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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 16:51

 

Livres-Hebdo : le 8 avril 2017

 

Les personnels de l’établissement parisien, qui doit servir de bureau de vote pour les élections présidentielle et législatives, s’opposent au maintien de l’ouverture au public pendant les quatre dimanches concernés

 

La médiathèque Marguerite-Duras, à Paris (XXe), qui fait partie des établissements pratiquant l’ouverture dominicale, pourrait restée portes closes pendant les quatre dimanches des élections présidentielle et législatives. La mairie a prévu d’utiliser la bibliothèque comme bureau de vote, en remplacement de l’école utilisée habituellement, fermée pour travaux, tout en la laissant ouverte au public pendant les dimanches concernés. Les personnels, opposés à cette décision, demandent que la bibliothèque soit fermée au public pendant les jours d’élection.

 

Dans un communiqué publié sur son blog, le syndicat CGT Culture de la fait valoir que l'obligation de neutralité du bureau de vote prévue par le code électoral ne pourra pas être garantie si l’établissement reste ouvert aux usagers. «La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique », précise le communiqué. L’autre argument avancé est la question de la jauge maximale à respecter dans le bâtiment, fixée à 662 personnes simultanément, selon les personnels (lire ici).

 

Vendredi 7 avril en fin d’après-midi, la mairie n’avait pas encore pris sa décision. « Nous examinons actuellement les statistiques de fréquentation des dimanches ainsi que les taux de participation dans ce secteur lors des élections régionales de 2015 où la médiathèque avait déjà servi de bureau de vote, ainsi que lors de l'élection présidentielle de 2012, précise Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris, joint par Livres Hebdo. Notre souhait est de préserver deux services d’intérêt général, tout en assurant bien sûr les conditions de sécurité des publics et des personnels. S’il s’avère que cette sécurité ne pouvait être assurée, nous ne prendrons pas de risque. La bibliothèque sera fermée. Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la directrice de la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question ».

 

Si la mairie n’opte pas pour la fermeture de la bibliothèque aux usagers les jours concernés, les salariés prévoient de déposer, lundi 10 avril, un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

La médiathèque Marguerite-Duras ne veut pas servir de bureau de vote
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:50

 

Car niveau démagogie, il s'est fait tailler un costard par un autre candidat

 

« Quel est votre programme pour les bibliothèques ? ». C’est la question que le site Archimag a posé aux candidats à l’élection présidentielle. Preuve du désintérêt que représente la lecture publique dans notre pays, seulement cinq d’entre eux, sur les onze déclarés, ont envoyé une réponse truffée de banalités. Pour les autres, Archimag a été obligé d’aller consulter leur programme « pour en extraire les passages les plus significatifs ». Ce qui a permis de relever que certains disent vraiment n’importe quoi.

 

C’est le cas notamment d’Emmanuel Macron (En Marche) et François Fillon (Les Républicains) qui justement avaient refusé de répondre aux sollicitations d’Archimag. On comprend pourquoi. Commençons par Emmanuel comme un soleil, celui qui fait marcher à ses côtés Alain Madelin et Bertrand Delanöe. Il n’a qu’un credo en matière culturelle : « ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche » ! Évidemment, Macron balance ce truc (pas très nouveau d’ailleurs, car récurrent depuis vingt ans) visiblement pour flatter une population étudiante réduite uniquement à une cibles électorale.

 

Pour appuyer sa démonstration, le candidat d’En Marche est prêt à dire n’importe quoi puisqu’il affirme « qu’à Paris, sur 56 bibliothèques municipales, seulement trois sont ouvertes jusqu’à 22 heures ou le dimanche ». Bon, il faut juste savoir que dans la Capitale elles sont au moins six à ouvrir le dimanche et que les trois autres qui faisaient nocturne y ont depuis renoncé faute de fréquentation. Une erreur de chiffrage de un à trois pas très fluctuat pour un énarque. Et même carrément mergitur

 

Mais si l’ancien ministre de l’économie veut ouvrir à tout va, dans son esprit cela ne peut qu’être au rabais. Peut être même….en fermant des bibliothèques puisque le programme de l’ex banquier consistera à continuer de tailler dans les budgets de l’État (et des communes via les dotations) pour tenir la promesse faite à ses amis « de réduire le déficit public » avec l’objectif de soixante milliard d’euros d’économie sur le quinquennat (lire ici).

