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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:50

 

Jean-Luc Mélenchon a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’élargissement des horaires d’ouverture des bibliothèques

 

Alors que les bibliothèques parisiennes étaient touchées par un mouvement social samedi 4 et dimanche 5 février, avec des revendications portant notamment sur les primes ou les créations de poste (lire ici), Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, qui tenait au même moment deux meetings en quasi-simultanéité à Lyon et à Paris grâce à un hologramme, a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’ouverture le dimanche ainsi qu’en soirée des bibliothèques publiques.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui désire par ailleurs l’abrogation de la loi travail, le projet est juste un prétexte « pour aller faire bosser les gens le dimanche » puisque les établissements sont déjà ouverts le samedi. Il a également assuré à propos du candidat d’En Marche : « Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens ». Et d'enchaîner : « Il ajoute une catégorie, qui, dans le futur, va militer avec nous, les bibliothécaires ».

 

De fait, à l’instar de l’ancien Banquier devenu ensuite ministre des finances, rappelons que tout ceux qui militent pour l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi les mêmes qui sont pour des commerces ouverts sept jour sur sept et tard le soir. Pour « s’adapter aux  nouveau rythme de vie » qu’ils serinent pour mieux détruire la société et l’équilibre qui la régissait il y a peu encore.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                  Ouverture des bibliothèques le dimanche : Macron toujours en marche

- Mon cher Manu, faut aller par là !

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:06

 

En décembre 2016, les bibliothécaires de la capitale avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017

 

En décembre 2016, les bibliothécaires parisiens avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi (lire ici). En cause, le faible montant des primes de la filière culturelle des administrations parisiennes et la politique d'ouverture dominicale mise en œuvre par la Mairie de Paris, avec des moyens insuffisants selon les personnels. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017.

 

Ainsi pour faire le point sur les suites à donner à ce mouvement, l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) avait invité tous les personnels, le vendredi 20 janvier dernier, à la Bourse du Travail. Devant les propositions de la Ville de Paris jugées encore très insuffisantes sur l'augmentation des primes et l'absence de création de poste pour la prochaine ouverture du dimanche de la Bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), deux préavis de grève ont été déposés à l'issue de cette assemblée générale, rapportent les syndicats : le samedi 4 février pour l'ensemble du réseau parisien, et le dimanche 5 février pour les bibliothèques ouvertes le dimanche, soit Marguerite Duras (XXe), Marguerite Yourcenar (XVe), Françoise Sagan (Xe), François Truffaut (Ie) et bien sûr Hélène-Berr. (voir ici)

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », expliquait d'ailleurs un gréviste le 17 décembre dernier au site spécialisé ActuaLitté. Ce qui n'est pas vraiment le cas à la Ville de Paris puisque la direction des affaires culturelles est sommée de rendre des postes budgétaires chaque année pour exécuter le plan d'économie décidé par la maire Anne Hidalgo (lire ici)

 

« Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », ajoutait non sans raison une autre bibliothécaire, persuadée que la volonté municipale derrière les ouvertures dominicales a quelque chose d’idéologique. Pour preuve, l'amplitude horaire des ouvertures d'établissements de lecture publique de la capitale, notamment le matin ou encore pendant les vacances diminue globalement depuis au moins cinq ans.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                      Bibliothèques : la mairie de Paris a aussi ses frondeurs

- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:21

 

Une fermeture qui va durer au moins une semaine selon la direction de l'établissement

 

Inutile de se rendre à la bibliothèque Buffon, située entre la Gare d'Austerlitz et le Jardin des Plantes dans le Vème arrondissement car les températures y sont tellement basses qu'elle a dû fermer ses portes en urgence ce mardi 27 décembre.

 

Une fermeture amenée à durer car la direction prend bien soin de préciser qu'elle durera au moins toute la semaine. « En raison d’une coupure de chauffage, la bibliothèque Buffon et le Centre de documentation sur les métiers du livre sont fermés au public jusqu’au samedi 31 décembre inclus » affirme ainsi le communiqué diffusé via l'infolettre officielle de la bibliothèque ainsi que l'affichette posée devant la devanture.

