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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 10:52

 

Comme les livres, quoi....

 

« Ah bon, c’est payant ? Dans ce cas je renonce à m’inscrire ». C’est la litanie qu’entendent quotidiennement les discothécaires de la Ville de Paris qui exercent dans les vingt (chiffres indicatif) bibliothèques municipales de la capitale qui abritent encore des collections de phonogrammes (en majorité sous forme de Compact Disc mais aussi en vinyle). Car oui, si les bibliothèques de la Ville de Paris sont gratuites, c’est, pour les adultes, uniquement pour les collections imprimées car pour emprunter de la musique il faut débourser la somme de 30,50 euros. Une pratique dénoncée jusque dans un rapport commandé par….. la mairie de Paris elle-même !

« Il est incompréhensible de voir coexister dans un même lieu des documents gratuits d’un côté (des livres) et payants de l’autre (des CD ou des DVD) » pointait ce rapport rédigé en 2015 par Gilles Rettel. Il est vrai que cette différence de traitement entre supports documentaires porteurs d’une mission commune de diffusion culturelle ne se justifie en aucune façon. Il ne faut pas abandonner le prêt physique » car le CD (ou le vinyle) a « un impact sensitif » rappelle encore Giles Rettel pour qui « la dématérialisation est un mythe ». D’ailleurs, la production de disque reste encore plutôt élevée dans l’industrie de la musique avec ses milliers de parutions mensuelles, tous genres confondus, disponible en magasin ou sur les sites des musiciens et des maisons de disques.

Une position reprise par l’Association pour la coopération des professionnels de l’information musicale (ACIM) laquelle avait publié le manifeste la musique a toute sa place en bibliothèque pour réaffirmer le rôle prépondérant des médiathèques dans le développement de l’éducation et de la culture musicale de tous les publics, et notamment des nouvelles générations laquelle passe donc par la gratuité de l’abonnement pour emprunter dans les sections discothèques des bibliothèque de la capitale

Si la mairie de Paris pourra rétorquer qu’elle a exonéré de cet abonnement les mineurs et les adultes aux minima sociaux, elle oubliera en revanche de préciser que ce système a été totalement détourné de son objet initial. En effet, il est très fréquent de voir des CSP+ qui en ont les moyens emprunter des documents sonores (et aussi des DVD) gratuitement avec la carte de leurs enfants souvent scolarisés en maternelle, voire âgés de quelques mois seulement après les avoir inscrit avec un accès tout documents adultes! Finalement les seuls qui doivent continuer à payer pour emprunter de la musique (ou des films), car ne pouvant pas trouver d'artifice, sont les usagers majeurs sans enfants qui déclarent un revenu à partir du SMIC.

C’est pourquoi nous, professionnels des sections discothèques mais aussi des autres sections des bibliothèques parisiennes, demandons à nouveau que la mairie de Paris instaure la gratuité de tous les supports musicaux, comme pour les collections imprimées, à tous les usagers sans distinction, pour permettre un véritable accès à la culture et une véritable égalité de traitement.

Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Ismène Alessandri (MMP-Paris Centre), Jean-Luc Bourel (Bibliothèque François Villon-Xe), Françoise Boyer (Bibliothèque Buffon-Ve), Carole Castéra-Tordet (Bibliothèque Malraux-VIe), Sibylle Cosson (Bibliothèque Buffon-Ve), Eric Cuisset (Bibliothèque Italie-XIIIe), Patrick Doncourt-Bandelier (Bibliothèque Sagan-Xe), Djamila Derni (Bibliothèque Buffon-Ve), Patrick Engel (Bibliothèque Valeyre-IXe), Sébastien Fauque (MMP-Paris Centre), Neil Hercberg (Bibliothèque Brassens-XIVe), Laudine Lemancel (MMP-Paris-Centre), Christophe Libouban (Bibliothèque Buffon-Ve), Maxime Milliet (Bibliothèque Malraux-VIe), Céline Muller (bibliothèque Buffon-Ve), Gabrielle Panetrat (MMP-Paris Centre), Catherine Pecassou (Bibliothèque Italie-XIIIe), Jean-Claude Peralba (MMP Paris-Centre), Bertrand Pieri (MMP-Paris Centre), Aurélien Stiegler (Bibliothèque Batignolles-XVIIe),

Pour signer le texte écrire en envoyant vos noms à l'adresse courriel suivante : socialnecmergitur@yahoo.fr (si vous n'arriver pas à nous écrire, vous pouvez signer en laissant un message dans la rubrique commentaire)

 

 

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 12:59

 

« J’ai découvert ce métier dans un centre d’orientation, après l’armée. Ce qui m’a attiré, c’est de pouvoir mettre un pied dans la culture tout en faisant de l’opérationnel », a-t-il déclaré dans une interview à la presse

 

Le réseau des bibliothèques parisiennes, un des plus importants au monde avec ses soixante-cinq établissements, a un nouveau directeur : Jean-Arthur Creff. Si ce dernier, qui a le grade de conservateur en chef, a eu d’abord un parcours des plus classiques en passant par la Bibliothèque nationale, le ministère de la Culture ou encore la bibliothèque du centre Pompidou, force est de noter qu’il a eu une affectation des plus surprenantes avant de prendre en 2019 la tête des bibliothèques de Colmar (Haut-Rhin). Rien moins.... qu’à l’OTAN !

