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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:09

 

Les Échos : le 2 mars 2016

 

L’organisation syndicale a dévoilé ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». Elle insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures

 

La CGT, qui rejette en bloc le projet de réforme du droit du travail, a formulé mardi ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». l’organisation syndicale insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures, son cheval de bataille. Elle souhaite également le lancement d’un nouveau statut du travail salarié, la mise en place du droit à la déconnexion (une idée prévue dans le projet de loi El Khomri mais lançée par la CGT il y a un an) ou un encadrement « rigoureux » des heures supplémentaires.

 

« Il s’agit de bâtir un Code du travail plus fort, plus solide pour tous les travailleurs d’aujourd’hui, plus engageant parce que sans surprise pour les employeurs », explique le premier syndicat français. « La flexibilité, il n’y en a que trop », ajoute l’organisation, mettant en avant « un chiffre : 8 salariés sur 10 sont recrutés sur des CDD, pour une période de plus en plus courte ».

 

Les accords d’entreprise dérogatoires, prévus dans le projet de loi El Khomri, « n’ont pas lieu d’être car ils font dépendre les droits et garanties collectives des salariés du rapport de force existant au niveau d’une branche et, de plus en plus, au niveau de l’entreprise ». La CGT préconise le principe majoritaire des accords où tout accord collectif est reconnu valide par la signature d’organisations représentatives ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections professionnelles.

 

Actuellement, pour être valide, l’accord doit être soit majoritaire, soit recueillir la signature de syndicats représentant 30% des salariés sans que des syndicats représentant 50% des salariés ne s’y opposent. Le projet de loi El Khomri propose une autre possibilité : que des syndicats représentant au moins 30% des salariés puissent recourir à des référendums pour valider des accords.

 

La CGT réclame à nouveau que les négociations interprofessionnelles (assurance-chômage, retraites complémentaires, formation) se tiennent dans un « lieu neutre ». Aujourd’hui, elles ont lieu au siège du Medef et sont présidées par le patronat, qui écrit également le projet d’accord. La centrale demande aussi que la présidence de séance soit assurée soit « par une ou plusieurs personnalités qualifiées et reconnues comme telles », soit par une coprésidence syndicale et patronale.

 

Alors que le projet de loi El Khomri propose le compte personnel d’activité, qui attache des droits sociaux (formation, pénibilité) à la personne et non au statut, la CGT met sur la table un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS). Il s’agirait d’un « socle » de droits « cumulatifs, progressifs et transférables » d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, de la sortie du système scolaire à la fin de la carrière professionnelle.

 

Lire l'article des Échos

 


 

                       Code du Travail : la CGT présente ses hommages à la ministre du travail

Code du Travail  : les contre-propositions de la CGT

                                  - Si vous voulez je peux même vous faire des propositions

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:53

 

France 24 : le 2 mars 2016

 

La ministre Myriam El Khomri n'en finit plus d'être critiquée pour son projet de loi Travail. Dans une tribune, son ancien conseiller Pierre Jacquemain dénonce « une trahison historique de la gauche »

 

C’est une nouvelle fronde que Myriam El Khomri subit de plein fouet. Alors que depuis deux semaines, elle essuie des critiques de tous bords au sujet de son projet de loi travail, elle fait face à une attaque de l’un de ses proches. Dans une tribune publiée ce mardi par le site Le Monde, son ancien conseiller stratégie Pierre Jacquemain, qui a choisi de quitter son cabinet début février explique les raisons de son départ.

 

Âgé de 33 ans, l'ex-plume de la ministre estime que la réforme portée par Myriam El Khomri n’incarne pas les revendications des travailleurs. « Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères », dénonce-t-il. Même s’il reconnaît la valeur de la ministre, ancienne militante socialiste, il souligne publiquement leur désaccord. « Cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres », explique-t-il en vilipendant une « réforme libérale qui déshonore la gauche ».

 

Cette attaque rejoint une cohorte d’oppositions déjà existante au projet de loi travail, allant d’une tribune incendiaire, signée par des figures de gauche, dont Martine Aubry, à une pétition rassemblant plus de 850 000 signatures en ligne. Face à ces turbulences, le gouvernement a décidé lundi de reporter du 9 au 24 mars la présentation du texte en conseil des ministres. Interrogé à ce sujet, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé mardi à l’Assemblée nationale qu’il était « exagéré » de parler de « reculade ». « Avons-nous depuis que nous gouvernons, depuis que je suis Premier ministre, dû reculer sur tel ou tel texte, avons-nous dû changer telle ou telle position, après le débat nécessaire ? », a-t-il insisté.

