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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 01:06

 

Article du  mardi 9 décembre 2008 

 

La bibliothèque de la Goutte d'Or transférée à la Glacière !

 

La bibliothèque de la Goutte d’Or (18ème arrondissement) est victime du froid qui s’est abattu sur Paris ces derniers jours. La porte d’entrée, automatique ne fonctionne plus, depuis déjà plusieurs jours. La température de l’établissement est descendue bien bas au rez-de-chaussée, obligeant les usagers et le personnel à bien se couvrir pour se protéger du froid. La bibliothèque Goutte d’Or a de fait été transférée dans le célèbre quartier parisien de La Glacière (13ème).

 

Dans ce même arrondissement la bibliothèque de la Place d’Italie a également été victime du même phénomène, et le public a été accueilli, pendant  plusieurs semaines par des bibliothécaires vêtus en permanence de bonnets, écharpes et parkas ( !) devenant une sorte de prolongement du marché de noël installé à quelques mètre de là. Depuis, des radiateurs électriques ont été installés en urgence.

 

Pour illustrer cette série noire, la nouvelle médiathèque Marguerite Yourcenar (15ème) est quant à elle victime de pannes électriques et informatiques à répétition, ce qui l’a contraint à fermer ses portes à plusieurs reprises.

 

La bibliothèque François Villon (10ème), elle,  a un nouvel ascenseur, malheureusement défectueux, ce qui perturbe son fonctionnement, et la bibliothèque Goutte d’Or (encore elle !) voit des pans de laine de verre pendre du plafond depuis plus d’un an.

 

La Ville de Paris  néglige la maintenance de ces  établissements et se préoccupe fort peu des conditions de travail de ses personnels et de l’accueil du public.

 

C’est dans ce contexte que Christophe Girard (Adjoint Chargé de la Culture) a décidé de rayer (d’un trait de plume?) la bibliothèque Vaugirard (15ème) de la carte en proposant de récupérer tous les postes affectés à cet établissement pour les redéployer.

 

La lecture publique à Paris est bien mise à mal, de nombreux postes budgétaires vont être  supprimés dans les bibliothèques si les élus  entérinent ces propositions.

 

Une culture « bling-bling » est en train de  prendre le pas sur une culture de proximité au cours de cette nouvelle mandature parisienne.

 

 

                                                  la-station-la-glaciere 59360 w460

 

 

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 13:26

 

Collectivités locales : Sud dénonce l'attitude de certaines mairies à son égard

 PARIS, 6 octobre  2008 (AFP) –

Le syndicat Sud a dénoncé lundi dans un communiqué le refus de quelques mairies, dont celles de Paris, Lyon et Lille, d'accepter ses listes aux élections des représentants des personnels des collectivités locales, prévues le 6 novembre.

 

Les 1,61 millions d'agents des collectivités locales sont invités à élire leur représentants dans les instances de dialogue social des fonctionnaires. Le deuxième tour est prévu le 11 décembre.
"La quasi totalité des employeurs ont accepté les listes Sud", à l'exception de "quelques irréductibles", a dénoncé dans un communiqué Sud, qui n'est actuellement pas reconnu comme représentatif. Le syndicat a déposé des recours contre "ces rejets injustifiables".


Il s'agit des mairies de Lille (PS), Paris (PS), Lyon (PS),  Nantes (PS), Avignon (UMP), Angers (PS), Lanester (PS) et Calais (UMP), des Conseils généraux des Hauts-de-Seine (UMP), de l'Ain (PS), de Seine-et-Marne (PS) et du Val d'Oise (PS), de la Communauté urbaine de Strasbourg (PS), et des Centres de gestion du Pas-de-Calais (PS) et de Seine-et-Marne (UMP).


Actuellement, certains syndicats de fonctionnaires bénéficient d'une "présomption de représentativité", lorsqu'ils disposent d'un siège dans les trois Conseils supérieurs de la fonction publique (instances consultatives) ou qu'ils ont recueilli au moins 10% des suffrages dans l'ensemble des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) dont au moins 2% dans chacune d'elles.


