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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:32

 

Le Parisien : le 20 août 2016

 

Installé il y a dix-huit mois, l’appareil destiné à faciliter l’accès des personnes handicapées n’a jamais fonctionné correctement

 

« Je suis venue avec une personne de 98 ans en fauteuil roulant, mais impossible de descendre le fauteuil : ascenseur en panne depuis 3 ou 4 semaines », regrette une aide ménagère sur le registre des observations que la mairie de Paris tient à disposition de ses administrés. « Je désespère de pouvoir un jour me servir du simili-ascenseur », s’agace en écho une handicapée. Deux usagères qui partagent le même dépit face à une situation assez ubuesque : depuis l’inauguration il y a dix-huit mois de la bibliothèque municipale Glacière (XIIIe), après des travaux de mise en accessibilité, l’ascenseur extérieur n’a jamais vraiment fonctionné plus de 24 heures.

 

Le personnel lui-même avoue son incompréhension et sa lassitude, après maints et maints courriers à la Ville. « Ce truc est peut-être très bien pour un intérieur de maison, mais pour un espace public aussi fréquenté, il est simplement inadapté. De plus, il n’a pas de toit et souffre des intempéries », lâche une employée, expliquant, dans un sourire contrit, que les personnes en fauteuil ou bloquées par le petit escalier peuvent emprunter un chemin de contour et accéder par un portail… lui-même un peu grippé et coriace à l’ouverture.

 

« Le problème, c’est que les rares fois où l’appareil fonctionne, comme il est très lent, les gens s’énervent sur les boutons. Résultat, il se coince ! Il y a aussi les gamins qui s’en servent comme appareil de jeu, les gens qui urinent dedans. Il faut le changer », s’accordent les bibliothécaires.

 

Le syndicat CGT des affaires culturelles de la Ville de Paris a relayé l’affaire sur son blog via Internet. Le dossier est donc vite remonté en mairie (lire ici). La direction des services dit regretter d’avoir appris ces incidents via les réseaux sociaux. « On envoie pourtant des mails toutes les semaines », s’étonne un employé de Glacière. « Nous envoyons régulièrement des équipes de nettoyage, nous avons signalé l’inadaptation de l’appareil à cet usage public et demandé son changement », indique de son côté le cabinet de Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIIIe.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Bibliothèque Glacière : Jérome Coumet affirme avoir été alerté par les réseaux sociaux

Paris : le monte-escalier de la bibliothèque Glacière provoque une passe d'arme entre les personnels et le maire du XIIIe, Jérôme Coumet
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:22

 

Le Parisien : le 23 juillet 2016

 

Pour faire des économies, Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble (Isère) a annoncé la fermeture de trois bibliothèques, provoquant une levée de boucliers

 

Des manifestants qui frappent contre les vitres de la salle du conseil municipal pour clamer leur colère, un maire qui reporte les débats, des policiers mobilisés pour permettre la tenue du conseil... A Grenoble, Eric Piolle, premier maire écologiste d'une grande ville française, est confronté à l'épreuve du pouvoir.

 

L'annonce d'un « plan de sauvegarde des services publics » a mis le feu aux poudres. Ces mesures prévoient la fermeture de trois bibliothèques, dont deux dans des quartiers dits « sensibles », et la baisse des effectifs municipaux (une centaine sur 4 000). « On n'a pas voté pour ça ! », « Piolle, Valls, même combat ! » ont scandé les manifestants lors des deux derniers conseils municipaux. « La fermeture de la bibliothèque Prémol est inacceptable. Elle pénalise les enfants dans un quartier fragile. Cette décision est en contradiction avec les engagements de M. Piolle durant sa campagne », s'insurge Cécile Cenatiempo, présidente de l'union de quartier du Village olympique-Vigny-Musset.