 

Mais du côté des protestataires, la pression prend de l’ampleur. Plusieurs organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l'Unef, ont ainsi appelé à une journée d'action, le 9 mars, avec un rassemblement place de la République, à Paris. « À travers le projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une guerre sans précédent contre les jeunes et les salariés », ont-elles écrit dans un communiqué commun. Pour ces organisations, le report ne suffit pas, elles réclament le retrait pur et simple du texte.

 

Quant aux syndicats, ils seront une dizaine à participer jeudi à deux réunions pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer à l'exécutif et discuter d'une mobilisation qui aurait lieu fin mars. Certaines, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, qui a jusqu'ici accompagné la plupart des réformes du quinquennat, pointent de « vrais désaccords » et veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

 

Lire l'aticle de France 24

 

 

 

                                   Manuel Valls va-t-il lâcher sa ministre du travail ?

Réforme du Code du travail : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri dénonce une « trahison historique »

                                                        - Moi, je ne recule jamais !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 13:45

 

ActuaLitté : le 1er mars 2016

 

Fondée en 1998. L.I.R.E à Paris regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres 

 

Le 25 février dernier, l’association L.I.R.E, basée à Paris, a fait part de mauvaises nouvelles. Son acronyme, porté depuis 17 années, n’est autre que « Le Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion ». Or, l’association a appris que sa subvention serait cette année fortement réduite, de quoi mettre en danger toute l’activité. 

 

Initiative portée par un réseau de bibliothécaires et de professionnels de la petite enfance, ainsi que l’ACCES, Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations, l’association L.I.R.E a été fondée en 1998. Elle regroupe quinze lecteurs professionnels, qui interviennent auprès des plus jeunes, pour leur proposer la découverte de livres.  Les lecteurs s’impliquent dans différents projets liés aux livres avec leurs partenaires de terrain. Ils s’investissent dans différents groupes de travail internes à l’association : pôle littérature jeunesse, pôle communication, pôle formation, pôle recherche qui leur permettent de prendre du recul sur leurs pratiques et renforcer leurs compétences.

 

Dans le cadre du pôle formation de l’association, certains lecteurs assurent avec la directrice, des formations proposées à des publics variés et de plus en plus nombreux – dépassant les frontières de Paris intra-muros. À travers l’association, c’est un mouvement social de lecture individualisée qui est proposé. L’intention reste de faire partager un livre avec un enfant, en présence de ses parents, pour stimuler le goût de la lecture, et encourager à l’appropriation.

 

L’association « a su développer une dynamique d’éveil au livre avec les bébés, les jeunes enfants et leurs parents, en partenariat avec les professionnels du secteur de la santé, du social et de la culture. Elle a su faire reconnaître la valeur de ses actions, autant sur le terrain, que dans le cadre de ses formations et de ses publications », explique-t-on. 

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris

Et les témoignages de solidarité, autant que les messages de soutien se sont alors multipliés. Les éditions Grasset jeunesse, saluent ainsi un « travail de médiateurs et passeurs professionnels et passionnés est extrêmement précieux ». Travaillant pour les éditions Albin Michel Jeunesse, Lucette Savier, éditrice et auteure, insiste : « Vous priver de moyens alors que l’insertion est une formidable action, chaleureuse et immensément utile, aujourd’hui…, quelle absurdité ! Quel gâchis ! Vive la communauté des lecteurs, de tous les lecteurs, vive tous les appétits de lire et de vivre ensemble ».

 

La perte de la subvention impliquerait que cinq lecteurs de moins sont disponibles. L’association intervient dans une multitude d’endroits, que ce soit les maisons de l’enfance, les centres d’hébergement, ou encore les établissements scolaires. Elle propose également des formations de médiations thématiques. Chloé Seguret, lectrice formatrice et représentante du personnel de LIRE à Paris, nous précise : « Cette subvention nous est accordée dans le cadre d’une convention triennale par le Département, et la direction Famille et petite enfance. Elle intervient dans le cadre de notre travail dans les PMI [Protection Maternelle et infantile, NdR]. Cette dernière était reconduite chaque année depuis 14 ans, pour un montant de 360.000 €. Et cette année, nous avons appris qu’elle serait amputée de 40 % ».