 

Il n’y aurait alors qu’une seule solution pour Macron pour arriver à satisfaire les tenants des dérégulations des rythmes de travail des bibliothécaires : piquer le programme …de François Fillon ! En effet, toujours dans Archimag, celui qu’on n’imaginait pas être mis en examen propose lui d’élargir les heures d’ouverture des bibliothèques « en développant le bénévolat et en mettant à contribution les jeunes ayant opté pour un service civique culturel ». Pas moins ! De quoi illustrer le mépris qu’ont les politiques à l’égard des professionnels de la lecture publique. En tout cas, question démagogie sur les extensions d’ouverture, Macron s’est fait tailler un costard. Par un spécialiste du genre il est vrai !

 

 

                       Macron se prend une veste sur les ouvertures des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Comme je l'ai dit un jour à un pauvre hère, la meilleur façon de se payer un costard c'est de travailler !

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 10:45

 

ActuaLitté : le 30 mars 2017

 

Depuis plusieurs semaines, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras (XXe), s'oppose de manière frontale à la décision d'y installer un bureau de vote lors des scrutins présidentiels et législatifs à venir. Les personnels dénoncent une organisation problématique pour la bonne tenue des scrutins et la sécurité des citoyens

 

L'équipe de la médiathèque Marguerite Duras ne lâche pas l'affaire : après un premier courrier envoyé à la Direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris et une réunion le 7 mars dernier, les personnels ont signé une nouvelle missive pour la Direction des Affaires culturelles de Paris. Ils menacent à nouveau de faire valoir leur droit de grève, les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin, dates des différents scrutins. Pour rappel, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras s'oppose à l'organisation des scrutins dans l'enceinte de la bibliothèque pour des raisons de sécurité et de bon déroulement des votes. « [L]es lieux de vote en France sont habituellement fermés au public » remarquaient ainsi les bibliothécaires, reprochant à la mairie de l'arrondissement de négliger sécurité et confidentialité lors des scrutins.

 

La mairie de Paris avait apporté des éléments de réponse : pour commencer, « ce ne sont pas les personnels de l'établissement qui tiennent le bureau de vote », et les élections régionales de 2015, organisées dans l'établissement, n'avaient pas posé problème notait l'administration parisienne. Par ailleurs, Paris annonçait des « effectifs de la sécurité [...] doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles. Sur les quatre dimanches concernés, un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture sera présent en renfort », ajoutait la Mairie.

 

Les arguments et mesures de la Mairie de Paris n'ont visiblement pas rassuré les personnels, qui s'expriment de nouveau contre cette tenue des scrutins dans la médiathèque : « [I]l s’agit cette fois d’élections plus importantes en termes de participation, mais aussi de tensions, et l’accueil d’un bureau de vote (situé dans un espace d’exposition jouxtant les collections, donc au sein même de la médiathèque) a été imposé à la médiathèque sans concertation, transformant l’exception en norme, sans considération pour les troubles occasionnés », notent d'abord les personnels. Plus loin, l'équipe note aussi que la présence des électeurs et des usagers habituels de la bibliothèque sera problématique lorsqu'ils devront cohabiter, l'après-midi : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement ».

 

Sollicitée par ActuaLitté, la Mairie de Paris explique que le bureau de vote sera tenu par le président du bureau, assisté par des assesseurs, ainsi que des agents volontaires de la ville et des citoyens volontaires : autrement dit, de quoi diriger et renseigner les personnes. Quant à l'ouverture de l'établissement le matin, alors qu'il est habituellement fermé sur ces horaires, elle sera assurée par un agent de la ville, plus précisément de la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires. Selon nos informations, des représentants du personnel ont demandé à la Direction des Affaires culturelles de leur communiquer des chiffres de fréquentation précis de l'établissement le dimanche et pour de tels scrutins. La DAC aurait en effet assuré que la jauge maximale de l'établissement en matière de fréquentation ne serait pas dépassé par l'organisation des scrutins (lire ici).

