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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:58

 

France-Info : Le 6 novembre 2014

La défense de Thierry Lepaon, qui accuse le trésorier, a du mal à passer auprès d'une partie des cadres de la CGT.

La CGT peine à sortir de la crise dans laquelle l'a plongée l'affaire de l'appartement de son numéro un Thierry Lepaon. Réuni en comité pendant deux jours, le syndicat a voté sur des « principes » pour en tirer les leçons.

Le Canard enchaîné est venu en rajouter une couche mercredi. Le journal satirique avait déjà révélé que les travaux de rénovation de l'appartement de fonction du patron de la CGT avaient coûté 130.000 euros à la centrale. Thierry Lepaon avait ensuite contesté les chiffres. Et ce mercredi, le Canard ajoute qu'en plus, l'appartement avait déjà été rénové

Alors, mercredi, Thierry Lepaon a pris des précautions. Devant les 300 membres du « parlement » de la CGT, qui sont réunis pendant deux jours lors du Comité central national (CNN) à Montreuil, au siège du syndicat, il a d'abord parlé d'une faute collective. Mais en fait, on s'aperçoit qu'il fait porter la responsabilité des travaux de son appartement à une personne en particulier : le trésorier de la CGT Eric Laffont.

D'après Thierry Lepaon, c'est ce trésorier qui a donné son feu vert aux travaux de plus de 100.000 euros. Et, dit-il, il n'était pas tenu d'en référer aux instances de la CGT. Conclusion : Thierry Lepaon affirme que lui, numéro 1 de la CGT n'était pas au courant du montant, il a d'ailleurs assuré qu'il l'avait appris par la presse. Montant qu'il juge choquant, a-t-il ajouté mercredi matin sur BFM TV. 

 

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On ne dépense pas, dit-il, une telle somme pour des travaux dans un appartement en location. Bref dans l'argumentation de Thierry Lepaon, c'est le trésorier qui a fait une erreur, mais pas lui, le secrétaire général, qui selon lui ne s'occupe pas de ces questions de travaux. « Je n'ai pas suivi les travaux, ce n'est pas mon rôle, je pense que les choses n'ont pas été regardées de près, il a fallu faire vite », dit-il.

La défense de Thierry Lepaon a du mal à passer auprès d'une partie des cadres de la CGT. Toujours est-il que le secrétaire général reconnaît lui même qu'il est contesté. Il accuse, sans les nommer, certains dirigeants du syndicat qui le critiquent dans la presse. Et il va d'ailleurs convoquer un par un les membres du bureau de la CGT, qui sont une dizaine, pour s'assurer de leur loyauté à son égard. Bref ce n'est pas vraiment une ambiance sereine.
 
Depuis son arrivée à la tête de la CGT il y a un peu plus d'un an et demi, le bilan de Thierry Lepaon n'est pas très bon, d'un point de vue syndical. La CGT n'a pas réussi à peser et à organiser de grosses manifestations. Les défilés contre la nouvelle réforme des retraites en septembre 2013 n'ont pas fait le plein. Et puis il y a eu la grève à la SNCF qui a duré deux semaines en juin dernier. Deux semaines pour presque rien puisque la CGT n'a pas obtenu de modification significative de la réforme ferroviaire qu'elle contestait.

Mercredi soir, le Comité central national s'est terminé par un vote sur des « principes » pour tirer les leçons de ce « dysfonctionnement » autour de l'appartement, selon la direction. Le texte réaffirme « la solidarité et la confiance » au secrétaire général et mandate la commission exécutive, direction élargie à faire des propositions. Mais, selon des sources internes, la rencontre « s'est terminée dans la confusion ». Un consensus aurait été trouvé sur une enquête pour faire un audit sur les dépenses depuis le début du mandat de Lepaon, mais ce dernier aurait rejeté cette proposition de même que la tenue d'un CNN extraordinaire.

Lire l’article de « France-Info »

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 18:07

 

Par AFP : Le 5 novembre 2014

« Cela me choque, c'est choquant, je comprends que les syndicats de la CGT, que les salariés soient choqués », a déclaré le numéro un de la CGT

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a jugé mercredi « choquant » le montant des travaux engagés dans son appartement de fonction, mais a assuré qu'il était nécessaire d'en faire avant qu'il puisse s'y installer. « Si on avait débattu collectivement, on n'aurait pas fait 105.000 euros de travaux dans un appartement en location: on aurait acheté ou on aurait fait moins de travaux », a-t-il dit sur RMC et BFM TV. 

L'appartement de fonction de Thierry Lepaon, rénové à grands frais par la CGT, avait déjà fait l'objet d'une rénovation avant sa location, a affirmé le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi. 

Thierry Lepaon a assuré mercredi qu'il ignorait que l'appartement venait d'être refait à neuf.  « Il fallait vraiment refaire des travaux importants, de sécurité, de volets », a-t-il dit, tout en réaffirmant qu'il y avait eu « faute » de l'administrateur d'avoir réalisé 105.000 euros de travaux. 

« Cela me choque, c'est choquant, je comprend que les syndicats de la CGT, que les salariés soient choqué », a-t-il déclaré, réaffirmant qu'il allait adresser une lettre à tous les syndiqués sur ce sujet. Il a de nouveau évoqué un problème « de fonctionnement interne » au sein de la CGT. 