 

Selon les conclusions de l’association, le département privilégierait une solution de reclassement à l’interne des personnels de la ville. « Des professionnels de la petite enfance reprendraient notre activité, mais sans avoir notre champ d’action », indique-t-elle. Quant à la diminution de la subvention, le département était lié par un engagement de financement, pas de montant.

 

« Nous avons été prévenus en février d’une décision déjà actée, sans préavis. On nous répond pour le moment que le département n’est pas engagé sur le long terme, et qu’il n’y a jamais eu de garanties de montant. » Or, la décision prise pour 2016 laisse craindre pour les années suivantes : « Notre enveloppe s’achève début 2017. Et l’on sent bien que le département souhaite que nous puissions travailler sur nos fonds propres – ce qui est notre volonté. Nous demandons simplement de disposer d’un peu plus de temps, pour réorganiser notre travail »; L’association a rendez-vous prochainement, le 21 mars, pour tenter de faire entendre raison à l’administration.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Une association qui combat l’exclusion par le livre menacée par la baisse drastique de sa subvention par la mairie de Paris
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 13:39

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Durée maximale de travail, forfaits jour, accords compétitivité-emploi : le projet de loi El Khomri sur la négociation collective, le travail et l'emploi donne la main aux entreprises

 

Le projet de loi El Khomri va permettre demain aux entreprises de négocier à la carte le temps de travail. Car, s'il ne touche pas à la durée légale, il donnera la main aux employeurs qui pourront avoir recours facilement aux multiples exceptions qui entourent la règle des 35 heures en établissant des accords. Revue de détail...

 

Durée maximale de travail : jusqu'à 60 heures par semaine en cas d'accord. Le projet de loi stipule que la durée quotidienne de travail pourra être portée à 12 heures par accord d'entreprise. Cette possibilité existe déjà dans le Code du travail. Mais, pour la mettre en place, il faut aujourd'hui des « dérogations accordées dans des conditions fixées par décret », autrement dit dans des cas très rares.

 

Autre changement, la durée moyenne de 44 heures maximum de travail par semaine peut être portée à 46 heures désormais par accord d'entreprise. Avant il fallait un accord de branche, mais aussi un décret, ce qui là encore était très rare. Nouvelle subtilité : cette durée de 44 heures maximum ne court plus sur une période de douze semaines consécutives, mais seize semaines.

 

Enfin, la durée hebdomadaire peut être portée, en cas de circonstances exceptionnelles, à 60 heures, toujours par accord. Là encore, cette durée est déjà prévue. Mais aujourd'hui, il faut une autorisation de la Direction du travail, ce qui n'arrive quasiment jamais. D'autre part, le texte actuel stipule que les 60 heures concernent « certaines entreprises ». Une notion qui disparaît.

 

 

                                                                                         Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette

 

Apprentis : l'inspection du travail hors jeu. Selon le projet de loi, les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu'à 10 heures par jour (au lieu de 8 heures) et 40 heures (contre 35) par semaine, si des « raisons objectives le justifient ». Aujourd'hui, c'est déjà possible, mais l'entreprise doit demander l'autorisation à l'inspection du travail « après avis conforme du médecin du travail ». Alors qu'avec ce texte l'employeur devra simplement en informer les deux.

Les astreintes sur les temps de repos. Le projet de loi prévoit que les temps d'astreinte s'imputent sur les temps de repos lorsqu'ils ne sont pas travaillés effectivement. Le Comité européen des droits sociaux (qui s'appuie sur la Charte sociale européenne) a pourtant condamné le fait qu'ils s'imputent sur le temps de repos. Selon cette charte, toutes les heures de présence (travail ou « inactivité ») sont du travail effectif à prendre en compte pour les durées maximales et les repos, seule une différence de rémunération étant admise.


Coup de canif sur le forfait jour.  A l'heure actuelle, un cadre sur deux travaille sans compter ses heures, malgré les 35 heures, mais dans la limite de 235 jours par an. C'est le système du forfait jour appliqué, aux salariés autonomes. Il prévoit 11 heures de repos consécutives. C'est fini. Ces 11 heures de repos pourront être fractionnées. Autre brèche ouverte : dans les entreprises de moins de 50 salariés, plus besoin d'accord collectif. Il suffira que l'employeur se mette d'accord avec son salarié pour le passer au forfait jour.

 

LIre l'article du Parisien

 

 

 

                                                                  Socialistes !