D'autres critères, comme l'ancienneté, l'expérience, l'indépendance, etc, permettent à certaines organisations de se présenter.


Ces règles vont changer avec l'accord sur le dialogue social dans la Fonction publique, signé en mai par six syndicats, prévoyant que les élections soient ouvertes aux syndicats "légalement constitués depuis au moins deux ans et remplissant les conditions d'indépendance et de respect des valeurs républicaines".

Mais cet accord ne peut pas encore s'appliquer car il n'a pas encore fait l'objet d'un projet de loi. Le premier squelette pourrait être présenté courant novembre, pour une loi l'année prochaine.


Le ministère de la Fonction publique a cependant précisé à l'AFP qu'il  souhaitait que "l'esprit des accords de Bercy s'appliquent", afin que toutes les organisations syndicales "puissent avoir la possibilité de présenter des listes".



                                             Solidaires_jpeg.jpg

 

 

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 10:46

 

Generation.NT.com : Le 19 septembre 2008

La Ville de Paris dit déplorer l'attitude des syndicats qui ont refusé d'assister au Comité d'Hygiène et de Sécurité.

L'affaire est loin d'être entendue pour le retour du WiFi dans les bibliothèques parisiennes, la Ville de Paris étant confrontée à l'obstination des syndicats.

Par voie de communiqué, la mairie de la capitale française dit déplorer l'attitude des syndicats : " La CGT, la CFTC, FO, le SUPAP-FSU, l'UCP et l'UNSA ont refusé de siéger au Comité d'Hygiène et de Sécurité de la Direction des affaires Culturelles de la Ville de Paris, qui devait se tenir ce matin (ndlr : jeudi) ".

Au cours de cette réunion, la Ville de Paris avait prévu d'informer le personnel au sujet des dernières mesures effectuées sur les installations WiFi de 4 bibliothèques. Rappelons que selon ces mesures, les niveaux enregistrés pour le champ électromagnétique sont 80 à 400 fois inférieurs au seuil réglementaire. Réglementaire par rapport à quoi ? Tout l'objet d'une polémique soulevée par les associations Priartém et Agir pour l'Environnement dénonçant un protocole de mesures  défini pour les fréquences du GSM et non adapté à celles du WiFi.

La Mairie de Paris appelle les syndicats à revenir siéger dans le cadre du C.H.S, et organisera une conférence dite citoyenne sur le thème des ondes électromagnétiques dont les résultats sont attendus au plus tard au printemps 2009.

Lire l’article de « Génération.NT.com »

 

              Capture-decran-2013-04-24-a-12.jpg

                                           - " Euh, ça marche pas votre machin ? "

                             - " Non monsieur le Maire, on attend de passer en filaire ! "

 

 

Lire aussi

Santé au travail: Des syndicalistes sensibles aux effets des ondes électromagnétiques !

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 13:15

 

 Le Parisien : Lundi 8 Septembre 2008

 Dimanche fermé à la médiathèque

Il a fallu beaucoup de diplomatie hier matin aux syndicats et aux employés de la médiathèque Marguerite-Yourcenar, pour expliquer aux nombreux habitués de cet équipement municipal ultramoderne du XV e arrondissement pourquoi ils ont empêché l'ouverture ce dimanche.

Vitrine des bibliothèques de la Ville de Paris, Yourcenar est la seule à ouvrir le dimanche. Une révolution qui a déjà fidélisé des centaines de personnes, trop contentes de venir un dimanche matin flâner dans les rayons jeunesse avec leurs enfants, ou les étudiants en quête d'un havre de tranquillité pour travailler.

 

Mais pour les syndicats, le compte n'y est pas : « Il n'y a pas assez d'effectifs pour assurer correctement la rotation des dimanches, accuse Bertrand Pieri, du Supap-FSU. Pour travailler dans de bonnes conditions, il faudrait recruter au moins 10 postes supplémentaires. » La mairie de Paris propose pour l'instant un renfort de deux étudiants le week-end, ce qui ne satisfait pas du tout les syndicats.