Au terme d'un premier jour débat, la direction et le CCN (parlement de la CGT) ne sont pas parvenus mardi à s'accorder sur les améliorations à apporter au fonctionnement de la centrale et les discussions devraient se poursuivre mercredi.  Interrogé sur son avenir à la CGT dans un tel contexte, Thierry Lepaon a souligné qu'il avait « été élu par le congrès jusqu'à un prochain congrès ».  

Lire la dépêche de « L’AFP »

 

                                                  Thierry Lepaon se défausse sur ses petits camarades

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                                                                      -    C'est pas moi, c'est les autres !

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:52

 

Le Parisien : Le 5 novembre 2014

L’ancien leader du syndicat dénonce  « des attitudes et des gestions critiquables » dans l'affaire de l'appartement de son successeur

Bernard Thibault, ancien leader emblématique du syndicat, n'y va pas par quatre chemins. Dénonçant « des attitudes et des gestions critiquables » dans l'affaire de l'appartement de son successeur, il a estimé sur Europe 1 que la CGT était « manifestement dans une mauvaise passe en ce moment ».

« Manifestement, on met le doigt sur des imperfections sur la gestion collective », a-t-il souligné. « Peut-être que d'aucuns, même s'il peut y avoir des attitudes, des gestions critiquables, en profitent pour essayer de disqualifier une bonne fois pour toutes le syndicalisme alors qu'il y en a tellement besoin », a poursuivi celui qui est désormais représentant des travailleurs au conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Comment s'en sortir ? « Je délègue la solution à cette mauvaise passe pour la CGT à la réunion de nos instances. Il y a un comité confédéral national qui est réuni et qui est habilité à prendre les décisions qui lui apparaîtront les meilleures pour l'intérêt de l'organisation », a-t-il simplement dit.

Lire l’article du « Parisien »

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 11:29

 

L’Express : Le 4 novembre 2014

Le secrétaire général de la CGT affirme « avoir découvert par la presse » que les travaux de son logement de fonction avaient coûté 120 000 euros. Le Canard enchainé révèle que l'appartement... avait déjà été refait à neuf. 

Thierry Lepaon se défend une semaine après les révélations portant sur les frais d'aménagement de son appartement de fonction. La CGT aurait payé à son numéro un 120 000 euros de travaux et d'aménagement d'intérieur, selon Le Canard enchaîné.  

Le secrétaire général de la CGT affirme ce mardi « avoir découvert par la presse » ce montant. Il pointe également une « faute collective » et « des responsabilités individuelles ». 

Devant le CCN (parlement de la CGT), il a cité le chiffre de 105 000 euros et non pas 130 000 comme l'avait affirmé Le Canard Enchaîné et a précisé que son appartement faisait 79 mètres carrés et non pas 120, comme l'a avancé l'hebdomadaire.  

Mais toujours selon Le Canard, l'appartement venait d'être refait à neuf par son propriétaire. Une peinture blanche sur les murs, une moquette neuve... la CGT a donc malgré tout décidé de refaire des travaux pour installer un parquet flottant par exemple.  

Autre nouvelle, le devis de travaux signé par la CGT atteindrait bien 150 000 euros, dont 45 000 euros de fournitures et mobilier. Dans le devis, Le Canard épingle notamment 1397 euros pour une cuvette classique de toilettes ainsi qu'un lave-mains à 1595 euros... 

Lire l’article de « L’express »

 

                                   18868758

 

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 10:22

 

La Tribune : Le 4 novembre 2014

Au-delà de son aspect factuel, cette « affaire » est révélatrice du malaise grandissant vécu par les syndicats français dans le climat politique actuel.

Mardi 4 et mercredi 5 novembre, la CGT convoque son Comité central national (CCN), sorte de « parlement » du premier syndicat français composé des numéros uns de toutes les fédérations et des unions départementales de la CGT.

Au cœur des discussions: "l'affaire" révélée par le Canard enchainé. La CGT aurait financé à hauteur de quelque 130.000 euros la rénovation d'un appartement de standing loué à Vincennes pour loger son secrétaire général Thierry Lepaon, originaire de Normandie. Le tout, sans qu'aucune instance du syndicat soit consultée pour donner un avis. "L'affaire" a provoqué un tollé en interne, même si, officiellement, vis-à-vis de l'extérieur, l'heure est à la défense de Thierry Lepaon sur le thème de la « théorie du complot » et du « la CGT dérange, donc on cherche à l'affaiblir ».

Il n'empêche, la tenue du CCN pendant deux jours va être un moment difficile à vivre pour Thierry Lepaon. Il y a du règlement de comptes dans l'air face à un secrétaire général élu par défaut en mars 2013 pour succéder à Bernard Thibault qui a complètement raté sa sortie -faute d'avoir su organiser sa succession - après avoir passé quatorze années et quatre mandats à la tête de la centrale de Montreuil.

En réalité, « l'affaire Lepaon », au-delà de son petit côté sensationnaliste, est totalement révélatrice du malaise de la CGT en particulier et du mouvement syndical en général face à l'évolution politique du pays et au virage social-libéral initié par Manuel Valls. Les organisations syndicales ne savent plus comment se comporter, coincées entre une peur de favoriser le retour de la droite aux affaires et une déception grandissante face à la voie choisie par le gouvernement. Encore davantage qu'à la fin de l'ère Thibault, la CGT apparaît comme un bateau ivre, sans réelle ligne et manquant de colonne vertébrale, faute de vrais débats internes sur ses orientations.      