 

Des radiateurs qui en fait avaient lâchés dès la semaine dernière juste avant Noël. Une panne qui perdure cinq jours après et empêche de pouvoir accueillir le public dans de bonnes conditions puisque d'après les agents il ferait douze degrés à peine dans l’établissement. Une sensation de froid confirmée par des usagers qui nous ont déclaré « qu'il faisait plus chaud à l'extérieur qu'à l'intérieur de la bibliothèque ». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Le Vème arrondissement n'a pas beaucoup de chance en ce moment avec ses bibliothèques car la bibliothèque Mohamed Arkoun, située, elle, rue Mouffetard, avait dû fermer plus d'un mois pour cause....de panne électrique (lire ici).

 

 

La bibliothèque Buffon (Ve) fermée pour cause de grand froid
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 11:28

 

« Et pour une durée indéterminée » selon la direction de l'établissement

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun située rue Mouffetard dans le Vème arrondissement est fermée depuis maintenant plus de trois semaines pour raison de sécurité. « La bibliothèque est fermée depuis le 19 novembre en raison d'une panne qui affecte à la fois les portes et le système de sécurité incendie » a déclaré la direction de l'établissement dans une communiqué (lire ici).

 

Une fermeture qui pourrait durer car, symbole de la mondialisation, la pièce défectueuse n'est visiblement pas disponible dans l’hexagone, ce qui amène la bibliothèque Mohammed Arkoun à préciser qu'elle « restera fermée pour une durée indéterminée ». Probablement jusqu'à la fin de l'année.

 

D'autres problèmes de sécurité avaient déjà affecté la bibliothèque de la rue Mouffetard depuis la rentrée et pas des moindres. A tel point que la direction de l’établissement avait dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers (lire ici).

 

Paris : La bibliothèque Arkoun (Ve) fermée pour raison de sécurité
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:19

 

Une bibliothèque qui semble vivre une existence mouvementée car ces deux derniers mois la direction de l’établissement a dû également déposer plusieurs plaintes pour violence au commissariat

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun est fermée au public pour au minimum deux semaines car une panne de portes électriques empêche l’entrée des usagers a-t-on appris par un communiqué de la direction de cet établissement situé rue Mouffetard dans le Vème arrondissement.

 

La panne constatée depuis le samedi 19 novembre n’avait « pas pu être identifiée ni par la société de maintenance, ni par les services municipaux d’astreinte » précisait la bibliothèque guère optimiste quand à une réparation prochaine. Une inquiétude confirmée le mardi 22 novembre puisque la bibliothèque de la rue Mouffetard était toujours inaccessible au public. « Les portes ne sont toujours pas réparées, la bibliothèque est annoncée fermée pour la journée sur paris.fr » annonçait alors un nouveau communiqué diffusé aux personnels du réseau parisien. Mais de réparation point, car le bâtiment restait toujours portes closes dans les jours qui ont suivi. Un problème de pièce de rechange semble-t-il (voir commentaire). Désormais la bibliothèque ne rouvrira pas au mieux avant le mardi 6 décembre. Mais quand même, deux semaines de fermeture (minimum) pour une panne électrique c'est quand même assez inédit. A croire que cet établissement a reçu un mauvais sort.

 

En effet, la bibliothèque Mohammed Arkoun semble vivre une existence mouvementée car depuis le mois de septembre la direction de l’établissement a dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers. Et pas des moindres.

 

« Deux agents ont été victimes d’insultes violentes et sexistes, l’une d’elle de menaces de mort, le matériel a été bousculé, et le chef d’établissement, venu en défense d’une collaboratrice, avait été frappé au visage » avait ainsi rapporté l'UCP, le syndicat des cadres parisiens dans un tract diffusé aux personnels. « Ces incidents ont eu lieu en milieu de semaine, les agents ont pu s’absenter pour se rendre au commissariat, et être libérés de leur service public en raison de leur état de choc. Qu’en serait-il un dimanche ? » concluait même, perfide, le syndicat des cadres parisiens. On ignore pour le moment la réaction de Bruno Julliard.