Avec les socialistes,  le Code du Travail est passé à la moulinette
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 19:56

 

ActuaLitté : le 17 février 2016

 

Pourtant Les Républicains et les communistes en avaient chacun déposé un autre vœu, un peu plus franc du collier

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, d'abord présentée comme un fait accompli par la Mairie de Paris, aura finalement été remise en question, d'abord par les élus du Xe arrondissement, puis par le Conseil de Paris. Le vœu des élus PS et écologistes, qui réclame une évaluation avant toute fermeture de l'établissement, a été adopté, tandis que les Républicains et communistes en avaient chacun déposé un autre, un peu plus franc du collier. Quoi qu'il en soit, l'avenir de la bibliothèque reste sous surveillance.

 

La Mairie de Paris avait fait part de sa décision à la fin du mois de décembre : Château d'Eau était voué à la fermeture, d'ici la moitié de l'année 2016, en raison d'une forte chute de sa fréquentation. L'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, dans le même arrondissement, faisait office d'explication : les prêts avaient connu une importante chute depuis l'ouverture de cet important établissement.

 

« Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En sept mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois. », expliquait alors le directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris à ActuaLitté. Les représentants des personnels et syndicats avaient contesté cette analyse, effectuée selon eux « à la va-vite » sur seulement quelques semaines de cohabitation, qui plus est au cours d'une période particulièrement difficile, entre les vacances d'été et les attentats parisiens (lire ici). 

 

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris

Des élus du Xe arrondissement s'étaient rangés de leur côté à l'occasion d'un conseil municipal : les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte soulignaient le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement ». Seuls les socialistes votaient contre le maintien de l'établissement (en cohérence avec la position du maire socialiste, Rémi Féraud), tandis que les écologistes s'étaient abstenus.

 

Le Conseil de Paris a confirmé l'opposition des élus : socialistes et écologistes se sont entendus pour soumettre un voeu qui a été adopté hier après-midi, sans grande surprise qui demande entre autre que durant les prochains mois, l’activité de la bibliothèque Château d’Eau et les pratiques de ces usagers soient étudiées avec la plus grande attention et que la fermeture prévue de l’établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité mais aussi qu’une solution soit trouvée pour accueillir le fonds d’ouvrages photographiques à la médiathèque Françoise Sagan si possible ou à défaut dans un autre établissement à Paris.

 

D'autre part le vote dés élus stipule que « Les Rencontres photographiques du Xe » continuent à être organisées, avec le concours de la Direction des Affaires Culturelles et de la Mairie du Xe. Enfin, last but not least, la ville s'est surpassée en demandant qu’un accompagnement personnalisé puisse être mis en place par les équipes – notamment les jeunes en service civique – pour les plus fidèles usagers et notamment les personnes âgées et que des visites des bibliothèques avoisinantes leur soient proposées, afin de faciliter la transition une proposition qui s'est attiré les railleries (lire ici)

 

Les élus Les Républicains et communistes avaient chacun proposé un vœu contre la fermeture de l'établissement, qui n'a pas été adopté. Si les vœux des élus reflètent leurs avis, et donc ceux des citoyens, ils ne sont pas contraignants juridiquement pour la municipalité, qui a malgré tout intérêt, politiquement, à les suivre.

 

Certains élus du Xe ne cachent pas leur frustration d'avoir été mis, en décembre, devant le fait accompli, au moment de l'annonce de la fermeture programmée pour juin 2016 aux syndicats. Si le vœu adopté permettra d'évaluer plus en profondeur l'activité de la bibliothèque, la formulation selon laquelle « la fermeture prévue de l’établissement [sera] conditionnée à la poursuite du déclin de l’activité » soulève également quelques critiques : « On peut tout à fait organiser ce déclin de l'activité, et nous serons vigilants sur ce point », souligne un des élus.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                                                               Mairie de Paris : une certaine idée de la culture

La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau remise en question par le Conseil de Paris
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:14

 

Le Parisien : le 17 février 2016

 

Danielle Simonnet (Parti de gauche) a toutefois demandé à ce que la Ville renonce à cette fermeture décidée « pour des raisons purement comptables »

 

La bibliothèque Château-d'Eau, installée dans les locaux de la mairie du Xe depuis 1896, fermera-t-elle comme prévu en juin ou bénéficiera-t-elle d'un sursis ?

 

En tout au cours du dernier Conseil de Paris, le vœu de l'exécutif a été voté. Il prévoit que « durant les prochains mois, l'activité de cette bibliothèque soit étudiée avec la plus grande attention et la fermeture prévue de l'établissement soit conditionnée à la poursuite du déclin de l'activité ».