 

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                                                                             - On cherche à m'affaiblir !

 

D'un côté, on voit un Thierry Lepaon qui tente tout ce qu'il peut pour sortir la centrale de son splendide isolement et maintenir un lien avec la CFDT de Laurent Berger. Les deux hommes se sont d'ailleurs rencontrés début octobre, mais sans que cela débouche sur grand-chose. Certes, les deux centrales syndicales ont largement participé, en 2012, à la défaite de Nicolas Sarkozy...

Refusant la vraie-fausse neutralité qu'elles adoptaient lors des scrutins présidentiels antérieurs, elles ont clairement appelé à battre le président de la République sortant. L'heure de la revanche avait sonné, alors que Nicolas Sarkozy n'avait rien voulu lâcher en 2010 sur les retraites, alors que les syndicats avaient jeté des centaines de milliers de manifestants dans la rue.

Mais depuis l'élection de François Hollande, les chemins des deux centrales syndicales divergent. Faute de pilote dans l'avion, la CGT se cherche. Elle participe à peine aux grandes négociations interprofessionnelles - on l'a vu sur l'assurance chômage - faisant plutôt simplement acte de présence. Elle multiplie les journées d'action infructueuses.

On l'a encore vu le 16 octobre dernier avec un journée de défense de la « Sécu » au succès très relatif. On risque encore de le voir ce 4 novembre à la RATP et à la SNCF. Et que dire de cette grève de près de quinze jours en juin dernier, menée par les cheminots-CGT pour dire « non » à la réforme ferroviaire. Un mouvement très mal perçu dans l'opinion publique, et que Thierry Lepaon aura eu bien du mal à éteindre. Preuve de son manque de charisme au sein de la centrale.

 

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                                                            -  Comment ça je manque de charisme...

 

Pis, le secrétaire général est tellement contesté par une forte minorité de la CGT que, si, a titre personnel, il aurait bien voulu que son organisation paraphe fin 2013 l'accord sur la formation professionnelle, les instances de la centrale en ont décidé autrement. Il a dû s'incliner.

A l'inverse, la CFDT de Laurent Berger n'est absolument pas dans le choc frontal avec le pouvoir politique. Mieux, comme d'habitude quand la gauche est au pouvoir, le programme de la CFDT, qui sert souvent de laboratoires d'idées - on l'a vu surtout quand Michel Rocard, l'incarnation de la "deuxième gauche", est arrivé à Matignon en 1988 -, est largement repris. Ainsi, lorsqu'il était encore ministre du Travail, Michel Sapin a repris à son compte l'idée des "droits rechargeables" pour les chômeurs, ou encore l'instauration d'un compte individuel de formation.... Autant d'idées défendues par la CFDT. Même sur le "Pacte de responsabilité", la CFDT se montre conciliante avec le pouvoir... mais moins avec le Medef.

Bref, on ne voit pas la CFDT appeler à descendre dans la rue contre la " politique d'austérité" du gouvernement... Du moins pour l'instant, car la CFDT ne cache pas son inquiétude sur l'évolution de la politique menée par Manuel Valls. Laurent Berger a dû montrer les dents quand le Premier ministre, pressé par les organisations patronales, a été tenté de reporter sine die le compte pénibilité (fortement défendu par la CFDT). Et elle reste très mobilisée sur le sujet comme sur celui des coupes claires dans les dépenses sociales.

On le voit, pour l'instant, les deux principales centrales françaises ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Quant à la troisième, Force Ouvrière, elle s'est prudemment mise en réserve refusant de participer à des journées d'action perdues d'avance. « Quand on s'engage, c'est pour réussir », déclarait ainsi son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, le 16 octobre dernier. En vérité, Jean-Claude Mailly est un pragmatique qui connaît son syndicat. A FO, dont les militants sont les plus hétérogènes quant à leur préférence politique, si la frange la plus à gauche rêve d'en découdre avec le gouvernement, la direction, elle, est plutôt (encore) conciliante avec les socialistes. Mais attention, là aussi, les inclinations de Manuel Valls en faveur des entreprises commencent à sérieusement crisper Jean-Claude Mailly.

 

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                                                                     - Détendez-vous les gars !

 

Ainsi, on le voit, les centrale syndicales, au-delà de leurs problèmes internes - c'est particulièrement vrai pour la CGT -, vivent une sorte de schizophrénie. Elles sont de plus en plus « nerveuses » face à la politique du gouvernement et, dans le même temps, elles redoutent un retour au pouvoir de l'UMP et notamment de Nicolas Sarkozy qui continue sa lutte contre « les corps intermédiaires ». Derrière ce vocable, il faut entendre « les syndicats ». D'où le malaise grandissant. D'autant plus que les leaders syndicaux ont parfaitement conscience que leur attitude ambiguë passe mal auprès d'une opinion publique désabusée et désorientée.

La dernière enquête Opinionway de janvier 2014 sur le degré de confiance dans lesdits "corps intermédiaires" est à cet égard sans appel. Certes, la confiance dans les partis politiques est au plus bas (11%), mais elle n'est guère meilleure pour les syndicats (28%). Comme le soulignait la dernière note de conjoncture sociale réalisée par l'association Entreprise & Personnel, « au fur et à mesure de l'enlisement dans la crise, les corps intermédiaires perdent toujours un peu plus en légitimité ».