Une info qui a eu de quoi surprendre lors de son arrivée en Alsace puisque dans une interview à la presse régionale, il a dû avouer « avoir découvert ce métier dans un centre d’orientation, après l’armée. Ce qui m’a attiré, c’est de pouvoir mettre un pied dans la culture tout en faisant de l’opérationnel » (lire ici). Bon, en ce qui concerne l’OTAN ce n’était bien sûr.... que la bibliothèque ! Et oui, étonnant mais il existe bien ce type de lieu dans ce genre d'endroit, réservé toutefois aux militaires otaniens et quelques chercheurs en géopolitique triés sur volet. Même si dans une interview au site officiel de l’organisation du traité de l'atlantique nord Jean-Arthur Creff s’étonnait « que des lecteurs arrivent et me demandent où sont les bandes dessinées... ou où sont les romans... alors que, bon, c'est quand même une bibliothèque purement scientifique ». Pas très fluctuat

Ceci dit, dans cette même interview on en apprend aussi de belles sur le fait que n’importe qui puisse entrer dans un des bâtiments les plus sécurisés de la planète car d’après Jean-Arthur Creff dans cette bibliothèque, située il faut rappeler au siège même de l’organisation militaire à Bruxelles, on pouvait y croiser « les habituels lecteurs qui s'endorment, ceux qui ne sortent pas de la bibliothèque quand on la ferme, qui y restent donc enfermés. Il nous est -même arrivé de fermer la bibliothèque et de nous apercevoir ensuite qu'un lecteur était resté à l'intérieur ». Du pur mergitur….

 

            

                               Jean-Arthur Creff, le nouveau patron des bibliothèques parisiennes

                                                               - Gaaaaarde à vous !

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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 15:54

 

L’eau s’est infiltrée dans les murs faisant sauter une partie du système électrique !

Les violents orages qui se sont abattus sur la capitale le 16 aout dernier viennent de provoquer un effet retard des plus inattendues sur un des musées phare de la Ville Paris : le musée d’art moderne (MAM)

« Les dysfonctionnements électriques liés aux intempéries du 16 août ne pouvant être résolus dans les délais espérés, nous regrettons de devoir fermer l’exposition Eugène Leroy de manière anticipée », a ainsi annoncé l’établissement sur ses réseaux sociaux ce mardi. Il faut dire que l’eau a touché une grande partie du système électrique du MAM

Ceci dit, l'exposition qui occupait une partie du MAM n’est pas seule à pâtir de ces intempéries car « certaines salles des collections permanentes (la majeure partie du site NdR) » devraient elles aussi fermer si l’on décrypte le communiqué publié par le musée sur son site.

C’est que lors de ces fortes pluies, l’eau s’est infiltrée dans les murs causant une panne des lumières, sans parler des moisissures su les murs, empêchant donc nettement le musée d’ouvrir normalement. « Ce ne sont pas des dégâts importants, rien d’alarmant. Simplement, comme cela concerne les systèmes électriques on ne peut pas ouvrir au public, dans des conditions dégradées » tente bien de déminer la direction du musée au journal Le Parisien.

Sans forcément y arriver d'ailleurs, car selon le quotidien « d’autres travaux sont en cours pour réparer les dégradations électriques », des réparations souvent longues à réaliser comme chacun sait. En tout cas qui persistent toujours au bout de dix jours. Pas très fluctuât donc. Et même carrément mergitur !

 

 

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4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 15:32

 

Bibliothèque fermée le week-end, conférences et événements annulés jusqu’à nouvel ordre… Le mouvement de grève des agents territoriaux démarré il y a cinq mois fait tanguer les Champs libres, vaisseau amiral de la culture rennaise

 

Café philo, conférences sur la biodiversité des mardis de l’espace des sciences, concerts, projections de films… Pas un jour de ces vacances de la Toussaint ne devait se dérouler sans événement aux Champs libres à Rennes (Ille-et-Vilaine). Mais tout a été annulé. Le mouvement social des agents territoriaux qui s’éternise depuis cinq mois et demi a pris de la vigueur. Les agents de la bibliothèque, fermée chaque week-end depuis cinq mois et demi, ont été rejoints par les techniciens de l’auditorium des Champs libres puis par ceux du musée de Bretagne, lors d’un débrayage mardi dernier.

