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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:27

 

Le Parisien : 3 février 2012

 

La Ville de Paris condamnée à 220 000 euros d’amende pour travail dissimulé

 

Voilà une condamnation qui fait désordre. Le tribunal de police vient de sanctionner la Ville et l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme) pour infraction à la législation du travail. Montant de l’amende : 220000 €. L’ancien directeur de l’Apur, Francis Rol-Tanguy, a pour sa part été condamné à 42000 € d’amende.


Ces condamnations font suite à deux plaintes déposées au tribunal de police par l’inspection du travail. L’une pour « travail dissimulé », l’autre pour non-paiement des heures supplémentaires. Comme nous l’avions révélé en juillet, c’est le suicide d’une salariée qui a tout déclenché. Dans la lettre qu’elle avait laissée avant son geste, la personne mentionnait sa difficulté au travail.

Une dotation supplémentaire avait été votée en vue d’amendes

Après ce drame, le personnel de l’Apur avait évoqué un « climat socialement lourd », des « souffrances au sein de l’entreprise ». Lors de son enquête, l’inspection du travail avait pointé beaucoup d’heures supplémentaires non payées.

La ville redoutait d’être condamnée. Elle avait même fait voter par avance au mois de juillet une dotation supplémentaire de 300000 € afin que l’Apur puisse régler les futures amendes. « Au final, toute cette affaire traitée avec beaucoup de légèreté coûte de l’argent à la Ville de Paris », dénonce Jérôme Dubus, le conseiller de Paris (Nouveau Centre) membre du conseil d’administration de l’Apur. « Anne Hidalgo, qui préside l’Apur, n’a pas du tout pris la mesure du problème. Pour une ancienne inspectrice du travail, les bras m’en tombent! » insiste l’élu de droite.

A la suite de cette affaire, l’ancien directeur de l’Atelier parisien d’urbanisme, Francis Rol-Tanguy, a démissionné le 29 novembre. Il vient d’être remplacé par Dominique Alba, ex-chargée de mission auprès de Bertrand Delanoë, nommée ensuite directrice du pavillon de l’Arsenal.

 

Marie Anne Gairaud 

 

Lire l'article du "Parisien" 

                                                   le parisien 12

 

 

 

 

 

Lire aussi

Droit du travail : Anne Hidalgo condamnée à 40 mille euros d’amende !

L'inspection du travail porte plainte contre la Mairie de Paris

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:43

 

Le tribunal donne raison à l’inspection du travail contre la Mairie de Paris !

 

Anne Hidalgo et la Ville de Paris ont été condamnés à 40 mille euros d’amende, en toute discrétion, pour infraction à la législation du travail selon le syndicat Force Ouvrière et l’hebdomadaire « Le Point » du 26 janvier. La Mairie de Paris a déclaré avoir fait appel.

 

Au mois de juillet 2011, l’inspection du travail avait déposé deux plaintes au tribunal de Police, l’une pour travail dissimulé, l’autre pour dépassement d’horaire répété à l’encontre de l’Atelier Urbanisme de la Ville de Paris (APUR). Cet organisme qui dépend de la Mairie de Paris est présidé par Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) du Maire de Paris et candidate désignée à la succession de Bertrand Delanoë. « Un climat social lourd » selon des personnels qui parlent même de « souffrance au travail » voilà ce qu'était le quotidien de ce service municipal.

 

C’est le suicide d’une salariée qui a déclenché l’enquête de l’inspection du travail. Visiblement, le droit du travail n’était guère respecté à l’APUR puisque les plaintes ont finalement abouti et la Ville condamnée à une lourde amende. Certains se demandent qui va payer cette somme. Anne Hidalgo ou la Ville de Paris, au moment où cette dernière vient de perdre son triple A ?

 

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                                                                       Un verdict qui tombe mal !

