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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 13:55

 

Question(s) Sociale(s)


Après les révélations sur le scandale de son appartement, Thierry Lepaon aimerait bien démettre les frondeurs. Le trésorier lui « commence à se lâcher »


Commentant la crise que traverse la CGT à propos du devis des travaux de l'appartement de fonction de Thierry Lepaon, Bernard Thibault a estimé, mercredi 5 novembre sur Europe 1, que la centrale traverse « une mauvaise passe ».

 

Dans l'Humanité du 7 novembre, l'ancien secrétaire général de la CGT, aujourd'hui membre du conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT), revient sur cet « épisode », comme l'écrit le quotidien communiste : « Je fais confiance, déclare-t-il, à tous ceux qui sont élus pour trouver les réponses adaptées à la situation. Nous devons conserver une CGT unie, avec toutes ses forces. Le pire serait de rajouter à cet environnement hostile aux salariés, au syndicalisme, une division ou des déchirures au sein de la CGT. Il faut trouver les modalités pour agir dans l'unité la plus large déjà au sein de la CGT ». L'utilisation du pluriel quand il parle de « ceux qui sont élus » sans citer le nom de son successeur fait dire aux opposants à Thierry Lepaon que « Thibault l'a lâché ».


Il faut dire que le comité confédéral national (CCN) qui a débattu les 4 et 5 novembre de « l'affaire Lepaon » s'est terminé dans la plus grande confusion, ce qui accrédite l'idée que cette « mauvaise passe » va être durable. La confédération a diffusé, au soir du 5 novembre, « une déclaration des organisations de la CGT dont les principes ont été votés à l'issue du CCN ». Ce texte dénonce « une campagne de dénigrement visant toute la CGT, à travers les attaques dont fait l'objet notre secrétaire général, auquel nous réaffirmons notre solidarité et notre confiance ». Le seul problème est que la réunion du parlement de la centrale s'est terminée dans le plus grand désordre et... qu'il n'y a eu aucun vote.

 

 

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                                                    - Je sais plus où j'ai planqué les bulletins

 


« Lepaon  a refusé toutes les propositions des fédérations et des unions départementales qui lui auraient offert une sortie de crise », raconte un dirigeant. Il a rejeté l'idée que la lettre qu'il compte adresser à tous les adhérents de la CGT émane du CCN (alors que ce sont ses membres qui disposent des fichiers). Il a fait de même avec la demande de création d'une commission du parlement cégétiste qui aurait réalisé un audit des dépenses de la confédération depuis le début de son mandat pour en rendre compte à un CCN extraordinaire. Il a enfin rejeté la proposition d’élargir la commission financière de contrôle à des membres du CCN. Le texte diffusé par la confédération indique seulement que les différentes instances « vont travailler ensemble pour que cette situation ne se reproduise pas ».


« S'il avait accepté nos propositions, commente un frondeur, il aurait obtenu un vote à une large majorité ou à l'unanimité. Mais Thierry est incapable d'écouter et d'entendre une assemblée. Il s'est mis les trois quarts du CCN à dos ». « Je ne me l'explique pas, ajoute-t-il, si ce n'est qu'il a des choses à cacher. Cela ne fait que rajouter à la suspicion ». Durement critiqué par Thierry Lepaon, Eric Lafont, le trésorier confédéral, « commence à se lâcher », selon une source.

 

 

 

                                                              Eric Aubin,  Thierry Lepaon et Eric Lafont le trésorier

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                                                                           - C'est pas moi, c'est lui !

 

 

Selon une autre source, « il se raconte à Montreuil qu'ils étaient trois à avoir accès au coffre fort de la comptabilité où était rangé le fameux devis: Thierry Lepaon, Eric Lafont et Michel Doneddu », l'ancien trésorier confédéral. Les mêmes rappellent que, lors du congrès de Toulouse, en mars 2013, Michel Doneddu militait pour être remplacé non par Eric Lafont mais par Philippe Lattaud, aujourd'hui membre du bureau confédéral. Autant dire qu'en interne les règlements de compte ne font que commencer...