 

Les expositions de l’Espace des sciences ou du musée de Bretagne sont toujours ouvertes au public. Mais Corinne Poulain, la directrice des Champs libre, a décidé d’annuler toute la programmation événementielle jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de la résolution du conflit social. La réouverture complète des Champs libre, lieu de culture et de citoyenneté, après des mois de confinement était pourtant très attendue. Au mois de juin, l’application de la loi des 1 607 heures est venue tendre les rapports des agents avec leur employeur, Rennes métropole. Cette loi vise à faire en sorte que tous les agents territoriaux passent aux 35 heures. Rennes métropole a décidé de saisir l’occasion pour harmoniser les statuts de tous ses agents territoriaux.

 

« L’application de la loi des 1 607 heures n’est qu’une partie du dossier, rappelle Eric Derouene, délégué syndical CGT et agent à la bibliothèque des Champs libres, tête de pont d’un réseau de bibliothèques de quartiers. Aux bibliothèques, nous travaillons un week-end par mois et nous avions le choix entre une compensation financière ou un repos compensateur, choisi par 85 % des agents. Rennes métropole veut le supprimer. Il s’agit là d’une décision locale. Il y a une vraie colère des agents des bibliothèques, qui se sont investis pendant le confinement notamment pour mettre en place le clik and collect. Nous perdons dix jours de repos compensateurs, mais les agents qui travaillent dans les Ehpad en perdent 24 ! On les entend moins car ils sont réquisitionnés ».

 

Face au durcissement du mouvement de grève, les délégués de l’intersyndicale (CGT- UGICT.CGT, FO, Sud, Unsa) ont été reçus par la maire de Rennes, Nathalie Appéré, vendredi dernier. « Trois délibérations ont été prises par Rennes métropole en juin et juillet pour appliquer la loi des 1 607 heures et remettre à plat les régimes indemnitaires des agents territoriaux, rappelle Antonin le Moal, directeur des ressources humaines de la ville de Rennes et de Rennes métropole. Il y a des services où le travail le dimanche ne donnait droit à aucune compensation et d’autres où elle était à la fois financière et en repos compensateurs. Cela s’expliquait par la construction historique des différents services ».

 

Rennes métropole se défend de considérer le dimanche comme un jour travaillé comme les autres. « Outre les compensations financières de 100 € par dimanche, des propositions ont été faites à l’intersyndicale lors de la discussion avec Nathalie Appéré notamment, souligne Antonin Le Moal. Comptabiliser le temps de travail caché, comme la préparation d’une animation, réduire les horaires de coupes, quand une personne travaille le matin et revient en fin d’après-midi, attribuer des RTT supplémentaires. Les agents des Ehpad participent à ces discussions avec leurs directions. La même proposition a été faite aux agents des bibliothèques, c’est une main tendue ». « Sous prétexte d’harmonisation, Rennes métropole nivelle par le bas », estime Eric Derouene. Une assemblée générale des agents est prévue ce mardi 9 novembre.

 

Lire l’article de Ouest-France

 

 

 

 

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 20:34

 

Un dispositif qui semble tout à fait légal puisque aucun préfet n’a remis en cause ces décisions !

 

C’est une info qui est tombée en ce début de semaine : la Ville de Besançon (Doubs), dirigée depuis les dernières élections municipales par une maire écologiste, vient à son tour de rejoindre la liste des communes qui ont décidé de renoncer à contrôler les mineurs via le passe sanitaire, afin que ces derniers puissent accéder à une bibliothèque. Une liste qui ne fait que s’allonger si l’on en croit le site Bibsanspass qui a recensé toutes les communes qui, elles aussi, refusent d’appliquer la mise en place du passe sanitaire dans les bibliothèques pour les usagers mineurs. Et ceci en toute légalité. Au dernier décompte, il y a déjà près d’une soixantaine de communes de toutes tailles et de tout bord politique situées et dans plus d’une une vingtaine de départements dans tout le pays selon ce site qui compile toute l'actualité sur ce sujet (voir ici).