 

Les personnels de Marguerite Duras soulignent enfin une contradiction entre la neutralité imposée aux bureaux de vote par le Conseil constitutionnel, et les lieux de débats que sont les bibliothèques et médiathèques : « Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien », écrivent-ils. En conclusion, « l’équipe demande la fermeture administrative de l’établissement avec la possibilité de travailler en interne les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin ». Dans le cas contraire, une grève se profile...

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

   La mairie de Paris promet du renfort pour tenir le bureau de vote à la médiathèque Duras

Paris XXe : la médiathèque Marguerite Duras vote « Non » aux élections
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:11

 

Le candidat insoumis avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que ces défenseurs de la lecture publique attendaient sa présence

 

C'était pourtant une occasion rêvée. De nombreux bibliothécaires venus de plusieurs communes de France (Grenoble, Amiens, Clamart, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Paris...) s'étaient donnés rendez-vous le vendredi 24 mars au Salon du Livre de Paris pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. Des bibliothécaires qui dénoncent les fermetures d'établissement ou les restrictions budgétaires qui ont cours ces dernières années dans de nombreuses municipalités souvent sous couvert de politiques d'austérité consécutives aux baisses de dotation de l’État.

 

« Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » pouvait-ton d'ailleurs lire dans le manifeste de ces bibliothécaires publié sur leur page Facebook. De quoi en principe attirer l'attention de nombreux politiques en cette période électorale.

 

Justement, hasard du calendrier, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle sous l’étiquette de la France Insoumise et ardent partisan d'une ligne anti-austérité était lui aussi ce même vendredi 24 mars en visite au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L'occasion pour lui d'aller à le rencontre des « bibliothécaires en lutte » et de leur apporter un soutien sans faille ?

 

En fait, pas vraiment. Car il y avait un os dans cette bataille des défenseurs de la lecture publique. En effet, les initiateurs de cette manifestation sont les bibliothécaires de Grenoble, lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres qui ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements (lire ici). Seulement problème, l'équipe municipale qui applique ce programme de « casse du service public » a été élue sur une liste Gauche Alternative et « anti-austérité » qui comprenait notamment ….. le Parti de Gauche ! Oui, celui là même qui a été fondé par Jean-Luc Mélenchon. ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Si bien que le candidat insoumis qui avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que les bibliothécaires en lutte de France et de Navarre attendaient sa présence (et son soutien), s'est bien gardé d'aller à leur rencontre et aura ainsi évité soigneusement les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre. Pas même par hologramme. D'après plusieurs sources, il ne voulait pas être contraint de devoir expliquer la politique d'austérité menée pas ses amis à Grenoble. Heureusement ce jour là, il avait trouvé un plan B. Comme battre en retraite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Au Salon du Livre, Jean-Luc Mélenchon sera resté insoumis avec les bibliothécaires en lutte

Pourquoi Mélenchon a-t-il soigneusement évité les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre

- T'inquiètes Jean-Luc nous on est des vrais soumis et on va pas t'emmerder sur la politique de tes amis à Grenoble

- Bon quand même vous me prévenez si vous voyez arriver ces "bibliothécaires en lutte" que je puisse me carapater !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

L'appel de Grenoble, lancé fin février par des bibliothécaires de la ville, aura porté ses fruits : des personnels d'établissements de Grenoble, Clamart, Paris, Sevran, Amiens, Lille et d'autres villes de France se sont retrouvés au salon Livre Paris pour protester contre les mesures d'austérité des municipalités et du gouvernement, qui dégradent selon eux leurs conditions de travail

 

Le rendez-vous était pris à la Porte de Versailles : avec l'accord des organisateurs du Salon du livre de Paris, qui leur ont fourni la salle Connexions, des bibliothécaires de plusieurs villes de France étaient réunis pour évoquer des situations critiques, de réductions de budgets, de suppressions de postes, d'extensions des horaires d'ouverture, y compris les dimanches. Le discours des bibliothécaires est clair, bien rodé, et pour cause : la plupart mènent des luttes dans leurs villes respectives depuis plusieurs mois, comme à Clamart, à Grenoble ou à Paris.