Alors qu'une commission exécutive est prévue le 12 novembre, Thierry Lepaon doit recevoir dans les prochains jours chacun des dix membres du bureau confédéral pour, selon sa formule, « s'assurer de leur engagement et adhésion à l'esprit d'équipe ». Sont dans le collimateur les quatre « frondeurs » qui ont refusé de voter « la note interne » diffusée le 29 octobre en réplique aux informations du Canard enchaîné: Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik.

 

Seront-ils sommés de se soumettre sous peine d'être démis? « Pour virer un membre du bureau confédéral, explique un dirigeant, il faut qu'il repasse par le CCN. Il en est de même pour les deux membres supplémentaires qu'il envisage de nommer ». Or la prochaine réunion du parlement cégétiste est programmée en février. En attendant, Thierry Lepaon sort encore plus affaibli par cet « épisode ».


Lire l’article de Question(s) Sociale(s)

 

 

 

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                                               - J'ai l'impression que la situation m'échappe

 

 


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Affaire Lepaon : La CGT ne sait vraiment plus où elle habite !


 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:55

 

76 Actu : Le 7 novembre 2014

 

Les bibliothécaires du Havre, qui ont dénoncé, lors de deux mouvements de grève, début octobre, l'extension des horaires de travail au dimanche, annoncent une nouvelle action.

 

Samedi 11 et mercredi 15 octobre 2014, les agents des bibliothèques du Havre cessaient le travail, pendant deux heures, inquiets de l’extension des horaires d’ouverture de la future médiathèque sur le site du Volcan, au dimanche. Le mouvement avait pris fin pour permettre le temps des négociations avec la Ville. Au terme de 15 jours de discussions, un nouveau préavis de grève de l’intersyndicale CGT, FO et CFDT, a été déposé. Les agents  débrayaient mercredi 5 novembre 2014, à  partir de 14h.

 

Pourquoi ce conflit ? Le point avec Malik Ghersa, le secrétaire général du syndicat CGT ICTAM (Ingénieurs cadres techniciens agents de maîtrise). « Nous ne sommes pas contre le travail le dimanche », prévient d’emblée le représentant syndical, mais nous réclamons que cette journée de travail soit exceptionnelle et que ce soit uniquement basé sur le volontariat. Il doit donner lieu, de facto, à des compensations financières et des récupérations ».

 

Le syndicaliste de poursuivre : « Le Code du travail impose en cette journée du dimanche qu’une heure de travail soit payée 1h40. La Ville refuse de payer ces heures supplémentaires et propose au mieux une indemnité de compensation. Ce qui nous dérange aussi beaucoup est que la direction générale entend faire entrer cette journée du dimanche dans le cycle de travail normal. Nous nous y opposons fermement. Les agents travaillent déjà beaucoup trop à flux tendu », insiste Malik Ghersa.

 

L’extension du travail au dimanche fait débat, encore aujourd’hui, au plan national. Le gouvernement a en effet commandé un rapport sur le sujet, qui doit servir de base, à un futur texte de loi. Au Havre, les actions des bibliothécaires du Havre ont été diversement appréciées. « Nous avons eu beaucoup de retours négatifs de la part des Havrais, lors de nos deux précédents mouvements », reconnaît Malik Ghersa,« mais je tiens à signaler que les agents ne sont pas des fainéants. Nous aimerions d’ailleurs que la population s’associe à notre action car l’extension du travail au dimanche, comme une journée de travail ordinaire, est un danger pour tous », argumente encore le syndicaliste.

 

Mercredi 5 novembre 2014, à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT, CGT Ictam et CFDT, les agents des bibliothèques du Havre ont cessé le travail, à 14h, pour exprimer leurs inquiétudes. Les grévistes ont été rejoints par les agents des bibliothèques de quartier. Un préavis de grève de 24 heures, reconductible, a été déposé. Les agents menacent de réitérer le mouvement sans plus d’avancées de la part de la municipalité. « Il prendra fin lorsque nous obtiendrons un rendez-vous avec le maire », annoncent les agents en grève.

 

De son côté, la Ville du Havre regrette que les syndicats «n’aient pas respectés leurs engagements conditionnant la reprise de la concertation ». Elle réaffirme, cependant,  sa volonté de conduire le chantier de réorganisation du service public en concertation tant avec les agents concernés, qu’avec les représentants du personnel.

