son sens dans « une politique culturelle antiféministe ». Des associations féministes, des universitaires et des syndicats ont donc décidé de monter le collectif « Sauvons la bibliothèque Marguerite-Durand », lancé par l’association Archives du féminisme. Le manifeste insiste sur le manque de place dans la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui n’aurait déjà « plus de place pour ses propres collections » ce qui obligerait à stocker les fonds de Marguerite-Durand « dans des magasins extérieurs, en un lieu non précisé » Pour le collectif, les conséquences seraient que « leur communication sera différée, la bibliothèque des femmes n’aura plus de salle de lecture propre et son personnel sera de fait mutualisé avec celui de la BHVP »

 

Dans le but de faire renoncer la Mairie de Paris à ce projet pour qu’elle propose à la place « un lieu d’accueil offrant à la bibliothèque Marguerite-Durand une véritable visibilité et des conditions de fonctionnement dignes », le communiqué de lancement du collectif encourage à interpeller Anne Hidalgo et Bruno Julliard sur les réseaux sociaux et par mail. Tout en annonçant qu’une nouvelle pétition devrait bientôt voir le jour, et qu’une manifestation des associations féministes se prépare.

 

Lire l'article de Konbini

 

Paris : lancement d’un collectif pour sauver « la bibliothèque des femmes »
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 15:51

 

Mashable : le 15 septembre 2017

 

La bibliothèque parisienne Marguerite-Durand, qui abrite une grande collection de livres et documents sur le féminisme et l'histoire des femmes, doit déménager pour un lieu plus petit. Les féministes s'organisent pour que ces archives ne meurent pas

 

Une « expulsion ». C'est ainsi que le syndicat CGT de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris a qualifié, le 28 juillet 2017, le déménagement prévu pour la bibliothèque Marguerite-Durand. Actuellement, cette bibliothèque réunissant des milliers d'ouvrages et de documents portant sur les femmes, l'histoire des femmes et le féminisme réside à un étage de la médiathèque Jean-Pierre Melville, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Cette dernière doit fermer pour travaux en juin 2018, et la Ville de Paris en a profité pour annoncer le déménagement de cette collection féminine et féministe vers la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP), dans le IVe arrondissement.

 

Cependant, si le projet de déménagement abouti, « la bibliothèque deviendra inaccessible, moins de gens s'y intéresseront, et on nous dira à terme qu'elle doit fermer » martèle Bertrand Pieri, syndicaliste de la CGT, à l'Obs. Les défenseurs de la bibliothèque partagent l'avis de Bertrand Pieri. De nombreuses personnalités et associations se sont élevées contre ce « projet funeste », comme le nomme Christine Bard, historienne des femmes et fondatrice de l'association Archives du féminisme, qui a passé de nombreuses heures et journées à étudier à Marguerite-Durand.

 

Selon la CGT, le personnel n'a par ailleurs pas été informé des différentes étapes du projet, et n'a aucune visibilité sur ses futures conditions de travail. De plus, la BHVP n'aurait pas les moyens physiques d'accueillir les collections de la bibliothèque Marguerite-Durand. Selon la Ville de Paris, les collections seraient alors stockées dans un entrepôt en région parisienne. « Les archives seront dans un local en banlieue, il faudra les demander deux jours à l’avance et il n’y aura presque plus de place pour la lecture », alerte à nouveau Christine Bard dans l'Obs. « C'est très grave car il s'agit de notre patrimoine. Il existe tellement peu de lieux de mémoire et de recherche liés au féminisme... On ne supportera pas sa disparition ».

 

Bibliothèque Marguerite-Durand : la lutte s'organise pour sauver le patrimoine féministe

 

En novembre 2016, le Conseil de Paris émettait pourtant le vœu que la bibliothèque Marguerite-Durand déménage pour un lieu « plus grand et plus fonctionnel ». « Il n'est pas question de la fermer », assure Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris en charge de la culture. « Si son déménagement est envisagé, c'est pour rendre plus accessible et pour mieux valoriser ses formidables ressources » . « C'est faux », déclare sans demi-mesure Florence Montreynaud, historienne et auteure de plusieurs ouvrages sur les femmes et le féminisme, dont « Le XXe siècle des femmes », à Mashable FR. « Ce projet va conduire à noyer dans un ensemble vaste cette bibliothèque et tous ses documents. On invisibilise une fois de plus la cause et la mémoire des femmes » .