Dans cette période de désillusion générale, les Français mettent tout le monde dans le même sac: politiques, patronat, syndicats. Ils sont considérés comme portant tous une part de responsabilité dans l'absence de résultats économiques du fait de la confusion des rôles.

 

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Il est vrai que le patronat et les syndicats sont également créateurs de normes. Ce sont eux qui signent les grands accords interprofessionnels - réforme du marché du travail en janvier 2013, réforme de la formation professionnelle en décembre de la même année -, ensuite repris par la loi. Ce sont également eux qui gèrent les grandes institutions comme l'assurance chômage ou les retraites complémentaires. Ils sont donc considérés comme responsables devant l'opinion publique des résultats économique de ces organismes... Or, ils ne sont pas brillants, accumulant les milliards d'euros de déficit.

Et l'image de marque des syndicats ne risquent pas de s'améliorer dans les semaines qui viennent avec les élections de représentativité syndicale dans la fonction publique organisées le 4 décembre prochain. Ce jour-là, pour la première fois, les 5 millions de fonctionnaires des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) sont appelés à élire en même temps leurs représentants syndicaux.

L'heure est donc à la compétition entre les centrales. Au risque d'encore exacerber le sentiment que les syndicats « ne représentent que les fonctionnaires et pas le privé ». C'est dans ce contexte de déception générale qu'intervient « l'affaire» de l'appartement de fonction de Thierry Lepaon. Après les affaires Thévenoud, Cahuzac, Bygmalion, etc. Elle vient renforcer le sentiment que, décidément, « tous pourris ».

Lire l’article de « La Tribune »

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:20

 

Paris-Normandie : le 5 novembre 2014

 

Nouvelle grève alors que la Ville rappelle qu’elle maintient le dialogue.

 

« Au retour des vacances, on craignait d’être moins nombreux. » Avec 60 % de grévistes annoncés par l’intersyndicale (CGT, FO, CGT-ICTAM, CFDT), le mouvement des bibliothécaires était certes moins suivi que le 15 octobre, mais satisfaisant à leurs yeux. « On ne lâchera rien. Certainement pas tant que l’on n’aura pas obtenu un rendez-vous avec le maire. »

 

Hier à partir de 14 h, les agents territoriaux des médiathèques et points lecture étaient appelés à respecter un appel à débrayage d’une heure portant sur la mise en œuvre de l’ouverture de la médiathèque Niemeyer, en septembre 2015, en particulier le dimanche. Pour les agents en colère, le dimanche doit rester une journée de travail exceptionnelle, basée sur le volontariat et donnant lieu à des compensations.

 

« Nous avons pu échanger avec la direction générale afin de marquer notre opposition à l’annualisation du travail du dimanche. On nous propose une indemnité dérisoire de 30 € bruts mensuels. Loin de nos attentes portant sur une véritable prime et des récupérations horaires. On nous rétorque que cela relève d’un choix politique, alors laissons-nous parler avec l’homme politique », détaille Frédérique Helley, secrétaire de la section syndicale CFDT qui demande une rencontre avec Edouard Phillipe, le maire du Havre.

 

Les bibliothécaires réclament également de disposer de deux samedis libérés, de pouvoir terminer plus tôt (à 16 h) à deux reprises dans la semaine. « Ouvrir toute la semaine, c’est une belle ambition. Que la Ville s’en donne les moyens en créant autre chose que des postes de non-permanents. » De son côté, la Ville du Havre souligne sa volonté d’entretenir le dialogue avec les représentants syndicaux et dénonce « un mode de fonctionnement qui va à l’encontre des conditions essentielles d’une concertation ».

 

Dans un communiqué elle rappelle, en effet, qu’elle a lancé une concertation « dès le printemps 2014 », qu’une réunion le 25 septembre « a permis de présenter plusieurs scénarios d’organisation » incluant le dimanche, l’un reposant sur la base du volontariat, l’autre sur l’intégration du dimanche au temps de travail pour l’ensemble des agents de la tête de réseau. « Au mépris d’un engagement de donner une réponse au plus tard le 22 octobre sur la suite du mouvement, sans qu’aucun signe de dialogue n’ait été manifesté de sa part, l’intersyndicale a déposé un nouveau préavis de grève le 30 octobre. L’administration a proposé une nouvelle rencontre. Sans réponse. » a déclaré pas contente la mairie du Havre.

 

Les agents ont déposé un nouveau préavis de grève reconductible. Il pourrait, selon nos informations, se concrétiser par une action le jeudi 13 novembre en fin de journée. « Nous ménageons l’effet de surprise. »

 

Lire l'article de « Paris-Normandie »

 


                         Le maire du Havre ne propose que 30 euros pour bosser le dimanche

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                                           -  Dans la provocation, j'en fais des caisses

 

 

 

 

 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:15

 

Le Parisien : Le 24 octobre 2014

 

Accusé par plusieurs employés de la mairie de racisme, le directeur général des services peut compter sur le soutien de Frédérique Calandra.

 

Partira, partira pas? La polémique concernant le sort du directeur général des services (DGS) de la mairie du XXe n'en finit pas de faire des vagues.