 

Lire l'article de « 76 Actu »


 

                                                                            Hôtel de Ville du Havre

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                                 Grève des bibliothècaires: le maire reste dans son bunker 

                                                 

 

 

 

 

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Conflit sur le travail le dimanche dans la future médiathèque du Havre

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:45

 

Le Parisien : le 30 octobre


L'association chargée de gérer les services de restauration du personnel municipal accuse un déficit de 605 000 €. La mairie pourrait devoir allouer une subvention exceptionnelle.


Encore un problème de gros sous à régler pour la mairie de Paris. Alors qu'Anne Hidalgo, la maire (PS), est en train de rechercher 400 M€ pour boucler son budget 2015, une nouvelle difficulté s'annonce dans les semaines à venir : les finances des cantines de la Ville.

L'association chargée de gérer les services de restauration, l'ASPP (Association d'action sociale en faveur du personnel de la Ville de Paris) accuse un déficit de 605 000 €. « Le directeur de l'association nous a assuré que si cela continuait, l'ASPP sera bientôt en en cessation de paiement ! » s'alarme-t-on du côté de la CGT.

L'association vit à 50 % des recettes des repas servis et 50 % de la subvention versée par la mairie de Paris. Mais la fréquentation des 17 cantines ouvertes aux fonctionnaires ne cesse de baisser. « Ils étaient 10 000 agents à profiter des cantines il y a quelques années. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 8 000 », souligne-t-on à l'Unsa (Union nationale des syndicats autonomes). Mais les charges de l'association, elles, ont parfois augmenté. « Nous avons dû faire des investissements supplémentaires pour rénover certains centres », explique le directeur de l'ASPP, Eric Robine.

Pour renflouer ses caisses, l'ASPP aurait besoin d'un coup de pouce de la mairie de Paris. « A l'heure où l'argent public devient rare, ça va être difficile », redoute le directeur de l'association. En attendant, toutes les solutions possibles pour renflouer les caisses sont recherchées. « Plusieurs pistes sont à l'étude, comme l'augmentation des tarifs (NDLR : actuellement entre 6 et 8 € selon les cantines) », concède le directeur de l'ASPP, « mais aucune décision n'est prise », ajoute Eric Robine.

Du côté de l'Unsa, on redoute aussi la fermeture des cantines les moins fréquentées. « C'est déjà ce qui a été fait il y a quelques années », rappelle Daniel Brobecker, représentant de l'Unsa.

Pour les organisations syndicales, il faudrait au contraire revoir l'organisation de la restauration. « S'il y a une baisse de fréquentation des cantines, c'est parce qu'il y a eu trop de fermetures de restaurants de proximité. Bon nombre d'agents n'ont désormais plus assez de temps pour rejoindre des cantines trop éloignées de leur lieu de travail », juge-t-on du côté de l'Unsa qui préférerait que la mairie adopte plutôt le régime des Tickets restaurants. « Il faudrait élargir la plage horaire pour permettre à davantage d'agents municipaux de bénéficier de ces restaurants », renchérit la CGT (elles sont toutefois déjà largement ouvertes de 11h15à 14h NdR).

A quelques semaines des élections syndicales, pas question de crisper le climat social. La mairie tient donc un discours rassurant. « Un audit financier de l'association a été demandé. Il est en cours. S'il s'avérait qu'il y a un gros problème de trésorerie, nous aiderons l'association avec une subvention exceptionnelle. Mais pas question de fermer des restaurants », assure-t-on à l'Hôtel de Ville.
 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

                                             Les cantines de la Ville de Paris sont dans le rouge


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                                                    -Tiens, voilà déjà un acompte !

 



                                 

 

Lire aussi

Paris : l’ASPP, l’association qui gère les cantines des personnels municipaux, accuse un déficit de plus de 600 000 euros.

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:36

 

Les Échos : Le 6 novembre

Thiery Lepaon a refusé de soumettre au vote (qu’il savait perdu d’avance) la tenue d'un CCN extraordinaire consacré au sujet de son appartement

« J'aurais dû vous amener un morceau [de la moquette mais] on ne l'a pas gardée ». Pas sûr que l'argument du leader de la CGT, Thierry Lepaon, ait convaincu ce matin les auditeurs de RMC et BFMTV après les nouvelles révélations du « Canard enchaîné » sur les 105.000 euros de rénovation de son logement de fonction dans un quartier chic de Vincennes.