 

De son son côté, Danielle Simonnet (Parti de gauche) a appelé la Ville à renoncer à cette fermeture décidée, selon elle, « pour des raisons purement comptables ».

 

Lire l’article du Parisien

 

Le Conseil de Paris a-t-il accordé un sursis à la bibliothèque Château-d'Eau ?

                                  - Avec Hidalgo, la culture tombe à l'eau....

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:10

 

Le Parisien : le 15 février 2016

 

« Malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés » tacle la CGT de Paris-Musées

 

Les amateurs de squelettes vont devoir mettre la main au porte-monnaie ! D’après la CGT culture, le ticket d’entrée aux catacombes a augmenté de 40 % en un an et demi ! « La mairie de Paris s’en met plein les fouilles », s’étrangle les syndicalistes qui le dénoncent sur leur site Web… Fin 2013, le prix d’entrée de l’ossuaire parisien de la place Denfert-Rochereau était de 8 €. Il est désormais de 12 € au guichet ! Si l’on préfère réserver un billet coupe-file ni échangeable ni remboursable mais avec un audio guide (cassette de 30 minutes, NDR), c’est 27 € et avec un « vrai » guide conférencier, c’est 35 €.

 

Les catacombes, cimetière municipal à 20 m sous terre qui expose six millions de squelettes, géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris Musées, ont reçu 352 614 visiteurs en 2014, soit 13,4 % de plus qu’un an plus tôt. En 2015, il a atteint les 500 000. Depuis six mois, le site fait l’objet d’un plan de rénovation, notamment la ventilation et les éclairages. Pour faire face à son succès, les horaires d’ouverture ont été élargis, 20 heures à la place de 16 heures. Enfin, il est prévu en 2019, une nouvelle sortie, avenue René-Coty, équipée de sanitaires et d’une librairie-magasin de souvenirs.

 

« La Ville et Paris Musées considèrent les catacombes comme une pompe à fric ! regrette Dominique Quenehen, représentante du personnel à la CGT Musée de Paris. Le syndicat avait déjà épinglé la ville en octobre dernier. Elle avait loué au site Airbnb qui voulait faire une soirée privée Halloween une nuit à 350 000 € (lire ici) ! « Au final, tacle Dominique Quenehen, malgré ses grands discours sur la culture accessible à tous, la Ville rend les catacombes inaccessibles aux Parisiens fauchés. »

 

« L’accessibilité des équipements culturels de Paris est reconnue par tous. Améliorer les services au bénéfice des Parisiens, et de ceux qui viennent visiter notre ville, est un travail que la Ville entend mener et qui a un coût », explique de son côté Bruno Julliard premier adjoint.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                                          Catacombes : Bruno Julliard s'explique

Paris : les catacombes une mine d’or pour la Ville
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 16:54

 

Le Monde : le 24 janvier 2016

 

Pour certains spécialistes de la santé au travail, les risques psychosociaux ont été instrumentalisés et ont masqué l’enjeu politique des conflits en entreprise

 

Entre 2007 et 2014, la psychologue du travail Lise Gaignard  a rédigé des chroniques à partir d’entretiens menés dans son cabinet. Elle soulignait alors les phrases les plus affligeantes, les retapait, et changeait les prénoms. Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, Chroniques de la souffrance au travail, ces textes sont poignants : la psychanalyste a du mal à relire son livre. Elle n’est pas la seule : « On m’a reproché de dire du mal des travailleurs », raconte-t-elle.

 

Si son texte suscite des réactions vives, c’est qu’il critique la dépolitisation de la souffrance au travail : à ses yeux, le changement le plus frappant dans le monde du travail en France n’est pas « la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi, la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy ! ».

 

D’après la psychologue du travail, c’est en 1998 que tout commence, avec la sortie de Souffrance en France, de Christophe Dejours, et Le Harcèlement moral, de Marie-France Hirigoyen. Deux ouvrages qui connaissent un succès retentissant : « Soudainement, tout le monde est harcelé, tout le monde a un pervers narcissique dans son entourage ! Le ministère du travail va même introduire le harcèlement moral dans la loi de 2002. » Lise Gaignard n’a pas de mots tendres pour cette loi qui « arrange les entreprises : pendant qu’on consulte sur les risques psychosociaux, on ne s’interroge pas sur les modalités de production ».