Accusé par plusieurs employés de la mairie de racisme, l'homme désigné sous le pseudonyme de Monsieur C. peut compter sur le soutien de Frédérique Calandra. Dans un communiqué, la maire de l'arrondissement estime que « le DGS du XX e a pleinement agi dans le cadre de ses prérogatives » et affirme avoir déposé plainte auprès du procureur de la République « à l'encontre de ceux qui se livrent à ces propos inadmissibles ».


Dernier épisode en date : Monsieur C., annoncé partant pour la mairie du XIXe selon un mail interne consulté par Metronews, devrait finalement conserver le poste qu'il occupe depuis 2008. « Aucun départ n'est à l'ordre du jour », précise-t-on au cabinet de Frédérique Calandra. Au grand dam, semble-t-il, des employés de la mairie.

La polémique a été lancée il y a quelques semaines par la CGT des personnels administratifs et de service de la Ville. Deux semaines après la réunion des chefs de services de la mairie organisée le 4 septembre, le syndicat a publié une lettre ouverte à destination d'Anne Hidalgo pour dénoncer « un dangereux amalgame ». La raison ? D'après le compte rendu de cette réunion, Monsieur C. a tenu à rappeler par écrit « l'obligation de laïcité et de neutralité » des agents qui « n'ont pas à avoir d'échanges entre eux ni avec les usagers dans une autre langue, sauf cas exceptionnel ».

 

 

                                                  Frédérique Calandra et Anne Hidalgo

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                                                                - Dans le XXe on ose porter plainte !


« Le directeur général des services annonce qu'il dispose dorénavant du pouvoir de mettre directement des blâmes ou des avertissements aux agents sans avoir à engager une procédure auprès des services centraux », poursuit le document.

Dans un arrondissement où réside et travaille une importante communauté maghrébine, ces remarques ont fait réagir. Plusieurs employés de la mairie ont dénoncé les pratiques et propos jugés racistes de Monsieur C. « Le directeur a un problème avec les personnes d'origine étrangère, résumait un agent à « Metronews ». Lors des entretiens de recrutement, il nous demande si l'on pratique le ramadan, ce que l'on pense des gens qui mangent du porc. »

Face à ces « très graves accusations », Frédérique Calandra a tenu à rappeler que « le français est la langue officielle de notre République [...] à ce titre, en présence du public ou d'autres agents, les employés de la mairie s'expriment en français ». Sous peine pour les récalcitrants d'écoper d'un blâme ou d'un avertissement express.

   

Lire l'article du « Parisien »


 

            

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Paris : La Maire du XXème arrondissement menace journalistes et syndicalistes

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 10:41

 

La centrale de Montreuil claque un million (d’anciens nouveaux francs) pour « rénover » un appartement qui ne lui appartient même pas !

Sale affaire pour la CGT après les révélations du montant astronomique engagé pour « rénover » le « logement de fonction » de son secrétaire général, Thierry Lepaon. Un scandale qui atteint le cœur du pouvoir de la centrale de Montreuil, laquelle a bien du mal à convaincre du bien fondé de ces travaux.

Il faut dire que l’histoire est on ne peut plus embarrassante pour la CGT qui n’a contesté ni le devis, ni le montant des travaux pour 130 mille euros de remise à neuf de l’appartement destiné à Thierry Lepaon. Le problème, et non des moindre, est qu’il s’agit… d’une location. Or, c'est bien la première fois qu'un locataire engage autant de travaux pour un appartement qui ne lui appartient même pas et les montants en jeu ne peuvent que choquer les adhérents du syndicat.

Il faut dire qu’il y a de quoi : 24 mille euros pour refaire le carrelage et la plomberie et presque 20 mille pour l’électricité. Mieux le syndicat a sorti le carnet de chèque, 40 milles euros là encore…  pour installer des volets roulants, du parquet flottant (?) et rafraîchir les murs. Parmi les autres dépenses, notons encore un lot « mobilier et décoration » qui s’élève à 28.500 euros et comprend notamment l’installation d’une télévision dans chaque chambre, l’aménagement floral et du linge de maison. Ce qui commence à faire cher le « logement de fonction ». A croire que leur fournisseur est la société Bygmalion.

Pour se justifier, le trésorier de la CGT a bien essayé de trouver des arguments, mais reconnaissons que ceux-ci ont bien du mal à convaincre. Dans son communiqué, la Confédération explique qu’elle a « décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d'exercer son mandat  et que « l'appartement a été remis à neuf avant son entrée dans les lieux ».

 

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                                                         -  Il faut toujours savoir mettre la main à la poche

 

« Tout était à refaire », a d’ailleurs  confié Éric Lafont, trésorier de la CGT. Sauf que là encore le montant des travaux qui équivaut  à près d’un million de francs avant le passage à l’euro, a vraiment de quoi surprendre car le logement se situe dans une résidence de standing qui semble loin à première vue d’être délabrée. Se pose surtout  la question de savoir pourquoi la centrale de Montreuil a refait toute l’électricité ou la plomberie qui on le rappelle est toujours à la charge du propriétaire. Lequel propriétaire doit se frotter les mains. L’alliance du capital et du travail en quelque sorte.

Autre argument avancé par le syndicat : « la Confédération a décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d’exercer son mandat ». Rappelons toutefois que Vincennes outre le fait d’être une banlieue chic n’est pas si « proche » de Montreuil lorsque l’on connaît un tant soit peu la région parisienne.