En tout cas, employé la veille devant les 129 premiers dirigeants de la CGT, réunis en comité confédéral national (CCN), il n'a pas fait mouche. Thierry Lepaon aurait pu calmer le jeu par un mea culpa assorti d'une demande de relégitimation par cette instance, qu'il aurait pu obtenir à l'ouverture des discussions. Mais ce n'est pas le choix qu'il a fait. Tout en se défaussant de toute responsabilité en chargeant son trésorier, il a refusé d'élargir à des membres du CCN la commission financière de contrôle pour réaliser un audit sur les dépenses de la confédération depuis le début du mandat.

Il a aussi refusé de soumettre au vote la tenue d'un CCN extraordinaire consacré au sujet, alimentant les suspicions. « Un vote, ça divise, les statuts, ça rassemble », a-t-il affirmé pour justifier son refus d'un tel scrutin qu'il savait perdu puisqu'il suffisait d'un tiers des voix pour qu'il ait lieu. L'heure n'était pas encore à se compter pour ses opposants, dont ce CCN aura fait progresser le nombre. Personne n'est donc allé au bras de fer.

 

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                                                              -  Que c'est difficile de me soutenir ...

 

Ce « déni de démocratie », dénoncé par plusieurs participants qui est à tout le moins une tentative de présidentialiser la fonction de numéro un de la CGT à rebours de sa culture, a renforcé la grogne, déjà alimentée par le choix du leader syndical de renvoyer l'entière responsabilité de la « faute »de son appartement sur les autres, de celui qui a fait fuiter les informations jusqu'à la confédération dans son ensemble, en passant par le trésorier Eric Lafont, qu'il a particulièrement chargé, bien qu'il en soit très proche.

Thierry Lepaon a certes réussi à faire passer difficilement la réforme du journal « NVO ». Mais il n'a pas pu faire voter le CCN sur son projet de courrier personnel adressé à chaque adhérent, alors qu'il ne pourra se passer des fédérations pour le leur transmettre, la CGT n'ayant pas de fichier central. Il a dû amender nettement son projet initial de déclaration du CCN pour éviter une fronde et obtenir la « réaffirma [tion]  »de la « solidarité »et de la « confiance » de l'organisation dans son numéro un.

Dans un tel contexte, il n'aura pas les coudées franches pour écarter comme il le souhaiterait les membres du bureau confédéral qui contestent ses décisions. Il lui restera néanmoins la possibilité de les diluer en faisant passer le bureau de 10 à 12 personnes. Il est un soutien dont, en tout cas, il ne pourra se prévaloir : celui de Bernard Thibault. Ce matin, sur Europe 1, son prédécesseur à la tête de la CGT a reconnu que « la CGT est dans une mauvaise passe »et a affirmé faire « confiance à ceux qui sont élus pour diriger la CGT ». Un pluriel qui n'a échappé à personne au sein de la centrale.

Lire l’article des « Échos »

 

                                              Thierry Lepaon pourra-t-il compter sur Bernard  Thibault ?

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                                                                               - Euh, lâche moi, s'il te plait

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:23

 

AFP : Le 6 novembre 2014

Thierry Lepaon a menacé de demander le départ de membres du bureau confédéral qui n'adhèreraient pas à sa gouvernance

La CGT peine à sortir de la crise dans laquelle l'a plongée l'affaire de l'appartement de son numéro un Thierry Lepaon, et la réunion du CCN, le parlement de la centrale, se poursuivait mercredi pour trouver une issue, dans un climat « délétère ».

En ouvrant mardi la réunion du Comité central national (CCN, qui regroupe les numéros un des fédérations et des unions départementales), M. Lepaon avait reconnu que la rénovation à grands frais de son appartement de fonction à Vincennes, près de Paris, était une « faute », l'imputant à l'administrateur-trésorier Eric Lafont.

Mercredi, il a enfoncé le clou jugeant « choquant » le montant des travaux dans un appartement de location, 105.000 euros pour 79 mètres carrés. « Je comprends que les syndicats de la CGT, que les salariés soient choqués », a-t-il dit sur RMC/BFM-TV.