 

 

Pour prendre les devants, la Mairie de Paris avait d’ailleurs provisionné 300 mille euros, pas moins, pour payer les dépassements d’horaire déjà effectués ! « Je n’ai pas le sentiment que les choses soient plus dramatiques qu’ailleurs » avait pourtant déclaré avec candeur, le directeur Francis Rol-Tanguy, qui devait être en résistance avec le Code du Travail. « En tant qu’ancienne inspectrice du travail, Anne Hidalgo aurait du être sensible au sujet » murmure pour sa part, le Conseiller de Paris (Nouveau Centre) Jérôme Dubus, élu au conseil d’administration.

 

Et dire que cette semaine la Mairie de Paris va présenter un projet d’accord cadre sur la Sécurité et Santé au Travail aux partenaires sociaux dans le cadre d'un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) entièrement consacré au sujet. Une majorité de syndicats a déjà pointé le peu d’ambition de ce texte et surtout l’absence totale de moyens pour ne serait-ce que le faire appliquer. Il est vrai que les caisses municipales viennent d'êtres amputées de 340 000 euros avec cette sale histoire. 

 

Dans ces conditions, la plupart des organisations syndicales, ne devrait pas signer cet accord cadre. On comprend que dans ce contexte, cette condamnation tombe plutôt mal !

 

Publié également dans " Miroir Social "

 

 

                  740073 hidalgo

                                                                     "Je mets le chèque à l'ordre de qui ?"

 

 

 

 

 

Lire aussi:

L'inspection du travail porte plainte contre la Mairie de Paris

Paris : Le syndicat CFTC se fait "artistiquement" virer du musée Zadkine !

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:19

 

L'express: le 31 janvier

 

Le festival littéraire "Paris en toutes lettres" initié par le maire de Paris en 2009 ne se fera pas en 2012. Explications. 

 

Initié en 2009 par le maire de Paris Bertrand Delanoë et Christophe Girard, son adjoint chargé de la Culture, le festival Paris en toutes lettres célébre la littérature sous toutes ses formes. Or, cette année, pour causes de coupes dans le budget Culture, le festival s'interrompt. 

 

Interrogé par Livres Hebdo, Olivier Chaudenson, directeur artistique de la manifestation, donne ces précisions. "Après trois éditions du festival et un succès public indéniable, il y a le désir d'aller plus loin et de dépasser la simple approche événementielle". (...) "C'est pourquoi 2012 sera une année de transition : le festival est suspendu le temps de définir les conditions de mise en oeuvre d'un lieu dédié aux écrivains et à la littérature." Le projet serait donc d'édifier un endroit spécialement dédié à la littérature, aux écrivains et aux rencontres. "L'idée est en quelque sorte d'offrir et de décliner Paris en toutes lettres durant toute l'année à travers un équipement (ce qui n'exclut pas un temps festivalier)". 

 

Une "scène littéraire en quelques sorte", vouée à un large public. A suivre. 

 

Lire l'article de "L'express"


 

                                                    l'express-copie-1


 

Lire aussi

Culture: Bertrand Delanoë réagit à un article du "Monde" !

Le Parisien: Remède de cheval pour la culture à la Mairie de Paris

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:40

 

Paris : Les élus du Xème  arrondissement se prononcent contre les projets de fermeture des bibliothèques Chateau d'eau et Lancry.

 

Le débat sur l’avenir des bibliothèques de quartier à Paris sera peut être au coeur des prochaines élections municipales. Quoiqu'il en soit celui-ci a fait irruption, lundi, au Conseil de la Mairie du Xème arrondissement.

 

Le syndicat CGT des affaires Culturelles avait révélé au début du mois de janvier qu’il existait dans les cartons de l’administration parisienne des projets de fermeture des bibliothèques Château d’Eau et Lancry, toutes deux situées dans le Xème  La raison avancée ? L’ouverture prochaine d’une grande médiathèque dans l’arrondissement.

 

Les élus du Xème ont donc adopté, à l’initiative du conseiller Communiste, Alain Lhostis, une résolution qui demande à la Direction des Affaires Culturelles de revoir sa copie, car bien que considérant que la future médiathèque « représente un outil exceptionnel pour les habitants », ils réclament toutefois « une coopération avec les bibliothèques existantes » et ceci « en toute transparence ». Ce qui ne semblait pas être le cas aujourd’hui. Les élus concluent en demandant « qu’une commission soit mise en place avec les syndicats, les responsables des deux bibliothèques concernées, les représentants des Conseil de Quartier ainsi que les membres du conseil d'arrondissement ». 