En effet, si sur une carte les deux communes sont voisines, c’est pur effet d’optique car par les transports en commun pour aller du bois de Vincennes à la porte de Montreuil compter une bonne demi-heure puisqu'il faut marcher une bonne dizaine de minutes pour attraper le métro, changer à Nation avant d’arriver aux bureaux de la cofédération. En voiture, ça peut être pire pour ceux qui connaissent les embouteillages car il faut prendre le périphérique. Aux heures de pointe! Reste le Vélib’. 

En réalité pour être le plus proche du siège de la CGT il y avait le XXeme arrondissement, Bagnolet et bien sûr Montreuil. A moins que l’on n'y trouve guère de résidence de standing comme à Vincennes ? Possible si l’on en croit les photos publiées dans les médias.

 

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                                        Appartement de fonction avec terrasse et jardin (et tout et tout..)

 

Autre sujet qui fâche : La surface du « logement de fonction ». Là aussi pour une personne seule, on n’est loin des standards prolétariens. Mais on est aussi loin des standards syndicaux si l’on en croit les les leaders des autres centrales qui ont été interrogés par le quotidien Libération (lire ici).  

Dans le Figaro  un autre dirigeant d’une centrale syndicale appuie là où ça fait mal « Il est normal que le secrétaire général de la CGT ait un logement de fonction dans la capitale s'il vient de province et y a conservé son appartement, Mais là, c'est délirant. Le syndicat aurait dû lui louer, si sa famille n'habite pas avec lui et sans faire de travaux somptuaires, un studio ou un tout petit deux-pièces ». 

Enfin dernier détail qui a été peu relevé mais qui est désastreux en terme de symbole l’achat d'une cafetière Nespresso (avec les dosettes ?). Or Thierry Lepaon…. est un ancien de chez Moulinex. Visiblement, il ne devait pas apprécier le matériel qu’il fabriquait dans son ancienne maison. What else ?             

Pendant ce temps, on ne peut que s’interroger sur la ligne de défense de l’entourage proche de Thierry Lepaon, laquelle ressemble à un vrai sauve qui peu pour empêcher toute contestation publique d’un quelconque responsable cégétiste en agitant l’épouvantail de la théorie du complot comme le démontre le communiqué qui semble tout droit sorti de l’époque de George Séguy. Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

 

                      lepaon

                                      -  Je crois mon cher Thierry que tu devrais plutôt regarder derrière toi

 

Pas sûr toutefois que cela suffise à éteindre le scandale, car à Paris comme en province, nombre de cégétistes s’émouvaient des conditions de logement du secrétaire général. « Je ne vous dis pas le nombre de mails que j’ai reçus », commentait  d’ailleurs un dirigeant fédéral, au journal Les Échos.

Car la déflagration est terrible comme le remarque, amer, l’éditorialiste Jean-Marcel Bouguereau pour qui cette affaire jette une lumière crue sur le comportement des élites de ce pays et du fossé qui se creuse entre ces mêmes élites et des Français en bute à la crise. « À côté des Riads de Marrakech et autres villas de luxe des époux Balkany, des additions de Bygmalion sur le dos des militants UMP, des comptes cachés de Cahuzac et des impôts impayés de Thomas Thevenoux, les 130 000 € de Thierry Lepaon pèsent moins lourd. Mais on pouvait penser que la CGT serait l'un des derniers bastions contre cet argent fou. Eh bien, non ! Il a même frappé la CGT comme si ses métastases avaient gagné toute la société » (lire ici).

   

Le mot de la fin sera pour Eric Laffont, le trésorier qui a payé rubis sur l’ongle, lequel à déclaré dans Le Monde que cette histoire  « abîme toute la CGT, et même le syndicalisme en général. Cela renforce l'impression du tous pourris auprès des Français ». Pas faux. Malheureusement pour le trésorier cégétiste l’explication ne se trouverait-elle pas dans le fait que l’on accepte de payer ce genre de facture sans que cela ne pose un cas de conscience ? C’est toujours comme ça quand l’on ne sait plus où l’on habite.

Publié également sur  Miroir Social


       thierry lepaon

                                                                               - Alors comment tu trouves ?

                                                                 - Pas mal en effet !

 

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:34

 

Le Figaro : Le 30 octobre 2014


L'affaire des travaux somptuaires de son logement de fonction fragilise un peu plus le leader déjà contesté.


Un coup dur de plus pour Thierry Lepaon. L’avenir du patron de la CGT s'annonce des plus incertains après la révélation, par Le Canard enchaîné, que la centrale syndicale a financé quelque 130.000 euros de travaux de rénovation pour pouvoir le loger dans un appartement à proximité de Paris. « Il est normal que le secrétaire général de la CGT ait un logement de fonction dans la capitale s'il vient de province et y a conservé son appartement, semble le défendre le dirigeant d'une centrale concurrente. Mais là, c'est délirant. Le syndicat aurait dû lui louer, si sa famille n'habite pas avec lui et sans faire de travaux somptuaires, un studio ou un tout petit deux-pièces


Et sûrement pas un 100 ou 120 m2, refait à neuf loin des standards prolétaires, le long du bois de Vincennes. « Il y a un minimum de bon sens à avoir, abonde-t-on au sommet de l'État. Le patron de la CGT ne peut cautionner de tels excès. Loger à Vincennes et non dans un quartier populaire quand on occupe ce poste, c'est en soi toxique ». L'entourage de Thierry Lepaon fait d'ailleurs savoir qu'il aurait refusé une HLM pour ne pas qu'il se voit reprocher de prendre la place de quelqu'un dans le besoin… « C'est une grosse maladresse qui fait désordre par les temps qui courent », jure néanmoins l'un de ses proches.