 

En tout cas, les mésaventures de le bibliothèque Mohammed Arkoun illustrent comme un symbole la dégradation du réseau parisien. D'ailleurs pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail et le manque de considération à leur égard, les bibliothécaires de la capitale, soutenus par les syndicats CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, appellent à une grève le samedi 17 décembre (lire ici et ).

 

Paris : une bibliothèque fermée pour (au moins) deux semaines à cause d'une panne électrique
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 16:31

 

Le Parisien : le 14 novembre 2016

 

« Les agents vont passer 30 % de leur temps dans les transports, ce qui équivaut à la suppression de trois postes à temps plein », pointent les syndicats

 

Le déménagement des agents municipaux du patrimoine et de l’histoire de la rue des Francs-Bourgeois (IVe) à la porte de la Chapelle (XVIIIe) risque-t-il de « mettre en péril », comme le craignent les syndicats, l’application du « plan Eglises 2015-2020 », vaste chantier doté de quatre-vingt millions d'euros lancé par la Ville pour restaurer une vingtaine de lieux de culte fort délabrés ?

 

Rattachés à la DAC (Direction des affaires culturelles), ces ingénieurs, surveillants de travaux, conservateurs responsables des opérations de restauration étaient jusqu’à présent installés à l’hôtel d’Albret qui appartient à la Ville (31, rue des Francs-Bourgeois IVe). S’ils doivent quitter cet hôtel particulier du XVIe siècle, c’est pour laisser la place à leurs collègues de la direction, des ressources humaines et des services d’art contemporain (cinéma, photo, arts plastiques) de la DAC qui logeaient jusqu’à maintenant dans l’hôtel de Coulanges voisin (35-37, rue des Francs-Bourgeois). La Ville ayant dans le cadre du concours « Réinventer Paris », vendu cet immeuble appelé à devenir un haut lieu de la mode et du design, les fonctionnaires sont priés de plier bagages d’ici août 2017 (lire ici).

 

Ce jeu de chaises musicales suscite l’inquiétude d’agents peu enclins à quitter le Marais pour la porte de la Chapelle, « lieu très mal desservi par les transports en commun et surtout très éloigné des chantiers (Saint-Eustache, Saint Augustin, Saint-Germain-des-Prés…) où ils doivent se rendre au quotidien », déplore l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA. « Depuis la porte de la Chapelle, les agents vont passer 30 % de leur temps dans les transports, ce qui équivaut à la suppression de trois postes à temps plein », dénonce Bertrand Pieri, élu CGT aux affaires culturelles.

 

Du côté de la mairie, on souligne que « ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de rationalisation des implantations foncières ». Et de préciser : « nous sommes en train d’évaluer ses effets sur l’organisation du travail et les conditions de transport et travail des équipes, pour proposer des mesures d’accompagnement. L’enjeu de la réussite du Plan pour le patrimoine cultuel ne peut se résumer à cette seule opération ponctuelle de déménagement. C’est un sujet parmi d’autres. Nous avons déjà réglé la question de la méthode de travail avec le diocèse et les mairies d’arrondissement ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                          Plan églises : La Mairie de Paris prise en faute par les syndicats

Paris : le déménagement des agents du patrimoine contrevient-il au plan églises ?
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:26

 

Le nouvel Obs : le 28 octobre 2016

 

« Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », révèle Thierry Magnier, l'éditeur d’un des ouvrages licencieux

 

« Des vignettes qui peuvent choquer de jeunes enfants ou leurs parents ». C’est ce qui a motivé, le 7 octobre dernier, le rappel de deux ouvrages par la Direction des affaires scolaires (Dasco) de la ville de Paris, alors que les 662 écoles - maternelles et élémentaires - en avaient déjà reçu un exemplaire à la rentrée. Quelques jours plus tard, une coordinatrice territoriale de la mairie a même demandé dans un autre mail à les « garder sous clef ».