 

« Nous rencontrons la direction de affaires culturelles demain et l'adjoint de Delanoë chargé de la culture, Christophe Girard, mercredi, poursuit le Supap-FSU. En attendant, le préavis de grève pour dimanche prochain est déjà déposé. »

Sébastien Rannoux

 

                                      PHOTOS-BATIMENTS 0706

 

 

 

Le Parisien : Mercredi 10 Septembre 2008

Marguerite-Yourcenar à nouveau en grève

Les discussions n'ont pas abouti. Alors que la médiathèque Marguerite-Yourcenar (XV e ) - la seule dans la capitale à ouvrir ses portes le dimanche - était déjà en grève dimanche , les habitués vont à nouveau trouver portes closes en cette fin de semaine.

Reçus hier par la direction des affaires culturelles de la Ville l'intersyndicale (dont le Supap-FSU. la CGT, la CFDT, FO ...) a estimé « qu'aucune proposition signifiante avait été émise ». « Nous demandons entre autres, l'embauche de 10 personnes supplémentaires pour assurer le fonctionnement de la médiathèque sept jours sur sept », explique Bertrand Pieri du syndicat Supap-FSU. La Ville ne nous propose que deux embauches ... d'étudiants intérimaires. Elle veut donc ouvrir des équipements le dimanche mais ne s'en donne pas les moyens."  

 

Selon les salariés, la bonne fréquentation de cette bibliothèque le dimanche provoque « des queues interminables aux banques de prêt, la multiplication des erreurs dans l'enregistrement des transactions, une Impression de cohue et beaucoup de stress ».

V.L


 

                               PHOTOS-BATIMENTS 0709



 

 

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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 01:07

La RFID, une mauvaise idée pour Paris 

La Ville de Paris a décidé d’équiper, sans réflexion aucune, l’ensemble de ses bibliothèques du système RFID. Cette technologie, semblable à celle du « pass-navigo» à la RATP, utilise le principe d’une puce qui émet des radiofréquences, sensée remplacer l’usage du code-barres.

 

RFID, la nouvelle pensée unique ? Bien que l’élite de la bibliothéconomie fasse preuve d’un enthousiasme sans borne pour l’introduction de la RFID dans les bibliothèques (couverture de « Livre Hebdo », articles dans la revue professionnelle « BBF », biblio-blogueurs, chargés de mission de toutes sortes), et qu’elle pense urgent de faire entrer notre vieux pays dans la modernité supposée, force est de constater qu’à Paris, cette technologie ne fonctionne pas.


L’expérience des premiers établissements équipés nous prouve que la RFID se révèle inefficace, coûteuse, déshumanisante, dangereuse pour l’environnement, inutile et peut être dangereuse pour la santé. Voici pourquoi.

 

                                                    invasion-de-puces-rfid-dans-les-creches 28398 w250

 

Un système compatible avec tous les supports? La Mairie de Paris s’est déjà équipée de différentes formes de puces. Les platines qui lisent ces puces ont, quand à elles, été acquises par un marché divisé entre deux fournisseurs ….  Concurrents ! Les systèmes sont compatibles, nous assure-t-on, par contre ils n’ont pas les mêmes normes d’antivol ! Il suffirait, parait- il d’activer seulement un nouveau protocole. Néanmoins les rares établissements déjà équipés ne sont pas tous compatibles entre eux !

   

CD, DVD, textes lus … c’est la panique la plus totale, car chaque élément d’un document est équipé d’une puce (ainsi un coffret de 4 CD est équipé de six puces : quatre pour les CD, une pour le livret et une pour le boîtier du coffret !). Il est pratiquement impossible de contrôler un double CD ou DVD, car les puces s’ « auto parasitent ». Ce problème surgit également lors de l’équipement de document avec une couverture ou une encre métallique (notamment la collection SF de Robert Laffont). Les puces sont tous simplement illisibles. Les experts en RFID sont  perplexes : il n’y a aucunes solutions pour résoudre ce « soucis » à ce jour.