 

Mardi 12 septembre, elle et Christine Bard rencontraient Renan Benyamina, conseiller de Bruno Julliard à la Ville de Paris. Mais, selon elles, l'administration campe sur ses positions, soutenant qu'il s'agit de la meilleure solution. « Ce qui manque clairement, c'est une volonté politique », poursuit-elle. « On peut débloquer des millions pour les Jeux olympiques 2024 mais pas pour les femmes. De la part d'une maire qui se dit féministe, ça ne passe pas ». Pour Florence Montreynaud, la médiathèque Jean-Pierre Melville reste le lieu idéal pour accueillir les documents de la bibliothèque Marguerite-Durand. « C'est un lieu international, beaucoup de chercheuses étrangères viennent ici se faire conseiller par du personnel de qualité pour des recherches très pointues. Le XIIIe arrondissement ne prend pas très bien le fait d'être vu comme un lieu de seconde zone », explique-t-elle à Mashable FR. Pour Christine Bard, cette décision revient à « trahir le contrat passé avec Marguerite Durand ». Cette journaliste, patronne de presse et militante féministe avait, en 1931, fait don à la mairie de Paris de toute sa collection de documents et archives féministes. Journaux et affiches, thèses, biographies et œuvres de femmes : plus de 10 000 livres et milliers de documents avaient ainsi rejoint les archives de la ville qui devait « les mettre gratuitement à la disposition du public pour être consultés sur place ou prêtés à domicile ».

 

« C'est ma maison », explique avec tendresse Florence Montreynaud. « J'ai eu la chance immense d'y travailler pour mes ouvrages, d'y rencontrer des femmes formidables, d'y être formée aux archives, épaulée par des personnels compétents et de qualité ». Son expérience n'est pas unique, et de nombreuses autres historiennes et féministes se sont élevés pour défendre le lieu. En octobre 2016, l'association Archives du féminisme publiait déjà dans Libération une tribune pour la création d'un vrai lieu dédié à l'histoire des femmes et du féminisme. « Au minimum, nous avons demandé à la mairie le statu quo, rester là où nous sommes en annulant les travaux de la médiathèque », précise Florence Montreynaud. Une première pétition accompagnait cet appel demandant un projet « vraiment » ambitieux de bibliothèque féministe. Un déménagement « ne peut se justifier que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds », lisait-on alors dans la pétition.

 

Mais la date des travaux approche. Face à l'immobilisme de la Ville de Paris, l'association des Archives du féminisme a lancé le Collectif BMD (pour Bibliothèque Marguerite-Durand), présent sur les réseaux sociaux pour alerter et sensibiliser la population. Une deuxième pétition a été lancée dans la foulée, espérant réunir plus de signatures pour montrer à l'administration municipale la mobilisation autour de ce « sauvetage ». « Christine Bard a qualifié ce mouvement d'union sacrée des femmes », rapporte Florence Montreynaud à Mashable FR. « Qu'autant de femmes sortent de leur réserve – alors que nous avons autre chose à faire ! – pour donner la priorité à cette cause, cela prouve bien l'importance de ce lieu et de sa conservation ».

 

Lire l'article de Mashable

 

 

 

Bibliothèque Marguerite-Durand : la lutte s'organise pour sauver le patrimoine féministe
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 17:46

 

Le Parisien : le 14 septembre 2017

 

Le projet de déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand par la Mairie de Paris est ainsi qualifié de « politique culturelle antiféministe »

 

Dès cet été, la confirmation d’un déménagement prochain avait amorcé un tollé des représentants syndicaux au service des affaires culturelles de la Ville de Paris. La bibliothèque Marguerite Durand, dédiée à l’histoire du féminisme et installée jusqu’à présent dans le bâtiment de la médiathèque Melville, rue de Tolbiac (XIIIe), quittera bien la rive gauche pour le quartier du Marais, au sein de la Bibliothèque historique de Paris.