 

Les deux livres en question : Beta civilisation, de Jens Harder et Le Dictionnaire fou du corps de Katy Couprie. Les vignettes évoquées ? Personne, que ce soit à la Dasco ou à la mairie de Paris, ne les a désignées. « Je ne sais toujours pas de quelles vignettes il s’agit », s’étonne Thierry Magnier, éditeur du dictionnaire, qui s'est exprimé dans une tribune sur Le Plus de l'Obs. « Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », ajoute-t-il, à la fois amusé et effrayé : « Le fait qu’ils n’osent même pas prononcer les mots ‘pénis’ ou ‘vagin’ est tout de même assez révélateur… ». « La mairie de Paris a enfin décidé de protéger nos enfants ! », ironise même François Morel, qui s’est fait une joie de s’emparer de la polémique dans son billet du 28 octobre sur France Inter. Mais protéger de quoi, exactement ? Dans l’ouvrage de Katy Couprie, on trouve, pêle-mêle, les définitions illustrées de « moustache », « aisselle », « bronzage », « touffe », « pustule », « coït », « seins », « pénis »… Bref, tous les termes qui se rapportent au corps. Mais certains (au hasard, les derniers) semblent être moins bien passés.

 

À cet égard, Le Dictionnaire fou du corps a d’ailleurs déjà reçu plusieurs prix, dont un au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2012. « Quant à Beta civilisations, la seule vignette qui pourrait être ciblée consiste en une illustration du Kamasutra », estime S. (il a préféré rester anonyme), animateur-lecture dans le VIe arrondissement de Paris. Ce dernier a, avec 81 autres animateurs, adressé plusieurs lettres à la Dasco le 10 octobre pour réclamer « une explication concrète sur cette censure ». Il refuse de rendre les fameux livres. Tout comme plusieurs de ses collègues, dont Thierry Bonus, secrétaire général de la CGT animateurs. Cela d’autant plus que ces ouvrages ont été testés au préalable dans les écoles, et ont fait l’objet d’une validation lors d’un comité, dans lequel la Dasco était représentée, en juin dernier.

 

S., qui est en charge de la bibliothèque et du centre de documentation d’une école élémentaire, a participé à ces tests. L’année dernière, il a reçu plusieurs mallettes contenant 15 à 30 livres chacune. Parmi elles, une abordant la thématique du corps, qui comprenait l’ouvrage de Katy Couprie. Celui-ci a ainsi fait l’objet d’ateliers durant deux semaines et était à la libre disposition des enfants… qui l’ont visiblement adoré. « Ils l’ont énormément utilisé. C’est un livre extrêmement riche, qui interroge les enfants et permet de créer des débats très intéressants », raconte S.. Pour preuve, ce genre de remarque de la part d’un élève, face à la gêne de certains de ses camarades : « Les fesses ça fait partie du dos, et si on ne parle pas du dos on ne parle pas du corps, donc il faut parler des fesses ». Ou encore, cette anecdote : « Les garçons étaient dérangés par les dessins de pénis, mais ceux de seins ne leur posaient aucun problème. Et pour les filles, c’était l’inverse ».

 

Du côté des animateurs, cette décision est d’autant plus difficile à digérer qu’elle est incompréhensible. « C’est tout notre travail qui est mis à mal », regrette un membre du comité de validation : « Avant la sélection des ouvrages, nous avons montré en toute transparence, lors du comité final, les quelques vignettes un peu osées. Leur achat a tout de même été validé ». Pourquoi un tel revirement de situation ? Pour l’éditeur Thierry Magnier, « il est évident qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté d’expression ». Il ironise, non sans inquiétude : « Quelle sera la prochaine étape ? Surtout n’emmenez plus les enfants au Louvre, il n’y a que des corps dénudés. Et interdisez-leur de consulter Le Larousse ou Le Robert, ils sont plein de mots épouvantables ! ». N’aurait-il pas simplement fallu laisser ces livres là où ils étaient, laissant le choix à chaque animateur de les mettre en avant, ou non ? « Cela aurait été plus simple », concède Alexandra Cordebard, adjointe à la maire de Paris en charge des affaires scolaires.