  

 Bref ! Le débat est lancé ! Pas sûr cependant que cela fasse plaisir à l’administration parisienne. Il est vrai que celle-ci doit faire face à des demandes répétées de suppression de postes pour remplir ses objectifs. Néanmoins ses projets sont mis à mal.

 

La CGT craint de son côté que le Xème  arrondissement ne soit à l’avant garde du changement de politique culturelle à la Ville de Paris, et que d’autres bibliothèques de quartier soient menacées à leur tour.

 

Les 163 élus de la capitale vont pouvoir désormais s’emparer de la question. Il est d’usage, en effet, qu’un vœu voté en Conseil d’Arrondissement soit présenté aux Conseil de Paris. Par ailleurs une intersyndicale constituée des sept organisations présentes aux affaires va se mettre en place.

 

La Culture, ce n’est pas seulement le CentQuatre, la Gaité Lyrique ou Nuits Blanches, mais aussi les petits équipements de proximité. Ces derniers, certes moins bling-bling, sont d’ailleurs nettement moins coûteux et semble t-il bien plus appréciés par les parisiens, d'après les enquêtes effectuées.


 

                                             mairie du 10 (1)

                                                   Mairie du Xème: Les projets de l'administration mis à mal !

 

                                           

 

 

Lire aussi:

ActuaLitté: La CGT dénonce une "suppression programmée" de deux bibliothèques à Paris !

Paris : Menaces sur les bibliothèques du 10ème arrondissement

ActuaLitté : Les bibliothèques de Paris mises à rude épreuve

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:11

 

Le Parisien : le 27 janvier 2012

 

La Mairie de Paris ne s'était pas aperçue du vol du tableau

 

«C'est simple. On n'a pas fait l'inventaire des tableaux depuis 1948, lâche-t-on à la Mairie de Paris.

 

C'est un chantier titanesque. On n'a pas d'état des lieux. On ne sait pas ce qu'on a ! Mais on s'y attaque depuis dix ans ! ». Hier, un petit tableau disparu, signé Maurice Boitel (1919-2007), a refait surface. «Neige à Saint-Mandé », volé dans des conditions imprécises, a été restitué très officiellement mais discrètement au commissariat de la rue de la Faisanderie (XVIe) à ses propriétaires étourdis, la Ville de Paris.

 

Cette huile du peintre de l'école de Paris, représentant une vue bucolique et enneigée de la petite commune du Val-de-Marne, avait été achetée par la préfecture de la Seine en 1956.

 

                                            neige de saint mandé

 

Sauf que, dans les années 1980, au moment de son déménagement, entre les réserves municipales d'Auteuil et celles d'Ivry (Val-de-Marne), la toile se volatilise. Comment? Qui? Pourquoi personne ne s'en aperçoit au Fmac (Fonds municipal d'art contemporain)? Le mystère demeure ...

 

« On a découvert avec effroi que cette toile de mon père, qui avait été volée, était à vendre aux enchères sur eBay », déplore Dominique Boitel, le fils de l'artiste, présent hier au commissariat du XVIe.

 

Le numéro d'inventaire était encore au dos de la toile. Son association, les Amis de Maurice Boitel et de la jeune peinture de l'école de Paris, dont il est secrétaire, veille au grain. « Le plus fort dans l'histoire, c'est que le tableau était vendu avec au dos de la toile son numéro d'inventaire de la Ville de Paris. Nous avons contacté immédiatement la police. » Les enquêteurs sont remontés jusqu'au receleur-vendeur qui, par ailleurs, vend des tableaux et des objets d'art sur un site personnel. Les policiers ont pu le trouver à son domicile, dans le XVIe arrondissement. Interpellé, il a déclaré aux enquêteurs que cette toile lui avait été donnée par son grand-père, qui l'avait lui-même achetée dans un vide-greniers ...