 

Le maire, à la tête d'une coalition regroupant EELV (Europe Ecologie-les Verts), le Parti de gauche et des collectifs citoyens, rétorque qu'il n'avait pas le choix. « La baisse des dotations de l'Etat nous prive de 17 M€ entre 2013 et 2017. La municipalité précédente ( NDLR : le socialiste Michel Destot a géré la ville de 1995 à 2014) a laissé filer la masse salariale alors que la ville a déjà des impôts élevés et une dette lourde (1 687 €/habitant), se défend Eric Piolle. Il faut agir ». La fermeture de trois bibliothèques ? « Il faut savoir que la densité des bibliothèques à Grenoble est supérieure à celle d'autres grandes villes. » n'hésite pas à clamer le maire.

 

Gauche et droite grenobloises dénoncent la politique du maire écologiste. « M. Piolle met en place un plan de destruction massif du service public », estime le chef de file socialiste Jérôme Safar. Paul Bron (mouvement de gauche Go Citoyenneté) dénonce « un plan d'austérité décidé sans concertation avec la population », tandis que pour Matthieu Chamussy (les Républicains), « Eric Piolle met en œuvre la décroissance ». Ce dernier met en avant la nécessité de faire preuve de « courage politique ». « Nous sommes là pour faire émerger quelque chose de nouveau, même si les périodes de transition sont toujours difficiles » ose tout de même affirmer le maire de Grenoble. Une saillie (« faire émerger quelque chose de nouveau ») qui consiste donc pour Eric Piolle à fermer des bibliothèques.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                 Eric Piolle : un maire qui ferme trois bibliothèques

A Grenoble, le maire estime qu'il y a « trop de bibliothèques » dans sa ville

              - Ben quoi, j'applique le slogan marqué sur la vitrine de mon local de campagne !

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:30

 

Le Figaro : le 5 juillet 2016

 

Le Conseil de Paris a voté le 4 juillet, en fin de séance, la mise en place, en septembre, de la réforme des conservatoires de la ville, après deux ans d'expérimentations et de débats parfois houleux

 

Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo en charge de la culture, n'y va pas par quatre chemins: « Cette réforme est une priorité absolue, et je la considère comme la plus ambitieuse de mon mandat ». La réforme en question, c'est celle des conservatoires de la Ville de Paris. Entérinée le 4 juillet 2016 par le Conseil de Paris, elle se déploiera dès la rentrée 2016. Avec un objectif clairement affiché: « Satisfaire un maximum de demandes en augmentant de manière significative l'offre d'enseignement musical à Paris, avec le même soin de qualité et d'excellence que celui que l'on a toujours trouvé dans nos conservatoires... Tout en diversifiant le profil des élèves accueillis dans ces structures de formation », poursuit Julliard.

 

Concrètement, d'ici 2020, la Mairie de Paris vise la création de 3 800 nouvelles places pour les débutants, dont une large majorité (2 800) dans les conservatoires municipaux - le reste étant réparti entre les centres d'animation et les écoles associatives. Une augmentation qui portera l'offre d'enseignement musical pour les débutants à 8 400 places, soit près du double de l'offre actuelle. Cela passera entre autres par l'inauguration de nouveaux locaux pour certains conservatoires. Mais aussi et surtout la création de nouvelles filières, dont l'essentiel sera tourné vers les pratiques collectives (chant choral, orchestre, brass bands...) Pour ce qui est de la diversification, un parcours de sensibilisation musicale sera proposé dès septembre à un grand nombre d'élèves de CP, « et sera élargi dès la rentrée 2017 à l'ensemble des classes de CP des écoles municipales, soit quelque 17 000 enfants », précise Julliard.

 

Fruit de deux années de débats et d'essais (au total, 62 expérimentations ont été menées dans les conservatoires et les écoles de Paris depuis 2014), cette réforme n'aura pas manqué de susciter de vives polémiques dans le milieu musical français. La dernière en date concerne la création de ces nouvelles filières consacrées à la pratique collective. De nombreux professeurs et parents d'élèves ont en effet exprimé leur crainte face à une éventuelle diminution, voire la disparition des cours individuels au profit des cours collectifs, comme cela s'est fait suite à la récente réforme des centres d'animation de la Ville de Paris.