 

Tout est parti d’une mobilisation inédite dans les bibliothèques de France et de Navarre pour protester contre la mise en place du passe sanitaire afin de pouvoir accéder à leurs établissements (lire ici). C’est ainsi qu’à la suite de ce mouvement, une dizaine de communes ont décidé de pas appliquer cette mesure pour ce qui concerne les usagers de douze à dix-sept ans, une tranche d’âge qui y était soumise à partir de début octobre. Des communes qui, comme des judoka, se sont appuyées sur les inconséquences de la loi qui permettait une exception faite aux « personnes accédant à ces établissements pour des motifs professionnels ou à des fins de recherche ». Elles ont donc décidé que ce cas de figure s’appliquait aussi aux mineurs de plus de douze ans puisqu'ils sont « soit tenu d’être scolarisé » soit « légalement droit à la formation ».

 

Bien vue ! D'autant plus bien vue que cela a laissé sans voix les autorités préfectorales représentant l’État dans les territoires lesquels n'ont rien trouvé à redire à cette acrobatie juridique. Une approbation confirmée lors d’une réunion entre l’association France urbaine (représentante de deux mille communes) et le cabinet du ministère de la Cohésion des territoires, qui aurait déclaré que « la jurisprudence grenobloise est acceptée par l’État comme une tolérance non écrite », rapporte l’association à Livres-Hebdo. Jusqu’à maintenant certaines communes, dont la Ville de Paris, se retranchaient derrière « la loi » pour imposer le passe sanitaire dans les bibliothèques alors qu’ils exprimaient politiquement « leur désaccord », tenant là un rôle un peu faux cul. Un argument qui désormais ne tient donc plus.

 

Une qui pourrait être bien embêtée est d’ailleurs Anne Hidalgo, qui, en tant que candidate à la prochaine présidentielle, clamait à hue et surtout à dia que « l’éducation était sa priorité » mais imposant tout de même aux bibliothécaires parisiens d’interdire l’accès aux mineurs de plus de douze ans dépourvus de sésame sanitaire. Une chose est sûre : ce sont bien les provinciaux qui, sur ce sujet, ont non seulement été à l’avant-garde mais ont aussi fait preuve de courage et de justice pour paraphraser le slogan de campagne de la candidate socialiste. Pas très fluctat. Et même carrément mergitur !

 

 

 

 

          Accueil des mineurs dans les bibliothèques : Anne Hidalgo fera-telle preuve de courage et de justice ?

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 14:16

 

Des grosses agglomérations jusqu'au très petites communes, c'est pour nombre d'observateurs une mobilisation qui frappe par son ampleur

 

C’est une mobilisation que personne n’avait vu venir. Un peu à l’instar de celle des « Gilets Jaunes » il y a deux ans. Et comme cette dernière, qui touche jusqu’au plus profond du pays. En effet, depuis plusieurs semaines, les bibliothécaires de tout le pays, y compris les toutes petites communes rurales, manifestent et se mettent grève depuis l’obligation début août de présenter un passe sanitaire pour entrer dans leurs établissements. Un mouvement qui s’amplifie plus encore depuis l’extension de cette obligation aux mineurs de plus de douze ans.

 

Parmi les principaux arguments mis en avant : la crainte de l’exclusion des publics précaires dans l’accès à la culture. Plus généralement, les grévistes réfutent ce rôle de « contrôleur », mettant en avant leurs missions « d’information, de conseil, de médiation ». Le fait marquant d’ailleurs, c’est que ces éléments de langage ne sont pas issus d’organisations syndicales plus au moins radicales ou opposées au gouvernement d’Emmanuel Macron mais  au contraire d’une structure habituellement très très modérée dans son expression à l’égard des pouvoirs publics puisque il s’agit, rien moins, que de l’ABF, l’association des bibliothécaires de France ! Laquelle avait dégainé un communiqué pour dénoncer cette mesure présentée comme « une bombe à fragmentation » dès le début du mois d’août. Malheureusement sans grande réaction de la part du gouvernement.

 

Les bibliothécaires ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure pour se faire entendre en multipliant les mouvements de protestation à l’appel cette fois des syndicats. Un mouvement vraiment inédit par son ampleur pour beaucoup d’observateurs car, contre toute attente et signe d’une protestation très profonde, il atteint des endroits habituellement épargnés par les mouvements sociaux. Nous avons tenté de recenser, à partir des nombreux articles parus dans la presse régionale ou nationale, en plus de quelques grosses agglomérations, toutes ces nombreuses petites villes, voire villages où les bibliothécaires se sont mobilisés (des articles de presse visible via un lien hypertexte à partir des noms de chaque commune). Une liste forcément non exhaustive, c’est pourquoi nous vous suggérons de nous signaler tout oubli via la rubrique commentaire. Pour le moment, là voici et elle est déjà impressionnante :

 