 

Un lieu « exigu et déjà saturé », dénonce le syndicat CGT, plusieurs associations et des chercheurs historiens, qui jugent le site du quartier du Marais « complètement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds » et dénoncent « une politique culturelle antiféministe » (lire ici).

 

Aujourd’hui ces défenseurs ont décidé de créer un collectif, « Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand », et signent un manifeste (collectif.sauvonslaBMD@gmail.com) pour réclamer « un nouveau lieu, plus spacieux, à la fois pour ses collections, à l’étroit depuis des années, et pour le développement d’activités telles qu’expositions, conférences, débats, ateliers pédagogiques, etc ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris : un collectif pour sauver la « bibliothèque des femmes »
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 17:35

 

Mais que fait Erik Orsenna ?

 

Les syndicats de la Ville de Paris avaient posé la question après avoir constaté avec effarement le nombre de postes vacants recensés dans le réseau de la Capitale : combien de bibliothèques vont devoir fermer où réduire leurs horaires d'ouvertures dans les prochaines semaines ? La réponse est venue bien plus tôt  que prévu puisque il aura fallu que quelques grévistes répondent à l'appel à la mobilisation contre les ordonnances sur la nouvelle « loi travail » pour que dix sept bibliothèques parisiennes ferment partiellement ou totalement leurs portes.

 

Parmi les établissements qui ont été fermés toute la journée citons pêle-mêle les bibliothèques Buffon (Ve), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Saint Eloi (XIIe), Diderot (XIIe) Italie (XIIIe), Vandamme (XIVe), Crimée (XIXe) et Duras (XXe). A ces fermetures se sont ajoutés d'autres établissement fortement impactés qui ont dû en interdire l'accès au public à des étages entiers avant de fermer plus tôt leurs portes comme Malraux (VIe), Valeyre (IXe), Sagan (Xe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Romilly (XVIIIe), Hergé (XIXe) ou encore Place des Fêtes (XIXe).

 

Reste une question : Mais que fait Erik Orsenna ? L'écrivain passé tour à tour par le Mitterandisme, le Chiraquisme, le Sarkosysme, le Hollandisme avant de finir dans le Macronisme a décidé de faire le tour de France pour exhorter les communes à ouvrir leurs bibliothèques le dimanche. Sans dire comment toutefois. Et pour Paris ? Il pourra toujours demander conseil à Noël Corbin son acolyte qui l'accompagne dans sa tournée des grands ducs puisque ce dernier est justement l'ancien directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris. Du pur mergitur.

 

 

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 11:05

 

Livres-Hebdo : 1er septembre 2017

 

Les syndicats et les professionnels s’inquiètent de voir les collections de la bibliothèque Marguerite-Durand rejoindre la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Syndicats, salariés et usagers devraient se rassembler pour créer, en septembre, un collectif de défense de la bibliothèque Marguerite-Durand (BMD), à Paris. Fondé en 1932 à partir des collections léguées à la Ville de Paris par la journaliste féministe Marguerite Durand, cet établissement est actuellement situé dans les locaux de la médiathèque municipale Jean-Pierre-Melville dans le XIIIème arrondissement. Mais la Direction des affaires culturelles de la capitale a confirmé cet été une information qui circulait depuis plusieurs mois déjà : à l’occasion des travaux qui devraient démarrer à l’été 2018, la médiathèque Melville sera redéployée sur l’ensemble du bâtiment. La BMD, quant à elle, rejoindra la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) située elle dans le IVe.

 

Cette annonce a déclenché un mouvement de protestation et des inquiétudes, notamment sur les conditions d’intégration des collections. Selon les syndicats, la BHVP n’aurait pas la place pour stocker les importantes collections de la BMD constituées de 45 000 livres, 1 100 titres de périodiques, 5 000 dossiers documentaires, 4 500 lettres, un fonds iconographique de 3 500 cartes postales, 4 200 photographies et 1 000 affiches, ainsi qu’une trentaine de fonds d’archives. Un grand nombre de documents devront être conservés dans un entrepôt distant, entraînant des délais de communication pour les lecteurs. « La BMD n’est pas un fonds mort mais une bibliothèque vivante qui s’enrichit en achetant régulièrement la production courante et des documents patrimoniaux », expliquent les protestataires.