 

Par ailleurs, les puces ont une épaisseur qui n’est pas égale sur toute leur surface. Ainsi de nombreux usagers reviennent en se plaignant de ne pouvoir lire leurs DVD empruntés. Il est notable que ces difficultés interviennent sur tous types d’appareils : lecteur DVD de salon, ordinateur fixe ou portable, console de jeux.

   

Bientôt tous des machines ? L’objectif de la Ville de Paris est d’installer des automates de prêt dans ses bibliothèques. Actuellement, le temps passé par les bibliothécaires à la banque de prêt leur permet de voir concrètement ce qui sort et de se rendre compte du type de lecteur qui emprunte. Les automates suppriment l’opportunité de voir les documents vivre leur vie au prêt comme au retour.

 

Avec la RFID, cet objectif est déjà atteint. Plus besoins d’automates, il est déjà là : l’agent qui prend les documents des mains du lecteur (invisible) ne les regarde même plus, il a les yeux rivés sur l’écran et place les documents sur la platine sans se soucier de ce qui est emprunté. La transaction va-t-elle fonctionner ? Avec le code-barres, au moins, l’agent a le temps, s’il le souhaite, de jeter un oeil sur le titre du document, puisque celui-ci est sur la même surface que le fameux code-barres

 

                                               robot.jpg

 

Un système pratique, efficace, et rapide ? Le système RFID est censé remplacer l’usage du code-barres. A Paris, ce n’est pourtant pas le cas. On est dans l’abondance : c’est RFID et code-barres !

 

Le circuit du document, de la réception à la mise en rayon, est identique que ce soit avec la RFID ou le code-barres, soit sept étapes. Le gain de temps est inexistant. C‘est même le contraire, car en plus de la saisie, il faut encoder tous les documents afin d’inscrire le code-barres dans la puce (tous le monde suit ?). Sans parler des tentatives des bibliothécaires pour cacher ce gros carré blanc qu’il est si tentant d’arracher. Quant à la banque de prêt et de retour, les platines de reconnaissance interfèrent parfois entre elles. Des documents passent ainsi d’une carte de lecteur à une autre sans que personne ne s’en rende compte.


Pour les inventaires, le matériel employé est le même que celui qui sert à convertir les puces d’un format antivol à un autre (le passage d’une sonde qui émet des radio fréquences vers l’ensemble des puces supposées se trouver dans une zone). Ce système n’est pas satisfaisant car de nombreuses erreurs sont possibles. Certes, le temps nécessaire est sans doute raccourci grâce à la RFID, mais le temps de correction est plus long, car il faut parcourir les rayons, listing en main à la recherche des « oubliés » de la technologie. De plus, les inventaires n’ayant lieu que tous les 5 ans, au mieux et ne durant que quelques jours, cet argumentaire se trouve invalidé en ce qui concerne la RFID.

   

Vers de nouveaux services ou vers la fin du livre ?  La RFID est supposée nous permettre d’introduire des nouveaux services pour les lecteurs, mais quels sont ils exactement ?

 

Le retour en tout lieu : Plutôt que d’obliger le lecteur à ramener l’ouvrage emprunté dans l’établissement où il l’a choisi, il peut le déposer dans n’importe quelle bibliothèque du réseau. La Ville de Lyon opère de la sorte depuis longtemps. Seulement ce service ne nécessite en aucun cas la RFID. Le code-barres le permet et actuellement le logiciel de gestion des bibliothèques parisiennes « GEAC » est paramétré pour. Les documents rendus dans d’autres établissement sont indiqués « en transit » dans le système.

 

La relocalisation automatique des documents : les documents rendus passeraient dans le catalogue de la bibliothèque et lui appartiendraient pour un temps. Ce service ne  requiert pas non plus l’usage de la RFID. Il dépend uniquement du système informatique (dit SIGB) qui détermine les règles de localisation.