 

À Grenoble, le départ s'est fait cette nuit, à minuit, dans un bus pour la capitale : si une trentaine de bibliothécaires sont montés à Paris, c'est aujourd'hui grève générale des services publics à Grenoble. « L'austérité touche tout le monde, c'est évident », observe simplement une manifestante. « Depuis six mois, nous avons au moins un préavis de grève par mois, dont les revendications sont systématiquement rejetées par l'administration ». Car ce contexte d'austérité est très souvent mal vécu par les personnels, à cause d'un dialogue difficile, quand il n'est pas inexistant, avec les élus. « Il n'y a aucun échange sur le ressenti des agents, et aucune remise en cause du plan de sauvegarde proposé par la mairie.»

 

À Clamart, autour de la Petite Bibliothèque Ronde, le dialogue est lui aussi au point mort : une réunion prévue le 30 mars entretient l'espoir de le ranimer, en présence du préfet, de l'association de la Petite Bibliothèque Ronde, de la mairie et de la DRAC. Selon la mairie, le bâtiment actuel de la PBR, icône d'une politique de lecture publique tournée vers une pédagogie attentive à l'enfant, doit être rénové. L'association ne le nie pas, mais dénonce un plan de réhabilitation obscur et sans garantie. La réunion du 30 mars a justement pour objectif d'évoquer la rénovation, mais aussi le projet d'établissement, qui reste justement indissociable de la PBR.

 

Parmi les intervenants, les personnels de la Bibliothèque nationale de France qui, si elle n'est pas municipale, se dit solidaire de la lutte des bibliothécaires mobilisés. Ou encore les établissements de la Plaine Commune, Vitry-sur-Seine ou Boulogne-Billancourt. Sur la scène Connexions, les bibliothécaires, qui étaient au total entre 150 et 200, ont échangé sur leurs situations respectives, à la fois particulières et réunies par une cause commune, la réduction des budgets et un dialogue difficile avec les élus. Qui, d'ailleurs, sont de tous bords : de la droite à la gauche, la culture est partout malmenée, déplorent les bibliothécaires.

 

Pendant la conférence de presse au salon Livre Paris, une délégation de bibliothécaires se rendait au ministère de la Fonction publique pour une réunion. « Elle s'est bien passée, nous avons été reçus par la directrice de cabinet, qui a priori découvrait l'ensemble des situations que nous lui avons exposées. La bonne nouvelle, c'est qu'elle nous a demandé de faire remonter les cas ville par ville, pour pouvoir les étudier, parce que la problématique était différente entre les communes. La mauvaise, c'est que ces interlocuteurs risquent de changer dans les prochains mois. Mais nous avons fait passer le message que l'argument principal des collectivités pour justifier ces politiques, c'était la baisse des dotations de l'État ». En somme, un bilan pour le quinquennat Hollande au salon Livre Paris ?

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

Les bibliothécaires à Livre Paris : « Il faut défendre notre métier au niveau national »
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:50

 

Jean-Luc Mélenchon a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’élargissement des horaires d’ouverture des bibliothèques

 

Alors que les bibliothèques parisiennes étaient touchées par un mouvement social samedi 4 et dimanche 5 février, avec des revendications portant notamment sur les primes ou les créations de poste (lire ici), Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, qui tenait au même moment deux meetings en quasi-simultanéité à Lyon et à Paris grâce à un hologramme, a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’ouverture le dimanche ainsi qu’en soirée des bibliothèques publiques.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui désire par ailleurs l’abrogation de la loi travail, le projet est juste un prétexte « pour aller faire bosser les gens le dimanche » puisque les établissements sont déjà ouverts le samedi. Il a également assuré à propos du candidat d’En Marche : « Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens ». Et d'enchaîner : « Il ajoute une catégorie, qui, dans le futur, va militer avec nous, les bibliothécaires ».