 

Pourtant, le marchand précise sur son site Web : « La grande majorité des œuvres que nous vendons provient de collections particulières. Ainsi, nous pouvons garantir une parfaite traçabilité. » L'indélicat pourrait être poursuivi pour recel et a été sommé de rendre le tableau. Hier matin, des livreurs de la Ville de Paris sont venus en camionnette chercher le petit tableau au commissariat. « Neige à Saint-Mandé» n'a toujours pas de carte de route. « On ne sait pas où il ira, glisse-t-on à la Ville de Paris. A-t-il besoin d'être restauré ? »...

 

Dominique Boitel, le fils de l'artiste, était présent lors de la restitution du tableau. Avec son association, il a découvert que la toile était en vente sur eBay.

 

Céline Carez

 

                                                 le parisien

 

 

Voir aussi

Le Parisien: Tentative d'effraction au Petit Palais

France-Soir : Le retour de "l'araignée" au Musée d'Art Moderne

Vol du MAM: 100 millions jetés à la poubelle ?

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:35

 

L’express : le 18 janvier 2012

 

L’adjoint à la culture de Delanoë, Christophe Girard a voulu être ministre de la Culture de Sarkozy

 

On me reproche quelquefois, ces derniers temps, de critiquer sévèrement dans mon livre, mes articles ou ce blog, le « sarkozysme culturel » et d’en oublier les erreurs ou les faiblesses de la « gauche culturelle ».

 

Comme le lecteur avisé pourra le constater, j’ai pourtant critiqué dans « J’aime pas le sarkozysme culturel », toute une série d’ambitions à gauche, qui ont mené au « sarkozysme culturel ». Je reviendrai prochainement sur ce blog, en détail, sur certains cas d’école.

 

Mais prenons un petit exemple très symbolique, quoique la personne soit peu connue du grand public : celui de Christophe Girard, l’adjoint à la Culture du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

Girard vient de publier un ouvrage riquiqui au titre un peu mégalomane : Le Petit livre rouge de la culture, dans lequel il annonce son programme s’il devient ministre de la Culture (un titre mégalo mais aussi indécent quand 65 millions de Chinois sont morts du fait des petites idées rouges de Mao Zedong : pourquoi pas le Petit Mein Kampf de la culture puisqu’on y est ?). [Disclaimer : je signale que ce livre paraît chez Flammarion, qui est aussi mon éditeur]

 

Dans ce non-livre de moins de 100 pages, relevons tout d’abord que des passages entiers sont empruntés à une note de la fondation Terra Nova datée de octobre 2010, et notamment à son groupe de travail « culture », coordonné par Olivier Poivre d’Arvor, et dont la note est rédigée par Gaspard Gantzer et Catherine Sueur. Étrangement, cette note n’a pas été publiée : elle a servi en interne à nourrir le projet de la gauche. Reste qu’il suffit de lire le livre et la note pour constater qu’au moins une vingtaine de pages sont parfaitement identiques. (La référence à Terra Nova est simplement mentionnée p. 27 en note de bas de page, bien que Girard n’ait pas participé aux travaux de la dite commission, et dont il oublie en outre de citer le responsable… Toutefois, Gaspard Gantzer travaillant alors pour Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris pourra toujours dire qu’il a « influencé » le travail de Gantzer…).

 

Visiblement donc, le plagiat fait école. Mais il y a plus grave. L’une des propositions phares de Girard est de créer un « grand ministère de la Culture, de la Communication et du Numérique ». C’est une bonne idée – sauf qu’elle vient de Sarkozy. Et Girard, justement, l’a déjà faite à Sarkozy.

 

                                                       girard

                                                                                         Péché d'orgueil ?

 

Comme on peut le lire dans mon livre, J’aime pas le sarkozysme culturel, où je le révèle : Christophe Girard a rêvé d’être le ministre de la Culture d’ouverture de Sarkozy (voir pp. 145 et 146).