 

Lire l’article de Livre-Hebdo

 

 

 

 

 

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 16:10

 

Une promotion, signée par Emmanuel Macron en personne, qui l'amène à quitter la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris à la surprise générale

 

La nouvelle est tombée à la dernière minute ce vendredi 25 août : Noël Corbin, à la tête de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a annoncé dans un communiqué aux personnels « quitter ses fonctions dès ce soir pour rejoindre le ministère de la Culture ». Une annonce pour le moins surprenante pour celui qui n'était en place que depuis trois ans. D'autant plus au cœur de l'été. En fait, Noël Corbin vient juste de bénéficier d'une promotion de la part d'Emmanuel Macron en personne qui « par décret » vient de le nommer « inspecteur général des affaires culturelles » (lire ici). Un bâton de Maréchal à seulement 49 ans.

 

Bien que Noël Corbin soit selon la formule du Journal des Arts, « un habitué des allées et retours entre la mairie de Paris et la Rue de Valois » ce retour au ministère a tout de même surpris plus d'un observateur des arcanes de la haute fonction publique puisque la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris avait fait l'objet pendant son mandat d'une enquête officielle sur la souffrance au travail au sein de sa direction centrale. Une enquête qui décrivait de manière plutôt accablante « une organisation du travail et certains comportements managériaux clairement inacceptables au sein du siège de la Direction des Affaires Culturelles » parlant même d'une « organisation toxique » (lire ici). L'affaire avait d'ailleurs fait tant de bruit au sein de l'Hôtel de Ville qu'elle avait fait craindre à Noël Corbin lui même que cela ne freine sa carrière. Alors pourquoi cette promotion qui lui permet de revenir au ministère de la culture par la très grande porte ?

 

La réponse tient peut être dans cette information publiée par Le Figaro il y a quelques semaines. En effet, selon le quotidien, Noël Corbin « aurait travaillé secrètement pour Emmanuel Macron » lors de la campagne pour l'accession à la fonction suprême (lire ici). De quoi expliquer pour certains cette nouvelle promotion ? Ce ne serait alors pas très Fluctuat. Et même carrément Mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                                              Promotion : Un cadeau pour Noël ?

Noël Corbin, une promotion jupitérienne pour service rendu ?
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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 16:14

 

Le Parisien : le 24 août 2017

 

La bibliothèque Marguerite-Durand rejoindrait la Bibliothèque historique de la Ville du Paris, dans le Marais (IVe). « Un lieu totalement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds, qui archive l’histoire du féminisme », estiment les professionnels qui ont décidé de réagir

 

La maire de Paris va-t-elle se mettre à dos les féministes ? La menace pointe déjà, brandie non par des mouvements militants mais… par le syndicat CGT de la Direction des affaires culturelles de la Ville (DAC), qui dénonce « l’expulsion » programmée de la bibliothèque Marguerite-Durand, dédiée à l’histoire du féminisme depuis 1932 (lire ici). En cause : la fermeture de cette bibliothèque spécialisée, logée depuis près de trente ans sur un étage de la médiathèque Jean-Pierre Melville, rue de Tolbiac (XIIIe), à l’occasion des grands travaux de modernisation de cette dernière. Melville fermera provisoirement en juin 2018 mais serait seule à réintégrer les lieux, tandis que Marguerite-Durand rejoindrait la Bibliothèque historique de la Ville du Paris, dans le Marais (IVe). « Un lieu totalement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds, qui archive l’histoire du féminisme », estiment les professionnels qui ont décidé de réagir.