 

Polémique ravivée par la récente révélation d'un rapport de l'inspection générale de la ville sur les risques d'infraction sexuelle sur les mineurs, daté de 2015 et qui pointait du doigt les cours individuels au conservatoire comme « porteurs de risque de dérapages importants qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maître et élève ». Une inquiétude que Bruno Julliard tient à dissiper. « Ce rapport n'avait rien à voir avec notre projet de réforme. Quant aux nouvelles filières que nous proposerons au conservatoire, elles viendront s'ajouter à l'offre existante, et aux cours individuels déjà en place ».

 

Il n'y aura donc pas de diminution des cours individuels au profit des collectifs. D'ailleurs, la réforme, mise en œuvre progressivement et qui, du propre aveu de Julliard, coûtera d'ici 2020 plusieurs millions d'euros, ne prévoit pas de redéploiement, mais au contraire la création de cinq nouveaux postes dans les conservatoires et un au sein de la Direction des Affaires Culturelles, et surtout le financement de près de 40 000 heures supplémentaires dédiées à ces offres complémentaires, entre la rentrée 2016 et l'été 2018. Bruno Julliard espère ainsi renverser la tendance actuelle en créant une offre supérieure à la demande. « Mon rêve serait qu'en 2020 on puisse abolir le tirage au sort pour l'entrée dans les conservatoires municipaux ». Un tirage au sort qu'il avait fait mettre en place dès la rentrée 2015 pour plus d'équité... Non sans s'attirer les foudres de nombreux parents.

 

Lire l’article du Figaro

 

 

 

          Bruno Julliard espère créer une offre supérieure à la demande dans les conservatoires

À Paris, les conservatoires joueront leur nouvelle partition à la rentrée

.

                        - Mais attention, tout en diversifiant le profil des élèves qui seront accueillis !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:19

 

Le Courrier de Genève : le 2 juillet 2016

 

« Cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies » rétorque toutefois la mairie

 

Les musées sont ouverts le dimanche. Pourquoi pas les bibliothèques municipales ? C'est le souhait du PDC (Parti Démocrate Chrétien) de la Ville de Genève. Dans une motion déposée mardi au Conseil municipal, il demande à l'exécutif d'étudier l'opportunité d'étendre l'horaire des bibliothèques ou de certaines d'entre elles ce jour-là. Charge à lui d'évaluer les implications financières et en personnel, en envisageant notamment d'engager des étudiants pour le travail dominical. Le PDC souhaite aussi qu'une expérience pilote de plusieurs mois soit menée à la bibliothèque de la Cité. Le Département de la culture et des sports n'a pas attendu cette motion pour réfléchir à la question.

 

Auteure du texte, Alia Chaker Mangeat estime que les horaires actuels restreignent l'accès de ces lieux de culture pour les familles dont les parents travaillent à plein temps. Avec le mercredi matin d'école, les possibilités d'y aller se sont encore réduites. « En fin de journée, c'est compliqué, idem le samedi, entre les courses et les activités sportives des enfants ». Ouvrir le dimanche permettrait donc de favoriser l'accès à la culture pour tous. « Aller à la bibliothèque, c'est une promenade culturelle gratuite, une alternative aux offres de loisirs commerciales ».

 

Sa demande s'appuie sur la forte fréquentation des usagers, puisque 100 000 personnes ont une carte de bibliothèque et qu'en 2015, on dénombrait plus d'un million de prêts. Par ailleurs, des expériences positives d'ouverture sept jours sur sept existent, notamment à Copenhague ou encore à Bâle-Campagne. Encourager le travail du dimanche ? « Je suis contre l'ouverture dominicale des magasins. Mais là, il s'agit d'une offre culturelle, comme celle proposée par les musées ». Mme Chaker Mangeat imagine que des étudiants ou des stagiaires pourraient se charger de ce jour.