Albi (Tarn), Ancenis (Maine-et-Loire), Argelès (Pyrénées-Orientales), Aurec-Sur-Loire (Haute-Loire), Aurillac (Cantal), Aytré (Charente-Maritime), Bresse-Haute-Seille (Jura), Brest (Finistère), Caen (Calvados), Caveirac (Gard), Celles-Sur-Belle (Deux-Sèvres) Chambéry (Savoie), Chirens (Isère), Dammarie (Eure-et-Loire), Dijon (Côte-d'Or), Ergué-Gabéric (Finistère), Fontaine (Isère), Flers (Orne), Gien (Loiret), Guingamp (Côte-d’Armor), Grenoble (Isère), Guillestre (Hautes-Alpes), Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Lagord (Charente-Maritime), Lannion (Côte-d’Armor), La Ricamarie (Loire), La Rochelle (Charente-Maritime), Lassale (Gard), Le Havre (Seine-Maritime), Le Mans (Sarthe), Limoges (Haute-Vienne), Lons-Le-Saunier (Jura), Loperhet (Finistère), Luc-La-Primaude (Aveyron), Lyon (Rhône), Meylan (Isère), Millau (Aveyron), Moirans (Isère), Montpellier (Hérault), Mulhouse (Haut-Rhin), Nantes (Loire-Atlantique), Oyonax (Ain), Paimpol (Côte-d'Armor) Périgny (Charente-Maritime), Plougastel (Finistère), Poitier (Vienne), Privas (Ardèche), Puilboreau (Charente-Maritime), Quimperlé (Finistère), Romainville (Seine-Saint-Denis), Rochefort (Charente Maritime), Rouen (Seine Maritime), Saint-Agathon (Côte d’Armor), Saint-Caradec (Côte d'Armor), Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire), Saint-Just-Malmont (Haute-Loire), Saint-Lizier (Ariège), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), Saint-Pair-Sur-Mer (Manche), Sète (Hérault), Seyssin (Isère), Strasbourg (Bas-Rhin), Tence (Haute-Loire) Toulouse (Haute-Garonne), Trièves (Isère), Ustaritz (Pyrénées-Atlantique), Vans (Ardèche), Villeurbanne (Rhône), Vizille (Isère), Voiron (Isère), Voreppe (Isère). Et dans la capitale, alors ? Eh bien, Paris a aussi été de la partie dès le mois juillet avec plusieurs mobilisations très suivies.

 

Des actions qui rencontrent un écho certain puisque l’exemption du passe sanitaire dans les structures de lecture publique a été demandé au Sénat et à l’Assemblée nationale par plusieurs parlementaires lors des sessions consacrées aux questions au gouvernement (Lire ici et ). Dans le même temps, les bibliothécaires s'unissent  pour obtenir le soutien des usagers – par exemple par le biais d’une pétition publique qui atteint  les huit mille signataires. Enfin, une tribune, signée par des agents des bibliothèques de Villeurbanne, s'est même changée en lettre ouverte, dans les colonnes de Libération, sans parler d'un texte de professionnels de litérature jeunesse qui, lui aussi, a fait grand bruit (lire ici). La pression ne se relâche donc pas.

 

Et qui commence à donner des résultats puisque Lyon, Grenoble, Villeurbanne, Strasbourg mais aussi dix huit communes de Seine-Saint-Denis regroupées dans les agglos d'Est-Ensemble et Plaine Communes ont décidé de ne pas demander de passe sanitaire pour les mineurs qui veulent aller en bibliothèques en s'appuyant sur une faille juridique. Un argumentaire qui semble valable car pas remis en cause par les préfets pour le moment. Face à toutes ces initiatives, on notera le silence assourdissant de Roselyne Bachelot, la ministre de la culture mais aussi celle d’Erik Orsenna qui s’était un jour distingué à pondre un rapport….sur les bibliothèques !

 

 

 

                     Roselyne face à la fronde des bibliothécaires de France et de Navarre

                                    - M'en fout j'ai toujours mon QR Code sur moi

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 15:05

 

A Paris, près de 400 agents ont signé une lettre ouverte adressée à Carine Rolland, l'adjointe à la Culture d'Anne Hidalgo pour réclamer des mesures plus adaptées au couvre-feu. La mairie leur répond.

 

Le syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service de la Direction des Affaires Culturelles de la ville de Paris (PACS-DAC) a adressé une lettre ouverte à Carine Rolland, l'adjointe à la Culture d'Anne Hidalgo, le 27 janvier. Près de 400 bibliothécaires dénoncent « le manque total de compréhension et de bienveillance de leur administration ». Ils réclament des aménagements adaptés aux restrictions gouvernementales instaurées pour limiter la pandémie de Covid-19.