 

On le sait peu mais au printemps 2009, au moment où Christine Albanel allait être virée, et Frédéric Mitterrand finalement être nommé ministre de la Culture, Christophe Girard a, lui aussi, voulu ardemment être ministre de Sarkozy. La rumeur avait déjà fuité, notamment dans Rue89. Girard avait fait sortir dans la presse (AFP et JDD) son nom afin d’être dans la liste finale. Il faisait campagne à l’Élysée, à Matignon et utilisait tous ses réseaux pour entrer rue de Valois. Il s’est même poussé du col auprès de Carla Bruni-Sarkozy qu’il connaissait via les milieux de la mode, de son passé chez YSL, et de la lutte contre le sida. C’est un fait : Girard a rêvé d’être ministre d’ouverture de Sarkozy.

 

Il est allé plus loin. Girard a pris contact avec Martin Hirsch, alors Haut Commissaire du gouvernement Sarkozy, avec rang de ministre, et l’a mis dans la confidence. Il lui a annoncé sa nomination imminente comme « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de Sarkozy et lui a demandé des conseils pour préparer son entrée au gouvernement.

 

En fait, tout cela n’était que du « wishful thinking ». Il était le seul à en rêver et à y croire. A l’Élysée, où on m’a confirmé de première source ses interventions intempestives, on affirme que lorsque ce nom a été évoqué devant le président Sarkozy, celui-ci « ne voyait pas très bien qui était ce Girard. » J’ai interrogé sur ce point plusieurs conseillers du président Sarkozy dont les témoignages sont concordants.

 

A la mairie de Paris, l’ambition de Girard est connue et c’est même un « running gag ». Plusieurs conseillers de Delanoë, nombre d’adjoints, m’en ont parlée. « Il a trahi Pierre Bergé pour LVMH, les Verts pour le PS, Delanoë pour Ségolène Royal puis DSK : vouloir être ministre de Sarkozy était dans l’ordre des choses », décrypte avec humour une des principales conseillères du maire de Paris.

 

Mais l’histoire continue. Aujourd’hui, Girard se pousse du col pour être « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de François Hollande. Un vrai petit livre rouge.

 

Frédéric Martel

 

Lire l’article de l’Express  

 

                                                                  l'express 1

 

 

 

Lire aussi:

Christophe Girard se positionne pour être Ministre de la Culture !

Ouverture du dimanche: Christophe Girard soutient la droite parisienne

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:52

 

Ou plutôt à ne pas suivre  

 

La Mairie de Paris va transférer dans les mois qui viennent l’ensemble des musées municipaux dans une nouvelle structure, un Etablissement Public Administratif (EPA).

 

Voici un article du «Parisien» sur les conditions de travail des agents de surveillance d'un musée déjà transformé en EPA,celui du Grand Palais : Brimades, heures non payées, discrimination syndicale… Il est vrai que cette activité a pu être privatisée grâce à cette nouvelle structure juridique.

 

La Ville de Paris suivra t-elle cet exemple ? Quand on sait déjà que les syndicats ne seront pas les bienvenus dans le futur Conseil d’Administration, des musées parisiens,on peut craindre le pire.

 

                                        grand palais 3

 

 

Le Parisien: 16 janvier 2012

 

Le blues des gardiens du Grand Palais

 

Ils sont ceux que l’on ne voit pas. A l’entrée des galeries nationales du Grand Palais, alors que la foule vient admirer l’exposition « Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein », au programme jusqu’au 22 janvier. Dans les salles, ils sont assis entre deux tableaux de maître, des heures durant, et ils surveillent.

Ils prennent sur eux. Ils attendent le « pauseur », qui les relèvera le temps de se dégourdir les jambes, de manger un morceau et de se rasseoir à nouveau.

Sous leur masque impassible, les gardiens de musée en ont parfois gros sur le cœur. Huit d’entre eux, en poste aux galeries nationales, s’apprêtent à saisir le conseil de prud’hommes pour dénoncer leurs conditions de travail. Ces agents sont tous employés par SNGST : cette entreprise, spécialisée dans la sécurité des grands sites, a repris, en 2010, le marché du gardiennage du Grand Palais. Pour le compte de la Réunion des musées nationaux (RMN), environ 150 agents protègent les grandes expositions à succès. « Picasso », « Monet », « Turner »…