 

Elargir les horaires ? Encore faut-il savoir s'il y a une demande. Chef de la Culture et des Sports, Sami Kanaan annonce qu'une vaste enquête auprès de la population sera lancée à la rentrée pour mieux comprendre comment les bibliothèques sont utilisées. La question d'une adaptation des horaires sera posée: ouvrir plus tôt ? Plus tard ? Le dimanche ? En outre, le département cherche à savoir vers quels types d'offres le public souhaite voir les bibliothèques évoluer. Sur le principe, le magistrat n'est pas opposé à ouvrir le dernier jour de la semaine: « Sinon, je fermerais les musées et les centres sportifs ». Cependant, « cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies ».

 

Valérie Buchs, du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, estime aussi que le PDC promet de « raser gratis ». Surtout, elle brandit une pétition datant du printemps 2015 dans laquelle le personnel des bibliothèques s'opposait catégoriquement à une ouverture dominicale, une idée qui avait été évoquée par les autorités dans la presse. Confronté à la réouverture « précipitée » de la bibliothèque de la Cité et à diverses réorganisations, le personnel se disait déjà en sous-effectif. Selon Mme Buchs, « le manque de moyens, notamment humains, est toujours une réalité ».

 

Lire l’article du Courrier de Genève

 

 

                          Ouverture du dimanche : le PDC de Genève se lâche....

A Genève, le Parti Démocrate Chrétien (PDC) veut des bibliothèques ouvertes le dimanche
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:43

 

ActuaLitté : le 2 juillet 2016

 

La Mairie de Paris songeait à la fermer depuis un moment, mais des élus y avaient opposé leur véto, arguant que l'établissement accueillait encore un public de proximité 

 

En fin d'année 2015, la Mairie de Paris avait fait part de son intention de fermer la bibliothèque Château d'Eau, abritée par la Mairie du Xe arrondissement. L'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, située à moins d'un kilomètre de Château d'Eau, et le public qu'elle couvre, venaient justifier cette fermeture pour l'administration parisienne. Néanmoins, les représentants des personnels CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA avaient soumis au vote un avis demandant le maintien de la bibliothèque, soulignant que celle-ci était un établissement de proximité, d'une part, et qu'elle abritait un important fonds photographique, d'autre part. « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En 7 mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois », précisait malgré tout la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

Des élus du Xe arrondissement s'étaient ensuite opposés à la fermeture pure et simple de la bibliothèque au cours d'un conseil municipal : les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte avaient souligné le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement », et donc le maintien de l'établissement entre-temps. Au Conseil de Paris, quelques jours plus tard, des élus socialistes et écologistes s'étaient entendus pour soumettre un voeu qui avait été adopté sans grande surprise, proposant une étude précise de l'activité de la bibliothèque, le transfert d'une partie de son fonds adulte et la mise en place d'une solution pour son fonds photographique. 

 

« Depuis l'année dernière, la baisse du nombre de prêts, par mois, va de 25 à 30 % à Château d'Eau », nous signale Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles à la Ville de Paris. « Nous avons pu faire une analyse plus précise pour le mois de mai, car la médiathèque Françoise Sagan était déjà ouverte en mai 2015 : les prêts en mai 2016 à Château d'Eau sont en baisse de 36 % par rapport à mai 2015 », précise Noël Corbin. Au mois de mai 2016, on décompte 700 emprunteurs à Château d'Eau, « la moitié du nombre d'emprunteurs à Sagan un dimanche ». Concernant la fréquentation, le directeur des Affaires Culturelles explique que l'établissement disposant de peu d'espaces de travail et de lecture, les chiffres sont très proches de ceux des emprunts. Les représentants du personnel déplorent une étude réalisée par la mairie de Paris, sans panel contradictoire, et des résultats présentés « de manière succincte, seulement dans une réunion informelle avec les syndicats ». La Mairie de Paris assure le contraire, en expliquant que l'ensemble des personnels a été reçu début juin.