 

Les risques psychosociaux auraient-ils été instrumentalisés ? En tout cas, de nombreux médecins se plaignent d’avoir à régler des problèmes qui relèvent du management plus que de la santé. « Quand on a commencé à parler de harcèlement, c’était miraculeux : finalement, on comprenait ce qui se passait, on pouvait s’en prendre au pervers narcissique », se souvient Fabienne Bardot. Mais cette médecin du travail porte aujourd’hui un regard plus amer sur la question, et refuse de mettre ses patients en inaptitude médicale. « C’est ce que tout le monde leur dit de faire, et c’est grave ! Le problème n’est pas médical, il est lié au travail. Je préfère la rupture conventionnelle : au moins, c’est le salarié qui la demande, qui décide de mettre un terme à une situation qui ne lui convient pas ».

 

Une façon de lutter contre l’hypocrisie d’une société qui gomme les conflits sociaux pour ne pas avoir à les aborder : « On ne dit plus un salarié, on dit un collaborateur, comme si dans l’entreprise tout le monde était égal. On ne dit plus licenciement, mais plan de sauvegarde de l’emploi. Même après les attentats du 13 novembre, on ne parle que de la souffrance des gens ! On met en place des cellules d’urgence, mais personne ne se demande comment on a pu produire des monstres pareils ».

 

 

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

Si la psychologisation de la souffrance au travail s’est autant développée, c’est aussi qu’elle constitue une niche rémunératrice pour les médecins, consultants et experts qui se sont spécialisés sur la question.« Même les syndicats envoient les salariés chez le psy ! La souffrance ne pousse plus à l’action, elle est vécue de façon individuelle et désespérante », regrette Anne Flottes, auteur de Travailler, quel boulot ! Les conflits du travail, enjeux politiques du quotidien. « Bien sûr qu’il y a des gens qui vont mal et que le travail joue un rôle majeur dans ce malaise. Sauf qu’on utilise le psychologue pour faire du contrôle social, pour adapter les humains à des contextes hostiles ! », renchérit la professeure de psychologie sociale Pascale Molinier.

 

Le psychologue Yves Clot parle d’une approche hygiéniste des risques psychosociaux, qui transforme la fragilité des situations en fragilité des personnes. Stress, burn-out, pervers narcissique, sont des termes qu’il prend avec beaucoup de recul : « Le vocabulaire est glissant parce qu’il traduit une angoisse sociale d’appeler les choses par leur nom. Il y a quelque chose de profondément déréglé dans le travail. On assiste alors à une obsolescence programmée des mots. On passe des plans d’action contre les risques psychosociaux à la qualité de vie au travail, et pendant ce temps les symptômes s’aggravent ».

 

Le cœur du problème est ailleurs. Il se trouve dans l’impossibilité du travail bien fait. Des personnes qui souhaitent travailler dans les règles de l’art se heurtent à des organisations qui sacrifient la qualité du travail, dans tous les secteurs : l’industrie, les services ou encore le milieu universitaire. Ces conflits de critères refoulés viennent s’enkyster dans le corps et la tête de chacun. Le problème devient alors personnel, mais il est politique dans ses causes, tout comme dans ses conséquences.

 

L’auteur de Le travail peut-il devenir supportable ? évoque le cas Volkswagen, « une organisation du travail qui fonctionne comme la Corée du Nord : on ne peut pas parler sous peine d’être éliminé, et on finit par abîmer l’entreprise, ainsi que la planète. Et là, on accorde aux salariés le droit de faire des aveux : c’est le comble de la perversion politique ! On les contraint à ravaler leur expérience, et quand on arrive au drame on leur demande de confesser des tricheries qu’ils ont été amenés à faire justement parce que la parole était censurée ».

 

Lire l’article du Monde

 

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 12:35

 

Le Parisien : le 1er février 2016

 

L'actuel président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, alors simple député d'opposition (PS), s'était ému en 2011 de la situation en demandant publiquement quelles mesures le gouvernement d'alors comptait prendre pour remédier à la situation

 

De Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, des Bouches-du-Rhône, du Rhône... Environ 200 personnes ont assigné l'Etat au TGI (tribunal de grande instance) de Paris pour « déni de justice ». Les premières audiences se déroulent à partir de la semaine prochaine, le 10 février. Ce sont de simples salariés qui ont eu, à un moment de leur carrière, à saisir les prud'hommes, à Bobigny, Nanterre, Marseille, Lyon. Et qui ont attendu longtemps leur jugement. Trois ans pour Maeva à Bobigny, trente-cinq mois pour un cadre du quartier d'affaires de La Défense...