 

De fait, à l’instar de l’ancien Banquier devenu ensuite ministre des finances, rappelons que tout ceux qui militent pour l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi les mêmes qui sont pour des commerces ouverts sept jour sur sept et tard le soir. Pour « s’adapter aux  nouveau rythme de vie » qu’ils serinent pour mieux détruire la société et l’équilibre qui la régissait il y a peu encore.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                  Ouverture des bibliothèques le dimanche : Macron toujours en marche

- Mon cher Manu, faut aller par là !

- Mon cher Manu, faut aller par là !

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:06

 

En décembre 2016, les bibliothécaires de la capitale avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017

 

En décembre 2016, les bibliothécaires parisiens avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi (lire ici). En cause, le faible montant des primes de la filière culturelle des administrations parisiennes et la politique d'ouverture dominicale mise en œuvre par la Mairie de Paris, avec des moyens insuffisants selon les personnels. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017.

 

Ainsi pour faire le point sur les suites à donner à ce mouvement, l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) avait invité tous les personnels, le vendredi 20 janvier dernier, à la Bourse du Travail. Devant les propositions de la Ville de Paris jugées encore très insuffisantes sur l'augmentation des primes et l'absence de création de poste pour la prochaine ouverture du dimanche de la Bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), deux préavis de grève ont été déposés à l'issue de cette assemblée générale, rapportent les syndicats : le samedi 4 février pour l'ensemble du réseau parisien, et le dimanche 5 février pour les bibliothèques ouvertes le dimanche, soit Marguerite Duras (XXe), Marguerite Yourcenar (XVe), Françoise Sagan (Xe), François Truffaut (Ie) et bien sûr Hélène-Berr. (voir ici)

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », expliquait d'ailleurs un gréviste le 17 décembre dernier au site spécialisé ActuaLitté. Ce qui n'est pas vraiment le cas à la Ville de Paris puisque la direction des affaires culturelles est sommée de rendre des postes budgétaires chaque année pour exécuter le plan d'économie décidé par la maire Anne Hidalgo (lire ici)

 

« Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », ajoutait non sans raison une autre bibliothécaire, persuadée que la volonté municipale derrière les ouvertures dominicales a quelque chose d’idéologique. Pour preuve, l'amplitude horaire des ouvertures d'établissements de lecture publique de la capitale, notamment le matin ou encore pendant les vacances diminue globalement depuis au moins cinq ans.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                      Bibliothèques : la mairie de Paris a aussi ses frondeurs

- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:21

 

Une fermeture qui va durer au moins une semaine selon la direction de l'établissement

 

Inutile de se rendre à la bibliothèque Buffon, située entre la Gare d'Austerlitz et le Jardin des Plantes dans le Vème arrondissement car les températures y sont tellement basses qu'elle a dû fermer ses portes en urgence ce mardi 27 décembre.

 

Une fermeture amenée à durer car la direction prend bien soin de préciser qu'elle durera au moins toute la semaine. « En raison d’une coupure de chauffage, la bibliothèque Buffon et le Centre de documentation sur les métiers du livre sont fermés au public jusqu’au samedi 31 décembre inclus » affirme ainsi le communiqué diffusé via l'infolettre officielle de la bibliothèque ainsi que l'affichette posée devant la devanture.

 

Des radiateurs qui en fait avaient lâchés dès la semaine dernière juste avant Noël. Une panne qui perdure cinq jours après et empêche de pouvoir accueillir le public dans de bonnes conditions puisque d'après les agents il ferait douze degrés à peine dans l’établissement. Une sensation de froid confirmée par des usagers qui nous ont déclaré « qu'il faisait plus chaud à l'extérieur qu'à l'intérieur de la bibliothèque ». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Le Vème arrondissement n'a pas beaucoup de chance en ce moment avec ses bibliothèques car la bibliothèque Mohamed Arkoun, située, elle, rue Mouffetard, avait dû fermer plus d'un mois pour cause....de panne électrique (lire ici).