 

Le fonds photographique de la bibliothèque sera transféré dans son intégralité au sein de la médiathèque Edmond Rostand, dans le XVIIe arrondissement de Paris, et les Rencontres Photographiques, manifestation organisée au sein de la bibliothèque, seront délocalisées au Point Éphémère, salle de concert située elle aussi dans le Xe. Une partie du fonds adulte de Château d'Eau sera transféré à la bibliothèque Lancry, du Xe arrondissement, qui ne disposait pas d'un fonds adulte jusqu'à présent. On évoque 5 à 6000 ouvrages, « ce qui n'est pas loin de la totalité », avec un désherbage pour les livres restants. D'autres sources évoquent 20.000 ouvrages au total, ce qui augmenterait le volume désherbé. Toute l'équipe de la bibliothèque s'est vue attribuée de nouveaux postes, et « ils avaient exprimé le souhait de passer à autre chose, dans une bibliothèque qui vivote », souligne Noël Corbin.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

Le directeur des Affaires Culturelles porte un toast à la fermeture de Château d'Eau

  Paris : La bibliothèque Château d'Eau fermera ses portes le 13 juillet 2016

                                              Et ce, sans vivoter....

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:29

 

ActuaLitté : le 10 juin 2016

 

Le SAMU doit même parfois intervenir

 

Depuis son ouverture, la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Montmartre, Paris XVIIIe) présenterait d’évidents problèmes de chaleur et de renouvellement naturel de l’air. Le Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris a interpellé Bruno Julliard, premier adjoint au Maire de Paris en charge de la Culture et a placé cette problématique à l’ordre du jour du prochain CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la Direction des Affaires Culturelles, qui se déroulera le 15 juin prochain. 

 

Voilà deux ans que la bibliothèque Jacqueline de Romilly a ouvert ses portes dans le quartier de la porte de Montmartre, dans le XVIIIIe arrondissement de Paris. Et tout autant de temps que les bibliothécaires, le public tentent de faire remonter le problème qui nuit à la réputation du lieu. 

 

Bertrand Pieri, syndicaliste de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, a écrit un article dans lequel il pointe du doigt l’absence totale de mesures prises pour remédier à ce problème d’envergure. Contacté par ActuaLitté, il déplore : « Aucune mesure n’a été prise en deux ans, malgré les plaintes des publics et des personnels, ainsi que les nombreux rapports envoyés. La bibliothèque Jacqueline de Romilly dépend bien entendu de son administration de tutelle. Cependant, celle-ci n’entreprend aucune démarche ».

 

Pourtant, les plaintes dénonçant l’inconfort des lieux, notamment dans les salles de travail du premier étage, dans la salle d’animation ou dans celle qui accueille la petite enfance sont nombreuses. La plupart d’entre elles, émises par les publics, sont consignées dans le cahier de réclamation « QualiParis », ce qui signifie que la Mairie de Paris est au courant des faits. Contacté par ActuaLitté, le bureau des bibliothèques de Paris n'a pas répondu. 

 

Ces derniers temps, alors même que les températures n’atteignaient pas des sommets, trois lecteurs ont eu un malaise, « dont un a été transporté par le SAMU », comme précisé sur le blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « Il est impensable que le SAMU doive se déplacer parce qu'il fait trop chaud dans une bibliothèque ! », s'exclame Bertrand Pieri. Les lecteurs ne sont pas les seuls à souffrir de la chaleur et du manque de renouvellement de l'air. Les bibliothécaires sont les plus touchés : maux de têtes, nausées, sensations de grande fatigue, douleurs aux jambes... Leurs conditions de travail y seraient pour beaucoup. 

 

 

Les malaises se succèdent à la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Paris XVIIIe)

                                Bibliothèque Romilly : les secours prêts à intervenir

 

 

La médecine du travail a même été sollicitée l'année dernière et son constat est sans équivoque : « Les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé. » Pour autant, Bertrand Pieri rappelle que la médecine n'est pas « toute puissante. On pense qu'il s'agit d'une institution qui possède beaucoup de pouvoirs, mais il n'en est rien. Tant que l'employeur ne prend aucune mesure, rien ne sera fait ».