Le service des affaires culturelles assure pour sa part avoir un « dialogue social riche »  pour anticiper et répondre aux attentes des agents. « Les parisiens gardent un rapport à la culture grâce à l'ouverture des bibliothèques, et nous travaillons en prenant compte les attentes légitimes des usagers et les contraintes des agents dans cette période », déclare Véronique Astien, sous-directrice de l'éducation artistique et des pratiques culturelles de Paris. Son de cloche différent du côté du syndicat qui se demande : « Est-ce que pour se faire entendre, les organisations syndicales qui nous représentent doivent être contraintes de déposer un préavis de grève ? ».

Les signataires de la lettre regrettent la décision de fermer les bibliothèques à 17h30 au lieu de 17 heures. Une mesure demandée précédemment au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) par la CFDT, la CGT PACS, le SUPAP,-FSU, et l’UCP pour permettre aux agents de rentrer chez eux sans dépasser l'heure du couvre-feu. « Nous allons plus loin que ce que nous permet le décret gouvernemental qui autorise les collectivités territoriales une fermeture à 18 heures », répond Véronique Astien. Elle précise également que les horaires d'ouverture ont été décalés pour permettre aux agents de faire des rotations entres eux.

La mise en place d'une Autorisation Spéciale d'Absence (ASA) par semaine est la deuxième requête des PACS. Lors du premier confinement, un agent pouvait ne pas occuper son poste de travail tout en étant considéré en activité. « Cela dépasse le cadre strict des bibliothèques et concerne l'ensemble de la fonction publique, la Direction des affaires culturelles ne peut pas prendre de décision là dessus, une réponse sur ce sujet serait prématurée », conclut Véronique Astien.

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 09:43

 

Violaine Trajan, l'adjointe à la mairie du XVIIIe arrondissement chargée de la Culture demande une aide de l'État après les nouvelles attaques subies par la bibliothèque de la Goutte d'Or. Mais, malgré plusieurs alertes et courriers, le préfet de police Didier Lallement ne répond pas aux élus.

 

« Catastrophée » quand elle a découvert les dégâts à la bibliothèque de la Goutte d'or, l'adjointe au maire du XVIIIe arrondissement de Paris, chargée de la Culture, Violaine Trajan, demande une aide de l'État après les nouvelles attaques subies par l'établissement qui ont entraîné l'annulation de la réouverture de l'établissement, prévue le 16 décembre.

La mairie d'arrondissement et celle de la ville se sont mobilisées à la suite de la première fermeture le 17 novembre, de la bibliothèque située au 2/4 rue de Fleury. Elles ont « obtenu une présence en statique des agents de la Direction de la Prévention Sécurité et Protection (DPSP) sur ce secteur, la future police municipale parisienne, le renforcement de la sécurité du bâtiment (bouton d’urgence pour les agents, visio phone, installation de barrières….) et l’installation d’une caméra de vidéo surveillance par la préfecture de police ».

Le dispositif était prêt pour la réouverture. Mais à la veille du grand jour, des vitres, à peine remplacées, ont été à nouveau brisées. La directrice de la bibliothèque Catherine Geoffroy constate que « l’essentiel des problèmes vient de la criminalité régnant dans la rue, et non dans la bibliothèque ». Elle en « appelle à l’exécutif car il s’agit de crimes et de délits qui relèvent maintenant des pouvoirs régaliens ». Violaine Trajan réclame en effet «  une présence accrue de la police nationale, et notamment la présence en permanence de garde mobile pendant un bon mois dès à présent » ainsi qu'une aide de l'État.


Face aux nouvelles dégradations, une plainte a été déposée une lettre ouvert des bibliothécaires a été envoyée à Emmanuel Macron et aux ministères de l’Intérieur et de la justice (lire ici). L'adjointe à la maire de Paris chargée de la Culture, Carine Rolland, a également écrit au préfet de police de Paris, Didier Lallement, pour demander une garde mobile en permanence mais n'a pas obtenu de réponse, tout comme le maire du XVIIIe arrondissement, Eric Lejoindre, qui l'avait également sollicité.

Fortement mobilisés aux côtés de l'équipe « épuisée », les usagers de la bibliothèque et habitants du quartier ont lancé une pétition qui fait suite à la série de courriers envoyés aux membres du gouvernement, joints à la protestation. Ils ont redemandé aux pouvoirs publics « d’intervenir rapidement face à la dégradation du quartier », avant de rappeler, en conséquence, que la bibliothèque a fermé ses portes « jusqu’à nouvel ordre » et n’est plus en mesure d’assurer dans de bonnes conditions l’accueil du public.