 

A moins que ce système de prêt inter bibliothèque soit une façon, à terme, pour nos concepteurs de réduire la masse globale des documents et par là même, la place du livre ?

Cette évolution serait possible en supprimant l’autonomie des établissements dans la constitution et la gestion de leurs fonds. Toutes les bibliothèques partageraient le même catalogue. Avantages : On a du prêt inter bibliothèque sans ramener les documents à leur destination d’origine. On ne garde dans ce nouveau catalogue que ce qui sort globalement plus (pourquoi avoir une centaine de fois le même document, si n’y en a que vingt qui sortent en permanence ?) et on économise sur la masse globale des livres.

Inconvénients : Il n’y aurait plus la possibilité de développer une lecture de proximité et une grande partie du public s’en trouverait exclue ; la diversité des collections, quant à elle, se trouverait menacée.

 

Les automates de prêt : c’est l’argument massue développé par la Ville de Paris pour installer la RFID. Or, encore une fois, des automates de prêt existent déjà avec le système du code-barres et ce, depuis un petit moment. La RFID n’apporte absolument rien de plus.

 

Une meilleure interactivité : Il serait possible, pour les lecteurs, d’obtenir des informations supplémentaires sur un document en le plaçant sur une machine équipée d’un lecteur RFID, grâce aux informations stockées dans la puce ! Non seulement c’est une mauvaise idée de stocker des données dans un support périssable (pilon, vol, dégradations de toutes sortes) mais c’est une erreur de penser que ce type de service se fait sans l’appui d’une base de données efficace.

 

La RFID contre le développement durable ? La gestion des déchets est aujourd’hui au cœur des questions environnementales et c’est une bonne chose que les bibliothèques intègrent cette problématique dans le traitement des documents. Malheureusement, les puces RFID ne sont pas un modèle en la matière. En plus des colles et des parties métalliques dont elles sont composées, certaines puces dites « actives » comportent une petite pile électrique dans leur circuit intégré.

 

Ce détail n’est pas anodin, il signifie que ces puces ont une durée de vie limitée (environ 5 ans). Il faut donc une identification de type code-barres pour assurer la pérennité du document dans les collections.

Dans ces conditions, il est hors de question de jeter ces puces sans prendre des précautions. Il est peut être temps de poser la question aux industriels : Sont-ils prêts à retraiter nos documents « pucés » ainsi que la loi l’oblige pour les fabricants de piles et de batteries électriques. Quelle est la position de la Ville de Paris sur ce sujet. ? Elle, dont le maire a mis les questions environnementales au cœur de son programme de mandature ?

 

                                                    rfid-tag.jpg

 

Combien ça coûte ?   Etant donné que les bibliothèques parisiennes collent des code-barres sur leurs documents, puisque le système informatique ne permet pas d’encoder directement les puces avec un numéro d’exemplaire, le surcoût de l’équipement RFID n’est pas négligeable. Un moyen terme serait d’acheter des puces avec un code-barres imprimé dessus, diront certain. Non seulement ce n’est pas prévu dans le marché actuel, mais ce serait incompatible avec les documents composites (2 CD, 3 DVD, livres avec cartes ou plans, etc..). Garder uniquement le code-barres permet des économies non négligeables en ces temps où les services publics voient leurs ressources diminuer.

 

Ondes électromagnétiques et santé publique : la RFID soulève le même problème que la Wi-fi . Le système RFID émet des ondes électromagnétiques en permanence. Les puces, comme les platines de lecture, émettent des champs électromagnétiques pour récupérer les données qui se transmettent par radiofréquences. Déjà un nombre important d’agents de la médiathèque Marguerite Yourcenar (Paris 15ème) se plaint de troubles divers (maux de tête, douleurs derrière la nuque, acouphènes, etc..) depuis l’installation de nouvelles platines de lecture. Est-ce à dire que les personnes atteintes d’hyper électrosensibilité seront désormais exclues de ce type d’établissement ? Aujourd’hui, les personnels de la médiathèque Yourcenar demandent le retrait de la RFID (cela n’aurait aucun impact sur le fonctionnement de cet établissement).