 

 « Le problème, dans la conception de ces bâtiments, c’est qu’ils ne comportent pas ou très peu de fenêtres », constate le syndicaliste. « Les grandes baies vitrées qui ne peuvent pas être ouvertes semblent être le nouveau dada des architectes. Le système mécanique sensé réguler le renouvellement de l’air semble quant à lui complètement inadapté, surtout pour des établissements de cette superficie [la bibliothèque a une superficie de 1220 m2, NdR] ». En pleine canicule l’année dernière, la bibliothèque Jacqueline de Romilly avait même dû fermer ses portes le 1er juillet 2015. Le motif : la chaleur et la non-climatisation des lieux rendaient sa fréquentation impossible. Idem deux jours après. 

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier des Olympiades, dans le XIIIe arrondissement de Paris avait rencontré un problème quelque peu similaire en octobre 2014. Pendant plus d’un mois, le public et les agents de la bibliothèque ont souffert du manque de renouvellement d’air, causé par une panne de climatisation. Pourquoi ne pas avoir ouvert les fenêtres dans ce cas ? Tout simplement parce que ce bâtiment inauguré en 1983 ne compte que des baies vitrées qui ne peuvent pas être ouvertes. 

 

 « Notre but, c'est avant tout de rendre toute cette histoire publique, de manière plus large », explique Bertrand Pieri. « Ça ne peut plus durer. Il est grand temps que la Mairie prenne des mesures pour atténuer la chaleur régnant dans le bâtiment :  installer des climatiseurs, entreprendre des travaux ou même fermer temporairement la bibliothèque. Mais les choses ne peuvent pas être laissées en l'état », affirme-t-il.

 

Et de poursuivre : « Si rien ne bouge d'ici le 15 juin, les salariés pourront exercer leur droit de retrait, car les représentants du personnel ainsi que le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont déjà au courant des dangers présents à la bibliothèque ». Comme précisé sur le site du service public, à la rubrique Particuliers, vos droits, « le salarié a le droit d'arrêter son travail sans l'accord de son employeur et, si nécessaire, de quitter son lieu de travail pour se mettre en sécurité. Il n'est pas tenu de reprendre son activité tant que la situation de danger persiste ». Les cartes sont donc dans les mains de Bruno Julliard. 

 

Lire l’article d’ActuaLitté


 

Les malaises se succèdent à la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Paris XVIIIe)

                                            - Mince j'ai pas de jeu

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 16:53

 

Le Parisien : le 10 juin 2016

 

Pour mieux leur couper le kiki ?

 

La polémique soulevée par le rapport de l'inspection générale de la Ville sur les cours individuels de musique embarrasse la mairie. Au point qu'un mail, que nous avons pu consulter, a même été envoyé mardi par un membre de la direction des affaires culturelles aux directeurs des conservatoires et aux enseignants pour les inviter à ne pas s'exprimer dans la presse sans autorisation.

 

De leur côté, les profs ont prévu de manifester dimanche contre ce rapport, qui juge que les cours individuels de musique sont « porteurs de risque de dérapages importants », et notamment d'abus sexuels.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Conservatoires : la Mairie de Paris ordonne aux profs de se taire
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:23

 

Le Point : le 8 juin 2016

 

Un rapport de l'Inspection générale de la Ville de Paris affirme que les cours individuels sont « porteurs de risques de dérapages importants ». Polémique.

 

Après avoir voté la fin des cours individuels dans les centres d'animation de Paris, Anne Hidalgo veut faire de même dans les conservatoires. Selon un rapport de l'Inspection générale datant de juin 2015, et évoqué le 19 mai dernier par Le Lab, « les cours individuels dans les conservatoires sont porteurs de risques de dérapages importants, notamment d'une relation maître-élève individuelle qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles entre maître et élève ».