 

Lire l’article du Nouvel Obs

 

 

          A la Mairie de Paris on sait y faire pour protéger sa jeunesse des livres licencieux

Quand la mairie de Paris censure deux livres pour « protéger » sa jeunesse
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:24

 

Les élus parisiens s’interrogent sur le fait « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale »

 

Le projet de la Ville de Paris d’ouvrir sept bibliothèques supplémentaires le dimanche d’ici 2019 s’est invité dans l’hémicycle du Conseil de Paris puisque les élus Communistes-Front de Gauche ont réussi à faire adopter un vœu demandant « un bilan sur les ouvertures des bibliothèques le dimanche ». Celles déjà ouvertes bien sûr et qui sont au nombre de cinq.

 

Un vœu qui fait suite à une actualité récente où une majorité de bibliothécaires dénonçait les projets municipaux dans un contexte « de réduction de poste et de budget ». Ces derniers avaient d’ailleurs fourbi leurs arguments dans un texte publié sur Change.org et destiné à Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire en charge de la Culture (lire ici).

 

Car les bibliothèques déjà ouvertes le dimanche – Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) et Duras (XXe) - ne vont pas bien malgré les attentions que devaient leur porter la municipalité. Beaucoup d’entre-elles souffrent de sous-effectif et ne sont parfois même pas en mesure de respecter la délibération qui régit le travail du dimanche dans les bibliothèques de la capitale, notamment la présence minimum de personnel titulaire ou le respect du cycle de travail. Une entorse qui n’a pas échappé à ceux en charge de voter les délibérations puisque dans le vœu adopté les élus demandent « Que ce bilan aborde notamment les questions des conditions d’ouverture en termes de présence de personnel et de conditions de travail » (lire ici).

 

La représentation municipale s’interroge également sur les objectifs d’ouvrir à tout va des équipements, même culturels le dernier jour de la semaine puisque elle écrit « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale » mais surtout « considérant qu’à ce jour, aucune réflexion de fond ne semble avoir été menée sur la cohésion et la cohérence de l’offre de lecture publique (municipales, universitaires, nationales) implantée à Paris ». Pas très fluctuat.

 

Et les élus de demander « le contenu d’activités et d’animations proposées le dimanche, la sociologie du public du dimanche afin d’évaluer si l’objectif de démocratisation et d’élargissement de l’accès a bien été atteint par cette mesure » pour les cinq bibliothèques en question. Si la Ville, un peu mergitur, cherche des réponses précises, elle pourrait bien les trouver dans ce bilan déjà fait par un bibliothécaire parisien…. qui justement travaille le dimanche (lire ici) !

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

   Bibliothèques : les élus parisiens interrogent l'éxecutif sur « l’intérêt de l’ouverture dominicale »

Le Conseil de Paris demande un bilan sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche

                                                 - Mince on avaient pas prévus ça...

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:25

 

« Je regrette profondément si certaines formulations du rapport de l'inspection générale de la Ville de Paris sur les conservatoires ont pu, de quelque manière que ce soit, vous heurter » déclare, jésuite, l'élu en charge de la Culture

 

Cela avait fait l’effet d'une bombe. Évoqué lors du dernier conseil de Paris, un rapport de l'Inspection générale recommandait de limiter les cours individuels dans les conservatoires municipaux de la capitale afin « d'éviter les situations présentant un risque d'infraction sexuelle sur les mineurs » (lire ici). Un texte qui provoqua la colère des enseignants.

 

Face à cette fronde des professeurs, qui ont par écrit interpellé directement Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo également en charge de la Culture, ce dernier s'est fendu d'une réponse dans laquelle il se défend d'accuser les professeurs renvoyant la faute sur les auteurs du rapport.

 

Ainsi, l’adjoint chargé de la Culture rappelle dans son courrier que l’Inspection générale « travaille en toute indépendance ». Il écrit : « bien évidemment, ses conclusions [de l’Inspection générale de la Ville de Paris] n’ont en aucun cas servi une quelconque volonté de jeter l’anathème sur une profession en particulier. Aussi, alors même que la lutte pour la prévention de tout risque d’infraction sexuelle s’inscrit également dans une démarche de protection des professeurs eux-mêmes, je regrette profondément si certaines formulations de ce rapport ont pu, de quelque manière que ce soit, vous heurter ». Une véritable réponse de jésuite quand on connait ses charges répétées sur les profs et les cours enseignés dans les conservatoires municipaux parisiens.