« C’est un cadre qui pourrait être formidable, mais le climat est tellement dur que les gens ne restent pas », confient les plaignants, sous couvert d’anonymat. « Tous rapportent les mêmes choses, raconte leur avocate, Isabelle Jonquois. Ils parlent de brimades, de dépassements réguliers des horaires légaux, de pressions quand ils se montrent revendicatifs et même de mesures de rétorsion quand ils veulent se présenter aux élections syndicales. »

Très remontés contre leur employeur, les agents décrivent aussi l’opposition qui existe, selon eux, entre les agents « sous-traitants » et les permanents, employés par la RMN. « Ils sont les maîtres, et on n’est rien, attaque un gardien. Ils nous mettent la pression en permanence : on n’a pas le droit d’adresser la parole à des collègues, pas le droit de bouger, pas le droit de regarder l’heure sur notre téléphone portable… »

Un mal-être que la SNGST assure prendre en compte. « Quand nous avons repris l’activité au Grand Palais il y a deux ans, il y avait des soucis, affirme son président, Roland Collet. Nous avons beaucoup discuté. Nous n’avons plus ces problèmes-là, mais certains continuent de s’en plaindre », ajoute-t-il. Aux galeries nationales du Grand Palais, l’administratrice, Magali Sicsic, assure « ne pas avoir connaissance de problèmes de management » chez les gardiens. « Notre politique, c’est de n’avoir aucune relation hiérarchique avec les sous-traitants, assure-t-elle. A part en cas d’urgence, on ne leur donne pas d’ordres. »

 

                                                                     le parisien 7

 

 

 

Lire aussi:

Musées de la Ville de Paris : Delanoë a tranché !

Musées : Paris met un coup de canif dans la gratuité !

Le Parisien: Remède de cheval pour la culture à la Mairie de Paris

 

 

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 08:41

 

                                                          metro 3

 

L’impact des ondes électromagnétiques sur la santé des salariés continue d’opposer syndicats et employeurs. Souvenons-nous des débats engagés à la Mairie de Paris après le déploiement des bornes Wifi dans les bibliothèques municipales. Une "Conférence de Citoyens" organisée pour l’occasion avait d’ailleurs recommandé de limiter au maximum l’exposition aux champs électromagnétiques dans les bâtiments publics.Cette recommandation est toutefois restée lettre morte jusqu’à présent.

 

Aujourd’hui, la confrontation a lieu à  la RATP. La régie des transports parisiens et les partenaires sociaux ne sont pas d’accord sur le seuil limite d’exposition. " les normes sont dépassées et présentent un risque sanitaire" estime le syndicat SUD, soutenu par l'association "Robin des toits" dans un communiqué commun. Il est vrai que les normes officielles sont désormais tellement obsolètes qu'elles ont été remises en cause par le Parlement Européen

 

Le syndicat SUD a donc tenté de procéder à des relevés du rayonnement du champ électromagnétique par un organisme indépendant, dans les stations du métro parisien. Celui-ci s'est vu interdire l'accès par la direction. La demande d’expertise du syndicat est contestée par la RATP qui a saisi le Tribunal de Grande Instance a-t-on appris dans le même communiqué.

 

Les salariés de la RATP sont pourtant particulièrement exposés aux ondes électromagnétiques depuis plusieurs années maintenant. Il y eu d’abord l’installation massive de mini-antennes relais dans les tunnels et les stations du métro parisien pour permettre à tous les usagers de pouvoir téléphoner sans entrave. C’est maintenant  le développement des technologies 3 G, avec l’installation d’’antennes plus puissantes qui est remis en cause par les représentants des personnels au Comité Hygiène et Sécurité. Les personnels de la RATP demandent à leur employeur d’appliquer le principe de précaution d’autant plus qu’ils travaillent en sous-sol, et que les conducteurs de rame ne peuvent échapper à ce véritable brouillard électromagnétique, eux dont les cabines font littéralement office de « cage de faraday ». Cette demande est pourtant rejetée par la RATP.