« Les réformes au cœur de l'actualité ne protègent pas le salarié, le gouvernement ne met en place aucune disposition pour raccourcir les délais de procédures, laissant le justiciable salarié dans une situation d'attente inadmissible », déplore le Syndicat des avocats de France, qui porte cette action avec des organisations syndicales, liées ou non à la justice. Ce n'est pas le fonctionnement des conseils des prud'hommes qui est montré du doigt, mais bien le manque de moyens humains pour traiter les affaires dans des délais raisonnables, comme le prévoit la Convention européenne des droits de l'homme. Dans son article 6, elle stipule que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable ».

En 2011, déjà, cet argument avait fondé une action similaire. « Nous dénoncions déjà ces délais et demandions au tribunal de juger l'Etat coupable de déni de justice, et
à 71 reprises le tribunal a jugé l'Etat responsable », rappelle Maud Beckers, l'avocate qui coordonne le mouvement et qui intervient directement dans une quinzaine de dossiers. Elle se souvient qu'à l'époque l'actuel président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, alors simple député d'opposition (PS), s'était ému de la situation en demandant publiquement, en janvier 2011, quelles mesures le gouvernement d'alors comptait prendre pour remédier à la situation.

 

 

Prud'hommes : l'État sur le banc des accusés pour déni de justice

                                         -  Vous allez voir quand je serais le troisième personnage de l'Etat ! 

 

 

Les défendeurs de l'époque avaient fait le calcul : l'Etat avait été condamné à verser quelque 400 000 € d'indemnités. « Ne serait-il pas plus cohérent que l'Etat renforce les effectifs plutôt que d'avoir à verser des indemnités ? » interroge avec inquiétude Jamila Mansour, présidente du conseil de prud'hommes à Bobigny, l'unique conseil en Seine-Saint-Denis, dont l'activité a bondi de 30 % en trois ans, mais pas les effectifs.

Sur les trois juges départiteurs affectés à Bobigny (ce sont des magistrats professionnels sollicités en cas de départage), il n'en reste qu'un. Si bien qu'il n'y a plus que 8 audiences par mois, contre 22 auparavant.
Même constat chez les voisins des Hauts-de-Seine. « Avec six fonctionnaires de plus, on pourrait doubler les audiences et les passer de 500 à 1 000 », assure Michel André, président du conseil de prud'hommes de Nanterre, qui affiche un stock de 8 200 affaires. Soit deux ans d'attente ! Pour une saisine de cet automne, il faudra repasser en mai 2018.

Face au problème, l'Etat fait la sourde oreille. Sollicitée à plusieurs reprises, la chancellerie n'a pas été en mesure d'apporter d'éclairage. Quant à Claude Bartolone, son entourage assure qu'il n'a pas été officiellement saisi de la situation.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

 

      Prud'hommes : quand Bartolone sera au pouvoir il fera pression sur la ministre de la justice

Prud'hommes : l'État sur le banc des accusés pour déni de justice

                                 - Mince, je me réveille  trop tard, t'es plus Garde des Sceaux

                - Tu déconnes Barto, pour une fois que je pouvais être une véritable icône de Gauche

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:20

 

Libération : le 3 février 2016

 

Une ex-employée décrit les mauvaises conditions de travail des personnels d'une l'institution qui dans le même même temps diffusait des films dénonçant l’exploitation du prolétariat

 

Il y a quelques jours, la Cinémathèque française changeait de patron, Frédéric Bonnaud prenant la succession de Serge Toubiana, lui-même en poste depuis 2003. Comme pour saluer cette entrée en fonction, une étudiante en cinéma, ex-employée d'un prestataire de l’institution de la rue de Bercy, lui a adressé une lettre filmée, postée sur YouTube. On y apprend qu'à la cinémathèque le social, c'est vraiment du cinéma

 

Filmée en plan fixe, entre une affiche de cinéma, un portrait de Godard et son costume d’hôtesse, la jeune femme de 22 ans dénonce les conditions de travail des personnels d’accueil de la Cinémathèque. Passionnée de cinéma, elle expose que son rêve le plus cher était de travailler dans ce saint des saints, avant d’y parvenir début 2012. C’est son premier job et elle découvre alors que l’accueil est sous-traité à une société extérieure, qui lui propose « un contrat ponctuel », autrement dit à la journée ou à la semaine, renouvelable.