Mais il a rejeté les nouvelles révélations du Canard Enchaîné selon lesquelles ce logement avait été déjà rénové. « Il fallait vraiment refaire des travaux importants, de sécurité, de volets », a-t-il dit, tout en faisant reposer une nouvelle fois la « faute » sur l'administrateur qui a accepté une rénovation coûteuse.

Les traits tirés, M. Lepaon, qui s'est dit « affecté » par cette affaire, a demandé « une enquête » en interne sur « la nature et le montant des travaux ». Mais sa tentative mardi devant le CCN d'éteindre l'incendie en proposant de réformer le fonctionnement interne n'a pas convaincu.

 

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                                        La tentative de Lepaon d'éteindre l'incendie n'a pas convaincu.

 

Après une première journée houleuse, le CCN poursuivait mercredi ses débats, l'objectif de la direction étant de parvenir à une déclaration du CCN sur ce sujet. L'affaire de l'appartement a révélé au grand jour les tensions qui ébranle la centrale depuis la crise de succession de Bernard Thibault en 2012 et que M. Lepaon, élu en mars 2013, n'a visiblement pas réussi à apaiser.

Mardi en termes voilés, il a menacé de demander le départ de membres du bureau confédéral (exécutif de dix membres) qui n'adhèreraient pas à sa gouvernance, une allusion qui semble viser Eric Aubin, ancien candidat à la succession, et d'autres membres du bureau qui lui sont proches.

Mercredi matin, M. Lepaon a lancé une nouvelle charge contre « quelques-uns qui jouent » à le décrédibiliser.  « C'est un climat dangereux et délétère », a-t-il prévenu.

Des voix se lèvent pour critiquer la gouvernance de Thierry Lepaon au moment où la CGT connaît des difficultés: ses récents appels à la mobilisation ont été peu entendus, ses résultats électoraux dans certains bastions comme EdF ou la SNCF ne sont pas bons et sa tentative de rapprochement avec la CFDT a fait chou blanc.

« Quand il ne maîtrise plus la situation, il va au plus facile, ce sont des appels à des mobilisations même s'il sait qu'on va échouer », lui reproche un cadre. Les journées d'action de la CGT- notamment les 26 juin et 16 octobre - ont été peu suivies et l'appel à la grève mardi dans les transports est passé quasi inaperçu, suscitant peu de perturbations.

Lire la dépêche de « l’AFP »

 

                    Contrat-unique-Lepaon-CGT-ferme-totalement-la-porte article

                                              - Je veux faire le vide, comme dans les poches de la CGT

 

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:09

 

AFP : Le 6 novembre 2014

Le Comité central national (CCN), « parlement » de la CGT qui examinait depuis mardi l'affaire de l'appartement du numéro un de la centrale, Thierry Lepaon, a achevé ses travaux mercredi dans « la confusion » sans avoir voté de déclaration.

« Après des débats animés », le CCN, qui regroupe les numéros un des fédérations et des unions départementales, « s'est terminé dans la confusion, sans qu'aucun texte ne soit vot », a indiqué une source à l’AFP. 

La question est reportée à la réunion vendredi du bureau confédéral (direction resserrée de dix membres) et à la Commission exécutive (direction élargie) qui se réunira mercredi prochain. 

Les divergences se sont cristallisées notamment sur « la demande de nombreux intervenants de la mise en place d'une commission financière de contrôle, élargie à des membres du CCN, pour faire un audit sur les dépenses de la confédération depuis le début du mandat » de Thierry Lepaon en mars 2013, a précisé cette source. 

Mais cette proposition a été rejetée par le secrétaire général, ajoute cette source, regrettant cette situation qui crée « de la suspicion » aux yeux des militants. 

L'affaire des travaux coûteux dans l'appartement de fonction du numéro un de la CGT a déclenché une crise au sein de la centrale. En ouvrant mardi le CCN, M. Lepaon avait reconnu que cette rénovation avait été une « faute » et l'avait imputée à l'administrateur-trésorier, Eric Lafont.  

Lire la dépêche de « l’AFP »

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:58

 

France-Info : Le 6 novembre 2014

La défense de Thierry Lepaon, qui accuse le trésorier, a du mal à passer auprès d'une partie des cadres de la CGT.