 

 

La bibliothèque Buffon (Ve) fermée pour cause de grand froid
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 11:28

 

« Et pour une durée indéterminée » selon la direction de l'établissement

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun située rue Mouffetard dans le Vème arrondissement est fermée depuis maintenant plus de trois semaines pour raison de sécurité. « La bibliothèque est fermée depuis le 19 novembre en raison d'une panne qui affecte à la fois les portes et le système de sécurité incendie » a déclaré la direction de l'établissement dans une communiqué (lire ici).

 

Une fermeture qui pourrait durer car, symbole de la mondialisation, la pièce défectueuse n'est visiblement pas disponible dans l’hexagone, ce qui amène la bibliothèque Mohammed Arkoun à préciser qu'elle « restera fermée pour une durée indéterminée ». Probablement jusqu'à la fin de l'année.

 

D'autres problèmes de sécurité avaient déjà affecté la bibliothèque de la rue Mouffetard depuis la rentrée et pas des moindres. A tel point que la direction de l’établissement avait dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers (lire ici).

 

Paris : La bibliothèque Arkoun (Ve) fermée pour raison de sécurité
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:19

 

Une bibliothèque qui semble vivre une existence mouvementée car ces deux derniers mois la direction de l’établissement a dû également déposer plusieurs plaintes pour violence au commissariat

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun est fermée au public pour au minimum deux semaines car une panne de portes électriques empêche l’entrée des usagers a-t-on appris par un communiqué de la direction de cet établissement situé rue Mouffetard dans le Vème arrondissement.

 

La panne constatée depuis le samedi 19 novembre n’avait « pas pu être identifiée ni par la société de maintenance, ni par les services municipaux d’astreinte » précisait la bibliothèque guère optimiste quand à une réparation prochaine. Une inquiétude confirmée le mardi 22 novembre puisque la bibliothèque de la rue Mouffetard était toujours inaccessible au public. « Les portes ne sont toujours pas réparées, la bibliothèque est annoncée fermée pour la journée sur paris.fr » annonçait alors un nouveau communiqué diffusé aux personnels du réseau parisien. Mais de réparation point, car le bâtiment restait toujours portes closes dans les jours qui ont suivi. Un problème de pièce de rechange semble-t-il (voir commentaire). Désormais la bibliothèque ne rouvrira pas au mieux avant le mardi 6 décembre. Mais quand même, deux semaines de fermeture (minimum) pour une panne électrique c'est quand même assez inédit. A croire que cet établissement a reçu un mauvais sort.

 

En effet, la bibliothèque Mohammed Arkoun semble vivre une existence mouvementée car depuis le mois de septembre la direction de l’établissement a dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers. Et pas des moindres.

 

« Deux agents ont été victimes d’insultes violentes et sexistes, l’une d’elle de menaces de mort, le matériel a été bousculé, et le chef d’établissement, venu en défense d’une collaboratrice, avait été frappé au visage » avait ainsi rapporté l'UCP, le syndicat des cadres parisiens dans un tract diffusé aux personnels. « Ces incidents ont eu lieu en milieu de semaine, les agents ont pu s’absenter pour se rendre au commissariat, et être libérés de leur service public en raison de leur état de choc. Qu’en serait-il un dimanche ? » concluait même, perfide, le syndicat des cadres parisiens. On ignore pour le moment la réaction de Bruno Julliard.

 

En tout cas, les mésaventures de le bibliothèque Mohammed Arkoun illustrent comme un symbole la dégradation du réseau parisien. D'ailleurs pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail et le manque de considération à leur égard, les bibliothécaires de la capitale, soutenus par les syndicats CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, appellent à une grève le samedi 17 décembre (lire ici et ).

 

Paris : une bibliothèque fermée pour (au moins) deux semaines à cause d'une panne électrique
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