Quoi qu'il en soit, cette « boule puante », probablement lancée par l'un de ses contradicteurs au sein de la centrale, aura de lourdes conséquences internes. « Elle explose à un moment où Thierry Lepaon est déjà fragilisé et son onde de choc va dépasser la sphère de ses premiers opposants », s'inquiète l'Élysée. « Cette affaire choque tous les militants tant elle heurte les fondamentaux du syndicat », confirme un ex-cadre de la CGT. « Thierry Lepaon, qui a été élu en 2013 par défaut après une guerre de succession qui a laissé des traces, n'a jamais réussi à s'installer à la tête de la centrale et cette histoire le délégitime un peu plus », décrypte Bernard Vivier, le directeur de l'Institut supérieur du travail.


 

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                                      Affaire Lepaon : ça va laisser des traces à la CGT



Mais pas au point de le pousser vers la sortie ou à la démission. « C'est injouable, la CGT n'a pas la culture du putsch malgré les divergences existantes », assure un visiteur du soir influent de Thierry Lepaon. « S'il y a bien une opposition en interne entre ceux qui veulent attendre le congrès de 2016 pour s'en débarrasser et ceux qui veulent le faire partir rapidement, personne n'est en position de prendre la relève », ajoute un expert de la centrale.


Et ce, d'autant que la CGT n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a été. Elle ne cesse de céder du terrain dans les élections: elle a par exemple perdu neuf points en six ans chez EDF, l'un de ses bastions historiques. « Elle s'est aussi pris une claque à la SNCF et craint le pire pour les élections à venir dans la fonction publique, la Poste ou France Télécom », signale un ancien dirigeant de fédération.


La CGT a aussi nettement perdu en influence. Elle ne pèse plus dans les négociations, où elle vient désormais en observateur. « Elle n'était déjà plus un partenaire fiable, cette histoire ne va rien améliorer », confie-t-on au Medef. La direction de la CGT ne tient plus non plus ses fédérations. Pour preuve, l'incapacité de Thierry Lepaon d'empêcher, puis de stopper avant l'été la grève (de deux semaines) à la SNCF contre la réforme ferroviaire. « C'est vrai, on a été dépassé », avait-il d'ailleurs reconnu à l'issue du conflit dans les colonnes du Figaro.


Il a également été mis plusieurs fois en minorité au sein de son propre bureau, une première pour un nouvel élu ! Quant à ses appels à la mobilisation, comme le 16 octobre dernier pour défendre la Sécu, ils n'attirent plus personne dans les rues. Le vrai problème de la CGT est qu'elle ignore où elle va: elle ne sait pas si elle doit prôner un syndicalisme de lutte - pour coller aux centrales radicales comme Solidaires - ou de compromis - un champ occupé par la CFDT et parfois FO. « La CGT est livrée à elle-même sans avoir la culture du débat, traduit Bernard Vivier. Le problème n'est pas Thierry Lepaon, mais l'absence de ligne.» Une ligne jadis fixée par l'état-major du Parti communiste, dont faisait partie le patron de la CGT…


 

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                                     -  Maintenant, les lignes sont derrière nous !



Cet affaiblissement supplémentaire du patron de la première centrale de France pourrait toutefois bien produire l'effet inverse de celui recherché. « Personne n'a intérêt à un affaiblissement de la CGT », confirme un cégétiste historique. « La théorie du complot va une nouvelle fois l'emporter et permettre à Thierry Lepaon de resserrer les rangs autour de lui », prédit déjà l'un de ses proches. « Il peut tout à fait renforcer provisoirement sa légitimité en prétextant que, à travers lui, c'est en fait la CGT qu'on attaque », confirme un ancien de la maison.


Une enquête interne a d'ailleurs été diligentée pour trouver le coupable qui a dérobé, dans les bureaux de la trésorerie bien gardés, les devis des travaux réalisés… « Tout va se jouer dans les jours qui viennent », prévient l'Élysée. Et notamment mardi et mercredi prochains, lors de la réunion du comité confédéral national, le parlement de la CGT.


Reste qu'au-delà de ses conséquences internes l'affaire des travaux de l'appartement de Thierry Lepaon va avoir une répercussion externe. « Tout ce qui décrédibilise un acteur social n'est pas bon », juge l'Élysée. « Après le scandale Thévenoud, ça va renforcer le sentiment que toute la classe dirigeante est pourrie et conforter un peu plus le Front national ou le Front de gauche », renchérit, dépité, le dirigeant d'un syndicat concurrent. Bref, les extrêmes. Certains croient d'ailleurs voir, dans cette affaire, une opération de déstabilisation orchestrée au sein de la CGT par les amis de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, de plus en plus nombreux dans le syndicat.


Lire l’article du « Figaro »


 

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                                              - Dis Jean-Luc, c'est vrai tout ça ?


 

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:55

 

Libération : 30 octobre 2014

 

Les responsables des autres syndicats ont des pied-à-terre parisiens beaucoup plus modestes.