 

Et le rapport de faire expressément allusion « aux relations entretenues par d'illustres musiciens ou musiciennes comme Hélène Grimaud, célèbre pianiste, et Jacques Rouvier, son maître » (sic). Des propos que les enseignants ne digèrent pas. « Le parti pris affiché dans ce rapport est parfaitement injurieux, s'agace dans Le Parisien/ Aujourdhui-en-France un professeur de piano. Les rédacteurs de ce texte ignorent, semble-t-il, tout des pratiques pédagogiques qui sont celles des conservatoires. Elles permettent une grande souplesse, l'adaptation au projet individuel de chaque élève ».

 

Les élus Les Républicains (LR) ont demandé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de faire supprimer les dispositions du rapport qui « amalgament les enseignants à des pédophiles potentiels ». Le débat sera posé lundi lors du prochain conseil municipal.

 

Lire l’article du Point

 

 

 

Conservatoires parisiens : les profs de musique, d'affreux pervers ?
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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 18:22

 

Le Parisien : le 8 juin 2016

 

La CGT réagit à un rapport de la Ville qui préconise la suppression des cours de musique individuels dans les conservatoires pour limiter les risques d'agressions

 

Supprimer les cours de musique individuels dans les conservatoires municipaux, pour limiter les risques d’agressions sexuelles ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet argument (d’autres, différents, sont par ailleurs évoqués) ne passe pas chez les enseignants. Dans le collimateur du millier de professeurs qui officient dans les conservatoires un rapport de l’inspection générale de la Ville datant de juin 2015, que nous nous sommes procurés, qui sera débattu en séance du Conseil de Paris, à partir du 13 juin, sur la réforme des cours de musique.

 

Intitulé « Mission de prévention, de signalement et de traitement des risques d’infraction sexuelle sur des mineurs par des agents de la Ville », le rapport décline, sur 78 pages, étude de terrain et préconisations. Celles qui concernent les conservatoires ont fait bondir les professionnels du secteur. On peut notamment y lire qu’il convient de limiter les cours individuels « porteurs de risque de dérapages importants, du fait […] de rapports de proximité et de séduction, et d’un contexte musical marqué par la banalisation des relations sexuelles entre maître et élève ». Quant à l’encadrement des stages d’été proposés aux élèves de conservatoires ils « constituent, détaillent les auteurs, des lieux à haut risque […] propices aux rapports de séduction […] à la promiscuité et aux soirées en présence de drogues et d’alcool ».

 

Le protocole, pionnier en France, signé au printemps dernier par le parquet et la Ville, est censé offrir les moyens de briser l’omerta, après une inquiétante série d’agressions commises sur des enfants depuis plus d’un an, impliquant, notamment des animateurs de centres de loisirs, des agents de la mairie, mais aussi un professeur de musique des conservatoires, révoqué pour avoir entretenu durant deux ans une liaison avec une élève mineure.

 

« Les nouvelles modalités permettront de protéger immédiatement et au mieux les enfants et leurs familles, souligne la Ville. Et d’offrir plus de transparence ». Elles n’en heurtent pas moins les professeurs et leurs représentants syndicaux. « Le parti pris affiché dans ce rapport est parfaitement injurieux, s’agace un professeur d’orgue et d’accompagnement au piano. Les rédacteurs de ce texte ignorent semble-t-il tout des pratiques pédagogiques, par préceptorat, qui sont celles des conservatoires. Elles ne correspondent pas aux méthodes en cours dans l’Éducation nationale, mais elles permettent une grande souplesse, l’adaptation au projet individuel de chaque élève. Et c’est beaucoup plus efficace que des cours magistraux ! »

 

Outre une lettre adressée par la présidente du groupe LR, Nathalie Kosciusko-Morizet, à la maire de Paris, les élus de l’opposition déposeront un vœu demandant à Anne Hidalgo de prendre « une position claire, pour s’opposer aus recommandations du rapport » et faire supprimer celles « qui amalgament les enseignants à des pédophiles potentiels ». La CGT de la Direction des affaires culturelles (DAC), quant à elle, n’a pas de mots assez durs pour qualifier les termes du rapport « au titre volontairement racoleur ». « Les enseignants sont humiliés, outragés, diffamés, écœurés, trahis, égrène le syndicat. Ce sont des centaines de professeurs qui sont accusés… Et s’il s’agissait plutôt d’une réduction de budget qui ne veut pas dire son nom ? » (lire ici)

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                   Sexe dans les conservatoires : pour ou contre (le rapport municipal) ?