 

 

                                                       metro 4

 

  En quelques années la connaissance scientifiques sur la question a cependant beaucoup évolué : Le phénomène de syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques qui est la marque des personnes qui se déclarent éléctrosensibles a été reconnu par l’Agence de Sécurité Sanitaire (ANSES). Celle-ci recommande de réduire fortement l’exposition du public. Quand à l’OMS, il  a classé l’année dernière les ondes comme potentiellement cancérigènes

 

Les risques sur la santé liés aux technologies émergentes sont désormais bien intégrés par une opinion publique de plus en plus sensible aux questions d’environnement. Il est donc logique que les syndicats s’en emparent à leur tour.

 

La RATP et le syndicat SUD se retrouvent devant le tribunal ce 24 janvier* pour autoriser ou non la venue des experts réclamés par le syndicat. Ce n'est probablement que la première étape d'un long combat. On n’a en tout cas pas fini de voir les représentants des personnels s’emparer de cette question de santé au travail. 

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                               metro 5

 

                                                         

 

 

*Dernière minute: Le jugement du Tribunal de Grande Instance sera finalement rendu le 7 février at-on appris dans un nouveau communiqué. La RATP a adopté une curieuse position lors de l'audience, affirmant "qu'en l'absence de risque avéré", des "mesures indépendantes n'ont pas lieu d'être". L'entreprise publique déclare également "que par conséquent, le principe de précaution n'a pas à s'appliquer". CQFD ! Le paradoxe, toutefois, est que la RATP affirme dans le même temps appliquer ce même principe, car ayant effectué elle même ses propres mesures il y a trois ans ! Comprenne donc qui pourra. Esperons que les juges s'y retrouveront. Rappellons que cette demande d'expertise du syndicat SUD a été faite en bonne et due forme lors d'un Comité Hygiène et Sécurité de la régie (autonome?) des transports parisiens.

 


 

                                                             metro, 6

 

 

Lire aussi:

Wifi : Les syndicats de la BnF sont tous sur la même longueur d'onde !

Le Wi-fi débranché à la bibliothèque Chaptal

Wifi: La "Conférence Citoyenne" recommande la prudence

AFP: Le Wifi suscite l'inquiétude

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 13:48

 

Pour la deuxième année de suite, le Maire de Paris n'a pas présenté ses vœux aux personnels municipaux.

 

C’était pourtant une tradition : depuis 2001, la Mairie de Paris réserve sur deux jours le  Palais Omnisport de Bercy pour un spectacle à destination des agents municipaux (une partie d’entre eux toutefois, car la capacité de Bercy ne permet pas à tout le monde de venir).

C’était alors l’occasion pour le Maire de Paris de souhaiter ses vœux de bonne année aux dix mille personnes présentes. Seulement, pour la deuxième année consécutive, celui-ci a déserté la scène. Explication.


(ou pas !)



A l’hiver 2009, tous les syndicats parisiens s’étaient lancés dans un mouvement social inédit depuis Etienne Marcel, pour protester contre les mauvaises conditions de travail et la politique salariale de Bertrand Delanoë. Conséquence, pour marquer leur mécontentement, les partenaires sociaux avaient préparé une petite surprise pour l’exécutif municipal. En effet, le 11 janvier 2010, premier jour de la cérémonie des voeux, en l'absence du  Maire de Paris, c’est Anne Hidalgo, sa première adjointe qui s’était présentée à la tribune pour s’adresser aux personnels. Celle-ci avait dù toutefois vite évacuer les lieux devant la bronca suscitée par sa présence, ainsi que l’avait rapporté le journal « Le Parisien ».

 

"Personne ne m’empêchera de parler". Le lendemain, 12 janvier, Bertrand Delanoë, averti de ce qui s’était passé la veille, avait mobilisé le ban et l’arrière ban des cadres parisiens pour parer à toute mauvaise surprise. « Rien, ni personne ne m’empêchera de vous souhaiter la bonne année » a-t-il lancé dans une sono poussée à fond. Bien que son discours dure habituellement une bonne dizaine de minutes, il ne put aller plus loin que… la minute trente, montre en main ! Une vidéo a d’ailleurs immortalisé l'instant. Les vœux du Maire de Paris se sont déroulés « sur fond de contexte social tendu » a même constaté la correspondante de l’AFP, ce que confirme un autre article du « Parisien ». Effectivement !