La CGT peine à sortir de la crise dans laquelle l'a plongée l'affaire de l'appartement de son numéro un Thierry Lepaon. Réuni en comité pendant deux jours, le syndicat a voté sur des « principes » pour en tirer les leçons.

Le Canard enchaîné est venu en rajouter une couche mercredi. Le journal satirique avait déjà révélé que les travaux de rénovation de l'appartement de fonction du patron de la CGT avaient coûté 130.000 euros à la centrale. Thierry Lepaon avait ensuite contesté les chiffres. Et ce mercredi, le Canard ajoute qu'en plus, l'appartement avait déjà été rénové

Alors, mercredi, Thierry Lepaon a pris des précautions. Devant les 300 membres du « parlement » de la CGT, qui sont réunis pendant deux jours lors du Comité central national (CNN) à Montreuil, au siège du syndicat, il a d'abord parlé d'une faute collective. Mais en fait, on s'aperçoit qu'il fait porter la responsabilité des travaux de son appartement à une personne en particulier : le trésorier de la CGT Eric Laffont.

D'après Thierry Lepaon, c'est ce trésorier qui a donné son feu vert aux travaux de plus de 100.000 euros. Et, dit-il, il n'était pas tenu d'en référer aux instances de la CGT. Conclusion : Thierry Lepaon affirme que lui, numéro 1 de la CGT n'était pas au courant du montant, il a d'ailleurs assuré qu'il l'avait appris par la presse. Montant qu'il juge choquant, a-t-il ajouté mercredi matin sur BFM TV. 

 

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On ne dépense pas, dit-il, une telle somme pour des travaux dans un appartement en location. Bref dans l'argumentation de Thierry Lepaon, c'est le trésorier qui a fait une erreur, mais pas lui, le secrétaire général, qui selon lui ne s'occupe pas de ces questions de travaux. « Je n'ai pas suivi les travaux, ce n'est pas mon rôle, je pense que les choses n'ont pas été regardées de près, il a fallu faire vite », dit-il.

La défense de Thierry Lepaon a du mal à passer auprès d'une partie des cadres de la CGT. Toujours est-il que le secrétaire général reconnaît lui même qu'il est contesté. Il accuse, sans les nommer, certains dirigeants du syndicat qui le critiquent dans la presse. Et il va d'ailleurs convoquer un par un les membres du bureau de la CGT, qui sont une dizaine, pour s'assurer de leur loyauté à son égard. Bref ce n'est pas vraiment une ambiance sereine.
 
Depuis son arrivée à la tête de la CGT il y a un peu plus d'un an et demi, le bilan de Thierry Lepaon n'est pas très bon, d'un point de vue syndical. La CGT n'a pas réussi à peser et à organiser de grosses manifestations. Les défilés contre la nouvelle réforme des retraites en septembre 2013 n'ont pas fait le plein. Et puis il y a eu la grève à la SNCF qui a duré deux semaines en juin dernier. Deux semaines pour presque rien puisque la CGT n'a pas obtenu de modification significative de la réforme ferroviaire qu'elle contestait.

Mercredi soir, le Comité central national s'est terminé par un vote sur des « principes » pour tirer les leçons de ce « dysfonctionnement » autour de l'appartement, selon la direction. Le texte réaffirme « la solidarité et la confiance » au secrétaire général et mandate la commission exécutive, direction élargie à faire des propositions. Mais, selon des sources internes, la rencontre « s'est terminée dans la confusion ». Un consensus aurait été trouvé sur une enquête pour faire un audit sur les dépenses depuis le début du mandat de Lepaon, mais ce dernier aurait rejeté cette proposition de même que la tenue d'un CNN extraordinaire.

Lire l’article de « France-Info »

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 18:07

 

Par AFP : Le 5 novembre 2014

« Cela me choque, c'est choquant, je comprends que les syndicats de la CGT, que les salariés soient choqués », a déclaré le numéro un de la CGT

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a jugé mercredi « choquant » le montant des travaux engagés dans son appartement de fonction, mais a assuré qu'il était nécessaire d'en faire avant qu'il puisse s'y installer. « Si on avait débattu collectivement, on n'aurait pas fait 105.000 euros de travaux dans un appartement en location: on aurait acheté ou on aurait fait moins de travaux », a-t-il dit sur RMC et BFM TV. 