 

Cette problématique sera abordée lors du prochain Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

C’est dans cette instance que s’était tenu le débat sur les effets du Wifi sur la santé, et qu’avait été voté le maintien du débranchement des bornes Wifi (dites Hotspots) dans certaines bibliothèques parisiennes. Ce phénomène ne se limite pas qu’à Paris puisque des cas similaires sont répertoriés ailleurs en France et dans le monde.

Il est à craindre que le développement de la RFID rajoute à la pollution électromagnétique déjà importante, et dont on ne connais pas encore l’impact en terme de santé publique pour les années à venir. A l’heure où ce phénomène fait débat dans la société, il est nécessaire de s’interroger également sur les effets de cette technologie.

 

En définitive, ce qui compte réellement dans le développement des services publics liés aux documents, c’est de constituer une base de données efficace, fiable, évolutive et ergonomique. C’est pourquoi il est essentiel de bien mesurer l’importance du système de gestion informatique, qui va de plus en plus être au cœur du fonctionnement des bibliothèques parisiennes.

 

Dans ces conditions, il semble urgent d’ouvrir un débat qui n’a jamais eu lieu dans les bibliothèques, sur le bien-fondé de l’utilisation en bibliothèque de  la RFID.

 

                                                      rfid-large.jpg

 

 

Lire aussi

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique.  

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 12:18

 

Le Parisien : 1er Août 2008

La mystérieuse odeur du musée Victor-Hugo 

A peine le pied posé sur la première marche de l'escalier, Catherine* grimace. « Vous sentez cette odeur insupportable ? accuse cette vacataire employée au musée Victor-Hugo, place des Vosges (IV e ). Cela ressemble à de l'ammoniac, ça pique le nez et ça fait pleurer les yeux. A tel point que les collègues se plaignent régulièrement de maux de tête… » Catherine n'est pas la seule à incriminer les mystérieux effluves qui envahissent depuis deux mois le premier étage de ce musée municipal consacré au célèbre écrivain du XIX e siècle.

 

Sur le livre d'or, les commentaires de mécontentement se succèdent : « Une odeur dégoûtante subsiste au premier étage », observe ainsi un touriste originaire du Québec. « La visite est agréable, mais quelle est cette odeur au premier ? » s'interroge un autre visiteur. « Ça pique le nez et ça fait pleurer les yeux » De quoi alerter les syndicats municipaux. « On nous a signalé d'inquiétants malaises, déplore Bertrand Pieri, délégué Supap-FSU, syndicat qui regroupe les fonctionnaires municipaux du domaine culturel.

 

Ces odeurs pourraient provenir de la nouvelle peinture du musée, rénové au mois de février. Mais impossible d'obtenir des informations sur les produits utilisés. » Consciente du problème, la direction de l'établissement a donc sollicité le laboratoire de la Ville de Paris pour une série de prélèvements, avant de fermer le premier étage du musée pendant plusieurs jours. « Mais les résultats étaient négatifs, se défend Thierry Renaudin, le secrétaire général du musée. Nous avons donc rouvert.

 

Et aujourd'hui, le problème a presque disparu. » Pas de quoi, pour autant, rassurer les salariés, qui mettent en cause les méthodes du laboratoire. « Les agents se sont contentés de prélever des échantillons de l'air et pas des échantillons de peinture ! raille Christophe*, en renseignant un visiteur sur le problème. C'est normal qu'ils n'aient rien trouvé… Et nous, on est toujours là avec cette affreuse odeur. »

 

Pour protéger les salariés, le syndicat Supap-FSU demande aujourd'hui la « fermeture temporaire du musée jusqu'à l'identification de la mystérieuse odeur ». Ce qui devrait être effectivement le cas d'ici à la fin du mois d'août, mais pour d'autres raisons. Afin de préparer une rétrospective sur « les Misérables », le musée devrait comme c'est le cas pour chaque nouvelle exposition d'importance fermer ses portes… et refaire toutes les peintures de l'étage. « Notre salut… peut-être », espère Catherine.