 

Création d’un collectif, appel aux grandes voix du féminisme, assemblée générale et demandes de rendez-vous aux élus concernés… « En septembre, les choses vont bouger » annonce la CGT. « On envoie les bibliothécaires dans un lieu déjà saturé, et d’après ce que l’on nous annonce, le fonds serait stocké dans un entrepôt de banlieue… Bonjour le temps perdu pour les gens qui voudront consulter des documents et devront les demander plusieurs jours à l’avance ! ». Marguerite-Durand en recèle environ 60 000, ainsi que 5 000 lettres et manuscrits, et plus d’un millier de périodiques. Selon le syndicat, l’étage récupéré pourrait devenir… un espace détente, voire une cafétéria. Le projet municipal prévoit de loger la bibliothèque transférée dans l’ancien logement de fonction de l’ancien conservateur. Un appartement trop exigu pour l’équipe des bibliothécaires. « Ce projet est une manière détournée de faire disparaître cette bibliothèque fréquentée et appréciée par les professionnels comme par les amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés », s’indigne leurs délégués.

 

La mairie de Paris nuance. Selon ses arguments, les bibliothécaires et surtout la CGT crient avant d’avoir mal : « Des réunions doivent démarrer en septembre, ce déménagement sera l’occasion d’un travail de réflexion collectif, afin de continuer à faire vive et donner encore plus de visibilité à cette bibliothèque ! » défend-on à l’Hôtel de Ville. La Ville prévoit « de réunir trois fonds dédiés au féminisme, avec celui de la bibliothèque George-Sand. Elle promet aussi de pérenniser une équipe de spécialistes du féminisme, un conservateur unique, et de continuer à dédier un budget spécifique à la bibliothèque Marguerite-Durand. Les conditions de transfert et de confort à venir « feront l’objet des discussions et des visites techniques à la rentrée », assure enfin la mairie de Paris, qui estime que les 86 places de lecture de la bibliothèque historique peuvent tout à fait absorber une fréquentation nouvelle. Pas sûr que cette conviction soit partagée.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris : projet de déménagement plus qu'inquiétant pour la bibliothèque du féminisme
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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 15:58

 

Télérama : le 22 août 2017

 

La bibliothèque Marguerite Durand consacrée à l'histoire des femmes doit être relocalisée. Mais les conditions du déménagement demeurent floues et inquiètent syndicats et usagers

 

Sur les grandes étagères modulables bleu et jaune, un exemplaire d'Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, côtoie la première traduction en français de L’Origine des espèces, de Darwin, par Clémence Royer, datant de 1866. Un peu plus loin, un meuble entier abrite les archives des Éclaireuses de France, mouvement scout féminin, léguées en plusieurs fois à la bibliothèque. En fouillant, on tombe sur un placard d’Olympe de Gouges, qui se propose de défendre Louis XVI, menacé de mort... Voilà quelques-uns des trésors gardés dans les sous-sols de la bibliothèque Marguerite-Durand, 79 rue Nationale, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Et, pour les consulter, il faut monter au troisième palier.

 

C'est là, nichée entre les trois étages de la médiathèque généraliste Jean-Pierre-Melville, que se trouve la petite salle de lecture, entourée des bureaux du personnel. Même pour les habitués des bibliothèques, l’endroit étonne. Les revues et les ouvrages exposés montrent une autre face de l’histoire, celle qui est rarement visible. L’histoire faite et pensée par les femmes. C’est une forme d’érudition inhabituelle mais qui s’avère infiniment profuse, et donc un lieu privilégié pour quiconque s’intéresse au féminisme, à une femme française illustre, à un groupe de femmes ou à l’histoire des femmes en général.

 

Depuis 1989, deux bibliothèques se partagent donc l’adresse du 79, rue Nationale. En surface, Marguerite-Durand occupe un peu moins d'espace que sa voisine Jean-Pierre-Melville. Mais ses ramifications s'étendent en revanche plus généreusement dans les sous-sols. « Deux kilomètres linéaires », précise Annie Metz, la conservatrice. En 1932, la journaliste féministe Marguerite Durand lègue son propre fonds, collecté tout au long de sa vie, à la Mairie de Paris, à condition qu'elle s'engage à ouvrir et à faire grossir le premier « Office de documentation féministe ». Une promesse que la Mairie a tenue depuis lors, l'« office » grandissant au gré des dons. Aujourd'hui, quarante-cinq fonds d'archives différents y sont réunis.