 

Depuis deux ans donc, pour s’éviter toute nouvelle déconvenue, et s'éviter de se voir de nouveau attribuer "le sifflet d'or", le Maire, ainsi que son entourage, se garde bien d’affronter le public toujours difficile de Bercy. Pas d’annonce sur scène, mais pas non plus de vœux enregistrés sur vidéo. Seul le spectacle a été maintenu pour perpétuer la tradition. Cette année, c’est l’humoriste Djamel, qui tenait l’affiche. Et Bercy est désormais réduit au silence. « Personne ne m’empêchera de parler » avait déclamé Bertrand Delanoë. Ben ! En fait, si.

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                                       voeux demlanoe

                                                                                  Il s'est coupé le sifflet

 

 

 

 

Lire aussi:

Social: Du jamais vu à la Ville de Paris depuis Etienne Marcel ! 

Delanoë obtient le sifflet d'or 2010 

Grève historique à la Mairie de Paris !        

Anne Hidalgo sifflée par les agents de la Ville de Paris !                       

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 08:56

 

Arrêt Sur Images: 13 janvier 2012

 

Au Louvre, rien à voir !

 

Le Louvre a refusé de répondre à nos questions" dit France Inter, en chute d'un court article consacré à la polémique provoquée par le projet du Louvre d'organiser une exposition temporaire de solidarité dans la région de Fukushima. Intitulée "Rencontre, amour, amitié, solidarité dans les collections du Louvre", cette exposition est critiquée par le site La Tribune de l'art (1). Elle est critiquée pour plusieurs raisons (incohérence des oeuvres formant l'exposition, et pourquoi le Japon ? Pourquoi pas Bagdad ou Haïti ?) Mais surtout en raison du risque de contamination encouru par les oeuvres prêtées.

Cette exposition est-elle justifiée ou non ? Les tapisseries et les peintures voyageuses courent-elles un vrai risque de contamination ? Les matinautes, les pauvres, n'ont aucun moyen d'en juger par eux-mêmes. Tout ce qui leur restera en mémoire, c'est cette phrase de France Inter, "le Louvre a refusé de répondre à nos questions". Ce "circulez y a rien à voir" a au moins le mérite de rappeler le sous-développement du journalisme d'investigation, dans le domaine opaque du marché de l'art. Dans la presse généraliste, ne sont publiées que des critiques, et les échos de quelques polémiques. D'investigation sur les coulisses, aucune. Pour de multiples raisons, la presse ne constitue pas un contre-pouvoir, face aux grandes institutions culturelles. Depuis des années, c'est un site indépendant, la Tribune de l'art (2), qui porte seul le flambeau, avec bien des difficultés (3), relayé du bout des lèvres par le reste de la presse, quand le scandale prend de trop fortes proportions. C'est d'ailleurs bien dommage. On en apprendrait de belles. Ainsi de ce détail parmi d'autres, révélé par la Tribune de l'art: la sélection des oeuvres envoyées au Japon a été faite...en fonction du format des caisses déjà fabriquées pour d'autres prêts temporaires, et qui se trouvaient donc disponibles. Les Japonais apprécieront.

Est-ce à dire que l'on ne sait jamais rien ? Mais si. Longtemps après. Et dans les livres, comme d'habitude. Ainsi, dans une très instructive enquête parue l'an dernier, (Dans le secret du conseil des ministres, Editions du Moment) Bérengère Bonte, journaliste à Europe 1, racontait dans le détail la croquignolesque pression exercée par Chirac, alors président, sur le Louvre, afin qu'il prête au Japon la Victoire de Samothrace. La sculpture fut finalement avantageusement remplacée par une toile de Delacroix, après une héroïque résistance de la direction du musée. Patience, donc. Qu'est-ce que quinze ans, à l'échelle de l'Histoire de l'art ?

 

 Voir l'article de "Arrêt Sur Images"

 

                                                         original 44890 demi

                Les trois grâces: Une des oeuvres prétées par le Louvre (et qui rentrait dans les bonnes caisses !)

 

 

 

Lire aussi: Arrêt Sur Images: "Libé" aime beaucoup Delanoë !

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