Accusé d’abus sexuels, les professeurs des conservatoires parisiens se sentent « humiliés »
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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:44

 

Par Daniel Schneidemann

 

Et comment David Pujadas a été terrorisé par Nathalie Saint-Cricq

 

Loi travail : comment le système médiatique, comme un seul homme, a épousé le point de vue patronal - on n’ose même plus parler de point de vue gouvernemental, tant on le cherchait à la loupe, ces derniers jours. Il fallait voir l’escouade des envoyés spéciaux envahir les stations-service à sec, agiter le spectre des éventuelles coupures d’électricité, s’enivrer d’exégèses sur la «radicalisation» de la CGT.

 

Certes, ils tendent aussi leurs micros aux syndicalistes bloqueurs des raffineries. Mais, comme on va au zoo, à la redécouverte d’espèces en voie de disparition, avec un délicieux frisson : des fois qu’ils mordent ! Oh là collègue, avait-on envie de crier, ne vous vient-il pas à l’idée que la CGT fait simplement son travail de syndicat ?

 

Aux avant-postes, se planta un soir la cheffe du service politique de France2, Nathalie Saint-Cricq. La tactique de la CGT ? «Une technique révolutionnaire bien orchestrée», révéla-t-elle à un David Pujadas terrifié. Et d’insister sur «la base rabougrie» de la CGT, raison pour laquelle le syndicat «joue la rue, et l’affrontement total», désireux de «tout faire sauter». Mais où a-t-elle la tête, la CGT ? Car «rien ne permet de dire que cette stratégie va dans le sens de l’histoire, au contraire», décréta la journaliste. Infortunée CGT ! Si encore elle faisait tout sauter dans le sens de l’histoire, on comprendrait. N’a-t-elle pas vu les panneaux sens interdit ?

 

 

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                           - Je vous préviens, Avec moi c'est toujours priorité à droite...

 

 

« Jouer l’explosion sociale, poursuivit Saint-Cricq, c’est prendre la responsabilité qu’il y ait un accident, un blessé ou un mort. […]. C’est un pari risqué de se mettre à dos durablement l’opinion publique. Exiger purement et simplement le retrait de la loi El Khomri, c’est jouer un va-tout qui n’a pratiquement aucune chance d’aboutir.» Toutes voiles gonflées par le grand vent de l’histoire, les esprits vagabondaient.

 

On imaginait Saint-Cricq sur le même plateau du 20 heures, au cours de l’été 1789. On imaginait sa réprobation, son indignation. Non mais franchement, ces députés du tiers état qui occupent une salle à Versailles, sans autorisation de la préfecture ! Ne vont-ils pas se mettre l’opinion publique à dos ? Et que vont devenir les joueurs de paume, privés de leur jeu préféré, et pris en otages ? Mais que veulent-ils, à la fin ?

 

Et les voilà, ces radicalisés, qui exigent le vote par tête, maintenant, et non par ordre ! Quelle absurdité. Ils vont finir par exciter le peuple de Paris. Qu’est-ce qu’on vous disait ? On signale des mouvements de foule autour de la Bastille. La forteresse serait bloquée, elle aussi. Nos envoyés spéciaux ont interrogé les bloqueurs. Ils sont également au cœur de la garnison qui défend l’édifice, et aussi à Versailles, où des désaccords se feraient jour à la Cour, sur la conduite à tenir.  Et David Pujadas, angoissé : «Nathalie, cet assaut de la Bastille, n’est-ce pas un pari risqué ?» Alors Saint-Cricq : «Ah oui, jouer l’explosion sociale, c’est prendre le risque, etc.»

 

Lire la chronique de Daniel Schneidermann dans Libération

 

 

 

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     - Ouch, désormais au lieu de de descendre à Bastille, je continuerais jusqu'à Gare de Lyon

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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