 

D'autant plus jésuite que Bruno Julliard conclut en expliquant que le rapport de l’Inspection n’a rien à voir avec la réforme pédagogique des conservatoires : « Je déplore que des raccourcis infondés puissent être faits entre cette préconisation de l’Inspection générale et la réforme pédagogique des conservatoires ». Un argumentaire digne de ceux appris dans les meilleurs séminaires et qu'on peux lire dans son intégralité en cliquant là. Maintenant appelez le Frère Bruno.

 

 

 Accusations d'abus sexuels dans les conservatoires : Bruno Julliard se défausse sur l'Inspection

Accusations d'abus sexuels dans les conservatoires parisiens : Bruno Julliard se défausse

                      - Eh oui, je connais la musique pour obtenir le Bon Dieu sans confession

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 14:57

 

Le Parisien : le 9 avril 2016

 

Mais les syndicats qualifient ces ouvertures dominicales de « véritable provocation »

 

C’est avec beaucoup de précaution que la mairie de Paris a mis sur la table ce vendredi matin le dossier de l’ouverture des bibliothèques le dimanche. Au cours d’une réunion « prétechnique », le sous-directeur des affaires culturelles de la Ville a annoncé aux délégués syndicaux des personnels (CGT, FO, UCP, CFDT, Supap, Unsa) le calendrier prévu jusqu’à la fin de la mandature.

 

A savoir : cette année, ouverture le dimanche de la bibliothèque Picpus (XIIe) ; en 2017, Aimé-Césaire (XIVe) et Edmond-Rostand (XVIIe) ; en 2018, Jean-Pierre-Melville (XIIIe) et Robert-Sabatier (XVIIIe) ; en 2019, Parmentier (XIe) et Germaine-Tillion (XVIe). Sachant qu’il y a 60 bibliothèques municipales, la Ville a visiblement choisi de prendre son temps pour ouvrir ces établissements sept jours sur sept, d’autant que la généralisation d’une telle mesure supposerait d’importants moyens.

 

Aujourd’hui, cinq bibliothèques ouvrent le dimanche : Marguerite-Duras depuis 2008 (XXe), Marguerite-Yourcenar depuis 2012 (XVe), Françoise-Sagan inaugurée en 2015 (Xe), François-Truffaut (Ier) et La Fontaine (Ier) sous la canopée des Halles (Ier). En vertu d’une délibération du Conseil de Paris, les bibliothécaires ne peuvent travailler qu’un dimanche sur cinq et perçoivent à ce titre une prime nette de 85 €. Selon ce texte, les effectifs le dimanche sont composés pour moitié de titulaires, pour moitié de contractuels, généralement des étudiants.

 

Qualifiant l’ouverture de ce chantier de « véritable provocation », Bertrand Pieri, représentant CGT du personnel des bibliothèques, rappelle que « certains établissements exsangues sont contraints de réduire leurs horaires d’ouverture en semaine. Quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ! » A ses yeux, « l’ouverture de sept nouvelles bibliothèques le dimanche nécessitera le recrutement de près de 100 bibliothécaires, étant entendu que le service rendu ce jour-là ne doit pas être de moindre qualité ».

 

Prochains rendez-vous le mardi 19 avril pour un comité technique présidé par Bruno Julliard, premier adjoint (PS) à la maire de Paris suivi le 21 avril d'une grande assemblée générale pour tous les bibliothécaires parisiens à la bourse du travail à l 'appel de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP , UNSA, UCP).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

          Dialogue social dans les bibliothèques parisiennes: Bruno Julliard demande conseil

Paris : un pas de plus vers l’ouverture des bibliothèques le dimanche

 - T'es sur Myriam que si je vais dans cette direction je vais me manger un grand conflit social ?

                                   - Sûr ! Et tu peux me faire confiance sur ce coup là....

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