 

Mais, depuis une quinzaine d'années, les sous-sols sont saturés. « La bibliothèque ne peut plus accepter de nouveaux fonds, sauf les pièces vraiment rares », raconte Christine Bard, qui connaît bien l'endroit pour l'avoir fréquenté au cours de ses recherches en histoire. Elle a d’ailleurs permis au travail de collecte de perdurer en ouvrant le Centre des archives du féminisme dans la bibliothèque universitaire d'Angers, en 2000. « On a dû trouver une solution parce que rien ne se produisait à Paris », se souvient Christine Bard, avant d'ajouter que « la Ville de Paris n'a pas l'air de réaliser sa chance d'avoir une belle bibliothèque sur l'histoire des femmes et du féminisme ».

 

En octobre 2016 déjà, une pétition voyait le jour (dont le texte avait été publié dans Libération) à la suite d'une proposition inscrite au budget participatif de la Ville de Paris, intitulée « Pour un projet ambitieux de bibliothèque d'histoire des femmes et du féminisme à Paris ». Les signataires s'inquiétaient de cette proposition qui leur semblait « n'être qu'une manière détournée de faire disparaître l'actuelle bibliothèque Marguerite-Durand ». Il y a un mois, les craintes des syndicats ont repris de plus belle, lorsque la Mairie a signifié aux sept salariés de l'établissement, « assez brusquement », selon la CGT, qu'ils devraient déménager (lire ici).

 

 

La seule bibliothèque féministe de Paris va-t-elle disparaître ? 

 

La raison ? Le projet d’agrandissement de la médiathèque Jean-Pierre-Melville, qui nécessitera de réquisitionner la mezzanine et les magasins de sa colocataire. La documentation féministe doit débarrasser le plancher avant l'automne 2018. C'est à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), située dans le IVe arrondissement, qu'elle doit être accueillie. La Mairie, qui a répondu à nos questions par mail, avance l'argument d'une visibilité accrue pour la bibliothèque, lorsqu'elle aura déménagé en plein cœur du Marais. « Elle ne manque pas de visibilité, elle est tout à fait connue dans les milieux de la recherche », fait remarquer Christine Bard. Et dans le XIIIe arrondissement, l'établissement est bien entouré, au milieu des campus universitaires de Paris-I, Paris-V-Diderot et du site François-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France. « C’est une bibliothèque de recherche, donc on ne va pas lui demander d’être aussi connue qu’une médiathèque. Il y a de toute façon un déficit de soutien aux bibliothèques de recherche, qui concernent un nombre moins important de personnes et peuvent paraître plus élitistes », explique Christine Bard.

 

« La bibliothèque va disparaître au milieu d'un gros machin comme la BHVP ! » redoute Bertrand Pieri, délégué CGT de la Direction des affaires culturelles de la Mairie de Paris. Selon les syndicats, il n'y a plus de place dans les réserves de la bibliothèque historique, comme « dans toutes les autres bibliothèques de Paris intra-muros ». Ils prédisent donc la délocalisation d'une grande partie des archives de Marguerite-Durand dans des entrepôts en banlieue, « Porte d'Aubervilliers ou en Seine-Saint-Denis ». D’après eux, cette dislocation du fonds entraînerait sa lente mise à mort. L'absence de concertation avec les personnels concernés est également déplorée : Bertrand Pieri craint qu’« à terme ils soient mutualisés avec ceux de la géante BHVP ». Toutes objections que la directrice de la BHVP, Emmanuelle Toulet, s'évertue à démentir, avant de lancer : « Est-ce que du point de vue du public c'est bien de séparer les choses ? Jusqu'à quel point faut-il les séparer ou les mutualiser ? »

 

Pour prendre la mesure de ce qui se trame avec le déménagement de la bibliothèque Marguerite-Durand, il faut donc démêler un certain nombre de considérations techniques liées à la politique culturelle de la Ville. Mais pas seulement. Car si le milieu des spécialistes est tourmenté et consterné par la nouvelle (une mobilisation est prévue pour la rentrée), c’est aussi pour sa portée historique et symbolique. La bibliothèque, qui jusqu’à maintenant faisait cavalier seul dans la tâche d'honorer la mémoire des femmes et de leurs luttes, a joué un rôle pionnier auprès de beaucoup de chercheuses et continue de le faire encore aujourd’hui.