 

Heureuse d’intégrer les lieux, elle se fiche même de ne pas recevoir de prime, récompense pourtant promise après l’exposition Tim Burton, qui vit défiler par tous les temps un public phénoménal et turbulent. « C’était une situation réelle, confirme quelqu'un d'autre, qui a travaillé dans les mêmes conditions pour la Cinémathèque. Toutes les semaines il fallait appeler la patronne pour savoir si on allait travailler et elle nous prévenait souvent au dernier moment. On pouvait faire parfois huit heures de caisse avec à peine vingt minutes de pause déjeuner ». Cette personne, qui a souhaité garder l’anonymat, a également constaté que les conditions de travail sont nettement meilleures dans des établissements culturels qui ne pratiquent pas la sous-traitance.

 

La situation va se corser à l’arrivée d’une nouvelle personne chargée des relations entre la société de sous-traitance et la Cinémathèque. La pression s’accentue fortement sur ces précaires. « On nous menace subtilement, ça fonctionne au chantage affectif. On nous appelle pour travailler la veille pour le lendemain. […] Dès lors, il faudra supplier pour travailler ». Souffrance au travail, collègues qui craquent… Une grève finit par éclater sans préavis le 8 mai 2014 à la suite du licenciement d’une collègue en CDI pour faute grave.

 

Le tract de la grève souligne à l’époque : « La Cinémathèque française ne peut prétendre ignorer nos conditions de travail. En fermant les yeux, elle cautionne le fonctionnement de C.O. [initiales de la société City One, ndlr] ». Mais le mouvement ne dure qu’une journée, poursuit la jeune fille, à cause des menaces de licenciement, ou plutôt de « non-reconduction » pesant sur les contrats précaires. L’étudiante déchante de plus en plus « entre les histoires de harcèlement, de délation, d’accusations mensongères, de collègues renvoyés pour de faux motifs, d’emplois du temps ingérables…».

 

 

                                              Serge Toubiana, un patron cool issu de la gauche progressiste

A la cinémathèque, le social c'est vraiment du cinéma

                                                          - La preuve , je porte un jean hors de prix et pas de cravatte

 

 

Et c’est au partant, Serge Toubiana, directeur des lieux depuis treize ans, que s’adresse la jeune femme. « Grève étouffée et sans retentissement. Monsieur Toubiana ne veut pas que le bruit contamine la Croisette à Cannes ». La Cinémathèque ne bronche pas, souligne-t-elle, malgré l’intercession de personnes syndiquées en interne. Vingt jours après le mouvement s’ouvre une rétrospective consacrée aux frères Dardenne, cinéastes qui dénoncent la misère sociale et l'exploitation du prolétariat. Comble d’une ironie qu’elle souligne : « Monsieur Toubiana, il vous suffisait de descendre les sept étages qui nous séparaient. Nous sommes peut-être moins romanesques mais nos situations étaient les mêmes ».

 

La jeune femme, qui réalise un master en cinéma sur les cinéphiles de la Cinémathèque, auxquels elle a déjà consacré un court documentaire, n’a finalement pas été reconduite en septembre 2015 après trois ans et demi de contrats brefs. Aucune explication ne lui a été donnée. L’agence sous-traitante n’a pour l'heure pas donné suite à l’appel de Libération.

 

Du côté des personnels de la Cinémathèque, plusieurs personnes, qui tiennent à rester anonymes par peur de représailles, indiquent que le mot d’ordre interne de la direction est de ne surtout pas répondre à la missive « pour ne pas lui donner d’écho ». Et confirment que la situation décrite par la jeune femme est «avérée, connue, et enracinée depuis un certain temps ». « Quand elle parle des Dardenne, elle a absolument raison, dit un autre. Tout le monde le sait et, il faut bien le dire, chacun ferme les yeux sur la situation ».

 

Le nouveau directeur de la maison, Frédéric Bonnaud, « là depuis quatre heures », n’a pas « souhaité réagir pour le moment et va s’emparer du dossier plus tard ». Car c’est au nouveau patron qu’elle s’adresse à la fin de sa lettre : « J’espère […] que vous ne vous contenterez pas de serrer la main de stars, mais que vous direz aussi bonjour à "votre vitrine" d’être humains ».

 

Lire l'article de Libération

 

 

 

    Serge Toubiana et les frêres Dardenne lors d'une retrospective sur l'exploitation du prolétariat

A la cinémathèque, le social c'est vraiment du cinéma

                                   - Alors chers amis, pas trop dur d'être venu ici observer la misère sociale ?

                                             - Bah tant qu'il y a un peu de champagne et des petits fours

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