 

Philippe Louis débarque gare de l’Est à Paris tous les lundis par le train de 9 h 34. Le président de la CFTC depuis 2011 quitte son épouse, restée, à Strasbourg jusqu’au vendredi. Il appelle sa semaine dans la capitale « une journée de travail entrecoupée de quatre siestes ». Comme beaucoup de permanents nationaux, ce provincial a décidé de n’occuper qu’un pied-à-terre à Paris. Bien loin du fastueux appartement de Thierry Lepaon, dont le Canard enchaîné vient de révéler que la CGT avait déboursé 130 000 euros pour la rénovation des 120 m2 situés dans le Vincennes cossu.

 

La CFTC, peut-être plus pingre mais surtout beaucoup plus petite, loue depuis une dizaine d’années trois ou quatre studios dans le Xe arrondissement près de son ancien siège. A des loyers compris entre 700 et 800 euros. « C’est moins cher, plus pratique et près de la gare », défend son président, qui y rentre le soir à 20 h 30, se réchauffe un plat au micro-ondes, puis retourne à la confédération à 8 heures le lendemain matin. « Dirigeant syndical, ce n’est pas une carrière professionnelle, ajoute-t-il. Le mandat dure trois ans ou quatre ans. A chaque congrès tout peut s’arrêter brutalement ».

 

Un sacerdoce plus qu’un train de vie, en somme. « Ce n’est pas scandaleux que l’organisation syndicale offre des conditions normales à un camarade qui vient de province et prenne en charge ses frais », estime un ex-dirigeant syndical. Normal mais cela n’a pas à être disproportionné. Si les 130 000 euros de plomberie, carrelage, parquet et peinture dépensés dans le douillet logis du leader de la CGT sont jugés particulièrement choquants, les responsables de confédérations interrogés restent prudents. Les prestations représentent un sujet si sensible qu’ils préfèrent invoquer la transparence. « Se déplacer ne doit pas coûter d’argent à un militant mais il ne doit pas pour autant en tirer bénéfice », admet le même ex-dirigeant.


 

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« La transparence a été encore plus renforcée avec le contrôle obligatoire des commissaires aux comptes », précise Rose Boutaric, la trésorière de Force ouvrière. La loi de 2008 contraint en effet les organisations syndicales à présenter des comptes certifiés. « Dans mon organisation, je ne pourrais pas ordonner ce type de travaux, explique ainsi Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC. Les experts comptables sortiraient la facture en assemblée générale ! » La dirigeante depuis 2013 de la confédération, située rue du Rocher dans le VIIIe arrondissement, a conservé le studio qu’elle occupait lors de la précédente mandature avec quatre autres dirigeants nationaux, rue d’Edimbourg, tout près. Avec un loyer d’environ 850 euros, car le bail remonte à une dizaine d’années. « Quand je suis devenue présidente, on m’a proposé de prendre quelque chose de plus grand, mais j’ai refusé, souligne Carole Couvert, qui rentre à Macon tous les week-ends. Le studio ne me sert que de dortoir, je ramène des dossiers et j’y dors».

 

A Force ouvrière, c’est le même système qui prévaut. On conseille aux militants plutôt le studio que l’hôtel, dont les prix, avenue du Maine (XIVe), peuvent varier entre 90 et 120 euros. « La Confédération loue trois studios dans le quartier, entre 500 et 800 euros, pour les permanents qui quittent leur province pour trois ou quatre ans, poursuit Rose Boutaric. Fiscalement, le loyer est considéré comme un avantage en nature mis sur les bulletins de salaire» .

 

A la CFDT, Laurent Berger a vendu sa maison de Saint-Nazaire et racheté sur « ses propres deniers une propriété en Seine-et-Marne », fait valoir la centrale de Belleville. Quant aux autres permanents provinciaux, la CFDT leur alloue une participation au loyer de 500 euros.


 

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Bref, la note salée de Lepaon peut paraître lunaire dans les autres confédérations. « C’est une erreur d’appréciation, avance un leader sous couvert d’anonymat. Il a dû se dire : "Je donne tellement que je peux aussi me faire plaisir" ». Mais les confrères (consœur), sans vouloir trop juger les goûts de luxe de l’ancien héraut des Moulinex, ne se trompent pas sur le timing de la fuite. « C’est une affaire d’organisation et le signe de querelles internes, affirme Carole Couvert. Il faut se demander à qui profite le crime.» Il y a « un corbeau dans la place qui joue un drôle de jeu », renchérit un autre syndicaliste.

 

Le trésorier de la CGT, Eric Lafont, a annoncé mercredi le lancement d’une enquête interne, « car il s’agit vraisemblablement d’un document qui a été dérobé à l’intérieur de nos services ». La CGT a justifié les dépenses par la nécessité de « mettre à disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé » à Thierry Lepaon, qui vit en province. Le devis dévoilé avait été envoyé dans un courrier anonyme à toutes les grosses fédérations de la CGT il y a huit jours.

 

L’affaire sort juste avant un Conseil confédéral national, mardi, qui prévoyait déjà d’être houleux après une rencontre décriée entre les bureaux confédéraux montreuillois et bellevillois, qui s’était tenue une semaine avant l’appel à la grève du 16 octobre, laquelle a connu de surcroît un bilan catastrophique . « Je fais partie des opposants à Lepaon, souligne un dirigeant de fédération, mais ce n’est pas dans nos méthodes de jouer les corbeaux crapoteux.» Sachant que mardi, ce sera probablement quitte ou double.

 

Lire l'article de « Libération »

 


 

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