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 

 

 

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 14:22

 

L’enseignement à distance mis en place amorce une petite révolution dans la pédagogie artistique, mais les inscriptions reprennent début juin en vue de la réouverture des 17 conservatoires pour la rentrée seulement

 

Les dix-sept conservatoires municipaux et le Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de la capitale, briseront-ils bientôt le silence dans lequel ils sont plongés depuis la mi-mars? Musique, danse, arts dramatiques, le baisser de rideau et la mise en sourdine radicale dureront au moins jusqu'à fin juin, au regard des mesures gouvernementales qui les contraignent. Un confinement qui prive 27 000 élèves, toutes disciplines artistiques confondues, de cours et de pratiques difficilement compatibles avec l'enseignement à distance par Internet.

 

Depuis plus de deux mois pourtant, le téléenseignement mis en place avec les professeurs de tous les conservatoires s'est « installé », et malgré ses limites le bilan semble globalement positif, selon la mairie de Paris. Enseignants et élèves ont su s'adapter. Sauf que « les cours en visio ne vont pas me faire progresser autant qu'en tête-à-tête avec ma prof, et puis j'aime aller au conservatoire », comme l'explique une Parisienne de 12 ans, violoniste et plutôt impatiente de retourner au conservatoire.

 

Ce ne sera certainement pas possible avant la rentrée de septembre. Le décret du 12 mai, qui prolonge « jusqu'à nouvel ordre » la fermeture de tous les conservatoires de France, conforte la mairie de Paris dans sa décision d'éviter la précipitation. « Ce décret a mis un terme au débat, nous n'avons pas le choix et c'est plus sage, souligne-t-on avec sérénité au cabinet de Christophe Girard, adjoint d'Anne Hidalgo chargé de la culture. Tous les conservatoires ont réussi à mettre en place une continuité pédagogique, et quand bien même nous aurions la possibilité d'ouvrir fin mai ou début juin, ce serait trop tard : on approche de la fin de l'année, or rouvrir un conservatoire ce sont des installations techniques, des négociations etc…» Alors en rouvrir dix-sept, dont certains difficiles voire impossible à aménager pour respecter les exigences des mesures barrière, serait impossible. Même équipés de plexiglas, repensés dans leur circulation, nettoyés plus fréquemment, « certains locaux et certaines disciplines ne se prêtent pas à un retour immédiat ».

 

« C'est difficile à accepter, mais est-ce que cela vaudrait la peine de tomber malade ? », admet Davy Basquin, professeur de saxophone au Conservatoire à rayonnement régional (CRR). Les plates-formes de téléconférence lui ont « permis de garder contact avec vint-cinq élèves, soit tous mes élèves sauf deux qui ne peuvent travailler chez eux. C'est très compliqué d'enseigner à distance, et pour moi c'est beaucoup plus confortable d'aller au conservatoire, mais je pense qu'il faut respecter le décret de fermeture ». Le numérique a en tout cas provoqué une véritable révolution dans la pédagogie artistique, et d'autres en ont fait un moteur. Parmi eux, le chef d'orchestre et directeur du conservatoire Mozart (Ier), Pascal Gallois. Dans ce conservatoire qui accueille plus de 1 800 élèves danseurs, musiciens et comédiens au cœur de la capitale, « la majorité des professeurs, les élèves et les familles ont découvert une expérience très enrichissante », assure le directeur.

 

Chef d'orchestre privé d'ensemble et de scène, il attend évidemment de pouvoir retrouver son pupitre et ses instrumentistes, mais il choisit « le positif » du confinement : « Nous avons constaté que l'autonomie des enfants était plus stimulée, raconte-t-il. Pour les plus jeunes notamment, Internet est leur univers et cela leur a donné de l'enthousiasme. Finalement, l'univers pléthorique des moteurs de recherche et du numérique a permis de créer une synergie entre la pédagogie traditionnelle et les nouvelles technologies ». Dans ce conservatoire parisien ouvert il y a quatre ans et déjà « très tourné vers les nouvelles technologies », souligne Pascal Gallois, qui estime que les contraintes du confinement « ont suscité beaucoup d'initiatives qui préfigurent à mon avis la pédagogie à l'horizon de vingt ou trente ans. Si nous avions vécu cette situation dans les années 1980, les conservatoires seraient moribonds, si on l'avait vécu en 2030 ce serait facile… L'enjeu désormais est d'allier pédagogie traditionnelle et technologies virtuelles ».

 

Les conservatoires parisiens ont toutefois repris vie depuis le 11 mai. « Les personnels administratifs et techniques ont réintégré les bâtiments, et cette semaine nous avons repris les concours d'entrée dans les cursus supérieurs », confirme le cabinet de Christophe Girard. Signe positif encore, gage d'une reprise sans fausse note : les nouvelles inscriptions ouvriront le 2 juin, et « les réinscriptions d'élèves sont déjà très nombreuses, près de 50 % se sont déjà réinscrits alors qu'il reste encore deux semaines pour le faire ». L'objectif reste de « reprendre l'enseignement traditionnel à la rentrée, en espérant que la crise sanitaire soit derrière nous ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

 

                                             A Paris, les conservatoires réduits au silence jusqu’en septembre !