L'appartement de fonction de Thierry Lepaon, rénové à grands frais par la CGT, avait déjà fait l'objet d'une rénovation avant sa location, a affirmé le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi. 

Thierry Lepaon a assuré mercredi qu'il ignorait que l'appartement venait d'être refait à neuf.  « Il fallait vraiment refaire des travaux importants, de sécurité, de volets », a-t-il dit, tout en réaffirmant qu'il y avait eu « faute » de l'administrateur d'avoir réalisé 105.000 euros de travaux. 

« Cela me choque, c'est choquant, je comprend que les syndicats de la CGT, que les salariés soient choqué », a-t-il déclaré, réaffirmant qu'il allait adresser une lettre à tous les syndiqués sur ce sujet. Il a de nouveau évoqué un problème « de fonctionnement interne » au sein de la CGT. 

Au terme d'un premier jour débat, la direction et le CCN (parlement de la CGT) ne sont pas parvenus mardi à s'accorder sur les améliorations à apporter au fonctionnement de la centrale et les discussions devraient se poursuivre mercredi.  Interrogé sur son avenir à la CGT dans un tel contexte, Thierry Lepaon a souligné qu'il avait « été élu par le congrès jusqu'à un prochain congrès ».  

Lire la dépêche de « L’AFP »

 

                                                  Thierry Lepaon se défausse sur ses petits camarades

         SIPA 00424658 000009

                                                                      -    C'est pas moi, c'est les autres !

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:52

 

Le Parisien : Le 5 novembre 2014

L’ancien leader du syndicat dénonce  « des attitudes et des gestions critiquables » dans l'affaire de l'appartement de son successeur

Bernard Thibault, ancien leader emblématique du syndicat, n'y va pas par quatre chemins. Dénonçant « des attitudes et des gestions critiquables » dans l'affaire de l'appartement de son successeur, il a estimé sur Europe 1 que la CGT était « manifestement dans une mauvaise passe en ce moment ».

« Manifestement, on met le doigt sur des imperfections sur la gestion collective », a-t-il souligné. « Peut-être que d'aucuns, même s'il peut y avoir des attitudes, des gestions critiquables, en profitent pour essayer de disqualifier une bonne fois pour toutes le syndicalisme alors qu'il y en a tellement besoin », a poursuivi celui qui est désormais représentant des travailleurs au conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Comment s'en sortir ? « Je délègue la solution à cette mauvaise passe pour la CGT à la réunion de nos instances. Il y a un comité confédéral national qui est réuni et qui est habilité à prendre les décisions qui lui apparaîtront les meilleures pour l'intérêt de l'organisation », a-t-il simplement dit.

Lire l’article du « Parisien »

 

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 11:29

 

L’Express : Le 4 novembre 2014

Le secrétaire général de la CGT affirme « avoir découvert par la presse » que les travaux de son logement de fonction avaient coûté 120 000 euros. Le Canard enchainé révèle que l'appartement... avait déjà été refait à neuf. 

Thierry Lepaon se défend une semaine après les révélations portant sur les frais d'aménagement de son appartement de fonction. La CGT aurait payé à son numéro un 120 000 euros de travaux et d'aménagement d'intérieur, selon Le Canard enchaîné.  

Le secrétaire général de la CGT affirme ce mardi « avoir découvert par la presse » ce montant. Il pointe également une « faute collective » et « des responsabilités individuelles ». 

Devant le CCN (parlement de la CGT), il a cité le chiffre de 105 000 euros et non pas 130 000 comme l'avait affirmé Le Canard Enchaîné et a précisé que son appartement faisait 79 mètres carrés et non pas 120, comme l'a avancé l'hebdomadaire.  

Mais toujours selon Le Canard, l'appartement venait d'être refait à neuf par son propriétaire. Une peinture blanche sur les murs, une moquette neuve... la CGT a donc malgré tout décidé de refaire des travaux pour installer un parquet flottant par exemple.  

Autre nouvelle, le devis de travaux signé par la CGT atteindrait bien 150 000 euros, dont 45 000 euros de fournitures et mobilier. Dans le devis, Le Canard épingle notamment 1397 euros pour une cuvette classique de toilettes ainsi qu'un lave-mains à 1595 euros... 

Lire l’article de « L’express »

 

                                   18868758

 

 

 

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