 

* Les prénoms des salariés ont été modifiés.

 

Finalement, après des semaines d'enquête, la Ville de Paris refera les peintures.

Depuis les odeurs ont disparues, mais pas la présence bienveillante de Victor Hugo 

 

                                                         220px-Victor_Hugo.jpg

                                                        " Mummm, ça sent vraiment pas la rose ! "

 

 

 

 

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 15:50

 

Le Parisien : 7 juillet 2008

Réparer la bourde sur les bibliothèques !

Les crédits d'acquisition de nouveaux livres dans les bibliothèques municipales auraient-ils fondu comme neige au soleil ? D'après plusieurs élus de droite du Conseil de Paris, l'Hôtel de Ville va tenter de réparer une « bourde » votée en décembre dernier lors du premier budget 2008. En raison de ce qui semble être une « erreur », les crédits alloués aux bibliothèques auraient baissé de 50 % par rapport à 2007.

« Nous avons envoyé une lettre de protestation à Christophe Girard et nous sommes intervenus auprès de différents élus verts et UMP », explique Bertrand Piéri, délégué Supap-FSU, le second syndicat de personnel des bibliothèques parisiennes.

Les élus du conseil d'arrondissement du XV e ont ainsi déjà voté un voeu la semaine dernière à l'initiative du maire Philippe Goujon (UMP) pour que le maire « s'engage à rétablir la totalité des budgets d'acquisition 2008 afin d'offrir la qualité de lecture publique » « Cette erreur n'était-elle pas une bonne opportunité pour réduire les crédits des livres papier et développer les projets de bibliothèque numérique », se demande-t-on chez Supap-FSU.

Cet après-midi, une « rallonge » de 3,4 millions d'euros devrait être votée par les élus pour compenser la baisse du budget, sans doute involontaire. Au cabinet de Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë chargé de la culture, l'information n'a pas été commentée. « Nous en parlerons au Conseil de Paris ce lundi », a simplement indiqué un des membres de cabinet.

 

                                                          11289498-oups-faute-ou-erreur-faites-une-grosse-erreur-ou-d.jpg

 

 

 

 
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 14:50

 

ActuaLitté : 26 mai 2008

Wifi dans les bibliothèques : La FSU répond à ses détracteurs

Le 3 avril dernier la FSU-Bnf et le SUPAP-FSU avaient, dans un communiqué, encouragé « l’ensemble des responsables politiques, universitaires et culturels, à reconsidérer l’utilisation massive et systématique du WiFi et la généralisation des connexions filaires. Ils réclament également un débat sur la finalité de telles technologies dans les bibliothèques universitaires, de lecture publique et patrimoniale. ».                                                       

Le communiqué qui met le feu aux poudres

Un communiqué qui a été mal pris et peut-être mal interprété par certains acteurs de la « biblioblogosphère » et qui fut le départ d'un débat houleux bientôt transformé en polémique. Ceux-ci estimaient que les membres de la FSU (fédération syndicale unitaire) défendaient « une position rétrograde qui témoigne d’une incompréhension majeure de l’évolution de notre société et de nos usagers comme de leurs pratiques ».

Lire le suite sur: link

 

                               wifi 4

 


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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:49

 

Le Parisien : 24 avril 2008

 

On a frôlé le pire au musée Carnavalet

 

Camille Neveux  

 

«Accès interdit pour des raisons de sécurité ». Apposé depuis six semaines au pied de l'escalier dit « de la Révolution », au premier étage du musée Carnavalet, dans le Marais, cet écriteau n'est pas prêt de disparaître. Et pour cause : fermé jusqu'à nouvel ordre, l'imposant escalier en fer forgé, qui relie les salles du musée historique de Paris dédiées au XVIIIe siècle à celles consacrées à la Révolution française, a failli coûter la vie à une fillette de 8 ans.