 

La philosophe et historienne Geneviève Fraisse se souvient avec émotion de cet endroit, où « toute sa vie a commencé », en septembre 1973. A l’époque, c’est dans la mairie du Ve arrondissement, face au Panthéon, « comme par ironie », que la jeune diplômée en philosophie se plonge dans la pensée féministe. La conservatrice d'alors lui fait découvrir un journal féministe de 1848. A la suite de cette lecture, elle écrira son premier article. Cet héritage, ce « lieu de fixation », Geneviève Fraisse veille à le transmettre, depuis quarante-cinq ans, afin que d'autres « origines de chercheuses puissent s'enraciner dans cette bibliothèque ». Un endroit et un service « précieux », selon elle, pour qui il « n'est pas normal que ça n'ait pas pignon sur rue dans une grande ville comme Paris ». La France est bien pauvre en lieux de mémoire, si on la compare aux Etats-Unis, à l’Allemagne, à la Suède ou encore au Vietnam, qui ont ouvert des musées entièrement consacrés à l’histoire des femmes et au féminisme.

 

Dans la tribune publiée dans Libération en 2016, on pouvait lire que « le déménagement, s’il devait avoir lieu, ne peut se justifier que par l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public au fonds ». Si la municipalité suit ses plans, et si l’unique bibliothèque spécialisée dans l’histoire des femmes et le féminisme est effectivement privée d’un endroit de taille à recevoir le fonds et à le faire grandir et d’une salle de lecture dédiée où faire perdurer l’accueil privilégié du lectorat, « ce serait une dégradation sans nom. La bibliothèque disparaîtra de fait, puisqu’elle ne pourra plus s’enrichir », estime Christine Bard. Pendant la durée des travaux, de décembre 2017 à l'automne 2018, la bibliothèque fermera tout bonnement ses portes. Si la mairie décide effectivement de la priver d’un lieu « à soi » (selon la formule de Virginia Woolf), la mémoire des femmes court un grand péril.

 

Lire l'article de Télérama

 

 

La seule bibliothèque féministe de Paris va-t-elle disparaître ? 
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 16:44

 

Le Magazine Littéraire : le 7 août 2017

 

Chercheurs, associations, syndicats redoutent sa disparition pure et simple

 

En octobre 2016, la mairie de Paris a annoncé le transfert de la bibliothèque Marguerite-Durand dans la bibliothèque historique de la ville de Paris. Depuis, les syndicats s’y opposent et en particulier la CGT Culture de la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris, qui a lancé une alerte dans un article publié le 28 juillet dernier sur son site.

 

Créée en 1932 à partir du legs de Marguerite Durand, militante féministe et fondatrice du journal La Fronde, la bibliothèque, qui porte son nom, est sur le point d’être transférée sur décision de la Direction des affaires culturelles de la ville de Paris. Hébergée dans la médiathèque Jean-Pierre-Melville, elle occupe un espace qui devrait être remplacé par une zone « détente », selon Bibliobs. Les raisons : trop peu d’inscrits et des horaires d’ouverture au public trop restreints – alors même que le ministère de la culture entend favoriser l’accès aux bibliothèques et notamment par l’élargissement des horaires d’ouverture. 

 

Pour la CGT de la Direction des affaires culturelles, les bâtiments de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, situés dans le IVe arrondissement, seraient trop petits pour accueillir la totalité des ouvrages. Une grande partie du fonds se trouveraient alors dans un local, et les lecteurs qui voudraient les consulter devraient les commander pour les recevoir quelques jours plus tard. Le délai pour accéder à un ouvrage serait alors nettement augmenté pour une bibliothèque composée de milliers de livres, de documents et de photos sur l’histoire du féminisme et qui accueille des thésards, des sociologues, des historiens du monde entier. Les soutiens de la bibliothèque – chercheurs, associations, syndicats – redoutent sa disparition pure et simple.

 

Lire l'article du Magazine Littéraire

 

 

               

 

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