 

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 17:21

 

La Croix : le 29 avril 2020

 

L’annonce d’une réouverture au public de ces établissements le 11 mai dans le cadre du plan de déconfinement présenté par Edouard Philippe a surpris le réseau et suscite de nombreuses inquiétudes. Comment respecter les gestes barrières nécessaires face au coronavirus ?

 

Elles constituent le premier réseau culturel de France mais, contrairement aux librairies et aux festivals, ont peu fait parler d’elles pendant le confinement. La situation va changer : bibliothèques et médiathèques seront les premiers lieux culturels à rouvrir au public le 11 mai, avec les librairies et les « petits musées », a annoncé le 28 avril le premier ministre Édouard Philippe. Cette annonce a pris le réseau par surprise. « J’ai appris la nouvelle en même temps que vous », glisse la directrice d’une médiathèque d’une ville importante de la région Grand Est, ce que confirment d’autres directeurs d’établissements contactés par La Croix.

 

« Nous sommes à la fois très surpris et inquiets. Nos établissements brassent tellement de monde qu’il était évident pour nous qu’ils resteraient fermés au public après le 11 mai, réagit Alice Bernard, présidente de l’Association des bibliothécaires de France (ABF). Édouard Philippe a globalement évoqué un déconfinement progressif en France, mais ce qui a été entendu par tout le monde, et les maires en premier, c’est : les bibliothèques et médiathèques rouvrent au public le 11 mai. » Plusieurs difficultés inquiètent les professionnels : comment mettre en place les mesures de distanciation physique dans des lieux aujourd’hui conçus comme des espaces de convivialité, où les lecteurs séjournent de longues heures, où bébés et personnes âgées ont l’habitude de cohabiter ? Comment garantir la propreté du mobilier, des livres, des CDs/DVDs et des ordinateurs manipulés en permanence ? Quel sera l’afflux du public après deux mois de confinement ?

 

Les professionnels craignent aussi de voir les mairies mobiliser les bibliothèques comme des garderies pour compléter la scolarisation des écoles maternelles et des primaires qui ne reprendra qu’à mi-effectif le 11 mai… « Nous préconisons une réouverture très progressive en quatre phases, plaide Alice Bernard au nom de l’ABF et d’un collectif d’associations professionnelles. Dans la première, les locaux ne sont pas ouverts au public. Seul le personnel reprend et on met en place un système de drive et de portage pour le public. » La deuxième phase – possiblement en juin - permettrait une ouverture partielle au public, évitant les regroupements et le stationnement.

 

La troisième phase, à la rentrée, remettrait en route l’action culturelle, l’accueil des groupes et des classes. La dernière phase représente un retour à la normale. « On ne peut pas s’attendre à ce que le public puisse entrer le 11 mai dans les bibliothèques, pour flâner dans les rayons », confirme Eva Garrouste, directrice des 7 lieux à Bayeux (Normandie). À la réouverture, avec des effectifs réduits, les bibliothèques devront d’abord gérer le retour des prêts. « Avant le confinement, nous avons fait sauter tous les quotas de prêts. Aujourd’hui un tiers de notre offre est dehors, précise la directrice. Nous envisageons de décontaminer les documents de retour par le temps, en les mettant en quarantaine dans notre salle de spectacle qui est fermée. »

 

À Limoges, la médiathèque travaille sur les modalités d’un « comptoir du livre », à la façon d’une pharmacie de garde pour permettre les nouveaux prêts. Les documents réservés par Internet seraient mis de côté afin d’être empruntables en moins d’une minute. Les personnes ne maîtrisant pas Internet ou n’ayant pas d’idées de lecture pourraient emprunter des « pochettes thématiques » préparées par les bibliothécaires comportant trois ou quatre ouvrages sur des thèmes variés (manga, chanson française, biographies…). Une manière de favoriser des prêts rapides et la découverte de nouveaux ouvrages. Malgré les annonces de Matignon, il faut s’attendre à de grandes disparités locales. « Certains maires se montrent très prudents, mais d’autres plaident déjà pour une ouverture pure et simple le 11 mai, mettant les équipes sous pression. Sans parler de ceux qui viennent d’être élus : certains découvrent le fonctionnement des bibliothèques ou peuvent être tentés par la démagogie… », conclut, inquiète, Alice Bernard.

 

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