 En visite au musée, le 5 mars, une vingtaine d'enfants du centre aéré Pierre Foncin ( XXe ) s'apprête à rejoindre le deuxième étage, avant d'être arrêtée « par un bruit assourdissant ». « On a entendu un gros boum, mais personne n'a vraiment réalisé ce qui se passait », souffle Sophie, 20 ans, une des deux animatrices en charge du groupe ce jour-là. Avant de comprendre qu'une fillette vient d'être frôlée à la tempe par un anneau en fer forgé de 25 cm de diamètre, qui s'est désolidarisé de la rambarde d'escalier, trois mètres plus haut... « Elle s'en est sortie avec une simple bosse, mais j'ai vraiment eu la peur de ma vie , reconnaît l'accompagnatrice. A 20 centimètres près, elle prenait l'objet en pleine figure ! »

 

A la mairie de Paris, en charge du musée Carnavalet, on confirme que l'accident « aurait pu être dramatique ». « Mais dès le lendemain, nous avons sécurisé la rampe, balisé les lieux avec un ruban rouge et blanc et limité les visites à l'étage à 88 personnes », précise-t-on au cabinet de Colombe Brossel, adjointe de Bertrand Delanoë en charge du patrimoine, pour qui la sécurité « reste une priorité ». Des travaux seront engagés prochainement, pour rouvrir l'espace au public. Après état des lieux, la section locale d'architecture de la Ville a établi que la rampe, changée récemment, « présente un défaut de conception ». Mais pour le syndicat Supap-dac, qui regroupe les fonctionnaires municipaux du domaine culturel, cet incident au musée Carnavalet « n'est pas un acte isolé ». « Au mois de septembre dernier, un groupe de personnes est resté coincé dans un ascenseur du musée Carnavalet pendant plus d'une heure, déplore le délégué syndical Bertrand Pieri. Sans oublier les catacombes, sous la tutelle du musée, qui ne sont pas du tout sécurisées... »

 

                               

                          Musee Carnavalet Paris 1

 




 

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 16:55

   

Le Parisien : 10 avril 2008

Coup de froid avant la réouverture des catacombes

Deux mois après leur fermeture pour travaux, les catacombes rouvriront-elles le 10 avril, comme prévu ? On le saura aujourd'hui au terme de la réunion qui verra s'opposer une intersyndicale composée de la CGT, FO, l'UNSA et Supap-FSU et les services de la mairie de Paris. Car les syndicats menacent de « bloquer l'accès au site », selon Agnès Dutrevis, du Supap-FSU. Objet du courroux des syndicats : les conditions de travail du personnel.

 

Des problèmes d'hygiène et de sécurité.  « Elles sont extrêmement mauvaises et l'ont toujours été, souligne Agnès Dutrévis. Les prises électriques ne sont pas aux normes. A chaque fois que la serpillière est passée, le personnel risque de s'électrocuter. Il n'y a nulle part où se changer et les conditions d'hygiène sont désastreuses. Il est hors de question de rouvrir les lieux dans ces conditions. » Les employés soulignent le froid et l'humidité qui règnent sur place. « Il est évident que les conditions de vie et de travail sont très difficiles dans les catacombes pour les visiteurs comme pour les employés de la mairie, souligne Christophe Girard, le maire adjoint chargé de la culture, qui associera Colombe Brossel, la toute nouvelle maire adjointe chargée du patrimoine, aux discussions. 

 

 

Les syndicats ont raison de nous alerter, surtout en début de mandature. Leur demande est légitime. Mais il est très difficile d'apporter des modifications à ce lieu très visité, très insolite et qui est classé. Je suis cependant disposé à apporter des aménagements à leurs conditions de travail, dans la mesure du possible. » Les syndicats demandent « le règlement des problèmes élémentaires de sécurité », la « location d'un espace » qui leur soit dédié à proximité des catacombes et la titularisation de treize vacataires travaillant sur place.


 

                                    précaires 3

 


 

                                  

 

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